web libre – Révolte Numérique https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org Pour l'autodéfense numérique Sat, 25 Jul 2015 12:41:36 +0000 fr-FR hourly 1 Documentaire: Une contre histoire de l’Internet https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/05/19/documentaire-une-contre-histoire-de-linternet/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/05/19/documentaire-une-contre-histoire-de-linternet/#comments Sun, 19 May 2013 13:24:42 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4217 L'article Documentaire: Une contre histoire de l’Internet a été publié sur Révolte Numérique

Au cas où certains n’auraient pas encore eu l’occasion de le visionner sur Arte, voici l’excellent documentaire Une contre histoire de l’Internet. Sylvain Bergère et Jean-Marc Manach y proposent proposent un tour d’horizon de l’internet d’en bas, celui que nous participons tous à façonner. Ici, point de baratinage sur la … Lire la suite

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L'article Documentaire: Une contre histoire de l’Internet a été publié sur Révolte Numérique

world_net

Au cas où certains n’auraient pas encore eu l’occasion de le visionner sur Arte, voici l’excellent documentaire Une contre histoire de l’Internet. Sylvain Bergère et Jean-Marc Manach y proposent proposent un tour d’horizon de l’internet d’en bas, celui que nous participons tous à façonner. Ici, point de baratinage sur la mystique de Steve Jobs ou l’universalisme des patrons de Google. On parle pionniers du net, logiciel libre, hackers etc.

L’Histoire et les grands enjeux du réseau sont exposés intelligemment et avec un discours clairement militant: il faut préserver l’internet libre tel qu’il était à ses débuts. Comprendre cette nécessité passe donc par un exposé critique des discours matraqués et trop convenus au sujet su réseau mondial: la menace « pédo-nazi », la place de la propriété intellectuelle, le contrôle et la censure du réseau…

Ce documentaire est donc un excellent outil de « remise à niveau » pour tous ceux qui auraient suivi d’une oreille distraite (voire bouchée), les grands débats sur la liberté du réseau.

À consommer sans modération!


Note: voir aussi le site participatif associé lancé par Arte: http://lesinternets.arte.tv/

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Remplacez le Google Play Store par FDroid https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/02/11/remplacez-le-google-play-store-par-fdroid/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/02/11/remplacez-le-google-play-store-par-fdroid/#comments Mon, 11 Feb 2013 22:22:38 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4036 L'article Remplacez le Google Play Store par FDroid a été publié sur Révolte Numérique

Gros cas de conscience quand on arrive sous Android et qu’on est Googlophobe: reste t-on en autarcie avec les seules applications natives, ou crée t-on un compte Google avec l’adresse Gmail qui va avec, la récolte des données de votre téléphone, et l’un des derniers bastions de votre intimité livré … Lire la suite

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L'article Remplacez le Google Play Store par FDroid a été publié sur Révolte Numérique

fdroid

Gros cas de conscience quand on arrive sous Android et qu’on est Googlophobe: reste t-on en autarcie avec les seules applications natives, ou crée t-on un compte Google avec l’adresse Gmail qui va avec, la récolte des données de votre téléphone, et l’un des derniers bastions de votre intimité livré au géant du profilage commercial? En attendant une éventuelle alternative crédible du côté d’Ubuntu Phone, ne baissons pas les bras, FDroid est là!

FDroid, c’est un dépôt et une application qui propose tout un tas de logiciels libres pour Android. Cela peut donc remplacer (ou compléter, c’est selon), le Google Play Store. Ce dépôt présente de nombreux avantages par rapport à celui de la firme de Mountain View.

C’est d’la bonne!

Premièrement, FDroid ne propose que des applications libres. Et alors? Une application sous licence libre, c’est faire le choix de l’éthique et de la sécurité. Un choix éthique parce que les applis sont bien souvent développées en collaboration, et qu’elles participent à l’enrichissement du bien commun numérique face au tout propriétaire et au dogme du brevet. La question de la sécurité vient rapidement car la philosophie du libre pousse bien souvent les développeurs et les utilisateurs à refuser les logiques de récolte des données personnelles et de profilage. FDroid vous proposera donc pour les applications ne respectant pas ces principes, d’assurer un filtrage au préalable:

  • Filtrages pour les applications qui contiennent des publicités,
  • qui épient et rapportent votre activité,
  • qui promeuvent des extensions privatives (non libres),
  • qui promeuvent des réseaux privateurs,
  • qui dépendent d’autres applications non libres.

Enfin, l’ouverture du code source, le développement et l’utilisation dans un esprit collaboratif sont également de plus grandes garanties d’une inspection et d’une réparation rapide des éventuelles failles de sécurité. Que des choses à y gagner donc!

J’ai pas mon CAP astronaute… Je peux l’installer?

Il n’y a vraiment rien de particulièrement difficile à installer tout ça. Tout d’abord, rendez-vous sur http://f-droid.org/. Vous cliquez sur ssl download et l’appli se télécharge. Android vous demandera si vous souhaitez autoriser l’installation d’applications issues de sources inconnues. Acceptez. Si ce n’est pas le cas, allez dans « Paramètres » / « Sécurité » et cochez la case.
Ayé c’est fini. Trop forts les gars! (et les filles) 😉

Il n’y aura plus qu’à lancer l’application FDroid et picorer dans la liste. Vous constaterez également que pour chaque application, la licence sera précisée (ce qui est loin d’être le cas sur le Play Store!).

Petite astuce supplémentaire: il est possible d’étoffer un peu la liste en ajoutant le dépôt orienté sécurité et vie privée de Guardian Project. Pour cela, rendez-vous dans « Gestion des dépôts » / « Nouveau dépôt », et ajoutez https://guardianproject.info/repo/.
Vous y trouverez notamment Orbot, l’équivalent de Tor pour Android!

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Creative Commons fête ses 10 ans! https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/12/19/creative-commons-fete-ses-10-ans/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/12/19/creative-commons-fete-ses-10-ans/#respond Wed, 19 Dec 2012 13:42:31 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3999 L'article Creative Commons fête ses 10 ans! a été publié sur Révolte Numérique

Ça y est, voici 10 ans que les licences Creative Commons ont été créées, et qu’elles popularisent auprès du grand public la philosophie du libre. Simples d’utilisation et compréhensibles par tous, elles proposent une alternative à un droit d’auteur restrictif entravant les possibilités de partage de la culture et des … Lire la suite

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L'article Creative Commons fête ses 10 ans! a été publié sur Révolte Numérique

cc

Ça y est, voici 10 ans que les licences Creative Commons ont été créées, et qu’elles popularisent auprès du grand public la philosophie du libre. Simples d’utilisation et compréhensibles par tous, elles proposent une alternative à un droit d’auteur restrictif entravant les possibilités de partage de la culture et des connaissances…

Pour rappel, 4 attributs permettent de personnaliser la licence de ses créations selon ses besoins (note: les attributs NC et ND sont généralement considérés comme non libres):

  • BY: Attribution : Obligation de citer le nom de l’auteur du travail original
  • NC: Non Commercial : Pas d’utilisation dans un cadre commercial
  • ND: No derivative works : Pas de modification de l’œuvre possible
  • SA: Share alike : Obligation de repartager l’œuvre sous une licence identique

Parmi les célèbres initiatives ayant porté ce type de licences, on pourra citer l’encyclopédie libre Wikipédia. Le contenu textuel de Révolte Numérique est lui même sous licence CC-By-Sa (sauf mention contraire).

ccSource: Owni

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Qu’est-ce que l’effet Streisand? (infographie + vidéo) https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/30/quest-ce-leffet-streisand-infographie/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/30/quest-ce-leffet-streisand-infographie/#comments Mon, 30 Jul 2012 12:47:03 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3884 L'article Qu’est-ce que l’effet Streisand? (infographie + vidéo) a été publié sur Révolte Numérique

Peut-être en avez-vous entendu parler, l’effet Streisand est l’un des phénomènes les plus caractéristiques d’Internet, et une arme précieuse face à la censure. Tout commença en 2003 lorsque suite à la prise d’une photographie aérienne de sa maison et à sa mise en ligne sur pictopia.com, Barbara Streisand se rendit … Lire la suite

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L'article Qu’est-ce que l’effet Streisand? (infographie + vidéo) a été publié sur Révolte Numérique

Peut-être en avez-vous entendu parler, l’effet Streisand est l’un des phénomènes les plus caractéristiques d’Internet, et une arme précieuse face à la censure.

Tout commença en 2003 lorsque suite à la prise d’une photographie aérienne de sa maison et à sa mise en ligne sur pictopia.com, Barbara Streisand se rendit devant les tribunaux reprochant une atteinte à la vie privée. Elle perd l’affaire, et le site enregistre 420 000 vues du cliché dans les jours qui suivent le procès.

L’idée est donc simple: mieux vaut censurer en silence (et même ne pas censurer du tout! 🙂 ), car au moindre esclandre, il suffira d’un tiers pour lancer la machine: diffusion et copie de l’information menacée, laquelle pourra être dupliquée une infinité de fois, jusqu’à rendre l’acte de censure inutile. Mieux, c’est parce qu’il y a eu censure que les communautés se sont mobilisées. Le contenu qui, laissé en ligne, aurait pu rester quasi anonyme, devient alors un symbole de la résistance face à la censure. C’est pour cela qu’on parle également d’effet flamby (aucun lien avec notre président): plus on tape fort, plus ça gicle de partout et il devient difficile de « nettoyer » les morceaux éparpillés. Quand ça fonctionne, c’est donc plutôt #fail pour les censeurs!

Dans les initiatives intéressantes que l’on trouve en ce moment, on pourra citer streisand.me de Telecomix ainsi que le projet autoblog, lesquelles organisent la pratique du mirroring, soit la création de mirroirs (de copies) de sites qui pourraient être menacés. Les derniers exemples célèbres de sites ayant bénéficié de cette pratique sont ceux de Wikileaks et Copwatch.

Benjamin Bayart explique l’effet flamby:


« L’effet flamby » by lemondefr

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PirateBox: la liberté à portée de main? https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/03/09/la-piratebox-a-portee-de-tous/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/03/09/la-piratebox-a-portee-de-tous/#comments Fri, 09 Mar 2012 01:45:15 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3143 L'article PirateBox: la liberté à portée de main? a été publié sur Révolte Numérique

Certains en ont peut-être déjà entendu parler, mais la PirateBox est le genre de projets que l’on croise habituellement dans les milieux hackers (non, pas les cyclopes mangeurs d’enfants… pas ceux-là). Grâce à ce type d’outil, il devient possible de créer de mini réseaux entre ordinateurs, et donc d’échanger de … Lire la suite

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L'article PirateBox: la liberté à portée de main? a été publié sur Révolte Numérique

Certains en ont peut-être déjà entendu parler, mais la PirateBox est le genre de projets que l’on croise habituellement dans les milieux hackers (non, pas les cyclopes mangeurs d’enfants… pas ceux-là). Grâce à ce type d’outil, il devient possible de créer de mini réseaux entre ordinateurs, et donc d’échanger de l’information entre pairs et en tout anonymat.

C’est David Darts, un professeur à la Steinhardt School de New York qui semble avoir développé le concept. Concrètement, il s’agit d’un petit routeur sur lequel les ordinateurs (portables, smartphones, tablettes…), vont pouvoir se connecter en wifi. Cela étant fait, les utilisateurs auront la possibilité de déposer ou télécharger toutes sortes de fichiers, lesquels seront stockés sur la clé USB branchée au routeur.

Vous pouvez lâcher les soirées troc de fringues, place aux soirées geeks!

Vers de nouveaux réseaux libres?

Légitimement, on pourra se demander à quoi peut bien servir un tel machin alors qu’existe une chose comme internet. Et bien ce type de projet arrive comme un appel d’air à l’heure ou internet subit les violentes attaques des industries du divertissement, notamment avec ACTA. Les États aussi ne cessent de renforcer la surveillance et la censure en imposant des lois comme le Patriot Act, lequel permet au gouvernement américain de saisir n’importe quelle information qui passe par un prestataire du net, ou comme en France avec la loi de sécurité quotidienne (LSQ), qui oblige les FAI (Fournisseurs d’Accès à Internet) à conserver les données de tous les utilisateurs sur une période d’un an, pour les remettre aux forces de l’ordre en cas de demande (cela a été par la suite élargi aux réseaux sociaux, hébergeurs mails…).

Le net et son projet de liberté sont aujourd’hui de plus en plus dénaturés par la volonté des grandes entreprises du numérique de toujours tracker davantage les utilisateurs, de les géolocaliser, d’en faire un profil, de prévoir leurs comportements, de leur proposer des publicités ciblées pour les pousser à la consommation etc.

Pour les Google, Apple, Facebook, Twitter, et autres géants de la toile, c’est par la concentration des données qu’il est possible de tout connaître des utilisateurs, et non pas par l’échange décentralisé entre pairs (Peer to Peer), ni l’échange local, ou encore l’auto-hébergement. Mangez Google le matin, le midi et le soir qu’ils disent!

L’esprit de partage

L’intérêt de la PirateBox est donc de pouvoir recréer des espace de liberté et d’autonomie, en dehors du contrôle des États et des grandes entreprises du net. Utiliser une PirateBox, c’est reprendre le droit d’échanger, de communiquer, sans nécessairement laisser des traces, sans apparaître dans quelques bases de données hors de notre contrôle, ou encore sans craindre que la loi Hadopi nous tombe sur le dos pour des raisons plus ou moins fondées et légitimes.

En tant qu’outil de « pirates », c’est aussi l’esprit du libre qui est mis en avant, celui du copyleft, du bien commun. C’est ce que promeut Jean Debaecker, un professeur de l’université de Lille 3 dans le nord de la France, et qui lance dans la métropole « la première PirateBox lilloise, […] pour partager librement des données libres », et propose sur son site un tutoriel en français pour permettre à chancunE de monter la sienne.
Il est aujourd’hui possible de se procurer ce micro-routeur TP-LINK TL-MR3020 pour une somme de 30 à 40 €.

On ne peut qu’espérer que le projet fera contagion dans les autres villes de France, et qu’à l’image des radios pirates il y a quelques décennies, la culture et le partage puissent enfin reprendre leurs droits.

PBox : 1e PirateBox de Lille from Jean Debaecker

Liens utiles:

Le wiki de David Darts
Le site de la PirateBox lilloise

Sur les traces de la PirateBox (Owni)
Surfez sans entraves (Le Monde)

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Anonymous appelle à manifester contre ACTA le 28/01 https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/25/anonymous-appelle-a-manifester-contre-acta-le-2801/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/25/anonymous-appelle-a-manifester-contre-acta-le-2801/#comments Wed, 25 Jan 2012 20:21:45 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2891 L'article Anonymous appelle à manifester contre ACTA le 28/01 a été publié sur Révolte Numérique

Édit: près de 3000 vues pour cet article, c’est pas dans les habitudes d’un modeste blog comme le mien… Il faut croire que la révolte numérique approche! 😉 Dans la foulée des nombreuses opérations menées depuis la fermeture de Megaupload la semaine dernière, le mouvement hacktiviste Anonymous appelle ses « membres » … Lire la suite

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L'article Anonymous appelle à manifester contre ACTA le 28/01 a été publié sur Révolte Numérique

Édit: près de 3000 vues pour cet article, c’est pas dans les habitudes d’un modeste blog comme le mien… Il faut croire que la révolte numérique approche! 😉

Dans la foulée des nombreuses opérations menées depuis la fermeture de Megaupload la semaine dernière, le mouvement hacktiviste Anonymous appelle ses « membres » et ses sympathisants à quitter les claviers et à descendre dans la rue pour protester contre ACTA et pour un Internet libre. Des manifestations devraient avoir lieu en France.

C’est plutôt bien joué de la part du collectif qui profite ainsi de l’énorme mobilisation internationale contre SOPA et PIPA, ainsi que de celle qui commence aux États-Unis contre ACTA. La fermeture par le FBI de Megaupload semble avoir indigné pas mal de personnes, et fait prendre conscience que la liberté sur le réseau n’est pas si garantie, surtout si on ne la défend pas.

Rappelons que l’annonce par le gouvernement polonais hier, de son souhait de ratifier le traité ACTA, a entraîné une manifestations de 2000 personnes en protestation.

Cet appel international semble se décliner dans 37 villes de France si on en croit le profil Facebook mettant l’initiative en avant.

Reste à voir dans quelle mesure les mécontentements se traduiront en actions, et sans ordinateurs cette fois!

Lien vers l’appel vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=DlSRmi8G6gY#

La liste des villes se trouve sous la vidéo, ainsi que les pages Facebook associées.

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Contenu de l’appel:

Appel à la mobilisation mondiale le 28 janvier pour défendre la liberté d’internet.

ACTA (Accord Commercial Anti Contrefaçon), un accord qui menace la liberté d’internet. Cet accord vise officiellement à protéger la propriété intellectuelle au niveau international. Jusque là tout va bien.. Mais le terme de « propriété intellectuelle » est volontairement flou. Il peut désigner des marques, idées ou informations. ACTA devrait donc s’attaquer à l’imitation de quelque chose soumis au droit d’auteur. Il suffira d’échanger une information copyrightée pour voir son accès internet supprimé et écoper de poursuites judiciaires.

Afin de vérifier que vous n’échangez aucun contenu soumis au droit d’auteur, ACTA va renforcer la surveillance. Les fournisseurs d’accès à internet devront vérifier toutes les données envoyées et reçues sur votre ordinateur. Il suffira de citer un article de presse dans un email ou d’envoyer un extrait de musique pour être pris la main dans le sac. Les informations seront alors envoyées à leur auteur et vous pourrez écoper à leur demande d’une amende ou d’une peine de prison.

L’accord ne profite qu’à une fraction d’industriels tels que les compagnies RIAA et MPAA (associations interprofessionnelles qui défendent les intérêts de l’industrie du disque et du cinéma). ACTA est la conséquence de leurs actions de lobbying auprès des gouvernements.

A nouveau la démocratie est bafouée et ce sont des accords liberticides pour internet qui pourraient nous être imposés par des personnes non élues. Cette censure pourrait de plus permettre de supprimer des informations gênantes comme c’est déjà le cas dans certains pays où l’on bloque l’accès à certains contenus, mots clés ou sites internet.

La seule solution c’est la mobilisation de toutes et tous dans les rassemblements prévus le samedi 28 janvier pour dire non à,

La censure d’internet;

La restriction de la liberté d’expression;

La surveillance totale de toutes nos activités en ligne;

La perte de libertés et droits civiques;

La perte de connexion internet pour ceux qui enfreindraient les nouvelles règles.

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https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/25/anonymous-appelle-a-manifester-contre-acta-le-2801/feed/ 14
SOPA & PIPA: rejoignons le blackout du web le 18/01 ! https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/15/contre-la-censure-dinternet-rejoignons-le-blackout-du-web-le-1801/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/15/contre-la-censure-dinternet-rejoignons-le-blackout-du-web-le-1801/#comments Sun, 15 Jan 2012 21:48:57 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2783 L'article SOPA & PIPA: rejoignons le blackout du web le 18/01 ! a été publié sur Révolte Numérique

Le web est depuis plusieurs mois en lutte contre deux projets américains de censure du web mondial. SOPA (Stop Online Piracy Act) et PIPA (Protect IP Act) sont en passe d’être votés respectivement par la chambre des représentants et le sénat des États-Unis. Un blackout du web s’organise le 18/01 … Lire la suite

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L'article SOPA & PIPA: rejoignons le blackout du web le 18/01 ! a été publié sur Révolte Numérique

Le web est depuis plusieurs mois en lutte contre deux projets américains de censure du web mondial. SOPA (Stop Online Piracy Act) et PIPA (Protect IP Act) sont en passe d’être votés respectivement par la chambre des représentants et le sénat des États-Unis. Un blackout du web s’organise le 18/01 en signe de protestation.

Ces projets vont permettre aux lobbys des industries dites « culturelles » de censurer tout site considéré comme favorisant la diffusion de contenus protégés par des droits d’auteurs. Cette large définition permettrait en réalité de vouer aux limbes tout site hébergeant ce type de contenus (Youtube, Facebook ou n’importe quel site affichant une vidéo ou une image protégée par exemple).

Les méthodes préconisées par SOPA et PIPA sont dignes des systèmes mis en place par certains régimes dictatoriaux comme la Chine, l’Iran ou la Syrie.

Ainsi, il sera possible:

  • de bloquer l’accès au site au niveau des serveurs DNS (Domain Name System). Ces serveurs permettent de faire l’association entre une adresse URL et l’adresse IP du site. En tapant son adresse, nous ne pourrions donc plus y accéder.
    De plus ce type de blocage risque non pas de censurer un seul site, mais l’ensemble du domaine auquel il est rattaché.
  • d’obliger les moteurs de recherche à enlever de leurs résultats des sites proposant du contenu protégé par des droits d’auteurs.
  • d’obliger les fournisseurs d’accès à Internet à bloquer ces contenus.
  • d’obliger les sites proposant des liens vers ceux contre qui une plainte a été déposée à retirer ces liens.
  • d’asphyxier les sites visés en interdisant aux intermédiaires publicitaires et financiers (Paypal par exemple) de traiter avec ces sites.

Tout cela impliquera potentiellement une surveillance accrue des communications entre individuEs, même par leurs échanges privés par mail.

Les outils permettant aux activistes du monde entier de communiquer anonymement (comme Tor par exemple) pourraient eux aussi être menacés, tout comme les serveurs DNS alternatifs utilisés pour contourner ce type de censure.

SOPA et PIPA sont votés aux États-Unis mais concernent les internautes du monde entier! N’oublions pas qu’une grande partie des services que nous utilisons sur le net proviennent des États-Unis.

Rejoignons le blackout!

Révolte Numérique appelle donc toutes les personnes administrant un site internet à se joindre au blackout organisé aux États-Unis pour la journée du mercredi 18 janvier 2012 de 8h à 20h.
De nombreux sites comme Reddit, Mozilla US, Minecraft, FSF, EFF, identi.ca, Anonymous (via Twitter) etc. (et peut-être Wikipédia) se joindront à cette initiative.

Même si la maison blanche semble prendre position contre certains aspects de ces lois, nous ne devons pas relâcher la pression!

  • Si vous avez un site WordPress, des extensions sont disponibles afin de mettre votre site en maintenance en affichant un message de votre choix, ainsi que des extensions spécialement prévues pour l’événement.
    Vous pouvez également vous référer à cette méthode.
  • Si vous n’avez pas de site, modifiez votre avatar sur les réseaux sociaux et apposez-y un bandeau STOP SOPA ou STOP SOPA & PIPA.
  • Parlez-en autour de vous, faites monter la pression!

Liens utiles:
– Révolte Numérique sur identi.ca (vous pouvez vous abonner au flux RSS)
– Stop american censorship
– blackout SOPA

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https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/15/contre-la-censure-dinternet-rejoignons-le-blackout-du-web-le-1801/feed/ 10
Nouveau flux RSS de mon profil identi.ca https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/11/nouveau-flux-rss-de-mon-profil-identi-ca/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/11/nouveau-flux-rss-de-mon-profil-identi-ca/#respond Wed, 11 Jan 2012 10:17:42 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2736 L'article Nouveau flux RSS de mon profil identi.ca a été publié sur Révolte Numérique

Certain-e-s l’auront peut-être remarqué, une rubrique « pour aller plus loin » apparaît dans la colonne de droite de ce blog. L’idée est de partager les informations qui me paraissent intéressantes dans le cadre du sujet que je traite ici, mais pour lesquelles je n’ai malheureusement pas le temps d’écrire un article … Lire la suite

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L'article Nouveau flux RSS de mon profil identi.ca a été publié sur Révolte Numérique

Certain-e-s l’auront peut-être remarqué, une rubrique « pour aller plus loin » apparaît dans la colonne de droite de ce blog. L’idée est de partager les informations qui me paraissent intéressantes dans le cadre du sujet que je traite ici, mais pour lesquelles je n’ai malheureusement pas le temps d’écrire un article spécifique.

Depuis quelques mois, je me suis créé un profil sur identi.ca, un service de microblogging libre qui se présente comme une alternative à Twitter. Le fil d’actualité de mon blog sera désormais issu de ce profil et alimenté de façon plus régulière. Pour les personnes qui y jetaient un œil, va falloir être plus vifs! 😉

Pourquoi identi.ca?

La problématique des réseaux sociaux est ici surtout abordée par le biais de Facebook. Avec 800 millions de comptes à travers le monde et des pratiques désastreuses concernant la gestion des informations personnelles (tout contenu peut être réutilisé par l’entreprise à sa guise, les informations ne sont pas supprimées même après fermeture du compte, bouton espion etc…), la cible est trop belle!

Mais il ne faut pas penser pour autant que Facebook soit une exception, c’est plutôt le modèle. Google +, Twitter et la plupart des autres services gratuits en ligne proposant aux internautes de donner des informations sur leurs habitudes (Netvibes par exemple), fonctionnent à peu près de la même manière.

Sur identi.ca, les informations privées ne sont de plus pas vendues à des régies publicitaires, et elles ne sont pas récoltées pour forger un profil et proposer de la publicité ciblée.

Social, et libre!

Identi.ca est donc une alternative dans le sens où il est basé sur le logiciel libre StatusNet (licence AGPL). Cela signifie que son mode de fonctionnement peut être étudié, on sait comment il se comporte, comment il traite les données. C’est assurément un plus lorsque l’on confie des informations et des productions personnelles.

Tout contenu publié sur identi.ca est en licence libre 3.0. Cela signifie que vous en gardez la paternité, mais qu’il devient partageable par tous (dans la mesure où l’information est publiée publiquement). Cela signifie donc que vous pouvez vous même reprendre légalement du contenu trouvé sur le profil de quelqu’un d’autre si vous le trouvez intéressant.

La panacée?

Identi.ca pourrait presque être parfait s’il n’était pas centralisé (et ouais faut quand même critiquer un peu hein!). En ce qui concerne un stockage des données garantissant le plus grand respect de la vie privée, il est toujours préférable d’avoir des systèmes décentralisés, comme c’est le cas pour le p2p par exemple.
C’est de plus, plus proche de l’esprit du net qui est basé sur le partage et l’égalité entre les machines (chaque ordinateur peut être client et serveur).

En théorie, il est possible d’avoir un profil en installant StatusNet sur son propre serveur (identi.ca est une façon d’accéder au réseau StatusNet), mais cela comporte malheureusement pas mal de difficultés au point de ne pas pouvoir se présenter comme une alternative décentralisée accessible au grand public pour l’instant.

Enfin, mais c’est là que certain-e-s d’entre vous entrent en jeu, identi.ca est certes relativement bien fréquenté (à ne pas comparer avec Twitter tout de même!), mais essentiellement encore par des « libristes » et des geeks. Même s’il permet de ce fait de trouver très facilement des personnes intéressantes dans ces milieux, on ne peut pas réellement parler de réseau populaire comme peut l’être Twitter. Mais sauter le pas n’est qu’une histoire de clics!
Pour les accros à Twitter, la transition peut se faire en douceur car identi.ca permet la publication simultanée sur les deux réseaux.

Mon compte identi.ca: https://identi.ca/revoltenumerique

Vous pouvez également récupérer le flux dans votre propre lecteur:

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Nouvelles technologies: peut-on échapper à l’emprise américaine ? https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/30/nouvelles-technologies-peut-on-echapper-a-lemprise-americaine%c2%a0/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/30/nouvelles-technologies-peut-on-echapper-a-lemprise-americaine%c2%a0/#comments Fri, 30 Dec 2011 15:47:05 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2551 L'article Nouvelles technologies: peut-on échapper à l’emprise américaine ? a été publié sur Révolte Numérique

Contacté par une journaliste du site de débat Newsring (lancé sous la direction éditoriale de Frédéric Taddeï) pour participer à un sujet sur « Nouvelles technologies : peut-on échapper à l’emprise américaine ? », je me suis plié à l’exercice. C’est à partir de l’annonce du retrait de Dassault du projet de … Lire la suite

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L'article Nouvelles technologies: peut-on échapper à l’emprise américaine ? a été publié sur Révolte Numérique

Contacté par une journaliste du site de débat Newsring (lancé sous la direction éditoriale de Frédéric Taddeï) pour participer à un sujet sur « Nouvelles technologies : peut-on échapper à l’emprise américaine ? », je me suis plié à l’exercice.
C’est à partir de l’annonce du retrait de Dassault du projet de Cloud computing « à la française » que la journaliste s’est posé la question de la possibilité pour la France de développer son indépendance face à des services majoritairement américains.
Le débat et sa présentation sont disponibles à cette adresse.

Le point de vue développé ici s’attardera davantage à se demander s’il est possible d’échapper à l’emprise des États et des entreprises qui font fortune sur la surveillance des communications.

Il est coutume de dire qu’internet n’a pas de centre, et c’est vrai. En tant que réseau de réseaux décentralisé, il est en théorie conçu pour pouvoir fonctionner quelles qu’en soient les parties amputées. Mais il est aussi fréquent d’entendre que s’il devait y en avoir un, il serait aux États-Unis.

Avec le développement de la toile, de nombreuses entreprises américaines ont acquis un statut dominant voire quasi monopolistique dans certains domaines. Plus de neuf français sur dix utilisent des logiciels Microsoft et surfent sur le net grâce à Google, et près d’un sur trois a un profil Facebook.

Lorsque l’on parle de stockage des données en ligne (cloud computing), cela pose de façon évidente la question de la conservation et de la concentration des informations, et interroge sur le cadre juridique duquel elles dépendent.

Cette concentration pose problème dans plusieurs domaines :

La confidentialité des données

Concernant la confidentialité des données, et le respect à la vie privée, la constitution de supers bases de données contenant des quantités parfois astronomiques de détails sur nos habitudes de navigation, nos goûts, nos achats, nos symptômes, nos préoccupations, nos désirs etc., pose de sérieux problèmes.
Pour prendre le cas Google, il a été le premier groupe à dépasser le milliard de visiteurs uniques en mai dernier (selon comScore), et Youtube (appartenant à Google) annonce ce mois-ci les mille milliards de vidéos vues en 2011. Chacune de ces visites est l’occasion pour l’entreprise de peaufiner le profil des utilisateurs en fonction de leurs comportements.

La question du droit de l’information

À qui appartiennent les informations publiées par les internautes ? Dans le cas de Facebook par exemple, nous savons que les données « confiées » peuvent être réutilisées dans un cadre publicitaire notamment, et sont à la disposition de l’entreprise, même après suppression du compte (voir l’affaire de l’étudiant autrichien Max Schrems qui a reçu plus de 1200 pages d’informations sur sa personne après 3 ans d’utilisation du réseau et un compte soi disant supprimé).

Le rapport à la justice

C’est également vis à vis de la justice qu’il faut s’interroger, et plus particulièrement de l’État. C’est suite à des « révélations » de Gordon Frazer (directeur général de Microsoft) que la question du Patriot Act a refait surface sur le net. Rédigé suite aux attentats du 11 septembre 2001, le texte impose à toute entreprise américaine de fournir les renseignements dont elle dispose si l’État en fait la demande. Étant dans cette situation, Microsoft a, à l’occasion de la prise de parole de son responsable, avoué avoir déjà été en situation de répondre à cette exigence patriotique. C’est quasiment dans la foulée que le géant Google avait également confirmé avoir fait de même.

Il convient de préciser que le Patriot Act concerne toutes les entreprises américaines, qu’elles soient basées sur le sol américain ou non. Les serveurs de Google en Europe sont par exemple concernés, et toutes les données qu’ils renferment sont donc potentiellement réquisitionnables par les autorités d’outre-Atlantique.

C’est alors que se repose la question de la concentration des données. Avec 900 000 serveurs estimés dans le monde, une utilisation particulièrement élevée de son moteur de recherche en France, et une omniprésence de Google Analytics qui permet d’afficher des statistiques de fréquentation 1 2, Google prend l’allure d’une pieuvre menaçante tant pour la sécurité des internautes que pour celle des entreprises.

Le contrôle du réseau

L’intégrité du réseau ainsi que la garantie d’une circulation libre des contenus dépendent également, du fait de la main mise des entreprises américaines sur le web, du droit états-unien. L’actualité récente braque les projecteurs vers la chambre des représentants et le sénat américains, lesquels discutent deux projets de loi très similaires: Stop Online Piracy Act (SOPA) et Protect IP Act (PIPA). Ces deux Patriot Acts numériques visent à mettre en place des systèmes de contrôle et de censure d’internet dignes des plus grandes dictatures mondiales, et ce afin de préserver les seuls intérêts des ayants droit des industries culturelles américaines. Le passage de tels projets affecterait sans nul doute la totalité de la toile puisque qu’une grande partie des sites en ligne dépendront de ces textes.

Un cloud à la française ?

Cette situation de dépendance à l’égard du droit américain amène divers projets, dont Andromède, présenté comme un cloud à la française, à destination de l’e-administration, puis éventuellement des entreprises de l’hexagone.

Plutôt que de se concentrer directement sur l’administration et les entreprises, il me semble important d’aborder la question de façon plus large, dans le rapport à l’utilisateur en général.

En ce qui concerne la sécurité des données, il conviendrait de désigner clairement celui dont on souhaite se protéger. S’il s’agit de l’État, il n’y a nul doute pour dire que l’État Français ne se montre pas plus vertueux que son homologue américain, en témoignent l’adoption de la très répressive Loppsi II, la troisième position acquise par la France en tant que pays demandant à Google de dévoiler des informations sur ses utilisateurs (octobre 2011), ou encore son implication présumée dans l’affaire d’espionnage d’Amesys (voir ci-dessous).

Mais avec qui ?

Les partenaires associés au projet Andromède laissent perplexes les internautes qui auront rapidement mis le nez dans les questions de sécurité : Orange, Thales et Dassault (qui s’est retiré du projet en décembre).

France Télécom (qui possède la marque Orange), s’est illustré (bien que cela n’ait fait grand bruit), de façon indirecte dans l’affaire Amesys. En effet, l’entreprise possède de nombreuses actions chez Bull, dont Amesys est une filiale.
Cette dernière a été, suite à des révélation des sites Owni, Reflets.info, Wikileaks et le Wall Street Journal, accusée d’avoir vendu au régime de Kadhafi des armes numériques permettant la surveillance du réseau et des dissidents libyens , ainsi que des communications téléphoniques et satellites.

Thales a également été répertoriée par Wikileaks dans les Spy Files, comme étant l’une des entreprises françaises développant des outils de monitoring de masse sur les réseaux téléphoniques et internet.

Orange, c’est également l’annonce d’un bridage du net à 100 MO pour la fibre (et donc techniquement une remise en cause de l’illimité), ainsi que la volonté de développer le DPI (Deep Packet Inspection), la même technologie d’analyse des flux utilisée par Amesys en Libye, pour des usages courants. Parmi les dernières propositions, on notera la possibilité de faire analyser tout son trafic par Orange afin de pouvoir recevoir des publicités plus ciblées (c’est tout de même grandiose!).
Nombreux sont également ceux qui s’interrogent sur son respect de la neutralité du net, notamment en tant que propriétaire du portail Dailymotion. L’entreprise est en effet suspectée de brider le trafic à destination de son concurrent Youtube.

On ne présente plus non plus Dassault pour ce qui est de la construction et la vente d’armes et de matériel de guerre, pour ses relations commerciales avec Amesys, Thales ou d’autres, et sa complicité par la vente d’armes avec la dictature de Kadhafi.

Bref, on pourrait se demander ce qu’il y aurait à gagner à confier la gestion de nos données et leur sécurisation à de tels énergumènes.

Saucisson pinard ou autonomie ?

Parler de l’information sur le net, au-delà même du cloud (à la française ou non), pose donc un certain nombre de questions qui n’ont finalement pas toujours grand chose à voir avec des problématiques liées à la souveraineté nationale.
Il convient en effet de resituer les contextes d’énonciation : si l’État français peut chercher à gagner en indépendance grâce à Andromède, il n’en reste pas moins extrêmement conciliant (et d’avantage encore : voir l’inauguration des bureaux parisiens de Google par Nicolas Sarkozy) avec une entreprise comme Google, qui évite pourtant sciemment la fiscalité française en se basant en Irlande.
Son indépendance vis à vis de la juridiction américaine, notamment dans le domaine de la sécurité nationale ne semble représenter que peu d’intérêt pour l’internaute moyen, étant données les pratiques auxquelles il semble s’adonner sur son propre territoire ou dans les pays du Maghreb et du Moyen-Orient.

D’autre part, on va de ce fait observer une fuite des militants vers les États-Unis pour échapper à la surveillance et la censure française, comme ce fut le cas pour le site Copwatch Nord Île-de-France par exemple. Pour ces activistes, être « autonome » (hébergé) en France ne signifie pas pour autant liberté.

Héberger ses données à distance amène enfin à prendre en compte d’abord la question du chiffrement, afin de garantir une confidentialité à minima de ce qui est entreposé sur des serveurs tiers, mais aussi celle des outils secondaires qui peuvent être utilisés. Gardons en tête l’exemple de Google Analytics, lequel fait office de véritable cheval de Troie sondant pour le géant de Mountain View, une bonne partie des visites de sites sur la toile.

Finalement, ne serait-ce pas l’occasion de réhabiliter dans certains cas le principe l’auto-hébergement et l’hébergement coopératif, probablement l’une des pratiques la plus en phase avec l’écologie du net ?

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SOPA: la première bataille est gagnée! https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/21/sopa-la-premiere-bataille-est-gagnee/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/21/sopa-la-premiere-bataille-est-gagnee/#comments Wed, 21 Dec 2011 13:30:14 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2384 L'article SOPA: la première bataille est gagnée! a été publié sur Révolte Numérique

Vendredi dernier, l’examen du projet de loi SOPA, qui se déroule à la chambre des représentants américaine, a été reporté. Alors qu’il devait être réexaminé aujourd’hui, un nouveau report indéterminé a été annoncé. Avec les fêtes et les élections à venir, aux État-Unis aussi, la procédure pourrait se compliquer quelque … Lire la suite

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L'article SOPA: la première bataille est gagnée! a été publié sur Révolte Numérique

Vendredi dernier, l’examen du projet de loi SOPA, qui se déroule à la chambre des représentants américaine, a été reporté. Alors qu’il devait être réexaminé aujourd’hui, un nouveau report indéterminé a été annoncé. Avec les fêtes et les élections à venir, aux État-Unis aussi, la procédure pourrait se compliquer quelque peu…

Depuis plus d’un mois, la mobilisation s’était resserrée contre le projet de censure de l’internet mondial: les grandes entreprises du web (Google, Twitter, Facebook, Yahoo!, ebay…) s’étaient offusquées contre cette menace pour leur chiffre d’affaire. En effet, la suppression possible de tout site proposant du contenu copyrighté mettrait probablement Youtube ou Facebook sous les verrous. Plus récemment, Jimmy Wales, le fondateur de Wikipédia avait menacé de fermer son encyclopédie en signe de contestation, et plus de 80 pères fondateurs d’internet se sont exprimés dans une lettre ouverte appelant au rejet de ce texte.

Un projet anti-internet

C’était le point de vue de nombreux opposants à SOPA, mais visiblement, l’idée a fait son chemin. Le représentant Lamar Smith, l’auteur et le rapporteur du projet, aurait semble-t-il concédé la tenue d’une enquête sur les effets du filtrage DNS (mais il ne faut surtout pas rêver sur d’éventuels états d’âme d’un tel personnage).

De plus, celui-ci est sous le coup d’un scandale le mettant au cœur d’une affaire de pots de vin dans laquelle il aurait touché plus d’un demi million de dollars de lobbys des industries du cinéma et de la musique, au cours de ces dix dernières années. On comprend mieux d’où il tire son inspiration!

Renforcer la mobilisation

Quoi qu’il en soit, il est évident que la mobilisation mondiale sur la toile n’est pas pour rien dans ce revirement, et montre ainsi ses premiers effets. Cette expérience, bien que rien n’est encore gagné et que l’intervention des grandes entreprises du web apporte un poids considérable à notre action, aura montré que dans certains cas, il est encore possible de faire entendre notre voix sans avoir à sortir les tanks! 😉

Mais n’oublions pas qu’il ne s’agit pour l’instant que d’un contretemps, et que le cousin de SOPA est lui aussi toujours en attente d’être voté: le Protect IP Act (PIPA). Ce projet est exactement dans le même état d’esprit et traduit bien la stratégie actuelle des ayants droit et des états qui leur servent la soupe: censurer les réseaux de communication au nom de la propriété intellectuelle.

Plus ancien, ACTA risque lui aussi de faire parler de lui dans les mois à venir, puisque le traité va être ratifié par l’Europe…

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ACTA est prêt à être signé par l’Europe https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/20/acta-est-pret-a-etre-signe-par-leurope/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/20/acta-est-pret-a-etre-signe-par-leurope/#comments Tue, 20 Dec 2011 01:43:42 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2391 L'article ACTA est prêt à être signé par l’Europe a été publié sur Révolte Numérique

L’accord commercial anti-contrefaçon (ACTA), l’un des projets internationaux les plus dangereux pour l’internet libre, a reçu l’approbation du Conseil de l’Union Européenne en fin de semaine dernière. Toujours à l’aide de pratiques opaques, et refusant tout débat démocratique sur le sujet, c’est à la 41e (et dernière) page du rapport … Lire la suite

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L'article ACTA est prêt à être signé par l’Europe a été publié sur Révolte Numérique

L’accord commercial anti-contrefaçon (ACTA), l’un des projets internationaux les plus dangereux pour l’internet libre, a reçu l’approbation du Conseil de l’Union Européenne en fin de semaine dernière.

Toujours à l’aide de pratiques opaques, et refusant tout débat démocratique sur le sujet, c’est à la 41e (et dernière) page du rapport du Conseil des Ministres de l’agriculture et de la pêche, que l’autorisation de signer le traité a été annoncée par nos « représentant-e-s ».

« Le Conseil a adopté une décision autorisant la signature de l’accord commercial anti-contrefaçon (ACTA) avec l’Australie, le Canada, le Japon, la République de Corée, Maroc, Mexique, Nouvelle-Zélande, Singapour, la Suisse et les États-Unis.
ACTA vise à établir un cadre international pour améliorer l’application des lois des droits de propriété intellectuelle et de créer des normes internationales améliorées pour des actions contre les grandes violations de la propriété intellectuelle. 
Les négociations ont été conclues en Novembre 2010. »

Ce n’est pas la première fois que ce genre de procédé est utilisé par les institutions européennes pour faire passer dans « l’indifférence » certains textes, comme cela s’est déjà produit avec une proposition sur les brevets logiciels en 2005.

Au niveau international, ACTA avait lui-même été négocié dans le secret jusqu’à ce que des documents ne soient révélés par Wikileaks en 2008.

ACTA devra à présent passer par un vote du Parlement Européen et une vérification de la Cour de Justice avant la signature finale. La mobilisation est donc plus que jamais nécessaire!

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Piratage du réseau Tor: à quel jeu joue Éric Filiol? https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/10/25/piratage-du-reseau-tor-a-quel-jeu-joue-eric-filiol/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/10/25/piratage-du-reseau-tor-a-quel-jeu-joue-eric-filiol/#comments Mon, 24 Oct 2011 23:28:31 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=1689 L'article Piratage du réseau Tor: à quel jeu joue Éric Filiol? a été publié sur Révolte Numérique

Je m’en faisais l’écho la semaine dernière, une équipe de chercheurs menée par Éric Filiol prétendait avoir réussi à prendre le contrôle du réseau d’anonymisation Tor, cassant à la fois le chiffrage et l’anonymisation. Quelques jours plus tard, nous n’avons pas plus d’informations précises, mais pris un peu plus de … Lire la suite

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L'article Piratage du réseau Tor: à quel jeu joue Éric Filiol? a été publié sur Révolte Numérique

Je m’en faisais l’écho la semaine dernière, une équipe de chercheurs menée par Éric Filiol prétendait avoir réussi à prendre le contrôle du réseau d’anonymisation Tor, cassant à la fois le chiffrage et l’anonymisation.

Quelques jours plus tard, nous n’avons pas plus d’informations précises, mais pris un peu plus de recul sur la manière dont les choses ont été annoncées, et les motivations possibles des acteurs…

C’est par une conférence de presse que Éric Filiol a donné les résultats des expériences menées par son équipe et lui-même. Leur conclusion est sans appel: ils sont capables de casser la protection proposée par le célèbre réseau.

Rien ne filtre, une stratégie médiatique?

Le souci est que nous disposons d’assez peu d’informations précises.
Quelques unes ont été fournies, mais on reste dans l’ordre du possible, ce qui laisse un sentiment très désagréable pour les utilisateurs de Tor. Comment juger les annonces de Filiol autrement qu’en appliquant un principe de précaution, et donc en considérant que le réseau n’est pour le moment plus fiable?

Le gros problème dans cette affaire en dehors du fait que des failles aient potentiellement été découvertes – ainsi va le processus de sécurisation des systèmes – c’est le contraste entre la faiblesse des informations données sur les failles, et la grandiloquence des déclarations de Filiol et son équipe.

D’autant plus que les membres de la Fondation Tor sont totalement laissés dans le doute, et sont eux aussi réduit à l’émission d’hypothèses étant donné que le chercheur refuse de leur donner plus d’information avant la « tant attendue » conférence « Hackers to Hackers » des 29 et 30 octobre à São Paulo au Brésil.

Cette attitude un peu puérile pourrait passer si on parlait de la sécurisation de la dernière version du démineur de Windows 7. Mais ici, c’est tout de même potentiellement avec la vie de personnes qui s’appuient sur Tor pour communiquer dans des contextes répressifs que joue Filiol en refusant de communiquer les informations qui permettraient à la Fondation Tor de corriger le logiciel et ainsi, aux personnes qui l’utilisent de retrouver une certaine « sécurité ».
Dans ce contexte, l’annonce en grandes pompes de la conférence de la fin du mois laisse un arrière goût d’opération publicitaire morbide.

Par ailleurs, bien que compétent dans son domaine, le chercheur a déjà été surpris à s’emporter quelque peu dans ses annonces médiatiques pas toujours bien étayées, comme ce fut le cas en 2003 lorsqu’il avait prétendu casser le chiffrement AES. Le code qui accompagnait sa déclaration ne permettait en réalité rien de tel.

Autre information à prendre en compte, Filiol fait partie des personnes qui considèrent que la cryptographie est dans certains cas non souhaitable, car l’État peut selon lui avoir des raisons légitimes de prendre connaissance des informations. Ce qui revient à dire que l’État devrait toujours avoir la possibilité d’accéder aux données échangées sur son sol.
Ce raisonnement est bien connu et part d’un a priori pour le moins contestable : nous vivrions dans des pays où les États n’abusent pas de leur pouvoir et respectent la vie privée des personnes. Bienvenue chez les bisounours ! Pas sûr qu’il dorme avec un t-shirt de la Fondation Tor le soir.

Lâcher Tor?

Cette question est centrale et montre bien à quel point l’attitude de Filiol et son équipe est dommageable. Il n’y a pour l’instant rien d’autre qu’une annonce, un court résumé et des vidéos, pas même d’expérimentation de la méthode en dehors du laboratoire.
À chacun-e de voir si ça doit l’amener à prendre la décision de lâcher Tor maintenant. En cas de faille avérée (ce qui est envisageable pour le moment mais invérifiable), il parait évident – à moins de tomber dans la théorie du complot – que la Fondation Tor tentera de la résoudre.

Cette affaire a néanmoins le mérite de rappeler que la course à la sécurité sur le net n’est jamais une affaire gagnée. Le chiffrement est certes une réponse crédible aux systèmes de surveillance, mais cela implique d’une part que l’on fasse confiance à des équipes de développement que l’on ne connaît pas directement (et au fait que le code du logiciel soit libre), et d’autre part, que l’on se pose la question du devenir des algorithmes d’aujourd’hui: probablement déchiffrés en partie, ou en totalité pour certains !

Gardons cette idée en tête lorsque nous pensons naviguer en toute sécurité : aucun système n’est infaillible et encore moins éternel.

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Comment Contourner La Censure Sur Internet https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/10/08/comment-contourner-la-censure-sur-internet/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/10/08/comment-contourner-la-censure-sur-internet/#respond Fri, 07 Oct 2011 23:09:56 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=1497 L'article Comment Contourner La Censure Sur Internet a été publié sur Révolte Numérique

Comment contourner la censure sur internet est un livre sous licence libre sorti cet été. Il est le fruit d’un booksprint, travail de rédaction coopérative éclair (en 5 jours). Cet outil se propose de fournir, des pistes pour comprendre la censure et la surveillance sur le réseau, mais surtout des … Lire la suite

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L'article Comment Contourner La Censure Sur Internet a été publié sur Révolte Numérique

Comment contourner la censure sur internet est un livre sous licence libre sorti cet été. Il est le fruit d’un booksprint, travail de rédaction coopérative éclair (en 5 jours).

Cet outil se propose de fournir, des pistes pour comprendre la censure et la surveillance sur le réseau, mais surtout des moyens de s’en prémunir.

On retrouve dans l’équipe de rédaction tout un tas d’activistes et de passionnés d’informatique, et notamment des personnes du Projet Tor ou encore de l’Electronic Frontier Foundation, les auteurs respectifs du logiciel d’anonymisation Tor, et de l’extension Firefox HTTPS Everywhere pour le chiffrement de la navigation.

L’ouvrage est disponible à cette adresse: http://www.howtobypassinternetcensorship.org/fr.html#

Vous y trouverez également quelques vidéos de présentation fort agréables pour celles et ceux pour qui tout cela peut paraître un peu technique, et manquant de chaleur humaine. 😉

 

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Censure du web: Christian Vanneste, l’épouvantail qui cache la forêt https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/07/08/christian-vanneste-lepouvantail-qui-cache-la-foret/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/07/08/christian-vanneste-lepouvantail-qui-cache-la-foret/#respond Fri, 08 Jul 2011 13:41:23 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=168 L'article Censure du web: Christian Vanneste, l’épouvantail qui cache la forêt a été publié sur Révolte Numérique

Christian Vanneste a proposé hier un projet de loi en faveur d’un blocage par défaut des sites pornographiques par les fournisseurs d’accès à internet (FAI). Le titulaire de la ligne pourrait, sur demande, réclamer le rétablissement de l’accès à ces sites.  Il s’agit, vous vous en doutez, de préserver les … Lire la suite

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L'article Censure du web: Christian Vanneste, l’épouvantail qui cache la forêt a été publié sur Révolte Numérique

Christian Vanneste a proposé hier un projet de loi en faveur d’un blocage par défaut des sites pornographiques par les fournisseurs d’accès à internet (FAI). Le titulaire de la ligne pourrait, sur demande, réclamer le rétablissement de l’accès à ces sites.  Il s’agit, vous vous en doutez, de préserver les petits nenfants. Bien me direz-vous!? Ce projet pose cependant un certain nombre de problèmes...

Le député UMP du Nord est un habitué des déclarations fracassantes: il avait déjà donné son avis au sujet de l’homosexualité: « Ce n’est pas parce que quelques personnes ont des comportements, disons « curieux », que forcément la société doit s’en préoccuper ». Il a également ajouté qu’elle était « menace pour la survie de l’humanité » mais aussi comparable à la pédophilie (ses différentes prises de positions l’ont amené à être condamné pour « injures en raison de l’orientation sexuelle »). Autant dire que le « philosophe » n’a pas la langue dans sa poche et ne rechigne pas à sortir le costume de croisé, garant des « valeurs » de la vielle France catholique intégriste.

Une position morale avant tout

De la même façon qu’attaquer l’homosexualité lui permet de réaffirmer une suprématie de l’hétérosexualité et du mariage mixte, la possibilité pour les mineurs d’accéder à des contenus pornographiques est un prétexte pour rappeler le pêché que constitue la fréquentation de tels sites (« C’est alors que toute tentation est aussi immédiatement accessible et ses perversités se font plus rapidement sentir. C’est le cas des tentations sexuelles auxquelles répond le marché de la pornographie. » 

Bien sûr, il ne s’agit pas d’encourager les jeunes enfants à se rendre sur ces sites. Cependant, il est important de préciser que cette loi ne changerait pas grand chose à la question. N’y avait-il aucun jeune exposé avant internet? Les « combines » évoluent avec le temps et le web n’a rien inventé. Quelles sont de plus les possibilités techniques réelles de bloquer les sites? Il est possible d’accéder à ce type de contenus par bien d’autres biais, les sites de téléchargement notamment.

Du point de vue de l’éducation, faut-il interdire pour arriver à « ses fins »? Ne serait-ce pas dans ce cas renforcer l’attractivité du produit? Et n’est-il pas préférable de discuter avec son enfant plutôt que de repousser le moment où le sujet sera abordé sans doute sans la présence d’un adulte?

Filtrer n’est pas jouer

En ce qui concerne le web, puisque c’est davantage le sujet qui nous intéresse ici, cette proposition de loi se place dans la lignée de nombreuses déclarations favorables à un « filtrage » du net (euphémisme pour dire censure). Nicolas Sarkozy utilise d’ailleurs fréquemment l’épouvantail de la pédophilie pour justifier un contrôle du réseau. Là encore, les arguments ne tiennent pas longtemps, notamment lorsque l’on sait que les cas de pédophilie touchent en grande majorité le cercle familial (mon propos n’est bien sûr pas une négation des dangers présents sur internet). La stratégie à peine voilée est donc de faire peur pour faire accepter le contrôle de l’État sur l’information.

C’est qui le (la) pervers-e?

Les utilisateurs devraient donc le cadre de cette loi faire la demande auprès du FAI. Il est clair que nombreux seront celles et ceux qui y réfléchiront à deux fois avant d’effectuer cette démarche. D’autre part, est-il souhaitable de se diriger vers un net à la carte dans lequel chacun déclare explicitement ses centres d’intérêts à la signature du contrat? Bien que les FAI puissent déjà observer la totalité de nos faits et gestes sur la toile, il n’est pas impossible que cela soit une ouverture pour officiellement utiliser ces informations à des fins commerciales et ficher les internautes.

Une porte ouverte à toutes les fenêtres

Le filtrage pose la question du choix des sites retirés à la consultation. Un forum comme « Doctissimo » qui aborde des sujets liés à la sexualité est-il concerné? Quelle confiance accorder aux FAI? Quels sont les critères? Qui les fixe?

C’est en fait de l’avenir d’internet et de son contenu qu’il s’agit en réalité. Interdire l’accès des mineurs aux sites pornos: à priori, cela ne choquera pas plus que ça… les sites pédophiles: idem… Tiens, ya des site politiques… Quand même, ils exagèrent un peu, ça frise la diffamation! En plus, certains s’en servent pour justifier des actes violents et incivils, faudrait peut-être les mettre de côté aussi non..?
Vous voyez où je veux ne venir?
Jusqu’où le filtrage est-il acceptable? Répondre qu’il l’est pour les questions graves ne fait qu’éviter le débat: les défenseurs de cette position seront-ils les premiers à veiller à ce que cela n’outrepasse pas les limites fixées? Personne ne peut l’affirmer. Au nom de la commodité, nous bradons déjà nos données personnelles sur le web!
Internet doit-il donc être un espace de liberté ou un lieu aseptisé et contrôlé par les États et les entreprises? Peut-être sera t-il plus pertinent d’aborder les différents problèmes de la société de façon plus concrète et de les prévenir plutôt que de resserrer une surveillance et une censure qui n’ont jamais démontré leur efficacité.

Rien ne sert de courir…

Quoiqu’il se passe vis à vis de cette proposition de loi, l’important n’est pas pour l’instant de trop se focaliser sur ces effets d’annonce. Il est préférable au contraire de prendre du recul, de ne pas tomber dans le panneau et laisser nos émotions altérer notre jugement. Ces cris au loup que lance aujourd’hui Vanneste (ce sera un autre demain), servent surtout à nous habituer à entendre ce type de discours.

Bientôt, il ne nous fera plus réagir, et lorsqu’un fait divers le justifiera, le développement de la censure d’internet s’imposera « naturellement » comme une solution. Le député du Nord, dont la crédibilité est sérieusement amoindrie, ne sera probablement pas un acteur de premier plan dans cette entreprise. Mais avec sa proposition, il avance un pion qui apporte sa pierre au développement de cette stratégie qui mène insidieusement à l’acceptation d’un contrôle plus fort sur l’une de nos principales sources d’information.

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e-G8: La mascarade contre le web libre https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/06/03/31/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/06/03/31/#comments Thu, 02 Jun 2011 22:22:51 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=31 L'article e-G8: La mascarade contre le web libre a été publié sur Révolte Numérique

Était-il sérieux d’attendre quelque chose du eG8? La question se pose, et plus encore après le sommet. Nombreux ont été les personnes et les organisations qui se sont méfié de cet événement et ils ont eu raison. La CNIL, qui semble faire de plus en plus de la figuration, avait … Lire la suite

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L'article e-G8: La mascarade contre le web libre a été publié sur Révolte Numérique


Était-il sérieux d’attendre quelque chose du eG8? La question se pose, et plus encore après le sommet. Nombreux ont été les personnes et les organisations qui se sont méfié de cet événement et ils ont eu raison. La CNIL, qui semble faire de plus en plus de la figuration, avait avant même le commencement du sommet dénoncé l’absence de temps consacré à la protection de la vie privée sur le net.


Premier élément révélateur des ambitions de Sarkozy: le casting. Tout d’abord: l’organisation était prise en charge par Publicis (groupe leader de la communication).  Présents à se sommet, les plus grand requins et prédateurs des internautes: Google, Facebook, Orange, Amazon, E-bay, Universal etc… Toute la clique quoi. L’invitation des quelques personnalités appartenant au monde du libre n’a pas permis de faire diversion. (On a pu noter la présence de Jimmy Wales le fondateur de Wikipédia; John Perry Barlow l’un des initiateurs de la « déclaration d’indépendance du cyber-espace »; Tristan Nitot, président de Mozilla Europe ou encore Lawrence Lessig qui a développé les licences Creative Commons. Le constat est qu’ils ont malheureusement d’avantage servit de cautions que de contre-pouvoirs.)

Tout était joué d’avance ou presque. Le Times lui-même prétendait quelques jours avant que le texte final était rédigé depuis un moment! Le sommet a donc surtout été une gigantesque plage publicitaire à portée mondiale: Pour se donner une idée des enjeux: il fallait verser 250 000 euros pour les sponsors qui voulaient profiter de l’affichage de leur marque sur les panneaux officiels et des premières loges pour les débats. Et question logos, on en a eu pour notre argent!


Confettis et compagnie.
Sarko a essayé de convaincre tout le monde qu’il était le président 2.0; qu’il passait ses nuits à chater sur msn tout en peaufinant son profil Facebook alors qu’il y a peu, il refusait à son ministre Bernard Kouchner l’organisation d’un sommet pour la défense de la liberté d’expression et le soutien des dissidents numériques de pays comme l’Iran. Il en fallait plus pour l’empêcher de prononcer un assez grotesque discours au cours duquel internet a été réduit a un vulgaire outil permettant de faire toujours plus de pognon. Et l’ego des stars-PDG de Google, Facebook etc a bien été flatté: la paternité du web leur a carrément été attribuée par notre cher président (ne le prenez pas mal populace d’internautes !) Pendant de très longues minutes, il n’a cessé de courtiser tout en faisant croire à la nécessité d’adopter une posture régulatrice pour le web. Et c’est là que ça se complique:
Oui, Sarko rêve d’un internet contrôlé…hum ! régulé. Les luttes contre la pédopornographie et pour le respect de la sacro-sainte propriété intellectuelle viennent justifier cette entreprise de censure du net. Il faut comme d’habitude émouvoir ! Et oui, violer les petits enfants c’est pas bien, et non on est pas content que Johnny il soit tellement pauvre à cause des impôts qu’il doive se barrer en Suisse, alors on va pas en plus allumer le feu et télécharger illégalement « Gabrielle » pour mettre sur notre baladeur mp3!

Différentes lois ont déjà entamé les libertés des internautes (Hadopi, Loppsi II etc) mais malheureusement (façon de parler), les législations ne sont pas toujours accordées au niveau international. C’est surtout là qu’est le problème et l’un des obstacles au rêve de « Chine-ternet » au niveau mondial de Sarko. Le discours des entreprises comme Google semble officiellement hostile à cette régulation par les États. Il y a beaucoup trop d’argent à perdre même si la loi n’est pas toujours un obstacle à la course au profit (cf: la numérisation à grande échelle de livre encore soumis au droit d’auteur). Mais il ne faut pas faire l’erreur de penser qu’elles sont pour autant pour le web libre car ces entreprises appliquent déjà à leur manière un filtrage du net. Elles fichent déjà les internautes et stockent déjà des tonnes de données sur nos habitudes de navigation, nos sources d’intérêts, notre profil etc. Il s’agit en fait plus probablement de savoir, qui dans cette affaire aura le plus gros bout de la couette! Reste à savoir dans quelles mesures ces différents acteurs seront capables de collaborer et de partager leur ambition commune d’un internet contrôlé par quelques uns.

Et maintenant ?
-Le eG8, préalable au sommet du G8 de Deauville a par ses débats, alimenté une déclaration commune rédigée par les chefs d’États:  http://www.g20-g8.com/g8-g20/g8/francais/en-direct/actualites/un-nouvel-elan-pour-la-liberte-et-la-democratie.1313.html Comme on pouvais l’attendre, rien de concret à se mettre sous la dents; rien que des déclarations généralistes mais surtout un rappel de la nécessité de préserver le droit à la propriété intellectuelle sur le net.

-A peine le eG8 était-il terminé que les réactions se faisaient entendre. Le CNN (conseil national du numérique) a pris ses fonctions en dénonçant la taxe dite « Google » qui devait être mise en application début juillet. Tirant une légitimité de la Silicone Valley mania du sommet, le CNN défend les intérêts de ses semblables (étant composé d’entreprises du secteur web) et s’insurge contre cette taxe. Devant ne représenter que 1% des revenus publicitaires touchés par l’entreprise, ce qui est loin de ruiner le mastodonte en position de quasi monopole, elle n’en reste pas moins une aberration pour le conseil. Il ne faudrait bien sûr pas accabler les entreprises innovantes (géolocalisation, filtrage des web mail, spywares…) pour des réformes soviétiques comme celle-là !

-Face à l’absence totale de légitimité de cette mascarade, un contre sommet s’est improvisé avec des organisations réfractaires comme la quadrature du net.

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