publicité ciblée – Révolte Numérique https://revoltenumerique.herbesfolles.org Pour l'autodéfense numérique Sat, 25 Jul 2015 12:41:36 +0000 fr-FR hourly 1 Le corps, ce nouveau champ de bataille de la surveillance https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/05/le-corps-ce-nouveau-champ-de-bataille-de-la-surveillance/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/05/le-corps-ce-nouveau-champ-de-bataille-de-la-surveillance/#respond Thu, 05 Jun 2014 18:09:23 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4598 L'article Le corps, ce nouveau champ de bataille de la surveillance a été publié sur Révolte Numérique

Une nouvelle pas si surprenante mais qui n’en reste pas moins très inquiétante vient de tomber: Axa, par le biais d’une offre/concours, propose à ses clients de s’équiper d’objets connectés en échange de chèques-cadeaux pour de la médecine douce. C’est le tracker Pulse 02 de Within qui a été choisi. … Lire la suite

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L'article Le corps, ce nouveau champ de bataille de la surveillance a été publié sur Révolte Numérique

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Une nouvelle pas si surprenante mais qui n’en reste pas moins très inquiétante vient de tomber: Axa, par le biais d’une offre/concours, propose à ses clients de s’équiper d’objets connectés en échange de chèques-cadeaux pour de la médecine douce. C’est le tracker Pulse 02 de Within qui a été choisi. Celui-ci peut récupérer des données concernant le rythme cardiaque, le taux d’oxygène dans le sang ou la qualité du sommeil.
Ainsi, les 1000 premiers souscripteurs de l’offre Modulango d’Axa Santé recevront des avantages financiers plus ou moins déguisés s’ils maintiennent une moyenne de 7000 pas par jour pendant un mois (50€ de chèque), ou de 1000 pas p/ jours pendant un mois (100€).

Cette annonce est un premier pas vers un possible modèle de contrats d’assurances basés sur une surveillance des données du Quantified Self. Certes, nous n’en sommes qu’à d’éventuelles prémisses et à une probable phase de test concernant la réception, mais l’argumentaire est déjà là:

« L’assurance maladie comme les assurances complémentaires ont intérêt à encourager les assurés à s’équiper, en offrant ou en subventionnant l’achat de telles solutions. Cela permet d’encourager les comportements vertueux »

Cédric Hutchings, directeur général de Withings

Dans les bureaux, on réfléchit déjà à cette opportunité de faire entrer d’avantage d’argent, tout en promouvant ces « comportements vertueux ».

« La révolution de notre quotidien par les objets connectés est en marche. De plus en plus intelligents, ils vont rapidement s’imposer dans tous les secteurs d’activités, dont l’assurance »

Minh Q. Tran, directeur du fonds d’investissement d’Axa dans les start-ups.

C’est pour notre bien. Et puis il faut l’avouer, certains abusent de ces bons samaritains. Pourquoi assurer au même prix un fumeur, un obèse, un mangeur de hamburgers, alors que d’autres ont su passer au bio et font leur footing matinal avant d’aller gentillement travailler?

Évidemment, ces questions « d’hygiène » de vie ne sont qu’une question de volonté, et les moyens financiers, la pénibilité du travail et le lot de souffrances psychologiques qui en découlent, la répartition des tâches ménagères etc., ne sont que blabla sociologique.

Et au delà de ces débats « d’un autre âge », qui pourrait renoncer à l’idée d’un esprit sain dans un corps sain? (je vous laisse le loisir de tirer tous les points Godwin qui vous plairont de cette petite expression).

Un scénario si paranoïaque que cela?

Le modèle de l’assurance en fonction des comportements est déjà développé notamment dans le domaine de l’automobile par le biais du principe pay as you drive.  Ainsi, certaines assurances aux États-Unis vont collecter des données concernant votre conduite (freinages brusques, accélérations, vitesse…), pour définir le taux de risque de votre profil.

De même dans le domaine bancaire, la start-up Jumiya propose des conditions de financement à l’utilisation d’appareils mesurant l’activité physique. Selon des études, santé financière et santé physique seraient liées.

Le marché des objets connectés et notamment ceux liés au Quantified Self se développe grandement ces derniers temps, et risque fort de prendre son envol dans les mois et les années à venir: on parle même déjà de nouvelle révolution technologique. Parmi les géants, Apple et Samsung ont déjà commencé à investir, et à constituer des bases de données alimentées par des données de santé de leurs utilisateurs. Si le débat est épineux et permet encore le maintien de certaines protections (les utilisateurs restent pour l’instant propriétaires de leur informations), les liens entre ces industriels et le monde de la santé existent déjà.

Les domaines d’application sont nombreux. Par exemple, on pourrait se demander ce que pourrait donner un partenariat entre une entreprise et des laboratoires pharmaceutiques, quand cette première collecte des données sur le sommeil, l’humeur, ou la prise de poids…

Dans le marketing, le moment de mise en contact avec le message publicitaire pourra être plus finement choisi, en fonction de la happy_pillsréceptivité maximale supposée suite à l’analyse de toutes ces données, enrichies parfois même par l’analyse prédictive. Des applications mobiles sollicitent par exemple les utilisateurs pour connaître leur humeur, et font entrer petit à petit dans les mœurs cette normalisation de la transparence totale à l’égard des marchands de vie privée.

Mais tout cela sera bien entendu au nom de la santé et du bien être.

Les données liées au corps et à la santé intéressent de plus en plus d’acteurs économiques

La question des données liées au corps est déjà largement envisagée outre-Atlantique. Ainsi, des entreprises, dont Google (par le biais de 23andMe, entreprise de l’épouse de Sergey Brin), travaillent à la récolte d’informations liées à l’ADN. Si cela reste encore cher, il ne faut pas être devin pour envisager que la gratuité soit atteinte, en échange d’un partage de ces données, notamment avec les acteurs économiques intéressés (assurances, mutuelles, laboratoire pharmaceutiques etc.), au même titre que pour le profilage comportemental qui est aujourd’hui le modèle de financement majoritaire sur le web. Les laboratoires pharmaceutiques ont déjà flairé le filon, et investissent dans le domaine. Ainsi, Johnson & Johnson avaient participé au financement de 23andMe, aux côtés de Google.

PruHealth, une compagnie d’assurance britannique, propose même des bracelets connectés à ses employés pour augmenter leur productivité et réduire les arrêts maladies. Une généralisation de ce type de pratiques pourrait laisser présager un avenir bien sombre dans lequel ultra-capitalisme et outils numériques seraient définitivement en symbiose.

Au pays de l’oncle Sam, les complémentaires santé reprennent ce modèle, et conditionnent fréquemment leurs offres à l’utilisation d’objets connectés contrôlant les pratiques physiques.
Le coup d’essai d’Axa est donc loin d’être innocent: c’est peut-être une nouvelle stratégie que l’entreprise est en train d’introduire en France.

Dans cette perspective, on pourra également envisager l’analyse prédictive liée aux données de la santé comme étant également une aubaine pour assurer les missions d’assurance:

Ainsi, le magazine Argus de l’Assurance consacré à l’innovation (n°7294, p.56) définit le métier d’assureur comme suit:

“Connaître les risques pour mieux les anticiper, les maîtriser et les tarifer au plus juste, tel est, ni plus ni moins, le coeur du métier de l’assurance.”.

Tout en douceur…

L’autre aspect intéressant qui est à observer est celui de l’adoption volontaire de ces outils par les utilisateurs. Se prendre en charge, consulter des statistiques, être productif… autant de nouvelles compétences perçues comme modernes et nécessaires, voire responsables, et qui nous transforment en entrepreneurs de notre corps. « Il faut faire remonter la courbe! » La logique productiviste pourra être appliquée à soi-même, son corps, son mental, son intimité.
Une belle victoire d’un certain modèle idéologique…

La pratique sportive introduit également ces outils subrepticement car ils s’accordent aisément avec la logique compétitive et rentabilisatrice de ce type d’activités.
Axa choisit le jeu pour faire accepter son modèle, mais nuls doutes qu’une certaine morale hygiéniste saura en cas de succès accompagner le mouvement afin de porter l’utilisation de ces mouchards au niveau de la nécessité morale. Bien heureusement, nous n’en sommes pas encore là.

Et à plus grande échelle?

Enfin, la question qui se pose encore et toujours est celle des concentrations de données provoquées par les monopoles. Des entreprise comme Google, Facebook ou encore Apple sauront certainement se montrer compétitives sur ce type de marchés, et croiseront ces données avec les innombrables autres informations déjà en leur possession. La personnalisation des messages publicitaires, toujours plus convaincants et perçus comme utiles, alimentera encore pour quelques temps les caisses des annonceurs, et interrogera d’autant plus profondément le concept de libre arbitre.

De même, nous serons en droit de nous demander quel pourra être l’usage fait par les États de telles bases des données, à l’heure où il paraît de plus en plus évident que collecte privée et surveillance étatique forment un tout solidaire dessinant les nouvelles sociétés panoptiques.

Il reste donc à attendre une évolution des législations favorable à notre protection et/ou une réaction des utilisateurs.
Mais dans un cas comme dans l’autre, le coup d’essai opéré par les géants du web concernant la collecte des intérêts personnels pour le profilage publicitaire nous montre que la pilule risque malheureusement de passer sans trop de soucis.

Et si demain vous aviez tout de même quelque chose à cacher: votre santé..?

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NoScript: chassez ce script que je ne saurais voir https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/01/noscript-chassez-ce-script-que-je-ne-saurais-voir/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/01/noscript-chassez-ce-script-que-je-ne-saurais-voir/#comments Sun, 01 Jun 2014 01:24:04 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=621 L'article NoScript: chassez ce script que je ne saurais voir a été publié sur Révolte Numérique

Vous avez certainement déjà croisé ce nom quelque part: javascript. C’est moche, ça fait peur, et ça peut mordre en plus (tout comme le logo de NoSript quoi). Pourtant, javascript, c’est un machin qui a participé à révolutionner le web, et facilité le passage dans le fameux 2.0, le web … Lire la suite

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noscript

Vous avez certainement déjà croisé ce nom quelque part: javascript. C’est moche, ça fait peur, et ça peut mordre en plus (tout comme le logo de NoSript quoi). Pourtant, javascript, c’est un machin qui a participé à révolutionner le web, et facilité le passage dans le fameux 2.0, le web collaboratif. Grâce à lui, il a été possible de dynamiser les pages, de modifier une partie de celles-ci sans les recharger entièrement; et ça ça veut dire possibilité de commenter directement, d’intégrer des contenus extérieurs, de tweeter grâce au joli bouton tout bleu etc. etc.

Mais javascript, c’est aussi potentiellement votre pire ennemi si vous souhaitez surfer discrètement, car s’il garantit fonctionnalités et design modernes, il peut tout aussi bien servir aux indiscrets de tous bords.

Back to the Future?

Ça faisait un bail que je voulais parler de cette superbe extension libre pour Firefox qu’est NoScript, mais il faut dire que la flemme aura toujours eu le dessus. Aussi connue soit-elle, je ne pouvais faire l’impasse sur le sujet.

Son principe est simple: bloquer tous les scripts par défaut, et vous laisser le loisir de décider quelles sont les pages que vous jugez dignes de confiance. Il est également possible de définir une liste noire, c’est à dire d’interdire des scritps (Google Analytics, au hasard), même si l’on décide d’autoriser une page temporairement pour pouvoir profiter davantage de ses fonctionnalités. [NDA: édit]

Je ne vous cacherai pas que la prise en main et la configuration ne sont pas des plus rapides. En effet, il va falloir pour chaque site, faire le tri entre le grain et l’ivraie, entre les scripts légitimes et ceux qui servent à vous traquer par exemple, à l’image de celui qui correspond à Google Analytics. Vous l’aurez compris, NoScript fait aussi un peu le boulot d’un Ghostery ou d’un Disconnect.

Autre point, soyez conscient que l’affichage des sites risque d’être « quelque peu » altéré… Non vous n’êtes pas retourné en 1995! Il reste simplement un ou deux petits réglages à faire pour redonner à votre site préféré son petit côté bling bling, mais n’ayez crainte, vous n’allez pas vous transformer pour autant en affreux geek-barbu-pro-sites-moches adepte de la navigation sur le web dans un terminal (enfin ça viendra, mais pas tout de suite 😉 ).

w3m

La page Google affichée dans un terminal par w3m (sous linux)

Mais à quoi bon?

S’il s’agit d’une tâche fastidieuse que d’apprivoiser la bête lorsqu’on découvre le principe de la liste noire, on y trouve en retour largement son compte. Premièrement, constater le nombre de scripts et leurs utilités est le premier apport. Comme pour Ghostery ou disconnect, les curieux pourront affiner leur connaissance du web, et comprendre un peu mieux comment tout cela fonctionne. Vous apprendrez si vous ne le savez pas encore que sur une page, de nombreux tiers peuvent intervenir, et donc récolter des informations sur vous.
Cerise sur le gâteau: il n’est pas impossible que vous gagniez en temps de chargement des pages.

Ensuite, comme précisé ci-dessus, cela vous débarrassera d’un certain nombre de trackers publicitaires, de pop-up envahissantes et autres désagréments de l’Internet moderne.

Sont également concernés, les contenus Flash, Silverlight, Java etc. qui peuvent poser de gros problèmes de sécurité (ils permettent à un pirate d’effectuer des attaques), et « d’anonymat » (voir l’article sur Flash Player). Les vidéos ne s’afficheront donc pas à moins que vous ne le décidiez.

Cette extension est pleine de ressource et vous aussi protégera contre plusieurs autres menaces dont le XSS (cross-site scripting), ou le clickjacking.

Pour vous faire une idée de l’utilité du machin, faîtes un tour sur quelques sites après avoir installé Ligthbeam (ex Collusion), puis avec NoScript…

Enfin, quelques conseils en terme de paramétrage:

  • Activez l’extension et bloquez tous les scripts (et oui, c’est con mais il ne faut pas oublier).
  • Pour limiter le temps d’affichage des pop-up signalant la présence de scripts: Options > Notifications, et faîtes « cacher après 1 seconde ».
  • Dans Options > Apparence, n’autorisez que les adresse complètes histoire de garder un maximum de contrôle, et de ne pas se fier à un nom de domaine entier.
  • Pour accéder au menu contextuel de l’extension au clavier: Ctrl+Shift+S.

Allez, amusez-vous bien, il reste encore de nombreuses chose à découvrir sur cette extension, et ne vous découragez pas pour la prise en main, cette addon vaut vraiment le coup!

Pour creuser un peu plus sur le sujet:

https://securityinabox.org/fr/firefox_noscript

http://assiste.com/NoScript.html

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Google Now va vous envoyer des pubs géolocalisées https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/05/07/google-now-va-vous-envoyer-des-pubs-geolocalisees/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/05/07/google-now-va-vous-envoyer-des-pubs-geolocalisees/#respond Wed, 07 May 2014 14:34:44 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4545 L'article Google Now va vous envoyer des pubs géolocalisées a été publié sur Révolte Numérique

Vous vous souvenez de cette scène dans Minority Report, au court de laquelle le héros entre dans un centre commercial, et que les écrans de publicité scannent son iris pour pouvoir adapter les contenus diffusés? Si nous sommes encore bien loin de ce type de procédés, le principe de la … Lire la suite

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L'article Google Now va vous envoyer des pubs géolocalisées a été publié sur Révolte Numérique

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Vous vous souvenez de cette scène dans Minority Report, au court de laquelle le héros entre dans un centre commercial, et que les écrans de publicité scannent son iris pour pouvoir adapter les contenus diffusés? Si nous sommes encore bien loin de ce type de procédés, le principe de la publicité personnalisée et géolocalisée commence à se développer depuis quelques temps. Dans sa dernière mise à jour, l’assitant multifonctions pour Android, Google Now, franchit un pas décisif en proposant ce type de service à tous ses utilisateurs.

Consulter c’est vouloir acheter

Le principe est assez simple: à partir de vos recherches effectuées avec Google search, l’application Google Now prendra l’initiative de vous envoyer des notifications signalant la présence d’un produit déjà consulté sur la toile, au passage devant une boutique censée le vendre. Pour l’instant, les questions de stocks ne sont pas prise en compte, mais le développement des puces RFID dans les marchandises permettrait à l’avenir d’affiner les informations proposées. Autre interrogation: nous ne savons pas jusqu’à quand ce traçage peut remonter dans les historiques de consultation.

D’ici peu, vous passerez donc devant un magasin, et Google vous rappellera aimablement que vous aviez consulté une page concernant un produit situé à proximité, et que c’est le moment d’aller assouvir vos pulsions consommatrices, que le bonheur est à portée de main.

En lisant quelques commentaires sur la question, je suis tombé sur des critiques sous-entendant que la faille de ce système résidait dans le fait qu’elle considère que consulter c’est vouloir acheter, ce qui est faux pour beaucoup d’entre nous.

Certes, le net s’est à tel point transformé en boutique géante que nous tombons très régulièrement sur des offres commerciales, volontairement ou non, et que nous ne souhaitons pas acquérir tout ce que nous voyons. Mais y voir une erreur de la part de Google me semble illusoire. Le principe est en fait plutôt traditionnel dans la pub, et consiste à créer un besoin qui n’existe peut-être pas encore, et à installer l’image de la marque dans nos esprits, dans le champ des options possible au moment de l’achat.

Pour Google, cette application a pour but de « vous rappeler que vous voulez ce produit ». Cette phrase est en fait à ranger dans les slogans assurant la promotion de l’application, et non au rang d’une quelconque analyse de son utilité. Car lorsque les dirigeants de l’entreprise se lâchent un peu, c’est un tout autre discours qui émerge, beaucoup plus proche de l’idée de création du besoin:

« Nous allons devenir de plus en plus forts au niveau de la personnalisation. L’objectif, c’est que les utilisateurs de Google puissent en venir à poser une question comme “ que dois-je faire à présent ?” ou encore “ quel job devrais-je prendre ? ».

Plus qu’un assitant, Google Now renforce donc un peu plus les stratégies des vendeurs de rêves, et les énormes capacités de la firme de Moutain View en tant que régie publicitaire.

Certes, tout cela peut paraître bien inoffensif.  Mais ces technologies se développant, il est tout à fait légitime de questionner la place qu’occupera demain le libre arbitre dans une société qui repose à ce point sur la suggestion et la prescription des comportements à tous les niveaux: ici celui des achats, mais parfois celui des interactions sociales (propositions d' »amis » sur les réseaux, et géolocalisation de ceux-ci), sur les des choix politiques (voir les campagnes 2.0 d’Obama et dans une moindre mesure de François Hollande), sur fonction des corps (normalisation, biométrie…) etc.

Ne perdons pas de vue non plus que les messages publicitaires sont en pleine mutation « grâce » au réseau, et que ceux-ci se font de plus en plus viraux (partagés volontairement sur les réseaux à l’occasion de buzz par exemple), incluant le consommateur à la source (leur contenu est orienté par la récolte des données privées, le succès ou non validé par le partage et les commentaires outrés ou approbateurs) etc.

Le format somme toute très classique de l’annonce identifiée comme telle que propose Google Now n’est sans aucun doute qu’une première étape d’un long processus en développement.

Reste la certitude enfouie en chacun de nous, que notre volonté ne craint pas de si grossières manipulations.
Fin avril, Google affichait pourtant une croissance de 19% de son chiffre d’affaires à 15,42 milliards de dollars…

Alors? Qui va gagner le pari?

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Pourquoi vous ne devriez pas utiliser Google Chrome https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/04/23/pourquoi-vous-ne-devriez-pas-utiliser-google-chrome/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/04/23/pourquoi-vous-ne-devriez-pas-utiliser-google-chrome/#comments Wed, 23 Apr 2014 21:17:57 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4512 L'article Pourquoi vous ne devriez pas utiliser Google Chrome a été publié sur Révolte Numérique

Il en a été question à mainte et mainte reprises ici, le modèle de l’entreprise Google repose quasi exclusivement sur la récolte de données personnelles en vue de personnaliser davantage les publicités et résultats affichés par le moteur de recherche et les sites traitants avec des partenaires. En clair, Google … Lire la suite

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L'article Pourquoi vous ne devriez pas utiliser Google Chrome a été publié sur Révolte Numérique

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Il en a été question à mainte et mainte reprises ici, le modèle de l’entreprise Google repose quasi exclusivement sur la récolte de données personnelles en vue de personnaliser davantage les publicités et résultats affichés par le moteur de recherche et les sites traitants avec des partenaires. En clair, Google est une régie publicitaire proposant des services qui ont pour fonction d’augmenter ses bases de données sur les utilisateurs et leurs centres d’intérêts.

Hégémonie et coups fourrés

Ses services sont très nombreux, et bien souvent les plus populaires. Le moteur de recherche est de loin le plus utilisé en France et dans de nombreux pays, Android est premier sur le marché des OS mobiles, Youtube draine des flux monstrueux de données, Gmail, Google Maps ou encore Google Drive, sont des références dans leurs domaines. Inutile de parler également des Chrome Books, lesquels ne laissent absolument aucune porte de sortie pour échapper aux serveurs du géant de Moutain View.

Il y a peu, le logiciel libre Firefox tenait le haut du pavé dans le domaine des navigateurs web. Les possibilités en terme de personnalisation offertes par l’ouverture du code ont incontestablement participé à la popularisation d’un web plus ouvert, et adaptés à nos besoins. Mais aujourd’hui, Google Chrome est devenu le premier navigateur, et renforce la domination de Google dans les technologies web.

Supposé plus simple et plus rapide, il n’inquiète que peu de gens, et s’installe parfois sans même prévenir. C’est le cas en particulier avec le très célèbre antivirus gratuit Avast. Notons que cette méthode d’installation liée à un autre logiciel fait irrésistiblement penser aux vieux adwares (programmes publicitaires) et sypwares (programmes espions) qui s’installent sournoisement sur notre machine, ajoutant telle ou telle barre de recherche envahissant notre navigateur, ou ces programmes dont on ignore la présence et qui communiquent bien des informations vers des serveurs dont on ne soupçonne l’existence à priori.

Pourquoi Google Chrome est-il un spyware?

À peine sorti en 2008, le navigateur avait déclenché les foudres de certains internautes, et était accusé de cacher des fonctionnalités malveillantes. La polémique s’était notamment orientée vers un petit programme au fonctionnement louche et qui aurait permis à Google de continuer à tracker les utilisateurs même après avoir desinstallé le navigateur.

Et lorsque l’on jette un œil sur la définition de logiciel espion sur Wikipédia, on tombe là-dessus:

Un logiciel espion (aussi appelé mouchard ou espiogiciel ; en anglais spyware) est un logiciel malveillant qui s’installe dans un ordinateur dans le but de collecter et transférer des informations sur l’environnement dans lequel il s’est installé, très souvent sans que l’utilisateur en ait connaissance. L’essor de ce type de logiciel est associé à celui d’Internet qui lui sert de moyen de transmission de données.

Voyons donc comment se comporte le navigateur de Google, et constatons à quel point cette définition lui sied bien.

Dans l’avis de confidentialité de Google Chrome, on trouve ceci:

Sur les informations récoltées:

« Lorsque vous utilisez un navigateur, y compris Chrome, pour contacter les serveurs Google, Google reçoit par défaut des informations de connexion standards comprenant l’adresse IP de votre système, ainsi qu’un ou plusieurs cookies. »

Chaque copie du navigateur est identifiable également par un numéro unique, facilitant sans nul doute la reconnaissance des utilisateurs en ligne. Des statistiques peuvent également être envoyées à Google concernant l’usage fait du logiciel à l’installation.

Mais Google est aussi partageur:

« Pour accéder à certains contenus, il est possible que le navigateur Chrome pour Windows, Chrome OS ou le Chromecast doive transmettre à divers partenaires de contenu et sites Web un identifiant unique stocké sur votre système, à l’aide d’Adobe Flash Access. »

 

« Les tiers auxquels votre identifiant unique est transmis peuvent l’associer aux informations personnelles que vous leur communiquez. L’utilisation par Google d’un identifiant unique dans le but de fournir des contenus depuis les serveurs Google est soumise aux règles de confidentialité Google. »

Mais à quoi peuvent-elles bien servir?

« Les informations envoyées à Google lorsque vous utilisez Chrome sont traitées en vue de l’exécution et de l’amélioration du navigateur et d’autres services Google. Les informations envoyées à d’autres opérateurs de sites Web sont soumises aux règles de confidentialité de ces sites. Chrome stocke des informations sur votre système dans le but d’améliorer ses performances, et de vous fournir des fonctionnalités et des services utiles. » [???]

Sur les recherches effectuées:

« Lorsque vous saisissez des URL ou des requêtes dans la barre d’adresse de Chrome (l’omnibox), ou dans le champ de recherche du lanceur d’applications, les premières lettres peuvent être transmises à votre moteur de recherche par défaut afin que des prédictions de termes ou d’URL vous soient automatiquement proposées. »

 

« De plus, pour les utilisateurs connectés, le texte que vous saisissez dans le champ de recherche du lanceur d’applications peut être envoyé à Google afin que des recommandations vous soient proposées pour vos contacts et les applications que vous recherchez éventuellement. »

Marque pages, Historique de navigation, Téléchargements, et sites consultés sont eux-aussi enregistrés analysés, et bien sûrs mis en relation avec votre compte si vous en avez un:

« Si vous vous connectez au navigateur Chrome, à Chrome OS ou à un appareil Android sur lequel Chrome a été préinstallé avec votre compte Google, la fonctionnalité de synchronisation est alors activée. Nous stockons certaines informations associées à votre compte Google sur nos serveurs, telles que les favoris, l’historique et d’autres paramètres. »

Mais Chrome vous aide à parler toutes les langues…

« Lorsque vous utilisez la fonctionnalité de traduction de Chrome, le contenu que vous saisissez est envoyé au moteur de recherche Google afin d’être traduit. »

… Et aussi à mieux maîtriser la votre…

« Lorsque vous utilisez la fonctionnalité de vérification orthographique de Chrome, qui est basée sur la même technologie que celle de la recherche Google pour détecter les fautes d’orthographe, le texte saisi est envoyé à Google pour vous proposer des suggestions de corrections orthographiques et grammaticales. »

Si vous utilisez des outils de reconnaissance vocale et que vous avez accepté l’envoi de statistiques, « d’autres informations sont envoyées à Google, y compris l’URL du site Web sur lequel vous utilisez la saisie vocale, la version de votre système d’exploitation, ainsi que le fabricant et la marque de l’appareil et du matériel audio que vous utilisez. »

Vous utilisez la fonction de géolocalisation intégrée au navigateur? Google sera heureux d’envoyer vers ses serveurs « certaines informations concernant votre réseau local aux services de géolocalisation de Google afin de déterminer votre position approximative. »

Cela peut comprendre:

« [Des] caractéristiques des routeurs Wi-Fi et les identifiants des antennes-relais les plus proches de vous, la puissance du signal de votre connexion Wi-Fi ou de votre mobile, ainsi que l’adresse IP actuellement attribuée à votre appareil. Nous utilisons ces informations pour déterminer votre position, ainsi que pour améliorer le fonctionnement et la qualité de Chrome et des services de géolocalisation de Google. »

 

« Dans le but d’aider à améliorer la fonctionnalité de navigation sécurisée, vous pouvez envoyer des données supplémentaires lorsque vous consultez un site qui semble contenir des logiciels malveillants.« 

Et en navigation privée?

« Le navigateur communique de plus régulièrement avec les serveurs de Google afin d’estimer à quels moments les personnes se connectent, pendant combien de temps etc. »

 Sous Android

N’oublions pas les terminaux mobiles, qui représentent une part grandissante des moyens d’accès au web. Installé par défaut, Chrome se montre assez gourmand en permissions. Jugez par vous-même:

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Parmi les spécificités mobile: si vous avez autorisé l’accès à la géolocalisation par les applications Google, Chrome pourra par exemple s’en servir pour vous présenter des résultats personnalisés. L’un des marchés émergeant développe en effet des propositions de publicités ciblées lorsque l’on passe devant un magasin par exemple.

En bref

Enfin, et quelque soit le type de terminal, n’oublions pas qu’en tant que logiciel privateur (non libre), il n’est possible de connaître le fonctionnement de Chrome que par ce que ses concepteurs veulent bien nous en dire. Seul le logiciel libre nous permet de connaître exactement la manière dont les programmes se comportent.

Firefox sera donc préférable à Chrome, mais il sera tout de même nécessaire d’apporter quelques modifications, car là encore, l’hégémonie de Google en a fait un relais à sa récolte de données personnelles.

Il existe également Chromium, qui est le projet libre sur lequel est basé Chrome.

Droit de réponse…

En droit de réponse et en guise de loyauté, laissons la parole à Éric Schmidt, président du Conseil d’Administration de Google et ancien PDG, lequel défend fort bien la philosophie de ses produits:

« C’est un futur où vous n’oubliez rien. Dans ce futur nouveau, vous n’êtes jamais perdu. Nous connaîtrons votre position au mètre près et bientôt au centimètre près. Vous n’êtes jamais seul, vous ne vous ennuyez jamais, les idées ne viennent jamais à vous manquer. »

 

« Google a pour règle d’aller jusqu’au bord de ce qui pourrait vous donner la chair de poule et de ne pas aller plus loin. Je dirais qu’implanter des choses dans votre cerveau franchit cette ligne rouge. Du moins pour l’instant, jusqu’à ce que la technologie s’améliore. »

 

« Nous allons devenir de plus en plus forts au niveau de la personnalisation. L’objectif, c’est que les utilisateurs de Google puissent en venir à poser une question comme “ que dois-je faire à présent ?” ou encore “ quel job devrais-je prendre ?” « .

Le meilleur des monde…

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Publicités dans Firefox: la trahison au logiciel libre https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/02/12/publicites-dans-firefox-la-trahison-au-logiciel-libre/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/02/12/publicites-dans-firefox-la-trahison-au-logiciel-libre/#comments Wed, 12 Feb 2014 13:25:58 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4375 L'article Publicités dans Firefox: la trahison au logiciel libre a été publié sur Révolte Numérique

Depuis des années, Firefox a sans aucun doute été un acteur majeur de la promotion du logiciel libre auprès du grand public. Ayant été le premier navigateur, il a démocratisé l’idée de logiciel gratuit et pourtant non commercial (en gros), à l’inverse des shareware que l’on pouvait utiliser auparavant, ou … Lire la suite

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L'article Publicités dans Firefox: la trahison au logiciel libre a été publié sur Révolte Numérique

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Depuis des années, Firefox a sans aucun doute été un acteur majeur de la promotion du logiciel libre auprès du grand public. Ayant été le premier navigateur, il a démocratisé l’idée de logiciel gratuit et pourtant non commercial (en gros), à l’inverse des shareware que l’on pouvait utiliser auparavant, ou plus récemment des navigateurs comme Chrome qui ne sont que des spyware récoltant toutes nos données.

Mais dorénavant, nous devrons nous attendre à l’introduction de publicités dans le navigateur, comme l’a annoncé hier Mozilla.

Libres de communiquer nos données

Cependant, lorsqu’on y regarde de plus près, on se rend compte que si les visées n’étaient jusque là pas commerciales, l’utilisateur n’était pas pour autant protégé des logiques mercantiles. Le poids écrasant de Google dans le financement du projet (plus de 80%), ne s’est évidemment pas négocié sans contreparties. La présence du moteur de recherche par défaut ainsi que de très nombreux autres « petites » intrusions dans notre quotidien font de Firefox un outil pas si bienveillant que cela. De même, on peut être plus ou moins satisfait de trouver Google Analytics, l’outil de statistiques mouchard le plus répandu du web, sur le site permettant de télécharger de nouvelles extensions, alors que des alternatives libres et respectueuses de notre vie privée existent.

Bien qu’utilisant du libre, nous renforçons pourtant l’emprise de Google et remplissons ses bases de données (et son compte en banque), ainsi que celles de la NSA. Et l’ambiguïté de tout cela, c’est que c’est en utilisant des outils censés être respectueux de la vie privée. Mozilla ne manque pourtant pas de s’inscrire dans les mouvements de protestation comme ce fut le cas le 11 février pour la journée anti-NSA.

L’argument du pragmatisme

L’importance de Google en terme de financement pour Firefox pose pour tout le monde un problème d’indépendance du projet. Mais il semblerait que cette indépendance, et surtout la crainte d’une non reconduction du contrat, soit pour les décideurs dans la communauté ce qui prévale sur la nocivité des fonctionnalités intégrées par défaut. Parce que s’il est effectivement possible de tout désactiver, cela nécessite d’avoir la connaissance que problème il y a, mais aussi la capacité de le régler. Sur ce point, on ne peut pas dire que Mozilla fasse énormément de publicité aux nouveaux utilisateurs novices.

Pour les personnes qui voudront continuer à utiliser Firefox: cela sera probablement configurable en tapant about: config dans la barre d’URL, puis en mettant  browser.newtabpage.enabled à false.

Enfin, cet argument du pragmatisme fait irrésistiblement penser au basculement opéré dans ses premières années par Google, lorsque les visées pseudo-humanistes ont laissé peu à peu place au mercantilisme intrusif par l’introduction de publicités ciblées dans les résultats. Comment la fondation Mozilla peut croire qu’elle sera capable de résister à la pression de ce système? Est-ce bien sage de ne se donner comme choix que d’être financé soit par le premier espion de la planète, soit par l’utilisation des méthodes de ce dernier?

Il est d’autant plus décevant que le même verbiage mensonger promettant la mise au centre de l’utilisateur grâce à la consommation soit maintenant employé par Mozilla dans son article. « Être au centre… » Flatter l’égo des utilisateurs dans le seul but de faire passer la pilule les rendant non plus utilisateurs mais produits, est totalement mesquin de la part de personnes qui comprennent tout à fait le fonctionnement commercial du web actuel. Le dicton « si c’est gratuit, c’est que vous êtes le produit » prend une fois encore tout son sens, au détriment de l’esprit du libre.

Contrôle des données, transparence, vie privée

Le logiciel libre fait en général la promesse d’un plus grand contrôle des utilisateurs. Puisque le code est consultable et modifiable, la liberté de l’utilisateur grandit. Mais l’un des schismes qui a touché le mouvement nous a très vite appris que l’éthique n’était pas pour tous une donnée de premier ordre. L’Open Source a donc parallèlement diffusé l’idée de logiciels libres à visées tantôt commerciale, tantôt sans respect de la vie privée, voire les deux à la fois. Si dans le logiciel libre le contrôle est nécessaire, ce n’est pas que pour laisser le choix, mais aussi parce que les programmes trop curieux et les blocages au nom de la propriété intellectuelle proposés par défaut sont un problème. Le mouvement porte donc dans ses fondements l’idée de vie privée, et de liberté de partage.

Les publicités prétendument discrètes qui seront proposées par Firefox dans les « tuiles » visibles au démarrage trahissent totalement cet état d’esprit, et Mozilla adopte ainsi la rhétorique des Google et compagnie, promettant discression et personnalisation. Parce que si la publicité est vécue par beaucoup comme étant envahissante, on sait bien que le ciblage et une bonne dose d’intégration au contenu, de contextualisation, font augmenter les chiffres d’affaire. Elles sont de ce fait moins identifiées comme étant hétérogènes au contenu premièrement sélectionné par l’internaute.

Cette stratégie est loin d’être nouvelle, Google l’a adoptée depuis longtemps et c’est le visage de l’utilisateur-produit qui s’est aujourd’hui imposé sur internet.
Malheureusement, Mozilla avoue aujourd’hui vouloir en faire partie. Nous devons en faire le deuil.

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Facebook clarifie sa volonté d’utiliser toutes les données personnelles pour la pub https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/11/20/facebook-clarifie-sa-volonte-dutiliser-toutes-les-donnees-personnelles-pour-la-pub/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/11/20/facebook-clarifie-sa-volonte-dutiliser-toutes-les-donnees-personnelles-pour-la-pub/#respond Wed, 20 Nov 2013 12:03:02 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4261 L'article Facebook clarifie sa volonté d’utiliser toutes les données personnelles pour la pub a été publié sur Révolte Numérique

Ce n’est pas une grande nouveauté mais le principe de Facebook, c’est de récupérer des informations sur les utilisateurs pour établir leur profil et les orienter vers des services commerciaux, ou d’utiliser directement ces données pour les refiler à des boîtes de pub qui s’en donneront à cœur joie. Rien … Lire la suite

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Ce n’est pas une grande nouveauté mais le principe de Facebook, c’est de récupérer des informations sur les utilisateurs pour établir leur profil et les orienter vers des services commerciaux, ou d’utiliser directement ces données pour les refiler à des boîtes de pub qui s’en donneront à cœur joie. Rien de nouveau sous le soleil donc, sauf que le réseau a décidé de retoucher un peu le texte qui régit ses droits et responsabilités en la matière.

T’es pas content c’est la même

Le texte a donc été revu pour être explicité, mais surtout pour laisser un peu plus de marge à l’utilisation des données personnelles.

Avant, c’était ça:

« Vous pouvez utiliser vos paramètres de confidentialité pour limiter la façon dont votre nom et votre photo de profil peuvent être associés à du contenu commercial, du contenu sponsorisé ou d’autres contenus (tels qu’une marque que vous indiquez aimer) que nous diffusons. Vous nous donnez la permission d’utiliser votre nom et votre photo de profil en association avec ce contenu, conformément aux limites que vous avez établies« .

Et maintenant que c’est trop super mieux c’est comme ça:

« Vous nous autorisez à utiliser vos nom, photo de profil, contenu et informations dans le cadre d’un contenu commercial, sponsorisé ou associé (par exemple une marque que vous aimez) que nous diffusons ou améliorons« . […]

Cela implique, par exemple, que vous autorisez une entreprise ou une autre entité à nous rémunérer pour afficher votre nom et/ou la photo de votre profil avec votre contenu ou vos informations sans vous verser de dédommagement« .

C’est pas beau? Heureusement, ils précisent que les données ne sont pas transmises sans votre accord (cf: le clic sur le bouton « oui je m’inscris et je renonce à tout droit, Facebook peut faire ce qu’il veut de mon corps »). Quoi? Vous ne l’aviez pas vu ce bouton? 😉

Reste à savoir ce qu’il adviendra des contenus des profils dits « privés », si l’utilisation sera la même mais éventuellement en direction des « amis » de la personne dépouillée des ses informations.

On pourra se dire mais à quoi bon se casser la tête avec tout ça quand on sait que de toute façon les tuyaux sont branchés sur la NSA, ce qui est bien pire, mais jusqu’à présent, la NSA se situe sur le terrain de la surveillance, alors que Facebook évolue sur celui de l’influence sur les comportements (de consommateurs). NSA ou pas, préservons nos cerveaux de la dangereuse propagande que constitue la publicité contextualisée.

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Twitter lance le ciblage publicitaire par mots-clés https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/04/18/twitter-lance-le-ciblage-publicitaire-par-mots-cles/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/04/18/twitter-lance-le-ciblage-publicitaire-par-mots-cles/#respond Thu, 18 Apr 2013 13:21:32 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4176 L'article Twitter lance le ciblage publicitaire par mots-clés a été publié sur Révolte Numérique

Malgré l’image un peu plus respectable dont jouit encore Twitter, il ne doit pas y avoir méprise: le réseau fonctionne comme beaucoup sur le principe de « si c’est gratuit c’est que vous êtes le produit ». Depuis le 17 avril, le réseau permet aux annonceurs de cibler leurs annonces en fonction … Lire la suite

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L'article Twitter lance le ciblage publicitaire par mots-clés a été publié sur Révolte Numérique

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Malgré l’image un peu plus respectable dont jouit encore Twitter, il ne doit pas y avoir méprise: le réseau fonctionne comme beaucoup sur le principe de « si c’est gratuit c’est que vous êtes le produit ». Depuis le 17 avril, le réseau permet aux annonceurs de cibler leurs annonces en fonction des mots-clés utilisés par les abonnés. De nouvelles perspectives de traçage sont à prévoir.

L’épicerie du coin

Jusqu’à présent, ce sont les centres d’intérêt des utilisateurs qui servaient à « proposer » des messages sponsorisés. Désormais, les mots-clés utilisés permettront d’aller encore un peu plus loin. L’argumentaire proposé par le réseau est d’ailleurs bien rodé. En effet, grâce à cela, les amateurs de musique pourront profiter d’informations locales (l’annonce d’un concert par exemple) et se verront ainsi mis au courant de quelque chose qui les intéresse, près de chez eux. Dans ce contexte, le côté « local » passe presque pour du commerce de proximité, un label genre « producteur du coin ». C’est assez cocasse et bien amené.

« J’irai où tu iras » (Céline Dion)

Le véritable « avantage » dans cette affaire c’est d’augmenter la proximité géographique ET temporelle des annonces. Grâce aux dispositifs nomades (smartphones, tablettes…), il va être possible d’associer localisation de l’internaute et profil établi. Par exemple, vous pourrez recevoir une publicité pour un magasin de vêtements se trouvant à proximité si cela est jugé pertinent par rapport à l’analyse du contenu de vos tweet. Ce modèle est sans nul doute l’avenir proche pour l’ensemble du modèle de traçage publicitaire en ligne (il se pratique déjà dans certaines régions).

« Non, Non, rien a changé » (Les Poppys)

Évidemment Twitter jure sur la vie de sa grand-mère qu’il n’y aura pas plus de publicité proposée. Quoi qu’il en soit, un nouveau cap a été franchi et il convient de toujours garder en tête que ce réseau social comme d’autres, n’a pour objectif que d’augmenter ses profits en établissant des profils des utilisateurs pour les annonceurs publicitaires. Selon le cabinet spécialisé eMarketer, Twitter viserait le milliard de recettes pour 2014.

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L’utilisation des données par les réseaux sociaux https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/21/comment-les-reseaux-sociaux-utilisent-nos-donnees-infographie/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/21/comment-les-reseaux-sociaux-utilisent-nos-donnees-infographie/#comments Sat, 21 Jul 2012 15:47:02 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3752 L'article L’utilisation des données par les réseaux sociaux a été publié sur Révolte Numérique

Alors que l’enquête de Médiamétrie révélait hier que 3/4 des Français fréquenteraient les réseaux sociaux, on peut sans prendre trop de risques, affirmer qu’une bonne partie de ces personnes ignore (volontairement ou non), l’implication de ces usages sur la préservation de leur vie privée. Dans ce domaine, il faut bien … Lire la suite

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L'article L’utilisation des données par les réseaux sociaux a été publié sur Révolte Numérique

Alors que l’enquête de Médiamétrie révélait hier que 3/4 des Français fréquenteraient les réseaux sociaux, on peut sans prendre trop de risques, affirmer qu’une bonne partie de ces personnes ignore (volontairement ou non), l’implication de ces usages sur la préservation de leur vie privée.

Dans ce domaine, il faut bien comprendre que la gratuité apparente de ces services n’est en fait qu’une façade, masquant la réalité d’un nouveau modèle économique dans lequel la matière première est constituée par les données des utilisateurs (données volontairement renseignées et récoltées en fonction des usages). Sur les réseaux, on dit généralement que le véritable produit c’est VOUS. Mais d’un certain point de vue, on peut aussi affirmer que les usagers sont les producteurs de ce système, puisqu’ils fournissent les informations, les classent, les organisent, les font circuler etc. Et ce service que LES USAGERS fournissent GRATUITEMENT, ça vaut des millions, voire des milliards! Une machine bien huilée en somme!

Une infographie publiée par l’éditeur de logiciel Baynote propose une synthèse exposant la manière dont les données sont récoltées sur six grands sites populaires, ainsi que les objectifs de cette récolte.

Cependant, si j’ai trouvé ça utile pour une comparaison entre les réseaux, c’est pour moi assez illisible pour ce qui est de comprendre ce que chaque site récupère (et je ne serais peut-être pas le seul dans ce cas ^^). C’est pourquoi je vous propose en complément une simple liste pour chacun d’eux.
Note: Selon les cas, d’autres méthodes que celles décrites ici peuvent être employées.

Google +

150 millions d’utilisateurs; $36,38 milliards de recettes publicitaires par an.

Récolte des données sur:
Le navigateur, l’heure et la date, l’adresse IP, les requêtes de recherche, l’adresse e-mail, le numéro de téléphone, des informations spécifiques à la machine, les clics sur les publicités, la localisation, les  informations de profil, les informations de routage sms.

Récolte des données par:
Les cookies, les requêtes de recherche, des tierces parties, les informations de profil, des dispositifs de traçage, Doubleclick et Adsense.

Récolte des données pour:
La publicité ciblée, localiser, des notifications, intégrer plusieurs comptes.

Facebook

901 millions d’utilisateurs; $3,7 milliards de recettes publicitaires par an.

Récolte des données sur:
Le navigateur, l’heure et la date, l’adresse IP, les requêtes de recherche, l’adresse e-mail, le numéro de téléphone, les clics sur les publicités, la localisation, le système d’exploitation, la connexion à des tierces parties, les  informations de profil.

Récolte des données par:
Les cookies, les requêtes de recherche, des tierces parties, les informations de profil, dispositifs de traçage.

Récolte des données pour:
La publicité ciblée, localiser, des notifications.

Twitter

140 millions d’utilisateurs; $140 millions de recettes publicitaires par an.

Récolte des données sur:
Le navigateur, l’heure et la date, l’adresse IP, les requêtes de recherche, l’adresse e-mail, le numéro de téléphone, la localisation, le système d’exploitation, la connexion à des tierces parties, les  informations de profil.

Récolte des données par:
Les cookies, les requêtes de recherche, des tierces parties, les informations de profil, les données de log, dispositifs de traçage.

Récolte des données pour:
La publicité ciblée, des notifications, intégrer plusieurs comptes.

Linkedin

161 millions d’utilisateurs; $226 millions de recettes publicitaires par an.

Récolte des données sur:
Le navigateur, l’adresse IP, les requêtes de recherche, l’adresse e-mail, le numéro de téléphone, des informations spécifiques à la machine, la localisation, le système d’exploitation, la connexion à des tierces parties, les informations de profil.

Récolte des données par:
Les cookies, les requêtes de recherche, des tierces parties, les informations de profil, dispositifs de traçage.

Récolte des données pour:
La publicité ciblée, des notifications, intégrer plusieurs comptes.

Pandora

52 millions d’utilisateurs; $70,6 millions de recettes publicitaires par an.

Récolte des données sur:
Les requêtes de recherche, l’adresse e-mail, le numéro de téléphone, les clics sur les publicités, la localisation, la connexion à des tierces parties, les  informations de profil.

Récolte des données par:
Les cookies, les requêtes de recherche, des tierces parties, les informations de profil, dispositifs de traçage.

Récolte des données pour:
La publicité ciblée, des notifications, les vendre aux agences marketing, intégrer plusieurs comptes.

Pinterest

10,4 millions d’utilisateurs; pas de recettes publicitaires.

Récolte des données sur:
Le navigateur, les requêtes de recherche, l’adresse e-mail, le numéro de téléphone, des informations spécifiques à la machine, le système d’exploitation, la connexion à des tierces parties, les  informations de profil.

Récolte des données par:
Les cookies, les requêtes de recherche, des tierces parties, les informations de profil, les données de log, dispositifs de traçage.

Récolte des données pour:
Des notifications, intégrer plusieurs comptes.

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Project Glass: Google Mécanique https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/04/07/project-glass-google-mecanique/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/04/07/project-glass-google-mecanique/#respond Sat, 07 Apr 2012 21:15:09 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3337 L'article Project Glass: Google Mécanique a été publié sur Révolte Numérique

Certain-e-s auront peut-être déjà entendu parler du nouveau projet de Google: Project Glass. Bien qu’encore loin d’être abouti, il s’agit de développer des lunettes à réalité augmentée. Connectées au réseau et à l’aide de la géolocalisation, elles permettraient d’interagir directement avec l’environnement du porteur, et d’insérer dans le champ de … Lire la suite

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L'article Project Glass: Google Mécanique a été publié sur Révolte Numérique

Certain-e-s auront peut-être déjà entendu parler du nouveau projet de Google: Project Glass. Bien qu’encore loin d’être abouti, il s’agit de développer des lunettes à réalité augmentée. Connectées au réseau et à l’aide de la géolocalisation, elles permettraient d’interagir directement avec l’environnement du porteur, et d’insérer dans le champ de vision des informations « pertinentes » pour lui (ex: le nom d’un bâtiment devant lequel vous passez).

On pourrait se dire chouette (ou brrr!) mais heureusement un petit trouble fête (Rebellious Pixels) est passé avant cela, et a très justement intégré à la vidéo de « démonstration » présentée par la firme de Mountain View l’élément principal qui constitue l’identité Google: la pub!
Il le rappelle: « avouons-le, Google est au fond juste une agence de publicité ».

Un petit détournement bien sympa!

 

Tout cela a donné lieu à pas mal d’autres parodies dont voici un aperçu:

Fais gaffe à ton nez:

Les lunettes Windows:

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SOPA: l’empire contre-attaque, Megaupload ferme https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/21/sopa-lempire-contre-attaque-megaupload-ferme/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/21/sopa-lempire-contre-attaque-megaupload-ferme/#comments Sat, 21 Jan 2012 16:30:46 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2853 L'article SOPA: l’empire contre-attaque, Megaupload ferme a été publié sur Révolte Numérique

Il fallait s’y attendre! Après la plus grande mobilisation sur internet de l’histoire, l’industrie de la « culture » contre-attaque. Jeudi, Megaupload a été frappé de la censure, à grands renforts de FBI et de lois anti-mafia. La guerre est ouverte! 75 000 sites qui se mettent en grève (selon SOPA Strike), … Lire la suite

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L'article SOPA: l’empire contre-attaque, Megaupload ferme a été publié sur Révolte Numérique

Il fallait s’y attendre! Après la plus grande mobilisation sur internet de l’histoire, l’industrie de la « culture » contre-attaque. Jeudi, Megaupload a été frappé de la censure, à grands renforts de FBI et de lois anti-mafia.

La guerre est ouverte!

75 000 sites qui se mettent en grève (selon SOPA Strike), 162 millions de personnes touchées par l’initiative de Wikipédia, 4,5 millions qui ont signé la pétition de Google, un million de messages envoyés par le biais de l’EFF (chiffres de numerama), les partisans de SOPA et de PIPA qui commencent à retourner leur veste, une mobilisation qui pousse la maison blanche à menacer de poser son véto sur les lois… Ça commence à faire un peu beaucoup! Quel meilleur signal pour calmer toutes ces ardeurs insurrectionnelles que de faire tomber le plus grand site de partage connu? (qui devait morfler quoi qu’il arrive on est bien d’accord).

Jeudi, les dirigeants de l’entreprise ont été arrêtés en Nouvelle Zélande et des serveurs saisis par le FBI. C’est la loi sur le copyright qui a pour cette opération été invoquée, mais également des textes invoquant le cadre de la lutte anti-mafia! Autant dire que les petits plats ont été mis dans les grands! Notons que la procédure était par ailleurs engagée depuis le 5 janvier.

Dans le quart d’heure qui suit, 5000 hackers de anonymous se sont immédiatement attaqués aux sites de soutiens de SOPA, du département de la justice américain, et du FBI. Dans certaines de leurs communications, les cyber-militants annoncent que la guerre est déclarée et que les opérations menées ce jeudi ne sont qu’un début.

Période d’essai?

Étant données les affaires qui nous préoccupent outre atlantique avec l’examen des lois SOPA et PIPA, on est en droit de se demander si on serait pas en train de goûter en prévente, à l’internet de demain… Les grands moyens ont ici été employés, et notamment quelques propositions figurant dans les deux textes. Les deux projets sont pour l’instant  reportés, mais la bataille est loin d’être terminée.

La fermeture tombe également à point nommé pour la maison blanche qui peut ainsi de reprendre la main sur les événements et envoyer un signal fort aux industries du divertissement qui ont promis qu’ils ne verseraient plus un sou pour la campagne de Obama suite aux oppositions de la maison blanche à SOPA et PIPA.

Sarkattaque

Notre bon président s’est, suite à cette annonce, empressé de partager sa satisfaction par  communiqué et de déclarer: « le moment est donc venu d’une collaboration judiciaire et policière active entre États pour porter un coup d’arrêt à leur développement ». On pourrait penser qu’il s’agit une fois encore d’une déclaration à portée morale comme il en a le savoir faire. Mais cette phrase prend une tout autre signification lorsque l’on se remémore le traité ACTA, qui lui aussi prévoit une coopération internationale, et entraînera surveillance et censure d’Internet, et qui est sur le point d’être ratifié par l’Union Européenne.

Les réactions de la presse ne sont pas moins désolantes et hypocrites: « pirates », « gourou », prétendus chiffrements des pertes des majors: on a eu le droit à toute la propagande que nous servent habituellement les industries du divertissement.

Faut-il pleurer Megaupload?

On va pas se raconter de cracks, Megaupload, c’est 4% du trafic mondial sur le net, et pas que pour stocker les photos du p’tit dernier! On y trouve beaucoup de films, également en streaming, et qui sont protégés par les sacro-saints droits d’auteurs. Mais ça, ça ne m’empêche pas vraiment de dormir!
Par contre, Megaupload c’est aussi une gestion d’entreprise qui n’est pas forcément très très claire sur tous les points, qui se fait du blé sur le dos des internautes avec ses comptes « premium » et son système de rétribution des utilisateurs actifs, sur la publicité (et donc le fichage comportemental), et qui pour couronner le tout (avec un tel système économique faut pas s’étonner), favorise une fois de plus les grosses productions au détriment des plus modestes. Owni avait écrit un article sur le sujet que vous pouvez consulter si ça vous intéresse. Donc quand Emmanuel Gadaix (un responsable français de l’entreprise) vient au Sénat pour critiquer Hadopi et mettre l’idée de partage en avant, je dis halte!

Pourquoi est-ce Megauload n’est pas du vrai partage? Parce que contrairement à ce qui se faisait avec le peer to peer (emule, Napster ou BitTorrent aujourd’hui), avant qu’Hadopi ne fasse fuir tout le monde de ces réseaux, il y a concentration du trafic sur quelques serveurs. Ce que ça veut dire quand il y a un problème comme aujourd’hui, c’est que tout le monde perd toutes ses données. Si celles-ci sont stockées au même endroit, il est également bien plus aisé de les saisir, de les analyser etc. Emmanuel Gadaix expliquait à ce sujet au Sénat, et sans aucune gêne, que Megaupload avait des informations très détaillées sur les habitudes des français.

À l’inverse, le peer to peer propose un modèle dans lequel tous les utilisateurs sont égaux, ils ont la même importance dans le réseau: ils sont pairs. De par son système « fédéraliste » et non centralisé, il permet aussi une plus grande autonomie des internautes, et limite la possibilité pour des intermédiaires de type Megaupload de se faire plein de fric pour la distribution, alors que cette tâche est tout à fait inutile dans un éco-système de type peer to peer.

Entre DDL, streaming et peer to peer, on peut donc dire qu’il s’agit aussi d’un choix politique, que par nos pratiques, nous contribuons à la définition de ce qu’est l’espace publique virtuel. Bien sûr, le but n’est pas de nous culpabiliser, mais de faire en sorte de pouvoir se donner les moyens collectifs de pouvoir reconstruire autre chose que ce centralisme qui enrichit quelques uns, et nuit à nos libertés d’internautes.

En ce qui concerne cette affaire, ne perdons pas de vue que c’est la guerre contre le partage et la circulation des biens culturels qui est bel et bien engagée par les industriels, et non pas la seule fermeture d’une entreprise douteuse qui menacerait la sécurité publique.

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Certain-e-s l’auront peut-être remarqué, une rubrique « pour aller plus loin » apparaît dans la colonne de droite de ce blog. L’idée est de partager les informations qui me paraissent intéressantes dans le cadre du sujet que je traite ici, mais pour lesquelles je n’ai malheureusement pas le temps d’écrire un article … Lire la suite

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L'article Nouveau flux RSS de mon profil identi.ca a été publié sur Révolte Numérique

Certain-e-s l’auront peut-être remarqué, une rubrique « pour aller plus loin » apparaît dans la colonne de droite de ce blog. L’idée est de partager les informations qui me paraissent intéressantes dans le cadre du sujet que je traite ici, mais pour lesquelles je n’ai malheureusement pas le temps d’écrire un article spécifique.

Depuis quelques mois, je me suis créé un profil sur identi.ca, un service de microblogging libre qui se présente comme une alternative à Twitter. Le fil d’actualité de mon blog sera désormais issu de ce profil et alimenté de façon plus régulière. Pour les personnes qui y jetaient un œil, va falloir être plus vifs! 😉

Pourquoi identi.ca?

La problématique des réseaux sociaux est ici surtout abordée par le biais de Facebook. Avec 800 millions de comptes à travers le monde et des pratiques désastreuses concernant la gestion des informations personnelles (tout contenu peut être réutilisé par l’entreprise à sa guise, les informations ne sont pas supprimées même après fermeture du compte, bouton espion etc…), la cible est trop belle!

Mais il ne faut pas penser pour autant que Facebook soit une exception, c’est plutôt le modèle. Google +, Twitter et la plupart des autres services gratuits en ligne proposant aux internautes de donner des informations sur leurs habitudes (Netvibes par exemple), fonctionnent à peu près de la même manière.

Sur identi.ca, les informations privées ne sont de plus pas vendues à des régies publicitaires, et elles ne sont pas récoltées pour forger un profil et proposer de la publicité ciblée.

Social, et libre!

Identi.ca est donc une alternative dans le sens où il est basé sur le logiciel libre StatusNet (licence AGPL). Cela signifie que son mode de fonctionnement peut être étudié, on sait comment il se comporte, comment il traite les données. C’est assurément un plus lorsque l’on confie des informations et des productions personnelles.

Tout contenu publié sur identi.ca est en licence libre 3.0. Cela signifie que vous en gardez la paternité, mais qu’il devient partageable par tous (dans la mesure où l’information est publiée publiquement). Cela signifie donc que vous pouvez vous même reprendre légalement du contenu trouvé sur le profil de quelqu’un d’autre si vous le trouvez intéressant.

La panacée?

Identi.ca pourrait presque être parfait s’il n’était pas centralisé (et ouais faut quand même critiquer un peu hein!). En ce qui concerne un stockage des données garantissant le plus grand respect de la vie privée, il est toujours préférable d’avoir des systèmes décentralisés, comme c’est le cas pour le p2p par exemple.
C’est de plus, plus proche de l’esprit du net qui est basé sur le partage et l’égalité entre les machines (chaque ordinateur peut être client et serveur).

En théorie, il est possible d’avoir un profil en installant StatusNet sur son propre serveur (identi.ca est une façon d’accéder au réseau StatusNet), mais cela comporte malheureusement pas mal de difficultés au point de ne pas pouvoir se présenter comme une alternative décentralisée accessible au grand public pour l’instant.

Enfin, mais c’est là que certain-e-s d’entre vous entrent en jeu, identi.ca est certes relativement bien fréquenté (à ne pas comparer avec Twitter tout de même!), mais essentiellement encore par des « libristes » et des geeks. Même s’il permet de ce fait de trouver très facilement des personnes intéressantes dans ces milieux, on ne peut pas réellement parler de réseau populaire comme peut l’être Twitter. Mais sauter le pas n’est qu’une histoire de clics!
Pour les accros à Twitter, la transition peut se faire en douceur car identi.ca permet la publication simultanée sur les deux réseaux.

Mon compte identi.ca: https://identi.ca/revoltenumerique

Vous pouvez également récupérer le flux dans votre propre lecteur:

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Adblock Plus cesse de bloquer toutes les pubs https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/19/adblock-plus-cesse-de-bloquer-toutes-les-pubs/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/19/adblock-plus-cesse-de-bloquer-toutes-les-pubs/#respond Mon, 19 Dec 2011 11:54:59 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2339 L'article Adblock Plus cesse de bloquer toutes les pubs a été publié sur Révolte Numérique

Probablement connaissez-vous l’extension pour Firefox (et Chrome): Adblock Plus. Très populaire, elle permet de bloquer de nombreuses publicités qui envahissent nos pages lors de la navigation. Et bien une mise à jour a été effectuée il y a peu et désormais, certaines publicités sont jugées « acceptables ». Adblock est le compagnon … Lire la suite

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L'article Adblock Plus cesse de bloquer toutes les pubs a été publié sur Révolte Numérique

Probablement connaissez-vous l’extension pour Firefox (et Chrome): Adblock Plus. Très populaire, elle permet de bloquer de nombreuses publicités qui envahissent nos pages lors de la navigation. Et bien une mise à jour a été effectuée il y a peu et désormais, certaines publicités sont jugées « acceptables ».

Adblock est le compagnon de beaucoup d’internautes pour qui la publicité est une plaie à tous les niveaux: visuel, auditif, intellectuel etc. Toujours plus intrusives, elles vont, grâce à la personnalisation rendue possible par le traçage des régies publicitaires, pouvoir proposer des annonces toujours plus susceptibles de vous faire revenir dans l’église de la Sainte Consommation (au cas où vous vous seriez égaré-e-s).

Nouvelle mise à jour, nouvelle politique

Il faut croire que le slogan: « les publicités c’est du passé ! » soit à remodeler quelque peu. Suite à une nouvelle mise à jour, certaines publicités seront désormais considérées comme « acceptables ». L’argumentaire mis en avant est bien rodé: permettre aux petits sites qui vivent de la publicité de s’en sortir. Qui pourrait critiquer cela?

Pour les plus dogmatiques de l’antipub, on précise tout de même que les publicités autorisées seront parmi les moins intrusives:

  • « Les publicités statiques seulement (pas d’animation, de son ou choses similaires)
  • De préférence textuelles, sans image accrocheuse
  • Au maximum un script ralentissant le chargement de la page (en particulier, une seule requête DNS) »

What is a publicité non intrusive??

Si elle ne bouge pas ou ne nous claque pas le dernier single au top 5 de la semaine, il faudrait donc considérer qu’une publicité est non intrusive… Mais avez-vous demandé à voir cette pub en allant sur votre site préféré? Avez-vous tapé l’URL du site de la régie et accepté de vous connecter à leurs serveurs, et donc de laisser de nombreuses traces permettant de construire votre profil? L’avez-vous autorisée à déposer des cookies sur votre machine afin de pouvoir être tracé-e-s?

Publicité non intrusive ne veut de plus pas dire petite régie publicitaire (d’ailleurs Google ne semble pas se retrouver à la rue dans cette histoire). Cela change-t-il quelque chose de voir une pub moins flashy si c’est pour être ciblé-e une fois de plus par l’une des quelques grandes régies qui dominent sur le web? La question du traçage et de la concentration des données n’est absolument pas réglée ici…

Pour ma part, le rejet des pubs n’est pas lié à une simple question esthétique (même s’il faut bien avouer qu’avec les pop up et les vidéos en flash, il y a de quoi péter un câble pour cette seule raison).

La pub ou rien

Cet étrange changement de politique laisse tout de même passer une idée qui est assez gênante: sans pub, point de web. Si ses sources de financement sont effectivement souvent les premières à faire tourner les sites, il existe bien d’autres modèles qui pourraient faire tout aussi bien.
Notons qu’un site comme celui de l’encyclopédie libre Wikipédia, l’un des plus consultés au monde, et fonctionnant même avec des salarié-e-s, fonctionne sans aucune forme de publicité!
De façon (beaucoup) plus modeste, Révolte Numérique fait de même (sans salariés 😉 ).
Comme quoi…

Ajoutons que c’est également la question de l’indépendance des sites qui se pose. Peut-on prétendre qu’elle existe lorsque l’on est soumis à une régie publicitaire (qui peut également avoir ses « préférences » en termes de contenu diffusé), et qu’on ne peut produire sans elle?

Que faire?

Heureusement, si les pubs « acceptables » sont désormais autorisées par défaut, il n’est pas encore interdit d’être un affreux gauchiste primaire et de refuser toute publicité!
Il vous faudra pour effectuer ce petit réglage, vous rendre dans le menu des « modules complémentaires », aller dans les préférences d’Adblock Plus, puis « préférences de filtre » et décochez « autoriser les publicités non-intrusives ».

Ça y est, vous êtes à nouveau un-e infâme pirate qui asséchera le web comme d’autres assèchent la création en téléchargeant de la musique!

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