Tor Project – Révolte Numérique https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org Pour l'autodéfense numérique Sat, 25 Jul 2015 12:41:36 +0000 fr-FR hourly 1 Vidéo: À quoi sert le réseau Tor? https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/03/23/video-a-quoi-sert-le-reseau-tor/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/03/23/video-a-quoi-sert-le-reseau-tor/#respond Mon, 23 Mar 2015 21:55:17 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4829 L'article Vidéo: À quoi sert le réseau Tor? a été publié sur Révolte Numérique

Plubliée il y a quelques jours, une nouvelle vidéo explique simplement d’utilité et le fonctionnement du réseau Tor. De plus en plus populaire notamment depuis les révélation de Snowden, on peut parier sans trop se tromper que les nouvelles lois françaises concernant la censure et la surveillance des communications ne … Lire la suite

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L'article Vidéo: À quoi sert le réseau Tor? a été publié sur Révolte Numérique

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Plubliée il y a quelques jours, une nouvelle vidéo explique simplement d’utilité et le fonctionnement du réseau Tor. De plus en plus populaire notamment depuis les révélation de Snowden, on peut parier sans trop se tromper que les nouvelles lois françaises concernant la censure et la surveillance des communications ne feront qu’élargir l’utilisation de ce logiciel libre.

Simple d’utilisation, le réseau permet de renforcer l’anonymat et de contourner les blocages de sites Internet. Vous êtes journaliste, militant-e, ou « simple » Internaute tenant à sa vie privée et à l’accès à Internet non censuré? Tor est fait pour vous!

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Faut-il activer Noscript dans Tor Browser? https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/07/02/faut-il-activer-noscript-dans-tor-browser/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/07/02/faut-il-activer-noscript-dans-tor-browser/#respond Wed, 02 Jul 2014 00:17:22 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4699 L'article Faut-il activer Noscript dans Tor Browser? a été publié sur Révolte Numérique

Lorsque l’on utilise Tor Browser, un Firefox modifié qui permet de se connecter au réseau Tor, le module NoScript autorise javascript par défaut. Et lorsque l’on a bien appris sa leçon, on sait que javascript c’est plutôt moche question sécurité. Mais le problème qui se pose alors, c’est que sans … Lire la suite

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tor_rideau

Lorsque l’on utilise Tor Browser, un Firefox modifié qui permet de se connecter au réseau Tor, le module NoScript autorise javascript par défaut. Et lorsque l’on a bien appris sa leçon, on sait que javascript c’est plutôt moche question sécurité. Mais le problème qui se pose alors, c’est que sans scripts, c’est souvent le site visité qui devient moche, voir inutilisable. Dilemme…

S’il n’y a comme d’habitude pas de solution miracle, mais la FAQ du site du projet Tor propose une explication à la question que vous vous étiez peut-être comme moi posée.

Premièrement, l’équipe souligne que l’importance qu’a pris javascript dans la construction des sites aujourd’hui porte le débat non plus uniquement sur la sécurité, mais aussi sur « l’accueil » des nouveaux utilisateurs de Tor. Si les sites sont à moitié fonctionnels ou ont l’air de ne pas être consultables par le biais Tor, le risque le plus probable est que ces personnes cessent tout simplement d’utiliser car ne sachant pas configurer NoScript, ce qui n’est évidemment pas souhaitable.

D’un autre côté, le problème de sécurité reste, mais il n’est pas nécessairement résolu non plus par des choix plus restrictifs de l’utilisateur. En effet, le fait de n’accepter que les scripts de quelques sites, pourrait s’avérer aussi parlant sur vos habitudes, et surtout votre indentité, qu’une bonne paire de cookies déposés sur votre ordinateur. Ouch! N’avais pas pensé à celle-là.

Les développeurs de Tor ont ainsi équipé le Torbutton (le petit oignon vert en haut à gauche) de fonctionnalités permettant de bloquer les scripts potentiellement dangereux. Et NoScript est toujours là pour s’occuper d’éventuelles attaques jouant sur les failles éventuelles du navigateur, même si les scripts sont autorisés.

Si vous le pouvez, il est donc toujours préférable de tout bloquer à l’aide de NoScripts, mais en cas de besoin, vos arrières sont assurés. Ça n’est pas une raison pour aller regarder des vidéos en flash non plus! 😉

Pour les plus consciencieux d’entre vous, il reste la solution du système live Tails, qui probablement renforcera encore vos chances d’augmenter votre sécurité et votre anonymat…

Moralité: les outils c’est bien, mais des outils et de la réflexion c’est mieux.

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Un an après, un bilan sur les écoutes de la NSA https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/12/un-an-apres-un-bilan-sur-les-ecoutes-de-la-nsa/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/12/un-an-apres-un-bilan-sur-les-ecoutes-de-la-nsa/#respond Thu, 12 Jun 2014 21:33:37 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4632 L'article Un an après, un bilan sur les écoutes de la NSA a été publié sur Révolte Numérique

Nous avons récemment « fêté » dans l’allégresse les un an des révélations Snowden sur la surveillance des canaux de communication opérée par la NSA. Depuis l’été 2013, les questions de vie privée et de surveillance des communications font désormais partie du paysage médiatique (bien plus qu’avant en tout cas), et les … Lire la suite

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Nous avons récemment « fêté » dans l’allégresse les un an des révélations Snowden sur la surveillance des canaux de communication opérée par la NSA. Depuis l’été 2013, les questions de vie privée et de surveillance des communications font désormais partie du paysage médiatique (bien plus qu’avant en tout cas), et les discours portant sur la protection des données personnelles deviennent audibles.

Afin de ne pas en rester aux généralités et de pouvoir construire son argumentation sur des faits avérés, et non pas uniquement des vérités générales sur « big brother », un petit bilan de ce qui a été établi s’avère très instructif.

La stratégie du feuilletonnage choisie par Snowden et Greenwald est efficace en ce qui concerne le maintien de la pression sur les médias, mais elle n’influe malheureusement que très peu sur le côté indigeste de la masse de révélations proposées.

Framablog propose une traduction d’un récapitulatif de l’Electronic Frontier Foundation. J’ai toujours rêvé de faire ce bilan, mais la tâche est ardue. Donc, cela n’arrive que très rarement, mais là je vais le faire: un gros repompage d’article, un bon vieux copié-collé style DM de maths fait à la dernière minute. 😉 (mais c’est l’autre qui avait copié en premier m’sieur jvous jure!)

 


65 choses sur la surveillance par la NSA que nous savons maintenant mais que nous ignorions il y a un an

Article original sur le site de l’Electronic Frontier Foundation

par Nadia Kayyali et Katitza Rodriguez

Traduction Framalang : hack, Diab, teromene, r0u, Thérèse, goofy, mrtino

Voilà un an que le journal The Guardian a publié pour la première fois le Foreign Intelligence Surveillance Court order, révélé par Edward Snowden, ex-sous-traitant de la NSA. Le document démontrait que la NSA avait mené des opération de surveillance généralisée sur des millions de personnes innocentes. Depuis lors, toute une vague de révélations choquantes, de divulgations, d’aveux partiels des autorités gouvernementales, d’appels aux lois qui garantissent la liberté de l’information, et de poursuites judiciaires, a déferlé sans interruption. Pour l’anniversaire de cette première révélation, voici 65 choses sur la surveillance par la NSA que nous savons maintenant mais que nous ignorions il y a un an.

1. Nous avons vu un exemple des décisions de justice qui autorisent la NSA à récolter potentiellement tout appel téléphonique aux USA – ce qui veut dire qui vous appelez, qui vous appelle, quand, pendant combien de temps et quelquefois même où.

2. Nous avons découvert les diaporamas en Powerpoint de la NSA qui détaillent comment est menée la récolte « en amont », par la collecte d’informations captées directement dans l’infrastructure des opérateurs de télécoms.

3. La NSA a conçu une vaste « drague du Web » en s’assurant qu’elle peut intercepter non seulement les communications d’une cible lorsqu’elle fait partie d’une communication mais aussi celles qui « concernent une cible, même si la personne ciblée ne participe pas à une communication ».

4. La NSA a confirmé qu’elle recherche des données collectées selon les clauses de la section 702 des amendements à la FISA (FISA Amendments Act) pour avoir accès sans mandat aux communications des citoyens des USA, grâce à ce que le sénateur Ron Wyden a appelé « le vide juridique de la recherche via porte dérobée ».

5. Même si la NSA a déclaré de façon répétée qu’elle ne ciblait pas les citoyens des États-Unis, ses propres documents montrent que les fouilles de données menées sous l’égide de la section 702 sont conçues pour déterminer avec un degré de confiance de 51% seulement si la cible est étrangère.

6. Si la NSA n’établit pas l’origine étrangère d’une cible, elle ne va pas arrêter d’espionner cette cible pour autant. Au lieu de ça, la NSA va présumer que la cible est étrangère tant qu’elle ne peut être « identifiée positivement comme une personne des États-Unis ».

7. Un audit interne de la NSA révélé par une fuite a donné les détails de 2776 violations de règles ou de décisions judiciaires en une seule année.

8. Les hackers de la NSA ciblent les administrateurs systèmes, indépendamment du fait que ces administrateurs systèmes peuvent eux-mêmes être totalement innocents de tout acte répréhensible…

9. La NSA et la CIA ont infiltré des communautés de jeu en ligne comme World of Warcraft et Second Life pour récolter des données et mener leur surveillance.

10. Le gouvernement a détruit des preuves dans des procès pour espionnage intentés par l’EFF contre la NSA. Comble de l’ironie, le gouvernement a également prétendu que les clients de l’EFF avaient besoin de ces preuves pour établir la recevabilité de leur plainte.

11. Le directeur du renseignement national, James Clapper, a menti au Congrès lorsqu’il a été interrogé directement par le sénateur Ron Wyden pour savoir si la NSA était en train de rassembler des données de quelque nature que ce soit sur des millions d’habitants des USA.

12. Microsoft, comme d’autres sociétés, a collaboré étroitement avec le FBI afin de permettre à la NSA de « contourner le chiffrement pour avoir accès aux données des utilisateurs ».

13. Pendant la seule année 2013, le budget du renseignement était de 52,6 milliards de dollars — ce chiffre a été révélé par la fuite d’un document, et non par le gouvernement. Sur ce budget, 10,8 milliards de dollars ont été attribués à la NSA. Cela équivaut approximativement à 167 dollars par personne résidant aux Etats-Unis.

14. La Cour fédérale de la surveillance et du renseignement (Foreign Intelligence Surveillance Court) a rendu des décisions qui autorisent la NSA à partager des données brutes — non expurgées des informations permettant d’identifier les personnes — avec le FBI, la CIA et le Centre national de lutte antiterroriste (National Counterterrorism Center).

15. Conformément à un protocole d’accord (memorandum of understanding), la NSA partage régulièrement des données brutes avec Israël sans en expurger les informations personnelles permettant d’identifier les citoyens des USA.

16. Les divulgations de Snowden ont montré clairement que l’administration Obama avait induit la Cour suprême en erreur à propos de questions clés dans le procès intenté par l’ACLU à la NSA pour espionnage, Clapper v. Amnesty International, ce qui a conduit à un renvoi de l’affaire pour manque de preuves.

17. La NSA « a pénétré le système de communication interne d’Al Jazeera ». Les documents de la NSA font état de ce que « les cibles sélectionnés avaient un “fort potentiel en tant que sources de renseignement” ».

18. La NSA a utilisé des cookies soi-disant anonymes de Google comme balises de surveillance, aidant ainsi à pister les utilisateurs individuels.

19. La NSA « intercepte “des millions d’images par jour” – dont environ 55 000 “images de qualité suffisante pour la reconnaissance faciale” » et les traite avec de puissants logiciels de reconnaissance faciale.

20. Le programme de reconnaissance faciale de la NSA « peut maintenant comparer les photos des satellites d’espionnage avec les photos personnelles interceptées prises en extérieur, pour déterminer leur localisation ».

21. Bien que la réforme de la NSA se soit essentiellement focalisée sur la Section 215 du PATRIOT Act, et que la plupart des magistrats aient également poussé à réformer la Section 702 du FISA Amendments Act, certains des pires espionnages de la NSA ont été effectués conformément au décret 12333, que le président Obama pourrait abroger ou modifier dès aujourd’hui.

22. La NSA a collecté les informations de localisation des téléphones mobiles des citoyens des USA durant deux ans sous couvert d’un projet pilote ayant pour but de voir comment pourraient être analysées de telles informations dans ses énormes bases de données.

23. Au cours du seul mois de mars 2013, la NSA a rassemblé 97 milliards de renseignements en provenance de réseaux informatiques du monde entier, dont 3 milliards de renseignements des réseaux propres aux USA.

24. La NSA a ciblé Tor, un ensemble d’outils qui permet aux internautes de naviguer sur le net de manière anonyme.

25. Le programme MUSCULAR de la NSA infiltre des liens entre les data centers mondiaux des sociétés technologiques comme Google et Yahoo. De nombreuses sociétés ont répondu à MUSCULAR en chiffrant le trafic sur leur réseau interne.

27. Le programme XKEYSCORE analyse les courriers électroniques, les conversations en ligne et l’historique de navigation de millions de personnes n’importe où dans le monde.

28. À travers BULLRUN, la NSA sabote les outils de chiffrement auxquels se fient les utilisateurs ordinaires, les entreprises et les institutions financières, cibles ou non, dans un effort sans précédent visant à affaiblir la sécurité des utilisateurs d’Internet, vous y compris.

28. L’opération Dishfire a collecté 200 millions de textos par jour à travers le globe, qui peuvent être utilisés pour extraire des informations intéressantes sur vous : localisation, contacts, données de carte de crédit, appels manqués, alertes d’itinérance (qui indiquent que vous franchissez une frontière), cartes de visite électroniques, informations sur vos paiements par carte, alertes aux voyageurs, et renseignements sur vos réunions.

29. À travers l’opération CO-TRAVELER, les États-Unis collectent des informations de localisation provenant de relais de téléphonie mobile GSM, d’émetteurs Wi-Fi et de concentrateurs GPS, qui sont ensuite analysées en fonction du temps pour déterminer entre autres avec qui une cible voyage.

30. Un mémo de 2004 intitulé DEA – The “Other” Warfighter (DEA – « l’autre » combattant) montre que la NSA et la DEA « profitent d’échanges réciproques d’information ».

31. Quand la DEA agit sur les renseignements que sa division « Opérations spéciales » reçoit de la NSA, ils cachent la source de l’information à travers une « construction parallèle », une mascarade recréant une enquête imaginaire destinée à cacher la source de l’indice, non seulement au défenseur, mais à la Cour. Il s’agit de faire en sorte qu’aucun tribunal ne rende de décision sur la légalité ou la finalité de l’usage qui sont faits des données de la NSA dans les enquêtes ordinaires.

32. Le produit de la surveillance de la NSA finit régulièrement entre les mains de l’IRS (NdT : le fisc des États-Unis). Tout comme la DEA, l’IRS utilise la « construction parallèle » pour dissimuler l’origine de l’indice.

33. Même le Conseil de surveillance de la vie privée et des libertés civiles (Privacy and Civil Liberties Oversight Board), dont les membres sont triés sur le volet par le président des États-Unis, a recommandé que le gouvernement fasse cesser la collecte massive des enregistrements téléphoniques autorisée par la section 215 [NdT : du PATRIOT Act], cette collecte étant inefficace, illégale, et probablement anticonstitutionnelle.

34. La NSA a des projets pour infecter potentiellement des millions d’ordinateurs en y implantant des malwares dans le cadre du programme Tailored Access Operations (opérations d’accès personnalisé).

35. La NSA a eu un contrat secret de 10 millions de dollars avec la société de sécurité RSA pour créer une « porte dérobée » dans ses produits de chiffrement, largement utilisés par les entreprises.

36. « Dans le cadre d’une proposition visant à salir la réputation de ceux dont l’agence pense que les discours incendiaires radicalisent les autres », la NSA a surveillé leurs accès aux contenus pornographiques et rassemblé d’autres informations d’ordre explicitement sexuel.

37. La NSA et ses partenaires exploitent les applications mobiles, comme le jeu populaire Angry Birds, pour accéder à des informations privées sur les utilisateurs comme la localisation, l’adresse personnelle, le genre, et plus encore.

38. Le Washington Post a révélé que la NSA récolte « des centaines de millions de carnets d’adresses provenant de comptes personnels de courriel ou de messagerie instantanée du monde entier, dont beaucoup sont des citoyens des USA ».

Beaucoup de révélations de Snowden ont concerné les activités de la NSA à l’étranger, ainsi que les activités de certains des plus proches alliés de la NSA, comme son homologue britannique le GCHQ. Certaines de ces activités ont été des entreprises coopératives. En particulier, les « Cinq Yeux » – les États-Unis, la Nouvelle Zélande, l’Australie, le Royaume-Uni et le Canada – se communiquent mutuellement les données concernant leurs citoyens, constituant ainsi des failles susceptibles de saper la législation nationale.

39. La NSA a versé à son homologue britannique, le GCHQ, 155 millions de dollars ces trois dernières années « pour sécuriser l’accès aux programmes de collecte du renseignement britannique et les influencer ».

40. The Guardian a rapporté ceci : « Sur une période de six mois en 2008, [le GCHQ] a collecté les l’images de webcam – y compris une quantité importante de communications explicitement sexuelles – de plus d’1,8 millions de comptes utilisateurs Yahoo à l’échelle mondiale. »

41. Le GCHQ a utilisé des logiciels malveillants pour compromettre des réseaux appartenant à l’entreprise belge de télécommunications Belgacom.

42. Les principales entreprises de télécommunications, y compris BT, Vodafone, et Verizon business ont fourni au GCHQ un accès illimité à leurs câbles de fibre optique.

43. Le GCHQ a utilisé des attaques DDoS et autres méthodes pour interrompre les communications des Anonymous et de LulzSec, y compris les communications de personnes qui n’étaient accusées d’aucun délit.

44. La station Bude du GCHQ a surveillé des dirigeants de l’Union européenne, de l’Allemagne et d’Israël. Elle a également ciblé des organisations non gouvernementales comme Médecins du monde.

45. Partenaires de la NSA aux antipodes, les services de l’Australian Signals Directorate, ont été impliqués dans des violations de communications entre avocat et client couvertes par le secret professionnel, remettant en question un principe fondamental de notre système de justice pénal commun.

46. Les agents du renseignement australien ont espionné les téléphones mobiles du cabinet ministériel indonésien et du président Susilo Bambang.

47. En 2008, l’Australie a offert de partager les données brutes concernant ses citoyens avec ses partenaires du renseignement.

48. Le CSEC a aidé la NSA à espionner les dirigeants politiques durant le sommet du G20 au Canada.

49. Le CSEC et le CSIS ont été récemment réprimandés par le juge d’une cour fédérale pour l’avoir induit en erreur dans une demande de réquisition faite il y a 5 ans, à propos de l’utilisation des ressources des Cinq Yeux pour pister les Canadiens à l’étranger.

Ironie du sort, certaines opérations de la NSA ont ciblé des pays qui avaient collaboré directement avec l’agence en d’autres circonstances. Et certaines semblaient simplement non indispensables et disproportionnées.

50. Les documents de la NSA montrent que tous les gouvernements ne sont pas transparents sur leur propre niveau de coopération avec la NSA. Comme le rapporte The Intercept : « Peu de dirigeants élus ont connaissance de cet espionnage, voire aucun ».

51. La NSA intercepte, enregistre et archive chaque communication de téléphone mobile des Bahamas.

52. La NSA a surveillé les communications téléphoniques d’au moins 35 chefs d’États.

53. La NSA a espionné des diplomates français à Washington et aux Nations Unies.

54. La NSA a piraté les réseaux de l’entreprise chinoise Huawei et volé les sources de son code.

55. La NSA a posé des mouchards dans les ambassades de l’Union européenne à New York et à Washington. Elle a copié des disques durs dans les bureaux de l’UE à New York, et a mis sur écoute le réseau informatique interne des ambassades de Washington.

56. La NSA a collecté les métadonnées de plus de 45 millions d’appels téléphoniques italiens sur une période de 30 jours. Elle a également entretenu des stations de surveillance à Rome et à Milan.

57. La NSA a stocké les données d’approximativement 500  millions de connexions des systèmes de communication allemands chaque mois.

58. La NSA a collecté les données de plus de 60 millions d’appels téléphoniques espagnols sur une période de 30 jours, fin 2012 et début 2013, et a espionné des membres du gouvernement espagnol.

59. La NSA a collecté les données de plus de 70 millions d’appels téléphoniques français sur une période de 30 jours, fin 2012 et début 2013.

60. The Hindu, sur la base de documents de la NSA, a rapporté que « Sur une liste exhaustive des pays espionnés par les programmes de la NSA, l’Inde est en cinquième place. »

61. La NSA a pénétré le compte officiel de courriel de l’ancien président mexicain Felipe Calderon.

62. D’après The Guardian : « La NSA a, pendant des années, systématiquement écouté le réseau des télécommunications brésiliennes et et a intercepté, collecté et stocké sans discrimination les courriels et enregistrements téléphoniques de millions de Brésiliens ».

63. La NSA a surveillé les courriels, les appels téléphoniques et les textos de la présidente brésilienne Dilma Rousseff et de ses plus proches collaborateurs.

64. Les agences du renseignement allemand ont coopéré avec la NSA et ont implémenté le programme de la NSA XKeyscore, tandis que la NSA était en train d’espionner les dirigeants allemands.

65. Le quotidien norvégien Dagbladet a rapporté que la NSA a acquis des données sur 33 millions d’appels de téléphones mobiles norvégiens sur une période de 30 jours.

Il ne fait aucun doute que les relations internationales qu’Obama s’était engagé à restaurer, de même que la confiance du peuple des États-Unis dans le respect de sa vie privée et de ses droits constitutionnels, ont été sapées par la surveillance tous azimuts de la NSA. Mais un an après, le gouvernement des USA aussi bien que les gouvernements d’autres pays n’ont pas pris les mesures nécessaires pour faire en sorte que cette surveillance cesse. C’est pourquoi chacun doit se mobiliser – contactez votre député, rejoignez Reset the Net, et apprenez comment la loi internationale s’applique à la surveillance états-unienne aujourd’hui.

Toutes les images sous licence CC BY 2.0, par EFF, JeepersMedia et Richard Loyal French.

Source de la traduction: Framablog

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La Russie veut interdire le réseau Tor https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/08/19/la-russie-veut-interdire-le-reseau-tor/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/08/19/la-russie-veut-interdire-le-reseau-tor/#respond Mon, 19 Aug 2013 19:58:27 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4235 L'article La Russie veut interdire le réseau Tor a été publié sur Révolte Numérique

Ça cause pas mal de surveillance ces temps-ci. Merci la NSA! Entre une séance de bronzette et deux margaritas, une fois n’est pas coutume, toute la fine fleur du journalisme international s’y est mise. Soit dit en passant, nous avons été particulièrement brillants en France dans notre rôle de composition … Lire la suite

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Contenu approuvé par l'ours pédophile

Contenu approuvé par l’ours pédophile

Ça cause pas mal de surveillance ces temps-ci. Merci la NSA! Entre une séance de bronzette et deux margaritas, une fois n’est pas coutume, toute la fine fleur du journalisme international s’y est mise. Soit dit en passant, nous avons été particulièrement brillants en France dans notre rôle de composition démontrant une fois encore le savoir-faire français en matière de cinéma: « Oh les méchants américains qui surveillent tout le monde! Et même des français dis-donc (pourtant dignes habitant-e-s de la Pââtrie des Droits de l’Homme qui elle ne mange pas de ce pain là, pas même avec des dictateurs libyens réprimant les révoltes populaires)! M’enfin! »

Mais il y a un moment où il faut quand même arrêter les conneries, et revenir aux fondamentaux: l’#InternetQuifaitPeur avec ses réseaux musulmans pédophiles tueurs de pandas. Et sans grande surprise, la Russie ouvre le bal.

Certains pédophiles porteraient des perruques…

Vous l’ignoriez sans doute, la moumoute, sous ses allures de gadget destiné aux marchés de niches des chauves et des sosies de stars des années 60-70, se révèle en réalité être un redoutable outil de camouflage pour pédophiles. C’est un peu le raisonnement fallacieux de l’ex KGB renommé FSB pour faire moins poussiéreux, lorsqu’il s’attaque au projet Tor pour contrer les réseaux pédophiles. Nous ne le répéterons jamais assez, la pédophilie est une mauvaise herbe dont internet est le terreau.
Mais ne vous égosillez  pas trop tôt dans une tirade contre ces ex-sovético-terroristo-mangeurs-d’enfants, et considérons plutôt que la Russie fait parte de ceux qui n’ont que faire des qu’en dira-t-on. La police japonnaise avait d’ailleurs elle aussi conseillé aux FAI de bloquer Tor il y a quelques mois; et la Suède (quoi?? cet exemple de sociale-démocratie pour nous tous??), s’y met à son tour: selon un certain Wecksell de la Section de la cybercriminalité de Suède [source]:

« Nous devons avoir une loi qui nous permette d’avoir accès aux services cryptés. Nous devons obtenir une clé pour accéder aux crimes les plus graves »

Vous comprenez aisément la logique à présent: l’anonymat doit être encadré sous peine de favoriser la pédophilie et la criminalité en général (j’ajouterais personnellement une épidémie de choléra mais ça n’est que mon avis de néophyte).

Il ne faut donc pas réfléchir trop loin pour comprendre qu’un anonymat encadré n’en est plus un. Et il faudrait être relativement naïf pour penser qu’un État pourrait faire quoi que ce soit d’acceptable dans ce domaine. L’affaire Snowden ne vous a pas encore vacciné? Peut-être que quelques lectures sur le comportement des services français pourrait être utiles..?

La surveillance transparence comme outil démocratique

C’est le nouveau credo des défenseurs des démocrates de tous poils: la transparence. Ça fait bien à la télé, on ouvre quelques archives nationales et c’est parti. Mais dans ce bel élan révélant à tous que les États sont trop sympas avec leurs sujets, on perçoit par moment la nécessité d’un retour d’appareil de notre part. Comme si vouloir cacher sa vie privée était devenu anormal, suspicieux. « N’a pas de compte Fécebook? C’est louche tout ça… Et ça chiffre son trafic internet en plus? Mettez-moi une équipe sur ce gugusse! »

Et quand on parle du réseau Tor, alors là, attention, ça va faire des étincelles! Pourtant utilisé par de nombreux journalistes, notamment ceux travaillant avec des dissidents de dictatures, des entreprises, des militants, des services étatiques etc., il souffre toujours d’une réputation de repère de pédophiles. En effet, lorsqu’on permet l’anonymat, on ne sait plus qui fait quoi. De plus, le réseau permet le développement d’un dark net, réseau parallèle permettant l’hébergement de données uniquement accessibles en étant connecté à Tor. Forcément, on y retrouve de la merde, notamment pédophile. Mais cela justifie t-il de condamner le réseau tout entier?

Enfoncer les portes ouvertes

Penser qu’on fera quoi que ce soit contre la pédophilie en surveillant, interdisant ou contrôlant Tor, c’est un peu penser qu’il est possible de regarder un épisode de Derrick en entier, et sans s’endormir… hum!
Si on y regarde de plus près, les réseaux pédophiles ont de toute façon toujours été à la pointe en matière de protection de l’anonymat et de dissimulation de données. Foutre en l’air Tor ne ferait que leur en toucher une sans faire bouger l’autre comme aurait dit un illustre homme d’État.

De plus, de nombreuses études montrent que la majorité des agressions sont effectuées dans le cercle familial large (56%). De ce fait, raconter que c’est Internet, Tor ou je ne sais quelle épine dans le pied des adorateurs de la surveillance panoptique, c’est donc prendre les gens pour des cons, et surtout ne rien changer au problème de fond qui me paraît davantage relever du culturel.
La question est sans doute complexe, mais difficilement détachable du caractère patriarcal de nos cultures, de la glorification de l’hyper-sexualisation des filles à peine pubères, du tabou de la sexualité lorsque ce n’est pas un produit d’appel, de l’omerta sur les violences domestiques etc.

Un cheval de Troie bien connu

En attendant, l’argument continue de faire mouche, comme cela a été le cas pour l’introduction en 1998 des prélèvement ADN en France pour les auteurs de crimes sexuels (merci M. Jospin). Il a par la suite été élargi aux attaques aux biens par le même gouvernement puis les suivants. Cela a sans nul doute permis à un M. Estrosi de sortir un peu plus tard:

« Les citoyens seraient mieux protégés si leurs données ADN étaient recueillies dès leur naissance. »
Le Monde, 16/01/2007

Actuellement, le prélèvement ADN est possible pour les délits de vol ou encore un tag sur un mur…

Alors? On tente le coup?

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SOPA Blackout: une grande journée de mobilisation! https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/19/blackout-sopa-une-grande-journee-de-mobilisation/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/19/blackout-sopa-une-grande-journee-de-mobilisation/#comments Thu, 19 Jan 2012 00:36:42 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2798 L'article SOPA Blackout: une grande journée de mobilisation! a été publié sur Révolte Numérique

Si vous étiez au courant de la journée de mobilisation internationale, et des blackout qui se sont déroulés sur la toile en opposition aux lois de censure de l’Internet: SOPA et PIPA, vous avez comme moi, certainement été faire un tour sur le web histoire de juger un peu de … Lire la suite

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L'article SOPA Blackout: une grande journée de mobilisation! a été publié sur Révolte Numérique

Si vous étiez au courant de la journée de mobilisation internationale, et des blackout qui se sont déroulés sur la toile en opposition aux lois de censure de l’Internet: SOPA et PIPA, vous avez comme moi, certainement été faire un tour sur le web histoire de juger un peu de l’ampleur de la mobilisation.

Sans surprises, le web américain a su se montrer à  la hauteur du défi, et de nombreux sites ont participé à l’effort de guerre. Sans surprises non plus: l' »action » de Google. Après avoir joué les gros bras et lancé parmi les premiers l’idée de blackout, ils se sont contentés de barrer leur logo d’un rectangle noir, uniquement pour la version américaine, et pendant une petite partie de la journée. Que de la gueule quoi!

Mis à part ça, beaucoup de « gros » ont tout de même participé aux États-Unis, comme Wikipédia, qui a bloqué la possibilité de faire des modifications sur les articles, Mozilla, WordPress, Minecraft, tumblr, l’EFF (Electronic Frontier Foundation), la FSF (Free Software Foundation) et beaucoup d’autres ont bloqué leur site pour la journée. Une liste des participants est toujours disponible à cette adresse.

Mais la France n’a pas été ridicule, loin de là! On a pu donc constater la participation de l’April, La quadrature du net, Framablog, LinuxFR, Internet sans frontières, GreenPeace, Forum Ubuntu, Korben, Indymedia Lille, Rebellyon, L’interassociation des bibliothécaires, archivistes et documentalistes français ^^… Révolte Numérique 😉 (et bien sûr beaucoup de bloggers qui ont comme moi apporté leur pierre à l’édifice, et ça fait bien plaisir!). Notons que certains ont également eu la bonne idée de lier cette journée au contexte français et européen en rappelant qu’une lutte est toujours engagée contre Hadopi et ACTA entre autres.

Petite rétrospective en images:

États-Unis

Mozilla et WordPress

Minecraft et la Free Software Foundation

Wikipédia et l’Electronic Frontier Foundation

Identi.ca et Boing Boing

DuckDuckGo et Google.com

Tor Project et Free Art and technology

En France

l’April et Framablog

La Quadrature du Net et le Forum Ubuntu

Korben et LinuxFR

Indymedia Lille et Rebellyon

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