vie privée – Révolte Numérique https://revoltenumerique.herbesfolles.org Pour l'autodéfense numérique Sat, 25 Jul 2015 12:41:36 +0000 fr-FR hourly 1 Google récupère les photos de votre smartphone en douce https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/07/12/google-recupere-les-photos-de-votre-smartphone-en-douce/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/07/12/google-recupere-les-photos-de-votre-smartphone-en-douce/#comments Sun, 12 Jul 2015 20:23:28 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4969 L'article Google récupère les photos de votre smartphone en douce a été publié sur Révolte Numérique

Si vous aimez tester les nouvelles applications ou essayer les dernières innovations Google, vous feriez mieux de vous taper les 45 pages de conditions d’utilisation avant de faire votre choix. Car une fois encore, Google montre par le biais de son application Google Photos à quel point la récolte des … Lire la suite

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L'article Google récupère les photos de votre smartphone en douce a été publié sur Révolte Numérique

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Si vous aimez tester les nouvelles applications ou essayer les dernières innovations Google, vous feriez mieux de vous taper les 45 pages de conditions d’utilisation avant de faire votre choix. Car une fois encore, Google montre par le biais de son application Google Photos à quel point la récolte des données personnelles est plus importante que l’éthique.

David Arnott, un journaliste du Nashville Business Journal, en a fait l’amère expérience récemment. Ayant téléchargé Google Photos, une application qui centralise vos clichés en ligne et les trie selon leur contenu, il s’est rendu compte par hasard que même après désinstallation, des photos de sa famille étaient toujours synchronisées sur le portail dédié.

Dans une vidéo, le journaliste a refait l’expérience face caméra pour illustrer sa découverte. On l’y voit activer la synchronisation des fichiers, désinstaller Google Photo, puis photographier son mug. Quelques secondes plus tard, le cliché du mug apparaissait sur le portail de l’application.

La réponse mail de Google précise que le journaliste aurait dû régler à nouveau les paramètres de synchronisation dans le Google Play Services settings, car contrairement aux autres applications, les paramètres de Google Photos sont gérés à cet endroit.

Une belle petite astuce pour continuer à récupérer des informations personnelles quand bien même l’utilisateur aurait signifié le retrait de son accord par la désinstallation de l’application.

Ce type de magouilles est malheureusement monnaie courante et risque d’amplifier encore la méfiance qui se développe envers les smartphones et autres pompes à données. Si le réglage des paramètres est faisable, on ne conseillera tout de même jamais assez de désinstaller les applications Google de son appareil si le respect de la vie privée est quelque chose à quoi vous tenez.
Les alternatives sont là, n’hésitez-pas!

giphy« I need some privacy »

Pour changer d’air, voir notamment: CyanogenMod ou FDroid (mais des smartphones tournent aussi maintenant sur Firefox OS).

Source

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#PJLRenseignement: Mais qui sont les députés qui ont voté la surveillance de masse? https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/05/05/pjlrenseignement-mais-qui-sont-les-deputes-qui-ont-vote-la-surveillance-de-masse/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/05/05/pjlrenseignement-mais-qui-sont-les-deputes-qui-ont-vote-la-surveillance-de-masse/#comments Tue, 05 May 2015 17:51:17 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4950 L'article #PJLRenseignement: Mais qui sont les députés qui ont voté la surveillance de masse? a été publié sur Révolte Numérique

Mardi 5 mai 2015, le projet de Loi sur le Renseignement a été voté massivement par l’Assemblée Nationale: (438 Pour, 86 Contre et 42 abstentions). Sans grande surprise, le matraquage permanent du gouvernement visant à instiller la peur du terrorisme aura été efficace. Relayé abondamment par bon nombre de médias, … Lire la suite

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L'article #PJLRenseignement: Mais qui sont les députés qui ont voté la surveillance de masse? a été publié sur Révolte Numérique

surveillance_AN

Mardi 5 mai 2015, le projet de Loi sur le Renseignement a été voté massivement par l’Assemblée Nationale: (438 Pour, 86 Contre et 42 abstentions). Sans grande surprise, le matraquage permanent du gouvernement visant à instiller la peur du terrorisme aura été efficace. Relayé abondamment par bon nombre de médias, on ne pouvait craindre autre chose de cette psychose entretenue depuis des mois, et surtout après les attentats de Paris.

Cependant, on était en droit d’attendre des députés qu’ils soient un peu moins impressionnables lorsque vint le moment d’examiner la Loi sur le Renseignement. Mais la fainéantise et le carriérisme semblent l’avoir emporté face à la prise de hauteur requise pour de tels moments historiques. N’ayons pas peur des grands mots. Car la porte qui est en train d’être ouverte permettra demain d’augmenter sans cesse le pouvoir des Renseignements.

Et puisque le Renseignement politique semble être la nouvelle mode, on va essayer de s’y mettre doucement en fournissant la liste (publique) des députés qui ont refusé en notre nom de s’opposer à cette loi scélérate. (Pour chercher votre député-e, tapez Ctrl + F).

Analyse du scrutin n° 1109 Deuxième séance du 05/05/2015

Groupe socialiste, républicain et citoyen (288 membres)

Pour: 252

  • Ibrahim Aboubacar
  • Patricia Adam
  • Sylviane Alaux
  • Jean-Pierre Allossery
  • François André
  • Nathalie Appéré
  • Kader Arif
  • Christian Assaf
  • Joël Aviragnet
  • Pierre Aylagas
  • Jean-Marc Ayrault
  • Alexis Bachelay
  • Guillaume Bachelay
  • Jean-Paul Bacquet
  • Dominique Baert
  • Gérard Bapt
  • Frédéric Barbier
  • Serge Bardy
  • Ericka Bareigts
  • Christian Bataille
  • Delphine Batho
  • Marie-Noëlle Battistel
  • Philippe Baumel
  • Catherine Beaubatie
  • Marie-Françoise Bechtel
  • Jean-Marie Beffara
  • Luc Belot
  • Karine Berger
  • Chantal Berthelot
  • Gisèle Biémouret
  • Philippe Bies
  • Erwann Binet
  • Yves Blein
  • Daniel Boisserie
  • Christophe Borgel
  • Florent Boudié
  • Marie-Odile Bouillé
  • Christophe Bouillon
  • Brigitte Bourguignon
  • Malek Boutih
  • Émeric Bréhier
  • Jean-Louis Bricout
  • Jean-Jacques Bridey
  • François Brottes
  • Isabelle Bruneau
  • Gwenegan Bui
  • Sabine Buis
  • Jean-Claude Buisine
  • Sylviane Bulteau
  • Vincent Burroni
  • Alain Calmette
  • Jean-Christophe Cambadélis
  • Colette Capdevielle
  • Yann Capet
  • Christophe Caresche
  • Marie-Arlette Carlotti
  • Martine Carrillon-Couvreur
  • Christophe Castaner
  • Laurent Cathala
  • Jean-Yves Caullet
  • Guy Chambefort
  • Jean-Paul Chanteguet
  • Marie-Anne Chapdelaine
  • Guy-Michel Chauveau
  • Jean-David Ciot
  • Alain Claeys
  • Jean-Michel Clément
  • Marie-Françoise Clergeau
  • Romain Colas
  • Philip Cordery
  • Valérie Corre
  • Jean-Jacques Cottel
  • Catherine Coutelle
  • Jacques Cresta
  • Pascale Crozon
  • Frédéric Cuvillier
  • Seybah Dagoma
  • Yves Daniel
  • Carlos Da Silva
  • Pascal Deguilhem
  • Florence Delaunay
  • Michèle Delaunay
  • Guy Delcourt
  • Pascal Demarthe
  • Sébastien Denaja
  • Françoise Descamps-Crosnier
  • Sophie Dessus
  • Jean-Louis Destans
  • Michel Destot
  • Fanny Dombre-Coste
  • René Dosière
  • Sandrine Doucet
  • Philippe Doucet
  • Françoise Dubois
  • Jean-Pierre Dufau
  • Anne-Lise Dufour-Tonini
  • Françoise Dumas
  • William Dumas
  • Jean-Louis Dumont
  • Jean-Paul Dupré
  • Yves Durand
  • Philippe Duron
  • Olivier Dussopt
  • Henri Emmanuelli
  • Corinne Erhel
  • Sophie Errante
  • Marie-Hélène Fabre
  • Olivier Faure
  • Alain Fauré
  • Hervé Féron
  • Richard Ferrand
  • Geneviève Fioraso
  • Hugues Fourage
  • Jean-Marc Fournel
  • Valérie Fourneyron
  • Michèle Fournier-Armand
  • Michel Françaix
  • Christian Franqueville
  • Jean-Claude Fruteau
  • Jean-Louis Gagnaire
  • Yann Galut
  • Guillaume Garot
  • Hélène Geoffroy
  • Jean-Marc Germain
  • Jean Glavany
  • Yves Goasdoué
  • Geneviève Gosselin-Fleury
  • Pascale Got
  • Marc Goua
  • Estelle Grelier
  • Jean Grellier
  • Edith Gueugneau
  • Élisabeth Guigou
  • Chantal Guittet
  • David Habib
  • Razzy Hammadi
  • Benoît Hamon
  • Joëlle Huillier
  • Sandrine Hurel
  • Christian Hutin
  • Monique Iborra
  • Françoise Imbert
  • Michel Issindou
  • Éric Jalton
  • Serge Janquin
  • Henri Jibrayel
  • Régis Juanico
  • Armand Jung
  • Laurent Kalinowski
  • Marietta Karamanli
  • Philippe Kemel
  • Chaynesse Khirouni
  • Bernadette Laclais
  • Conchita Lacuey
  • François Lamy
  • Anne-Christine Lang
  • Colette Langlade
  • Jean Launay
  • Jean-Luc Laurent
  • Jean-Yves Le Bouillonnec
  • Gilbert Le Bris
  • Anne-Yvonne Le Dain
  • Jean-Yves Le Déaut
  • Viviane Le Dissez
  • Michel Lefait
  • Dominique Lefebvre
  • Annie Le Houerou
  • Annick Le Loch
  • Patrick Lemasle
  • Catherine Lemorton
  • Christophe Léonard
  • Annick Lepetit
  • Jean-Pierre Le Roch
  • Bruno Le Roux
  • Arnaud Leroy
  • Michel Lesage
  • Bernard Lesterlin
  • Serge Letchimy
  • Michel Liebgott
  • Martine Lignières-Cassou
  • Audrey Linkenheld
  • François Loncle
  • Gabrielle Louis-Carabin
  • Lucette Lousteau
  • Victorin Lurel
  • Jacqueline Maquet
  • Marie-Lou Marcel
  • Jean-René Marsac
  • Philippe Martin
  • Frédérique Massat
  • Sandrine Mazetier
  • Michel Ménard
  • Patrick Mennucci
  • Kléber Mesquida
  • Philippe Nauche
  • Nathalie Nieson
  • Robert Olive
  • Maud Olivier
  • Monique Orphé
  • Michel Pajon
  • Luce Pane
  • Rémi Pauvros
  • Germinal Peiro
  • Hervé Pellois
  • Jean-Claude Perez
  • Sébastien Pietrasanta
  • Martine Pinville
  • Christine Pires Beaune
  • Philippe Plisson
  • Élisabeth Pochon
  • Napole Polutélé
  • Pascal Popelin
  • Dominique Potier
  • Régine Povéda
  • Christophe Premat
  • Joaquim Pueyo
  • François Pupponi
  • Catherine Quéré
  • Valérie Rabault
  • Monique Rabin
  • Dominique Raimbourg
  • Marie Récalde
  • Eduardo Rihan Cypel
  • Alain Rodet
  • Frédéric Roig
  • Bernard Roman
  • Gwendal Rouillard
  • René Rouquet
  • Alain Rousset
  • Boinali Said
  • Béatrice Santais
  • Odile Saugues
  • Gilbert Sauvan
  • Christophe Sirugue
  • Julie Sommaruga
  • Pascal Terrasse
  • Sylvie Tolmont
  • Jean-Louis Touraine
  • Stéphane Travert
  • Catherine Troallic
  • Cécile Untermaier
  • Jean-Jacques Urvoas
  • Daniel Vaillant
  • Jacques Valax
  • Clotilde Valter
  • Michel Vauzelle
  • Fabrice Verdier
  • Michel Vergnier
  • Patrick Vignal
  • Jean-Michel Villaumé
  • Jean Jacques Vlody
  • Paola Zanetti

Abstention: 17

  • Laurent Baumel
  • Nicolas Bays
  • Jean-Luc Bleunven
  • Kheira Bouziane-Laroussi
  • Nathalie Chabanne
  • Dominique Chauvel
  • Pascal Cherki
  • Laurence Dumont
  • Geneviève Gaillard
  • Daniel Goldberg
  • Mathieu Hanotin
  • Pierre-Yves Le Borgn’
  • Pierre-Alain Muet
  • Christian Paul
  • Patrice Prat
  • Marie-Line Reynaud
  • Denys Robiliard

Groupe de l’union pour un mouvement populaire (198 membres)

Pour: 143

  • Damien Abad
  • Elie Aboud
  • Bernard Accoyer
  • Nicole Ameline
  • Benoist Apparu
  • Laurence Arribagé
  • Julien Aubert
  • Olivier Audibert-Troin
  • Jean-Pierre Barbier
  • Jacques Alain Bénisti
  • Xavier Bertrand
  • Marcel Bonnot
  • Jean-Claude Bouchet
  • Valérie Boyer
  • Philippe Briand
  • Bernard Brochand
  • Dominique Bussereau
  • Olivier Carré
  • Gilles Carrez
  • Yves Censi
  • Jérôme Chartier
  • Luc Chatel
  • Gérard Cherpion
  • Guillaume Chevrollier
  • Alain Chrétien
  • Jean-Louis Christ
  • Dino Cinieri
  • Éric Ciotti
  • Jean-François Copé
  • François Cornut-Gentille
  • Jean-Louis Costes
  • Édouard Courtial
  • Jean-Michel Couve
  • Marie-Christine Dalloz
  • Gérald Darmanin
  • Olivier Dassault
  • Bernard Deflesselles
  • Lucien Degauchy
  • Rémi Delatte
  • Jean-Pierre Door
  • Dominique Dord
  • David Douillet
  • Marianne Dubois
  • Christian Estrosi
  • Daniel Fasquelle
  • Georges Fenech
  • François Fillon
  • Marie-Louise Fort
  • Yves Foulon
  • Marc Francina
  • Yves Fromion
  • Laurent Furst
  • Sauveur Gandolfi-Scheit
  • Annie Genevard
  • Guy Geoffroy
  • Bernard Gérard
  • Alain Gest
  • Daniel Gibbes
  • Franck Gilard
  • Georges Ginesta
  • Charles-Ange Ginesy
  • Jean-Pierre Giran
  • Philippe Gosselin
  • Philippe Goujon
  • Claude Greff
  • Arlette Grosskost
  • Serge Grouard
  • Jean-Claude Guibal
  • Christophe Guilloteau
  • Michel Heinrich
  • Michel Herbillon
  • Antoine Herth
  • Guénhaël Huet
  • Sébastien Huyghe
  • Christian Jacob
  • Denis Jacquat
  • Christian Kert
  • Nathalie Kosciusko-Morizet
  • Jacques Kossowski
  • Patrick Labaune
  • Valérie Lacroute
  • Marc Laffineur
  • Jacques Lamblin
  • Jean-François Lamour
  • Guillaume Larrivé
  • Charles de La Verpillière
  • Thierry Lazaro
  • Alain Leboeuf
  • Isabelle Le Callennec
  • Marc Le Fur
  • Bruno Le Maire
  • Jean Leonetti
  • Pierre Lequiller
  • Philippe Le Ray
  • Geneviève Levy
  • Gilles Lurton
  • Jean-François Mancel
  • Alain Marleix
  • Philippe Armand Martin
  • Patrice Martin-Lalande
  • Alain Marty
  • Jean-Claude Mathis
  • François de Mazières
  • Gérard Menuel
  • Damien Meslot
  • Pierre Morange
  • Alain Moyne-Bressand
  • Jacques Myard
  • Dominique Nachury
  • Yves Nicolin
  • Patrick Ollier
  • Valérie Pécresse
  • Jacques Pélissard
  • Axel Poniatowski
  • Josette Pons
  • Didier Quentin
  • Frédéric Reiss
  • Jean-Luc Reitzer
  • Bernard Reynès
  • Camille de Rocca Serra
  • Sophie Rohfritsch
  • Martial Saddier
  • Paul Salen
  • François Scellier
  • Claudine Schmid
  • André Schneider
  • Jean-Marie Sermier
  • Michel Sordi
  • Éric Straumann
  • Claude Sturni
  • Michèle Tabarot
  • Guy Teissier
  • Michel Terrot
  • Jean-Marie Tetart
  • Dominique Tian
  • François Vannson
  • Catherine Vautrin
  • Patrice Verchère
  • Jean-Pierre Vigier
  • Philippe Vitel
  • Laurent Wauquiez
  • Éric Woerth
  • Marie-Jo Zimmermann

Abstention: 20

  • Sylvain Berrios
  • Marc-Philippe Daubresse
  • Claude de Ganay
  • Anne Grommerch
  • Françoise Guégot
  • Philippe Houillon
  • Frédéric Lefebvre
  • Céleste Lett
  • Véronique Louwagie
  • Lionnel Luca
  • Thierry Mariani
  • Olivier Marleix
  • Alain Marsaud
  • Pierre Morel-A-L’Huissier
  • Bernard Perrut
  • Christophe Priou
  • Arnaud Robinet
  • Fernand Siré
  • Jean-Sébastien Vialatte
  • Jean-Luc Warsmann

Groupe de l’union des démocrates et indépendants (30 membres)

Pour: 17

  • Stéphane Demilly
  • Philippe Folliot
  • Meyer Habib
  • Francis Hillmeyer
  • Sonia Lagarde
  • Jean-Christophe Lagarde
  • Michel Piron
  • Franck Reynier
  • François Rochebloine
  • Maina Sage
  • Rudy Salles
  • André Santini
  • François Sauvadet
  • Jean-Paul Tuaiva
  • Philippe Vigier
  • François-Xavier Villain
  • Michel Zumkeller

Abstention: 2

  • Thierry Benoit
  • Laurent Degallaix

Groupe écologiste (18 membres)

Pour: 5

  • Éric Alauzet
  • Denis Baupin
  • Christophe Cavard
  • François-Michel Lambert
  • François de Rugy

Abstention: 2

  • Véronique Massonneau
  • Barbara Pompili

Groupe radical, républicain, démocrate et progressiste (18 membres)

Pour: 17

  • Jean-Noël Carpentier
  • Ary Chalus
  • Gérard Charasse
  • Jeanine Dubié
  • Olivier Falorni
  • Paul Giacobbi
  • Joël Giraud
  • Gilda Hobert
  • Jacques Krabal
  • Jérôme Lambert
  • Jean-Pierre Maggi
  • Jacques Moignard
  • Dominique Orliac
  • Thierry Robert
  • Stéphane Saint-André
  • Roger-Gérard Schwartzenberg
  • Alain Tourret

Groupe de la gauche démocrate et républicaine (15 membres)

Pour: 3

  • Bruno Nestor Azérot
  • Marc Dolez
  • Gabriel Serville

Non inscrits (9 membres)

Pour: 1

  • Sylvie Andrieux

Abstention: 1

  • Gilles Bourdouleix

Donc un grand merci à eux pour leur courage politique et pour l’investissement exemplaire fournipour comprendre un texte de loi fondamental pour nos libertés.

N’hésitez pas à contacter vos représentants pour les remercier de cette belle remise en cause de la séparation des pouvoirs et du droit à la vie privée.

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https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/05/05/pjlrenseignement-mais-qui-sont-les-deputes-qui-ont-vote-la-surveillance-de-masse/feed/ 1
PNCD, Loi Renseignement: Chiffrer c’est suspect https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/04/21/pncd-loi-renseignement-chiffrer-cest-suspect/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/04/21/pncd-loi-renseignement-chiffrer-cest-suspect/#comments Tue, 21 Apr 2015 12:47:08 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4915 L'article PNCD, Loi Renseignement: Chiffrer c’est suspect a été publié sur Révolte Numérique

Les débats au sujet du projet de Loi sur le Renseignement sont très intéressants ces jours-ci. Sans doute un peu bousculé par une inhabituelle fronde incluant les journalistes et les entreprises, le gouvernement propose des arguments et justifications qui ne sont pas toujours très au point. Mais des paroles contradictoires … Lire la suite

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L'article PNCD, Loi Renseignement: Chiffrer c’est suspect a été publié sur Révolte Numérique

dominosLes débats au sujet du projet de Loi sur le Renseignement sont très intéressants ces jours-ci. Sans doute un peu bousculé par une inhabituelle fronde incluant les journalistes et les entreprises, le gouvernement propose des arguments et justifications qui ne sont pas toujours très au point. Mais des paroles contradictoires et du flou entourant les déclarations des défenseurs du projet, on retiendra quelque chose qui ne fait aucun doute: chiffrer ses communications est maintenant devenu suspect.

Une communication désastreuse et des demi-aveux en cascade

Tandis que le projet de loi collectionne les opposants et les surnoms (Frenchiot Act, loi scélérate…), Le Monde est revenu sur un hypothétique dispositif de surveillance de masse de la DGSE: le PNCD. En plus d’être totalement hors contrôle, les bases de données constituées seraient à la disposition des services intérieurs. Alors que la chose avait déjà été évoquée il y a plusieurs années, c’est en plein débat sur la collecte massive de données que resurgit cette enquête.

Invité le dimanche 19 avril au court de l’émission Le supplément sur Canal+, François Hollande a tenté d’éclairer nos lanternes:

« Maïtena Biraben : La PNCD, ce n’est pas encadré…
– François Hollande : Avant il y avait des choses qui n’étaient pas encadrées… Qui fonctionnaient… Personne ne s’en inquiétait…
– Vous le saviez ?
– On a découvert quand même un certain nombre de choses. […] – Je précise, PNCD pour “plateforme de cryptage et de décryptement”, un système complexe et occulte mis en place par la DGSE depuis 2007…
– Oui ! Ben justement, ça existait… ça existait… et il n’y avait pas de loi pour le contrôler.
– Mais ça n’est pas encadré par la loi sur le renseignement…
– Mais si, ce sera encadré par la loi ! Puisque la DGSE… Tout ce qu’elle fait à l’extérieur… C’est à l’extérieur…
– Ce n’est pas du ressort de la loi française…
– Mais tout ce qui est fait à l’intérieur est contrôlé… »

 

 

 

 

 

 

De deux chose l’une: soit François Hollande vient de faire une putain de boulette en avouant l’existence d’un programme dont son propre ministre de l’Intérieur avait nié la réalité quelques jours auparavant, soit le Président ne pipe pas un mot de ce qu’il raconte. Ceux favorables à la deuxième option pourraient rétorquer: « quand on entend François Hollande nous expliquer qu’un algorithme est une machine, la question se pose »; et ils n’auraient pas tout à fait tort. 😉facepalm

C’est probablement vers la synthèse de ces deux points de vue qu’il faut creuser pour y comprendre quelque chose.

De son côté, Médiapart est allé chercher les propos du Ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian:

Le 15 avril, Jean-Yves Le Drian ajoutait qu’il existait bien depuis 1999 un PNCD pour « Pôle national de cryptanalyse et de décryptement » mais qu’il s’agit uniquement d’un outil « consacré au déchiffrement » « nécessaire pour bien maîtriser la surveillance des communications internationales »

 

Bon, on en saura pas beaucoup plus sur le fond de cette affaire pour l’instant tant les déclarations sont brouillonnes. Notons tout de même que Jean-Marc Manach, journaliste spécialiste de ces questions, doute de la possibilité d’une surveillance de masse opérée par la DGSE.

Si l’utilisation qui est faite du PNCD reste pour l’instant mystérieuse, l’existence du programme était en fait un secret de polichinelle. Le Parisien a en effet retrouvé sa trace dans des documents publics de la commission de la Défense sur le projet de loi de finances 2006, et des journalistes avaient déjà traité la question à plusieurs reprises.

Par Tor, les VPN, le chiffrement des mails: tout le monde est suspect

Outre ces cafouillages plus ou moins contrôlés, il reste tout de même une certitude: le chiffrement des communications est aujourd’hui clairement visé par le pouvoir. Que la DGSE travaillait sur la question n’était pas un secret. Que cela emmerdait clairement les renseignements intérieurs ne surprend pas d’avantage. Mais ce qui est tout de même un peu nouveau, c’est l’affirmation publique que les techniques garantissant la confidentialité ou l’anonymat en ligne sont en soi suspectes.

Mais qui chiffre ses communications? (cliquez)

Le retour sur le devant de la scène du PNCD n’a pas été la seule sortie anti-chiffrement de la semaine. Dans le projet de Loi sur le Renseignement, il est en effet question de pouvoir accéder « sans délais » aux clés de chiffrement. Cela signifie que l’État pourrait accéder en temps réel à ces clés permettant de lire le contenu des communications des internautes. Déjà, ça fait peur.

Si le chiffrement s’est démocratisé, c’est bien pour permettre à chacun de disposer d’une vie privée. N’en déplaise à Bernard Cazeneuve pour qui ce droit n’est pas une liberté, il est affirmé notamment dans l’article 12 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, et dans la sphère numérique, on beau chercher, seule la cryptographie le garantit.

Malgré ça, le Ministre de l’Intérieur l’a bien fait comprendre dans l’hémicycle, le chiffrement est suspect. En tirant à nouveau sur les grosses ficelles des discours anxiogènes développés aux premiers jours du net, il diffuse lentement l’idée que le chiffrement pourrait cacher n’importe qui, surtout des terroristes:

« Mes services de renseignement ont pu, par des échanges d’informations, savoir que des terroristes procédaient, sur le darknet, à des communications cryptées donnant des éléments précis sur leur intention de commettre des actes terroristes. […]

 

[Les terroristes utilisent] une multitude d’adresses IP qui se masquent les unes les autres, à partir de messages postés depuis différentes boîtes situées partout sur la planète. »

 

Il s’agit là d’un raisonnement au moins aussi « fouillé » que celui qui consistait il y a peu à expliquer que 90% des terroristes sont allés sur Internet pour se radicaliser avant de passer à l’acte, mais on reconnaît sans aucune ambiguïté une charge contre le réseau Tor et les techniques d’anonymisation sur Internet.

La question qui se pose alors est celle de la présomption d’innocence. Devra t-on renoncer à ce droit si l’on utilise des techniques de chiffrement? Comme bien d’autres, j’ai interrogé Bernard Cazeneuve le 16 avril lors de sa session questions/réponses sur Twitter:

cazeneuve_vpnAprès plusieurs relances de différents internautes, la réponse se fait toujours attendre. Probablement encore un sujet qui nécessite de lever le secret défense!

Vers la transparence pour tous (enfin presque)

Ce que l’on peut déceler derrière ces discours et ces pratiques, c’est le glissement vers les citoyens de la nécessité de transparence. En appliquant les exigences de transparence demandées à l’État aux citoyens, le gouvernement se place dans la droite ligne de la mythologie libertarienne du tout privatisable d’un Facebook, ou du Darwinisme technologique d’un Google. Quand Facebook affirme que la vie privée appartient au passé, le gouvernement la réduit à néant en faisant mine d’être dans la norme. Et quand Google défend la transparence radicale au nom du progrès technologique, le gouvernement le fait au nom de la lutte contre le terrorisme. Des arguments différents pour des effets similaires.

Bernard Cazeneuve a d’ailleurs lui-même évoqué la politique des GAFA à l’Assemblée (Google, Amazon, Facebook, Apple),en s’étonnant que l’on puisse faire des reproches au gouvernement alors que leurs pratiques n’émouvaient personne (ce qui est un mensonge grotesque puisque les CNIL européennes ne cessent de s’attaquer aux géants du net sur la question de la vie privée).

Partant de l’exigence de transparence à l’égard de l’État, c’est maintenant le peuple qui doit montrer patte blanche face au pouvoir. Avec la mise hors jeu du pouvoir judiciaire dans le contrôle des interceptions, c’est le deuxième hold up de cette loi: faire en sorte que ce ne soit plus à ceux à qui nous confions les manettes de rendre des comptes, mais à nous. Nous le constatons, c’est une vision assez asymétrique de la transparence qui nous est imposée ici.

La seule réponse que l’État veut bien donner à ce sujet est: ayez confiance! Sur le plateau de Canal, François Hollande n’agitait que des garanties de principes, comme l’avait fait Cazeneuve sur les recours possibles des citoyens en cas d’écoutes:

« Cessons de croire qu’il y a un système général d’écoutes. Pourquoi voudriez-vous que l’Etat, même les services, entreprennent de savoir ce que nous faisons, y compris dans notre vie privée ? »..

 

Il faut le dire, ces arguments ne valent pas mieux qu’un: « m’enfin ma bonne dame? Pourquoi vous méfiez-vous? On est les gentils nous… »

Mais dans une démocratie, ce qui est exigible de l’État, ce ne sont pas des paroles, mais des garanties.
Et la seule chose garantie pour l’instant, c’est que ceux qui protègent leur vie privée seront surveillés.

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Human Rights Watch fusille le projet de loi sur le Renseignement https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/04/07/human-rights-watch-fusille-le-projet-de-loi-sur-le-renseignement/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/04/07/human-rights-watch-fusille-le-projet-de-loi-sur-le-renseignement/#respond Tue, 07 Apr 2015 19:56:32 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4894 L'article Human Rights Watch fusille le projet de loi sur le Renseignement a été publié sur Révolte Numérique

Dans la lignée des très nombreuses réactions négatives déjà publiées à l’encontre du projet de loi sur le Renseignement, c’est au tour de l’ONG internationale Human Right Watch de tirer la sonnette d’alarme. Et c’est peu de le dire, la sentence est lourde pour la France. Alors que la presse … Lire la suite

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L'article Human Rights Watch fusille le projet de loi sur le Renseignement a été publié sur Révolte Numérique

humanrightswatchDans la lignée des très nombreuses réactions négatives déjà publiées à l’encontre du projet de loi sur le Renseignement, c’est au tour de l’ONG internationale Human Right Watch de tirer la sonnette d’alarme. Et c’est peu de le dire, la sentence est lourde pour la France.

Alors que la presse française commence tout doucement à se saisir de la question de la grande dangerosité de cette loi, outre-Atlantique, les positionnements sont plus clairs. Car faut-il encore le rappeler, la surveillance de masse, les citoyens américain savent bien ce que c’est.

La semaine dernière, c’était un article du New York Times qui tirait à boulets rouges sur le projet de loi, entraînant ici une prise de conscience au-delà des cercles habitués à suivre ce type d’actualité. Ce 7 mars, L’ONG Human Rigths Watch publie à son tour un rapport extrêmement dur à l’encontre du gouvernement français.

Dès les premières lignes les mots sont sévères:

« Ce texte bafoue des obligations relatives aux droits humains. »

 

« [C’est] un projet de loi conférant de vastes pouvoirs de surveillance électronique [et qui] contrevient aux engagements internationaux de la France relatifs aux droits humains. »

 

C’est également la procédure accélérée utilisée pour imposer le texte qui consterne l’ONG. En effet, le 13 avril, le projet sera déjà présenté à l’Assemblée.

Sur le fond, HRW s’en prend en particulier au dispositif d’écoutes massives basé sur une boîte noire disposée chez les fournisseurs d’accès à Internet, ainsi qu’au recours à ces techniques intrusives sans avis du juge, sans un contrôle satisfaisant, et ce pour des motifs beaucoup trop divers :

« [Il y aura des] pouvoirs considérables accordés au Premier ministre pour autoriser la surveillance, sur des motifs qui dépassent largement ceux reconnus par le droit international des droits humains. »

 

« Il est difficile de voir comment les personnes visées – que ce soit directement ou en raison d’associations dont elles ne sont pas conscientes, de l’endroit où elles sont, ou d’autres raisons – pourront savoir qu’elles ont fait l’objet d’un contrôle, et contester ces actes devant le Conseil d’État », (Dinah PoKempner, directrice juridique chez Human Rights Watch).

 

Déçue des effets d’annonce d’un gouvernement promettant il y a encore quelques mois une loi protectrice, Dinah PoKempner enchaîne :

« Bien que l’objectif du projet de loi soit de raccrocher les pratiques de surveillance de la France au cadre du droit, c’est en réalité une extension massive des pouvoirs en matière de surveillance qui se drape dans le voile de la loi. »

 

« La France se doit de faire mieux que ça, surtout si elle veut se distancier des pratiques de surveillance de masse abusives et secrètes des Etats-Unis et du Royaume-Uni, qui suscitent tant de contestations juridiques. »

 

C’est donc la posture de la France vis à vis de ses propres engagements, ainsi que ses intentions qui sont mises en cause:

« La très large portée de ce projet de loi contredit radicalement les obligations de la France aux termes du droit international des droits humains, et  pourrait servir à légitimer légalement un État de surveillance. »

 

Fidèle à son rôle de garante de la liberté d’expression, l’ONG dénonce, au même titre que RSF et les syndicats d’avocats, une atteinte en particulier au travail des chercheurs, journalistes, universitaires, avocats et acteurs humanitaires qui « visitent des sites web qui font l’apologie du terrorisme, et échangent avec des personnes liées à des crimes, pour mieux comprendre ces exactions et lutter contre elles. »
L’argument de l’inefficacité de la loi est une fois de plus signalé, et tranche avec la violence des coups portés aux libertés publiques.

Enfin, c’est avec une amertume perceptible que la position de la France et le modèle qu’elle affiche face aux autres pays dans le monde qui sont largement mis en accusation :

« Les gouvernements les plus répressifs pourront remercier la France, qui créée un précédent juridique en forçant les plus grandes entreprises de l’Internet à contrôler non seulement les indices de “terrorisme”, mais aussi les indices d’une dissidence tout juste naissante, ou même d’une pensée indépendante. ».

 

En effet, ces projets tranchent quelque peu avec les réactions outrées des représentants politiques français suite aux révélations de Snowden sur la surveillance de la NSA. À y regarder de plus près, on sentait déjà à l’époque une posture ambivalente notamment au regard de la politique d’exportation de matériel de surveillance dans certaines dictatures.

Quand une part si grande des acteurs citoyens, techniques, juridiques, politiques et de sécurité se mobilisent contre un projet de loi et avec des arguments aussi forts, on peut espérer qu’une démocratie réagisse pour prendre un peu de recul.

Mais peut-on encore considérer que l’oreille soit ouverte à la discussion côté gouvernement?

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Vidéo: Conférence des associations opposées à la Loi sur le Renseignement https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/03/28/video-conference-des-associations-opposees-a-la-loi-sur-le-renseignement/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/03/28/video-conference-des-associations-opposees-a-la-loi-sur-le-renseignement/#respond Sat, 28 Mar 2015 14:39:05 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4841 L'article Vidéo: Conférence des associations opposées à la Loi sur le Renseignement a été publié sur Révolte Numérique

Jeudi 26 mars, une conférence de presse s’est tenue dans les locaux de La Quadrature Du Net afin de faire entendre la parole d’acteurs de la société contre la Loi sur le Renseignement, laquelle doit être votée à partir du 13 avril 2015. Parmi les présents, on trouvait La Quadrature … Lire la suite

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L'article Vidéo: Conférence des associations opposées à la Loi sur le Renseignement a été publié sur Révolte Numérique

quadratureJeudi 26 mars, une conférence de presse s’est tenue dans les locaux de La Quadrature Du Net afin de faire entendre la parole d’acteurs de la société contre la Loi sur le Renseignement, laquelle doit être votée à partir du 13 avril 2015.

Parmi les présents, on trouvait La Quadrature du Net, Amnesty International France, Reporters Sans Frontières, l’Observatoire des Libertés et du Numérique, le CREIS-Terminal, la Ligue des Droits de l’Homme, le Syndicat de la Magistrature, le Syndicat des avocats de France et le CECIL.

Ce qui frappe d’emblée dans ces prises de parole, c’est l’absence d’ambiguïté quant à la dénonciation d’un risque de surveillance de masse.  Trois autres problèmes fondamentaux structurent le positionnement commun:

  • La question du rythme de l’étude du projet. L’utilisation de la procédure d’urgence pour voter cette loi ne permet pas l’installation d’un temps de réflexion pour la société civile.
  • La question de la légalisation automatique des pratiques illégales des Renseignements (« allégales » selon le gouvernement).
  • La question du recours pour les personnes pensant être sujettes à la surveillance qui est « quasiment inexistant ».

Une loi qui pourra impliquer les organisations politiques, syndicales et le mouvement associatif

Pour la LDH, il faut souligner que le discours du gouvernement présente le projet comme étant vertueux, alors qu’il légalise selon eux « des pratiques délinquantes et liberticides ». L’absence de volonté de négociation est elle aussi pointée du doigt.

Comme plusieurs autres acteurs, la Ligue rappelle qu’il ne s’agit pas d’une loi contre le terrorisme, comme on pourrait le penser étant donné le contexte politique et la communication gouvernementale, mais d’une loi sur le Renseignement. Cette distinction apparemment anodine a le mérite de proposer une prise de recul vis à vis d’une loi qui a été préparée bien avant les attentats de janvier, et dont le champ d’application dépasse très largement le problème de la supposée menace terroriste sur le territoire.

L’ouverture est en effet immense. La LDH considère donc que les organisations politiques, syndicales, et le mouvement associatif pourront tout à fait être concernés par cet élargissement du champ d’intervention. On se souvient alors du fichier EDVIGE. C’est également un projet qui organise « l’impunité des agents de l’État » et « le privilège donné au jugement administratif » qui est dénoncé.

Pour conclure, Pierre Tartakowski de la LDH lance: « C’est un projet qui ne fait pas confiance à la société mais qui demande à la société de faire confiance à l’État. Mais ce que nous avons appris, c’est que face à l’État, il ne faut pas de la confiance, il faut des garanties ».

La liberté de la presse menacée

Infatigable refrain fredonné depuis les attentats contre Charlie Hebdo, la menace vis à vis de la liberté de la Presse n’est plus ici l’apanage des terroristes. Pour RSF, la loi aura un impact direct sur les libertés des journalistes et pourrait bien compromettre la protection des sources. L’association demande donc une exception journalistique en s’appuyant sur la recommandation de la CNIL. Son porte parole Christophe Deloire critique également le blocage administratif d’un site mis en œuvre courant mars, au prétexte qu’un discours d’un responsable de l’État Islamique avait été cité.

Pas de doute, les inquiétudes sont grandes chez les journalistes aussi…

Un contrôle et des recours aux contours bien flous

Amnesty International France s’offusque par le biais de Geneviève Garrigos de l’absence de réflexion sur la problématique du Renseignement. Elle le définit ainsi: ce sont « des agences qui travaillent dans l’opacité et qui recueillent des informations ». Si le texte propose officiellement d’entraver ces risques de dérives, il est une fois encore présenté comme étant loin de se limiter au domaine du terrorisme. Elle relève notamment la protection des intérêts économiques de la France et la lutte contre les violences collectives, et anticipe elle aussi un ciblage des mouvements sociaux.

Le Droit fondamental est mis de côté: c’est le droit à la sûreté qui est sacrifié (garanti normalement face aux abus de la puissance publique), au profit du renforcement d’une protection des agents.
La CNCTR (Commission Nationale de Contrôle des Techniques de Renseignement) censée contrôler les mesures de surveillance, est de ce fait consultative. Si un individu est susceptible de participer à des mobilisations collectives ou de remettre en cause la sécurité d’une entreprise située en France, il pourra faire l’objet de mesures de surveillance. Mais seul le premier ministre pourra prendre la décision de cibler un individu. Pour Amnesty, il s’agit là d’une « remise en cause du principe d’inviolabilité du domicile et du droit à l’intimité », et d’un « refus d’un droit de regard indépendant [vis à vis] du politique ».

Si l’on pense être visé par une mesure de surveillance, la saisie du Conseil d’État sera possible, mais celui-ci ne pourra que confirmer s’il y a une mesure. La personne ne pourra être informée de ce qui a été mis en place, ni pour combien de temps. Le secret défense prévaudra. Là encore, « on empêche le contrôle démocratique » déclare Geneviève Garrigos . L’article 7 étend pour cela la pénalisation de la révélation sur l’existence de mesures de surveillance, même illégales. On pense rapidement au sort envisagé pour les lanceurs d’alertes.

L’Amérique, je veux l’avoir, et je l’aurai

Comme Joe Dassin, La Quadrature du Net s’est donnée pour mission de scruter outre-Atlantique pour comparer les ressemblances en terme de pratiques de Renseignement. L’association dénonce en avant-propos une politique de l’autruche car les pratiques de la DGSE et les accords LUSTRE n’ont « donné lieu à aucune réaction publique claire », et ce malgré des mois de polémiques autour des révélations Snowden. Cette omerta sur les pratiques américaines s’avère moins surprenante lorsque l’on observe les projets de renseignement français. L’article L851-4 sur les « boîtes noires » est ainsi mis en parallèle avec la loi britannique installant la pièce centrale de la surveillance systématique du GCHQ (Renseignements britanniques, alliés à la NSA).

De même, les communications émises ou reçues de l’étranger sont visées par la loi en préparation, ce qui recouvre une « très grande partie des communications » pour La Quadrature. Là encore, on fait le lien avec le placement de mouchards et la collecte « upstream » de la NSA, c’est à dire directement branchée sur les câbles Internet. Les modalités de surveillance feront également l’objet d’un décret non publié, autre outil dont se sont dotés les américains avec l’article 702 de la FISA, cette cour secrète couvrant les agissements de la NSA.

Enfin, pour la Quadrature, l’article qui immunise les agent de « criminalité informatique » si les faits sont réalisés à l’étranger fait irrémédiablement penser aux pratiques de hacking de la NSA.

Le bilan n’est donc pas très réjouissant pour toutes ces associations, mais leur message est clair, il est temps de nous faire entendre.

 

Merci à JcFrog d’avoir mis en ligne ces vidéos

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De l’art DIY contre les caméras de surveillance https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/03/28/de-lart-diy-contre-les-cameras-de-surveillance/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/03/28/de-lart-diy-contre-les-cameras-de-surveillance/#comments Sat, 28 Mar 2015 12:01:39 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4845 L'article De l’art DIY contre les caméras de surveillance a été publié sur Révolte Numérique

Artiste chinois très infulent dans son pays et au-delà, Ai Weiwei combat l’autoritarisme depuis de nombreuses années. Cet architecte autrefois proche de la Beat Generation et admirateur de Marcel Duchamp n’a cessé au court de sa carrière d’utiliser ses créations pour critiquer le pouvoir « communiste ». Blogger et activiste, il est … Lire la suite

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Ai_Weiwei

Artiste chinois très infulent dans son pays et au-delà, Ai Weiwei combat l’autoritarisme depuis de nombreuses années. Cet architecte autrefois proche de la Beat Generation et admirateur de Marcel Duchamp n’a cessé au court de sa carrière d’utiliser ses créations pour critiquer le pouvoir « communiste ». Blogger et activiste, il est devenu ambassadeur de Reporters Sans Frontières en 2013. Sous surveillance étroite en raison de ses engagements, il décida en 2012 d’installer quatre caméras connectées au web chez lui afin de dénoncer la situation dans laquelle il se trouvait.

En 2013, il nous proposait un tutoriel DIY (Do it Yourself) contre les caméras de surveillance, afin d’engager le débat sur leur prolifération constante dans l’espace public.

Inutile de le préciser, la mise en application de cette réalisation est parfaitement illégale.

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Réforme du renseignement: un Patriot Act français? https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/03/21/reforme-du-renseignement-un-patriot-act-francais/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/03/21/reforme-du-renseignement-un-patriot-act-francais/#respond Sat, 21 Mar 2015 15:35:42 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4807 L'article Réforme du renseignement: un Patriot Act français? a été publié sur Révolte Numérique

Fuité par le Figaro, le projet de loi relatif au renseignement a été présenté par Manuel Valls jeudi 18 mars au conseil des ministres. Il doit être voté en procédure accélérée (ça devient une habitude). Élargissant considérablement les capacités de surveillance et d’interception des communications sans passer par une autorité … Lire la suite

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Fuité par le Figaro, le projet de loi relatif au renseignement a été présenté par Manuel Valls jeudi 18 mars au conseil des ministres. Il doit être voté en procédure accélérée (ça devient une habitude). Élargissant considérablement les capacités de surveillance et d’interception des communications sans passer par une autorité judiciaire, cette loi se voit déjà attribuer le surnom de Patriot Act à la française.

D’après Geneviève Garrigos, présidente d’Amnesty International France: « Par ce projet de loi, la France autorise la surveillance de masse pour la prévention du terrorisme sans contrôle judiciaire ni recours effectif pour les victimes de surveillance ».

Depuis de nombreuses années mais plus encore après les attentats de Paris début février, le discours sécuritaire est omniprésent dans les prises de paroles politiques. Ceux qui considéraient que le rythme était trop élevé sous Sarkozy en ont pour leur compte: la même semaine où la censure de sites présumés terroristes sans intervention d’un juge apparaît en France, le gouvernement tente de passer en vitesse une loi qui légalise les pratiques  obscures des renseignements. C’est l’un des aspects surprenants de la communication officielle: justifier en bloc des pratiques illégales. Les à côté en matière de surveillance pourront maintenant se légitimité par les textes. « Bonne » nouvelle!

Prévenir et prédire les comportements jugés suspects avec le Big Data

Les férus de science-fiction vont encore atteindre le point Orwel ou le point K. Dick. Selon les analyses, il serait question de poser des « boîtes noires » chez les fournisseurs d’accès afin de« détecter automatiquement une succession suspecte de données de connexion ». Des algorythmes devraient donc se charger de faire le tri afin de repérer des schémas ou des empruntes censées correspondre avec l’idée que les renseignement se font d’une communication déviante. Selon quels critères? Mystère.
Le premier ministre pourra demander la levée de « l’anonymat » en cas de suspicion d’une préparation d’un acte de terrorisme.

La première interrogation qui vient en tête concerne alors la taille de la botte de foin. Pour pouvoir dénicher l’aiguille, il faut bien retourner la paille, y jeter un œil… Rien qu’un petit peu. Doit-on donc s’attendre à une surveillance généralisée du trafic? Ou alors y a-t-il une technique miraculeuse permettant de ne surveiller directement que les méchants?

Irrémédiablement, on pense alors à l’utilisation du Deep Packet Inspection, c’est à dire à l’analyse des contenus des communications. Si le gouvernement s’en défend et évoque la seule observation des métadonnées (qui parle avec qui? À quelle heure? Combien de temps? etc.), le passif du gouvernement français vis à vis de cette technologie parfois comparée au nucléaire pour sa grande dangerosité pose question.

Souvenez-vous: 2011, Kadhafi est renversé et on trouve de jolies machines françaises estampillés Amesys. Utilisées pour observer la totalité de la population Libyenne, nous apprenions pour de vrai ce que signifie être leaders dans le domaine de la surveillance, et à quel point la France était compétente en la matière. L’affaire éclaboussa jusqu’au plus hauts lieux du pouvoir français mais aujourd’hui, silence. L’utilisation dans les dictatures aurait-elle servi de phase beta pour une introduction sur notre sol?
Nous ne pouvons tirer des conclusions hâtives mais la chose n’est plus impossible.

Si la méthode reste obscure, c’est aussi le cas pour les raisons qui pourront justifier une surveillance. Jugez par vous-même:

  1. L’indépendance nationale, l’intégrité du territoire et la défense nationale
  2. Les intérêts majeurs de la politique étrangère, l’exécution des engagements internationaux, la prévention de toute forme d’ingérence étrangère
  3. Les intérêts économiques ou scientifiques majeurs
  4. La prévention du terrorisme, des atteintes à la forme républicaine et à la stabilité des institutions, de la reconstitution ou du maintien de groupement dissous
  5. La prévention de la criminalité et de la délinquance organisées
  6. La prévention de la prolifération des armes de destruction massive
  7. La prévention des violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique

C’est déjà pas mal…
Qu’on se le dire, les comportements « suspects » seront bien encadrés.

Pour le plat de résistance

Le projet est un véritable chef d’œuvre de la fuite en avant sécuritaire:

  • Surveillance des communications internationales et incitation à une collaboration étroite avec les acteurs des nouvelles technologies (Google, Facebook, Skype etc.) dans le cas de suspicion de la préparation d’un acte terroriste.
  • Possibilité dans les mêmes cas d’intercepter en temps réel des informations sans passer par l’intermédiaire des fournisseurs d’accès (on se branche directement aux petits tuyaux des Internets).
  • Introduction du secret de la défense nationale pour les entreprises devant collaborer en vue d’une surveillance.
  • Conservation des enregistrements de 10 à 30 jours minimum et pouvant aller jusqu’à 5 ans.
  • Dans le cas d’interceptions de données chiffrées, c’est le moment où elles deviennent lisibles qui marque le décompte
  • Possibilité d’installer des mouchards dans l’habitat privé, dans le véhicule ou l’ordinateur (keyloggers), de localiser des individus et d’enregistrer tous types de conversations ou images à cette occasion (privées, confidentielles etc.)
  • Utilisation d’IMSI catchers pour récolter des informations sur les téléphones portables situés dans une zone donnée

Alors que les précédentes loi anti-terroristes n’ont toujours pas été complètement appliquées, Médiapart évoque déjà une volonté gouvernementale de s’attaquer au chiffrement des communication, dernière garantie d’une vie privée préservée. Il s’agirait d’exiger des acteurs du net que soient remises les clés de chiffrement.

Un projet qui provoque déjà de nombreuses oppositions

Si l’unité nationale semble animer les « représentants » du peuple, ça n’est heureusement pas le cas de nombreuses associations, personnalités et commissions:

« Il ne s’agit plus seulement d’accéder aux données utiles concernant une personne identifiée, mais de permettre de collecter de manière indifférenciée, un volume important de données qui peuvent être relatives à des personnes tout à fait étrangères à la mission de renseignement. »

La CNIL (Commission nationale Informatique et Libertés)

 

« Il ne suffit pas de répéter qu’il ne s’agit pas d’un Patriot Act à la française. Pour s’en assurer, il faut inclure de manière contraignante le principe selon lequel la surveillance de masse, généralisée et indifférenciée, est étrangère à l’Etat de droit ».

Godefroy Beauvallet, vice-président du CNNum (Conseil National du Numérique)

 

« Alors que la loi sur le renseignement était annoncée comme une grande loi permettant de protéger les droits fondamentaux, l’instrumentalisation sécuritaire des événements meurtriers de janvier risque d’aboutir à une incroyable dérive du gouvernement en matière de surveillance des citoyens. »

La Quadrature Du Net

 

[Ces nouveaux moyens sont] «tellement intrusifs qu’ils ne devraient pas être utilisés hors cadre judiciaire. Il est répété qu’il s’agit d’un encadrement, alors que le texte revient à entériner des pratiques des services au lieu de fixer des limites».

Laurence Blisson, Syndicat de la Magistrature

 

[La surveilance est] «beaucoup trop généralisée sur l’ensemble des individus : on ne peut pas surveiller l’ensemble d’une population sur un lieu donné. Cela pose de vrais problèmes en matière de respect de la vie privée».

Floran Borg, Syndicat des avocats de France

 

« Ces pouvoirs exorbitants se feront sans contrôle judiciaire. Ne mentons pas aux Français en présentant ce projet comme une loi antiterroriste. Il ouvre la voie à la généralisation de méthodes intrusives, hors du contrôle des juges judiciaires, pourtant garants des libertés individuelles dans notre pays. »

Marc Trevidic, juge antiterroriste

 

« Le gouvernement français va surveiller tout le monde avec un algorithme. Big Brother devient une réalité »

Tristan Nitot, Fondateur de Mozilla Europe

 

« Tous ces gens, demain, pourraient entrer chez vous, chez moi, en douce, avec de fausses clés, de jour comme de nuit, pour y placer de minuscules bidules afin de nous surveiller au sein de notre intimité. Avec, je le suppose, des instructions précises : si cela devient trop hard, prière de détourner les yeux. […]

 

Qui va décider que cette manif qui a dégénéré devient ou non de la compétence de la DGSI ? […]

 

Pour mémoire, après Mai-68, la DST, l’ancêtre de la DGSI, a reçu l’ordre de mettre une grande partie de ses moyens pour faire la chasse aux gauchos. C’était De Gaulle. En 1982, Mitterrand a créé son petit service antiterroriste perso pour protéger sa vie privée et faire le ménage autour de lui. En 2015…

 

La Révolution française définissait la loi comme une « protection de la liberté publique et individuelle contre l’oppression de ceux qui nous gouvernent. ». Ce n’était qu’utopie, mais de là à inverser le concept ! »

Georges Moréas, Commissaire honoraire de la Police Nationale

C’est sûr, il y a de quoi s’inquiéter pour demain…

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Guide d’autodéfense numérique https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/03/15/guide-dautodefense-numerique/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/03/15/guide-dautodefense-numerique/#respond Sun, 15 Mar 2015 12:18:37 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4802 L'article Guide d’autodéfense numérique a été publié sur Révolte Numérique

Paru depuis plusieurs années, le Guide d’autodéfense numérique comporte depuis l’automne 2014 un tome 2. Alors que le premier volume traitait de la sécurité hors ligne, le nouvel opus nous propose d’explorer la sécurité en ligne. Les deux ouvrages sont conséquents mais c’était la moindre des choses pour approcher sérieusement … Lire la suite

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guideautodefense

Paru depuis plusieurs années, le Guide d’autodéfense numérique comporte depuis l’automne 2014 un tome 2. Alors que le premier volume traitait de la sécurité hors ligne, le nouvel opus nous propose d’explorer la sécurité en ligne.

Les deux ouvrages sont conséquents mais c’était la moindre des choses pour approcher sérieusement cette question de la sécurité matérielle et de la protection des données en ligne. S’il est nécessaire d’y entrer avec un minimum de motivation, les auteurs ont pris soin de rester explicites et didactiques.

Publié sur le site activiste boum.org (hébergeur du projet Tails utilisé par Edward Snowden), les auteurs se sont engagés dans une démarche de réappropriation des nouvelles technologies qui fait du bien à l’heure de l’intrusion de plus en plus poussée des logiques de profilage dans notre quotidien.

[…] nous n’avons pas envie d’être contrôlables par quelque « Big Brother » que ce soit. Qu’il existe déjà ou que l’on anticipe son émergence, le mieux est sans doute de faire en sorte qu’il ne puisse pas utiliser, contre nous, tous ces merveilleux outils que nous offrent — ou que lui offrent — les technologies numériques. […]

Même si l’on choisit de ne pas les utiliser directement, d’autres le font pour nous. Alors, autant essayer de comprendre ce que ça implique. […]

 

À consommer sans modération, en ligne ou sur papier, et en licence Art libre s’il vous plaît!

https://guide.boum.org/

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Twitter empêche les nouveaux utilisateurs de se protéger avec Tor https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/03/03/twitter-empeche-les-nouveaux-utilisateurs-de-se-proteger-avec-tor/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/03/03/twitter-empeche-les-nouveaux-utilisateurs-de-se-proteger-avec-tor/#respond Tue, 03 Mar 2015 21:03:26 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4771 L'article Twitter empêche les nouveaux utilisateurs de se protéger avec Tor a été publié sur Révolte Numérique

La nouvelle circule petit à petit via les sites d’information et les réseaux sociaux: Twitter bloque dorénavant les  créations de comptes via Tor si  les utilisateurs ne renseignent pas leur numéro de téléphone. Une grave attaque contre un outil de protection de la vie privée utilisé par de nombreux dissidents … Lire la suite

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L'article Twitter empêche les nouveaux utilisateurs de se protéger avec Tor a été publié sur Révolte Numérique

tor_rideau

La nouvelle circule petit à petit via les sites d’information et les réseaux sociaux: Twitter bloque dorénavant les  créations de comptes via Tor si  les utilisateurs ne renseignent pas leur numéro de téléphone. Une grave attaque contre un outil de protection de la vie privée utilisé par de nombreux dissidents politiques dans le monde.

Alors qu’il a longtemps bénéficié d’une image un peu plus préservée que Facebook question respect de la vie privée des internautes, le réseau Twitter continue depuis plusieurs années sa construction d’un modèle basé sur la récolte de données personnelles et la publicité. Après le « printemps arabe », la plateforme de microblogging avait pourtant la côte. On le présentait comme un modèle de journalisme citoyen et on en avait vanté les bienfaits face aux abus des pouvoirs et contre les tentatives de limitation de la liberté d’expression:

Vidéo de l’agence Marcel pour France 24 en 2011

Toujours en 2011, Amnesty.be titrait: « Aujourd’hui, les réseaux sociaux font mal aux dictatures ».

À cette époque, Twitter se targuait de faire de la résistance face aux demandes de communication des données relatives aux twittos.

Un étau qui se resserre autour des outils de communication

Mais ces dernières années, la pression se fait de plus en plus forte, et de nombreux gouvernements dont le notre, enjoignent le réseau à jouer le rôle de censeur lorsque les lois ne sont pas suffisamment efficaces face à certains problèmes. On l’a vu en France vis à vis de la propagande « islamiste » ou des propos racistes et discriminants.
Ainsi, du 1er juillet au 31 décembre 2014, la demande de retrait d’informations a quasiment augmenté de 84% (la France étant en 4e position).

Effet de la pression ou droite lignée du modèle anti-anonymat porté par Facebook? Quelles que soient les raisons motivant cette décision de forcer le dévoilement de l’identité des utilisateurs de Tor, ça n’est plus aux dictatures mais aux résistances que Twitter fait du mal.
Basé sur le principe d’un réseau décentralisé encapsulant nos communications dans plusieurs couches de chiffrement, l’anonymat du réseau Tor devient totalement illusoire lorsque l’on décide de communiquer des informations personnelles, surtout vers des serveurs qui sont soumis à la surveillance de la NSA comme c’est le cas de Twitter.

Espérons que peu nombreux seront ceux à fournir leur numéro de téléphone alors qu’ils cherchent la discrétion. Quoi qu’il en soit, l’alternative Diaspora* existe toujours, et n’attend que la notoriété pour dévoiler tout son potentiel.

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Google intègrera des informations médicales dans ses résultats https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/02/14/google-integrera-des-informations-medicales-dans-ses-resultats/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/02/14/google-integrera-des-informations-medicales-dans-ses-resultats/#respond Sat, 14 Feb 2015 12:34:39 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4756 L'article Google intègrera des informations médicales dans ses résultats a été publié sur Révolte Numérique

C’est probablement la prochaine étape majeure du développement des nouvelles technologies: la conquête des corps. Que ce soit par le Quantified Self et les appareils de mesures corporelles, par les services d’analyse ADN comme celui dont Google est un grand soutien ou par la consultation médicale en ligne, les géants … Lire la suite

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L'article Google intègrera des informations médicales dans ses résultats a été publié sur Révolte Numérique

doctor_google

C’est probablement la prochaine étape majeure du développement des nouvelles technologies: la conquête des corps. Que ce soit par le Quantified Self et les appareils de mesures corporelles, par les services d’analyse ADN comme celui dont Google est un grand soutien ou par la consultation médicale en ligne, les géants du net s’intéressent à notre santé.

Ils ne sont d’ailleurs pas les seuls, puisque ce sont aussi les assurances qui flairent le bon plan et entrevoient les contrats du futur en fonction de notre hygiène de vie.

D’ici peu, Google proposera donc aux américains des résultats relatifs aux pathologies à propos desquelles ils pourraient se poser des questions.

Un choix qui peut se révéler être lourd de conséquences…

C’est juste pour voir…

La consultation du web pour en savoir plus sur nos éventuels symptômes est une pratique déjà fort répandue. Les sites ne manquent pas, et leur succès n’est plus à prouver. Pour ne pas louper le coche, Google intégrera lui aussi des informations médicales lorsque nous utiliserons son moteur de recherche. Conscient des dérives possibles, la firme prévient:

« Nous vous montrerons les symptômes typiques et les traitements, ainsi que des détails sur les particularités de la maladie : est-ce qu’elle est grave, est-ce qu’elle contagieuse, quelle est la population la plus affectée et ainsi. Pour certains maux, vous verrez aussi des illustrations de haute qualité provenant des illustrateurs médicaux homologués »

 

C’est donc avec un grand culot que Google se déresponsabilise déjà des conséquences qu’aura cette décision. Quel internaute ne sait-il pas déjà qu’Internet ne peut remplacer un médecin mais s’entête pourtant à donner lui-même un nom à un symptôme supposé? La consommation de ce type de données est addictive et renforce bien souvent de petites tendances à « l’hypocondrie » ou crée des « psychoses ». Au moindre problème, certains se ruent sur ces sites, et partant d’une manifestation anodine de leur corps, ils tombent nez à nez avec un diagnostique alarmiste (cancer, SIDA etc.).
Ces personnes savent pourtant qu’un site ne remplace pas un médecin…

Alors quoi qu’il puisse en dire, quand Google affirme qu’il ne s’agit que de données sur les maladie mais précise tout de même que des médecins les ont vérifiées, il essaie objectivement d’en renforcer la légitimité en tant qu’outil de diagnostique. Mais on ne s’improvise pas docteur en médecine.

Humanisme ou stratégie commerciale?

On le répétera jamais assez: Google est une entreprise commerciale qui repose sur la collecte de données personnelles dans le but de les revendre à des annonceurs. Lorsque l’on parle de santé, les enjeux semblent encore plus dérangeants que d’accoutumée. À quoi ressemblera l’Internet de demain lorsque nos recherches d’informations sur des symptomes nous mettront directement en contact avec des laboratoires pharmaceutiques? Dors et déjà, les pharmacies peuvent acheter des mots-clés relatifs à des médicaments dans certains pays.

En parallèle, l’automédication a déjà gagné beaucoup de terrain à cause du déremboursement de nombreux médicaments d’usage courant. Ce sont aussi les supermarchés qui poussent à adopter le modèle américain qui permet la vente libre de nombreux produits.
Quel voie est-on en train d’emprunter? Sommes-nous bien certains de vouloir confier notre santé à des entreprises dont l’objectif est l’accumulation de profits sans limites, quand bien même cela signifierait fractionner nos corps en données monétisables? Serons-nous toujours propriétaires des données concernant notre corps? Quel secret médical pour demain? Quel contrôle des politiques de santé quand ce sont des entreprises plus fortunées que des États qui mènent la danse? Les interrogations persistent.

Mais pour les fondateurs de Google, si problème il y a, ce n’est pas au niveau de l’éthique, mais du côté de normes de régulation jugées excessives qu’il se situe:

« La santé est tout simplement tellement régulée que c’est un cauchemar que d’y faire des affaires. Ce n’est tout simplement pas là que j’ai envie de passer mon temps. Et même si nous avons quelques projets santé, nous les pousserons jusqu’à un certain stade. Mais je pense que les contraintes règlementaires aux Etats-Unis sont tellement importantes qu’elles dissuaderaient n’importe quel entrepreneur. » Sergey Brin

 

« je trouve vraiment très intéressante la possibilité d’améliorer la santé grâce aux données. Mais je suis d’accord avec ce que vient de dire Sergey. Ce business est tellement régulé qu’il en devient très compliqué. Je m’inquiète vraiment que ces régulations ne nous tiennent à l’écart de possibilités fantastiques. » Larry Page

 

Les technologies numériques peuvent amener de grandes avancées dans le domaine de la médecine lorsque des professionnels qualifiés et responsables s’en emparent. Mais si des entreprises comme Google, Apple ou IBM se lancent sur ce marché, nous ferions mieux de rester méfiants; car collecte de données, recherche du profit, et santé, ne font pas toujours bon ménage…

Pour creuser un peu le sujet: http://www.numerama.com/magazine/28489-la-medecine-personnalisee-ou-la-sante-confiee-a-google-et-apple.html

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Publicité dans Firefox: ça y est c’est fait https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/12/11/publicite-dans-firefox-ca-y-est-cest-fait/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/12/11/publicite-dans-firefox-ca-y-est-cest-fait/#comments Thu, 11 Dec 2014 20:44:06 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4719 L'article Publicité dans Firefox: ça y est c’est fait a été publié sur Révolte Numérique

J’avais abordé il a quelques mois un changement prévu par Mozilla dans le célèbre navigateur open source. Il s’agissait d’utiliser les tuiles (Directory Tiles) habituellement occupées par notre historique à l’ouverture d’un nouvel onglet. On sentait venir la chose lorsque certains évoquaient du contenu sponsorisé adapté aux utilisateurs. Ça sentait … Lire la suite

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L'article Publicité dans Firefox: ça y est c’est fait a été publié sur Révolte Numérique

Firefox-AdsJ’avais abordé il a quelques mois un changement prévu par Mozilla dans le célèbre navigateur open source. Il s’agissait d’utiliser les tuiles (Directory Tiles) habituellement occupées par notre historique à l’ouverture d’un nouvel onglet. On sentait venir la chose lorsque certains évoquaient du contenu sponsorisé adapté aux utilisateurs. Ça sentait gros le discours marketting habituellement fleuri d’arguments pro-ciblage faisant passer la publicité pour une chance donnée à l’utilisateur d’explorer un peu plus ses centres d’intérêts. On espérait juste que les responsables de Mozilla n’avaient pas fait leur ce discours manipulateur.

T’en veux de l’esprit du libre?

Depuis quelques semaines c’est donc fait, Firefox intègre des publicité dans ces vignettes. Alors qu’on nous promettait la mise en avant de partenaires de Firefox ou de tiers respectueux des principes de Mozilla, on se retrouve avec des Booking.com, et autres sociétés fleurons de l’esprit du libre.pub1Dashlane pour gérer vos mots de passe Je n’ai pas vu toutes les publicités proposées étant donné que je ne les croise qu’au boulot, mais ces deux-là sont déjà assez cocasses! Quand on pense que c’est Mozilla qui nous propose un logiciel soit disant orienté sécurité et propriétaire comme Dashlane, on touche le fond. Bonjour l’esprit du libre, et bonjour les leçons tirées de l’affaire Snowden!
Comme garantie actuellement: les données collectées concernent essentiellement les clics sur les annonces, et sont d’après la fondation anonymisées.

De plus, pour certains sites comme Amazon, relate le site du navigateur, au lieu d’avoir une capture d’écran, ce pourra être un logo qui sera affiché à la place. Rappelons que le rôle des logos publicitaires est de rester en mémoire, d’imprimer un cliché, lequel sera rangé parmi les images qui nous sont familières, en attendant la prochaine situation où il faudra faire un choix pour un achat. Les techniques publicitaires sont assez proches des méthodes de propagande, et c’est ce qui les rend dangereuses et non souhaitables, surtout dans un environnement libre.

Quoi qu’il en soit, Mozilla a les deux pieds dedans, et la fuite en avant est engagée. Firefox n’est dorénavant plus qu’un navigateur, mais également un prescripteur de sites d’achat.

La pé-da-go-gie (ou l’éducation pour ceux qui ont déjà appris)

Comme à l’accoutumée lorsqu’il s’agit de faire du fric, l’avis des utilisateurs n’est pas demandé par défaut. Il va falloir passer en mode classique en cliquant sur la petite roue en haut à gauche à l’ouverture d’un nouvel onglet. On peut déjà parier que de très nombreux utilisateurs ne se poseront pas la question et continueront leur chemin utilisant Google par défaut, avec les pubs intégrées dans Firefox par défaut elles aussi.
Une option un peu surprenante lorsque l’on écoute les positionnements pro éducation à la vie privée de Firefox, moins lorsque l’on aborde les méthodes des régies publicitaires en général.

La polémique est aujourd’hui bien engagée, et opposerait les sempiternels « pragmatiques » face aux « puristes ». Au-delà des postures, force est de constater que le web a de plus en plus de mal à s’envisager sans l’économie libérale et sans la publicité. Même si l’objectif annoncé est une libération de la tutelle de Google (toujours 85% des revenus), on est pas sûrs de gagner au change.
Si la centralisation de la firme de Mountain View est bien un problème démocratique, un morcellement des relations que nous avons avec les entreprises commerciales en ligne ne réglera pas forcément le problème des méthodes de captation de l’attention et des portes monnaie que nous subissons constamment.

Il semble bien loin le web sauvage des premiers temps, et c’est davantage à un centre commercial interactif que ressemble ce Frankeinstein qui a grandit sous nos yeux.
Alors? Vous préférez quoi? De la pub Google, ou de la pub sponso Mozilla? Les deux?

Ne touchez à rien…

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Se connecter à son compte Twitter par Tor, sous Android https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/07/06/se-connecter-a-son-compte-twitter-par-tor-sous-android/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/07/06/se-connecter-a-son-compte-twitter-par-tor-sous-android/#comments Sat, 05 Jul 2014 23:00:53 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4686 L'article Se connecter à son compte Twitter par Tor, sous Android a été publié sur Révolte Numérique

Malgré le fait que les smartphones soient de plus en plus surnommés « mouchards de poche » (et c’est bien mérité), lorsqu’on en possède un, on a bien envie de s’en servir pour tous ses usages habituels. Pour beaucoup, Twitter est un moyen d’information quotidien, et ce malgré ses nombreux défauts (non … Lire la suite

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L'article Se connecter à son compte Twitter par Tor, sous Android a été publié sur Révolte Numérique

twitter_privacy

Malgré le fait que les smartphones soient de plus en plus surnommés « mouchards de poche » (et c’est bien mérité), lorsqu’on en possède un, on a bien envie de s’en servir pour tous ses usages habituels. Pour beaucoup, Twitter est un moyen d’information quotidien, et ce malgré ses nombreux défauts (non repect des données personnelles, système centralisé, licence propriétaire etc.).
Nous allons voir comment limiter au maximum les dégâts question vie privée, tout en profitant de cet outil de veille.

« Mouais, encore un truc à la con »

L’une des solutions les plus employées passe par l’utilisation de l’application officielle de Twitter. Cette option-là est à oublier tout de suite si vous avez un tant soit peu de respect pour vos données privées. Jetez un œil sur les permissions requises, ça vaut le détour:

  • accès au stockage
  • accès au numéro de téléphone
  • accès au carnet d’adresse
  • géolocalisation
  • etc.

Il sera donc préférable d’utiliser une application libre et moins intrusive. Vous pouvez tester par exemple Twidere, qui se trouve notamment sur le dépôt d’applications Fdroid.

Cette dernière a l’avantage de pouvoir être paramétrée pour utiliser un proxy. On va donc s’en servir, et passer par le réseau Tor, ce qui aura de multiples avantages:

  • Faire chier votre opérateur et tous ceux qui pourraient analyser votre trafic
  • Conserver un peu d’anonymat si votre compte Twitter n’est pas nominal
  • Isoler l’activité relative à votre compte de ce que vous pourriez faire à côté de cela
  • Accéder au réseau s’il est censuré dans votre pays
  • [Optionnel] Participer à l’avènement de la cryptoanarchie en augmentant le volume de données non espionnables qui transitent sous les yeux de nombreux curieux
  • [Optionnel] Vous la péter en société ou aux repas de famille

Bon ok, mais comment on fait alors?

Pour passer par le réseau Tor sur votre smartphone, il va vous falloir Orbot, et Orweb, le navigateur associé. Le tout est assez intuitif et facile d’utilisation.
À partir de là, deux solutions se posent à vous:

  1. « Torrifier » Twidere directement depuis Orbot (mais il faut être root sur sa machine)
    → Paramètres / Transparent proxying, puis Select Apps et vous cochez Twidere
  2. Vous allez dans les paramètres Réseau de Twidere, cochez Proxy Http, remplissez locahost pour l’hôte du proxy, puis 8118 pour le port du proxy

Personnellement je préfère l’option n°2, car le gros défaut de la première, c’est que si vous n’êtes pas connecté à Tor, l’application fonctionnera tout de même, et se connectera donc de façon non sécurisée, révélant ainsi votre position voire votre identité. On a vite fait de cliquer par mégarde sur une icône, surtout avec du tactile. En configurant la connexion par un proxy, pas de Tor: pas de connexion au réseau.

Vous pourrez ensuite obliger Twidere à utiliser Orbot pour ouvrir les liens qui se trouvent dans votre fil, ce qui évitera de laisser des traces dans votre navigateur habituel, et surtout d’être trop facilement identifiable par son empreinte, ou tout simplement par les boutons de partage présents sur les pages que vous visiterez.

Quelques « détails » pour ne pas tout foutre en l’air…

Autre chose pour les personnes désirant être un poil plus discrètes: Twidere tourne en tâche de fond même si vous pensez l’avoir fermé. Vous pourriez donc utiliser Tor pour quelque chose de tout à fait différent, et être trahi par l’application qui continuerait à se connecter à votre compte Twitter.

Vous devriez donc activer les options développeur en cliquant quelque chose comme 8 fois sur « Numéro de build » dans « À propos du téléphone » (Paramètres). Un nouveau menu « Options pour développeurs » apparaîtra, et il vous sera possible de cocher « tuer avec le bouton retour ». Ceci fait, un appui long sur « retour » fermera réellement vos applications.

Enfin, les DNS utilisés par Twitter sont ceux de Google. Cela peut se changer dans les paramètres, pour quelque chose d’un peu plus respecteux de votre vie privée…

Pour renforcer encore un peu le contrôle de votre smartphone Android, reportez-vous à la catégorie Outil/Android de ce site…

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AFWall+: Bloquer l’accès à Internet à vos applications Android https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/29/afwall-bloquer-lacces-a-internet-a-vos-applications-android/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/29/afwall-bloquer-lacces-a-internet-a-vos-applications-android/#comments Sun, 29 Jun 2014 12:23:01 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4688 L'article AFWall+: Bloquer l’accès à Internet à vos applications Android a été publié sur Révolte Numérique

Problème récurrent lorsque l’on parle de données personnelles sur les smartphones, la question des permissions allouées aux applications fait souvent mal. Qu’un fond d’écran ou une lampe torche puissent accéder à votre carnet d’adresse, à l’espace de stockage, et communiquer avec le réseau, c’est tout à fait injustifé, et potentiellement … Lire la suite

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firewall

Problème récurrent lorsque l’on parle de données personnelles sur les smartphones, la question des permissions allouées aux applications fait souvent mal. Qu’un fond d’écran ou une lampe torche puissent accéder à votre carnet d’adresse, à l’espace de stockage, et communiquer avec le réseau, c’est tout à fait injustifé, et potentiellement dangereux. Qui sait précisément ce que peuvent communiquer certaines applis?

Screenshot_2014-06-29-02-06-25Afin de reprendre un minimum de contrôle sur son appareil et surtout sur sa vie privée, un petit firewall peut s’avérer utile. AFWall+ fait ce travail (fork de DroidWall qui a été racheté par Avast), et vous pourrez vous le procurer notamment sur Fdroid. C’est évidemment sous licence libre GPLv3, donc mangez-en sans retenue.
Note: vous devrez avoir rooté votre téléphone pour vous en servir. [edit] Cela peut remettre en cause la garantie, mais au stade où nous en sommes, un choix est à faire avec les mouchards de poche: la garantie, ou la vie privée. En effet, beaucoup d’applications indispensables nécessitent cette manipulation.

Ceci étant dit, le reste n’est qu’une formalité. Vous n’aurez qu’à choisir pour chaque application si elle peut accéder au réseau local (il me semble que cela doit concerner le bluetooth et peut-être le NFC, mais c’est à confirmer), au wifi, ou au réseau mobile (Edge/3G/4G etc.).

AFWall+ peut fonctionner selon le principe de la liste blanche ou de la liste noire (on coche les applis qui peuvent accéder aux réseaux, ou on coche celles qui ne le peuvent pas); il suffit pour cela de cliquer sur le mode en haut de l’écran (il est par défaut en liste blanche).

Enfin, les applications système sont en rouge, afin de vous aider à ne pas trop foutre le bordel dans votre téléphone. Certaines peuvent être interdites de réseau sans problèmes, mais pour d’autres, cela peut entraver le fonctionnement normal de votre machine. Si vous ne savez pas de quoi il s’agit, il vaut mieux laisser l’accès, ou faire vos propres tests, ce qui aura l’avantage de vous faire un peu mieux comprendre le fonctionnement d’Android.

Il sera bien entendu nécessaire de désactiver le firewall une fois de temps en temps afin de laisser se faire les mises à jours. Mais attention, cela veut dire que les applications curieuses pourront alors communiquer des données personnelles à ce moment.

Vous l’aurez compris, si AFWall+ est un indispensable pour le contrôle de ses données, il ne peut être qu’un complément à une application de gestion des permissions qui elle garantira un blocage d’accès aux carnets de contacts et autres sésames de votre intimité.
Pour faire ce boulot, vous pourrez télécharger Privacy Guard ou mieux, installer CyanogenMod qui gère ça de façon native.

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Pas sage en Seine 2014: viendez parler vie privée et sécurité https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/24/pas-sage-en-seine-2014-viendez-parler-vie-privee-et-securite/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/24/pas-sage-en-seine-2014-viendez-parler-vie-privee-et-securite/#respond Tue, 24 Jun 2014 20:25:37 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4676 L'article Pas sage en Seine 2014: viendez parler vie privée et sécurité a été publié sur Révolte Numérique

J’ai déjà eu l’occasion de publier des vidéos des conférences de Pas Sage en Seine, et pour preuve, elles sont souvent de grande qualité. Cette année encore, plusieurs d’entre elles traiteront directement des sujets qui sont récurrents sur ce blog: la vie privée et l’usage des nouvelles technologies, la surveillance, … Lire la suite

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L'article Pas sage en Seine 2014: viendez parler vie privée et sécurité a été publié sur Révolte Numérique

pses2014

J’ai déjà eu l’occasion de publier des vidéos des conférences de Pas Sage en Seine, et pour preuve, elles sont souvent de grande qualité. Cette année encore, plusieurs d’entre elles traiteront directement des sujets qui sont récurrents sur ce blog: la vie privée et l’usage des nouvelles technologies, la surveillance, la reprise en main de ses outils informatiques.

À partir de jeudi 26 juin à midi donc, vous pourrez vous rendre à Numa à Paris pour découvrir ou vous perfectionner sur ces thématiques, mais aussi participer à des ateliers, notamment sur la cryptographie:

Extraits:

Jeudi 12h: Make datalove not cyberwar par Okhin.

13h: De la surveillance de masse à la paranoïa généralisée par Manhack.

Vendredi 16h: Hygiène numérique – Applications pour protéger notre vie privée (sur les smartphones) par Zenzla.

Samedi 28 14h: Monde sous surveillance, les « pires » programmes de la NSA par Skhaen.

20h: Que sont devenus Amesys et Qosmos, vendeurs de solutions d’interception de masse à la Libye et la Syrie? Par Bluetouff, Kitetoa et Olivier Iteanu.


Voir sur une carte plus grande

Le programme complet est disponible sur le site de l’événement (sponsorisé notamment par Reflets.info et Médiapart s’il vous plaît). Je vous laisse juger par vous-même, et vous ferai sans nul doute un retour sur ces quatre jours dédiés à l’autodéfense numérique.

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Le Play Store ajoutera de nouvelles permissions sans vous prévenir https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/18/le-play-store-ajoutera-de-nouvelles-permissions-sans-vous-prevenir/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/18/le-play-store-ajoutera-de-nouvelles-permissions-sans-vous-prevenir/#comments Wed, 18 Jun 2014 19:18:21 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4655 L'article Le Play Store ajoutera de nouvelles permissions sans vous prévenir a été publié sur Révolte Numérique

Sous Android, la question des permissions allouées aux applications est centrale lorsque l’on s’occupe des questions de vie privée. Si l’application Play Store elle-même pose de gros problèmes sur ce terrain et que l’on gagnerait tous à la remplacer par des solutions libres comme FDroid, le magasin de Google n’en … Lire la suite

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L'article Le Play Store ajoutera de nouvelles permissions sans vous prévenir a été publié sur Révolte Numérique

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Sous Android, la question des permissions allouées aux applications est centrale lorsque l’on s’occupe des questions de vie privée. Si l’application Play Store elle-même pose de gros problèmes sur ce terrain et que l’on gagnerait tous à la remplacer par des solutions libres comme FDroid, le magasin de Google n’en reste pas moins ultra majoritaire en terme d’usages, et mérite donc toute notre attention.

La première chose qui m’a choqué en arrivant sous Android, est le chantage à l’installation qui se joue lorsque l’on souhaite utiliser une application. Ses permissions sont présentées avant de la télécharger, mais nous n’avons d’autre choix que d’accepter. Un peu gênant…

Heureusement, gérer la gourmandise en données personnelles de ces applis peut être envisagé grâce à LBE Privacy Guard (attention: non libre), ou ne façon native sous CyanogenMod (menu confidentialité). Dans les deux cas, il faut avoir les droits root sur son téléphone, ce qui peut signifier effectuer une manipulation qui remette en cause la garantie logicielle.
Et oui, tout est bien pensé pour faire du smartphone un outil infantilisant et totalement hors-contrôle.

Mais revenons à notre Play Store. Jusqu’à présent, lorsqu’une mise à jour se faisait, Google prévenait l’utilisateur si de nouvelles permissions s’étaient ajoutées avec la mise à jour. Cela représente un faible mais réel choix sur ce qui est autorisé ou non sur sa machine.

Screenshot_2014-06-15-22-34-23Mais dorénavant, cela ne sera plus le cas, comme le signale @numendil sur son blog. Ainsi, seules les nouvelles catégories de permissions seront explicitées. Par exemple, une demande d’autorisation de géolocalisation, alors qu’elle n’était pas présente précédemment. Mais si vous aviez déjà autorisé un accès à la carte SD, et qu’une nouvelle permission requière par exemple une capacité à écrire ou supprimer des fichiers sur celle-ci, cela ne sera pas précisé, car faisant partie de la même catégorie de permissions.

Heureusement, il y a toujours des petits malins pour plancher sur des problèmes comme celui-ci, et c’est encore l’équipe du forum XDA qui s’y est collée. Xposed vous permettra une fois installée de revenir à l’ancien fonctionnement, et de pouvoir décider en toute connaissance de cause de la mise à jour de votre application.

On notera donc que la nouvelle image dont Google essaie de se doter après les révélations Snowden relève davantage du vernis que d’une réelle politique de fond.
La preuve en est ici, par cette habile dissimulation d’une politique aveugle face au danger des permissions sous Android.

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Utiliser l’agenda Android sans compte https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/13/utiliser-lagenda-android-sans-compte/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/13/utiliser-lagenda-android-sans-compte/#comments Fri, 13 Jun 2014 21:13:36 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4636 L'article Utiliser l’agenda Android sans compte a été publié sur Révolte Numérique

Note: Je parle ici de CyanogenMod, mais cela concerne tous les smartphones sous Android. Après avoir refait une installation de CyanogenMod suite à quelques déboires me laissant sur la ROM d’origine, j’ai souhaité réutiliser l’agenda proposé par défaut. Et là surprise, impossible de le faire sans compte Google Agenda. Une … Lire la suite

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Calendrier

Note: Je parle ici de CyanogenMod, mais cela concerne tous les smartphones sous Android.

Après avoir refait une installation de CyanogenMod suite à quelques déboires me laissant sur la ROM d’origine, j’ai souhaité réutiliser l’agenda proposé par défaut. Et là surprise, impossible de le faire sans compte Google Agenda.Screenshot_2014-06-13-22-00-22

Une solution simple aurait été de créer un compte CyanogenMod (ce que j’avais fait sur mes anciens téléphones, mais sans voir le lien avec le problème qui nous occupe), mais Google Analytics étant utilisé sur leur site, j’ai moyennement confiance, et n’ayant pas installé les Google Apps, je n’allais pas capituler pour si peux.

Après avoir cherché deux trois alternatives puis renoncé face à des dysfonctionnements, ou des graphismes dignes d’un Amstrad, j’ai creusé un peu l’affaire, et je suis tombé sur une application qui permet très simplement de contourner le problème.

Vous pourrez la trouver sur l’indispensable dépôt d’applications Fdroid sous le très orignal nom d’Offline Calendar. On peut également l’installer depuis le PlayStore, mais la meilleure chose à faire avec ce dépôt, c’est tout simplement de le désinstaller tant il regorge de spywares et de fonctionnalités malveillantes, tout en appliquant bien sûr une politique de maintien du monopole de Google face à la concurrence et aux différentes formes de résistances).

Screenshot_2014-06-13-22-34-09

 

Une fois Offline Calendar installé, ajoutez un calendrier avec le « + » et nommez-le.

 

 

 

 

 

 

Screenshot_2014-06-13-22-40-30Dans l’application calendrier d’Android, avec le menu contextuel, cliquez sur « Agenda à afficher ». Cochez l’agenda que vous avez créé avec Offline Calendar.

Ça y est, vous pouvez à nouveau enregistrer des rendez-vous, sans synchroniser avec quelques curieux que ce soit!

 

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Un an après, un bilan sur les écoutes de la NSA https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/12/un-an-apres-un-bilan-sur-les-ecoutes-de-la-nsa/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/12/un-an-apres-un-bilan-sur-les-ecoutes-de-la-nsa/#respond Thu, 12 Jun 2014 21:33:37 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4632 L'article Un an après, un bilan sur les écoutes de la NSA a été publié sur Révolte Numérique

Nous avons récemment « fêté » dans l’allégresse les un an des révélations Snowden sur la surveillance des canaux de communication opérée par la NSA. Depuis l’été 2013, les questions de vie privée et de surveillance des communications font désormais partie du paysage médiatique (bien plus qu’avant en tout cas), et les … Lire la suite

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L'article Un an après, un bilan sur les écoutes de la NSA a été publié sur Révolte Numérique

nsa_ecoutes

Nous avons récemment « fêté » dans l’allégresse les un an des révélations Snowden sur la surveillance des canaux de communication opérée par la NSA. Depuis l’été 2013, les questions de vie privée et de surveillance des communications font désormais partie du paysage médiatique (bien plus qu’avant en tout cas), et les discours portant sur la protection des données personnelles deviennent audibles.

Afin de ne pas en rester aux généralités et de pouvoir construire son argumentation sur des faits avérés, et non pas uniquement des vérités générales sur « big brother », un petit bilan de ce qui a été établi s’avère très instructif.

La stratégie du feuilletonnage choisie par Snowden et Greenwald est efficace en ce qui concerne le maintien de la pression sur les médias, mais elle n’influe malheureusement que très peu sur le côté indigeste de la masse de révélations proposées.

Framablog propose une traduction d’un récapitulatif de l’Electronic Frontier Foundation. J’ai toujours rêvé de faire ce bilan, mais la tâche est ardue. Donc, cela n’arrive que très rarement, mais là je vais le faire: un gros repompage d’article, un bon vieux copié-collé style DM de maths fait à la dernière minute. 😉 (mais c’est l’autre qui avait copié en premier m’sieur jvous jure!)

 


65 choses sur la surveillance par la NSA que nous savons maintenant mais que nous ignorions il y a un an

Article original sur le site de l’Electronic Frontier Foundation

par Nadia Kayyali et Katitza Rodriguez

Traduction Framalang : hack, Diab, teromene, r0u, Thérèse, goofy, mrtino

Voilà un an que le journal The Guardian a publié pour la première fois le Foreign Intelligence Surveillance Court order, révélé par Edward Snowden, ex-sous-traitant de la NSA. Le document démontrait que la NSA avait mené des opération de surveillance généralisée sur des millions de personnes innocentes. Depuis lors, toute une vague de révélations choquantes, de divulgations, d’aveux partiels des autorités gouvernementales, d’appels aux lois qui garantissent la liberté de l’information, et de poursuites judiciaires, a déferlé sans interruption. Pour l’anniversaire de cette première révélation, voici 65 choses sur la surveillance par la NSA que nous savons maintenant mais que nous ignorions il y a un an.

1. Nous avons vu un exemple des décisions de justice qui autorisent la NSA à récolter potentiellement tout appel téléphonique aux USA – ce qui veut dire qui vous appelez, qui vous appelle, quand, pendant combien de temps et quelquefois même où.

2. Nous avons découvert les diaporamas en Powerpoint de la NSA qui détaillent comment est menée la récolte « en amont », par la collecte d’informations captées directement dans l’infrastructure des opérateurs de télécoms.

3. La NSA a conçu une vaste « drague du Web » en s’assurant qu’elle peut intercepter non seulement les communications d’une cible lorsqu’elle fait partie d’une communication mais aussi celles qui « concernent une cible, même si la personne ciblée ne participe pas à une communication ».

4. La NSA a confirmé qu’elle recherche des données collectées selon les clauses de la section 702 des amendements à la FISA (FISA Amendments Act) pour avoir accès sans mandat aux communications des citoyens des USA, grâce à ce que le sénateur Ron Wyden a appelé « le vide juridique de la recherche via porte dérobée ».

5. Même si la NSA a déclaré de façon répétée qu’elle ne ciblait pas les citoyens des États-Unis, ses propres documents montrent que les fouilles de données menées sous l’égide de la section 702 sont conçues pour déterminer avec un degré de confiance de 51% seulement si la cible est étrangère.

6. Si la NSA n’établit pas l’origine étrangère d’une cible, elle ne va pas arrêter d’espionner cette cible pour autant. Au lieu de ça, la NSA va présumer que la cible est étrangère tant qu’elle ne peut être « identifiée positivement comme une personne des États-Unis ».

7. Un audit interne de la NSA révélé par une fuite a donné les détails de 2776 violations de règles ou de décisions judiciaires en une seule année.

8. Les hackers de la NSA ciblent les administrateurs systèmes, indépendamment du fait que ces administrateurs systèmes peuvent eux-mêmes être totalement innocents de tout acte répréhensible…

9. La NSA et la CIA ont infiltré des communautés de jeu en ligne comme World of Warcraft et Second Life pour récolter des données et mener leur surveillance.

10. Le gouvernement a détruit des preuves dans des procès pour espionnage intentés par l’EFF contre la NSA. Comble de l’ironie, le gouvernement a également prétendu que les clients de l’EFF avaient besoin de ces preuves pour établir la recevabilité de leur plainte.

11. Le directeur du renseignement national, James Clapper, a menti au Congrès lorsqu’il a été interrogé directement par le sénateur Ron Wyden pour savoir si la NSA était en train de rassembler des données de quelque nature que ce soit sur des millions d’habitants des USA.

12. Microsoft, comme d’autres sociétés, a collaboré étroitement avec le FBI afin de permettre à la NSA de « contourner le chiffrement pour avoir accès aux données des utilisateurs ».

13. Pendant la seule année 2013, le budget du renseignement était de 52,6 milliards de dollars — ce chiffre a été révélé par la fuite d’un document, et non par le gouvernement. Sur ce budget, 10,8 milliards de dollars ont été attribués à la NSA. Cela équivaut approximativement à 167 dollars par personne résidant aux Etats-Unis.

14. La Cour fédérale de la surveillance et du renseignement (Foreign Intelligence Surveillance Court) a rendu des décisions qui autorisent la NSA à partager des données brutes — non expurgées des informations permettant d’identifier les personnes — avec le FBI, la CIA et le Centre national de lutte antiterroriste (National Counterterrorism Center).

15. Conformément à un protocole d’accord (memorandum of understanding), la NSA partage régulièrement des données brutes avec Israël sans en expurger les informations personnelles permettant d’identifier les citoyens des USA.

16. Les divulgations de Snowden ont montré clairement que l’administration Obama avait induit la Cour suprême en erreur à propos de questions clés dans le procès intenté par l’ACLU à la NSA pour espionnage, Clapper v. Amnesty International, ce qui a conduit à un renvoi de l’affaire pour manque de preuves.

17. La NSA « a pénétré le système de communication interne d’Al Jazeera ». Les documents de la NSA font état de ce que « les cibles sélectionnés avaient un “fort potentiel en tant que sources de renseignement” ».

18. La NSA a utilisé des cookies soi-disant anonymes de Google comme balises de surveillance, aidant ainsi à pister les utilisateurs individuels.

19. La NSA « intercepte “des millions d’images par jour” – dont environ 55 000 “images de qualité suffisante pour la reconnaissance faciale” » et les traite avec de puissants logiciels de reconnaissance faciale.

20. Le programme de reconnaissance faciale de la NSA « peut maintenant comparer les photos des satellites d’espionnage avec les photos personnelles interceptées prises en extérieur, pour déterminer leur localisation ».

21. Bien que la réforme de la NSA se soit essentiellement focalisée sur la Section 215 du PATRIOT Act, et que la plupart des magistrats aient également poussé à réformer la Section 702 du FISA Amendments Act, certains des pires espionnages de la NSA ont été effectués conformément au décret 12333, que le président Obama pourrait abroger ou modifier dès aujourd’hui.

22. La NSA a collecté les informations de localisation des téléphones mobiles des citoyens des USA durant deux ans sous couvert d’un projet pilote ayant pour but de voir comment pourraient être analysées de telles informations dans ses énormes bases de données.

23. Au cours du seul mois de mars 2013, la NSA a rassemblé 97 milliards de renseignements en provenance de réseaux informatiques du monde entier, dont 3 milliards de renseignements des réseaux propres aux USA.

24. La NSA a ciblé Tor, un ensemble d’outils qui permet aux internautes de naviguer sur le net de manière anonyme.

25. Le programme MUSCULAR de la NSA infiltre des liens entre les data centers mondiaux des sociétés technologiques comme Google et Yahoo. De nombreuses sociétés ont répondu à MUSCULAR en chiffrant le trafic sur leur réseau interne.

27. Le programme XKEYSCORE analyse les courriers électroniques, les conversations en ligne et l’historique de navigation de millions de personnes n’importe où dans le monde.

28. À travers BULLRUN, la NSA sabote les outils de chiffrement auxquels se fient les utilisateurs ordinaires, les entreprises et les institutions financières, cibles ou non, dans un effort sans précédent visant à affaiblir la sécurité des utilisateurs d’Internet, vous y compris.

28. L’opération Dishfire a collecté 200 millions de textos par jour à travers le globe, qui peuvent être utilisés pour extraire des informations intéressantes sur vous : localisation, contacts, données de carte de crédit, appels manqués, alertes d’itinérance (qui indiquent que vous franchissez une frontière), cartes de visite électroniques, informations sur vos paiements par carte, alertes aux voyageurs, et renseignements sur vos réunions.

29. À travers l’opération CO-TRAVELER, les États-Unis collectent des informations de localisation provenant de relais de téléphonie mobile GSM, d’émetteurs Wi-Fi et de concentrateurs GPS, qui sont ensuite analysées en fonction du temps pour déterminer entre autres avec qui une cible voyage.

30. Un mémo de 2004 intitulé DEA – The “Other” Warfighter (DEA – « l’autre » combattant) montre que la NSA et la DEA « profitent d’échanges réciproques d’information ».

31. Quand la DEA agit sur les renseignements que sa division « Opérations spéciales » reçoit de la NSA, ils cachent la source de l’information à travers une « construction parallèle », une mascarade recréant une enquête imaginaire destinée à cacher la source de l’indice, non seulement au défenseur, mais à la Cour. Il s’agit de faire en sorte qu’aucun tribunal ne rende de décision sur la légalité ou la finalité de l’usage qui sont faits des données de la NSA dans les enquêtes ordinaires.

32. Le produit de la surveillance de la NSA finit régulièrement entre les mains de l’IRS (NdT : le fisc des États-Unis). Tout comme la DEA, l’IRS utilise la « construction parallèle » pour dissimuler l’origine de l’indice.

33. Même le Conseil de surveillance de la vie privée et des libertés civiles (Privacy and Civil Liberties Oversight Board), dont les membres sont triés sur le volet par le président des États-Unis, a recommandé que le gouvernement fasse cesser la collecte massive des enregistrements téléphoniques autorisée par la section 215 [NdT : du PATRIOT Act], cette collecte étant inefficace, illégale, et probablement anticonstitutionnelle.

34. La NSA a des projets pour infecter potentiellement des millions d’ordinateurs en y implantant des malwares dans le cadre du programme Tailored Access Operations (opérations d’accès personnalisé).

35. La NSA a eu un contrat secret de 10 millions de dollars avec la société de sécurité RSA pour créer une « porte dérobée » dans ses produits de chiffrement, largement utilisés par les entreprises.

36. « Dans le cadre d’une proposition visant à salir la réputation de ceux dont l’agence pense que les discours incendiaires radicalisent les autres », la NSA a surveillé leurs accès aux contenus pornographiques et rassemblé d’autres informations d’ordre explicitement sexuel.

37. La NSA et ses partenaires exploitent les applications mobiles, comme le jeu populaire Angry Birds, pour accéder à des informations privées sur les utilisateurs comme la localisation, l’adresse personnelle, le genre, et plus encore.

38. Le Washington Post a révélé que la NSA récolte « des centaines de millions de carnets d’adresses provenant de comptes personnels de courriel ou de messagerie instantanée du monde entier, dont beaucoup sont des citoyens des USA ».

Beaucoup de révélations de Snowden ont concerné les activités de la NSA à l’étranger, ainsi que les activités de certains des plus proches alliés de la NSA, comme son homologue britannique le GCHQ. Certaines de ces activités ont été des entreprises coopératives. En particulier, les « Cinq Yeux » – les États-Unis, la Nouvelle Zélande, l’Australie, le Royaume-Uni et le Canada – se communiquent mutuellement les données concernant leurs citoyens, constituant ainsi des failles susceptibles de saper la législation nationale.

39. La NSA a versé à son homologue britannique, le GCHQ, 155 millions de dollars ces trois dernières années « pour sécuriser l’accès aux programmes de collecte du renseignement britannique et les influencer ».

40. The Guardian a rapporté ceci : « Sur une période de six mois en 2008, [le GCHQ] a collecté les l’images de webcam – y compris une quantité importante de communications explicitement sexuelles – de plus d’1,8 millions de comptes utilisateurs Yahoo à l’échelle mondiale. »

41. Le GCHQ a utilisé des logiciels malveillants pour compromettre des réseaux appartenant à l’entreprise belge de télécommunications Belgacom.

42. Les principales entreprises de télécommunications, y compris BT, Vodafone, et Verizon business ont fourni au GCHQ un accès illimité à leurs câbles de fibre optique.

43. Le GCHQ a utilisé des attaques DDoS et autres méthodes pour interrompre les communications des Anonymous et de LulzSec, y compris les communications de personnes qui n’étaient accusées d’aucun délit.

44. La station Bude du GCHQ a surveillé des dirigeants de l’Union européenne, de l’Allemagne et d’Israël. Elle a également ciblé des organisations non gouvernementales comme Médecins du monde.

45. Partenaires de la NSA aux antipodes, les services de l’Australian Signals Directorate, ont été impliqués dans des violations de communications entre avocat et client couvertes par le secret professionnel, remettant en question un principe fondamental de notre système de justice pénal commun.

46. Les agents du renseignement australien ont espionné les téléphones mobiles du cabinet ministériel indonésien et du président Susilo Bambang.

47. En 2008, l’Australie a offert de partager les données brutes concernant ses citoyens avec ses partenaires du renseignement.

48. Le CSEC a aidé la NSA à espionner les dirigeants politiques durant le sommet du G20 au Canada.

49. Le CSEC et le CSIS ont été récemment réprimandés par le juge d’une cour fédérale pour l’avoir induit en erreur dans une demande de réquisition faite il y a 5 ans, à propos de l’utilisation des ressources des Cinq Yeux pour pister les Canadiens à l’étranger.

Ironie du sort, certaines opérations de la NSA ont ciblé des pays qui avaient collaboré directement avec l’agence en d’autres circonstances. Et certaines semblaient simplement non indispensables et disproportionnées.

50. Les documents de la NSA montrent que tous les gouvernements ne sont pas transparents sur leur propre niveau de coopération avec la NSA. Comme le rapporte The Intercept : « Peu de dirigeants élus ont connaissance de cet espionnage, voire aucun ».

51. La NSA intercepte, enregistre et archive chaque communication de téléphone mobile des Bahamas.

52. La NSA a surveillé les communications téléphoniques d’au moins 35 chefs d’États.

53. La NSA a espionné des diplomates français à Washington et aux Nations Unies.

54. La NSA a piraté les réseaux de l’entreprise chinoise Huawei et volé les sources de son code.

55. La NSA a posé des mouchards dans les ambassades de l’Union européenne à New York et à Washington. Elle a copié des disques durs dans les bureaux de l’UE à New York, et a mis sur écoute le réseau informatique interne des ambassades de Washington.

56. La NSA a collecté les métadonnées de plus de 45 millions d’appels téléphoniques italiens sur une période de 30 jours. Elle a également entretenu des stations de surveillance à Rome et à Milan.

57. La NSA a stocké les données d’approximativement 500  millions de connexions des systèmes de communication allemands chaque mois.

58. La NSA a collecté les données de plus de 60 millions d’appels téléphoniques espagnols sur une période de 30 jours, fin 2012 et début 2013, et a espionné des membres du gouvernement espagnol.

59. La NSA a collecté les données de plus de 70 millions d’appels téléphoniques français sur une période de 30 jours, fin 2012 et début 2013.

60. The Hindu, sur la base de documents de la NSA, a rapporté que « Sur une liste exhaustive des pays espionnés par les programmes de la NSA, l’Inde est en cinquième place. »

61. La NSA a pénétré le compte officiel de courriel de l’ancien président mexicain Felipe Calderon.

62. D’après The Guardian : « La NSA a, pendant des années, systématiquement écouté le réseau des télécommunications brésiliennes et et a intercepté, collecté et stocké sans discrimination les courriels et enregistrements téléphoniques de millions de Brésiliens ».

63. La NSA a surveillé les courriels, les appels téléphoniques et les textos de la présidente brésilienne Dilma Rousseff et de ses plus proches collaborateurs.

64. Les agences du renseignement allemand ont coopéré avec la NSA et ont implémenté le programme de la NSA XKeyscore, tandis que la NSA était en train d’espionner les dirigeants allemands.

65. Le quotidien norvégien Dagbladet a rapporté que la NSA a acquis des données sur 33 millions d’appels de téléphones mobiles norvégiens sur une période de 30 jours.

Il ne fait aucun doute que les relations internationales qu’Obama s’était engagé à restaurer, de même que la confiance du peuple des États-Unis dans le respect de sa vie privée et de ses droits constitutionnels, ont été sapées par la surveillance tous azimuts de la NSA. Mais un an après, le gouvernement des USA aussi bien que les gouvernements d’autres pays n’ont pas pris les mesures nécessaires pour faire en sorte que cette surveillance cesse. C’est pourquoi chacun doit se mobiliser – contactez votre député, rejoignez Reset the Net, et apprenez comment la loi internationale s’applique à la surveillance états-unienne aujourd’hui.

Toutes les images sous licence CC BY 2.0, par EFF, JeepersMedia et Richard Loyal French.

Source de la traduction: Framablog

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Le corps, ce nouveau champ de bataille de la surveillance https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/05/le-corps-ce-nouveau-champ-de-bataille-de-la-surveillance/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/05/le-corps-ce-nouveau-champ-de-bataille-de-la-surveillance/#respond Thu, 05 Jun 2014 18:09:23 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4598 L'article Le corps, ce nouveau champ de bataille de la surveillance a été publié sur Révolte Numérique

Une nouvelle pas si surprenante mais qui n’en reste pas moins très inquiétante vient de tomber: Axa, par le biais d’une offre/concours, propose à ses clients de s’équiper d’objets connectés en échange de chèques-cadeaux pour de la médecine douce. C’est le tracker Pulse 02 de Within qui a été choisi. … Lire la suite

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L'article Le corps, ce nouveau champ de bataille de la surveillance a été publié sur Révolte Numérique

heartbeat

Une nouvelle pas si surprenante mais qui n’en reste pas moins très inquiétante vient de tomber: Axa, par le biais d’une offre/concours, propose à ses clients de s’équiper d’objets connectés en échange de chèques-cadeaux pour de la médecine douce. C’est le tracker Pulse 02 de Within qui a été choisi. Celui-ci peut récupérer des données concernant le rythme cardiaque, le taux d’oxygène dans le sang ou la qualité du sommeil.
Ainsi, les 1000 premiers souscripteurs de l’offre Modulango d’Axa Santé recevront des avantages financiers plus ou moins déguisés s’ils maintiennent une moyenne de 7000 pas par jour pendant un mois (50€ de chèque), ou de 1000 pas p/ jours pendant un mois (100€).

Cette annonce est un premier pas vers un possible modèle de contrats d’assurances basés sur une surveillance des données du Quantified Self. Certes, nous n’en sommes qu’à d’éventuelles prémisses et à une probable phase de test concernant la réception, mais l’argumentaire est déjà là:

« L’assurance maladie comme les assurances complémentaires ont intérêt à encourager les assurés à s’équiper, en offrant ou en subventionnant l’achat de telles solutions. Cela permet d’encourager les comportements vertueux »

Cédric Hutchings, directeur général de Withings

Dans les bureaux, on réfléchit déjà à cette opportunité de faire entrer d’avantage d’argent, tout en promouvant ces « comportements vertueux ».

« La révolution de notre quotidien par les objets connectés est en marche. De plus en plus intelligents, ils vont rapidement s’imposer dans tous les secteurs d’activités, dont l’assurance »

Minh Q. Tran, directeur du fonds d’investissement d’Axa dans les start-ups.

C’est pour notre bien. Et puis il faut l’avouer, certains abusent de ces bons samaritains. Pourquoi assurer au même prix un fumeur, un obèse, un mangeur de hamburgers, alors que d’autres ont su passer au bio et font leur footing matinal avant d’aller gentillement travailler?

Évidemment, ces questions « d’hygiène » de vie ne sont qu’une question de volonté, et les moyens financiers, la pénibilité du travail et le lot de souffrances psychologiques qui en découlent, la répartition des tâches ménagères etc., ne sont que blabla sociologique.

Et au delà de ces débats « d’un autre âge », qui pourrait renoncer à l’idée d’un esprit sain dans un corps sain? (je vous laisse le loisir de tirer tous les points Godwin qui vous plairont de cette petite expression).

Un scénario si paranoïaque que cela?

Le modèle de l’assurance en fonction des comportements est déjà développé notamment dans le domaine de l’automobile par le biais du principe pay as you drive.  Ainsi, certaines assurances aux États-Unis vont collecter des données concernant votre conduite (freinages brusques, accélérations, vitesse…), pour définir le taux de risque de votre profil.

De même dans le domaine bancaire, la start-up Jumiya propose des conditions de financement à l’utilisation d’appareils mesurant l’activité physique. Selon des études, santé financière et santé physique seraient liées.

Le marché des objets connectés et notamment ceux liés au Quantified Self se développe grandement ces derniers temps, et risque fort de prendre son envol dans les mois et les années à venir: on parle même déjà de nouvelle révolution technologique. Parmi les géants, Apple et Samsung ont déjà commencé à investir, et à constituer des bases de données alimentées par des données de santé de leurs utilisateurs. Si le débat est épineux et permet encore le maintien de certaines protections (les utilisateurs restent pour l’instant propriétaires de leur informations), les liens entre ces industriels et le monde de la santé existent déjà.

Les domaines d’application sont nombreux. Par exemple, on pourrait se demander ce que pourrait donner un partenariat entre une entreprise et des laboratoires pharmaceutiques, quand cette première collecte des données sur le sommeil, l’humeur, ou la prise de poids…

Dans le marketing, le moment de mise en contact avec le message publicitaire pourra être plus finement choisi, en fonction de la happy_pillsréceptivité maximale supposée suite à l’analyse de toutes ces données, enrichies parfois même par l’analyse prédictive. Des applications mobiles sollicitent par exemple les utilisateurs pour connaître leur humeur, et font entrer petit à petit dans les mœurs cette normalisation de la transparence totale à l’égard des marchands de vie privée.

Mais tout cela sera bien entendu au nom de la santé et du bien être.

Les données liées au corps et à la santé intéressent de plus en plus d’acteurs économiques

La question des données liées au corps est déjà largement envisagée outre-Atlantique. Ainsi, des entreprises, dont Google (par le biais de 23andMe, entreprise de l’épouse de Sergey Brin), travaillent à la récolte d’informations liées à l’ADN. Si cela reste encore cher, il ne faut pas être devin pour envisager que la gratuité soit atteinte, en échange d’un partage de ces données, notamment avec les acteurs économiques intéressés (assurances, mutuelles, laboratoire pharmaceutiques etc.), au même titre que pour le profilage comportemental qui est aujourd’hui le modèle de financement majoritaire sur le web. Les laboratoires pharmaceutiques ont déjà flairé le filon, et investissent dans le domaine. Ainsi, Johnson & Johnson avaient participé au financement de 23andMe, aux côtés de Google.

PruHealth, une compagnie d’assurance britannique, propose même des bracelets connectés à ses employés pour augmenter leur productivité et réduire les arrêts maladies. Une généralisation de ce type de pratiques pourrait laisser présager un avenir bien sombre dans lequel ultra-capitalisme et outils numériques seraient définitivement en symbiose.

Au pays de l’oncle Sam, les complémentaires santé reprennent ce modèle, et conditionnent fréquemment leurs offres à l’utilisation d’objets connectés contrôlant les pratiques physiques.
Le coup d’essai d’Axa est donc loin d’être innocent: c’est peut-être une nouvelle stratégie que l’entreprise est en train d’introduire en France.

Dans cette perspective, on pourra également envisager l’analyse prédictive liée aux données de la santé comme étant également une aubaine pour assurer les missions d’assurance:

Ainsi, le magazine Argus de l’Assurance consacré à l’innovation (n°7294, p.56) définit le métier d’assureur comme suit:

“Connaître les risques pour mieux les anticiper, les maîtriser et les tarifer au plus juste, tel est, ni plus ni moins, le coeur du métier de l’assurance.”.

Tout en douceur…

L’autre aspect intéressant qui est à observer est celui de l’adoption volontaire de ces outils par les utilisateurs. Se prendre en charge, consulter des statistiques, être productif… autant de nouvelles compétences perçues comme modernes et nécessaires, voire responsables, et qui nous transforment en entrepreneurs de notre corps. « Il faut faire remonter la courbe! » La logique productiviste pourra être appliquée à soi-même, son corps, son mental, son intimité.
Une belle victoire d’un certain modèle idéologique…

La pratique sportive introduit également ces outils subrepticement car ils s’accordent aisément avec la logique compétitive et rentabilisatrice de ce type d’activités.
Axa choisit le jeu pour faire accepter son modèle, mais nuls doutes qu’une certaine morale hygiéniste saura en cas de succès accompagner le mouvement afin de porter l’utilisation de ces mouchards au niveau de la nécessité morale. Bien heureusement, nous n’en sommes pas encore là.

Et à plus grande échelle?

Enfin, la question qui se pose encore et toujours est celle des concentrations de données provoquées par les monopoles. Des entreprise comme Google, Facebook ou encore Apple sauront certainement se montrer compétitives sur ce type de marchés, et croiseront ces données avec les innombrables autres informations déjà en leur possession. La personnalisation des messages publicitaires, toujours plus convaincants et perçus comme utiles, alimentera encore pour quelques temps les caisses des annonceurs, et interrogera d’autant plus profondément le concept de libre arbitre.

De même, nous serons en droit de nous demander quel pourra être l’usage fait par les États de telles bases des données, à l’heure où il paraît de plus en plus évident que collecte privée et surveillance étatique forment un tout solidaire dessinant les nouvelles sociétés panoptiques.

Il reste donc à attendre une évolution des législations favorable à notre protection et/ou une réaction des utilisateurs.
Mais dans un cas comme dans l’autre, le coup d’essai opéré par les géants du web concernant la collecte des intérêts personnels pour le profilage publicitaire nous montre que la pilule risque malheureusement de passer sans trop de soucis.

Et si demain vous aviez tout de même quelque chose à cacher: votre santé..?

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NoScript: chassez ce script que je ne saurais voir https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/01/noscript-chassez-ce-script-que-je-ne-saurais-voir/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/01/noscript-chassez-ce-script-que-je-ne-saurais-voir/#comments Sun, 01 Jun 2014 01:24:04 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=621 L'article NoScript: chassez ce script que je ne saurais voir a été publié sur Révolte Numérique

Vous avez certainement déjà croisé ce nom quelque part: javascript. C’est moche, ça fait peur, et ça peut mordre en plus (tout comme le logo de NoSript quoi). Pourtant, javascript, c’est un machin qui a participé à révolutionner le web, et facilité le passage dans le fameux 2.0, le web … Lire la suite

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noscript

Vous avez certainement déjà croisé ce nom quelque part: javascript. C’est moche, ça fait peur, et ça peut mordre en plus (tout comme le logo de NoSript quoi). Pourtant, javascript, c’est un machin qui a participé à révolutionner le web, et facilité le passage dans le fameux 2.0, le web collaboratif. Grâce à lui, il a été possible de dynamiser les pages, de modifier une partie de celles-ci sans les recharger entièrement; et ça ça veut dire possibilité de commenter directement, d’intégrer des contenus extérieurs, de tweeter grâce au joli bouton tout bleu etc. etc.

Mais javascript, c’est aussi potentiellement votre pire ennemi si vous souhaitez surfer discrètement, car s’il garantit fonctionnalités et design modernes, il peut tout aussi bien servir aux indiscrets de tous bords.

Back to the Future?

Ça faisait un bail que je voulais parler de cette superbe extension libre pour Firefox qu’est NoScript, mais il faut dire que la flemme aura toujours eu le dessus. Aussi connue soit-elle, je ne pouvais faire l’impasse sur le sujet.

Son principe est simple: bloquer tous les scripts par défaut, et vous laisser le loisir de décider quelles sont les pages que vous jugez dignes de confiance. Il est également possible de définir une liste noire, c’est à dire d’interdire des scritps (Google Analytics, au hasard), même si l’on décide d’autoriser une page temporairement pour pouvoir profiter davantage de ses fonctionnalités. [NDA: édit]

Je ne vous cacherai pas que la prise en main et la configuration ne sont pas des plus rapides. En effet, il va falloir pour chaque site, faire le tri entre le grain et l’ivraie, entre les scripts légitimes et ceux qui servent à vous traquer par exemple, à l’image de celui qui correspond à Google Analytics. Vous l’aurez compris, NoScript fait aussi un peu le boulot d’un Ghostery ou d’un Disconnect.

Autre point, soyez conscient que l’affichage des sites risque d’être « quelque peu » altéré… Non vous n’êtes pas retourné en 1995! Il reste simplement un ou deux petits réglages à faire pour redonner à votre site préféré son petit côté bling bling, mais n’ayez crainte, vous n’allez pas vous transformer pour autant en affreux geek-barbu-pro-sites-moches adepte de la navigation sur le web dans un terminal (enfin ça viendra, mais pas tout de suite 😉 ).

w3m

La page Google affichée dans un terminal par w3m (sous linux)

Mais à quoi bon?

S’il s’agit d’une tâche fastidieuse que d’apprivoiser la bête lorsqu’on découvre le principe de la liste noire, on y trouve en retour largement son compte. Premièrement, constater le nombre de scripts et leurs utilités est le premier apport. Comme pour Ghostery ou disconnect, les curieux pourront affiner leur connaissance du web, et comprendre un peu mieux comment tout cela fonctionne. Vous apprendrez si vous ne le savez pas encore que sur une page, de nombreux tiers peuvent intervenir, et donc récolter des informations sur vous.
Cerise sur le gâteau: il n’est pas impossible que vous gagniez en temps de chargement des pages.

Ensuite, comme précisé ci-dessus, cela vous débarrassera d’un certain nombre de trackers publicitaires, de pop-up envahissantes et autres désagréments de l’Internet moderne.

Sont également concernés, les contenus Flash, Silverlight, Java etc. qui peuvent poser de gros problèmes de sécurité (ils permettent à un pirate d’effectuer des attaques), et « d’anonymat » (voir l’article sur Flash Player). Les vidéos ne s’afficheront donc pas à moins que vous ne le décidiez.

Cette extension est pleine de ressource et vous aussi protégera contre plusieurs autres menaces dont le XSS (cross-site scripting), ou le clickjacking.

Pour vous faire une idée de l’utilité du machin, faîtes un tour sur quelques sites après avoir installé Ligthbeam (ex Collusion), puis avec NoScript…

Enfin, quelques conseils en terme de paramétrage:

  • Activez l’extension et bloquez tous les scripts (et oui, c’est con mais il ne faut pas oublier).
  • Pour limiter le temps d’affichage des pop-up signalant la présence de scripts: Options > Notifications, et faîtes « cacher après 1 seconde ».
  • Dans Options > Apparence, n’autorisez que les adresse complètes histoire de garder un maximum de contrôle, et de ne pas se fier à un nom de domaine entier.
  • Pour accéder au menu contextuel de l’extension au clavier: Ctrl+Shift+S.

Allez, amusez-vous bien, il reste encore de nombreuses chose à découvrir sur cette extension, et ne vous découragez pas pour la prise en main, cette addon vaut vraiment le coup!

Pour creuser un peu plus sur le sujet:

https://securityinabox.org/fr/firefox_noscript

http://assiste.com/NoScript.html

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Écoutes de la NSA: Glenn Greenwald passe par la France (vidéo) https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/05/28/ecoutes-de-la-nsa-glenn-greenwald-passe-par-la-france/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/05/28/ecoutes-de-la-nsa-glenn-greenwald-passe-par-la-france/#respond Wed, 28 May 2014 15:28:21 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4559 L'article Écoutes de la NSA: Glenn Greenwald passe par la France (vidéo) a été publié sur Révolte Numérique

À l’occasion de la sortie de son livre Nulle part où se cacher, Glenn Greenwald, l’un des journalistes à l’origine des premières révélations concernant les écoutes mondiales de la NSA, était de passage à Paris les 27 et 28 mai 2014. Depuis un an, les informations se succèdent, et dessinent … Lire la suite

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L'article Écoutes de la NSA: Glenn Greenwald passe par la France (vidéo) a été publié sur Révolte Numérique

greenwald

nulle partÀ l’occasion de la sortie de son livre Nulle part où se cacher, Glenn Greenwald, l’un des journalistes à l’origine des premières révélations concernant les écoutes mondiales de la NSA, était de passage à Paris les 27 et 28 mai 2014.

Depuis un an, les informations se succèdent, et dessinent un monde tout à fait nouveau, dans lequel le rapport aux technologies de l’information et de la communication a radicalement changé pour une partie grandissante des individus.

Un large débat sur ces technologies est aujourd’hui urgent, et il est vital que chacun d’entre nous entame un travail de réappropriation des outils numérique, si tant est que cela soit toujours possible en l’état.

Pour alimenter ce débat, je vous propose de revoir et de réécouter les interventions de Glenn Greenwald au journal Le Monde et à France Culture.

Enfin, vous pouvez vous procurer le livre du journaliste aux éditions JC Lattès pour un prix éditeur de 20€. Nul doute que sa lecture s’annonce très instructive.

Lecture à caler à 71minutes pour le début de l’émission. (lien externe)

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