Wikileaks – Révolte Numérique https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org Pour l'autodéfense numérique Sat, 25 Jul 2015 12:41:36 +0000 fr-FR hourly 1 Qu’est-ce que l’effet Streisand? (infographie + vidéo) https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/30/quest-ce-leffet-streisand-infographie/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/30/quest-ce-leffet-streisand-infographie/#comments Mon, 30 Jul 2012 12:47:03 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3884 L'article Qu’est-ce que l’effet Streisand? (infographie + vidéo) a été publié sur Révolte Numérique

Peut-être en avez-vous entendu parler, l’effet Streisand est l’un des phénomènes les plus caractéristiques d’Internet, et une arme précieuse face à la censure. Tout commença en 2003 lorsque suite à la prise d’une photographie aérienne de sa maison et à sa mise en ligne sur pictopia.com, Barbara Streisand se rendit … Lire la suite

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L'article Qu’est-ce que l’effet Streisand? (infographie + vidéo) a été publié sur Révolte Numérique

Peut-être en avez-vous entendu parler, l’effet Streisand est l’un des phénomènes les plus caractéristiques d’Internet, et une arme précieuse face à la censure.

Tout commença en 2003 lorsque suite à la prise d’une photographie aérienne de sa maison et à sa mise en ligne sur pictopia.com, Barbara Streisand se rendit devant les tribunaux reprochant une atteinte à la vie privée. Elle perd l’affaire, et le site enregistre 420 000 vues du cliché dans les jours qui suivent le procès.

L’idée est donc simple: mieux vaut censurer en silence (et même ne pas censurer du tout! 🙂 ), car au moindre esclandre, il suffira d’un tiers pour lancer la machine: diffusion et copie de l’information menacée, laquelle pourra être dupliquée une infinité de fois, jusqu’à rendre l’acte de censure inutile. Mieux, c’est parce qu’il y a eu censure que les communautés se sont mobilisées. Le contenu qui, laissé en ligne, aurait pu rester quasi anonyme, devient alors un symbole de la résistance face à la censure. C’est pour cela qu’on parle également d’effet flamby (aucun lien avec notre président): plus on tape fort, plus ça gicle de partout et il devient difficile de « nettoyer » les morceaux éparpillés. Quand ça fonctionne, c’est donc plutôt #fail pour les censeurs!

Dans les initiatives intéressantes que l’on trouve en ce moment, on pourra citer streisand.me de Telecomix ainsi que le projet autoblog, lesquelles organisent la pratique du mirroring, soit la création de mirroirs (de copies) de sites qui pourraient être menacés. Les derniers exemples célèbres de sites ayant bénéficié de cette pratique sont ceux de Wikileaks et Copwatch.

Benjamin Bayart explique l’effet flamby:


« L’effet flamby » by lemondefr

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#ACTA est mort! https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/04/acta-est-mort/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/04/acta-est-mort/#respond Wed, 04 Jul 2012 13:29:29 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3593 L'article #ACTA est mort! a été publié sur Révolte Numérique

Le parlement européen votait aujourd’hui le traité commercial ACTA, et c’est à une large majorité que celui-ci a été rejeté! Par 478 voix contre 39 (et 165 abstentions), ce traité qui a longtemps demeuré dans le secret et été négocié dans les couloirs par les lobbys (notamment des grandes industries … Lire la suite

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L'article #ACTA est mort! a été publié sur Révolte Numérique

Le parlement européen votait aujourd’hui le traité commercial ACTA, et c’est à une large majorité que celui-ci a été rejeté!

Par 478 voix contre 39 (et 165 abstentions), ce traité qui a longtemps demeuré dans le secret et été négocié dans les couloirs par les lobbys (notamment des grandes industries « culturelles »), semble définitivement mort.

Pour rappel, ce traité visait à attaquer la contrefaçon sur le réseau mais aussi en dehors, et menaçait d’instaurer une surveillance et une censure généralisée d’Internet, d’enrayer le commerce de médicaments génériques, ainsi que celui des semences pour l’agriculture. Il s’agissait sans doute de l’une des plus grandes attaques contre le partage et la liberté d’expression qui avait pu être menée dans l’histoire du net.

Menée depuis 2008 suite à une fuite d’informations orchestrée par Wikileaks (soit deux ans après le début des négociations), la lutte aura connu un tournant important cette année en faisant descendre des centaines de milliers de personnes dans les rues.

Après la lutte contre SOPA et l’indignation face aux méthodes employées lors de la fermeture de Megaupload, il semble qu’une véritable prise de conscience soit née dans une partie de la société. C’est une excellente preuve de l’importance de lutter et de ne pas baisser les bras, même lorsque l’offensive est internationale.

« Ces débats ont également montré ce que peut faire la mobilisation citoyenne: il y a eu des millions d’e-mails envoyés aux députés, des dizaines de milliers de coups de téléphone… C’est un véritable sursaut démocratique. »

Jérémie Zimmermann, porte-parole du collectif la Quadrature du Net

Mais s’il est important de savourer cette victoire bien méritée (ce soir on boit un coup!), une grande vigilance est de mise, car malgré cette démonstration de force, la guerre contre les libertés numériques est bien loin d’être finie…

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Edit: Sur les 39 personnes ayant voté POUR, on trouve 21 français-e-s (merci les droits de l’Homme!).
Allez! On balance:

  • Magdi Cristiano ALLAM (Italie)
  • Jean-Pierre AUDY (France)
  • Bendt BENDTSEN (Danemark)
  • Nora BERRA (France)
  • Alain CADEC (France)
  • Carlo CASINI (Italie)
  • Michel DANTIN (France)
  • Rachida DATI (France)
  • Albert DESS (Allemagne)
  • Karl-Heinz FLORENZ (Allemagne)
  • Michael GAHLER (Allemagne)
  • Marielle GALLO (France)
  • Jean-Paul GAUZES (France)
  • Francoise GROSSETETE (France)
  • Brice HORTEFEUX (France)
  • Philippe JUVIN (France)
  • Alain LAMASSOURE (France)
  • Werner LANGEN (Allemagne)
  • Agnes LE BRUN (France)
  • Constance LE GRIP (France)
  • Klaus-Heiner LEHNE (Allemagne)
  • Veronique MATHIEU (France)
  • Vital MOREIRA (Portugal)
  • Elisabeth MORIN-CHARTIER (France)
  • Tiziano MOTTI (Italie)
  • Bill NEWTON DUNN (Royaume-Uni)
  • Maurice PONGA (France)
  • Bernd POSSELT (Allemagne)
  • Franck PROUST (France)
  • Fiorello PROVERA (Italie)
  • Godelieve QUISTHOUDT-ROWOHL (Allemagne)
  • Dominique RIQUET (France)
  • Crescenzio RIVELLINI (Italie)
  • Jean ROATTA (France)
  • Marie-Therese Sanchez-Schmid (France)
  • Hannu TAKKULA (Finlande)
  • Niki TZAVELA (Grèce)
  • Dominique VLASTO (France)
  • Manfred WEBER (Allemagne)

Edit 2: Mise à jour des votes #ACTA : CONTRE : 581 ; POUR : 36 ; ABST : 166 cc

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Du pénal pour la consultation de sites « terroristes » https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/03/25/du-penal-pour-la-consultation-de-sites-terroristes/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/03/25/du-penal-pour-la-consultation-de-sites-terroristes/#comments Sun, 25 Mar 2012 19:59:02 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3281 L'article Du pénal pour la consultation de sites « terroristes » a été publié sur Révolte Numérique

Il fallait s’y attendre, les assassinats de Toulouse et Montauban servent déjà de prétexte pour renforcer une fois encore l’avancement de la société sécuritaire à laquelle pense Sarkozy quand il se rase le matin. Fidèle à sa technique habituelle: un fait isolé, une loi pour tous, il persiste et signe … Lire la suite

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L'article Du pénal pour la consultation de sites « terroristes » a été publié sur Révolte Numérique

Il fallait s’y attendre, les assassinats de Toulouse et Montauban servent déjà de prétexte pour renforcer une fois encore l’avancement de la société sécuritaire à laquelle pense Sarkozy quand il se rase le matin.

Fidèle à sa technique habituelle: un fait isolé, une loi pour tous, il persiste et signe malgré la quarantaine de lois sécuritaires déjà mises en place depuis 2002. Il s’agirait donc de punir de sanctions pénales les personnes ayant consulté des sites « terroristes ».

« Toute personne qui consultera de manière habituelle des sites Internet qui font l’apologie du terrorisme ou qui appellent à la haine sera punie pénalement. »

Soit. Comme avec la pédopornographie, le sujet risque peu de faire polémique au café du coin. Et pour cause, qui pourrait se sentir menacé par ce type de déclarations? (ben ouais, ça ne concerne que les terroristes! Parce quand on a rien à se reprocher…).

C’est kiki pose des bombes?

Mais pourtant, définir le terroriste ne me parait pas si aisé, surtout par les temps qui courent. Souvenez-vous l’affaire Tarnac! Les méchants terroristes éleveurs de chèvres, et tapis dans une ferme… Intervention du GIGN, perquisitions, arrestations, interrogatoires, détention provisoire, contrôle judiciaire: on a eu la totale! Et finalement? Rien. Mais aurait-il également fallu condamner toutes les personnes ayant lu L’insurrection qui vient? Ou peut-être celles qui auraient consulté leur blog?

Aux États-Unis, nous avons appris il y a peu que Bradley Manning, l’un des informateurs présumés de Wikileaks dans l’affaire des cables diplomatiques, est aujourd’hui accusé d’avoir aidé Al-Qaïda. Donc conclusion: Wikileaks = terroriste (ou tout au moins complice de terrorisme).
N’avez vous jamais fait un tour sur ce site de santé publique?

Une fois encore, l’expérience et la place laissée ici à l’arbitraire, nous permettent d’envisager toutes les dérives. Et nous n’abordons même pas la question des sites qui « appellent à la haine! »

Partie d’échecs

Des déclarations comme celle que vient de sortir notre bon président ne servent en réalité qu’à conforter la société sécuritaire, et à renforcer un peu plus le contrôle de l’État sur le réseau. Aujourd’hui, les cibles sont les pédophiles et les terroristes, mais demain? N’y a t-il pas qu’un petit pas pour intégrer aux blacklists des sites politiques un peu trop gênants (Copwatch?).

La menace qui plane réellement aujourd’hui est celle du DPI (Deep Packet Inspection), un système de surveillance généralisée très « populaire » en Iran, et au sujet duquel beaucoup se demandent encore s’il ne faudrait pas le considérer comme une arme. D’ailleurs, si la grossière manipulation consistant à imputer la responsabilité des meurtres de Toulouse à Internet peut paraître ubuesque, elle n’est pas si surprenante lorsque l’on connaît la dangerosité de notre président en matière de numérique.

Pour ne prendre que les dernières pierres apportées à l’édification d’un régime autoritaire, on pourra donc citer maintenant les tentatives désespérées d’imposer le fichage généralisé des « gens honnêtes », et la proposition aujourd’hui d’espionner la totalité des communications des internautes.

Pour rappel, le pays est déjà placé sous surveillance par Reporter Sans Frontières depuis deux années consécutives, précisément en raison de son traitement de la question numérique.

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2012: la fin du net? https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/27/2012-la-fin-du-net/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/27/2012-la-fin-du-net/#comments Fri, 27 Jan 2012 00:23:30 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2908 L'article 2012: la fin du net? a été publié sur Révolte Numérique

Les mayas ne nous avaient cette fois pas prévenus, la fin du net est peut-être pour 2012. En effet, les États membres de l’Union Européenne ont aujourd’hui signé le traité ACTA, c’était à Tokyo. ACTA: mort à la liberté, mort à la démocratie, mort à la culture! ACTA, c’est un … Lire la suite

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L'article 2012: la fin du net? a été publié sur Révolte Numérique

Les mayas ne nous avaient cette fois pas prévenus, la fin du net est peut-être pour 2012. En effet, les États membres de l’Union Européenne ont aujourd’hui signé le traité ACTA, c’était à Tokyo.

ACTA: mort à la liberté, mort à la démocratie, mort à la culture!

ACTA, c’est un traité international concernant en principe le domaine du commerce, mais qui aura des implications extraordinairement néfastes sur la liberté d’expression, le partage de la culture et la créativité sur Internet, mais aussi dans les domaines de la santé, avec un impact sur la distribution des médicaments génériques, ou encore dans celui de l’agriculture (contrôle accru sur le commerce de semences).
Le traité permettra de donner les pleins pouvoirs aux industriels, lesquels auront droit de vie et de mort sur tout site internet, au nom des seuls principes de propriété intellectuelle, des brevets, et du droit des marques.

En ce qui concerne la ratification du traité, il reste à passer par les commissions Affaires Juridiques (DEVE), Libertés Publiques (LIBE) et Industrie (ITRE) pour enfin être voté par le parlement européen. On approche de la fin à très grands pas, donc la mobilisation doit s’amplifier!

Attaques des industriels sur tous les fronts

Ces derniers temps, les mauvaises nouvelles s’accumulent et continuent de faire reculer les droits des internautes et des amateurs de culture: allongement de 20 ans de la durée des droits sur les productions musicales, œuvres retirées du domaine public, Hadopi 3 contre le streaming en préparation, lois SOPA et PIPA, ACTA, censure de Megaupload, différents blocages de Pirate Bay, de Allostreaming en France, censure de Wikileaks par les États-Unis, censure de Copwatch en France etc...

L’espace de liberté qu’est Internet est mourant, et risque bien d’y passer sans intervention de notre part.

La révolte gronde!

Heureusement, de plus en plus de personnes prennent conscience des enjeux qui se posent à nous, et les derniers mois ont été riches en luttes numériques, en particulier contre SOPA et PIPA. L’action internationale a permis de faire reculer les censeurs et de renvoyer temporairement les projets dans les placards. Mais aux États-Unis comme dans certains pays d’Europe, les internautes commencent sérieusement à embrayer contre ACTA. Ces derniers jours, les Polonais ont donné une leçon de démocratie au reste de l’Union, en descendant à plus de 20 000 dans les rues pour protester contre ACTA et la signature du traité annoncée par son gouvernement.

La violente fermeture du site Megaupload a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, et c’est pour l’instant les hacktivistes de Anonymous qui font la une des journaux de par leurs actions: blocages des sites du FBI, de soutiens à SOPA et PIPA, des sites de l’Élysée, d’Hadopi, de Sony, Vivendi etc…
Dans une récente vidéo, ils semblent annoncer un certain durcissement par la mise sur le côté des attaques DDOS, le temps d’actions plus violentes visant à « démembrer tout site soutenant le projet »…

Ce sont également des appels à manifester le 28 janvier partout dans le monde qui circulent depuis hier sur la toile.
Enfin, un appel au boycott des produits culturels a de même été lancé par le collectif pour le mois de mars.

L’année 2012 sera bien l’année de tous les possibles en ce qui concerne l’avenir de la toile!

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Nouvelles technologies: peut-on échapper à l’emprise américaine ? https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/30/nouvelles-technologies-peut-on-echapper-a-lemprise-americaine%c2%a0/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/30/nouvelles-technologies-peut-on-echapper-a-lemprise-americaine%c2%a0/#comments Fri, 30 Dec 2011 15:47:05 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2551 L'article Nouvelles technologies: peut-on échapper à l’emprise américaine ? a été publié sur Révolte Numérique

Contacté par une journaliste du site de débat Newsring (lancé sous la direction éditoriale de Frédéric Taddeï) pour participer à un sujet sur « Nouvelles technologies : peut-on échapper à l’emprise américaine ? », je me suis plié à l’exercice. C’est à partir de l’annonce du retrait de Dassault du projet de … Lire la suite

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L'article Nouvelles technologies: peut-on échapper à l’emprise américaine ? a été publié sur Révolte Numérique

Contacté par une journaliste du site de débat Newsring (lancé sous la direction éditoriale de Frédéric Taddeï) pour participer à un sujet sur « Nouvelles technologies : peut-on échapper à l’emprise américaine ? », je me suis plié à l’exercice.
C’est à partir de l’annonce du retrait de Dassault du projet de Cloud computing « à la française » que la journaliste s’est posé la question de la possibilité pour la France de développer son indépendance face à des services majoritairement américains.
Le débat et sa présentation sont disponibles à cette adresse.

Le point de vue développé ici s’attardera davantage à se demander s’il est possible d’échapper à l’emprise des États et des entreprises qui font fortune sur la surveillance des communications.

Il est coutume de dire qu’internet n’a pas de centre, et c’est vrai. En tant que réseau de réseaux décentralisé, il est en théorie conçu pour pouvoir fonctionner quelles qu’en soient les parties amputées. Mais il est aussi fréquent d’entendre que s’il devait y en avoir un, il serait aux États-Unis.

Avec le développement de la toile, de nombreuses entreprises américaines ont acquis un statut dominant voire quasi monopolistique dans certains domaines. Plus de neuf français sur dix utilisent des logiciels Microsoft et surfent sur le net grâce à Google, et près d’un sur trois a un profil Facebook.

Lorsque l’on parle de stockage des données en ligne (cloud computing), cela pose de façon évidente la question de la conservation et de la concentration des informations, et interroge sur le cadre juridique duquel elles dépendent.

Cette concentration pose problème dans plusieurs domaines :

La confidentialité des données

Concernant la confidentialité des données, et le respect à la vie privée, la constitution de supers bases de données contenant des quantités parfois astronomiques de détails sur nos habitudes de navigation, nos goûts, nos achats, nos symptômes, nos préoccupations, nos désirs etc., pose de sérieux problèmes.
Pour prendre le cas Google, il a été le premier groupe à dépasser le milliard de visiteurs uniques en mai dernier (selon comScore), et Youtube (appartenant à Google) annonce ce mois-ci les mille milliards de vidéos vues en 2011. Chacune de ces visites est l’occasion pour l’entreprise de peaufiner le profil des utilisateurs en fonction de leurs comportements.

La question du droit de l’information

À qui appartiennent les informations publiées par les internautes ? Dans le cas de Facebook par exemple, nous savons que les données « confiées » peuvent être réutilisées dans un cadre publicitaire notamment, et sont à la disposition de l’entreprise, même après suppression du compte (voir l’affaire de l’étudiant autrichien Max Schrems qui a reçu plus de 1200 pages d’informations sur sa personne après 3 ans d’utilisation du réseau et un compte soi disant supprimé).

Le rapport à la justice

C’est également vis à vis de la justice qu’il faut s’interroger, et plus particulièrement de l’État. C’est suite à des « révélations » de Gordon Frazer (directeur général de Microsoft) que la question du Patriot Act a refait surface sur le net. Rédigé suite aux attentats du 11 septembre 2001, le texte impose à toute entreprise américaine de fournir les renseignements dont elle dispose si l’État en fait la demande. Étant dans cette situation, Microsoft a, à l’occasion de la prise de parole de son responsable, avoué avoir déjà été en situation de répondre à cette exigence patriotique. C’est quasiment dans la foulée que le géant Google avait également confirmé avoir fait de même.

Il convient de préciser que le Patriot Act concerne toutes les entreprises américaines, qu’elles soient basées sur le sol américain ou non. Les serveurs de Google en Europe sont par exemple concernés, et toutes les données qu’ils renferment sont donc potentiellement réquisitionnables par les autorités d’outre-Atlantique.

C’est alors que se repose la question de la concentration des données. Avec 900 000 serveurs estimés dans le monde, une utilisation particulièrement élevée de son moteur de recherche en France, et une omniprésence de Google Analytics qui permet d’afficher des statistiques de fréquentation 1 2, Google prend l’allure d’une pieuvre menaçante tant pour la sécurité des internautes que pour celle des entreprises.

Le contrôle du réseau

L’intégrité du réseau ainsi que la garantie d’une circulation libre des contenus dépendent également, du fait de la main mise des entreprises américaines sur le web, du droit états-unien. L’actualité récente braque les projecteurs vers la chambre des représentants et le sénat américains, lesquels discutent deux projets de loi très similaires: Stop Online Piracy Act (SOPA) et Protect IP Act (PIPA). Ces deux Patriot Acts numériques visent à mettre en place des systèmes de contrôle et de censure d’internet dignes des plus grandes dictatures mondiales, et ce afin de préserver les seuls intérêts des ayants droit des industries culturelles américaines. Le passage de tels projets affecterait sans nul doute la totalité de la toile puisque qu’une grande partie des sites en ligne dépendront de ces textes.

Un cloud à la française ?

Cette situation de dépendance à l’égard du droit américain amène divers projets, dont Andromède, présenté comme un cloud à la française, à destination de l’e-administration, puis éventuellement des entreprises de l’hexagone.

Plutôt que de se concentrer directement sur l’administration et les entreprises, il me semble important d’aborder la question de façon plus large, dans le rapport à l’utilisateur en général.

En ce qui concerne la sécurité des données, il conviendrait de désigner clairement celui dont on souhaite se protéger. S’il s’agit de l’État, il n’y a nul doute pour dire que l’État Français ne se montre pas plus vertueux que son homologue américain, en témoignent l’adoption de la très répressive Loppsi II, la troisième position acquise par la France en tant que pays demandant à Google de dévoiler des informations sur ses utilisateurs (octobre 2011), ou encore son implication présumée dans l’affaire d’espionnage d’Amesys (voir ci-dessous).

Mais avec qui ?

Les partenaires associés au projet Andromède laissent perplexes les internautes qui auront rapidement mis le nez dans les questions de sécurité : Orange, Thales et Dassault (qui s’est retiré du projet en décembre).

France Télécom (qui possède la marque Orange), s’est illustré (bien que cela n’ait fait grand bruit), de façon indirecte dans l’affaire Amesys. En effet, l’entreprise possède de nombreuses actions chez Bull, dont Amesys est une filiale.
Cette dernière a été, suite à des révélation des sites Owni, Reflets.info, Wikileaks et le Wall Street Journal, accusée d’avoir vendu au régime de Kadhafi des armes numériques permettant la surveillance du réseau et des dissidents libyens , ainsi que des communications téléphoniques et satellites.

Thales a également été répertoriée par Wikileaks dans les Spy Files, comme étant l’une des entreprises françaises développant des outils de monitoring de masse sur les réseaux téléphoniques et internet.

Orange, c’est également l’annonce d’un bridage du net à 100 MO pour la fibre (et donc techniquement une remise en cause de l’illimité), ainsi que la volonté de développer le DPI (Deep Packet Inspection), la même technologie d’analyse des flux utilisée par Amesys en Libye, pour des usages courants. Parmi les dernières propositions, on notera la possibilité de faire analyser tout son trafic par Orange afin de pouvoir recevoir des publicités plus ciblées (c’est tout de même grandiose!).
Nombreux sont également ceux qui s’interrogent sur son respect de la neutralité du net, notamment en tant que propriétaire du portail Dailymotion. L’entreprise est en effet suspectée de brider le trafic à destination de son concurrent Youtube.

On ne présente plus non plus Dassault pour ce qui est de la construction et la vente d’armes et de matériel de guerre, pour ses relations commerciales avec Amesys, Thales ou d’autres, et sa complicité par la vente d’armes avec la dictature de Kadhafi.

Bref, on pourrait se demander ce qu’il y aurait à gagner à confier la gestion de nos données et leur sécurisation à de tels énergumènes.

Saucisson pinard ou autonomie ?

Parler de l’information sur le net, au-delà même du cloud (à la française ou non), pose donc un certain nombre de questions qui n’ont finalement pas toujours grand chose à voir avec des problématiques liées à la souveraineté nationale.
Il convient en effet de resituer les contextes d’énonciation : si l’État français peut chercher à gagner en indépendance grâce à Andromède, il n’en reste pas moins extrêmement conciliant (et d’avantage encore : voir l’inauguration des bureaux parisiens de Google par Nicolas Sarkozy) avec une entreprise comme Google, qui évite pourtant sciemment la fiscalité française en se basant en Irlande.
Son indépendance vis à vis de la juridiction américaine, notamment dans le domaine de la sécurité nationale ne semble représenter que peu d’intérêt pour l’internaute moyen, étant données les pratiques auxquelles il semble s’adonner sur son propre territoire ou dans les pays du Maghreb et du Moyen-Orient.

D’autre part, on va de ce fait observer une fuite des militants vers les États-Unis pour échapper à la surveillance et la censure française, comme ce fut le cas pour le site Copwatch Nord Île-de-France par exemple. Pour ces activistes, être « autonome » (hébergé) en France ne signifie pas pour autant liberté.

Héberger ses données à distance amène enfin à prendre en compte d’abord la question du chiffrement, afin de garantir une confidentialité à minima de ce qui est entreposé sur des serveurs tiers, mais aussi celle des outils secondaires qui peuvent être utilisés. Gardons en tête l’exemple de Google Analytics, lequel fait office de véritable cheval de Troie sondant pour le géant de Mountain View, une bonne partie des visites de sites sur la toile.

Finalement, ne serait-ce pas l’occasion de réhabiliter dans certains cas le principe l’auto-hébergement et l’hébergement coopératif, probablement l’une des pratiques la plus en phase avec l’écologie du net ?

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Conférence Deep Packet Inspection à l’Assemblée Nationale https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/23/conference-deep-packet-inspection-a-l%e2%80%99assemblee-nationale/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/23/conference-deep-packet-inspection-a-l%e2%80%99assemblee-nationale/#respond Fri, 23 Dec 2011 01:13:50 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2506 L'article Conférence Deep Packet Inspection à l’Assemblée Nationale a été publié sur Révolte Numérique

Pour celles et ceux qui ont un peu de temps, et qui souhaitent revenir sur l’affaire Amesys et celles qui y sont liées, cette rencontre à l’Assemblée Nationale avec Christian Paul (Député PS), Olivier Laurelli (Reflets.info), Jean-Marc Manach (Owni.fr), Antoine Champagne « Kitetoa » (Reflets.info), Jean-Marc Salmon (Owni.fr), Olivier Tesquet (Télérama), est … Lire la suite

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Pour celles et ceux qui ont un peu de temps, et qui souhaitent revenir sur l’affaire Amesys et celles qui y sont liées, cette rencontre à l’Assemblée Nationale avec Christian Paul (Député PS), Olivier Laurelli (Reflets.info), Jean-Marc Manach (Owni.fr), Antoine Champagne « Kitetoa » (Reflets.info), Jean-Marc Salmon (Owni.fr), Olivier Tesquet (Télérama), est faite pour vous!


Durée: 1h56

Transcription écrite
Conférence Deep Packet Inspection à l’Assemblée Nationale

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ACTA est prêt à être signé par l’Europe https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/20/acta-est-pret-a-etre-signe-par-leurope/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/20/acta-est-pret-a-etre-signe-par-leurope/#comments Tue, 20 Dec 2011 01:43:42 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2391 L'article ACTA est prêt à être signé par l’Europe a été publié sur Révolte Numérique

L’accord commercial anti-contrefaçon (ACTA), l’un des projets internationaux les plus dangereux pour l’internet libre, a reçu l’approbation du Conseil de l’Union Européenne en fin de semaine dernière. Toujours à l’aide de pratiques opaques, et refusant tout débat démocratique sur le sujet, c’est à la 41e (et dernière) page du rapport … Lire la suite

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L'article ACTA est prêt à être signé par l’Europe a été publié sur Révolte Numérique

L’accord commercial anti-contrefaçon (ACTA), l’un des projets internationaux les plus dangereux pour l’internet libre, a reçu l’approbation du Conseil de l’Union Européenne en fin de semaine dernière.

Toujours à l’aide de pratiques opaques, et refusant tout débat démocratique sur le sujet, c’est à la 41e (et dernière) page du rapport du Conseil des Ministres de l’agriculture et de la pêche, que l’autorisation de signer le traité a été annoncée par nos « représentant-e-s ».

« Le Conseil a adopté une décision autorisant la signature de l’accord commercial anti-contrefaçon (ACTA) avec l’Australie, le Canada, le Japon, la République de Corée, Maroc, Mexique, Nouvelle-Zélande, Singapour, la Suisse et les États-Unis.
ACTA vise à établir un cadre international pour améliorer l’application des lois des droits de propriété intellectuelle et de créer des normes internationales améliorées pour des actions contre les grandes violations de la propriété intellectuelle. 
Les négociations ont été conclues en Novembre 2010. »

Ce n’est pas la première fois que ce genre de procédé est utilisé par les institutions européennes pour faire passer dans « l’indifférence » certains textes, comme cela s’est déjà produit avec une proposition sur les brevets logiciels en 2005.

Au niveau international, ACTA avait lui-même été négocié dans le secret jusqu’à ce que des documents ne soient révélés par Wikileaks en 2008.

ACTA devra à présent passer par un vote du Parlement Européen et une vérification de la Cour de Justice avant la signature finale. La mobilisation est donc plus que jamais nécessaire!

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Amesys: ne dites pas espionnage mais lutte contre la pédophilie! https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/10/amesys-ne-dites-pas-espionnage-mais-lutte-contre-la-pedophilie/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/10/amesys-ne-dites-pas-espionnage-mais-lutte-contre-la-pedophilie/#respond Fri, 09 Dec 2011 23:58:03 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2262 L'article Amesys: ne dites pas espionnage mais lutte contre la pédophilie! a été publié sur Révolte Numérique

En début de semaine, Bruno Samtmann, le directeur commercial de l’entreprise française Amesys, filiale de Bull, désormais célèbre pour avoir vendu à Kadhafi des systèmes de surveillance de la population, s’est enfin exprimé sur le sujet auprès de journalistes de France 2. On ne les avait pas encore entendus depuis … Lire la suite

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L'article Amesys: ne dites pas espionnage mais lutte contre la pédophilie! a été publié sur Révolte Numérique

En début de semaine, Bruno Samtmann, le directeur commercial de l’entreprise française Amesys, filiale de Bull, désormais célèbre pour avoir vendu à Kadhafi des systèmes de surveillance de la population, s’est enfin exprimé sur le sujet auprès de journalistes de France 2.

On ne les avait pas encore entendus depuis les premières fuites il y a 3 – 4 mois, mais il faut croire que les documents publiés par Wikileaks ont fait déborder le vase…

Nous apprenons donc enfin que Eagle, le système vendu à la dictature libyenne, était en fait destiné à la traque des pédophiles, des terroristes et des narco-trafiquants!

De plus, les listes d’opposants qui étaient à l’intérieur même des manuels d’utilisation ont été selon lui rajoutées par les libyens. Il ajoute que ce ne sont soi-disant pas des opposants qui ont été observés, mais des pédophiles… xD

Grosso modo, si on prend en compte qu’une bonne partie des personnes qui étaient exilées et sous surveillance, occupent aujourd’hui des fonctions officielles en Libye, on se dit que ça fait un beau gouvernement de pédophiles quand même! (et après ça y’en a qui critiquent encore l’église catholique!)

Leçon de mauvaise foi donc:

Cliquez pour visionner (lien Vimeo)

Pour celles et ceux qui apprécient particulièrement cet exercice de la langue, voir le collègue de chez Qosmo qui tient bien la route aussi!

 

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La France arme les dictatures pour la surveillance du net https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/03/comment-la-france-arme-t-elle-les-dictatures-pour-la-surveillance-dinternet/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/03/comment-la-france-arme-t-elle-les-dictatures-pour-la-surveillance-dinternet/#respond Sat, 03 Dec 2011 22:47:34 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2216 L'article La France arme les dictatures pour la surveillance du net a été publié sur Révolte Numérique

Suite aux révélations de Wikileaks cette semaine, mais également à l’excellent travail mené par Owni ou encore des sites comme reflet.info, j’ai pensé qu’il serait intéressant de reposter ces vidéos sur l’implication de la France dans cette affaire. La première revient avec un journaliste de Owni sur l’implication de Amesys, … Lire la suite

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L'article La France arme les dictatures pour la surveillance du net a été publié sur Révolte Numérique

Suite aux révélations de Wikileaks cette semaine, mais également à l’excellent travail mené par Owni ou encore des sites comme reflet.info, j’ai pensé qu’il serait intéressant de reposter ces vidéos sur l’implication de la France dans cette affaire.

La première revient avec un journaliste de Owni sur l’implication de Amesys, entreprise française, dans la surveillance du peuple libyen. Sont également évoquées, les questions qui se posent vis à vis de la responsabilité de l’État français dans cette affaire, qui lui même est actionnaire de Bull, l’entreprise mère, mais aussi de l’utilisation de ces technologies en France.

La seconde met en scène le patron de Qosmos, l’une des entreprises françaises pointées par Wikileaks comme développant des technologies de surveillance. Même si c’est un peu long, ça vaut le détour: il est pas très à l’aise pépère! 😀


Aller voir le site

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Wikileaks publie une carte du monde de la surveillance numérique https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/01/wikileaks-publie-une-carte-du-monde-de-la-surveillance-numerique/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/01/wikileaks-publie-une-carte-du-monde-de-la-surveillance-numerique/#comments Thu, 01 Dec 2011 18:23:34 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2030 L'article Wikileaks publie une carte du monde de la surveillance numérique a été publié sur Révolte Numérique

Wikileaks, OWNI et d’autres organismes de presse ont effectué un sérieux travail de recensement des entreprises participant à la surveillance du réseau au niveau mondial, et nous proposent une carte interactive. De nombreux documents originaux (près de 1100) sont une fois encore mis à disposition du grand public. Les outils … Lire la suite

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L'article Wikileaks publie une carte du monde de la surveillance numérique a été publié sur Révolte Numérique

Wikileaks, OWNI et d’autres organismes de presse ont effectué un sérieux travail de recensement des entreprises participant à la surveillance du réseau au niveau mondial, et nous proposent une carte interactive.
De nombreux documents originaux (près de 1100) sont une fois encore mis à disposition du grand public.

Les outils de surveillance utilisés par ces entreprises provenant en grande majorité de démocraties occidentales sont rangés en  5 catégories:

  • Les systèmes de surveillance d’Internet (Internet monitoring)
  • Les outils de pénétration ou chevaux de Troie (Trojan)
  • Les systèmes d’écoutes téléphoniques (Phone monitoring)
  • Les outils de captation et d’analyse de la voix (Speech analysis)
  • Les systèmes d’interception des SMS (SMS monitoring)
  • Les outils de géolocalisation (GPS Tracking).

On remarque une fois de plus que la France n’est pas en reste, notamment « grâce » au travail de l’entreprise Amesys, filiale de Bull dont l’État est actionnaire à 5%, et qui s’est largement illustrée de par sa collaboration avec le régime de Kadhafi.

Rappelons également que la France s’était équipée des mêmes outils de surveillance de masse pour son propre territoire, et que nous apprenions il y a peu que le Maroc fait également partie des clients de la boîte…

Lecture du dossier du site OWNI fortement conseillée!
– Internet massivement surveillé
– Des réfugiés sur écoute
– La carte d’un monde espionné
– Dossier de presse Scoop it

Cliquez pour accéder au site

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Infographie: histoire d’Anonymous et du mouvement hacker https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/11/29/infographie-histoire-danonymous-et-du-mouvement-hacker/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/11/29/infographie-histoire-danonymous-et-du-mouvement-hacker/#respond Mon, 28 Nov 2011 23:38:53 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=1940 L'article Infographie: histoire d’Anonymous et du mouvement hacker a été publié sur Révolte Numérique

Le hacking est un sujet encore peu abordé sur ce site. C’est par le biais des très médiatisés Anonymous, lesquels se sont fait connaître notamment avec la lutte contre la scientologie, mais plus encore avec leur soutien aux révolutions du printemps arabe, que le grand public s’est familiarisé avec les hackers … Lire la suite

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L'article Infographie: histoire d’Anonymous et du mouvement hacker a été publié sur Révolte Numérique

Le hacking est un sujet encore peu abordé sur ce site. C’est par le biais des très médiatisés Anonymous, lesquels se sont fait connaître notamment avec la lutte contre la scientologie, mais plus encore avec leur soutien aux révolutions du printemps arabe, que le grand public s’est familiarisé avec les hackers (je ne parle évidemment pas des méchants voleurs de codes de cartes bleues 😉 ).

Ayant annoncé leur prochaine action pour le 17 décembre, date de commémoration de la mort de Mohammed Bouazizi, donnant lieu au lancement de la révolution Tunisienne, et jour des 24 ans de Bradley Manning, toujours en prison pour avoir transmis des documents secrets à Wikileaks, voici l’occasion de revenir sur 70 ans de bidouillages, en tous genres grâce à une infographie de Martin Wolf (en licence CC BY-ND 3.0).

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