Loppsi II – Révolte Numérique https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org Pour l'autodéfense numérique Sat, 25 Jul 2015 12:41:36 +0000 fr-FR hourly 1 Nouvelles technologies: peut-on échapper à l’emprise américaine ? https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/30/nouvelles-technologies-peut-on-echapper-a-lemprise-americaine%c2%a0/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/30/nouvelles-technologies-peut-on-echapper-a-lemprise-americaine%c2%a0/#comments Fri, 30 Dec 2011 15:47:05 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2551 L'article Nouvelles technologies: peut-on échapper à l’emprise américaine ? a été publié sur Révolte Numérique

Contacté par une journaliste du site de débat Newsring (lancé sous la direction éditoriale de Frédéric Taddeï) pour participer à un sujet sur « Nouvelles technologies : peut-on échapper à l’emprise américaine ? », je me suis plié à l’exercice. C’est à partir de l’annonce du retrait de Dassault du projet de … Lire la suite

]]>
L'article Nouvelles technologies: peut-on échapper à l’emprise américaine ? a été publié sur Révolte Numérique

Contacté par une journaliste du site de débat Newsring (lancé sous la direction éditoriale de Frédéric Taddeï) pour participer à un sujet sur « Nouvelles technologies : peut-on échapper à l’emprise américaine ? », je me suis plié à l’exercice.
C’est à partir de l’annonce du retrait de Dassault du projet de Cloud computing « à la française » que la journaliste s’est posé la question de la possibilité pour la France de développer son indépendance face à des services majoritairement américains.
Le débat et sa présentation sont disponibles à cette adresse.

Le point de vue développé ici s’attardera davantage à se demander s’il est possible d’échapper à l’emprise des États et des entreprises qui font fortune sur la surveillance des communications.

Il est coutume de dire qu’internet n’a pas de centre, et c’est vrai. En tant que réseau de réseaux décentralisé, il est en théorie conçu pour pouvoir fonctionner quelles qu’en soient les parties amputées. Mais il est aussi fréquent d’entendre que s’il devait y en avoir un, il serait aux États-Unis.

Avec le développement de la toile, de nombreuses entreprises américaines ont acquis un statut dominant voire quasi monopolistique dans certains domaines. Plus de neuf français sur dix utilisent des logiciels Microsoft et surfent sur le net grâce à Google, et près d’un sur trois a un profil Facebook.

Lorsque l’on parle de stockage des données en ligne (cloud computing), cela pose de façon évidente la question de la conservation et de la concentration des informations, et interroge sur le cadre juridique duquel elles dépendent.

Cette concentration pose problème dans plusieurs domaines :

La confidentialité des données

Concernant la confidentialité des données, et le respect à la vie privée, la constitution de supers bases de données contenant des quantités parfois astronomiques de détails sur nos habitudes de navigation, nos goûts, nos achats, nos symptômes, nos préoccupations, nos désirs etc., pose de sérieux problèmes.
Pour prendre le cas Google, il a été le premier groupe à dépasser le milliard de visiteurs uniques en mai dernier (selon comScore), et Youtube (appartenant à Google) annonce ce mois-ci les mille milliards de vidéos vues en 2011. Chacune de ces visites est l’occasion pour l’entreprise de peaufiner le profil des utilisateurs en fonction de leurs comportements.

La question du droit de l’information

À qui appartiennent les informations publiées par les internautes ? Dans le cas de Facebook par exemple, nous savons que les données « confiées » peuvent être réutilisées dans un cadre publicitaire notamment, et sont à la disposition de l’entreprise, même après suppression du compte (voir l’affaire de l’étudiant autrichien Max Schrems qui a reçu plus de 1200 pages d’informations sur sa personne après 3 ans d’utilisation du réseau et un compte soi disant supprimé).

Le rapport à la justice

C’est également vis à vis de la justice qu’il faut s’interroger, et plus particulièrement de l’État. C’est suite à des « révélations » de Gordon Frazer (directeur général de Microsoft) que la question du Patriot Act a refait surface sur le net. Rédigé suite aux attentats du 11 septembre 2001, le texte impose à toute entreprise américaine de fournir les renseignements dont elle dispose si l’État en fait la demande. Étant dans cette situation, Microsoft a, à l’occasion de la prise de parole de son responsable, avoué avoir déjà été en situation de répondre à cette exigence patriotique. C’est quasiment dans la foulée que le géant Google avait également confirmé avoir fait de même.

Il convient de préciser que le Patriot Act concerne toutes les entreprises américaines, qu’elles soient basées sur le sol américain ou non. Les serveurs de Google en Europe sont par exemple concernés, et toutes les données qu’ils renferment sont donc potentiellement réquisitionnables par les autorités d’outre-Atlantique.

C’est alors que se repose la question de la concentration des données. Avec 900 000 serveurs estimés dans le monde, une utilisation particulièrement élevée de son moteur de recherche en France, et une omniprésence de Google Analytics qui permet d’afficher des statistiques de fréquentation 1 2, Google prend l’allure d’une pieuvre menaçante tant pour la sécurité des internautes que pour celle des entreprises.

Le contrôle du réseau

L’intégrité du réseau ainsi que la garantie d’une circulation libre des contenus dépendent également, du fait de la main mise des entreprises américaines sur le web, du droit états-unien. L’actualité récente braque les projecteurs vers la chambre des représentants et le sénat américains, lesquels discutent deux projets de loi très similaires: Stop Online Piracy Act (SOPA) et Protect IP Act (PIPA). Ces deux Patriot Acts numériques visent à mettre en place des systèmes de contrôle et de censure d’internet dignes des plus grandes dictatures mondiales, et ce afin de préserver les seuls intérêts des ayants droit des industries culturelles américaines. Le passage de tels projets affecterait sans nul doute la totalité de la toile puisque qu’une grande partie des sites en ligne dépendront de ces textes.

Un cloud à la française ?

Cette situation de dépendance à l’égard du droit américain amène divers projets, dont Andromède, présenté comme un cloud à la française, à destination de l’e-administration, puis éventuellement des entreprises de l’hexagone.

Plutôt que de se concentrer directement sur l’administration et les entreprises, il me semble important d’aborder la question de façon plus large, dans le rapport à l’utilisateur en général.

En ce qui concerne la sécurité des données, il conviendrait de désigner clairement celui dont on souhaite se protéger. S’il s’agit de l’État, il n’y a nul doute pour dire que l’État Français ne se montre pas plus vertueux que son homologue américain, en témoignent l’adoption de la très répressive Loppsi II, la troisième position acquise par la France en tant que pays demandant à Google de dévoiler des informations sur ses utilisateurs (octobre 2011), ou encore son implication présumée dans l’affaire d’espionnage d’Amesys (voir ci-dessous).

Mais avec qui ?

Les partenaires associés au projet Andromède laissent perplexes les internautes qui auront rapidement mis le nez dans les questions de sécurité : Orange, Thales et Dassault (qui s’est retiré du projet en décembre).

France Télécom (qui possède la marque Orange), s’est illustré (bien que cela n’ait fait grand bruit), de façon indirecte dans l’affaire Amesys. En effet, l’entreprise possède de nombreuses actions chez Bull, dont Amesys est une filiale.
Cette dernière a été, suite à des révélation des sites Owni, Reflets.info, Wikileaks et le Wall Street Journal, accusée d’avoir vendu au régime de Kadhafi des armes numériques permettant la surveillance du réseau et des dissidents libyens , ainsi que des communications téléphoniques et satellites.

Thales a également été répertoriée par Wikileaks dans les Spy Files, comme étant l’une des entreprises françaises développant des outils de monitoring de masse sur les réseaux téléphoniques et internet.

Orange, c’est également l’annonce d’un bridage du net à 100 MO pour la fibre (et donc techniquement une remise en cause de l’illimité), ainsi que la volonté de développer le DPI (Deep Packet Inspection), la même technologie d’analyse des flux utilisée par Amesys en Libye, pour des usages courants. Parmi les dernières propositions, on notera la possibilité de faire analyser tout son trafic par Orange afin de pouvoir recevoir des publicités plus ciblées (c’est tout de même grandiose!).
Nombreux sont également ceux qui s’interrogent sur son respect de la neutralité du net, notamment en tant que propriétaire du portail Dailymotion. L’entreprise est en effet suspectée de brider le trafic à destination de son concurrent Youtube.

On ne présente plus non plus Dassault pour ce qui est de la construction et la vente d’armes et de matériel de guerre, pour ses relations commerciales avec Amesys, Thales ou d’autres, et sa complicité par la vente d’armes avec la dictature de Kadhafi.

Bref, on pourrait se demander ce qu’il y aurait à gagner à confier la gestion de nos données et leur sécurisation à de tels énergumènes.

Saucisson pinard ou autonomie ?

Parler de l’information sur le net, au-delà même du cloud (à la française ou non), pose donc un certain nombre de questions qui n’ont finalement pas toujours grand chose à voir avec des problématiques liées à la souveraineté nationale.
Il convient en effet de resituer les contextes d’énonciation : si l’État français peut chercher à gagner en indépendance grâce à Andromède, il n’en reste pas moins extrêmement conciliant (et d’avantage encore : voir l’inauguration des bureaux parisiens de Google par Nicolas Sarkozy) avec une entreprise comme Google, qui évite pourtant sciemment la fiscalité française en se basant en Irlande.
Son indépendance vis à vis de la juridiction américaine, notamment dans le domaine de la sécurité nationale ne semble représenter que peu d’intérêt pour l’internaute moyen, étant données les pratiques auxquelles il semble s’adonner sur son propre territoire ou dans les pays du Maghreb et du Moyen-Orient.

D’autre part, on va de ce fait observer une fuite des militants vers les États-Unis pour échapper à la surveillance et la censure française, comme ce fut le cas pour le site Copwatch Nord Île-de-France par exemple. Pour ces activistes, être « autonome » (hébergé) en France ne signifie pas pour autant liberté.

Héberger ses données à distance amène enfin à prendre en compte d’abord la question du chiffrement, afin de garantir une confidentialité à minima de ce qui est entreposé sur des serveurs tiers, mais aussi celle des outils secondaires qui peuvent être utilisés. Gardons en tête l’exemple de Google Analytics, lequel fait office de véritable cheval de Troie sondant pour le géant de Mountain View, une bonne partie des visites de sites sur la toile.

Finalement, ne serait-ce pas l’occasion de réhabiliter dans certains cas le principe l’auto-hébergement et l’hébergement coopératif, probablement l’une des pratiques la plus en phase avec l’écologie du net ?

]]>
https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/30/nouvelles-technologies-peut-on-echapper-a-lemprise-americaine%c2%a0/feed/ 1
SOPA n’est pas voté mais inspire déjà https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/11/26/sopa-nest-pas-vote-mais-inspire-deja/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/11/26/sopa-nest-pas-vote-mais-inspire-deja/#comments Sat, 26 Nov 2011 11:10:56 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=1918 L'article SOPA n’est pas voté mais inspire déjà a été publié sur Révolte Numérique

Proposé au vote au sénat des États-Unis depuis la semaine dernière, le projet SOPA (the Stop Online Piracy Act) tient Internet en alerte. Étant une véritable menace pour la liberté d’expression et la vie privée, il semble malgré tout bien dans l’air du temps lorsque l’on observe les mesures prises … Lire la suite

]]>
L'article SOPA n’est pas voté mais inspire déjà a été publié sur Révolte Numérique

Proposé au vote au sénat des États-Unis depuis la semaine dernière, le projet SOPA (the Stop Online Piracy Act) tient Internet en alerte. Étant une véritable menace pour la liberté d’expression et la vie privée, il semble malgré tout bien dans l’air du temps lorsque l’on observe les mesures prises par Google cette semaine, ou encore le projet Hadopi 3.

Google: les rebelles de salon

Ne nous ayant que peu habitués aux positions militantes, les géants du web (Google, Facebook, Linkedin…) qui s’opposent à SOPA ont cependant été clairs dans leur lettre de contestation, en se proposant pour « fournir des outils supplémentaires pour lutter contre les sites Internet étrangers voyous voués à la contrefaçon ou à la violation de la propriété intellectuelle ».

Faisant feu de tout bois, de la censure comme du « piratage » (voir le projet Google Book), la firme de Mountain View s’est illustrée cette semaine en enlevant de sa liste de suggestions, plusieurs sites de téléchargement dont The pirate Bay, 4shared, IsoHunt, BTJunkie, FileSonic ou encore FileServe.

Ayant déjà effectué ce type de démarche en début d’année pour Megaupload notamment, il est intéressant de noter que ces petites censures (qui semble-t-il peuvent avoir une influence non négligeable sur l’accès effectif aux sites), s’accordent assez bien avec les attentes des mêmes sociétés qui défendent SOPA.
Rappelons-le, une liste de sites indésirables avait déjà été publiée par l’association américaine de l’industrie cinématographique (MPAA) il y a un an, comprenant ces mêmes sites.

La semaine du passage de la loi au sénat, la RIAA (Recording Industry Association of America) annonçait elle aussi sa liste noire des sites à bloquer. Sans grande surprise, on se rend compte une fois encore que cette liste comporte des similitudes avec celle que Google a utilisée pour amputer sa base de suggestions du moteur de recherche.

Même s’il ne s’agit pas encore du blocage pur et simple des sites comme cela est réclamé par SOPA, et que ces listes ne sont pas bien surprenantes étant donnée la réputation de ces sites, cet alignement de Google sur de simples demandes des lobbys en dit long sur son attachement à un web libre…

Hadopi 3: taper au porte-monnaie

L’intervention de Sarkozy au forum d’Avignon cette semaine, à l’occasion de  laquelle le président s’est une fois de plus illustré en cageolant les professionnels de la « culture », a sonné le départ des hostilités sur Hadopi 3.

Comme d’accoutumée, le discours démagogique et mensonger (le piratage aurait parait-il baissé de 35% depuis Hadopi), a donné lieu à la préparation d’une nouvelle loi.

Hadopi 3 serait censée s’occuper du streaming illégal, et repousser une fois de plus les fans de Desesperate Housewifes derrière la ligne Maginot.

Ainsi, l’Hadopi a dors et déjà annoncé dans une lettre: « l’ouverture d’un dialogue intensif avec les sites et plateformes concernés ainsi que tous les intermédiaires qui contribuent à leur fonctionnement, dont notamment les établissements bancaires, intermédiaires de paiement ou de micro-paiement, et régies publicitaires, afin d’évaluer la situation et les moyens qu’ils pourraient mettre en œuvre pour y remédier ».
Ça ne vous rappelle pas SOPA ça?

Après, quand on a la Loppsi II, ou des méthodes comme celles employées récemment pour le site Copwatch, rien ne dit que ce ne sont pas plutôt les États-Unis qui nous ont copié dessus!

]]>
https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/11/26/sopa-nest-pas-vote-mais-inspire-deja/feed/ 1
Des hackers crackent le mouchard de la police allemande (MAJ) https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/10/11/des-hackers-crackent-le-mouchard-de-la-police-allemande/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/10/11/des-hackers-crackent-le-mouchard-de-la-police-allemande/#respond Tue, 11 Oct 2011 20:24:35 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=1521 L'article Des hackers crackent le mouchard de la police allemande (MAJ) a été publié sur Révolte Numérique

Comment? Le mouchoir de la police allemande? Mais quel mouchoir?? Vous ne savez probablement pas que l’espionnage informatique des États peut être quelque chose de tout à fait légal, et peut-être même de tout à fait démocratique pour certains! Et bien figurez-vous qu’en Allemagne, le logiciel malveillant utilisé (malware) est … Lire la suite

]]>
L'article Des hackers crackent le mouchard de la police allemande (MAJ) a été publié sur Révolte Numérique

Comment? Le mouchoir de la police allemande? Mais quel mouchoir?? Vous ne savez probablement pas que l’espionnage informatique des États peut être quelque chose de tout à fait légal, et peut-être même de tout à fait démocratique pour certains!

Et bien figurez-vous qu’en Allemagne, le logiciel malveillant utilisé (malware) est aussi fiable qu’un canard comme chien de garde, et mettrait en danger la sécurité des données des internautes allemands.


C’est le Chaos Computer Club (CCC), collectif de hackers allemands qui a révélé cette affaire (note: si vous pensez qu’un hacker est une personne à la jambe de bois qui fait péter les sécurités des banques pour le petit déjeuner, lisez ceci d’urgence!).

À quoi sert ce programme?

Pour entrer dans le vif du sujet, ce malware permettrait à la police allemande d’avoir accès aux données privées des internautes, de prendre le contrôle de leur ordinateur à distance ou de poser des backdoors (portes dérobées installées sur l’ordinateur permettant l’installation de programmes d’espionnage et le contournement des dispositifs de sécurité), ce qui est tout à fait interdit dans le pays (loi du 27 février 2008).
La police pourrait même modifier à volonté les données présentes sur un ordinateur et, pourquoi pas, falsifier des données.

Le logiciel permettrait également d’intercepter les communication électroniques, comme par exemple celles réalisées grâce au logiciel Skype.
Mieux encore, il rendrait possible l’activation de la webcam et du microphone à l’insu de du propriétaire de la machine, et même d’effectuer des captures d’écran permettant de visualiser l’ensemble des informations consultées ou publiées via internet (pages web, mail, chat, forums etc.)

Aux dernières nouvelles, le ministère de la justice allemand douterait de la légalité de l’ensemble du dispositif, et semble ne pas en mener large!

Les failles

Selon les hackers, l’outil comporterait donc de nombreuses failles. Il serait d’après leurs expériences possible de prendre contrôle de ce logiciel espion à distance (Rendez-vous compte: non seulement les flics verront vos photos de vacances, mais le pirate qui aura hacké le logiciel des flics également! C’est plus un monde ça!).

Cela signifie également que tout ce qui est faisable par la police, l’est pour l’intrus, comme par exemple insérer des données ou des programmes malveillants sur votre machine.
Pas mal non?

Ça n’arriverait pas chez nous ça!

Et vous avez tout à fait… tort! Souvenez-vous, notre belle Loppsi II, l’une des lois les plus répressives au monde en ce qui concerne la surveillance des internautes.

L’article 23 prévoit que soient installés des logiciels espions sur les ordinateurs de suspects de crimes ou de délits (comme aider une personne sans-papiers), afin de voir les informations « telles qu’elles s’affichent sur un écran pour l’utilisateur d’un (ordinateur) ou telles qu’il les y introduit par saisie de caractères ».

Ah! C’est quand même bon d’être dans les pays des droits de l’homme!

Mise à jour: Quatre Länder ont admis avoir utilisé des programmes de ce type mais prétendent avoir eu une autorisation d’un juge se basant sur une jurisprudence pour le faire.

 

]]>
https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/10/11/des-hackers-crackent-le-mouchard-de-la-police-allemande/feed/ 0
Révolte Numérique is watching you ! Les traces que vous laissez… https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/09/03/revolte-numerique-is-watching-you-les-traces-que-vous-laissez/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/09/03/revolte-numerique-is-watching-you-les-traces-que-vous-laissez/#comments Fri, 02 Sep 2011 22:27:05 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=939 L'article Révolte Numérique is watching you ! Les traces que vous laissez… a été publié sur Révolte Numérique

En voulant montrer à quelqu’un quelles étaient les traces que nous pouvions laisser sur les sites que nous visitons, j’ai eu l’idée de présenter la partie administrateur de celui-ci. C’est grâce à StatPress, (module de statistiques de fréquentation) que je peux avoir accès aux informations sur les visiteurs. L’exemple a … Lire la suite

]]>
L'article Révolte Numérique is watching you ! Les traces que vous laissez… a été publié sur Révolte Numérique

En voulant montrer à quelqu’un quelles étaient les traces que nous pouvions laisser sur les sites que nous visitons, j’ai eu l’idée de présenter la partie administrateur de celui-ci. C’est grâce à StatPress, (module de statistiques de fréquentation) que je peux avoir accès aux informations sur les visiteurs.
L’exemple a semblé être parlant. Afin, de reprendre cette démonstration, je vais partager avec vous quelques secrets de coulisses.

Peu importe le site, lorsque vous naviguez, vous fournissez des informations sur vous et votre ordinateur. C’est presque inévitable car lorsque vous posez une question à un site (afficher une page par exemple), il faut que celui-ci sache à qui rendre le résultat (note : les choses sont ici très vulgarisées).

Nous allons voir à partir de deux cas, à quel point il est facile de connaître certaines informations de base sur les visiteurs d’un site.

Premier cas


L’utilisateur a ici probablement utilisé un proxy anonymisateur ou une solution de ce type. On remarque en effet que certains champs ne sont pas renseignés.
Nous savons tout de même:

1. Adresse IP de l’internaute (ou du proxy si utilisé)
2. Système d’exploitation de l’internaute (ou du proxy)
3. Navigateur Web (idem)
4. Reverse (nom de la machine correspondant à l’adresse IP). Peut renseigner sur la localisation de l’internaute…
5. …voire sur son fournisseur d’accès à internet.
6 et 7. Site consulté ayant redirigé vers Révolte Numérique (ici Google).
8. Mots-clés utilisés pour arriver sur Révolte Numérique.

Il est difficile de savoir quelles sont les informations exactes dans ce cas car si l’internaute a utilisé un proxy, il y a de grandes chances que les éléments visibles concernent le proxy et non l’utilisateur (c’est le but justement!).

Deuxième cas

Le cas présent semble plus « classique ». L’internaute navigue sans protection particulière.
En plus de ce que nous avons appris dans le premier cas, nous avons:

9. Pays dans lequel l’internaute s’est connecté.
10. Ville dans laquelle l’internaute s’est connecté.
11. User Agent. On retrouve le système d’exploitation mais avec plus de détails. On sait que l’utilisateur utilise Linux et plus précisément Ubuntu 10.10, qu’il navigue avec la version 3.6.18 de Firefox et qu’il a un ordinateur avec un processeur 64 bits (X86_64).
12. Pages ouvertes avec la date et le temps passé sur chaque page (humm… y’en a qui lisent vite je trouve! 😉 )

C’est tout?

C’est déjà pas mal je trouve!
StatPress se charge ensuite de donner un peu plus de sens à toutes ces informations:

-Journées où il y a le plus de visites
-Systèmes d’exploitations les plus répandus chez les utilisateurs
-Navigateurs Web les plus répandus chez les utilisateurs
-Moteurs de recherche les plus utilisés pour arriver sur le site
-Mots-clés les plus utilisés pour arriver sur le site
-Sites référençant Révolte Numérique renvoyant le plus de personnes
-Pays de connexion les plus représentés
-Pages les plus lues
–Adresses IP des internautes qui fréquentent le plus le site
-…

Vous remarquerez que cela donne quelques informations intéressantes pour qui administre un site.
Mais tout cela repose sur des données que VOUS fournissez à TOUS les sites que vous consultez. Sans protection, nous passons nos journées  😉  à semer des informations sur le web.
Celles-ci, et bien d’autres sont également conservées par les fournisseurs d’accès et les serveurs pendant un an (obligation posée notamment par la Loppsi II)…

J’ajoute enfin que StatPress est un outil de base qui n’est pas particulièrement perfectionné.
De plus, certains autres reposent sur des modes de fonctionnement bien plus intrusifs comme par exemple, les web bugs. L’un des plus répandus, Google Analytics, permet également à Google de connaître toutes ces informations.
En espérant que cela en interpelle certains…

Avec un tout petit peu plus d’efforts, il est possible d’en savoir un peu plus sur vous.

]]>
https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/09/03/revolte-numerique-is-watching-you-les-traces-que-vous-laissez/feed/ 4
Les Droits de l’Homme sur internet rendent la France sceptique! https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/08/19/les-droits-de-lhomme-sur-internet-rendent-la-france-sceptique/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/08/19/les-droits-de-lhomme-sur-internet-rendent-la-france-sceptique/#comments Fri, 19 Aug 2011 01:43:15 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=853 L'article Les Droits de l’Homme sur internet rendent la France sceptique! a été publié sur Révolte Numérique

Pas de quoi faire cocorico ! Cela fait plus de 200 ans qu’on nous casse les pieds avec la Déclaration des Droits de l’Homme et sa prétendue patrie d’appartenance. Mais les temps changent et nos « représentants » ne prennent plus de pincettes: le ministère des affaires étrangères a refusé en juin de … Lire la suite

]]>
L'article Les Droits de l’Homme sur internet rendent la France sceptique! a été publié sur Révolte Numérique

Pas de quoi faire cocorico ! Cela fait plus de 200 ans qu’on nous casse les pieds avec la Déclaration des Droits de l’Homme et sa prétendue patrie d’appartenance.

Mais les temps changent et nos « représentants » ne prennent plus de pincettes: le ministère des affaires étrangères a refusé en juin de signer un texte de l’ONU pour la défense des Droits de l’Homme sur internet. Nous apprenons aujourd’hui que c’est l’importance du volet sur la liberté d’expression qui pose problème.

Droits de l’Homme contre droits du porte-feuille

Nous l’avions constaté il y a deux mois, la France s’était illustrée en refusant de signer un texte de défense des libertés sur internet à l’ONU. Alors que 41 pays (dont les États-Unis) ont donné leur accord, la « patrie des Droits de l’Homme » explique qu’elle ne défendra la liberté d’expression sur la toile que lorsque ce droit sera reconnu équivalent à celui à la propriété intellectuelle. Cette dernière ne figure pourtant de mémoire ni dans la déclaration de 1789, ni dans celle de 1948.

Alors que la France se bat contre vents et marées pour faire accepter son Hadopi, les 41 pays ont décidé, au nom de la préservation de la liberté d’expression, de rejeter toute coupure d’internet, quels que soient les motifs.

Cette résolution est tout à fait incompatible avec la loi Hadopi qui au contraire, prône la « riposte graduée » contre les « pirates », jusqu’à… la privation de l’accès au réseau.

La défense de la propriété intellectuelle est pour la France une priorité sur la toile. Souvenons-nous de ce qu’était devenue, pendant les révolutions arabes, la proposition de Bernard Kouchner. Le grand débat sur les libertés numériques et le soutien aux cyber-militants des pays en dictature s’était alors transformé en e-G8 sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy.
Ce sommet fût l’occasion pour les puissants de parler entre initiés de censure du net, de sécurité et de défense des intérêts des grandes compagnies des industries « culturelles ».

Pour un internet « civilisé »

C’est ainsi que l’on envisage le réseau dans les hautes sphères du pouvoir : civilisé. Il est évident que la France montre à tous ces sauvages comment se comporter : Outre l’adoption de la loi Hadopi qui place ce pays à la pointe de la censure « démocratique » sur internet, de nombreux éléments nous montrent que l’argument de la non hiérarchie entre propriété intellectuelle et liberté d’expression est bidon, et que la France ne brille pas particulièrement dans le domaine des libertés numériques.

Sexe, mensonges et vidéos

-Les multiples mesures liberticides adoptées nous ont valu une mise sous surveillance de reporters sans frontières, comme potentiels ennemis d’internet, au même titre que la Russie ou la Lybie.

-Selon Google (qui n’est vraiment pas une référence dans le respect des libertés des internautes), la France figurerait parmi les pays qui ont le plus demandé à l’entreprise américaine de fournir des informations personnelles sur les utilisateurs de ses services.
Elle se retrouve 5e derrière le Royaume-Unis, L’inde, le Brésil et les États-unis.

-C’est également par des lois comme la loppsi II que la France s’est illustrée.

Ce Patriot Act à la française est l’une des lois relatives aux droits sur le net les plus liberticides qui existe au monde.

Alors que la version américaine avait été votée comme loi d’exception après le 11 septembre (puis évidemment reconduite par les gouvernement successifs), la loppsi n’a pas attendu d’attentats pour s’imposer.

Au programme :

  • Espionnage et intrusion dans les ordinateurs des particuliers (installation de chevaux de troie, étude de la tape au clavier, impression d’écran…) voire même installation « physique » de dispositifs de surveillance sur les machines, et cela à l’insu de leurs propriétaires.
  • Filtrage et censure du net. C’est commme d’habitude l’argument de la lutte contre la pédopornographie qui fait passer la pilule, mais il est désormais possible d’aller plus loin. Plus besoin de passer par un juge!
  • Obligation pour les fournisseurs d’accès à internet de conserver l’ensemble des données relatives à leurs clients (logs de connexion, mots de passe, pseudos, commentaires, site visités etc) afin de les rendre disponibles à la police.
  • Etc.

Alors, on signe?

La France est tout sauf une représentante légitime des Droits de l’Homme sur la toile. Ce refus de signer le texte de l’ONU n’est peut-être pas un mal finalement.
Au moins, les choses sont claires pour tout le monde, et personne ne pourra prétendre qu’il ne l’a pas vu venir!

Source : http://www.numerama.com/magazine/19589-la-france-pretend-defendre-les-libertes-sur-internet-mais.html

]]>
https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/08/19/les-droits-de-lhomme-sur-internet-rendent-la-france-sceptique/feed/ 3
e-G8: La mascarade contre le web libre https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/06/03/31/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/06/03/31/#comments Thu, 02 Jun 2011 22:22:51 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=31 L'article e-G8: La mascarade contre le web libre a été publié sur Révolte Numérique

Était-il sérieux d’attendre quelque chose du eG8? La question se pose, et plus encore après le sommet. Nombreux ont été les personnes et les organisations qui se sont méfié de cet événement et ils ont eu raison. La CNIL, qui semble faire de plus en plus de la figuration, avait … Lire la suite

]]>
L'article e-G8: La mascarade contre le web libre a été publié sur Révolte Numérique


Était-il sérieux d’attendre quelque chose du eG8? La question se pose, et plus encore après le sommet. Nombreux ont été les personnes et les organisations qui se sont méfié de cet événement et ils ont eu raison. La CNIL, qui semble faire de plus en plus de la figuration, avait avant même le commencement du sommet dénoncé l’absence de temps consacré à la protection de la vie privée sur le net.


Premier élément révélateur des ambitions de Sarkozy: le casting. Tout d’abord: l’organisation était prise en charge par Publicis (groupe leader de la communication).  Présents à se sommet, les plus grand requins et prédateurs des internautes: Google, Facebook, Orange, Amazon, E-bay, Universal etc… Toute la clique quoi. L’invitation des quelques personnalités appartenant au monde du libre n’a pas permis de faire diversion. (On a pu noter la présence de Jimmy Wales le fondateur de Wikipédia; John Perry Barlow l’un des initiateurs de la « déclaration d’indépendance du cyber-espace »; Tristan Nitot, président de Mozilla Europe ou encore Lawrence Lessig qui a développé les licences Creative Commons. Le constat est qu’ils ont malheureusement d’avantage servit de cautions que de contre-pouvoirs.)

Tout était joué d’avance ou presque. Le Times lui-même prétendait quelques jours avant que le texte final était rédigé depuis un moment! Le sommet a donc surtout été une gigantesque plage publicitaire à portée mondiale: Pour se donner une idée des enjeux: il fallait verser 250 000 euros pour les sponsors qui voulaient profiter de l’affichage de leur marque sur les panneaux officiels et des premières loges pour les débats. Et question logos, on en a eu pour notre argent!


Confettis et compagnie.
Sarko a essayé de convaincre tout le monde qu’il était le président 2.0; qu’il passait ses nuits à chater sur msn tout en peaufinant son profil Facebook alors qu’il y a peu, il refusait à son ministre Bernard Kouchner l’organisation d’un sommet pour la défense de la liberté d’expression et le soutien des dissidents numériques de pays comme l’Iran. Il en fallait plus pour l’empêcher de prononcer un assez grotesque discours au cours duquel internet a été réduit a un vulgaire outil permettant de faire toujours plus de pognon. Et l’ego des stars-PDG de Google, Facebook etc a bien été flatté: la paternité du web leur a carrément été attribuée par notre cher président (ne le prenez pas mal populace d’internautes !) Pendant de très longues minutes, il n’a cessé de courtiser tout en faisant croire à la nécessité d’adopter une posture régulatrice pour le web. Et c’est là que ça se complique:
Oui, Sarko rêve d’un internet contrôlé…hum ! régulé. Les luttes contre la pédopornographie et pour le respect de la sacro-sainte propriété intellectuelle viennent justifier cette entreprise de censure du net. Il faut comme d’habitude émouvoir ! Et oui, violer les petits enfants c’est pas bien, et non on est pas content que Johnny il soit tellement pauvre à cause des impôts qu’il doive se barrer en Suisse, alors on va pas en plus allumer le feu et télécharger illégalement « Gabrielle » pour mettre sur notre baladeur mp3!

Différentes lois ont déjà entamé les libertés des internautes (Hadopi, Loppsi II etc) mais malheureusement (façon de parler), les législations ne sont pas toujours accordées au niveau international. C’est surtout là qu’est le problème et l’un des obstacles au rêve de « Chine-ternet » au niveau mondial de Sarko. Le discours des entreprises comme Google semble officiellement hostile à cette régulation par les États. Il y a beaucoup trop d’argent à perdre même si la loi n’est pas toujours un obstacle à la course au profit (cf: la numérisation à grande échelle de livre encore soumis au droit d’auteur). Mais il ne faut pas faire l’erreur de penser qu’elles sont pour autant pour le web libre car ces entreprises appliquent déjà à leur manière un filtrage du net. Elles fichent déjà les internautes et stockent déjà des tonnes de données sur nos habitudes de navigation, nos sources d’intérêts, notre profil etc. Il s’agit en fait plus probablement de savoir, qui dans cette affaire aura le plus gros bout de la couette! Reste à savoir dans quelles mesures ces différents acteurs seront capables de collaborer et de partager leur ambition commune d’un internet contrôlé par quelques uns.

Et maintenant ?
-Le eG8, préalable au sommet du G8 de Deauville a par ses débats, alimenté une déclaration commune rédigée par les chefs d’États:  http://www.g20-g8.com/g8-g20/g8/francais/en-direct/actualites/un-nouvel-elan-pour-la-liberte-et-la-democratie.1313.html Comme on pouvais l’attendre, rien de concret à se mettre sous la dents; rien que des déclarations généralistes mais surtout un rappel de la nécessité de préserver le droit à la propriété intellectuelle sur le net.

-A peine le eG8 était-il terminé que les réactions se faisaient entendre. Le CNN (conseil national du numérique) a pris ses fonctions en dénonçant la taxe dite « Google » qui devait être mise en application début juillet. Tirant une légitimité de la Silicone Valley mania du sommet, le CNN défend les intérêts de ses semblables (étant composé d’entreprises du secteur web) et s’insurge contre cette taxe. Devant ne représenter que 1% des revenus publicitaires touchés par l’entreprise, ce qui est loin de ruiner le mastodonte en position de quasi monopole, elle n’en reste pas moins une aberration pour le conseil. Il ne faudrait bien sûr pas accabler les entreprises innovantes (géolocalisation, filtrage des web mail, spywares…) pour des réformes soviétiques comme celle-là !

-Face à l’absence totale de légitimité de cette mascarade, un contre sommet s’est improvisé avec des organisations réfractaires comme la quadrature du net.

]]>
https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/06/03/31/feed/ 1