NSA – Révolte Numérique https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org Pour l'autodéfense numérique Sat, 25 Jul 2015 12:41:36 +0000 fr-FR hourly 1 Vidéo: Conférence des associations opposées à la Loi sur le Renseignement https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/03/28/video-conference-des-associations-opposees-a-la-loi-sur-le-renseignement/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/03/28/video-conference-des-associations-opposees-a-la-loi-sur-le-renseignement/#respond Sat, 28 Mar 2015 14:39:05 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4841 L'article Vidéo: Conférence des associations opposées à la Loi sur le Renseignement a été publié sur Révolte Numérique

Jeudi 26 mars, une conférence de presse s’est tenue dans les locaux de La Quadrature Du Net afin de faire entendre la parole d’acteurs de la société contre la Loi sur le Renseignement, laquelle doit être votée à partir du 13 avril 2015. Parmi les présents, on trouvait La Quadrature … Lire la suite

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L'article Vidéo: Conférence des associations opposées à la Loi sur le Renseignement a été publié sur Révolte Numérique

quadratureJeudi 26 mars, une conférence de presse s’est tenue dans les locaux de La Quadrature Du Net afin de faire entendre la parole d’acteurs de la société contre la Loi sur le Renseignement, laquelle doit être votée à partir du 13 avril 2015.

Parmi les présents, on trouvait La Quadrature du Net, Amnesty International France, Reporters Sans Frontières, l’Observatoire des Libertés et du Numérique, le CREIS-Terminal, la Ligue des Droits de l’Homme, le Syndicat de la Magistrature, le Syndicat des avocats de France et le CECIL.

Ce qui frappe d’emblée dans ces prises de parole, c’est l’absence d’ambiguïté quant à la dénonciation d’un risque de surveillance de masse.  Trois autres problèmes fondamentaux structurent le positionnement commun:

  • La question du rythme de l’étude du projet. L’utilisation de la procédure d’urgence pour voter cette loi ne permet pas l’installation d’un temps de réflexion pour la société civile.
  • La question de la légalisation automatique des pratiques illégales des Renseignements (« allégales » selon le gouvernement).
  • La question du recours pour les personnes pensant être sujettes à la surveillance qui est « quasiment inexistant ».

Une loi qui pourra impliquer les organisations politiques, syndicales et le mouvement associatif

Pour la LDH, il faut souligner que le discours du gouvernement présente le projet comme étant vertueux, alors qu’il légalise selon eux « des pratiques délinquantes et liberticides ». L’absence de volonté de négociation est elle aussi pointée du doigt.

Comme plusieurs autres acteurs, la Ligue rappelle qu’il ne s’agit pas d’une loi contre le terrorisme, comme on pourrait le penser étant donné le contexte politique et la communication gouvernementale, mais d’une loi sur le Renseignement. Cette distinction apparemment anodine a le mérite de proposer une prise de recul vis à vis d’une loi qui a été préparée bien avant les attentats de janvier, et dont le champ d’application dépasse très largement le problème de la supposée menace terroriste sur le territoire.

L’ouverture est en effet immense. La LDH considère donc que les organisations politiques, syndicales, et le mouvement associatif pourront tout à fait être concernés par cet élargissement du champ d’intervention. On se souvient alors du fichier EDVIGE. C’est également un projet qui organise « l’impunité des agents de l’État » et « le privilège donné au jugement administratif » qui est dénoncé.

Pour conclure, Pierre Tartakowski de la LDH lance: « C’est un projet qui ne fait pas confiance à la société mais qui demande à la société de faire confiance à l’État. Mais ce que nous avons appris, c’est que face à l’État, il ne faut pas de la confiance, il faut des garanties ».

La liberté de la presse menacée

Infatigable refrain fredonné depuis les attentats contre Charlie Hebdo, la menace vis à vis de la liberté de la Presse n’est plus ici l’apanage des terroristes. Pour RSF, la loi aura un impact direct sur les libertés des journalistes et pourrait bien compromettre la protection des sources. L’association demande donc une exception journalistique en s’appuyant sur la recommandation de la CNIL. Son porte parole Christophe Deloire critique également le blocage administratif d’un site mis en œuvre courant mars, au prétexte qu’un discours d’un responsable de l’État Islamique avait été cité.

Pas de doute, les inquiétudes sont grandes chez les journalistes aussi…

Un contrôle et des recours aux contours bien flous

Amnesty International France s’offusque par le biais de Geneviève Garrigos de l’absence de réflexion sur la problématique du Renseignement. Elle le définit ainsi: ce sont « des agences qui travaillent dans l’opacité et qui recueillent des informations ». Si le texte propose officiellement d’entraver ces risques de dérives, il est une fois encore présenté comme étant loin de se limiter au domaine du terrorisme. Elle relève notamment la protection des intérêts économiques de la France et la lutte contre les violences collectives, et anticipe elle aussi un ciblage des mouvements sociaux.

Le Droit fondamental est mis de côté: c’est le droit à la sûreté qui est sacrifié (garanti normalement face aux abus de la puissance publique), au profit du renforcement d’une protection des agents.
La CNCTR (Commission Nationale de Contrôle des Techniques de Renseignement) censée contrôler les mesures de surveillance, est de ce fait consultative. Si un individu est susceptible de participer à des mobilisations collectives ou de remettre en cause la sécurité d’une entreprise située en France, il pourra faire l’objet de mesures de surveillance. Mais seul le premier ministre pourra prendre la décision de cibler un individu. Pour Amnesty, il s’agit là d’une « remise en cause du principe d’inviolabilité du domicile et du droit à l’intimité », et d’un « refus d’un droit de regard indépendant [vis à vis] du politique ».

Si l’on pense être visé par une mesure de surveillance, la saisie du Conseil d’État sera possible, mais celui-ci ne pourra que confirmer s’il y a une mesure. La personne ne pourra être informée de ce qui a été mis en place, ni pour combien de temps. Le secret défense prévaudra. Là encore, « on empêche le contrôle démocratique » déclare Geneviève Garrigos . L’article 7 étend pour cela la pénalisation de la révélation sur l’existence de mesures de surveillance, même illégales. On pense rapidement au sort envisagé pour les lanceurs d’alertes.

L’Amérique, je veux l’avoir, et je l’aurai

Comme Joe Dassin, La Quadrature du Net s’est donnée pour mission de scruter outre-Atlantique pour comparer les ressemblances en terme de pratiques de Renseignement. L’association dénonce en avant-propos une politique de l’autruche car les pratiques de la DGSE et les accords LUSTRE n’ont « donné lieu à aucune réaction publique claire », et ce malgré des mois de polémiques autour des révélations Snowden. Cette omerta sur les pratiques américaines s’avère moins surprenante lorsque l’on observe les projets de renseignement français. L’article L851-4 sur les « boîtes noires » est ainsi mis en parallèle avec la loi britannique installant la pièce centrale de la surveillance systématique du GCHQ (Renseignements britanniques, alliés à la NSA).

De même, les communications émises ou reçues de l’étranger sont visées par la loi en préparation, ce qui recouvre une « très grande partie des communications » pour La Quadrature. Là encore, on fait le lien avec le placement de mouchards et la collecte « upstream » de la NSA, c’est à dire directement branchée sur les câbles Internet. Les modalités de surveillance feront également l’objet d’un décret non publié, autre outil dont se sont dotés les américains avec l’article 702 de la FISA, cette cour secrète couvrant les agissements de la NSA.

Enfin, pour la Quadrature, l’article qui immunise les agent de « criminalité informatique » si les faits sont réalisés à l’étranger fait irrémédiablement penser aux pratiques de hacking de la NSA.

Le bilan n’est donc pas très réjouissant pour toutes ces associations, mais leur message est clair, il est temps de nous faire entendre.

 

Merci à JcFrog d’avoir mis en ligne ces vidéos

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Pas sage en Seine 2014: viendez parler vie privée et sécurité https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/24/pas-sage-en-seine-2014-viendez-parler-vie-privee-et-securite/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/24/pas-sage-en-seine-2014-viendez-parler-vie-privee-et-securite/#respond Tue, 24 Jun 2014 20:25:37 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4676 L'article Pas sage en Seine 2014: viendez parler vie privée et sécurité a été publié sur Révolte Numérique

J’ai déjà eu l’occasion de publier des vidéos des conférences de Pas Sage en Seine, et pour preuve, elles sont souvent de grande qualité. Cette année encore, plusieurs d’entre elles traiteront directement des sujets qui sont récurrents sur ce blog: la vie privée et l’usage des nouvelles technologies, la surveillance, … Lire la suite

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pses2014

J’ai déjà eu l’occasion de publier des vidéos des conférences de Pas Sage en Seine, et pour preuve, elles sont souvent de grande qualité. Cette année encore, plusieurs d’entre elles traiteront directement des sujets qui sont récurrents sur ce blog: la vie privée et l’usage des nouvelles technologies, la surveillance, la reprise en main de ses outils informatiques.

À partir de jeudi 26 juin à midi donc, vous pourrez vous rendre à Numa à Paris pour découvrir ou vous perfectionner sur ces thématiques, mais aussi participer à des ateliers, notamment sur la cryptographie:

Extraits:

Jeudi 12h: Make datalove not cyberwar par Okhin.

13h: De la surveillance de masse à la paranoïa généralisée par Manhack.

Vendredi 16h: Hygiène numérique – Applications pour protéger notre vie privée (sur les smartphones) par Zenzla.

Samedi 28 14h: Monde sous surveillance, les « pires » programmes de la NSA par Skhaen.

20h: Que sont devenus Amesys et Qosmos, vendeurs de solutions d’interception de masse à la Libye et la Syrie? Par Bluetouff, Kitetoa et Olivier Iteanu.


Voir sur une carte plus grande

Le programme complet est disponible sur le site de l’événement (sponsorisé notamment par Reflets.info et Médiapart s’il vous plaît). Je vous laisse juger par vous-même, et vous ferai sans nul doute un retour sur ces quatre jours dédiés à l’autodéfense numérique.

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Un an après, un bilan sur les écoutes de la NSA https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/12/un-an-apres-un-bilan-sur-les-ecoutes-de-la-nsa/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/12/un-an-apres-un-bilan-sur-les-ecoutes-de-la-nsa/#respond Thu, 12 Jun 2014 21:33:37 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4632 L'article Un an après, un bilan sur les écoutes de la NSA a été publié sur Révolte Numérique

Nous avons récemment « fêté » dans l’allégresse les un an des révélations Snowden sur la surveillance des canaux de communication opérée par la NSA. Depuis l’été 2013, les questions de vie privée et de surveillance des communications font désormais partie du paysage médiatique (bien plus qu’avant en tout cas), et les … Lire la suite

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nsa_ecoutes

Nous avons récemment « fêté » dans l’allégresse les un an des révélations Snowden sur la surveillance des canaux de communication opérée par la NSA. Depuis l’été 2013, les questions de vie privée et de surveillance des communications font désormais partie du paysage médiatique (bien plus qu’avant en tout cas), et les discours portant sur la protection des données personnelles deviennent audibles.

Afin de ne pas en rester aux généralités et de pouvoir construire son argumentation sur des faits avérés, et non pas uniquement des vérités générales sur « big brother », un petit bilan de ce qui a été établi s’avère très instructif.

La stratégie du feuilletonnage choisie par Snowden et Greenwald est efficace en ce qui concerne le maintien de la pression sur les médias, mais elle n’influe malheureusement que très peu sur le côté indigeste de la masse de révélations proposées.

Framablog propose une traduction d’un récapitulatif de l’Electronic Frontier Foundation. J’ai toujours rêvé de faire ce bilan, mais la tâche est ardue. Donc, cela n’arrive que très rarement, mais là je vais le faire: un gros repompage d’article, un bon vieux copié-collé style DM de maths fait à la dernière minute. 😉 (mais c’est l’autre qui avait copié en premier m’sieur jvous jure!)

 


65 choses sur la surveillance par la NSA que nous savons maintenant mais que nous ignorions il y a un an

Article original sur le site de l’Electronic Frontier Foundation

par Nadia Kayyali et Katitza Rodriguez

Traduction Framalang : hack, Diab, teromene, r0u, Thérèse, goofy, mrtino

Voilà un an que le journal The Guardian a publié pour la première fois le Foreign Intelligence Surveillance Court order, révélé par Edward Snowden, ex-sous-traitant de la NSA. Le document démontrait que la NSA avait mené des opération de surveillance généralisée sur des millions de personnes innocentes. Depuis lors, toute une vague de révélations choquantes, de divulgations, d’aveux partiels des autorités gouvernementales, d’appels aux lois qui garantissent la liberté de l’information, et de poursuites judiciaires, a déferlé sans interruption. Pour l’anniversaire de cette première révélation, voici 65 choses sur la surveillance par la NSA que nous savons maintenant mais que nous ignorions il y a un an.

1. Nous avons vu un exemple des décisions de justice qui autorisent la NSA à récolter potentiellement tout appel téléphonique aux USA – ce qui veut dire qui vous appelez, qui vous appelle, quand, pendant combien de temps et quelquefois même où.

2. Nous avons découvert les diaporamas en Powerpoint de la NSA qui détaillent comment est menée la récolte « en amont », par la collecte d’informations captées directement dans l’infrastructure des opérateurs de télécoms.

3. La NSA a conçu une vaste « drague du Web » en s’assurant qu’elle peut intercepter non seulement les communications d’une cible lorsqu’elle fait partie d’une communication mais aussi celles qui « concernent une cible, même si la personne ciblée ne participe pas à une communication ».

4. La NSA a confirmé qu’elle recherche des données collectées selon les clauses de la section 702 des amendements à la FISA (FISA Amendments Act) pour avoir accès sans mandat aux communications des citoyens des USA, grâce à ce que le sénateur Ron Wyden a appelé « le vide juridique de la recherche via porte dérobée ».

5. Même si la NSA a déclaré de façon répétée qu’elle ne ciblait pas les citoyens des États-Unis, ses propres documents montrent que les fouilles de données menées sous l’égide de la section 702 sont conçues pour déterminer avec un degré de confiance de 51% seulement si la cible est étrangère.

6. Si la NSA n’établit pas l’origine étrangère d’une cible, elle ne va pas arrêter d’espionner cette cible pour autant. Au lieu de ça, la NSA va présumer que la cible est étrangère tant qu’elle ne peut être « identifiée positivement comme une personne des États-Unis ».

7. Un audit interne de la NSA révélé par une fuite a donné les détails de 2776 violations de règles ou de décisions judiciaires en une seule année.

8. Les hackers de la NSA ciblent les administrateurs systèmes, indépendamment du fait que ces administrateurs systèmes peuvent eux-mêmes être totalement innocents de tout acte répréhensible…

9. La NSA et la CIA ont infiltré des communautés de jeu en ligne comme World of Warcraft et Second Life pour récolter des données et mener leur surveillance.

10. Le gouvernement a détruit des preuves dans des procès pour espionnage intentés par l’EFF contre la NSA. Comble de l’ironie, le gouvernement a également prétendu que les clients de l’EFF avaient besoin de ces preuves pour établir la recevabilité de leur plainte.

11. Le directeur du renseignement national, James Clapper, a menti au Congrès lorsqu’il a été interrogé directement par le sénateur Ron Wyden pour savoir si la NSA était en train de rassembler des données de quelque nature que ce soit sur des millions d’habitants des USA.

12. Microsoft, comme d’autres sociétés, a collaboré étroitement avec le FBI afin de permettre à la NSA de « contourner le chiffrement pour avoir accès aux données des utilisateurs ».

13. Pendant la seule année 2013, le budget du renseignement était de 52,6 milliards de dollars — ce chiffre a été révélé par la fuite d’un document, et non par le gouvernement. Sur ce budget, 10,8 milliards de dollars ont été attribués à la NSA. Cela équivaut approximativement à 167 dollars par personne résidant aux Etats-Unis.

14. La Cour fédérale de la surveillance et du renseignement (Foreign Intelligence Surveillance Court) a rendu des décisions qui autorisent la NSA à partager des données brutes — non expurgées des informations permettant d’identifier les personnes — avec le FBI, la CIA et le Centre national de lutte antiterroriste (National Counterterrorism Center).

15. Conformément à un protocole d’accord (memorandum of understanding), la NSA partage régulièrement des données brutes avec Israël sans en expurger les informations personnelles permettant d’identifier les citoyens des USA.

16. Les divulgations de Snowden ont montré clairement que l’administration Obama avait induit la Cour suprême en erreur à propos de questions clés dans le procès intenté par l’ACLU à la NSA pour espionnage, Clapper v. Amnesty International, ce qui a conduit à un renvoi de l’affaire pour manque de preuves.

17. La NSA « a pénétré le système de communication interne d’Al Jazeera ». Les documents de la NSA font état de ce que « les cibles sélectionnés avaient un “fort potentiel en tant que sources de renseignement” ».

18. La NSA a utilisé des cookies soi-disant anonymes de Google comme balises de surveillance, aidant ainsi à pister les utilisateurs individuels.

19. La NSA « intercepte “des millions d’images par jour” – dont environ 55 000 “images de qualité suffisante pour la reconnaissance faciale” » et les traite avec de puissants logiciels de reconnaissance faciale.

20. Le programme de reconnaissance faciale de la NSA « peut maintenant comparer les photos des satellites d’espionnage avec les photos personnelles interceptées prises en extérieur, pour déterminer leur localisation ».

21. Bien que la réforme de la NSA se soit essentiellement focalisée sur la Section 215 du PATRIOT Act, et que la plupart des magistrats aient également poussé à réformer la Section 702 du FISA Amendments Act, certains des pires espionnages de la NSA ont été effectués conformément au décret 12333, que le président Obama pourrait abroger ou modifier dès aujourd’hui.

22. La NSA a collecté les informations de localisation des téléphones mobiles des citoyens des USA durant deux ans sous couvert d’un projet pilote ayant pour but de voir comment pourraient être analysées de telles informations dans ses énormes bases de données.

23. Au cours du seul mois de mars 2013, la NSA a rassemblé 97 milliards de renseignements en provenance de réseaux informatiques du monde entier, dont 3 milliards de renseignements des réseaux propres aux USA.

24. La NSA a ciblé Tor, un ensemble d’outils qui permet aux internautes de naviguer sur le net de manière anonyme.

25. Le programme MUSCULAR de la NSA infiltre des liens entre les data centers mondiaux des sociétés technologiques comme Google et Yahoo. De nombreuses sociétés ont répondu à MUSCULAR en chiffrant le trafic sur leur réseau interne.

27. Le programme XKEYSCORE analyse les courriers électroniques, les conversations en ligne et l’historique de navigation de millions de personnes n’importe où dans le monde.

28. À travers BULLRUN, la NSA sabote les outils de chiffrement auxquels se fient les utilisateurs ordinaires, les entreprises et les institutions financières, cibles ou non, dans un effort sans précédent visant à affaiblir la sécurité des utilisateurs d’Internet, vous y compris.

28. L’opération Dishfire a collecté 200 millions de textos par jour à travers le globe, qui peuvent être utilisés pour extraire des informations intéressantes sur vous : localisation, contacts, données de carte de crédit, appels manqués, alertes d’itinérance (qui indiquent que vous franchissez une frontière), cartes de visite électroniques, informations sur vos paiements par carte, alertes aux voyageurs, et renseignements sur vos réunions.

29. À travers l’opération CO-TRAVELER, les États-Unis collectent des informations de localisation provenant de relais de téléphonie mobile GSM, d’émetteurs Wi-Fi et de concentrateurs GPS, qui sont ensuite analysées en fonction du temps pour déterminer entre autres avec qui une cible voyage.

30. Un mémo de 2004 intitulé DEA – The “Other” Warfighter (DEA – « l’autre » combattant) montre que la NSA et la DEA « profitent d’échanges réciproques d’information ».

31. Quand la DEA agit sur les renseignements que sa division « Opérations spéciales » reçoit de la NSA, ils cachent la source de l’information à travers une « construction parallèle », une mascarade recréant une enquête imaginaire destinée à cacher la source de l’indice, non seulement au défenseur, mais à la Cour. Il s’agit de faire en sorte qu’aucun tribunal ne rende de décision sur la légalité ou la finalité de l’usage qui sont faits des données de la NSA dans les enquêtes ordinaires.

32. Le produit de la surveillance de la NSA finit régulièrement entre les mains de l’IRS (NdT : le fisc des États-Unis). Tout comme la DEA, l’IRS utilise la « construction parallèle » pour dissimuler l’origine de l’indice.

33. Même le Conseil de surveillance de la vie privée et des libertés civiles (Privacy and Civil Liberties Oversight Board), dont les membres sont triés sur le volet par le président des États-Unis, a recommandé que le gouvernement fasse cesser la collecte massive des enregistrements téléphoniques autorisée par la section 215 [NdT : du PATRIOT Act], cette collecte étant inefficace, illégale, et probablement anticonstitutionnelle.

34. La NSA a des projets pour infecter potentiellement des millions d’ordinateurs en y implantant des malwares dans le cadre du programme Tailored Access Operations (opérations d’accès personnalisé).

35. La NSA a eu un contrat secret de 10 millions de dollars avec la société de sécurité RSA pour créer une « porte dérobée » dans ses produits de chiffrement, largement utilisés par les entreprises.

36. « Dans le cadre d’une proposition visant à salir la réputation de ceux dont l’agence pense que les discours incendiaires radicalisent les autres », la NSA a surveillé leurs accès aux contenus pornographiques et rassemblé d’autres informations d’ordre explicitement sexuel.

37. La NSA et ses partenaires exploitent les applications mobiles, comme le jeu populaire Angry Birds, pour accéder à des informations privées sur les utilisateurs comme la localisation, l’adresse personnelle, le genre, et plus encore.

38. Le Washington Post a révélé que la NSA récolte « des centaines de millions de carnets d’adresses provenant de comptes personnels de courriel ou de messagerie instantanée du monde entier, dont beaucoup sont des citoyens des USA ».

Beaucoup de révélations de Snowden ont concerné les activités de la NSA à l’étranger, ainsi que les activités de certains des plus proches alliés de la NSA, comme son homologue britannique le GCHQ. Certaines de ces activités ont été des entreprises coopératives. En particulier, les « Cinq Yeux » – les États-Unis, la Nouvelle Zélande, l’Australie, le Royaume-Uni et le Canada – se communiquent mutuellement les données concernant leurs citoyens, constituant ainsi des failles susceptibles de saper la législation nationale.

39. La NSA a versé à son homologue britannique, le GCHQ, 155 millions de dollars ces trois dernières années « pour sécuriser l’accès aux programmes de collecte du renseignement britannique et les influencer ».

40. The Guardian a rapporté ceci : « Sur une période de six mois en 2008, [le GCHQ] a collecté les l’images de webcam – y compris une quantité importante de communications explicitement sexuelles – de plus d’1,8 millions de comptes utilisateurs Yahoo à l’échelle mondiale. »

41. Le GCHQ a utilisé des logiciels malveillants pour compromettre des réseaux appartenant à l’entreprise belge de télécommunications Belgacom.

42. Les principales entreprises de télécommunications, y compris BT, Vodafone, et Verizon business ont fourni au GCHQ un accès illimité à leurs câbles de fibre optique.

43. Le GCHQ a utilisé des attaques DDoS et autres méthodes pour interrompre les communications des Anonymous et de LulzSec, y compris les communications de personnes qui n’étaient accusées d’aucun délit.

44. La station Bude du GCHQ a surveillé des dirigeants de l’Union européenne, de l’Allemagne et d’Israël. Elle a également ciblé des organisations non gouvernementales comme Médecins du monde.

45. Partenaires de la NSA aux antipodes, les services de l’Australian Signals Directorate, ont été impliqués dans des violations de communications entre avocat et client couvertes par le secret professionnel, remettant en question un principe fondamental de notre système de justice pénal commun.

46. Les agents du renseignement australien ont espionné les téléphones mobiles du cabinet ministériel indonésien et du président Susilo Bambang.

47. En 2008, l’Australie a offert de partager les données brutes concernant ses citoyens avec ses partenaires du renseignement.

48. Le CSEC a aidé la NSA à espionner les dirigeants politiques durant le sommet du G20 au Canada.

49. Le CSEC et le CSIS ont été récemment réprimandés par le juge d’une cour fédérale pour l’avoir induit en erreur dans une demande de réquisition faite il y a 5 ans, à propos de l’utilisation des ressources des Cinq Yeux pour pister les Canadiens à l’étranger.

Ironie du sort, certaines opérations de la NSA ont ciblé des pays qui avaient collaboré directement avec l’agence en d’autres circonstances. Et certaines semblaient simplement non indispensables et disproportionnées.

50. Les documents de la NSA montrent que tous les gouvernements ne sont pas transparents sur leur propre niveau de coopération avec la NSA. Comme le rapporte The Intercept : « Peu de dirigeants élus ont connaissance de cet espionnage, voire aucun ».

51. La NSA intercepte, enregistre et archive chaque communication de téléphone mobile des Bahamas.

52. La NSA a surveillé les communications téléphoniques d’au moins 35 chefs d’États.

53. La NSA a espionné des diplomates français à Washington et aux Nations Unies.

54. La NSA a piraté les réseaux de l’entreprise chinoise Huawei et volé les sources de son code.

55. La NSA a posé des mouchards dans les ambassades de l’Union européenne à New York et à Washington. Elle a copié des disques durs dans les bureaux de l’UE à New York, et a mis sur écoute le réseau informatique interne des ambassades de Washington.

56. La NSA a collecté les métadonnées de plus de 45 millions d’appels téléphoniques italiens sur une période de 30 jours. Elle a également entretenu des stations de surveillance à Rome et à Milan.

57. La NSA a stocké les données d’approximativement 500  millions de connexions des systèmes de communication allemands chaque mois.

58. La NSA a collecté les données de plus de 60 millions d’appels téléphoniques espagnols sur une période de 30 jours, fin 2012 et début 2013, et a espionné des membres du gouvernement espagnol.

59. La NSA a collecté les données de plus de 70 millions d’appels téléphoniques français sur une période de 30 jours, fin 2012 et début 2013.

60. The Hindu, sur la base de documents de la NSA, a rapporté que « Sur une liste exhaustive des pays espionnés par les programmes de la NSA, l’Inde est en cinquième place. »

61. La NSA a pénétré le compte officiel de courriel de l’ancien président mexicain Felipe Calderon.

62. D’après The Guardian : « La NSA a, pendant des années, systématiquement écouté le réseau des télécommunications brésiliennes et et a intercepté, collecté et stocké sans discrimination les courriels et enregistrements téléphoniques de millions de Brésiliens ».

63. La NSA a surveillé les courriels, les appels téléphoniques et les textos de la présidente brésilienne Dilma Rousseff et de ses plus proches collaborateurs.

64. Les agences du renseignement allemand ont coopéré avec la NSA et ont implémenté le programme de la NSA XKeyscore, tandis que la NSA était en train d’espionner les dirigeants allemands.

65. Le quotidien norvégien Dagbladet a rapporté que la NSA a acquis des données sur 33 millions d’appels de téléphones mobiles norvégiens sur une période de 30 jours.

Il ne fait aucun doute que les relations internationales qu’Obama s’était engagé à restaurer, de même que la confiance du peuple des États-Unis dans le respect de sa vie privée et de ses droits constitutionnels, ont été sapées par la surveillance tous azimuts de la NSA. Mais un an après, le gouvernement des USA aussi bien que les gouvernements d’autres pays n’ont pas pris les mesures nécessaires pour faire en sorte que cette surveillance cesse. C’est pourquoi chacun doit se mobiliser – contactez votre député, rejoignez Reset the Net, et apprenez comment la loi internationale s’applique à la surveillance états-unienne aujourd’hui.

Toutes les images sous licence CC BY 2.0, par EFF, JeepersMedia et Richard Loyal French.

Source de la traduction: Framablog

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Écoutes de la NSA: Glenn Greenwald passe par la France (vidéo) https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/05/28/ecoutes-de-la-nsa-glenn-greenwald-passe-par-la-france/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/05/28/ecoutes-de-la-nsa-glenn-greenwald-passe-par-la-france/#respond Wed, 28 May 2014 15:28:21 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4559 L'article Écoutes de la NSA: Glenn Greenwald passe par la France (vidéo) a été publié sur Révolte Numérique

À l’occasion de la sortie de son livre Nulle part où se cacher, Glenn Greenwald, l’un des journalistes à l’origine des premières révélations concernant les écoutes mondiales de la NSA, était de passage à Paris les 27 et 28 mai 2014. Depuis un an, les informations se succèdent, et dessinent … Lire la suite

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L'article Écoutes de la NSA: Glenn Greenwald passe par la France (vidéo) a été publié sur Révolte Numérique

greenwald

nulle partÀ l’occasion de la sortie de son livre Nulle part où se cacher, Glenn Greenwald, l’un des journalistes à l’origine des premières révélations concernant les écoutes mondiales de la NSA, était de passage à Paris les 27 et 28 mai 2014.

Depuis un an, les informations se succèdent, et dessinent un monde tout à fait nouveau, dans lequel le rapport aux technologies de l’information et de la communication a radicalement changé pour une partie grandissante des individus.

Un large débat sur ces technologies est aujourd’hui urgent, et il est vital que chacun d’entre nous entame un travail de réappropriation des outils numérique, si tant est que cela soit toujours possible en l’état.

Pour alimenter ce débat, je vous propose de revoir et de réécouter les interventions de Glenn Greenwald au journal Le Monde et à France Culture.

Enfin, vous pouvez vous procurer le livre du journaliste aux éditions JC Lattès pour un prix éditeur de 20€. Nul doute que sa lecture s’annonce très instructive.

Lecture à caler à 71minutes pour le début de l’émission. (lien externe)

Grand entretien avec Glenn Greenwald… by lemondefr


Glenn Greenwald : « le terrorisme est un prétexte » by lemondefr

Glenn Greenwald : « grâce aux métadonnées, on… by lemondefr


Glenn Greenwald : “les Etats Unis ont peur que… by lemondefr


Glenn Greenwald : « Edward Snowden voulait que l… by FranceInfo


Greenwald : « l’histoire la plus explosive, c… by Europe1fr

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Comment et pourquoi la NSA peut vous écouter (vidéo) https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/03/19/comment-et-pourquoi-la-nsa-peut-vous-ecouter-video/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/03/19/comment-et-pourquoi-la-nsa-peut-vous-ecouter-video/#respond Wed, 19 Mar 2014 13:15:52 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4433 L'article Comment et pourquoi la NSA peut vous écouter (vidéo) a été publié sur Révolte Numérique

Voici une petite vidéo publiée par Le Monde sur les objectifs et le fonctionnement de la surveillance de la NSA, mais du point de vue de Monsieur et Madame « tout le monde ». L’une des nœuds du débat sur la question s’articule autour de l’affirmation « je n’ai rien à cacher ». L’acceptation … Lire la suite

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prism_patate

Voici une petite vidéo publiée par Le Monde sur les objectifs et le fonctionnement de la surveillance de la NSA, mais du point de vue de Monsieur et Madame « tout le monde ». L’une des nœuds du débat sur la question s’articule autour de l’affirmation « je n’ai rien à cacher ». L’acceptation ou non de la grande curiosité des États relève de l’éthique et il n’est pas aisé de trouver un consensus systématiquement. Mais il me semble que cette phrase tournant en boucle systématiquement peut parfois aussi servir de repoussoir, et être utilisée pour s’auto-convaincre que de toute façon nos propres données ne peuvent être concernées.

Cette petite vidéo montre donc de façon très simple comment nous pouvons devenir très rapidement « intéressants » pour la NSA. Le fonctionnement de XKeyscore et de PRISM sont ici explicités, et permettront sans doute de concerner un peu plus de personnes à ce vaste débat qui n’en finit plus tant les révélations s’enchaînent chaque semaine.

Comment la NSA vous espionne (expliqué en patates) by lemondefr

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Affaire Bluetouff et surveillance: interview de Me Iteanu https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/03/15/affaire-bluetouff-et-surveillance-interview-de-me-iteanu/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/03/15/affaire-bluetouff-et-surveillance-interview-de-me-iteanu/#respond Sat, 15 Mar 2014 13:43:41 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4387 L'article Affaire Bluetouff et surveillance: interview de Me Iteanu a été publié sur Révolte Numérique

Beaucoup d’entre vous en ont probablement entendu parler, l’affaire Bluetouff a quelque peu remué la blogosphère et même la presse internationale. Suite à une requête du type « filetype:pdf Confidentiel » sur Google (trad: je souhaite afficher des documents pdf comprenant le mot « confidentiel » dans mes résultats), le journaliste de Reflets.info est … Lire la suite

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google_hacking

Beaucoup d’entre vous en ont probablement entendu parler, l’affaire Bluetouff a quelque peu remué la blogosphère et même la presse internationale. Suite à une requête du type « filetype:pdf Confidentiel » sur Google (trad: je souhaite afficher des documents pdf comprenant le mot « confidentiel » dans mes résultats), le journaliste de Reflets.info est tombé sur des documents visiblement censés être stockés sur un intranet de l’ANSES (organisme national dans le domaine de la santé). Le hic, ceux-ci ont été involontairement laissés en libre accès. Celui-ci a donc été mis en accusation, et après avoir été relaxé, est passé en Appel.

Les retours de cet Appel ont souligné le surréalisme de la situation: lorsque Google se prononçait « gogleu », login « lojin », et que cliquer sur un lien dans le moteur de recherche Google pouvait avoir des conséquences sur les vies humaines. Les compétences de la cours ont visiblement été un poil en dessous de celui d’un élève de 6e, mais qu’importe, l’accusé se voit aujourd’hui obligé d’aller en Cassation pour éviter 2 ans de prison et 30 000€ d’amende.

Maître Iteanu, son avocat, revient sur l’affaire, mais également sur les affaires relatives à la surveillance qui se multiplient depuis un an. Ça cause donc de NSA, PRISM, Google et Facebook, mais aussi de la fameuse loi de programmation militaire  voté par le gouvernement « socialiste » il y a peu, déjà comparée au Patriot Act américain.

Source: Thinkerview

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Reclaim your privacy: une vidéo sur la surveillance de la NSA https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/02/11/reclaim-our-privacy-une-video-sur-la-surveillance-de-la-nsa/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/02/11/reclaim-our-privacy-une-video-sur-la-surveillance-de-la-nsa/#comments Tue, 11 Feb 2014 22:40:37 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4365 L'article Reclaim your privacy: une vidéo sur la surveillance de la NSA a été publié sur Révolte Numérique

La Quadrature du net a publié ce mardi 11 février une vidéo financée par les internautes et ayant pour ambition de sensibiliser le grand public à la question de la surveillance de masse. Depuis cet été, cette surveillance remplit quotidiennement les colonnes des journaux (et sites web). Plus de 6 … Lire la suite

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La Quadrature du net a publié ce mardi 11 février une vidéo financée par les internautes et ayant pour ambition de sensibiliser le grand public à la question de la surveillance de masse.

Depuis cet été, cette surveillance remplit quotidiennement les colonnes des journaux (et sites web). Plus de 6 mois après les révélations de l’ancien employé de la NSA Edward Snowden sur les agissements de son employeur, les affaires s’empilent et donnent le vertige.

De très nombreux programmes pensés par l’agence ont aujourd’hui été découverts, et il semblerait qu’il faille envisager la possibilité que toute communication puisse être captée par les renseignements américains.
La collaboration plus ou moins active de nombreux pays européens discréditent largement les larmoiements de certains grand-e-s dirigeant-e-s de l’Union, et laissent les internautes de base bien démuni-e-s devant leur clavier.

Autre enseignement qui ressort de cette affaire: c’est aussi grâce à la collecte de données massive opérée par les géants américains de l’informatique (Google, Facebook, Apple, Microsoft…), et les bases de données centralisées qu’ils ont constituées, que la NSA n’a eu qu’à se baisser pour se servir et mettre à jour ses fichiers. Nos banales pratiques quotidiennes ont donc à leur échelle également favorisé cette surveillance.

C’est dans cette optique que la Quadrature du net (et d’autres bien sûr!) mettent l’accent sur trois éléments fondamentaux permettant d’assainir nos usages numériques:

  • L’utilisation de services décentralisés (comme le p2p)
  • La chiffrement de point à point (ex GPG pour les mails, OTR pour le chat…)
  • L’utilisation de logiciels libres (dont on peut comprendre le fonctionnement et vérifier les failles de façon collaborative et indépendante)

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Cliquez sur l’image pour accéder à la vidéo
Licence: CC-BY-SA

Une partie de la solution est entre nos mains, donc au boulot! 😉

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Un spécial investigation sur le Big Data et la surveillance https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/02/08/un-special-investigation-sur-le-big-data-et-la-surveillance/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/02/08/un-special-investigation-sur-le-big-data-et-la-surveillance/#respond Sat, 08 Feb 2014 15:20:48 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4357 L'article Un spécial investigation sur le Big Data et la surveillance a été publié sur Révolte Numérique

L’émission de Canal + a récemment diffusé un reportage sur le Big Data (la collecte et l’analyse de données à grande échelle), et la surveillance privée et étatique. Pour toutes les personnes qui sont déjà un peu sensibilisées à la question et même celles qui n’en savent rien, je vous … Lire la suite

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L'article Un spécial investigation sur le Big Data et la surveillance a été publié sur Révolte Numérique

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L’émission de Canal + a récemment diffusé un reportage sur le Big Data (la collecte et l’analyse de données à grande échelle), et la surveillance privée et étatique.

Pour toutes les personnes qui sont déjà un peu sensibilisées à la question et même celles qui n’en savent rien, je vous conseille de jeter un œil sur cet excellente émission.

Au menu sont abordés:

  • La collecte d’information par les géants du web dans une optique publicitaire, utilisant traces d’achats, géolocalisation et données sociales
  • La prédiction à l’aide des algorithmes et du Big Data dans le domaine du sport, de la politique, de la prévention du crime etc.
  • La vidéo surveillance
  • Le lien entre collecte à des fins publicitaires et l’utilisation étatique des données
  • …


Special Investigation Big Data Les Nouveaux… by chat21590

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WordPress joue les indics de Google grâce aux polices https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/01/22/wordpress-joue-les-indics-de-google-grace-aux-polices/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/01/22/wordpress-joue-les-indics-de-google-grace-aux-polices/#comments Wed, 22 Jan 2014 13:29:15 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4349 L'article WordPress joue les indics de Google grâce aux polices a été publié sur Révolte Numérique

Vouloir naviguer sur le web sans être capté par les serveurs de Google est devenu aujourd’hui une véritable galère. Utiliser le moteur de recherche ou les autres services de l’entreprise, le navigateur Chrome, consulter des sites qui intègrent un bouton Google+ ou une vidéo Youtube, l’outil d’analyse de trafic Google … Lire la suite

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google_scream

Vouloir naviguer sur le web sans être capté par les serveurs de Google est devenu aujourd’hui une véritable galère. Utiliser le moteur de recherche ou les autres services de l’entreprise, le navigateur Chrome, consulter des sites qui intègrent un bouton Google+ ou une vidéo Youtube, l’outil d’analyse de trafic Google Analitycs etc. La liste des mouchards de Google est longue. Et pour ne rien arranger, se réfugier chez Firefox sans mettre un peu le nez dans le moteur n’arrangera pas les choses non plus. Vous le devinez, il ne fait pas bon être fâché avec la firme de Moutain View, tant son champ de vision est tentaculaire.

Tout cela pose de gros problèmes question vie privée et surveillance de nos habitudes par les entreprises, mais aussi par les États, puisque nous savons désormais que la collecte privée permet notamment à la NSA de se servir allègrement dans les gigantesques bases de données stockant nos faits et gestes.

Une mise à jour de WordPress… Et des bases de données de Google

Au cours de pérégrinations sur les réseaux sociaux, je suis tombé sur un article traitant des Google fonts, des polices d’écriture utilisées sur de nombreux blogs, notamment WordPress. Je n’y avais pas vraiment pris garde, mais depuis la mise à jours à la version 3.8, ces fameuses polices ont été intégrées par défaut. On les trouve en particulier dans l’interface admin ainsi que dans le nouveau thème Twenty 12. On pourrait se dire « et alors? Ce ne sont que des polices! ». Certes, mais fidèle à ses habitudes, Google investi le moindre de ses outils pour faire passer les internautes par ses serveurs afin d’engranger des informations comportementales. Là encore, ils n’ont pas raté le coche.
Un développeur de Wordress a par ailleurs lui-même concédé que cela pourrait poser des problèmes de vie privée…

Par l’intégration de Google Fonts, WordPress permet donc à Google de savoir qui administre tel ou tel site et qui consulte des sites qui en sont dotés, par le recueil des headers et des cookies Google qui auraient pu être déposés à la consultation d’un autre site incluant les services Google cités plus haut.

Les activistes tenant un site (notamment les américains), seront heureux d’apprendre que potentiellement, WordPress les balance dorénavant indirectement à la NSA (car qui communique avec Google, communique avec la NSA, la chose n’est plus à prouver depuis les révélations de Snowden cet été).

Heureusement, la légion des anti-Google s’élargit, et une extension nommée Disable Google Fonts est disponible par le biais de l’installateur d’extensions WordPress.

Inutile de préciser l’importance de l’installer sur son blog… Pour vous, pour vos lecteurs.

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Sur le hoax de la France comme « victime de la surveillance des USA » https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/11/27/sur-le-hoax-de-la-france-comme-victime-de-la-surveillance-des-usa/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/11/27/sur-le-hoax-de-la-france-comme-victime-de-la-surveillance-des-usa/#comments Wed, 27 Nov 2013 18:52:43 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4300 L'article Sur le hoax de la France comme « victime de la surveillance des USA » a été publié sur Révolte Numérique

Alors que plusieurs mois se sont écoulés depuis les révélations d’Edward Snowden sur la surveillance mondiale de la NSA, le silence médiatique sur le rôle de la France dans cette affaire, et la stratégie similaire qu’elle déploie de son côté, installe un malaise renforcé par le contraste observé entre ce … Lire la suite

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L'article Sur le hoax de la France comme « victime de la surveillance des USA » a été publié sur Révolte Numérique

ouinousscannons

Alors que plusieurs mois se sont écoulés depuis les révélations d’Edward Snowden sur la surveillance mondiale de la NSA, le silence médiatique sur le rôle de la France dans cette affaire, et la stratégie similaire qu’elle déploie de son côté, installe un malaise renforcé par le contraste observé entre ce mutisme et la gravité de la situation.

Surfer sur un certain anti-américanisme français

Que l’on ne me fasse pas dire ce qui n’a pas été prononcé, je ne prétends pas qu’il n’y ait pas une influence non négligeable et consentie des États-Unis sur la France à tous les niveaux, et qu’il n’y ait pas également une certaine admiration de ce qu’ils représentent ici. Cependant, cet amour vache repose aussi sur un anti-américanisme diffus chez beaucoup d’entre nous, et décliné en autant de versions qu’il peut y avoir de points de vues (ex: « l’Amérique impéraliste, ultra-libérale, arrogante »; jusqu’aux plus gignolesques « l’Amérique du complot, des maçons ou des juifs ».

Au-delà de la pertinence ou non de telles postures, il est évident qu’ajouté à une bonne dose de patriotisme bien de chez nous, l’argument de l’Amérique menaçante permet de présager un amalgame au niveau de la réception, et un alignement de toutes ces positions critiques derrière un chauvinisme hexagonal. Lorsque cela se révèle pratique en terme de communication, rien ne vaut un peu d’anti-américanisme, histoire de rappeler qu’on est quand même biens chez nous, et espérer convaincre tout à la fois les chauvins et les critiques progressistes de la domination réelle des États-Unis. Beaucoup de médias ne s’y sont pas trompés, et ont effectivement relayé ce hoax de la France blanche colombe.

not-meEt c’est un peu ce qu’il s’est joué ici lors du traitement de « l’affaire Snowden ». La France présentée comme une malheureuse victime du pouvoir tentaculaire de la NSA, s’en sont suivis des déclarations outrées de la presse jusqu’au plus haut niveau de l’État. Ainsi, nous étions censés nous réfugier dans un patriotisme protectionniste et espérer une réaction forte de la patrie des droits de l’Homme et de l’Europe pour dénoncer tout cela, développer nos propres infrastructures pour enfin sortir du joug des États-Unis, horribles pourfendeurs de la liberté d’expression et de la vie privée en ligne.

Certains discours ont même pu présenter cela comme une nécessité pour l’indépendance stratégique militaire (exit toute possibilité de critique de la légitimité de la France à continuer ses guerres néo-coloniales un peu partout dans le monde), ou économique (pleurons nos pauvres entreprises françayses qui vont à nouveau devoir bagarrer pour  être compétitives, productives et continuer leur marche vers la destruction des acquis sociaux des salariés. Lorsqu’il s’agit de défendre la nation, pas de place pour la controverse!

Et pourtant, le scandale n’a pas dû surprendre tout le monde

Premièrement, que les États-Unis espionnent le monde, on ne peut pas vraiment dire que ce soit un scoop, et je peine à croire que François Hollande et les journalistes des grands médias qui ont joué ce numéro d’effarouchés aient pu ignorer des programmes d’écoute massives des communications mondiales comme ECHELON. J’ai également des réticences à laisser ma naïveté prendre le dessus, et à considérer que le Patriot Act, lequel donne les pleins pouvoirs à l’État américain en terme de saisie des données de communication, ait pu être méconnu par ces personnes. En creusant ne serait-ce qu’un peu (pas trop), on aurait pu comprendre que non seulement les américains étaient potentiellement visés, mais également les utilisateurs des services américains en ligne, c’est à dire aussi des français (disons 90% rien que par Google via son moteur de recherche et Facebook).
Il aurait donc fallu avaler un « keuuwa?? On écoute les français? La surveillance d’État est complètement la norme aux États-Unis et ce depuis au moins le 11 septembre?? ».

Un scandale qui en fait rend plutôt mal à l’aise les co-responsables

Mais ce qui est le plus drôle dans cette histoire, c’est certainement la véritable nature de la relation France-USA dans cette histoire de surveillance (celle du complot judéo-islamo-illuminato-maçonnique gnark gnark 😉 ). Hum!

Un papier du Süddeutsche Zeitung allemand basé sur l’analyse des documents révélés par Snowden a ouvert la voie vers un autre type d’analyse de la question, nous dirigeant davantage vers une collaboration entre les deux pays, que vers un simple coup par derrière de nos « amis » yankees. En effet, un accord nommé LUSTRE aurait été passé depuis des années, et permettant un échange entre les services de renseignement de la France et des « Five Eyes »  (USA, Royaume-Uni, Nouvelle-Zélande, Canada, Australie).

François Hollande n’était donc aucunement surpris lorsqu’il affirme avoir passé un coup de fil à Barack Obama pour se plaindre de ces pratiques. Nicole Bricq nous l’a brillamment rappelé en précisant qu’un rapport avait été demandé à Claude Revel, déléguée interministérielle à l’intelligence économique dès le début du mandat d’Hollande, et remis en janvier 2013. La même Mme Bricq nous rappelait par la même occasion que nous étions biens cons d’être si naïfs sur le potentiel de surveillance de la France. Merci de rétablir cette vérité chère Ministre.

 

Alors certes la Ministre tente de préciser plusieurs fois qu’elle parle d’intelligence économique, ce qui diffère de la question surveillance de la population. Mais mis dans la balance avec l’affaire PRISME, on ne peut s’empêcher de penser que cette nuance entrecoupée d’hésitations constitue une garantie un peu légère au discours prétendant que la France n’observe pas les mêmes pratiques. Sinon, en quoi serait-ce une arme de défense face à la surveillance des États-Unis, qui elle concerne ouvertement l’ensemble des communications? De plus, en quoi la surveillance dans le cadre de l’intelligence économique serait-elle plus « morale »?

Lorsqu’on parle interception des communication, la politique néo-coloniale de la France en la matière la place de plus en position France Telecom ACE Karte PNGd’interlocuteur privilégiée. Le site Reflet.info souligne pour illustrer cela l’importance du réseau français dans la surveillance du continent africain, lequel échappe en grande partie à la celle des États-Unis. D’où l’intérêt pour ces derniers d’accords comme LUSTRE.

Une épidémie d’amnésie

Il semblerait de même que les esprits se soient bien vite accommodés de la perte du pouvoir de l’UMP. Quelques mois auparavant, certains (au PS aussi mais on ne peut pas dire qu’ils étaient légion), dénonçaient l’affaire Bull-Amesys, impliquant l’État au plus au niveau dans la vente de systèmes de surveillance à grande échelle, et ce à des pays pas toujours très très démocratiques.

Aujourd’hui, plus rien, bien que le business continue et implique toujours le pouvoir, même après l’alternance. Le site Reflets.info (encore eux), rappelle notamment la place de conseillère du roi Mohammed VI qu’occupait Najat Vallaud-Belkacem au Conseil de la Communauté Marocaine à l’Étranger. Et alors? Rappelons que le Maroc a lui aussi eu la joie de recevoir son système d’interception des communications made in France, et ce après que les révélations du scandale Bull-Amesys ait été publiées. Bien entendu, comme en Libye, le système ne sert qu’à traquer les pédophiles et non les opposants politiques.

Sur son propre territoire, l’État français n’est pas en reste non plus

Là encore, il serait fastidieux de lister tous les cas et dispositifs de surveillance de la population en France. Mais pour les derniers, citons par exemple PERGAM, une expérimentation de géolocalisation des téléphones complètement illégale et pourtant testée par l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC). Il aurait été utilisé par la police pendant 2 mois entre le 7 novembre 2012 et le 11 janvier 2013. Celui-ci a été débranché suite à la visite des locaux par Manuel Valls et Fleur Pellerin, car visiblement hors du contrôle de l’État. Mais combien d’autres expériences de ce type sont-elles encore menées? Combien finiront-elles par être légalisées?

En juillet, Le Monde parlait aussi de pratique similaires à celles de la NSA de la part de la DGSE, mais concernant les méta-données et non le contenu des communications. On notera que cela est présenté comme un complément des enquêtes de terrain. Ouf! Il y a surveillance mais on vérifie derrière! Pourtant, beaucoup s’accordent sur le fait que le contenu des communications n’est pas toujours plus important que ces fameuses métadonnées (qui parle avec qui, quand, à quelle fréquence), lorsqu’il s’agit de cartographier les réseaux de communication.

Déjà, le journal supposait un accès élargi ne concernant pas la seule surveillance des terroristes. Lien ou pas, la loi de programmation militaire qui est discutée ces jours-ci à l’assemblée nationale laisse envisager une législation plus permissive de l’écoute en temps réel des communication (et ce sans contrôle judiciaire), et une collaboration des fournisseurs d’accès à Internet et des producteurs de contenus, incluant ainsi les ministères de la défense, de l’intérieur, de l’économie et du budget. Motif:

“la sécurité nationale, la sauvegarde des éléments essentiels du potentiel scientifique et économique de la France, ou la prévention du terrorisme, de la criminalité et de la délinquance organisée (…)”

Il serait alors également possible d’obtenir des informations sur les personnes ayant en leur possession un système vulnérable (windosiens, unissez-vous):

« Art. L. 2321-3. – Pour les besoins de la sécurité des systèmes d’information de l’État et des opérateurs mentionnés aux articles L. 1332-1 et L. 1332-2, les agents de l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information, habilités par le Premier ministre et assermentés dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État, peuvent obtenir des opérateurs de communications électroniques, en application du III de l’article L. 34-1 du code des postes et des communications électroniques, l’identité, l’adresse postale et l’adresse électronique d’utilisateurs ou de détenteurs de systèmes d’information vulnérables, menacés ou attaqués. »

Enfin, cette loi permettrait de blanchir des écoutes illégales pendant 9 jours, comme le soulignait numérama. afin d’obtenir:

  • « l’identification des numéros d’abonnement ou de connexion à des services de communications électroniques » (numéro de téléphone, adresse IP…) ;

  • « le recensement de l’ensemble des numéros d’abonnement ou de connexion d’une personne désignée«  (historique des adresses IP utilisées par un abonné, différentes lignes téléphoniques d’un même abonné…) ;

  • « la localisation des équipements terminaux utilisés » (géolocalisation des smartphones) ;

  • « les communications d’un abonné portant sur la liste des numéros appelés et appelant, la durée et la date des communications« .

Un bien joli programme…

Et moi dans tout ça?

95963-rsf-france-sous-surveillance-internetPour répondre à l’argumentaire de ceux qui n’ont rien à se reprocher, car peu se sentent effectivement concernés par ces récits si grandiloquents qu’on croirait à un scénario de films d’espionnage, je préciserai qu’au Royaume-Uni, le blocage des sites pédopornographiques à été récemment élargi à celui des sites extrémistes.
Ici comme ailleurs, agiter les épouvantails du terrorisme, de la pédophilie, du viol, de la haine raciale et autres mœurs évidemment indéfendables, permet d’ouvrir certains sésames, lesquels ne se refermeront malheureusement que lorsqu’ils pourront concerner toute la population. Tel est le prix de l’apaisement de la paranoïa et de la volonté de contrôle des personnes qui ont le pouvoir.
L’exemple de l’élargissement concerné par le fichage ADN est un excellent exemple de cette technique d’intégration de la légitimité de la surveillance, du fichage, de la censure, et du contrôle des populations dans les mentalités.

Reporter a par ailleurs placé la France parmi les pays sous surveillance dans sa cartographie des pays ennemies d’Internet. Encore un signe?

Quoi qu’il en soit, non, la France n’est pas le pays des droits de l’Homme qu’elle prétend incarner face aux États-Unis, et nous gagnerions tous à nous saisir de cette thématique de la surveillance des États, laquelle pose en permanence la question de la nature de nos démocraties, et du sens que l’on voudra bien donner à ce système politique.

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Le Patriot Act menace tous les internautes! https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/08/16/le-patriot-act-menace-tous-les-internautes/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/08/16/le-patriot-act-menace-tous-les-internautes/#comments Tue, 16 Aug 2011 00:22:55 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=786 L'article Le Patriot Act menace tous les internautes! a été publié sur Révolte Numérique

En fin de semaine dernière, Google confirmait ce dont beaucoup se doutaient: conformément au Patriot Act, l’entreprise fournirait des données sur ses utilisateurs aux autorités américaines. Tout le monde est suspect Suite aux attentats du 11 septembre 2001, le gouvernement américain fait passer une loi d’exception: le Patriot Act. Il … Lire la suite

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En fin de semaine dernière, Google confirmait ce dont beaucoup se doutaient: conformément au Patriot Act, l’entreprise fournirait des données sur ses utilisateurs aux autorités américaines.

Tout le monde est suspect

Suite aux attentats du 11 septembre 2001, le gouvernement américain fait passer une loi d’exception: le Patriot Act. Il s’agit de surfer sur la terreur qui gagnait le pays pour renforcer le pouvoir de l’armée, de la NSA, du FBI et de la CIA.

L’argument de la menace terroriste n’a pas seulement justifié les interventions armées à l’extérieur du pays. En effet, cela a également servi de prétexte à un renforcement significatif des pratiques de surveillance à l’intérieur des frontières étasuniennes. Afin de maîtriser un potentiel ennemi intérieur, les pratiques d’écoute et de perquisition de données concernant les citoyens américains se sont amplifiées au détriment des condations d’organisations de défense des droits de l’Homme.

Microsoft, Google et tous les autres

C’est Gordon Frazer, le directeur général de Microsoft qui nous a confirmé fin juin que Microsoft, en tant qu’entreprise américaine, est soumise à cette loi et s’aquite donc de ses obligations de renseignement. Cette nouvelle n’est pas sans conséquences lorsque l’on connait la taille de l’empire monté par Bill Gates. La quasi totalité des possesseurs d’ordinateur sont donc concernés (Windows occupe une part de marché d’environ 90%).

C’est suite à cette « révélation » que Google a également confirmé qu’elle était dans le même cas.
Le moteur de recherche de la firme de Mountain View est lui aussi utilisé par presque tous les internautes dans le monde. L’implantation dans l’univers de la téléphonie mobile par le biais du système d’exploitation Android (majoritaire) et le rachat aujourd’hui de Motorola Mobile étend un peu plus l’emprise de Google sur nos pratiques numériques.

Oui mais nous ne sommes pas aux États-unis!

Certes, mais le point le plus inquiétant de ces révélations est que le Patriot Act concerne également les entreprises américaines implantées à l’étranger! Comme c’est le cas pour Google… Avec ses 900 000 serveurs estimés qui parsèment le monde, l’entreprise est donc susceptible de fournir des informations au gouvernement américain sur des milliards de personnes.

Par extension, tous les sites qui utilisent le service de statistiques de fréquentation de sites, Google Analytics, y sont également soumis (soit une majorité là aussi). Plutôt glaçant!

Plus encore, le Patriot Act concerne toutes les autres entreprises américaines et donc tous les sites et services hébergés aux États-Unis ou par des américains.
Alors que se développe également le phénomène du cloud computing (stockage de données en ligne), je vous laisse apprécier l’étendue des dégâts!

Surprise?

Pas tellement en réalité. Le programme Échelon monté notamment par la NSA était déjà connu ainsi que les tentatives de surveillance de la population mondiale par les agences de renseignement américaines.

No future?

On pourrait se dire qu’il n’y a rien à faire contre de telles puissances. Que Google, Microsoft, Facebook, Apple et tous les autres sont déjà partout.
Même s’il n’y a probablement pas de solution clé en main pour se prémunir contre ces graves atteintes à la vie privée et aux droits de l’Homme, il serait probablement salutaire de s’approprier les nombreuses alternatives disponibles.

Il s’agit de l’un des objectifs de ce site: fournir des outils permettant de développer d’autres pratiques numériques, plus respectueuses de nos droits fondamentaux.

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