Sarkozy – Révolte Numérique https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org Pour l'autodéfense numérique Sat, 25 Jul 2015 12:41:36 +0000 fr-FR hourly 1 Le fascisme est-il compatible avec la liberté? https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/04/28/le-fascisme-est-il-compatible-avec-la-liberte/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/04/28/le-fascisme-est-il-compatible-avec-la-liberte/#comments Sat, 28 Apr 2012 02:12:10 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3395 L'article Le fascisme est-il compatible avec la liberté? a été publié sur Révolte Numérique

J’espère que la majorité d’entre vous sera  interloquée par cette question quelque peu impromptue (si je peux me permettre)! Aujourd’hui, 20% de votants affichent officiellement leur soutien à un parti qui hier encore niait ouvertement la gravité de l’extermination systématisée et industrialisée de six millions de personnes sur une période … Lire la suite

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L'article Le fascisme est-il compatible avec la liberté? a été publié sur Révolte Numérique

J’espère que la majorité d’entre vous sera  interloquée par cette question quelque peu impromptue (si je peux me permettre)! Aujourd’hui, 20% de votants affichent officiellement leur soutien à un parti qui hier encore niait ouvertement la gravité de l’extermination systématisée et industrialisée de six millions de personnes sur une période d’à peine six ans. Il m’a donc semblé intéressant de prendre un peu de temps pour me poser cette question dont la réponse ne semble aujourd’hui pas évidente pour beaucoup: le fascisme est-il compatible avec la liberté. Parce que le sujet fondamental sur ce site est bien celui-là: la liberté. Et visiblement, à l’écoute des commentaires sur ces fameux 20%, deux enseignements nous sont proposés:

  • Le FN serait compatible avec la république (et donc avec la liberté, l’égalité et la fraternité, si j’ai bien tout suivi).
  • Voter pour le FN ce n’est pas forcément être d’accord avec son programme (ses électeurs ne sont pas racistes, ni pour une société utlra-sécuritaire etc etc.).

N’étant pas psychologue, je ne me plongerai pas dans ce mystère qui amènerait selon ce point de vue 6,4 millions de personnes, et par on ne sait quelle mystérieuse intervention raëlienne, à soutenir le contraire de ce qu’ils pensent. En revanche, on va aller sur le terrain qui nous intéresse: l’espace numérique, et renifler un peu là où ça pue, au delà des paillettes et des grandes déclarations anti-ACTA, pro libertés et pro licence globale, juste histoire de voir ce que tout cela veut dire pour le FN, et si ces 20% assument leurs positions…

« Je suis la seule à défendre la liberté sur la toile »

Et cette solitude de Marine Le Pen se ressent dans son propre parti visiblement, puisque lundi 12 mars 2012,  Françoise Buy Rebaud, la responsable « Culture » de la campagne du front, affirmait au nom de la candidate qu’il fallait censurer les sites pornographiques.

« Quels moyens comptez-vous mettre en œuvre pour lutter sans ambiguïté contre la pornographie à la télévision et sur Internet ?

Une censure , même si le mot déplaît ; cela relève de la protection de la jeunesse ; comment s’étonner d’ailleurs de la multiplication des délits ou crimes sexuels,  quand les médias  en font un étalage qu’on peut qualifier d’incitatif. »

À quels chantres de la liberté s’adressait-elle? France Jeunesse Civitas, une organisation qui lutte pour « engager des actions concrètes concourant à la restauration du règne social et politique de Notre Seigneur Jésus-Christ sur notre patrie », ou qui affectionne les devises telles que « Dieu, Famille, Patrie ». C’est tout un programme!

« Internet, vecteur essentiel de l’information et du véritable débat démocratique »

C’est encore signé madame Culture du FN. Pour s’en convaincre, il serait intéressant de jeter un œil sur l’œuvre que nous proposent certains militants de son parti, eux-aussi déterminés à alimenter les débats et à participer à la création de la richesse commune!
C’est par exemple suite à des révélations du blog Lutte en Nord en avril, que nous avons pu constater avec « grande surprise » (quoi? le FN raciste?) que  Nicolas Reynes,  responsable de la campagne « les jeunes avec Marine », candidat Front National aux législatives dans la deuxième circonscription du Nord et conseiller de quartier à Villeneuve d’Ascq, se faisait le relais des publications du site les-elegances.com, prônant l’eugénisme et comparant l’immigration à l’occupation nazie, ou encore affublant la photographie d’Anders Breivik, le fasciste norvégien ayant assassiné 77 personnes, d’un « Yes we can »! Ça c’est du débat!

Dans le même genre, et là encore on ne parle pas de personnages à la marge du parti mais bien de responsables politiques, c’est Stéphane Poncet, secrétaire adjoint de la fédération du Rhône du FN et fin caricaturiste à ses heures perdues, qui nous proposait sur le site du FN des dessins assimilant les roumains à des voleurs, et les noirs à des profiteurs du système d’aides sociales. Comme au FN on aime la culture, on ne résiste pas à reprendre des succès populaires tels que le film Intouchables:

« S’ouvrir » sur le monde

Au FN, informer sur la toile, c’est aussi l’occasion de ne pas s’enfermer entre les frontières françaises (faudrait pas non plus caricaturer leur pensée). Et c’est jusque sur la Syrie que le FN propage le bonheur en nous proposant un site d’information sur le régime de Bachar Al-Assad: infosyrie.fr. On le sait, monsieur Al-Assad est un grand défenseur des libertés sur Internet, et bénéficie comme son « ami » Kadhafi du concours d’entreprises occidentales pour assurer cette mission. C’est donc grâce au site lancé par Frédéric Chatillon (notoirement père d’un enfant dont le parrain est Jean-Marie Le Pen), que les nombreux soutiens au dictateur syrien qu’on trouve au FN, ont enfin pu rencontrer cet espace de liberté qu’est la toile. Merci au site Reflets pour ces informations.

« L’exception culturelle française »

L’une des forces du FN c’est qu’il arrive encore à nous faire croire qu’il représente le camp de l’antisystème, et le fait qu’il n’ait jamais gouverné entretien sa virginité. Jamais gouverné? Quoi que… Orange? Vitrolles? Mais bien sûr! Et si on allait voir ce que ce parti a déjà su nous prouver lorsqu’il était aux manettes? Si on n’a pas grand chose à se mettre sous la dent question net (pas évident à foutre en l’air le machin!), on peut néanmoins tirer le bilan de leur gestion des bibliothèques municipales:

Cliquez pour voir la vidéo

« Je suis déjà la candidate des invisibles, alors pourquoi pas celle des Anonymous ? »

Ça c’est ben vrai madame! Seul hic, tous les anonymous n’ont pas l’air d’avoir été d’accord avec ça… En février dernier, certains d’entre eux se sont intéressés aux mots doux que s’envoyaient les membres du GUD (Groupe Union Défense), un groupuscule étudiant qui sert de dépotoir au FN pour les têtes dures qui refusent de cacher leurs croix celtiques, et qui préfèrent courir les rues pour ratonner et casser du gauchiste plutôt que d’essayer de rendre leur discours « acceptable » pour les médias.


Et parmi tous ces mots d’amour, on trouve trouve, ô surprise, quelques éléments sur d’éventuelles alliances électorales avec le FNJ alors que celui-ci venait de recevoir comme consigne de garder ses distances avec les sauvageons. Aïe! C’est pas bon pour l’image ça!

« Un message qui passe de manière directe sans que le message soit tronqué »

Et oui, en tant qu’espace démocratique, tout le monde peut s’exprimer sur le net, sans subir la vilaine « diabolisation des médias », et c’est ça qui est bon! Blogs, réseaux sociaux et autres merveilles du web 2.0 sont eux aussi investis par les militants du front qui y insufflent leur envie de démocratie et de changement. En tant que membres du vrai peuple, ils se présentent souvent dans leur plus simple appareil… Attention, les images qui suivent sont « protestataires »!

Alexandre Gabriac, candidat FN aux cantonales de Grenoble en 2011, et qui s’exprime lui aussi sur le net.

Daniel Durand-Decaudin, candidat FN aux cantonales en Moselle en 2011

Jean-Baptiste Cordier, candidat FN dans le canton de Soulaines dans l’Aube, en 2011.

Mais on aime aussi rigoler au front, et c’est pas toujours en imitant les SS que ça se fait, ça peut être tout simplement en insultants les gays et lesbiennes.
Capture du forum du FNJ Aquitaine:

La liste pourrait être bien longue mais nous allons plutôt nous arrêter là, avant l’indigestion de ceux qui ne font pas partie des 20% (et je suis gentil je ne compte pas l’UMP, parti qui regroupe nombre d’anciens militants de l’extrême droite radicale et qui siègent aujourd’hui à des postes de ministres). Mais pour les acharné-e-s, il sera toujours possible de jeter un œil sur la fuite de mails que nous propose Reflets.info, on y trouve le point de vue de quelques électeurs du 21 avril 2002.


Quoi qu’il en soit, il faut croire qu’il y a encore dans le parti une certaine résistance à la stratégie de Marine Le Pen consistant à dire tout bas ce que papa disait tout haut. D’ailleurs, c’est à elle que je vais laisser le mot de la fin, comme une sorte de droit de réponse que je lui accorderais pourrait-on dire:

« Le nazisme fut une abomination. Il m’arrive de regretter de ne pas être née à cette période, pour avoir pu le combattre. »

Pour ne pas faire de délit de faciès, concentrons-nous plutôt sur les t-shirts de nos deux champions:
1: Lonsdale devient LoNSDAPe pour former NSDAP soit Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei, le parti d’Hitler.
2: Cette tête de mort appelée Totenkopf, est accessoirement l’insigne de la 3e Panzer Division SS du même nom.

Il faut croire que le jour où Marine Le Pen combattra le nazisme attendra encore un peu…

SS

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Du pénal pour la consultation de sites « terroristes » https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/03/25/du-penal-pour-la-consultation-de-sites-terroristes/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/03/25/du-penal-pour-la-consultation-de-sites-terroristes/#comments Sun, 25 Mar 2012 19:59:02 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3281 L'article Du pénal pour la consultation de sites « terroristes » a été publié sur Révolte Numérique

Il fallait s’y attendre, les assassinats de Toulouse et Montauban servent déjà de prétexte pour renforcer une fois encore l’avancement de la société sécuritaire à laquelle pense Sarkozy quand il se rase le matin. Fidèle à sa technique habituelle: un fait isolé, une loi pour tous, il persiste et signe … Lire la suite

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L'article Du pénal pour la consultation de sites « terroristes » a été publié sur Révolte Numérique

Il fallait s’y attendre, les assassinats de Toulouse et Montauban servent déjà de prétexte pour renforcer une fois encore l’avancement de la société sécuritaire à laquelle pense Sarkozy quand il se rase le matin.

Fidèle à sa technique habituelle: un fait isolé, une loi pour tous, il persiste et signe malgré la quarantaine de lois sécuritaires déjà mises en place depuis 2002. Il s’agirait donc de punir de sanctions pénales les personnes ayant consulté des sites « terroristes ».

« Toute personne qui consultera de manière habituelle des sites Internet qui font l’apologie du terrorisme ou qui appellent à la haine sera punie pénalement. »

Soit. Comme avec la pédopornographie, le sujet risque peu de faire polémique au café du coin. Et pour cause, qui pourrait se sentir menacé par ce type de déclarations? (ben ouais, ça ne concerne que les terroristes! Parce quand on a rien à se reprocher…).

C’est kiki pose des bombes?

Mais pourtant, définir le terroriste ne me parait pas si aisé, surtout par les temps qui courent. Souvenez-vous l’affaire Tarnac! Les méchants terroristes éleveurs de chèvres, et tapis dans une ferme… Intervention du GIGN, perquisitions, arrestations, interrogatoires, détention provisoire, contrôle judiciaire: on a eu la totale! Et finalement? Rien. Mais aurait-il également fallu condamner toutes les personnes ayant lu L’insurrection qui vient? Ou peut-être celles qui auraient consulté leur blog?

Aux États-Unis, nous avons appris il y a peu que Bradley Manning, l’un des informateurs présumés de Wikileaks dans l’affaire des cables diplomatiques, est aujourd’hui accusé d’avoir aidé Al-Qaïda. Donc conclusion: Wikileaks = terroriste (ou tout au moins complice de terrorisme).
N’avez vous jamais fait un tour sur ce site de santé publique?

Une fois encore, l’expérience et la place laissée ici à l’arbitraire, nous permettent d’envisager toutes les dérives. Et nous n’abordons même pas la question des sites qui « appellent à la haine! »

Partie d’échecs

Des déclarations comme celle que vient de sortir notre bon président ne servent en réalité qu’à conforter la société sécuritaire, et à renforcer un peu plus le contrôle de l’État sur le réseau. Aujourd’hui, les cibles sont les pédophiles et les terroristes, mais demain? N’y a t-il pas qu’un petit pas pour intégrer aux blacklists des sites politiques un peu trop gênants (Copwatch?).

La menace qui plane réellement aujourd’hui est celle du DPI (Deep Packet Inspection), un système de surveillance généralisée très « populaire » en Iran, et au sujet duquel beaucoup se demandent encore s’il ne faudrait pas le considérer comme une arme. D’ailleurs, si la grossière manipulation consistant à imputer la responsabilité des meurtres de Toulouse à Internet peut paraître ubuesque, elle n’est pas si surprenante lorsque l’on connaît la dangerosité de notre président en matière de numérique.

Pour ne prendre que les dernières pierres apportées à l’édification d’un régime autoritaire, on pourra donc citer maintenant les tentatives désespérées d’imposer le fichage généralisé des « gens honnêtes », et la proposition aujourd’hui d’espionner la totalité des communications des internautes.

Pour rappel, le pays est déjà placé sous surveillance par Reporter Sans Frontières depuis deux années consécutives, précisément en raison de son traitement de la question numérique.

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SOPA: l’empire contre-attaque, Megaupload ferme https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/21/sopa-lempire-contre-attaque-megaupload-ferme/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/21/sopa-lempire-contre-attaque-megaupload-ferme/#comments Sat, 21 Jan 2012 16:30:46 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2853 L'article SOPA: l’empire contre-attaque, Megaupload ferme a été publié sur Révolte Numérique

Il fallait s’y attendre! Après la plus grande mobilisation sur internet de l’histoire, l’industrie de la « culture » contre-attaque. Jeudi, Megaupload a été frappé de la censure, à grands renforts de FBI et de lois anti-mafia. La guerre est ouverte! 75 000 sites qui se mettent en grève (selon SOPA Strike), … Lire la suite

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L'article SOPA: l’empire contre-attaque, Megaupload ferme a été publié sur Révolte Numérique

Il fallait s’y attendre! Après la plus grande mobilisation sur internet de l’histoire, l’industrie de la « culture » contre-attaque. Jeudi, Megaupload a été frappé de la censure, à grands renforts de FBI et de lois anti-mafia.

La guerre est ouverte!

75 000 sites qui se mettent en grève (selon SOPA Strike), 162 millions de personnes touchées par l’initiative de Wikipédia, 4,5 millions qui ont signé la pétition de Google, un million de messages envoyés par le biais de l’EFF (chiffres de numerama), les partisans de SOPA et de PIPA qui commencent à retourner leur veste, une mobilisation qui pousse la maison blanche à menacer de poser son véto sur les lois… Ça commence à faire un peu beaucoup! Quel meilleur signal pour calmer toutes ces ardeurs insurrectionnelles que de faire tomber le plus grand site de partage connu? (qui devait morfler quoi qu’il arrive on est bien d’accord).

Jeudi, les dirigeants de l’entreprise ont été arrêtés en Nouvelle Zélande et des serveurs saisis par le FBI. C’est la loi sur le copyright qui a pour cette opération été invoquée, mais également des textes invoquant le cadre de la lutte anti-mafia! Autant dire que les petits plats ont été mis dans les grands! Notons que la procédure était par ailleurs engagée depuis le 5 janvier.

Dans le quart d’heure qui suit, 5000 hackers de anonymous se sont immédiatement attaqués aux sites de soutiens de SOPA, du département de la justice américain, et du FBI. Dans certaines de leurs communications, les cyber-militants annoncent que la guerre est déclarée et que les opérations menées ce jeudi ne sont qu’un début.

Période d’essai?

Étant données les affaires qui nous préoccupent outre atlantique avec l’examen des lois SOPA et PIPA, on est en droit de se demander si on serait pas en train de goûter en prévente, à l’internet de demain… Les grands moyens ont ici été employés, et notamment quelques propositions figurant dans les deux textes. Les deux projets sont pour l’instant  reportés, mais la bataille est loin d’être terminée.

La fermeture tombe également à point nommé pour la maison blanche qui peut ainsi de reprendre la main sur les événements et envoyer un signal fort aux industries du divertissement qui ont promis qu’ils ne verseraient plus un sou pour la campagne de Obama suite aux oppositions de la maison blanche à SOPA et PIPA.

Sarkattaque

Notre bon président s’est, suite à cette annonce, empressé de partager sa satisfaction par  communiqué et de déclarer: « le moment est donc venu d’une collaboration judiciaire et policière active entre États pour porter un coup d’arrêt à leur développement ». On pourrait penser qu’il s’agit une fois encore d’une déclaration à portée morale comme il en a le savoir faire. Mais cette phrase prend une tout autre signification lorsque l’on se remémore le traité ACTA, qui lui aussi prévoit une coopération internationale, et entraînera surveillance et censure d’Internet, et qui est sur le point d’être ratifié par l’Union Européenne.

Les réactions de la presse ne sont pas moins désolantes et hypocrites: « pirates », « gourou », prétendus chiffrements des pertes des majors: on a eu le droit à toute la propagande que nous servent habituellement les industries du divertissement.

Faut-il pleurer Megaupload?

On va pas se raconter de cracks, Megaupload, c’est 4% du trafic mondial sur le net, et pas que pour stocker les photos du p’tit dernier! On y trouve beaucoup de films, également en streaming, et qui sont protégés par les sacro-saints droits d’auteurs. Mais ça, ça ne m’empêche pas vraiment de dormir!
Par contre, Megaupload c’est aussi une gestion d’entreprise qui n’est pas forcément très très claire sur tous les points, qui se fait du blé sur le dos des internautes avec ses comptes « premium » et son système de rétribution des utilisateurs actifs, sur la publicité (et donc le fichage comportemental), et qui pour couronner le tout (avec un tel système économique faut pas s’étonner), favorise une fois de plus les grosses productions au détriment des plus modestes. Owni avait écrit un article sur le sujet que vous pouvez consulter si ça vous intéresse. Donc quand Emmanuel Gadaix (un responsable français de l’entreprise) vient au Sénat pour critiquer Hadopi et mettre l’idée de partage en avant, je dis halte!

Pourquoi est-ce Megauload n’est pas du vrai partage? Parce que contrairement à ce qui se faisait avec le peer to peer (emule, Napster ou BitTorrent aujourd’hui), avant qu’Hadopi ne fasse fuir tout le monde de ces réseaux, il y a concentration du trafic sur quelques serveurs. Ce que ça veut dire quand il y a un problème comme aujourd’hui, c’est que tout le monde perd toutes ses données. Si celles-ci sont stockées au même endroit, il est également bien plus aisé de les saisir, de les analyser etc. Emmanuel Gadaix expliquait à ce sujet au Sénat, et sans aucune gêne, que Megaupload avait des informations très détaillées sur les habitudes des français.

À l’inverse, le peer to peer propose un modèle dans lequel tous les utilisateurs sont égaux, ils ont la même importance dans le réseau: ils sont pairs. De par son système « fédéraliste » et non centralisé, il permet aussi une plus grande autonomie des internautes, et limite la possibilité pour des intermédiaires de type Megaupload de se faire plein de fric pour la distribution, alors que cette tâche est tout à fait inutile dans un éco-système de type peer to peer.

Entre DDL, streaming et peer to peer, on peut donc dire qu’il s’agit aussi d’un choix politique, que par nos pratiques, nous contribuons à la définition de ce qu’est l’espace publique virtuel. Bien sûr, le but n’est pas de nous culpabiliser, mais de faire en sorte de pouvoir se donner les moyens collectifs de pouvoir reconstruire autre chose que ce centralisme qui enrichit quelques uns, et nuit à nos libertés d’internautes.

En ce qui concerne cette affaire, ne perdons pas de vue que c’est la guerre contre le partage et la circulation des biens culturels qui est bel et bien engagée par les industriels, et non pas la seule fermeture d’une entreprise douteuse qui menacerait la sécurité publique.

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Nouvelles technologies: peut-on échapper à l’emprise américaine ? https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/30/nouvelles-technologies-peut-on-echapper-a-lemprise-americaine%c2%a0/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/30/nouvelles-technologies-peut-on-echapper-a-lemprise-americaine%c2%a0/#comments Fri, 30 Dec 2011 15:47:05 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2551 L'article Nouvelles technologies: peut-on échapper à l’emprise américaine ? a été publié sur Révolte Numérique

Contacté par une journaliste du site de débat Newsring (lancé sous la direction éditoriale de Frédéric Taddeï) pour participer à un sujet sur « Nouvelles technologies : peut-on échapper à l’emprise américaine ? », je me suis plié à l’exercice. C’est à partir de l’annonce du retrait de Dassault du projet de … Lire la suite

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L'article Nouvelles technologies: peut-on échapper à l’emprise américaine ? a été publié sur Révolte Numérique

Contacté par une journaliste du site de débat Newsring (lancé sous la direction éditoriale de Frédéric Taddeï) pour participer à un sujet sur « Nouvelles technologies : peut-on échapper à l’emprise américaine ? », je me suis plié à l’exercice.
C’est à partir de l’annonce du retrait de Dassault du projet de Cloud computing « à la française » que la journaliste s’est posé la question de la possibilité pour la France de développer son indépendance face à des services majoritairement américains.
Le débat et sa présentation sont disponibles à cette adresse.

Le point de vue développé ici s’attardera davantage à se demander s’il est possible d’échapper à l’emprise des États et des entreprises qui font fortune sur la surveillance des communications.

Il est coutume de dire qu’internet n’a pas de centre, et c’est vrai. En tant que réseau de réseaux décentralisé, il est en théorie conçu pour pouvoir fonctionner quelles qu’en soient les parties amputées. Mais il est aussi fréquent d’entendre que s’il devait y en avoir un, il serait aux États-Unis.

Avec le développement de la toile, de nombreuses entreprises américaines ont acquis un statut dominant voire quasi monopolistique dans certains domaines. Plus de neuf français sur dix utilisent des logiciels Microsoft et surfent sur le net grâce à Google, et près d’un sur trois a un profil Facebook.

Lorsque l’on parle de stockage des données en ligne (cloud computing), cela pose de façon évidente la question de la conservation et de la concentration des informations, et interroge sur le cadre juridique duquel elles dépendent.

Cette concentration pose problème dans plusieurs domaines :

La confidentialité des données

Concernant la confidentialité des données, et le respect à la vie privée, la constitution de supers bases de données contenant des quantités parfois astronomiques de détails sur nos habitudes de navigation, nos goûts, nos achats, nos symptômes, nos préoccupations, nos désirs etc., pose de sérieux problèmes.
Pour prendre le cas Google, il a été le premier groupe à dépasser le milliard de visiteurs uniques en mai dernier (selon comScore), et Youtube (appartenant à Google) annonce ce mois-ci les mille milliards de vidéos vues en 2011. Chacune de ces visites est l’occasion pour l’entreprise de peaufiner le profil des utilisateurs en fonction de leurs comportements.

La question du droit de l’information

À qui appartiennent les informations publiées par les internautes ? Dans le cas de Facebook par exemple, nous savons que les données « confiées » peuvent être réutilisées dans un cadre publicitaire notamment, et sont à la disposition de l’entreprise, même après suppression du compte (voir l’affaire de l’étudiant autrichien Max Schrems qui a reçu plus de 1200 pages d’informations sur sa personne après 3 ans d’utilisation du réseau et un compte soi disant supprimé).

Le rapport à la justice

C’est également vis à vis de la justice qu’il faut s’interroger, et plus particulièrement de l’État. C’est suite à des « révélations » de Gordon Frazer (directeur général de Microsoft) que la question du Patriot Act a refait surface sur le net. Rédigé suite aux attentats du 11 septembre 2001, le texte impose à toute entreprise américaine de fournir les renseignements dont elle dispose si l’État en fait la demande. Étant dans cette situation, Microsoft a, à l’occasion de la prise de parole de son responsable, avoué avoir déjà été en situation de répondre à cette exigence patriotique. C’est quasiment dans la foulée que le géant Google avait également confirmé avoir fait de même.

Il convient de préciser que le Patriot Act concerne toutes les entreprises américaines, qu’elles soient basées sur le sol américain ou non. Les serveurs de Google en Europe sont par exemple concernés, et toutes les données qu’ils renferment sont donc potentiellement réquisitionnables par les autorités d’outre-Atlantique.

C’est alors que se repose la question de la concentration des données. Avec 900 000 serveurs estimés dans le monde, une utilisation particulièrement élevée de son moteur de recherche en France, et une omniprésence de Google Analytics qui permet d’afficher des statistiques de fréquentation 1 2, Google prend l’allure d’une pieuvre menaçante tant pour la sécurité des internautes que pour celle des entreprises.

Le contrôle du réseau

L’intégrité du réseau ainsi que la garantie d’une circulation libre des contenus dépendent également, du fait de la main mise des entreprises américaines sur le web, du droit états-unien. L’actualité récente braque les projecteurs vers la chambre des représentants et le sénat américains, lesquels discutent deux projets de loi très similaires: Stop Online Piracy Act (SOPA) et Protect IP Act (PIPA). Ces deux Patriot Acts numériques visent à mettre en place des systèmes de contrôle et de censure d’internet dignes des plus grandes dictatures mondiales, et ce afin de préserver les seuls intérêts des ayants droit des industries culturelles américaines. Le passage de tels projets affecterait sans nul doute la totalité de la toile puisque qu’une grande partie des sites en ligne dépendront de ces textes.

Un cloud à la française ?

Cette situation de dépendance à l’égard du droit américain amène divers projets, dont Andromède, présenté comme un cloud à la française, à destination de l’e-administration, puis éventuellement des entreprises de l’hexagone.

Plutôt que de se concentrer directement sur l’administration et les entreprises, il me semble important d’aborder la question de façon plus large, dans le rapport à l’utilisateur en général.

En ce qui concerne la sécurité des données, il conviendrait de désigner clairement celui dont on souhaite se protéger. S’il s’agit de l’État, il n’y a nul doute pour dire que l’État Français ne se montre pas plus vertueux que son homologue américain, en témoignent l’adoption de la très répressive Loppsi II, la troisième position acquise par la France en tant que pays demandant à Google de dévoiler des informations sur ses utilisateurs (octobre 2011), ou encore son implication présumée dans l’affaire d’espionnage d’Amesys (voir ci-dessous).

Mais avec qui ?

Les partenaires associés au projet Andromède laissent perplexes les internautes qui auront rapidement mis le nez dans les questions de sécurité : Orange, Thales et Dassault (qui s’est retiré du projet en décembre).

France Télécom (qui possède la marque Orange), s’est illustré (bien que cela n’ait fait grand bruit), de façon indirecte dans l’affaire Amesys. En effet, l’entreprise possède de nombreuses actions chez Bull, dont Amesys est une filiale.
Cette dernière a été, suite à des révélation des sites Owni, Reflets.info, Wikileaks et le Wall Street Journal, accusée d’avoir vendu au régime de Kadhafi des armes numériques permettant la surveillance du réseau et des dissidents libyens , ainsi que des communications téléphoniques et satellites.

Thales a également été répertoriée par Wikileaks dans les Spy Files, comme étant l’une des entreprises françaises développant des outils de monitoring de masse sur les réseaux téléphoniques et internet.

Orange, c’est également l’annonce d’un bridage du net à 100 MO pour la fibre (et donc techniquement une remise en cause de l’illimité), ainsi que la volonté de développer le DPI (Deep Packet Inspection), la même technologie d’analyse des flux utilisée par Amesys en Libye, pour des usages courants. Parmi les dernières propositions, on notera la possibilité de faire analyser tout son trafic par Orange afin de pouvoir recevoir des publicités plus ciblées (c’est tout de même grandiose!).
Nombreux sont également ceux qui s’interrogent sur son respect de la neutralité du net, notamment en tant que propriétaire du portail Dailymotion. L’entreprise est en effet suspectée de brider le trafic à destination de son concurrent Youtube.

On ne présente plus non plus Dassault pour ce qui est de la construction et la vente d’armes et de matériel de guerre, pour ses relations commerciales avec Amesys, Thales ou d’autres, et sa complicité par la vente d’armes avec la dictature de Kadhafi.

Bref, on pourrait se demander ce qu’il y aurait à gagner à confier la gestion de nos données et leur sécurisation à de tels énergumènes.

Saucisson pinard ou autonomie ?

Parler de l’information sur le net, au-delà même du cloud (à la française ou non), pose donc un certain nombre de questions qui n’ont finalement pas toujours grand chose à voir avec des problématiques liées à la souveraineté nationale.
Il convient en effet de resituer les contextes d’énonciation : si l’État français peut chercher à gagner en indépendance grâce à Andromède, il n’en reste pas moins extrêmement conciliant (et d’avantage encore : voir l’inauguration des bureaux parisiens de Google par Nicolas Sarkozy) avec une entreprise comme Google, qui évite pourtant sciemment la fiscalité française en se basant en Irlande.
Son indépendance vis à vis de la juridiction américaine, notamment dans le domaine de la sécurité nationale ne semble représenter que peu d’intérêt pour l’internaute moyen, étant données les pratiques auxquelles il semble s’adonner sur son propre territoire ou dans les pays du Maghreb et du Moyen-Orient.

D’autre part, on va de ce fait observer une fuite des militants vers les États-Unis pour échapper à la surveillance et la censure française, comme ce fut le cas pour le site Copwatch Nord Île-de-France par exemple. Pour ces activistes, être « autonome » (hébergé) en France ne signifie pas pour autant liberté.

Héberger ses données à distance amène enfin à prendre en compte d’abord la question du chiffrement, afin de garantir une confidentialité à minima de ce qui est entreposé sur des serveurs tiers, mais aussi celle des outils secondaires qui peuvent être utilisés. Gardons en tête l’exemple de Google Analytics, lequel fait office de véritable cheval de Troie sondant pour le géant de Mountain View, une bonne partie des visites de sites sur la toile.

Finalement, ne serait-ce pas l’occasion de réhabiliter dans certains cas le principe l’auto-hébergement et l’hébergement coopératif, probablement l’une des pratiques la plus en phase avec l’écologie du net ?

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https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/30/nouvelles-technologies-peut-on-echapper-a-lemprise-americaine%c2%a0/feed/ 1
Comprendre les DNS (vidéo) https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/22/comprendre-les-dns/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/22/comprendre-les-dns/#comments Thu, 22 Dec 2011 13:41:34 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2496 L'article Comprendre les DNS (vidéo) a été publié sur Révolte Numérique

Alors que de nombreuses initiatives se proposent de censurer le réseau pour protéger les droits des ayants droit des industries « culturelles », on entend prononcer certains mots qui ne sont pas toujours très clairs. L’un d’eux est DNS (Domain Name System). Le projet de loi SOPA prévoit un blocage au niveau … Lire la suite

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L'article Comprendre les DNS (vidéo) a été publié sur Révolte Numérique

Alors que de nombreuses initiatives se proposent de censurer le réseau pour protéger les droits des ayants droit des industries « culturelles », on entend prononcer certains mots qui ne sont pas toujours très clairs. L’un d’eux est DNS (Domain Name System).

Le projet de loi SOPA prévoit un blocage au niveau des serveurs DNS par exemple…
Cette vidéo assez délirante permettra à celles et ceux qui n’ont pas bien compris ce que sont les DNS, de remédier à ce manque!

Des sous-titres sont disponibles, ainsi qu’une traduction (un peu approximative) de ces sous-titres en français.

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https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/22/comprendre-les-dns/feed/ 3
Affaire Amesys: l’État français botte en touche https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/21/affaire-amesys-letat-francais-botte-en-touche/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/21/affaire-amesys-letat-francais-botte-en-touche/#comments Wed, 21 Dec 2011 02:39:27 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2426 L'article Affaire Amesys: l’État français botte en touche a été publié sur Révolte Numérique

Les députés de l’opposition Christian Paul et Daniel Goldberg ont interrogé ce mardi à l’Assemblée Nationale, les ministres Gérard Longuet et Claude Guéant sur le rôle de l’État français dans la vente d’armes de surveillance massive de la population à la Libye. On le rappelle, depuis la chute du régime … Lire la suite

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L'article Affaire Amesys: l’État français botte en touche a été publié sur Révolte Numérique

Les députés de l’opposition Christian Paul et Daniel Goldberg ont interrogé ce mardi à l’Assemblée Nationale, les ministres Gérard Longuet et Claude Guéant sur le rôle de l’État français dans la vente d’armes de surveillance massive de la population à la Libye.

On le rappelle, depuis la chute du régime de Kadhafi, il est désormais avéré qu’un système nommé Eagle, permettant au dictateur de surveiller ses opposants notamment sur le net, a été vendu par l’entreprise française Amesys en 2007.

Ce type de transactions est bien évidemment soumis à autorisation: l’article 226 du code pénal stipule que « la fabrication, l’importation, la détention, l’exposition, l’offre, la location ou la vente » de systèmes « permettant de porter atteinte à l’intimité de la vie privée et au secret des correspondances »  sont « soumis à une autorisation délivrée par le Premier ministre »…

On pourra aussi noter, histoire de pimenter un peu tout ça, que  Tiphaine Hecketsweiler, directrice de la communication chez Bull (propriétaire de Amesys et en partie détenu par l’État), est aussi la fille de Gérard Longuet, le ministre de la défense… C’est pas la classe ça?

Je vous laisse apprécier ce bon nectar de mauvaise foi:

 

Se reporter au dossier pour aller plus loin

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https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/21/affaire-amesys-letat-francais-botte-en-touche/feed/ 1
Wikileaks publie une carte du monde de la surveillance numérique https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/01/wikileaks-publie-une-carte-du-monde-de-la-surveillance-numerique/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/01/wikileaks-publie-une-carte-du-monde-de-la-surveillance-numerique/#comments Thu, 01 Dec 2011 18:23:34 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2030 L'article Wikileaks publie une carte du monde de la surveillance numérique a été publié sur Révolte Numérique

Wikileaks, OWNI et d’autres organismes de presse ont effectué un sérieux travail de recensement des entreprises participant à la surveillance du réseau au niveau mondial, et nous proposent une carte interactive. De nombreux documents originaux (près de 1100) sont une fois encore mis à disposition du grand public. Les outils … Lire la suite

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L'article Wikileaks publie une carte du monde de la surveillance numérique a été publié sur Révolte Numérique

Wikileaks, OWNI et d’autres organismes de presse ont effectué un sérieux travail de recensement des entreprises participant à la surveillance du réseau au niveau mondial, et nous proposent une carte interactive.
De nombreux documents originaux (près de 1100) sont une fois encore mis à disposition du grand public.

Les outils de surveillance utilisés par ces entreprises provenant en grande majorité de démocraties occidentales sont rangés en  5 catégories:

  • Les systèmes de surveillance d’Internet (Internet monitoring)
  • Les outils de pénétration ou chevaux de Troie (Trojan)
  • Les systèmes d’écoutes téléphoniques (Phone monitoring)
  • Les outils de captation et d’analyse de la voix (Speech analysis)
  • Les systèmes d’interception des SMS (SMS monitoring)
  • Les outils de géolocalisation (GPS Tracking).

On remarque une fois de plus que la France n’est pas en reste, notamment « grâce » au travail de l’entreprise Amesys, filiale de Bull dont l’État est actionnaire à 5%, et qui s’est largement illustrée de par sa collaboration avec le régime de Kadhafi.

Rappelons également que la France s’était équipée des mêmes outils de surveillance de masse pour son propre territoire, et que nous apprenions il y a peu que le Maroc fait également partie des clients de la boîte…

Lecture du dossier du site OWNI fortement conseillée!
– Internet massivement surveillé
– Des réfugiés sur écoute
– La carte d’un monde espionné
– Dossier de presse Scoop it

Cliquez pour accéder au site

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https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/01/wikileaks-publie-une-carte-du-monde-de-la-surveillance-numerique/feed/ 2
Le cinéma français part en justice pour la censure du net https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/01/le-cinema-francais-part-en-justice-pour-la-censure-du-net/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/01/le-cinema-francais-part-en-justice-pour-la-censure-du-net/#respond Thu, 01 Dec 2011 06:53:07 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2007 L'article Le cinéma français part en justice pour la censure du net a été publié sur Révolte Numérique

On ne parle que de ça en ce moment, et en particulier après les déclarations de Nicolas Sarkozy au sommet d’Avignon: le streaming est la nouvelle menace terroriste qui plane sur nos têtes. Édit : devant la complexité du dossier, le procès a été reporté à mars 2012. Alors que … Lire la suite

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L'article Le cinéma français part en justice pour la censure du net a été publié sur Révolte Numérique

On ne parle que de ça en ce moment, et en particulier après les déclarations de Nicolas Sarkozy au sommet d’Avignon: le streaming est la nouvelle menace terroriste qui plane sur nos têtes.
Édit : devant la complexité du dossier, le procès a été reporté à mars 2012.

Alors que l’ACTA doit être discuté au niveau européen, que SOPA passe en ce moment au sénat américain, et que les méthodes de censure du web s’orientent de plus en plus sur une stratégie d’étouffement financier (comme ce fût le cas pour wikileaks), les lobbys du cinéma en remettent une louche, et attaquent l’ensemble des opérateurs français en justice pour les obliger à bloquer les sites de streaming…

L’Association des producteurs de cinéma (APC), la Fédération Nationale des Distributeurs de Films (FNDF) et le Syndicat de l’Edition Vidéo Numérique (SEVN) ont hier, assigné en référé les opérateurs français (et leurs sièges américains): Bouygues, Darty, France Télécom, Free, Google France et Google Inc, Microsoft France et Microsoft Corp, Numéricable, Orange, SFR, Yahoo France et Yahoo Inc, afin qu’ils bloquent un certain nombre de sites de streaming proposant du contenu illégal.

Parmi les concernés, on trouve: MegaUpload, MegaVideo, AlloShare, AlloMovie, AlloShowTv (et oui, encore eux!).

D’après Électron libre qui a révélé cette affaire, les associations et syndicats utiliseraient l’article L336-2 du Code de la propriété intellectuelle pour appuyer cette démarche inédite en France:

« En présence d’une atteinte à un droit d’auteur ou à un droit voisin occasionnée par le contenu d’un service de communication au public en ligne, le tribunal de grande instance, […] peut ordonner à la demande des titulaires de droits sur les œuvres et objets protégés […] toutes mesures propres à prévenir ou à faire cesser une telle atteinte à un droit d’auteur ou un droit voisin, à l’encontre de toute personne susceptible de contribuer à y remédier. »

Ce sera l’occasion de voir dans quelle mesure l’arrêt Sabam émis par la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) il y a quelques jours, se révèle efficace. En effet, celui-ci interdit toute obligation faite aux fournisseurs d’accès à internet de surveiller les contenus échangés dans un but de blocage des contenus piratés.
Même s’il ne s’agit à priori pas d’une demande de filtrage permanent des communications mais bien d’une demande ponctuelle (pour l’instant), l’interdiction de filtrer des sites ayant un contenu légal (c’est aussi le cas de Megavideo) pourrait jouer en la faveur des sites de partage.

En tout cas, une chose est sûre: la guerre est déclarée!
Rendez-vous le 15 décembre pour une confrontation au TGI…

Mise à jour du 1/12/11: La demande ne concernerait finalement que les sites Allostreaming, AlloShare, AlloMovie, AlloShowTv et repose bien sur un blocage ciblé (comme cela a pu être mis en pratique pour Copwatch par exemple) et non un filtrage.

Visiblement, la procédure était prévue depuis au moins cet été et les opérateurs avaient été prévenus.
Outre « l’étonnante » coïncidence qui nous mène à nous demander si cette annonce était calquée sur l’agenda présidentiel, on pourra noter que Google s’était partiellement plié à la notification de cet été en supprimant Alloshare de ses résultats sans même attendre une quelconque décision de justice.

Mise à jour du 23/01/12:
Suite à la brutale fermeture de Megaupload par les États-Unis, Allostreaming, Alloshowtv, Alloshare et Allomovies ferment définitivement de leur propre chef.

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SOPA n’est pas voté mais inspire déjà https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/11/26/sopa-nest-pas-vote-mais-inspire-deja/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/11/26/sopa-nest-pas-vote-mais-inspire-deja/#comments Sat, 26 Nov 2011 11:10:56 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=1918 L'article SOPA n’est pas voté mais inspire déjà a été publié sur Révolte Numérique

Proposé au vote au sénat des États-Unis depuis la semaine dernière, le projet SOPA (the Stop Online Piracy Act) tient Internet en alerte. Étant une véritable menace pour la liberté d’expression et la vie privée, il semble malgré tout bien dans l’air du temps lorsque l’on observe les mesures prises … Lire la suite

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L'article SOPA n’est pas voté mais inspire déjà a été publié sur Révolte Numérique

Proposé au vote au sénat des États-Unis depuis la semaine dernière, le projet SOPA (the Stop Online Piracy Act) tient Internet en alerte. Étant une véritable menace pour la liberté d’expression et la vie privée, il semble malgré tout bien dans l’air du temps lorsque l’on observe les mesures prises par Google cette semaine, ou encore le projet Hadopi 3.

Google: les rebelles de salon

Ne nous ayant que peu habitués aux positions militantes, les géants du web (Google, Facebook, Linkedin…) qui s’opposent à SOPA ont cependant été clairs dans leur lettre de contestation, en se proposant pour « fournir des outils supplémentaires pour lutter contre les sites Internet étrangers voyous voués à la contrefaçon ou à la violation de la propriété intellectuelle ».

Faisant feu de tout bois, de la censure comme du « piratage » (voir le projet Google Book), la firme de Mountain View s’est illustrée cette semaine en enlevant de sa liste de suggestions, plusieurs sites de téléchargement dont The pirate Bay, 4shared, IsoHunt, BTJunkie, FileSonic ou encore FileServe.

Ayant déjà effectué ce type de démarche en début d’année pour Megaupload notamment, il est intéressant de noter que ces petites censures (qui semble-t-il peuvent avoir une influence non négligeable sur l’accès effectif aux sites), s’accordent assez bien avec les attentes des mêmes sociétés qui défendent SOPA.
Rappelons-le, une liste de sites indésirables avait déjà été publiée par l’association américaine de l’industrie cinématographique (MPAA) il y a un an, comprenant ces mêmes sites.

La semaine du passage de la loi au sénat, la RIAA (Recording Industry Association of America) annonçait elle aussi sa liste noire des sites à bloquer. Sans grande surprise, on se rend compte une fois encore que cette liste comporte des similitudes avec celle que Google a utilisée pour amputer sa base de suggestions du moteur de recherche.

Même s’il ne s’agit pas encore du blocage pur et simple des sites comme cela est réclamé par SOPA, et que ces listes ne sont pas bien surprenantes étant donnée la réputation de ces sites, cet alignement de Google sur de simples demandes des lobbys en dit long sur son attachement à un web libre…

Hadopi 3: taper au porte-monnaie

L’intervention de Sarkozy au forum d’Avignon cette semaine, à l’occasion de  laquelle le président s’est une fois de plus illustré en cageolant les professionnels de la « culture », a sonné le départ des hostilités sur Hadopi 3.

Comme d’accoutumée, le discours démagogique et mensonger (le piratage aurait parait-il baissé de 35% depuis Hadopi), a donné lieu à la préparation d’une nouvelle loi.

Hadopi 3 serait censée s’occuper du streaming illégal, et repousser une fois de plus les fans de Desesperate Housewifes derrière la ligne Maginot.

Ainsi, l’Hadopi a dors et déjà annoncé dans une lettre: « l’ouverture d’un dialogue intensif avec les sites et plateformes concernés ainsi que tous les intermédiaires qui contribuent à leur fonctionnement, dont notamment les établissements bancaires, intermédiaires de paiement ou de micro-paiement, et régies publicitaires, afin d’évaluer la situation et les moyens qu’ils pourraient mettre en œuvre pour y remédier ».
Ça ne vous rappelle pas SOPA ça?

Après, quand on a la Loppsi II, ou des méthodes comme celles employées récemment pour le site Copwatch, rien ne dit que ce ne sont pas plutôt les États-Unis qui nous ont copié dessus!

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Des hackers crackent le mouchard de la police allemande (MAJ) https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/10/11/des-hackers-crackent-le-mouchard-de-la-police-allemande/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/10/11/des-hackers-crackent-le-mouchard-de-la-police-allemande/#respond Tue, 11 Oct 2011 20:24:35 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=1521 L'article Des hackers crackent le mouchard de la police allemande (MAJ) a été publié sur Révolte Numérique

Comment? Le mouchoir de la police allemande? Mais quel mouchoir?? Vous ne savez probablement pas que l’espionnage informatique des États peut être quelque chose de tout à fait légal, et peut-être même de tout à fait démocratique pour certains! Et bien figurez-vous qu’en Allemagne, le logiciel malveillant utilisé (malware) est … Lire la suite

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L'article Des hackers crackent le mouchard de la police allemande (MAJ) a été publié sur Révolte Numérique

Comment? Le mouchoir de la police allemande? Mais quel mouchoir?? Vous ne savez probablement pas que l’espionnage informatique des États peut être quelque chose de tout à fait légal, et peut-être même de tout à fait démocratique pour certains!

Et bien figurez-vous qu’en Allemagne, le logiciel malveillant utilisé (malware) est aussi fiable qu’un canard comme chien de garde, et mettrait en danger la sécurité des données des internautes allemands.


C’est le Chaos Computer Club (CCC), collectif de hackers allemands qui a révélé cette affaire (note: si vous pensez qu’un hacker est une personne à la jambe de bois qui fait péter les sécurités des banques pour le petit déjeuner, lisez ceci d’urgence!).

À quoi sert ce programme?

Pour entrer dans le vif du sujet, ce malware permettrait à la police allemande d’avoir accès aux données privées des internautes, de prendre le contrôle de leur ordinateur à distance ou de poser des backdoors (portes dérobées installées sur l’ordinateur permettant l’installation de programmes d’espionnage et le contournement des dispositifs de sécurité), ce qui est tout à fait interdit dans le pays (loi du 27 février 2008).
La police pourrait même modifier à volonté les données présentes sur un ordinateur et, pourquoi pas, falsifier des données.

Le logiciel permettrait également d’intercepter les communication électroniques, comme par exemple celles réalisées grâce au logiciel Skype.
Mieux encore, il rendrait possible l’activation de la webcam et du microphone à l’insu de du propriétaire de la machine, et même d’effectuer des captures d’écran permettant de visualiser l’ensemble des informations consultées ou publiées via internet (pages web, mail, chat, forums etc.)

Aux dernières nouvelles, le ministère de la justice allemand douterait de la légalité de l’ensemble du dispositif, et semble ne pas en mener large!

Les failles

Selon les hackers, l’outil comporterait donc de nombreuses failles. Il serait d’après leurs expériences possible de prendre contrôle de ce logiciel espion à distance (Rendez-vous compte: non seulement les flics verront vos photos de vacances, mais le pirate qui aura hacké le logiciel des flics également! C’est plus un monde ça!).

Cela signifie également que tout ce qui est faisable par la police, l’est pour l’intrus, comme par exemple insérer des données ou des programmes malveillants sur votre machine.
Pas mal non?

Ça n’arriverait pas chez nous ça!

Et vous avez tout à fait… tort! Souvenez-vous, notre belle Loppsi II, l’une des lois les plus répressives au monde en ce qui concerne la surveillance des internautes.

L’article 23 prévoit que soient installés des logiciels espions sur les ordinateurs de suspects de crimes ou de délits (comme aider une personne sans-papiers), afin de voir les informations « telles qu’elles s’affichent sur un écran pour l’utilisateur d’un (ordinateur) ou telles qu’il les y introduit par saisie de caractères ».

Ah! C’est quand même bon d’être dans les pays des droits de l’homme!

Mise à jour: Quatre Länder ont admis avoir utilisé des programmes de ce type mais prétendent avoir eu une autorisation d’un juge se basant sur une jurisprudence pour le faire.

 

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Un autre député UMP défend la censure du net https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/09/30/un-autre-depute-ump-defend-la-censure-du-net/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/09/30/un-autre-depute-ump-defend-la-censure-du-net/#respond Fri, 30 Sep 2011 13:22:04 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=1435 L'article Un autre député UMP défend la censure du net a été publié sur Révolte Numérique

Patrice Calméjane, c’est le nom du champion de la semaine! Son exploit? Reprendre une idée que son collègue Christian Vanneste avait émise en juin dernier, mais en poussant le bouchon plus loin! Alors que le « philosophe » préconisait un filtrage par défaut des sites pornographiques au niveau des fournisseurs d’accès à … Lire la suite

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L'article Un autre député UMP défend la censure du net a été publié sur Révolte Numérique

Patrice Calméjane, c’est le nom du champion de la semaine!
Son exploit? Reprendre une idée que son collègue Christian Vanneste avait émise en juin dernier, mais en poussant le bouchon plus loin!

Alors que le « philosophe » préconisait un filtrage par défaut des sites pornographiques au niveau des fournisseurs d’accès à internet (FAI), son pote Patoche voudrait que l’ensemble des contenus traités par les filtres parentaux soit bloqué de la même manière.

Ça sent le réchauffé

L’idée est techniquement la même que celle proposée par Mister Vanneste il y a 4 mois: imposer un filtrage des contenus au niveau des FAI, et en permettre le déblocage « sur simple demande ».
Mais comme Patoche n’est pas philosophe, nous n’avons pas le droit au discours sur les affres de la tentation sexuelle et la perversité qui prend possession du pêcheur se rendant sur des sites pour adultes.

Mais c’est toujours aussi dangereux

Cependant, l’idée n’en est pas moins folle et vicieuse. Non satisfait par les logiciels de contrôle parental, le député souhaite qu’un dispositif similaire soit installé directement au niveau des FAI.

Quelles que soient les possibilités de débloquer les parties amputées du web, il s’agit là d’une grave atteinte aux libertés et à la neutralité du réseau.
Le rôle du fournisseur d’accès à Internet est de permettre aux internautes d’accéder au réseau, et non d’en limiter les possibilités, ou même d’intervenir sur le contenu de l’information qui circule.

C’est mettre le doigt dans un engrenage très dangereux que suivre de pareilles propositions. Car une fois qu’il est admis que l’utilisateur n’est plus le seul à pouvoir décider de ce qui transite ou non sur son ordinateur, il laisse libre interprétation aux autres de définir ce qui est légitime.

L’épouvantail reste encore bien souvent la pédopornographie, histoire de mettre tout le monde d’accord. Certains, comme notre héro de la semaine vont plus loin, mais on peut encore facilement comprendre les enjeux vis à vis des mineurs (et encore).
Mais déjà, on entend parler de bloquer les sites qui « créeraient un dommage du fait d’un manquement au code de la consommation » (voir « projet de loi Consommation » qui est en préparation). On pense donc aux sites de contenus illégaux.
Pas plus tard que ce mois-ci, c’est le site de AlloStreaming qui a fait les frais de la censure (par Google cette fois).

Il ne serait pas surprenant qu’un jour, la liste s’allonge… Pourquoi pas aux sites sur lesquels on lirait: « Sarkozy, je te vois! »
Ou alors pour les sites dont les auteurs ne sont pas identifiés, puisque cela n’est en théorie pas très légal. Et puis, l’anonymat c’est louche, ça peut très bien servir aux terroristes!

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Le téléchargement illégal c’est caca, ou l’éducation selon Hadopi https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/09/22/le-telechargement-illegal-cest-caca-ou-leducation-selon-hadopi/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/09/22/le-telechargement-illegal-cest-caca-ou-leducation-selon-hadopi/#respond Wed, 21 Sep 2011 23:25:03 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=1397 L'article Le téléchargement illégal c’est caca, ou l’éducation selon Hadopi a été publié sur Révolte Numérique

Je ne peux résister à vous faire partager (houlà le vilain mot que voilà), cette splendide vidéo proposée par notre bien aimée Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet. Si comme moi vous êtes un peu concon, et que vous n’avez pas bien … Lire la suite

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L'article Le téléchargement illégal c’est caca, ou l’éducation selon Hadopi a été publié sur Révolte Numérique

Je ne peux résister à vous faire partager (houlà le vilain mot que voilà), cette splendide vidéo proposée par notre bien aimée Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet.

Si comme moi vous êtes un peu concon, et que vous n’avez pas bien compris pourquoi l’Hadopi était LA loi qui nous sauvera de la fin du monde de 2012 et de la fonte des glaces, des gens instruits ont créé cet outil de médiation afin de nous le ré-expliquer avec des mots simples, et de jolis petits dessins.

Éventuellement, si votre enfant est doté d’un QI anormalement élevé, vous pouvez tenter l’expérience de lui montrer. Après tout, il n’est jamais trop tôt pour former nos citoyens, il en va de la survie de Johnny… euh, de l’univers.

(Cliquez pour visionner)

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Loi française: Mieux vaut tuer sans le faire exprès que de télécharger volontairement! https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/09/02/loi-francaise-mieux-vaut-tuer-sans-le-faire-expres-que-de-telecharger-volontairement/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/09/02/loi-francaise-mieux-vaut-tuer-sans-le-faire-expres-que-de-telecharger-volontairement/#respond Fri, 02 Sep 2011 01:52:57 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=997 L'article Loi française: Mieux vaut tuer sans le faire exprès que de télécharger volontairement! a été publié sur Révolte Numérique

L’information a bien circulé ces derniers jours mais je préfère tout de même en remettre une couche! Le site Numerama s’est « amusé » à comparer les peines encourues pour avoir téléchargé illégalement avec d’autres faits punis par la loi. Cela se passe de commentaires! Liste non exhaustive des délits sanctionnés par … Lire la suite

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L'article Loi française: Mieux vaut tuer sans le faire exprès que de télécharger volontairement! a été publié sur Révolte Numérique

L’information a bien circulé ces derniers jours mais je préfère tout de même en remettre une couche! Le site Numerama s’est « amusé » à comparer les peines encourues pour avoir téléchargé illégalement avec d’autres faits punis par la loi. Cela se passe de commentaires!

Liste non exhaustive des délits sanctionnés par la même durée de trois ans d’emprisonnement que celle risquée pour la mise à disposition d’oeuvres protégées par le droit d’auteur :

  • L’homicide involontaire (art. 221-6 du code pénal) ;
  • Les violences ayant entraîné une incapacité de travail inférieure ou égale à huit jours ou n’ayant entraîné aucune incapacité de travail (art. 222-13) ;
  • La menace de mort lorsqu’elle est, soit réitérée, soit matérialisée par un écrit, une image ou tout autre objet (art. 222-17) ;
  • L’atteinte involontaire à l’intégrité physique d’autrui en cas de violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de prudence ou de sécurité (art. 222-19) ;

  • L’expérimentation biomédicale sur une personne sans avoir recueilli le consentement libre, éclairé et exprès de l’intéressé (art. 223-8) ;
  • Le fait de provoquer au suicide d’autrui lorsque la provocation a été suivie du suicide ou d’une tentative de suicide (art. 223-13) ;
  • L’abus de faiblesse (art. 223-15-2) ;
  • Certaines formes de discrimination (art. 225-2) ;
  • L’exploitation de la mendicité d’autrui (art. 225-12-5) ;
  • L’exploitation de la vente à la sauvette (art. 225-12-8) ;
  • Le vol (art. 311-3)
  • L’abus de confiance (art. 314-1) ;
  • L’organisation frauduleuse de l’insolvabilité (art. 314-7) ;
  • La diffusion sur Internet de plans de fabrication de bombes (art. 322-6-1) ;
  • Le fait de participer à une manifestation ou à une réunion publique en étant porteur d’une arme (art. 431-10) ;
  • Le fait de pénétrer dans un établissement scolaire muni d’une arme (art. 431-24) ;
  • L’évasion d’un détenu (art. 434-27) ;
  • Certaines formes d’entrave à la justice (art. 435-12) ;
  • Le faux et usage de faux (art. 441-1) ;
  • L’assistance, propagande ou publicité pour l’eugénisme ou le clonage reproductif (art. 511-1-2) ;

Liste non exhaustive des délits sanctionnés par une peine d’emprisonnement moins longue que pour la mise à disposition d’œuvres protégées par le droit d’auteur :

  • L’exhibition sexuelle dans un lieu public (puni d’un an d’emprisonnement, art. 222-32) ;
  • Le harcèlement dans le but d’obtenir des faveurs sexuelles (1 an de prison, art. 222-33) ;
  • Le harcèlement moral au travail (1 an de prison, art. 222-33-2) ;
  • La violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de prudence ou de sécurité exposant autrui à un risque immédiat de mort (1 an de prison, art. 223-1) ;
  • L’atteinte à l’intégrité du cadavre, la profanation de cimetière (1 an de prison, art. 225-17) ;
  • L’introduction dans un domicile par violence (1 an de prison, art. 226-4) ;
  • L’usurpation d’identité d’un tiers (1 an de prison, art. 226-4-1) ;
  • La violation du secret professionnel (1 an de prison, art. 226-13) ;
  • La violation du secret des correspondances (1 an de prison, art. 226-15) ;
  • Le fait de détourner de leurs finalités médicales ou de recherche scientifique les informations recueillies sur une personne au moyen de l’examen de ses caractéristiques génétiques (1 an de prison, art. 226-26) ;
  • L’abandon de famille (2 ans de prison, art. 227-3) ;
  • Le fait de refuser indûment de représenter un enfant mineur à la personne qui a le droit de le réclamer (1 an de prison, art. 227-5) ;
  • Le fait de provoquer les parents ou l’un d’entre eux à abandonner un enfant né ou à naître (6 mois de prison, art. 227-12) ;
  • Le fait de provoquer directement un mineur à la consommation habituelle et excessive de boissons alcooliques (2 ans de prison, art. 227-19) ;
  • Le fait pour un majeur de faire des propositions sexuelles à un mineur de quinze ans ou à une personne se présentant comme telle en utilisant un moyen de communication électronique (2 ans de prison, art. 227-22-1) ;
  • La demande de fonds sous contrainte (6 mois de prison, art. 312-12-1) ;
  • Le fait de ne volontairement pas payer son essence, son restaurant, son hôtel, ou son taxi (6 mois de prison, art. 313-5) ;
  • La destruction d’un bien appartenant à autrui (2 ans de prison, art. 322-1) ;
  • Les sévices graves et cruautés envers les animaux (2 ans de prison, art. 521-1).

(extrait CC-by-nc-sa)

Encore une fois, il semblerait que les intérêts des majors du disque et de l’industrie du cinéma priment largement sur nombre de nos droits. On comprend mieux dans cette optique l’acharnement à défendre le Titanic Hadopi au budget de 13,790 millions d’euros pour 2011 (il était estimé à 6,7 millions d’euros au démarrage en 2009, passé à 10,58 millions d’euros en 2010. Et oui, c’est la crise!).

Mais nous l’avons tous compris, il en va de la sûreté nationale!

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Pas de quoi faire cocorico ! Cela fait plus de 200 ans qu’on nous casse les pieds avec la Déclaration des Droits de l’Homme et sa prétendue patrie d’appartenance. Mais les temps changent et nos « représentants » ne prennent plus de pincettes: le ministère des affaires étrangères a refusé en juin de … Lire la suite

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L'article Les Droits de l’Homme sur internet rendent la France sceptique! a été publié sur Révolte Numérique

Pas de quoi faire cocorico ! Cela fait plus de 200 ans qu’on nous casse les pieds avec la Déclaration des Droits de l’Homme et sa prétendue patrie d’appartenance.

Mais les temps changent et nos « représentants » ne prennent plus de pincettes: le ministère des affaires étrangères a refusé en juin de signer un texte de l’ONU pour la défense des Droits de l’Homme sur internet. Nous apprenons aujourd’hui que c’est l’importance du volet sur la liberté d’expression qui pose problème.

Droits de l’Homme contre droits du porte-feuille

Nous l’avions constaté il y a deux mois, la France s’était illustrée en refusant de signer un texte de défense des libertés sur internet à l’ONU. Alors que 41 pays (dont les États-Unis) ont donné leur accord, la « patrie des Droits de l’Homme » explique qu’elle ne défendra la liberté d’expression sur la toile que lorsque ce droit sera reconnu équivalent à celui à la propriété intellectuelle. Cette dernière ne figure pourtant de mémoire ni dans la déclaration de 1789, ni dans celle de 1948.

Alors que la France se bat contre vents et marées pour faire accepter son Hadopi, les 41 pays ont décidé, au nom de la préservation de la liberté d’expression, de rejeter toute coupure d’internet, quels que soient les motifs.

Cette résolution est tout à fait incompatible avec la loi Hadopi qui au contraire, prône la « riposte graduée » contre les « pirates », jusqu’à… la privation de l’accès au réseau.

La défense de la propriété intellectuelle est pour la France une priorité sur la toile. Souvenons-nous de ce qu’était devenue, pendant les révolutions arabes, la proposition de Bernard Kouchner. Le grand débat sur les libertés numériques et le soutien aux cyber-militants des pays en dictature s’était alors transformé en e-G8 sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy.
Ce sommet fût l’occasion pour les puissants de parler entre initiés de censure du net, de sécurité et de défense des intérêts des grandes compagnies des industries « culturelles ».

Pour un internet « civilisé »

C’est ainsi que l’on envisage le réseau dans les hautes sphères du pouvoir : civilisé. Il est évident que la France montre à tous ces sauvages comment se comporter : Outre l’adoption de la loi Hadopi qui place ce pays à la pointe de la censure « démocratique » sur internet, de nombreux éléments nous montrent que l’argument de la non hiérarchie entre propriété intellectuelle et liberté d’expression est bidon, et que la France ne brille pas particulièrement dans le domaine des libertés numériques.

Sexe, mensonges et vidéos

-Les multiples mesures liberticides adoptées nous ont valu une mise sous surveillance de reporters sans frontières, comme potentiels ennemis d’internet, au même titre que la Russie ou la Lybie.

-Selon Google (qui n’est vraiment pas une référence dans le respect des libertés des internautes), la France figurerait parmi les pays qui ont le plus demandé à l’entreprise américaine de fournir des informations personnelles sur les utilisateurs de ses services.
Elle se retrouve 5e derrière le Royaume-Unis, L’inde, le Brésil et les États-unis.

-C’est également par des lois comme la loppsi II que la France s’est illustrée.

Ce Patriot Act à la française est l’une des lois relatives aux droits sur le net les plus liberticides qui existe au monde.

Alors que la version américaine avait été votée comme loi d’exception après le 11 septembre (puis évidemment reconduite par les gouvernement successifs), la loppsi n’a pas attendu d’attentats pour s’imposer.

Au programme :

  • Espionnage et intrusion dans les ordinateurs des particuliers (installation de chevaux de troie, étude de la tape au clavier, impression d’écran…) voire même installation « physique » de dispositifs de surveillance sur les machines, et cela à l’insu de leurs propriétaires.
  • Filtrage et censure du net. C’est commme d’habitude l’argument de la lutte contre la pédopornographie qui fait passer la pilule, mais il est désormais possible d’aller plus loin. Plus besoin de passer par un juge!
  • Obligation pour les fournisseurs d’accès à internet de conserver l’ensemble des données relatives à leurs clients (logs de connexion, mots de passe, pseudos, commentaires, site visités etc) afin de les rendre disponibles à la police.
  • Etc.

Alors, on signe?

La France est tout sauf une représentante légitime des Droits de l’Homme sur la toile. Ce refus de signer le texte de l’ONU n’est peut-être pas un mal finalement.
Au moins, les choses sont claires pour tout le monde, et personne ne pourra prétendre qu’il ne l’a pas vu venir!

Source : http://www.numerama.com/magazine/19589-la-france-pretend-defendre-les-libertes-sur-internet-mais.html

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Reconnaissance faciale par la vidéo surveillance: C’est arrivé près de chez vous… https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/08/12/reconnaissance-faciale-par-la-video-surveillance-cest-arrive-pres-de-chez-vous/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/08/12/reconnaissance-faciale-par-la-video-surveillance-cest-arrive-pres-de-chez-vous/#respond Fri, 12 Aug 2011 19:03:55 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=748 L'article Reconnaissance faciale par la vidéo surveillance: C’est arrivé près de chez vous… a été publié sur Révolte Numérique

Peut-être est-ce pour faire comme Google images ou Facebook (ou encore pour lancer un reality show grandeur nature); l’État français travaille sur un projet de fichier de reconnaissance faciale. Prévu pour dans quelques mois, ce projet devrait utiliser les images des magnifiques caméras de surveillance (hum! pardon… De vidéo-protection) qui … Lire la suite

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L'article Reconnaissance faciale par la vidéo surveillance: C’est arrivé près de chez vous… a été publié sur Révolte Numérique

Peut-être est-ce pour faire comme Google images ou Facebook (ou encore pour lancer un reality show grandeur nature); l’État français travaille sur un projet de fichier de reconnaissance faciale.

Prévu pour dans quelques mois, ce projet devrait utiliser les images des magnifiques caméras de surveillance (hum! pardon… De vidéo-protection) qui fleurissent tous les ans dans nos rues. Le système mis en place devrait lors des enquêtes, proposer selon des critères morphologiques, des listes de suspects potentiels. Peut-être aurez-vous l’honneur d’y figurer! Qui sait? En tout cas, cela signifie clairement que tout le monde sera susceptible de se retrouver dans ces bases (hein? La présomption d’innocence?), et d’être éventuellement considéré comme suspect potentiel selon la taille du nez ou l’inclinaison des sourcils.

Ce nouvel outil complétera donc le FAED (fichier d’empreintes digitales) et le FNAEG (empreintes génétiques). Pour information, le site OWNI rapporte qu’il y aurait eut une augmentation de ce ces fichiers de 169% depuis 2002. Aux dernières nouvelles, nous n’avons toujours pas reçu de médaille pour cette performance.
Tout aussi préoccupant, Le Monde rappelait en avril que lors d’une étude effectuée en 2001, seuls 40 000 systèmes étaient déclarés sur 150 000 observés. Les 3/4 des installations étaient donc illégales.
La CNIL se prononcera sur le sujet mais il est fort à parier que comme à l’accoutumée, cela ne débouche pas sur de grandes restrictions. Les RFID ou plus récemment l’autorisation de l’étude sur l’identification par la tape au clavier (oui oui!) n’ont pas vraiment eut l’air de choquer notre chère Commission Nationale Informatique et Libertés.

Va-t-on voir se propager la mode de la capuche chez toutes celles et ceux qui vont au bistro en cachette?
Plus élégantes, les lunettes anti-paparazzi seront peut-être l’accessoire branché des prochains étés! 😀

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e-G8: La mascarade contre le web libre https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/06/03/31/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/06/03/31/#comments Thu, 02 Jun 2011 22:22:51 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=31 L'article e-G8: La mascarade contre le web libre a été publié sur Révolte Numérique

Était-il sérieux d’attendre quelque chose du eG8? La question se pose, et plus encore après le sommet. Nombreux ont été les personnes et les organisations qui se sont méfié de cet événement et ils ont eu raison. La CNIL, qui semble faire de plus en plus de la figuration, avait … Lire la suite

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L'article e-G8: La mascarade contre le web libre a été publié sur Révolte Numérique


Était-il sérieux d’attendre quelque chose du eG8? La question se pose, et plus encore après le sommet. Nombreux ont été les personnes et les organisations qui se sont méfié de cet événement et ils ont eu raison. La CNIL, qui semble faire de plus en plus de la figuration, avait avant même le commencement du sommet dénoncé l’absence de temps consacré à la protection de la vie privée sur le net.


Premier élément révélateur des ambitions de Sarkozy: le casting. Tout d’abord: l’organisation était prise en charge par Publicis (groupe leader de la communication).  Présents à se sommet, les plus grand requins et prédateurs des internautes: Google, Facebook, Orange, Amazon, E-bay, Universal etc… Toute la clique quoi. L’invitation des quelques personnalités appartenant au monde du libre n’a pas permis de faire diversion. (On a pu noter la présence de Jimmy Wales le fondateur de Wikipédia; John Perry Barlow l’un des initiateurs de la « déclaration d’indépendance du cyber-espace »; Tristan Nitot, président de Mozilla Europe ou encore Lawrence Lessig qui a développé les licences Creative Commons. Le constat est qu’ils ont malheureusement d’avantage servit de cautions que de contre-pouvoirs.)

Tout était joué d’avance ou presque. Le Times lui-même prétendait quelques jours avant que le texte final était rédigé depuis un moment! Le sommet a donc surtout été une gigantesque plage publicitaire à portée mondiale: Pour se donner une idée des enjeux: il fallait verser 250 000 euros pour les sponsors qui voulaient profiter de l’affichage de leur marque sur les panneaux officiels et des premières loges pour les débats. Et question logos, on en a eu pour notre argent!


Confettis et compagnie.
Sarko a essayé de convaincre tout le monde qu’il était le président 2.0; qu’il passait ses nuits à chater sur msn tout en peaufinant son profil Facebook alors qu’il y a peu, il refusait à son ministre Bernard Kouchner l’organisation d’un sommet pour la défense de la liberté d’expression et le soutien des dissidents numériques de pays comme l’Iran. Il en fallait plus pour l’empêcher de prononcer un assez grotesque discours au cours duquel internet a été réduit a un vulgaire outil permettant de faire toujours plus de pognon. Et l’ego des stars-PDG de Google, Facebook etc a bien été flatté: la paternité du web leur a carrément été attribuée par notre cher président (ne le prenez pas mal populace d’internautes !) Pendant de très longues minutes, il n’a cessé de courtiser tout en faisant croire à la nécessité d’adopter une posture régulatrice pour le web. Et c’est là que ça se complique:
Oui, Sarko rêve d’un internet contrôlé…hum ! régulé. Les luttes contre la pédopornographie et pour le respect de la sacro-sainte propriété intellectuelle viennent justifier cette entreprise de censure du net. Il faut comme d’habitude émouvoir ! Et oui, violer les petits enfants c’est pas bien, et non on est pas content que Johnny il soit tellement pauvre à cause des impôts qu’il doive se barrer en Suisse, alors on va pas en plus allumer le feu et télécharger illégalement « Gabrielle » pour mettre sur notre baladeur mp3!

Différentes lois ont déjà entamé les libertés des internautes (Hadopi, Loppsi II etc) mais malheureusement (façon de parler), les législations ne sont pas toujours accordées au niveau international. C’est surtout là qu’est le problème et l’un des obstacles au rêve de « Chine-ternet » au niveau mondial de Sarko. Le discours des entreprises comme Google semble officiellement hostile à cette régulation par les États. Il y a beaucoup trop d’argent à perdre même si la loi n’est pas toujours un obstacle à la course au profit (cf: la numérisation à grande échelle de livre encore soumis au droit d’auteur). Mais il ne faut pas faire l’erreur de penser qu’elles sont pour autant pour le web libre car ces entreprises appliquent déjà à leur manière un filtrage du net. Elles fichent déjà les internautes et stockent déjà des tonnes de données sur nos habitudes de navigation, nos sources d’intérêts, notre profil etc. Il s’agit en fait plus probablement de savoir, qui dans cette affaire aura le plus gros bout de la couette! Reste à savoir dans quelles mesures ces différents acteurs seront capables de collaborer et de partager leur ambition commune d’un internet contrôlé par quelques uns.

Et maintenant ?
-Le eG8, préalable au sommet du G8 de Deauville a par ses débats, alimenté une déclaration commune rédigée par les chefs d’États:  http://www.g20-g8.com/g8-g20/g8/francais/en-direct/actualites/un-nouvel-elan-pour-la-liberte-et-la-democratie.1313.html Comme on pouvais l’attendre, rien de concret à se mettre sous la dents; rien que des déclarations généralistes mais surtout un rappel de la nécessité de préserver le droit à la propriété intellectuelle sur le net.

-A peine le eG8 était-il terminé que les réactions se faisaient entendre. Le CNN (conseil national du numérique) a pris ses fonctions en dénonçant la taxe dite « Google » qui devait être mise en application début juillet. Tirant une légitimité de la Silicone Valley mania du sommet, le CNN défend les intérêts de ses semblables (étant composé d’entreprises du secteur web) et s’insurge contre cette taxe. Devant ne représenter que 1% des revenus publicitaires touchés par l’entreprise, ce qui est loin de ruiner le mastodonte en position de quasi monopole, elle n’en reste pas moins une aberration pour le conseil. Il ne faudrait bien sûr pas accabler les entreprises innovantes (géolocalisation, filtrage des web mail, spywares…) pour des réformes soviétiques comme celle-là !

-Face à l’absence totale de légitimité de cette mascarade, un contre sommet s’est improvisé avec des organisations réfractaires comme la quadrature du net.

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