Youtube – Révolte Numérique https://revoltenumerique.herbesfolles.org Pour l'autodéfense numérique Sat, 25 Jul 2015 12:41:36 +0000 fr-FR hourly 1 Liste des courses aux députés par Benjamin Bayart https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/28/liste-des-courses-aux-deputes-par-benjamin-bayart/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/28/liste-des-courses-aux-deputes-par-benjamin-bayart/#respond Sat, 28 Jul 2012 20:33:51 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3863 L'article Liste des courses aux députés par Benjamin Bayart a été publié sur Révolte Numérique

Début juin, le CoHacking Space Pas sage en Seine a mis à l’honneur de nombreux sujets intéressants relatifs à la sécurité, la vie privée, la surveillance sur le net etc. Comme la teneur reste assez accessible et participe à la vulgarisation et au partage des connaissances sur des thématiques extrêmement importantes, … Lire la suite

]]>
L'article Liste des courses aux députés par Benjamin Bayart a été publié sur Révolte Numérique

Début juin, le CoHacking Space Pas sage en Seine a mis à l’honneur de nombreux sujets intéressants relatifs à la sécurité, la vie privée, la surveillance sur le net etc. Comme la teneur reste assez accessible et participe à la vulgarisation et au partage des connaissances sur des thématiques extrêmement importantes, j’ai trouvé utile d’en relayer quelques unes. Vous trouverez en ligne des archives des conférences depuis 2010 sur le site de la Cantine).

La vidéo qui suit est une conférence de Benjamin Bayart, président du plus vieux fournisseur d’accès à Internet français: FDN (French Data Network). Si vous ne le connaissez pas, ne vous attendez pas à tomber sur un Xavier Niel. Outre la profession et une passion commune pour le minitel¹ 😉 , point de comparaison possible! On retrouve donc ici du Bayart pur jus, zélateur extrémiste, au point de foutre en l’air tout le système des ayants droits des industries « culturelles » et de la télécommunication.

Principe de propriété, brevets, Hadopi, neutralité du net et nouveaux enjeux de la téléphonie mobile; vous trouverez une approche assez large des problématiques qui se posent aujourd’hui, s’articulant autour d’un exercice de proposition de mesures permettant de sortir par le haut, autrement qu’en vampirisant les artistes et en fliquant les 3/4 de la population connectée.

¹: Xavier Niel a commencé sa carrière dans le minitel rose, et Benjamin Bayart dénonce lui la minitelisation d’un Internet qui se centralise et perd son potentiel collaboratif.

 

]]>
https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/28/liste-des-courses-aux-deputes-par-benjamin-bayart/feed/ 0
Google s’attaque à l’anonymat sur YouTube https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/26/google-sattaque-a-lanonymat-sur-youtube/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/26/google-sattaque-a-lanonymat-sur-youtube/#comments Thu, 26 Jul 2012 02:26:00 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3822 L'article Google s’attaque à l’anonymat sur YouTube a été publié sur Révolte Numérique

Il n’y a pas que Facebook qui mériterait des claques dans le domaine du respect de la vie privée en ligne. Oh non! Alors que l’entreprise de Zuckerberg fait ses choux gras sur le mythe du « connecting the world », d’autres comme Google, se la jouent Che Guevara. Dernier exemple en … Lire la suite

]]>
L'article Google s’attaque à l’anonymat sur YouTube a été publié sur Révolte Numérique

Il n’y a pas que Facebook qui mériterait des claques dans le domaine du respect de la vie privée en ligne. Oh non! Alors que l’entreprise de Zuckerberg fait ses choux gras sur le mythe du « connecting the world », d’autres comme Google, se la jouent Che Guevara. Dernier exemple en date, la possibilité de flouter les visages sur YouTube. On pense de suite à un outil plutôt pratique pour les militant-e-s, et notamment dans les pays où publier des vidéos constitue l’un des rares moyens de communiquer avec l’extérieur, comme en Syrie.

Chouette pourrait-on donc se dire! Ça nous change de Facebook qui automatise le fichage biométrique par la photo! Mouais. Sauf qu’à peine quelques jours après, des premiers retours d’internautes inscrits sur Google + témoignent d’un fait nouveau. Pour rappel, au lancement du réseau social, Google avait fait la guerre aux pseudos, et beaucoup y sont donc présent-e-s sous leur véritable nom. Vous le savez également, tous les services Google sont connectés entre eux, il suffit d’une simple adresse gmail pour y accéder. Pas cons à Google, ils se sont dit: « puisqu’on les a bien fait chier sur G+ (et que ça marche en plus), ya plus qu’à attaquer sur YouTube! ». Hé ben c’est parti. Dorénavant, les personnes connectées à leur compte G+ qui posteront quelque chose sur le portail de vidéo avec un pseudonyme, seront sommées d’inscrire leur véritable nom.

Une fois l’accord donné, il semblerait qu’il s’applique alors à toutes les publications passées et futures de l’internaute.

Illustration tirée de l’article de Numerama sur le sujet.

À quoi joue Google? Et bien moi je dirais au con, comme d’habitude! D’un côté on fait le beau avec le floutage vidéo, ça mange pas de pain, ça fait résistant face aux méchantes dictatures qui menacent les États-Unis; et de l’autre, on impose un bon gros fichage à la Facebook avec harcèlement automatisé en prime pour les personnes qui n’auraient pas compris les règles du jeu. De plus, ça leur permet juste de reprendre la main et de revenir sur la mini concession opérée pour Google + en autorisant partiellement les pseudos.

Mais après tout, je ne sais même pas pourquoi j’emmerde le monde avec ces conneries car comme Éric Schmidt le dit: « seuls les criminels se soucient de protéger leurs données personnelles ». Tout est dit.

]]>
https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/26/google-sattaque-a-lanonymat-sur-youtube/feed/ 7
Une vidéo sur la Libye censurée en France https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/03/15/une-video-sur-la-libye-censuree-en-france/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/03/15/une-video-sur-la-libye-censuree-en-france/#respond Thu, 15 Mar 2012 15:29:51 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3170 L'article Une vidéo sur la Libye censurée en France a été publié sur Révolte Numérique

Si vous avez suivi l’actualité ou mes « tweets » sur identi.ca, vous aurez noté que l’affaire Bull / Amesys refait surface. Bien que beaucoup se donnent du mal pour limiter la diffusion de l’information, notamment dans les grands médias télévisuels, un documentaire diffusé par Canal + relance la polémique autour de … Lire la suite

]]>
L'article Une vidéo sur la Libye censurée en France a été publié sur Révolte Numérique

Si vous avez suivi l’actualité ou mes « tweets » sur identi.ca, vous aurez noté que l’affaire Bull / Amesys refait surface. Bien que beaucoup se donnent du mal pour limiter la diffusion de l’information, notamment dans les grands médias télévisuels, un documentaire diffusé par Canal + relance la polémique autour de l’implication d’entreprises françaises et de l’État, dans la vente d’un système de surveillance des communications à grande échelle. Quels en étaient les clients? Notre ami le colonel Kadhafi et son armée! (ouais ouais, les droits de l’homme, toussa toussa…)

Donc autant dire que ça siffle un peu dans les oreilles à Nicolas en ce moment!
Mais reflets.info a remarqué aujourd’hui qu’une vidéo humoristique de leurs confrères de Fhimt s’est retrouvée mystérieusement censurée sur Youtube, uniquement lorsque l’on se connecte avec une IP française:

Du coup, la question que je me pose suite à cette constatation, c’est: comment Google a t-il pu cautionner cette censure? Ne sont-ils pas d’ardents défenseurs de la liberté d’expression? On l’a bien vu avec la Chine: ils avaient refusé la censure sur demande de l’État non? (ok ils étaient pour si c’était de la part d’un tribunal chinois, mais faudrait pas non plus abuser hein! xD )

Si vous connaissez Reflets.info, vous n’êtes pas sans savoirs que ce sont des pénibles professionnels, et qu’ils ne cessent d’importuner de braves entreprises comme Amesys ou encore Qosmos, uniquement parce qu’ils ne sont pas très bons en politique étrangère, notamment en ce qui concerne la connaissance des dictatures africaines!

Ils nous proposent donc un lien vers la vidéo censurée en mp4, afin de l’uploader où vous chante. Vous pouvez également suivre la création des miroirs de cette vidéo sur le pad de Fhimt.

Voici l’objet du crime (notez le haut degré de sulfuritude interdisant tout autre réaction que la censure!):

 

]]>
https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/03/15/une-video-sur-la-libye-censuree-en-france/feed/ 0
Anonymous appelle à manifester contre ACTA le 28/01 https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/25/anonymous-appelle-a-manifester-contre-acta-le-2801/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/25/anonymous-appelle-a-manifester-contre-acta-le-2801/#comments Wed, 25 Jan 2012 20:21:45 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2891 L'article Anonymous appelle à manifester contre ACTA le 28/01 a été publié sur Révolte Numérique

Édit: près de 3000 vues pour cet article, c’est pas dans les habitudes d’un modeste blog comme le mien… Il faut croire que la révolte numérique approche! 😉 Dans la foulée des nombreuses opérations menées depuis la fermeture de Megaupload la semaine dernière, le mouvement hacktiviste Anonymous appelle ses « membres » … Lire la suite

]]>
L'article Anonymous appelle à manifester contre ACTA le 28/01 a été publié sur Révolte Numérique

Édit: près de 3000 vues pour cet article, c’est pas dans les habitudes d’un modeste blog comme le mien… Il faut croire que la révolte numérique approche! 😉

Dans la foulée des nombreuses opérations menées depuis la fermeture de Megaupload la semaine dernière, le mouvement hacktiviste Anonymous appelle ses « membres » et ses sympathisants à quitter les claviers et à descendre dans la rue pour protester contre ACTA et pour un Internet libre. Des manifestations devraient avoir lieu en France.

C’est plutôt bien joué de la part du collectif qui profite ainsi de l’énorme mobilisation internationale contre SOPA et PIPA, ainsi que de celle qui commence aux États-Unis contre ACTA. La fermeture par le FBI de Megaupload semble avoir indigné pas mal de personnes, et fait prendre conscience que la liberté sur le réseau n’est pas si garantie, surtout si on ne la défend pas.

Rappelons que l’annonce par le gouvernement polonais hier, de son souhait de ratifier le traité ACTA, a entraîné une manifestations de 2000 personnes en protestation.

Cet appel international semble se décliner dans 37 villes de France si on en croit le profil Facebook mettant l’initiative en avant.

Reste à voir dans quelle mesure les mécontentements se traduiront en actions, et sans ordinateurs cette fois!

Lien vers l’appel vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=DlSRmi8G6gY#

La liste des villes se trouve sous la vidéo, ainsi que les pages Facebook associées.

############################################################################################################################################################

Contenu de l’appel:

Appel à la mobilisation mondiale le 28 janvier pour défendre la liberté d’internet.

ACTA (Accord Commercial Anti Contrefaçon), un accord qui menace la liberté d’internet. Cet accord vise officiellement à protéger la propriété intellectuelle au niveau international. Jusque là tout va bien.. Mais le terme de « propriété intellectuelle » est volontairement flou. Il peut désigner des marques, idées ou informations. ACTA devrait donc s’attaquer à l’imitation de quelque chose soumis au droit d’auteur. Il suffira d’échanger une information copyrightée pour voir son accès internet supprimé et écoper de poursuites judiciaires.

Afin de vérifier que vous n’échangez aucun contenu soumis au droit d’auteur, ACTA va renforcer la surveillance. Les fournisseurs d’accès à internet devront vérifier toutes les données envoyées et reçues sur votre ordinateur. Il suffira de citer un article de presse dans un email ou d’envoyer un extrait de musique pour être pris la main dans le sac. Les informations seront alors envoyées à leur auteur et vous pourrez écoper à leur demande d’une amende ou d’une peine de prison.

L’accord ne profite qu’à une fraction d’industriels tels que les compagnies RIAA et MPAA (associations interprofessionnelles qui défendent les intérêts de l’industrie du disque et du cinéma). ACTA est la conséquence de leurs actions de lobbying auprès des gouvernements.

A nouveau la démocratie est bafouée et ce sont des accords liberticides pour internet qui pourraient nous être imposés par des personnes non élues. Cette censure pourrait de plus permettre de supprimer des informations gênantes comme c’est déjà le cas dans certains pays où l’on bloque l’accès à certains contenus, mots clés ou sites internet.

La seule solution c’est la mobilisation de toutes et tous dans les rassemblements prévus le samedi 28 janvier pour dire non à,

La censure d’internet;

La restriction de la liberté d’expression;

La surveillance totale de toutes nos activités en ligne;

La perte de libertés et droits civiques;

La perte de connexion internet pour ceux qui enfreindraient les nouvelles règles.

]]>
https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/25/anonymous-appelle-a-manifester-contre-acta-le-2801/feed/ 14
Nouvelles technologies: peut-on échapper à l’emprise américaine ? https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/30/nouvelles-technologies-peut-on-echapper-a-lemprise-americaine%c2%a0/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/30/nouvelles-technologies-peut-on-echapper-a-lemprise-americaine%c2%a0/#comments Fri, 30 Dec 2011 15:47:05 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2551 L'article Nouvelles technologies: peut-on échapper à l’emprise américaine ? a été publié sur Révolte Numérique

Contacté par une journaliste du site de débat Newsring (lancé sous la direction éditoriale de Frédéric Taddeï) pour participer à un sujet sur « Nouvelles technologies : peut-on échapper à l’emprise américaine ? », je me suis plié à l’exercice. C’est à partir de l’annonce du retrait de Dassault du projet de … Lire la suite

]]>
L'article Nouvelles technologies: peut-on échapper à l’emprise américaine ? a été publié sur Révolte Numérique

Contacté par une journaliste du site de débat Newsring (lancé sous la direction éditoriale de Frédéric Taddeï) pour participer à un sujet sur « Nouvelles technologies : peut-on échapper à l’emprise américaine ? », je me suis plié à l’exercice.
C’est à partir de l’annonce du retrait de Dassault du projet de Cloud computing « à la française » que la journaliste s’est posé la question de la possibilité pour la France de développer son indépendance face à des services majoritairement américains.
Le débat et sa présentation sont disponibles à cette adresse.

Le point de vue développé ici s’attardera davantage à se demander s’il est possible d’échapper à l’emprise des États et des entreprises qui font fortune sur la surveillance des communications.

Il est coutume de dire qu’internet n’a pas de centre, et c’est vrai. En tant que réseau de réseaux décentralisé, il est en théorie conçu pour pouvoir fonctionner quelles qu’en soient les parties amputées. Mais il est aussi fréquent d’entendre que s’il devait y en avoir un, il serait aux États-Unis.

Avec le développement de la toile, de nombreuses entreprises américaines ont acquis un statut dominant voire quasi monopolistique dans certains domaines. Plus de neuf français sur dix utilisent des logiciels Microsoft et surfent sur le net grâce à Google, et près d’un sur trois a un profil Facebook.

Lorsque l’on parle de stockage des données en ligne (cloud computing), cela pose de façon évidente la question de la conservation et de la concentration des informations, et interroge sur le cadre juridique duquel elles dépendent.

Cette concentration pose problème dans plusieurs domaines :

La confidentialité des données

Concernant la confidentialité des données, et le respect à la vie privée, la constitution de supers bases de données contenant des quantités parfois astronomiques de détails sur nos habitudes de navigation, nos goûts, nos achats, nos symptômes, nos préoccupations, nos désirs etc., pose de sérieux problèmes.
Pour prendre le cas Google, il a été le premier groupe à dépasser le milliard de visiteurs uniques en mai dernier (selon comScore), et Youtube (appartenant à Google) annonce ce mois-ci les mille milliards de vidéos vues en 2011. Chacune de ces visites est l’occasion pour l’entreprise de peaufiner le profil des utilisateurs en fonction de leurs comportements.

La question du droit de l’information

À qui appartiennent les informations publiées par les internautes ? Dans le cas de Facebook par exemple, nous savons que les données « confiées » peuvent être réutilisées dans un cadre publicitaire notamment, et sont à la disposition de l’entreprise, même après suppression du compte (voir l’affaire de l’étudiant autrichien Max Schrems qui a reçu plus de 1200 pages d’informations sur sa personne après 3 ans d’utilisation du réseau et un compte soi disant supprimé).

Le rapport à la justice

C’est également vis à vis de la justice qu’il faut s’interroger, et plus particulièrement de l’État. C’est suite à des « révélations » de Gordon Frazer (directeur général de Microsoft) que la question du Patriot Act a refait surface sur le net. Rédigé suite aux attentats du 11 septembre 2001, le texte impose à toute entreprise américaine de fournir les renseignements dont elle dispose si l’État en fait la demande. Étant dans cette situation, Microsoft a, à l’occasion de la prise de parole de son responsable, avoué avoir déjà été en situation de répondre à cette exigence patriotique. C’est quasiment dans la foulée que le géant Google avait également confirmé avoir fait de même.

Il convient de préciser que le Patriot Act concerne toutes les entreprises américaines, qu’elles soient basées sur le sol américain ou non. Les serveurs de Google en Europe sont par exemple concernés, et toutes les données qu’ils renferment sont donc potentiellement réquisitionnables par les autorités d’outre-Atlantique.

C’est alors que se repose la question de la concentration des données. Avec 900 000 serveurs estimés dans le monde, une utilisation particulièrement élevée de son moteur de recherche en France, et une omniprésence de Google Analytics qui permet d’afficher des statistiques de fréquentation 1 2, Google prend l’allure d’une pieuvre menaçante tant pour la sécurité des internautes que pour celle des entreprises.

Le contrôle du réseau

L’intégrité du réseau ainsi que la garantie d’une circulation libre des contenus dépendent également, du fait de la main mise des entreprises américaines sur le web, du droit états-unien. L’actualité récente braque les projecteurs vers la chambre des représentants et le sénat américains, lesquels discutent deux projets de loi très similaires: Stop Online Piracy Act (SOPA) et Protect IP Act (PIPA). Ces deux Patriot Acts numériques visent à mettre en place des systèmes de contrôle et de censure d’internet dignes des plus grandes dictatures mondiales, et ce afin de préserver les seuls intérêts des ayants droit des industries culturelles américaines. Le passage de tels projets affecterait sans nul doute la totalité de la toile puisque qu’une grande partie des sites en ligne dépendront de ces textes.

Un cloud à la française ?

Cette situation de dépendance à l’égard du droit américain amène divers projets, dont Andromède, présenté comme un cloud à la française, à destination de l’e-administration, puis éventuellement des entreprises de l’hexagone.

Plutôt que de se concentrer directement sur l’administration et les entreprises, il me semble important d’aborder la question de façon plus large, dans le rapport à l’utilisateur en général.

En ce qui concerne la sécurité des données, il conviendrait de désigner clairement celui dont on souhaite se protéger. S’il s’agit de l’État, il n’y a nul doute pour dire que l’État Français ne se montre pas plus vertueux que son homologue américain, en témoignent l’adoption de la très répressive Loppsi II, la troisième position acquise par la France en tant que pays demandant à Google de dévoiler des informations sur ses utilisateurs (octobre 2011), ou encore son implication présumée dans l’affaire d’espionnage d’Amesys (voir ci-dessous).

Mais avec qui ?

Les partenaires associés au projet Andromède laissent perplexes les internautes qui auront rapidement mis le nez dans les questions de sécurité : Orange, Thales et Dassault (qui s’est retiré du projet en décembre).

France Télécom (qui possède la marque Orange), s’est illustré (bien que cela n’ait fait grand bruit), de façon indirecte dans l’affaire Amesys. En effet, l’entreprise possède de nombreuses actions chez Bull, dont Amesys est une filiale.
Cette dernière a été, suite à des révélation des sites Owni, Reflets.info, Wikileaks et le Wall Street Journal, accusée d’avoir vendu au régime de Kadhafi des armes numériques permettant la surveillance du réseau et des dissidents libyens , ainsi que des communications téléphoniques et satellites.

Thales a également été répertoriée par Wikileaks dans les Spy Files, comme étant l’une des entreprises françaises développant des outils de monitoring de masse sur les réseaux téléphoniques et internet.

Orange, c’est également l’annonce d’un bridage du net à 100 MO pour la fibre (et donc techniquement une remise en cause de l’illimité), ainsi que la volonté de développer le DPI (Deep Packet Inspection), la même technologie d’analyse des flux utilisée par Amesys en Libye, pour des usages courants. Parmi les dernières propositions, on notera la possibilité de faire analyser tout son trafic par Orange afin de pouvoir recevoir des publicités plus ciblées (c’est tout de même grandiose!).
Nombreux sont également ceux qui s’interrogent sur son respect de la neutralité du net, notamment en tant que propriétaire du portail Dailymotion. L’entreprise est en effet suspectée de brider le trafic à destination de son concurrent Youtube.

On ne présente plus non plus Dassault pour ce qui est de la construction et la vente d’armes et de matériel de guerre, pour ses relations commerciales avec Amesys, Thales ou d’autres, et sa complicité par la vente d’armes avec la dictature de Kadhafi.

Bref, on pourrait se demander ce qu’il y aurait à gagner à confier la gestion de nos données et leur sécurisation à de tels énergumènes.

Saucisson pinard ou autonomie ?

Parler de l’information sur le net, au-delà même du cloud (à la française ou non), pose donc un certain nombre de questions qui n’ont finalement pas toujours grand chose à voir avec des problématiques liées à la souveraineté nationale.
Il convient en effet de resituer les contextes d’énonciation : si l’État français peut chercher à gagner en indépendance grâce à Andromède, il n’en reste pas moins extrêmement conciliant (et d’avantage encore : voir l’inauguration des bureaux parisiens de Google par Nicolas Sarkozy) avec une entreprise comme Google, qui évite pourtant sciemment la fiscalité française en se basant en Irlande.
Son indépendance vis à vis de la juridiction américaine, notamment dans le domaine de la sécurité nationale ne semble représenter que peu d’intérêt pour l’internaute moyen, étant données les pratiques auxquelles il semble s’adonner sur son propre territoire ou dans les pays du Maghreb et du Moyen-Orient.

D’autre part, on va de ce fait observer une fuite des militants vers les États-Unis pour échapper à la surveillance et la censure française, comme ce fut le cas pour le site Copwatch Nord Île-de-France par exemple. Pour ces activistes, être « autonome » (hébergé) en France ne signifie pas pour autant liberté.

Héberger ses données à distance amène enfin à prendre en compte d’abord la question du chiffrement, afin de garantir une confidentialité à minima de ce qui est entreposé sur des serveurs tiers, mais aussi celle des outils secondaires qui peuvent être utilisés. Gardons en tête l’exemple de Google Analytics, lequel fait office de véritable cheval de Troie sondant pour le géant de Mountain View, une bonne partie des visites de sites sur la toile.

Finalement, ne serait-ce pas l’occasion de réhabiliter dans certains cas le principe l’auto-hébergement et l’hébergement coopératif, probablement l’une des pratiques la plus en phase avec l’écologie du net ?

]]>
https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/30/nouvelles-technologies-peut-on-echapper-a-lemprise-americaine%c2%a0/feed/ 1
Reprendre la main sur Flash https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/07/28/reprendre-la-main-sur-flash/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/07/28/reprendre-la-main-sur-flash/#comments Thu, 28 Jul 2011 01:15:53 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=534 L'article Reprendre la main sur Flash a été publié sur Révolte Numérique

Vous avez très certainement déjà entendu parler de Flash Player. Il s’agit d’un lecteur multimédia distribué par la société Adobe et qui est très fréquemment utilisé lors de la navigation sur le web. Par exemple, les vidéos que vous regardez sur Youtube ou Dailymotion sont affichées grâce à ce lecteur. … Lire la suite

]]>
L'article Reprendre la main sur Flash a été publié sur Révolte Numérique

Vous avez très certainement déjà entendu parler de Flash Player. Il s’agit d’un lecteur multimédia distribué par la société Adobe et qui est très fréquemment utilisé lors de la navigation sur le web. Par exemple, les vidéos que vous regardez sur Youtube ou Dailymotion sont affichées grâce à ce lecteur. Certains sites sont entièrement développés grâce à la technologie Flash. La place que cette dernière occupe aujourd’hui dans le quotidien des internautes est donc non négligeable.

Flash pose cependant un certain nombre de problèmes. Pour les personnes qui défendent les principes du logiciel libre, il n’est clairement pas un allié. Étant propriétaire, le format Flash ne peut en principe se lire que grâce au lecteur Flash. Cela signifie donc que si par hasard vous aviez l’idée saugrenue de voir une vidéo sur internet, le choix des outils serait assez limité. C’est ainsi qu’il s’est retrouvé installé sur d’avantage de machines que ne l’est Windows de Microsoft.
Le propre des logiciels ou des formats propriétaires est également de masquer la façon dont ils fonctionnent. Dans le cas présent, il est impossible de savoir précisément ce qui ce passe sur notre ordinateur.

Les cookies LSO

Les cookies LSO (Local Shared Object) ou « cookies Flash » sont de petits fichiers qui s’enregistrent sur l’ordinateur de l’usager sans prévenir et sans autorisation. Ils résistent à la manipulation qui consiste à effacer les cookies « traditionnels » par le biais du navigateur web. Il y a quelques temps, ils s’incrustaient même lors de la navigation privée.
Autant dire que Flash pose un sérieux problème en ce qui concerne la vie privée et le droit à maîtriser les informations qui transitent par nos machines.

Les cookies LSO permettent donc de tracer les déplacements des internautes ayant utilisé la technologie Flash (soit à peu près tout le monde).
Les site auxquels vous avez accédé, les types de contenus, les paramètres de connexion et de navigation y sont enregistrés. N’ayant pas de date d’expiration, ils permettent de servir de base pour recréer des cookies « traditionnels » qui eux, ont une date d’expiration. Leur but est bien de contourner le peu de contraintes les encadrant et de neutraliser les outils proposés pour s’en prémunir par les navigateurs web. Ils n’attendent donc que vous pour être mis à la poubelle!

Où se cachent-ils?

Avant d’aller à la corbeille, passez par la case:

Linux: ~/.Macromedia/#SharedObjects
~/.Macromedia/macromedia.com

Windows: C:\Documents and Settings\UserName\Application Data\Macromedia\Flash Player\#
C:\Documents and Settings\UserName\Application Data\Macromedia\Flash Player\macromedia.com\

Mac: ~/Library/Preferences/Macromedia/Flash Player/#SharedObjects/
~/Library/Preferences/Macromedia/Flash Player/macormedia.com/

 Comment limiter les nuisances?

  • Plutôt que d’effacer manuellement les cookies LSO, il est possible de télécharger betterprivacy. Cette extension pour Firefox vous permettra de les supprimer à chaque fermeture du navigateur par exemple.
  • Le site de Flash propose une désactivation afin d’empêcher tout stockage sur les ordinateurs mais plusieurs personnes ont rapporté que cela ne fonctionnait pas chez eux. C’est également mon cas.
  • Youtube et Dailymotion proposent maintenant l’affichage des vidéo grâce au langage htlm5. C’est une alternative qui se développe de plus en plus et qui permet de passer par l’un de vos lecteurs vidéo plutôt que par celui de Adobe. C’est plutôt une bonne nouvelle dans notre cas!
    Rendez-vous sur www.youtube.com/html5 ou www.dailymotion.com/html5
  • Attention: l’extension Flashblock de Firefox ne fonctionne pas pour les cookies LSO. Elle est censée isoler le contenu Flash et ne permettre d’y accéder qu’en cliquant sur la cible mais je me suis rendu compte qu’en réalité le contenu était tout de même téléchargé. Même sans débloquer la vidéo, le cookie est déposé sur votre ordinateur.
  • No script pourra être utilisé à la place mais il est un peu plus délicat à configurer. Ce sera probablement l’objet d’un prochain article.

Se passer de Flash?

Malgré le constat émis au début de cet article, il est en réalité envisageable de se passer de Flash. Et en plus, cela n’implique pas forcément de renoncer à vos soirées vidéos sur Youtube! 😉
L’une des propositions les plus alléchantes est certainement Gnash. Il s’agit d’un lecteur libre développé par la Free Software Foundation et ayant pour but remplacer le lecteur d’Adobe.
Cette solution libre est très intéressante et plutôt au point, mais elle ne permet malheureusement pas toujours d’afficher certains sites entièrement gérés en flash (c’est le cas pour Deezer par exemple) et elle peut contenir encore quelques bugs.
Edit: Gnash gère également les cookies LSO. Il convient donc de garder BetterPrivacy mais il faudra modifier dans les options, le répertoire dans lequel il ira chercher ces cookies. Il ne sera plus macromedia mais gnash/SharedObjects.

Une autre extension de Firefox permettra d’élargir les possibilités offertes par Gnash (notamment pour Dailymotion qui semble encore poser problème): GreaseMonkey. Grâce à elle, vous allez pouvoir ajouter de nouvelles fonctionnalités au navigateur. Vous ajouterez pour cela le script Linterna Màgica (cliquez sur « Userscript (not compressed) », sur « Download » (dans la nouvelle page) puis sur « Installer » dans la fenêtre qui s’ouvre) ou encore ViewTube (cliquez sur installer) qui prend en charge de nombreux lecteurs aussi. Une fois fait, les vidéos s’ouvriront dans un nouveau lecteur (si cela ne marche pas chez vous, téléchargez VLC) au lieu de passer par celui d’Adobe.

Le développement du html5 et des balises <video> qui permettent d’inclure des vidéos sans faire appel au lecteur Flash est certainement l’une des voies les plus intéressantes pour les personnes qui souhaitent se débarrasser de Flash.
(L’article traite ici principalement de la question de la vidéo mais cela n’est pas l’unique façon d’utiliser Flash, loin de là! Heureusement, de nombreuses autres possibilités offertes par le html5 développeront les outils pour se prémunir contre les dangers de Flash pour notre vie privée. Il faudra patienter encore un peu le temps que cela soit suffisamment intégré.)

]]>
https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/07/28/reprendre-la-main-sur-flash/feed/ 2
Le modèle Google https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/07/01/le-modele-google/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/07/01/le-modele-google/#comments Fri, 01 Jul 2011 00:16:58 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=112 L'article Le modèle Google a été publié sur Révolte Numérique

Fondé en 1998 par Larry Page et Sergey Brin, Google est aujourd’hui le premier moteur de recherche au monde. Plus de 90% des internautes français l’utilisent pour surfer sur le web. Simple, efficace, gratuit, il semble être le plus proche compagnon de nos virées numériques. Les plus de 150 services … Lire la suite

]]>
L'article Le modèle Google a été publié sur Révolte Numérique

Fondé en 1998 par Larry Page et Sergey Brin, Google est aujourd’hui le premier moteur de recherche au monde. Plus de 90% des internautes français l’utilisent pour surfer sur le web. Simple, efficace, gratuit, il semble être le plus proche compagnon de nos virées numériques. Les plus de 150 services proposés par l’entreprise de Mountain View (Californie) lui ont assuré il y a peu, le milliard de visiteurs uniques. Environ une personne sur six dans le monde a donc eu des contacts avec un service Google.
Au premier trimestre 2011, l’entreprise a engrangé 6,54 milliards de dollars, soit une hausse de 29% par rapport à la même période une année auparavant. En ces temps de crise, Google fait office de modèle économique dans le monde entier, et le net n’est plus son unique domaine de compétences : chaque jours, un demi million de téléphone sous androïd sont activés !

La firme est également reconnue pour les conditions de travail qu’elle fournie à ses employés de Googleplex (le siège social) : repas gratuits, ambiance de détente, salles de sport, jeux… Les salariés disposent également 20%  de temps alloués au développement de leur projets personnels. L’innovation est au cœur de la politique de Google.

L’entreprise finance et promeut les logiciels libres. Par exemple, elle soutien financièrement le navigateur web Firefox à 80% et a elle même lancé son propre browser open source: Chrome (pour être plus précis, c’est Chromium qui lui sert de base qui est open source).
Récemment, l’un des projets développé par l’un de ses salariés pendant ces fameux 20% de temps libre a donné naissance à Swiffy, un service permettant de convertir les fichiers Flash en HTML 5 ce qui, sans rentrer dans le détail est également une avancée pour les utilisateurs de logiciels libres.

Google serait-il donc le bien incarné? Pas si sûr…

« Don’t be evil »

Le modèle mis en place est bien d’un nouvel âge, mais ses ambitions vieilles comme le monde. La vocation première de Google est de faire du profit. La gratuité ne nourrissant pas son homme, les deux créateurs de la firme ont dû trouver un autre moyen: la publicité. Ainsi, tous les services proposés ont cet unique objectif: donner du « temps de cerveau disponible » aux les annonceurs. La stratégie n’est ici pas comparable à celle des patrons de TF1 à l’origine de cette « philosophie ». On endors plus avec des programmes de seconde zone, on endors avec le meilleurs de la technologie!  Ainsi, les produits proposés sont bien souvent les plus performants, les plus accessibles, les plus simples, les plus chouettes… Comment pourrait-on critiquer cela?

La méthode principale utilisée par Google est le profilage. L’ensemble de ses services lui garantissent le développement d’une base de donnée gigantesque sur les habitudes, les envies, les préoccupations, les symptomes (voir Google Health) etc… des internautes. Tout est stocké, conservé, analysé, catégorisé pour créer les profils les plus proches des utilisateurs. Le mot d’ordre est personnalisation: personnalisation des applications, mais aussi des publicités.
Google Adsense et Google Analytics sont quelques uns des outils déployés pour sonder le web et répertorier les habitudes de chacun. Le premier sert à gérer cette masse d’informations pour la confronter directement avec les publicités en relation (cette dernière est faite par le service Adwords qui grosso modo consiste a vendre des mots clés publicitaires). Le second s’appuie sur des web bugs pour analyser le plus finement possible les comportements des internautes sur les différents site de la toile. Ces deux services sont des piliers du fonctionnement de Google.

La multitude d’autres applications assurera le développement des usages et donc de la récolte d’informations:

  • Moteur de recherche: toutes les requêtes sont enregistrées, des cookies dont la durée de vie va jusqu’en 2038 sont déposés sur les ordinateurs…
  • La recherche photo ouvre depuis depuis peu la porte à la reconnaissance faciale: glissez une photo dans la barre de recherche, vous verrez!
  • Gmail: permet d’analyser le contenu de vos échanges, conversations etc…
  • Google Street Views: prises de vue de la quasi totalité du globe. Où étiez-vous hier soir vers 22h?
  • Youtube: plateforme d’hébergement de vidéos.
  • Chrome: un navigateur web qui transmet tous vos faits et gestes d’internautes sur les serveurs de Google.
  • Chrome OS: système d’exploitation fonctionnant entièrement sur des services Google en ligne. Le lundi c’est Google, le mardi c’est Google…
  • Google Docs: Traitement de texte collaboratif en ligne.
  • Google Books: Numérisation de livre. Ce que vous lisez nous intéresse aussi!
  • Google +: Nouveau réseau social. Pour l’instant, Facebook détient le marché de la récolte de données privées dans ce domaine. Jusqu’à quand?
  • Une voiture pilote automatique est en cours de commercialisation (nan nan c’est pas une connerie!)
  • etc…

De plus en plus de services voient le jour et étendent les possibilités de ficher les internautes, nous aurons le temps de nous y pencher. Les prétentions à posséder l’ensemble des savoirs de la planète, à proposer toujours le produit le plus performant, le plus attrayant, ne doivent pas nous aveugler sur les réelles visées de l’entreprise. Des outils alternatifs sont heureusement à notre disposition pour entamer une nécessaire cure de désintoxication des produits Google, car l’overdose ne criera pas gare…

Et je laisse le mot de la fin à Éric Schmidt, haut responsable et ancien PDG de 2001 à 2011:

« La plus en plus « interconnectivité » des technologies de l’information signifie que de plus en plus de données vont être enregistrées. Sur ce point, il n’y a pas de réponse philosophique parfaite, il n’y a que des compromis pragmatiques  » (2011 dans le London Evening Standard).

« Si je connais suffisamment de vos messages et des endroits où vous vous trouvez, je peux en utilisant une intelligence artificielle prédire où vous allez aller. Montrez nous 14 photos de vous et nous pouvons vous identifier. Vous pensez qu’il n’y a pas 14 images de vous sur l’Internet ? » (2009 lors de la conférence Technonomy).

« Nous savons en gros qui vous êtes, ce qui a de l’importance pour vous et qui sont vos amis. » (2010)

« Seuls ceux qui ont des choses à cacher posent la question de la confidentialité des services Google » (2011, lors d’une émission de télé).

 

Alors? Vous n’avez vraiment rien à cacher?

]]>
https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/07/01/le-modele-google/feed/ 1