lois sécuritaire – Révolte Numérique https://revoltenumerique.herbesfolles.org Pour l'autodéfense numérique Sat, 25 Jul 2015 12:41:36 +0000 fr-FR hourly 1 #PJLRenseignement: Mais qui sont les députés qui ont voté la surveillance de masse? https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/05/05/pjlrenseignement-mais-qui-sont-les-deputes-qui-ont-vote-la-surveillance-de-masse/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/05/05/pjlrenseignement-mais-qui-sont-les-deputes-qui-ont-vote-la-surveillance-de-masse/#comments Tue, 05 May 2015 17:51:17 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4950 L'article #PJLRenseignement: Mais qui sont les députés qui ont voté la surveillance de masse? a été publié sur Révolte Numérique

Mardi 5 mai 2015, le projet de Loi sur le Renseignement a été voté massivement par l’Assemblée Nationale: (438 Pour, 86 Contre et 42 abstentions). Sans grande surprise, le matraquage permanent du gouvernement visant à instiller la peur du terrorisme aura été efficace. Relayé abondamment par bon nombre de médias, … Lire la suite

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L'article #PJLRenseignement: Mais qui sont les députés qui ont voté la surveillance de masse? a été publié sur Révolte Numérique

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Mardi 5 mai 2015, le projet de Loi sur le Renseignement a été voté massivement par l’Assemblée Nationale: (438 Pour, 86 Contre et 42 abstentions). Sans grande surprise, le matraquage permanent du gouvernement visant à instiller la peur du terrorisme aura été efficace. Relayé abondamment par bon nombre de médias, on ne pouvait craindre autre chose de cette psychose entretenue depuis des mois, et surtout après les attentats de Paris.

Cependant, on était en droit d’attendre des députés qu’ils soient un peu moins impressionnables lorsque vint le moment d’examiner la Loi sur le Renseignement. Mais la fainéantise et le carriérisme semblent l’avoir emporté face à la prise de hauteur requise pour de tels moments historiques. N’ayons pas peur des grands mots. Car la porte qui est en train d’être ouverte permettra demain d’augmenter sans cesse le pouvoir des Renseignements.

Et puisque le Renseignement politique semble être la nouvelle mode, on va essayer de s’y mettre doucement en fournissant la liste (publique) des députés qui ont refusé en notre nom de s’opposer à cette loi scélérate. (Pour chercher votre député-e, tapez Ctrl + F).

Analyse du scrutin n° 1109 Deuxième séance du 05/05/2015

Groupe socialiste, républicain et citoyen (288 membres)

Pour: 252

  • Ibrahim Aboubacar
  • Patricia Adam
  • Sylviane Alaux
  • Jean-Pierre Allossery
  • François André
  • Nathalie Appéré
  • Kader Arif
  • Christian Assaf
  • Joël Aviragnet
  • Pierre Aylagas
  • Jean-Marc Ayrault
  • Alexis Bachelay
  • Guillaume Bachelay
  • Jean-Paul Bacquet
  • Dominique Baert
  • Gérard Bapt
  • Frédéric Barbier
  • Serge Bardy
  • Ericka Bareigts
  • Christian Bataille
  • Delphine Batho
  • Marie-Noëlle Battistel
  • Philippe Baumel
  • Catherine Beaubatie
  • Marie-Françoise Bechtel
  • Jean-Marie Beffara
  • Luc Belot
  • Karine Berger
  • Chantal Berthelot
  • Gisèle Biémouret
  • Philippe Bies
  • Erwann Binet
  • Yves Blein
  • Daniel Boisserie
  • Christophe Borgel
  • Florent Boudié
  • Marie-Odile Bouillé
  • Christophe Bouillon
  • Brigitte Bourguignon
  • Malek Boutih
  • Émeric Bréhier
  • Jean-Louis Bricout
  • Jean-Jacques Bridey
  • François Brottes
  • Isabelle Bruneau
  • Gwenegan Bui
  • Sabine Buis
  • Jean-Claude Buisine
  • Sylviane Bulteau
  • Vincent Burroni
  • Alain Calmette
  • Jean-Christophe Cambadélis
  • Colette Capdevielle
  • Yann Capet
  • Christophe Caresche
  • Marie-Arlette Carlotti
  • Martine Carrillon-Couvreur
  • Christophe Castaner
  • Laurent Cathala
  • Jean-Yves Caullet
  • Guy Chambefort
  • Jean-Paul Chanteguet
  • Marie-Anne Chapdelaine
  • Guy-Michel Chauveau
  • Jean-David Ciot
  • Alain Claeys
  • Jean-Michel Clément
  • Marie-Françoise Clergeau
  • Romain Colas
  • Philip Cordery
  • Valérie Corre
  • Jean-Jacques Cottel
  • Catherine Coutelle
  • Jacques Cresta
  • Pascale Crozon
  • Frédéric Cuvillier
  • Seybah Dagoma
  • Yves Daniel
  • Carlos Da Silva
  • Pascal Deguilhem
  • Florence Delaunay
  • Michèle Delaunay
  • Guy Delcourt
  • Pascal Demarthe
  • Sébastien Denaja
  • Françoise Descamps-Crosnier
  • Sophie Dessus
  • Jean-Louis Destans
  • Michel Destot
  • Fanny Dombre-Coste
  • René Dosière
  • Sandrine Doucet
  • Philippe Doucet
  • Françoise Dubois
  • Jean-Pierre Dufau
  • Anne-Lise Dufour-Tonini
  • Françoise Dumas
  • William Dumas
  • Jean-Louis Dumont
  • Jean-Paul Dupré
  • Yves Durand
  • Philippe Duron
  • Olivier Dussopt
  • Henri Emmanuelli
  • Corinne Erhel
  • Sophie Errante
  • Marie-Hélène Fabre
  • Olivier Faure
  • Alain Fauré
  • Hervé Féron
  • Richard Ferrand
  • Geneviève Fioraso
  • Hugues Fourage
  • Jean-Marc Fournel
  • Valérie Fourneyron
  • Michèle Fournier-Armand
  • Michel Françaix
  • Christian Franqueville
  • Jean-Claude Fruteau
  • Jean-Louis Gagnaire
  • Yann Galut
  • Guillaume Garot
  • Hélène Geoffroy
  • Jean-Marc Germain
  • Jean Glavany
  • Yves Goasdoué
  • Geneviève Gosselin-Fleury
  • Pascale Got
  • Marc Goua
  • Estelle Grelier
  • Jean Grellier
  • Edith Gueugneau
  • Élisabeth Guigou
  • Chantal Guittet
  • David Habib
  • Razzy Hammadi
  • Benoît Hamon
  • Joëlle Huillier
  • Sandrine Hurel
  • Christian Hutin
  • Monique Iborra
  • Françoise Imbert
  • Michel Issindou
  • Éric Jalton
  • Serge Janquin
  • Henri Jibrayel
  • Régis Juanico
  • Armand Jung
  • Laurent Kalinowski
  • Marietta Karamanli
  • Philippe Kemel
  • Chaynesse Khirouni
  • Bernadette Laclais
  • Conchita Lacuey
  • François Lamy
  • Anne-Christine Lang
  • Colette Langlade
  • Jean Launay
  • Jean-Luc Laurent
  • Jean-Yves Le Bouillonnec
  • Gilbert Le Bris
  • Anne-Yvonne Le Dain
  • Jean-Yves Le Déaut
  • Viviane Le Dissez
  • Michel Lefait
  • Dominique Lefebvre
  • Annie Le Houerou
  • Annick Le Loch
  • Patrick Lemasle
  • Catherine Lemorton
  • Christophe Léonard
  • Annick Lepetit
  • Jean-Pierre Le Roch
  • Bruno Le Roux
  • Arnaud Leroy
  • Michel Lesage
  • Bernard Lesterlin
  • Serge Letchimy
  • Michel Liebgott
  • Martine Lignières-Cassou
  • Audrey Linkenheld
  • François Loncle
  • Gabrielle Louis-Carabin
  • Lucette Lousteau
  • Victorin Lurel
  • Jacqueline Maquet
  • Marie-Lou Marcel
  • Jean-René Marsac
  • Philippe Martin
  • Frédérique Massat
  • Sandrine Mazetier
  • Michel Ménard
  • Patrick Mennucci
  • Kléber Mesquida
  • Philippe Nauche
  • Nathalie Nieson
  • Robert Olive
  • Maud Olivier
  • Monique Orphé
  • Michel Pajon
  • Luce Pane
  • Rémi Pauvros
  • Germinal Peiro
  • Hervé Pellois
  • Jean-Claude Perez
  • Sébastien Pietrasanta
  • Martine Pinville
  • Christine Pires Beaune
  • Philippe Plisson
  • Élisabeth Pochon
  • Napole Polutélé
  • Pascal Popelin
  • Dominique Potier
  • Régine Povéda
  • Christophe Premat
  • Joaquim Pueyo
  • François Pupponi
  • Catherine Quéré
  • Valérie Rabault
  • Monique Rabin
  • Dominique Raimbourg
  • Marie Récalde
  • Eduardo Rihan Cypel
  • Alain Rodet
  • Frédéric Roig
  • Bernard Roman
  • Gwendal Rouillard
  • René Rouquet
  • Alain Rousset
  • Boinali Said
  • Béatrice Santais
  • Odile Saugues
  • Gilbert Sauvan
  • Christophe Sirugue
  • Julie Sommaruga
  • Pascal Terrasse
  • Sylvie Tolmont
  • Jean-Louis Touraine
  • Stéphane Travert
  • Catherine Troallic
  • Cécile Untermaier
  • Jean-Jacques Urvoas
  • Daniel Vaillant
  • Jacques Valax
  • Clotilde Valter
  • Michel Vauzelle
  • Fabrice Verdier
  • Michel Vergnier
  • Patrick Vignal
  • Jean-Michel Villaumé
  • Jean Jacques Vlody
  • Paola Zanetti

Abstention: 17

  • Laurent Baumel
  • Nicolas Bays
  • Jean-Luc Bleunven
  • Kheira Bouziane-Laroussi
  • Nathalie Chabanne
  • Dominique Chauvel
  • Pascal Cherki
  • Laurence Dumont
  • Geneviève Gaillard
  • Daniel Goldberg
  • Mathieu Hanotin
  • Pierre-Yves Le Borgn’
  • Pierre-Alain Muet
  • Christian Paul
  • Patrice Prat
  • Marie-Line Reynaud
  • Denys Robiliard

Groupe de l’union pour un mouvement populaire (198 membres)

Pour: 143

  • Damien Abad
  • Elie Aboud
  • Bernard Accoyer
  • Nicole Ameline
  • Benoist Apparu
  • Laurence Arribagé
  • Julien Aubert
  • Olivier Audibert-Troin
  • Jean-Pierre Barbier
  • Jacques Alain Bénisti
  • Xavier Bertrand
  • Marcel Bonnot
  • Jean-Claude Bouchet
  • Valérie Boyer
  • Philippe Briand
  • Bernard Brochand
  • Dominique Bussereau
  • Olivier Carré
  • Gilles Carrez
  • Yves Censi
  • Jérôme Chartier
  • Luc Chatel
  • Gérard Cherpion
  • Guillaume Chevrollier
  • Alain Chrétien
  • Jean-Louis Christ
  • Dino Cinieri
  • Éric Ciotti
  • Jean-François Copé
  • François Cornut-Gentille
  • Jean-Louis Costes
  • Édouard Courtial
  • Jean-Michel Couve
  • Marie-Christine Dalloz
  • Gérald Darmanin
  • Olivier Dassault
  • Bernard Deflesselles
  • Lucien Degauchy
  • Rémi Delatte
  • Jean-Pierre Door
  • Dominique Dord
  • David Douillet
  • Marianne Dubois
  • Christian Estrosi
  • Daniel Fasquelle
  • Georges Fenech
  • François Fillon
  • Marie-Louise Fort
  • Yves Foulon
  • Marc Francina
  • Yves Fromion
  • Laurent Furst
  • Sauveur Gandolfi-Scheit
  • Annie Genevard
  • Guy Geoffroy
  • Bernard Gérard
  • Alain Gest
  • Daniel Gibbes
  • Franck Gilard
  • Georges Ginesta
  • Charles-Ange Ginesy
  • Jean-Pierre Giran
  • Philippe Gosselin
  • Philippe Goujon
  • Claude Greff
  • Arlette Grosskost
  • Serge Grouard
  • Jean-Claude Guibal
  • Christophe Guilloteau
  • Michel Heinrich
  • Michel Herbillon
  • Antoine Herth
  • Guénhaël Huet
  • Sébastien Huyghe
  • Christian Jacob
  • Denis Jacquat
  • Christian Kert
  • Nathalie Kosciusko-Morizet
  • Jacques Kossowski
  • Patrick Labaune
  • Valérie Lacroute
  • Marc Laffineur
  • Jacques Lamblin
  • Jean-François Lamour
  • Guillaume Larrivé
  • Charles de La Verpillière
  • Thierry Lazaro
  • Alain Leboeuf
  • Isabelle Le Callennec
  • Marc Le Fur
  • Bruno Le Maire
  • Jean Leonetti
  • Pierre Lequiller
  • Philippe Le Ray
  • Geneviève Levy
  • Gilles Lurton
  • Jean-François Mancel
  • Alain Marleix
  • Philippe Armand Martin
  • Patrice Martin-Lalande
  • Alain Marty
  • Jean-Claude Mathis
  • François de Mazières
  • Gérard Menuel
  • Damien Meslot
  • Pierre Morange
  • Alain Moyne-Bressand
  • Jacques Myard
  • Dominique Nachury
  • Yves Nicolin
  • Patrick Ollier
  • Valérie Pécresse
  • Jacques Pélissard
  • Axel Poniatowski
  • Josette Pons
  • Didier Quentin
  • Frédéric Reiss
  • Jean-Luc Reitzer
  • Bernard Reynès
  • Camille de Rocca Serra
  • Sophie Rohfritsch
  • Martial Saddier
  • Paul Salen
  • François Scellier
  • Claudine Schmid
  • André Schneider
  • Jean-Marie Sermier
  • Michel Sordi
  • Éric Straumann
  • Claude Sturni
  • Michèle Tabarot
  • Guy Teissier
  • Michel Terrot
  • Jean-Marie Tetart
  • Dominique Tian
  • François Vannson
  • Catherine Vautrin
  • Patrice Verchère
  • Jean-Pierre Vigier
  • Philippe Vitel
  • Laurent Wauquiez
  • Éric Woerth
  • Marie-Jo Zimmermann

Abstention: 20

  • Sylvain Berrios
  • Marc-Philippe Daubresse
  • Claude de Ganay
  • Anne Grommerch
  • Françoise Guégot
  • Philippe Houillon
  • Frédéric Lefebvre
  • Céleste Lett
  • Véronique Louwagie
  • Lionnel Luca
  • Thierry Mariani
  • Olivier Marleix
  • Alain Marsaud
  • Pierre Morel-A-L’Huissier
  • Bernard Perrut
  • Christophe Priou
  • Arnaud Robinet
  • Fernand Siré
  • Jean-Sébastien Vialatte
  • Jean-Luc Warsmann

Groupe de l’union des démocrates et indépendants (30 membres)

Pour: 17

  • Stéphane Demilly
  • Philippe Folliot
  • Meyer Habib
  • Francis Hillmeyer
  • Sonia Lagarde
  • Jean-Christophe Lagarde
  • Michel Piron
  • Franck Reynier
  • François Rochebloine
  • Maina Sage
  • Rudy Salles
  • André Santini
  • François Sauvadet
  • Jean-Paul Tuaiva
  • Philippe Vigier
  • François-Xavier Villain
  • Michel Zumkeller

Abstention: 2

  • Thierry Benoit
  • Laurent Degallaix

Groupe écologiste (18 membres)

Pour: 5

  • Éric Alauzet
  • Denis Baupin
  • Christophe Cavard
  • François-Michel Lambert
  • François de Rugy

Abstention: 2

  • Véronique Massonneau
  • Barbara Pompili

Groupe radical, républicain, démocrate et progressiste (18 membres)

Pour: 17

  • Jean-Noël Carpentier
  • Ary Chalus
  • Gérard Charasse
  • Jeanine Dubié
  • Olivier Falorni
  • Paul Giacobbi
  • Joël Giraud
  • Gilda Hobert
  • Jacques Krabal
  • Jérôme Lambert
  • Jean-Pierre Maggi
  • Jacques Moignard
  • Dominique Orliac
  • Thierry Robert
  • Stéphane Saint-André
  • Roger-Gérard Schwartzenberg
  • Alain Tourret

Groupe de la gauche démocrate et républicaine (15 membres)

Pour: 3

  • Bruno Nestor Azérot
  • Marc Dolez
  • Gabriel Serville

Non inscrits (9 membres)

Pour: 1

  • Sylvie Andrieux

Abstention: 1

  • Gilles Bourdouleix

Donc un grand merci à eux pour leur courage politique et pour l’investissement exemplaire fournipour comprendre un texte de loi fondamental pour nos libertés.

N’hésitez pas à contacter vos représentants pour les remercier de cette belle remise en cause de la séparation des pouvoirs et du droit à la vie privée.

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Human Rights Watch fusille le projet de loi sur le Renseignement https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/04/07/human-rights-watch-fusille-le-projet-de-loi-sur-le-renseignement/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/04/07/human-rights-watch-fusille-le-projet-de-loi-sur-le-renseignement/#respond Tue, 07 Apr 2015 19:56:32 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4894 L'article Human Rights Watch fusille le projet de loi sur le Renseignement a été publié sur Révolte Numérique

Dans la lignée des très nombreuses réactions négatives déjà publiées à l’encontre du projet de loi sur le Renseignement, c’est au tour de l’ONG internationale Human Right Watch de tirer la sonnette d’alarme. Et c’est peu de le dire, la sentence est lourde pour la France. Alors que la presse … Lire la suite

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L'article Human Rights Watch fusille le projet de loi sur le Renseignement a été publié sur Révolte Numérique

humanrightswatchDans la lignée des très nombreuses réactions négatives déjà publiées à l’encontre du projet de loi sur le Renseignement, c’est au tour de l’ONG internationale Human Right Watch de tirer la sonnette d’alarme. Et c’est peu de le dire, la sentence est lourde pour la France.

Alors que la presse française commence tout doucement à se saisir de la question de la grande dangerosité de cette loi, outre-Atlantique, les positionnements sont plus clairs. Car faut-il encore le rappeler, la surveillance de masse, les citoyens américain savent bien ce que c’est.

La semaine dernière, c’était un article du New York Times qui tirait à boulets rouges sur le projet de loi, entraînant ici une prise de conscience au-delà des cercles habitués à suivre ce type d’actualité. Ce 7 mars, L’ONG Human Rigths Watch publie à son tour un rapport extrêmement dur à l’encontre du gouvernement français.

Dès les premières lignes les mots sont sévères:

« Ce texte bafoue des obligations relatives aux droits humains. »

 

« [C’est] un projet de loi conférant de vastes pouvoirs de surveillance électronique [et qui] contrevient aux engagements internationaux de la France relatifs aux droits humains. »

 

C’est également la procédure accélérée utilisée pour imposer le texte qui consterne l’ONG. En effet, le 13 avril, le projet sera déjà présenté à l’Assemblée.

Sur le fond, HRW s’en prend en particulier au dispositif d’écoutes massives basé sur une boîte noire disposée chez les fournisseurs d’accès à Internet, ainsi qu’au recours à ces techniques intrusives sans avis du juge, sans un contrôle satisfaisant, et ce pour des motifs beaucoup trop divers :

« [Il y aura des] pouvoirs considérables accordés au Premier ministre pour autoriser la surveillance, sur des motifs qui dépassent largement ceux reconnus par le droit international des droits humains. »

 

« Il est difficile de voir comment les personnes visées – que ce soit directement ou en raison d’associations dont elles ne sont pas conscientes, de l’endroit où elles sont, ou d’autres raisons – pourront savoir qu’elles ont fait l’objet d’un contrôle, et contester ces actes devant le Conseil d’État », (Dinah PoKempner, directrice juridique chez Human Rights Watch).

 

Déçue des effets d’annonce d’un gouvernement promettant il y a encore quelques mois une loi protectrice, Dinah PoKempner enchaîne :

« Bien que l’objectif du projet de loi soit de raccrocher les pratiques de surveillance de la France au cadre du droit, c’est en réalité une extension massive des pouvoirs en matière de surveillance qui se drape dans le voile de la loi. »

 

« La France se doit de faire mieux que ça, surtout si elle veut se distancier des pratiques de surveillance de masse abusives et secrètes des Etats-Unis et du Royaume-Uni, qui suscitent tant de contestations juridiques. »

 

C’est donc la posture de la France vis à vis de ses propres engagements, ainsi que ses intentions qui sont mises en cause:

« La très large portée de ce projet de loi contredit radicalement les obligations de la France aux termes du droit international des droits humains, et  pourrait servir à légitimer légalement un État de surveillance. »

 

Fidèle à son rôle de garante de la liberté d’expression, l’ONG dénonce, au même titre que RSF et les syndicats d’avocats, une atteinte en particulier au travail des chercheurs, journalistes, universitaires, avocats et acteurs humanitaires qui « visitent des sites web qui font l’apologie du terrorisme, et échangent avec des personnes liées à des crimes, pour mieux comprendre ces exactions et lutter contre elles. »
L’argument de l’inefficacité de la loi est une fois de plus signalé, et tranche avec la violence des coups portés aux libertés publiques.

Enfin, c’est avec une amertume perceptible que la position de la France et le modèle qu’elle affiche face aux autres pays dans le monde qui sont largement mis en accusation :

« Les gouvernements les plus répressifs pourront remercier la France, qui créée un précédent juridique en forçant les plus grandes entreprises de l’Internet à contrôler non seulement les indices de “terrorisme”, mais aussi les indices d’une dissidence tout juste naissante, ou même d’une pensée indépendante. ».

 

En effet, ces projets tranchent quelque peu avec les réactions outrées des représentants politiques français suite aux révélations de Snowden sur la surveillance de la NSA. À y regarder de plus près, on sentait déjà à l’époque une posture ambivalente notamment au regard de la politique d’exportation de matériel de surveillance dans certaines dictatures.

Quand une part si grande des acteurs citoyens, techniques, juridiques, politiques et de sécurité se mobilisent contre un projet de loi et avec des arguments aussi forts, on peut espérer qu’une démocratie réagisse pour prendre un peu de recul.

Mais peut-on encore considérer que l’oreille soit ouverte à la discussion côté gouvernement?

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Réforme du renseignement: un Patriot Act français? https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/03/21/reforme-du-renseignement-un-patriot-act-francais/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/03/21/reforme-du-renseignement-un-patriot-act-francais/#respond Sat, 21 Mar 2015 15:35:42 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4807 L'article Réforme du renseignement: un Patriot Act français? a été publié sur Révolte Numérique

Fuité par le Figaro, le projet de loi relatif au renseignement a été présenté par Manuel Valls jeudi 18 mars au conseil des ministres. Il doit être voté en procédure accélérée (ça devient une habitude). Élargissant considérablement les capacités de surveillance et d’interception des communications sans passer par une autorité … Lire la suite

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L'article Réforme du renseignement: un Patriot Act français? a été publié sur Révolte Numérique

vallsPJLrenseignement

Fuité par le Figaro, le projet de loi relatif au renseignement a été présenté par Manuel Valls jeudi 18 mars au conseil des ministres. Il doit être voté en procédure accélérée (ça devient une habitude). Élargissant considérablement les capacités de surveillance et d’interception des communications sans passer par une autorité judiciaire, cette loi se voit déjà attribuer le surnom de Patriot Act à la française.

D’après Geneviève Garrigos, présidente d’Amnesty International France: « Par ce projet de loi, la France autorise la surveillance de masse pour la prévention du terrorisme sans contrôle judiciaire ni recours effectif pour les victimes de surveillance ».

Depuis de nombreuses années mais plus encore après les attentats de Paris début février, le discours sécuritaire est omniprésent dans les prises de paroles politiques. Ceux qui considéraient que le rythme était trop élevé sous Sarkozy en ont pour leur compte: la même semaine où la censure de sites présumés terroristes sans intervention d’un juge apparaît en France, le gouvernement tente de passer en vitesse une loi qui légalise les pratiques  obscures des renseignements. C’est l’un des aspects surprenants de la communication officielle: justifier en bloc des pratiques illégales. Les à côté en matière de surveillance pourront maintenant se légitimité par les textes. « Bonne » nouvelle!

Prévenir et prédire les comportements jugés suspects avec le Big Data

Les férus de science-fiction vont encore atteindre le point Orwel ou le point K. Dick. Selon les analyses, il serait question de poser des « boîtes noires » chez les fournisseurs d’accès afin de« détecter automatiquement une succession suspecte de données de connexion ». Des algorythmes devraient donc se charger de faire le tri afin de repérer des schémas ou des empruntes censées correspondre avec l’idée que les renseignement se font d’une communication déviante. Selon quels critères? Mystère.
Le premier ministre pourra demander la levée de « l’anonymat » en cas de suspicion d’une préparation d’un acte de terrorisme.

La première interrogation qui vient en tête concerne alors la taille de la botte de foin. Pour pouvoir dénicher l’aiguille, il faut bien retourner la paille, y jeter un œil… Rien qu’un petit peu. Doit-on donc s’attendre à une surveillance généralisée du trafic? Ou alors y a-t-il une technique miraculeuse permettant de ne surveiller directement que les méchants?

Irrémédiablement, on pense alors à l’utilisation du Deep Packet Inspection, c’est à dire à l’analyse des contenus des communications. Si le gouvernement s’en défend et évoque la seule observation des métadonnées (qui parle avec qui? À quelle heure? Combien de temps? etc.), le passif du gouvernement français vis à vis de cette technologie parfois comparée au nucléaire pour sa grande dangerosité pose question.

Souvenez-vous: 2011, Kadhafi est renversé et on trouve de jolies machines françaises estampillés Amesys. Utilisées pour observer la totalité de la population Libyenne, nous apprenions pour de vrai ce que signifie être leaders dans le domaine de la surveillance, et à quel point la France était compétente en la matière. L’affaire éclaboussa jusqu’au plus hauts lieux du pouvoir français mais aujourd’hui, silence. L’utilisation dans les dictatures aurait-elle servi de phase beta pour une introduction sur notre sol?
Nous ne pouvons tirer des conclusions hâtives mais la chose n’est plus impossible.

Si la méthode reste obscure, c’est aussi le cas pour les raisons qui pourront justifier une surveillance. Jugez par vous-même:

  1. L’indépendance nationale, l’intégrité du territoire et la défense nationale
  2. Les intérêts majeurs de la politique étrangère, l’exécution des engagements internationaux, la prévention de toute forme d’ingérence étrangère
  3. Les intérêts économiques ou scientifiques majeurs
  4. La prévention du terrorisme, des atteintes à la forme républicaine et à la stabilité des institutions, de la reconstitution ou du maintien de groupement dissous
  5. La prévention de la criminalité et de la délinquance organisées
  6. La prévention de la prolifération des armes de destruction massive
  7. La prévention des violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique

C’est déjà pas mal…
Qu’on se le dire, les comportements « suspects » seront bien encadrés.

Pour le plat de résistance

Le projet est un véritable chef d’œuvre de la fuite en avant sécuritaire:

  • Surveillance des communications internationales et incitation à une collaboration étroite avec les acteurs des nouvelles technologies (Google, Facebook, Skype etc.) dans le cas de suspicion de la préparation d’un acte terroriste.
  • Possibilité dans les mêmes cas d’intercepter en temps réel des informations sans passer par l’intermédiaire des fournisseurs d’accès (on se branche directement aux petits tuyaux des Internets).
  • Introduction du secret de la défense nationale pour les entreprises devant collaborer en vue d’une surveillance.
  • Conservation des enregistrements de 10 à 30 jours minimum et pouvant aller jusqu’à 5 ans.
  • Dans le cas d’interceptions de données chiffrées, c’est le moment où elles deviennent lisibles qui marque le décompte
  • Possibilité d’installer des mouchards dans l’habitat privé, dans le véhicule ou l’ordinateur (keyloggers), de localiser des individus et d’enregistrer tous types de conversations ou images à cette occasion (privées, confidentielles etc.)
  • Utilisation d’IMSI catchers pour récolter des informations sur les téléphones portables situés dans une zone donnée

Alors que les précédentes loi anti-terroristes n’ont toujours pas été complètement appliquées, Médiapart évoque déjà une volonté gouvernementale de s’attaquer au chiffrement des communication, dernière garantie d’une vie privée préservée. Il s’agirait d’exiger des acteurs du net que soient remises les clés de chiffrement.

Un projet qui provoque déjà de nombreuses oppositions

Si l’unité nationale semble animer les « représentants » du peuple, ça n’est heureusement pas le cas de nombreuses associations, personnalités et commissions:

« Il ne s’agit plus seulement d’accéder aux données utiles concernant une personne identifiée, mais de permettre de collecter de manière indifférenciée, un volume important de données qui peuvent être relatives à des personnes tout à fait étrangères à la mission de renseignement. »

La CNIL (Commission nationale Informatique et Libertés)

 

« Il ne suffit pas de répéter qu’il ne s’agit pas d’un Patriot Act à la française. Pour s’en assurer, il faut inclure de manière contraignante le principe selon lequel la surveillance de masse, généralisée et indifférenciée, est étrangère à l’Etat de droit ».

Godefroy Beauvallet, vice-président du CNNum (Conseil National du Numérique)

 

« Alors que la loi sur le renseignement était annoncée comme une grande loi permettant de protéger les droits fondamentaux, l’instrumentalisation sécuritaire des événements meurtriers de janvier risque d’aboutir à une incroyable dérive du gouvernement en matière de surveillance des citoyens. »

La Quadrature Du Net

 

[Ces nouveaux moyens sont] «tellement intrusifs qu’ils ne devraient pas être utilisés hors cadre judiciaire. Il est répété qu’il s’agit d’un encadrement, alors que le texte revient à entériner des pratiques des services au lieu de fixer des limites».

Laurence Blisson, Syndicat de la Magistrature

 

[La surveilance est] «beaucoup trop généralisée sur l’ensemble des individus : on ne peut pas surveiller l’ensemble d’une population sur un lieu donné. Cela pose de vrais problèmes en matière de respect de la vie privée».

Floran Borg, Syndicat des avocats de France

 

« Ces pouvoirs exorbitants se feront sans contrôle judiciaire. Ne mentons pas aux Français en présentant ce projet comme une loi antiterroriste. Il ouvre la voie à la généralisation de méthodes intrusives, hors du contrôle des juges judiciaires, pourtant garants des libertés individuelles dans notre pays. »

Marc Trevidic, juge antiterroriste

 

« Le gouvernement français va surveiller tout le monde avec un algorithme. Big Brother devient une réalité »

Tristan Nitot, Fondateur de Mozilla Europe

 

« Tous ces gens, demain, pourraient entrer chez vous, chez moi, en douce, avec de fausses clés, de jour comme de nuit, pour y placer de minuscules bidules afin de nous surveiller au sein de notre intimité. Avec, je le suppose, des instructions précises : si cela devient trop hard, prière de détourner les yeux. […]

 

Qui va décider que cette manif qui a dégénéré devient ou non de la compétence de la DGSI ? […]

 

Pour mémoire, après Mai-68, la DST, l’ancêtre de la DGSI, a reçu l’ordre de mettre une grande partie de ses moyens pour faire la chasse aux gauchos. C’était De Gaulle. En 1982, Mitterrand a créé son petit service antiterroriste perso pour protéger sa vie privée et faire le ménage autour de lui. En 2015…

 

La Révolution française définissait la loi comme une « protection de la liberté publique et individuelle contre l’oppression de ceux qui nous gouvernent. ». Ce n’était qu’utopie, mais de là à inverser le concept ! »

Georges Moréas, Commissaire honoraire de la Police Nationale

C’est sûr, il y a de quoi s’inquiéter pour demain…

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La censure d’Internet sans jugement, c’est maintenant https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/02/07/la-censure-dinternet-sans-jugement-cest-maintenant/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/02/07/la-censure-dinternet-sans-jugement-cest-maintenant/#comments Sat, 07 Feb 2015 14:21:59 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4735 L'article La censure d’Internet sans jugement, c’est maintenant a été publié sur Révolte Numérique

Aah ces fameux attentats de janvier! Tout le monde n’y aura pas perdu visiblement… Depuis ces événements, le gouvernement s’est refait un nom à coup d’unité nationale, de discours guerriers et de renforcement du contrôle de tous. Plan Vigipirate toujours à son niveau maximum, débats sur un Patriot Act à … Lire la suite

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L'article La censure d’Internet sans jugement, c’est maintenant a été publié sur Révolte Numérique

censure.fr

Aah ces fameux attentats de janvier! Tout le monde n’y aura pas perdu visiblement… Depuis ces événements, le gouvernement s’est refait un nom à coup d’unité nationale, de discours guerriers et de renforcement du contrôle de tous. Plan Vigipirate toujours à son niveau maximum, débats sur un Patriot Act à la française, contrôle des passagers aériens renforcé, débats sur la menace Internet, interpellations de mineurs supposés terroristes… Les idées fusent et les projets jugés anti-démocratiques il y a quelques mois sont aujourd’hui garants de notre salut. Tremblez jeunes gens! Nous sommes en guerre, et nous devons défendre nos libertés, quitte à se priver d’une partie d’entre elles.
Le 6 janvier 2015, la France faisait passer un décret autorisant la censure des sites présumés terroristes et pédophiles sans décision de justice. C’est le décret n° 2015-125 du 5 février 2015.

La censure administrative, un projet qui attendait depuis pas mal de temps

Pour celles et ceux qui suivent un peu l’actualité sur ces sujets, la censure sans consultation de la justice ressemble à un grand classique de la mesure inutile et pourtant dangereuse.

En 2011, la Loppsi 2 avait été votée par une droite particulièrement dure sur les questions du renforcement de la « sécurité » et de la restriction des libertés en ligne. C’est aussi l’année où l’on décida d’obliger les fournisseurs d’accès à Internet à conserver un bon paquet de traces relatives à notre navigation.

À l’époque, le parti socialiste semblait être très remonté face à cette politique. Au conseil constitutionnel, il estimait à propos du filtrage de la Loppsi 2:

« [que] ces dispositifs de filtrage de sites pédopornographiques sont absolument inefficaces, mais, qu’au contraire, ils contribuent à rendre encore plus difficile la répression de ce fléau, quand ils ne la découragent pas tout simplement »

 

Et pour montrer qu’ils avaient bien compris les dérives possibles du blocage par nom de domaine, les socialistes ajoutent:

« Or ce risque existe bien, […], puisque le blocage d’un contenu peut entraîner le blocage d’un site dans son ensemble »

 

En effet, cette technique qui ne retire pas les contenus mais en interdit seulement l’accès depuis une IP française, peut impacter tous les sites qui partagent le même nom de domaine.

À présent, le PS et François Hollande considèrent visiblement que leurs arguments contre la Loppsi 2 n’étaient que palabres gauchistes, et que c’est bien Nicolas Sarkozy qui adoptait la bonne stratégie concernant Internet. Intéressant…

Le plus « jouissif », c’est qu’à l’époque du blocage des sites pédopornographiques, l’UMP se défendait d’aller au-delà de ce type de contenus. Mais aujourd’hui, le PS ne semble pas s’encombrer de ces bonnes intentions, et envisage déjà de faire de même pour les « sites et messages de haine racistes ou antisémites » (discours de la ministre de la Justice Christiane Taubira à l’École Nationale de Magistrature).

Dans la circulaire du 12 janvier de Mme Taubira, une tentative de définition de l’apologie du terrorisme est proposée:

« [c’est un discours qui vise à] troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur »


NextImpact s’est amusé
à voir ce que cela pouvait englober, et ça risque d’être drôle!

« Cela concerne les atteintes volontaires à la vie, les atteintes volontaires à l’intégrité de la personne, l’enlèvement et la séquestration ainsi que le détournement d’avion, de navire ou de tout autre moyen de transport. S’y ajoutent les vols, les extorsions, les destructions, dégradations et détériorations, ainsi que le piratage informatique. On y range aussi les infractions en matière de groupes de combat et de mouvements dissous, les infractions en matière d’armes, de produits explosifs ou de matières nucléaires, le blanchiment ou certains délits d’initiés. »

 

Ce débat, loin d’être nouveau, avait pourtant déjà été entamé suite à la pénalisation de la consultation de sites terroristes par Nicolas Sarkozy après les assassinats de Toulouse et Montauban en 2012.

Des précédents et des conséquences peu engageants

Les dérives du filtrage ont déjà maintes fois été constatées, et pas uniquement par le blocage des DNS. En Angleterre, la volonté de censurer le porno avait réduit au silence un site d’aide aux femmes victimes de violences sexuelles. On pourrait encore se remémorer l’affaire Copwatch, ou observer le traitement ce mois-ci du site The Pirate Bay qui doit être lui aussi la cible d’un blocage, pour se faire une idée des adversaires couramment désignées par les pouvoirs publics.

Se rassurer en pensant que le procédé sera difficile à mettre en place sur des plateformes comme Facebook ou Twitter serait sans compter sur les volontés étatiques de substituer les lois nationales aux Conditions Générales d’Utilisation des entreprises. En effet, l’État envisage toutes les stratégies, notamment en les incitant à assurer ce rôle de censeur face aux « contenus incitant à la haine et à la terreur ».

À ceux qui considèrent que les luttes contre la pédopornographie et le terrorisme méritent bien quelques concessions, on ne pourra que rétorquer que la censure administrative ou privée ne s’est jamais cachée de viser bien plus loin que cela, et que c’est aussi contre le non respect du droit d’auteur que le filtrage d’Internet est bien souvent invoqué (voir notamment ACTA).

Quoi qu’il en soit, le contournement enfantin de ce type de blocage (avec un VPN, TOR, ou voir ici, ici, et là), ne pourra que complexifier les stratégies numériques des réels terroristes et renforcer leurs capacités à se développer discrètement.

Merci qui?

Édit du 15 mars: Le site islamic-news.info semble être le premier de la liste. Que la censure commence!

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Un an après, un bilan sur les écoutes de la NSA https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/12/un-an-apres-un-bilan-sur-les-ecoutes-de-la-nsa/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/12/un-an-apres-un-bilan-sur-les-ecoutes-de-la-nsa/#respond Thu, 12 Jun 2014 21:33:37 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4632 L'article Un an après, un bilan sur les écoutes de la NSA a été publié sur Révolte Numérique

Nous avons récemment « fêté » dans l’allégresse les un an des révélations Snowden sur la surveillance des canaux de communication opérée par la NSA. Depuis l’été 2013, les questions de vie privée et de surveillance des communications font désormais partie du paysage médiatique (bien plus qu’avant en tout cas), et les … Lire la suite

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L'article Un an après, un bilan sur les écoutes de la NSA a été publié sur Révolte Numérique

nsa_ecoutes

Nous avons récemment « fêté » dans l’allégresse les un an des révélations Snowden sur la surveillance des canaux de communication opérée par la NSA. Depuis l’été 2013, les questions de vie privée et de surveillance des communications font désormais partie du paysage médiatique (bien plus qu’avant en tout cas), et les discours portant sur la protection des données personnelles deviennent audibles.

Afin de ne pas en rester aux généralités et de pouvoir construire son argumentation sur des faits avérés, et non pas uniquement des vérités générales sur « big brother », un petit bilan de ce qui a été établi s’avère très instructif.

La stratégie du feuilletonnage choisie par Snowden et Greenwald est efficace en ce qui concerne le maintien de la pression sur les médias, mais elle n’influe malheureusement que très peu sur le côté indigeste de la masse de révélations proposées.

Framablog propose une traduction d’un récapitulatif de l’Electronic Frontier Foundation. J’ai toujours rêvé de faire ce bilan, mais la tâche est ardue. Donc, cela n’arrive que très rarement, mais là je vais le faire: un gros repompage d’article, un bon vieux copié-collé style DM de maths fait à la dernière minute. 😉 (mais c’est l’autre qui avait copié en premier m’sieur jvous jure!)

 


65 choses sur la surveillance par la NSA que nous savons maintenant mais que nous ignorions il y a un an

Article original sur le site de l’Electronic Frontier Foundation

par Nadia Kayyali et Katitza Rodriguez

Traduction Framalang : hack, Diab, teromene, r0u, Thérèse, goofy, mrtino

Voilà un an que le journal The Guardian a publié pour la première fois le Foreign Intelligence Surveillance Court order, révélé par Edward Snowden, ex-sous-traitant de la NSA. Le document démontrait que la NSA avait mené des opération de surveillance généralisée sur des millions de personnes innocentes. Depuis lors, toute une vague de révélations choquantes, de divulgations, d’aveux partiels des autorités gouvernementales, d’appels aux lois qui garantissent la liberté de l’information, et de poursuites judiciaires, a déferlé sans interruption. Pour l’anniversaire de cette première révélation, voici 65 choses sur la surveillance par la NSA que nous savons maintenant mais que nous ignorions il y a un an.

1. Nous avons vu un exemple des décisions de justice qui autorisent la NSA à récolter potentiellement tout appel téléphonique aux USA – ce qui veut dire qui vous appelez, qui vous appelle, quand, pendant combien de temps et quelquefois même où.

2. Nous avons découvert les diaporamas en Powerpoint de la NSA qui détaillent comment est menée la récolte « en amont », par la collecte d’informations captées directement dans l’infrastructure des opérateurs de télécoms.

3. La NSA a conçu une vaste « drague du Web » en s’assurant qu’elle peut intercepter non seulement les communications d’une cible lorsqu’elle fait partie d’une communication mais aussi celles qui « concernent une cible, même si la personne ciblée ne participe pas à une communication ».

4. La NSA a confirmé qu’elle recherche des données collectées selon les clauses de la section 702 des amendements à la FISA (FISA Amendments Act) pour avoir accès sans mandat aux communications des citoyens des USA, grâce à ce que le sénateur Ron Wyden a appelé « le vide juridique de la recherche via porte dérobée ».

5. Même si la NSA a déclaré de façon répétée qu’elle ne ciblait pas les citoyens des États-Unis, ses propres documents montrent que les fouilles de données menées sous l’égide de la section 702 sont conçues pour déterminer avec un degré de confiance de 51% seulement si la cible est étrangère.

6. Si la NSA n’établit pas l’origine étrangère d’une cible, elle ne va pas arrêter d’espionner cette cible pour autant. Au lieu de ça, la NSA va présumer que la cible est étrangère tant qu’elle ne peut être « identifiée positivement comme une personne des États-Unis ».

7. Un audit interne de la NSA révélé par une fuite a donné les détails de 2776 violations de règles ou de décisions judiciaires en une seule année.

8. Les hackers de la NSA ciblent les administrateurs systèmes, indépendamment du fait que ces administrateurs systèmes peuvent eux-mêmes être totalement innocents de tout acte répréhensible…

9. La NSA et la CIA ont infiltré des communautés de jeu en ligne comme World of Warcraft et Second Life pour récolter des données et mener leur surveillance.

10. Le gouvernement a détruit des preuves dans des procès pour espionnage intentés par l’EFF contre la NSA. Comble de l’ironie, le gouvernement a également prétendu que les clients de l’EFF avaient besoin de ces preuves pour établir la recevabilité de leur plainte.

11. Le directeur du renseignement national, James Clapper, a menti au Congrès lorsqu’il a été interrogé directement par le sénateur Ron Wyden pour savoir si la NSA était en train de rassembler des données de quelque nature que ce soit sur des millions d’habitants des USA.

12. Microsoft, comme d’autres sociétés, a collaboré étroitement avec le FBI afin de permettre à la NSA de « contourner le chiffrement pour avoir accès aux données des utilisateurs ».

13. Pendant la seule année 2013, le budget du renseignement était de 52,6 milliards de dollars — ce chiffre a été révélé par la fuite d’un document, et non par le gouvernement. Sur ce budget, 10,8 milliards de dollars ont été attribués à la NSA. Cela équivaut approximativement à 167 dollars par personne résidant aux Etats-Unis.

14. La Cour fédérale de la surveillance et du renseignement (Foreign Intelligence Surveillance Court) a rendu des décisions qui autorisent la NSA à partager des données brutes — non expurgées des informations permettant d’identifier les personnes — avec le FBI, la CIA et le Centre national de lutte antiterroriste (National Counterterrorism Center).

15. Conformément à un protocole d’accord (memorandum of understanding), la NSA partage régulièrement des données brutes avec Israël sans en expurger les informations personnelles permettant d’identifier les citoyens des USA.

16. Les divulgations de Snowden ont montré clairement que l’administration Obama avait induit la Cour suprême en erreur à propos de questions clés dans le procès intenté par l’ACLU à la NSA pour espionnage, Clapper v. Amnesty International, ce qui a conduit à un renvoi de l’affaire pour manque de preuves.

17. La NSA « a pénétré le système de communication interne d’Al Jazeera ». Les documents de la NSA font état de ce que « les cibles sélectionnés avaient un “fort potentiel en tant que sources de renseignement” ».

18. La NSA a utilisé des cookies soi-disant anonymes de Google comme balises de surveillance, aidant ainsi à pister les utilisateurs individuels.

19. La NSA « intercepte “des millions d’images par jour” – dont environ 55 000 “images de qualité suffisante pour la reconnaissance faciale” » et les traite avec de puissants logiciels de reconnaissance faciale.

20. Le programme de reconnaissance faciale de la NSA « peut maintenant comparer les photos des satellites d’espionnage avec les photos personnelles interceptées prises en extérieur, pour déterminer leur localisation ».

21. Bien que la réforme de la NSA se soit essentiellement focalisée sur la Section 215 du PATRIOT Act, et que la plupart des magistrats aient également poussé à réformer la Section 702 du FISA Amendments Act, certains des pires espionnages de la NSA ont été effectués conformément au décret 12333, que le président Obama pourrait abroger ou modifier dès aujourd’hui.

22. La NSA a collecté les informations de localisation des téléphones mobiles des citoyens des USA durant deux ans sous couvert d’un projet pilote ayant pour but de voir comment pourraient être analysées de telles informations dans ses énormes bases de données.

23. Au cours du seul mois de mars 2013, la NSA a rassemblé 97 milliards de renseignements en provenance de réseaux informatiques du monde entier, dont 3 milliards de renseignements des réseaux propres aux USA.

24. La NSA a ciblé Tor, un ensemble d’outils qui permet aux internautes de naviguer sur le net de manière anonyme.

25. Le programme MUSCULAR de la NSA infiltre des liens entre les data centers mondiaux des sociétés technologiques comme Google et Yahoo. De nombreuses sociétés ont répondu à MUSCULAR en chiffrant le trafic sur leur réseau interne.

27. Le programme XKEYSCORE analyse les courriers électroniques, les conversations en ligne et l’historique de navigation de millions de personnes n’importe où dans le monde.

28. À travers BULLRUN, la NSA sabote les outils de chiffrement auxquels se fient les utilisateurs ordinaires, les entreprises et les institutions financières, cibles ou non, dans un effort sans précédent visant à affaiblir la sécurité des utilisateurs d’Internet, vous y compris.

28. L’opération Dishfire a collecté 200 millions de textos par jour à travers le globe, qui peuvent être utilisés pour extraire des informations intéressantes sur vous : localisation, contacts, données de carte de crédit, appels manqués, alertes d’itinérance (qui indiquent que vous franchissez une frontière), cartes de visite électroniques, informations sur vos paiements par carte, alertes aux voyageurs, et renseignements sur vos réunions.

29. À travers l’opération CO-TRAVELER, les États-Unis collectent des informations de localisation provenant de relais de téléphonie mobile GSM, d’émetteurs Wi-Fi et de concentrateurs GPS, qui sont ensuite analysées en fonction du temps pour déterminer entre autres avec qui une cible voyage.

30. Un mémo de 2004 intitulé DEA – The “Other” Warfighter (DEA – « l’autre » combattant) montre que la NSA et la DEA « profitent d’échanges réciproques d’information ».

31. Quand la DEA agit sur les renseignements que sa division « Opérations spéciales » reçoit de la NSA, ils cachent la source de l’information à travers une « construction parallèle », une mascarade recréant une enquête imaginaire destinée à cacher la source de l’indice, non seulement au défenseur, mais à la Cour. Il s’agit de faire en sorte qu’aucun tribunal ne rende de décision sur la légalité ou la finalité de l’usage qui sont faits des données de la NSA dans les enquêtes ordinaires.

32. Le produit de la surveillance de la NSA finit régulièrement entre les mains de l’IRS (NdT : le fisc des États-Unis). Tout comme la DEA, l’IRS utilise la « construction parallèle » pour dissimuler l’origine de l’indice.

33. Même le Conseil de surveillance de la vie privée et des libertés civiles (Privacy and Civil Liberties Oversight Board), dont les membres sont triés sur le volet par le président des États-Unis, a recommandé que le gouvernement fasse cesser la collecte massive des enregistrements téléphoniques autorisée par la section 215 [NdT : du PATRIOT Act], cette collecte étant inefficace, illégale, et probablement anticonstitutionnelle.

34. La NSA a des projets pour infecter potentiellement des millions d’ordinateurs en y implantant des malwares dans le cadre du programme Tailored Access Operations (opérations d’accès personnalisé).

35. La NSA a eu un contrat secret de 10 millions de dollars avec la société de sécurité RSA pour créer une « porte dérobée » dans ses produits de chiffrement, largement utilisés par les entreprises.

36. « Dans le cadre d’une proposition visant à salir la réputation de ceux dont l’agence pense que les discours incendiaires radicalisent les autres », la NSA a surveillé leurs accès aux contenus pornographiques et rassemblé d’autres informations d’ordre explicitement sexuel.

37. La NSA et ses partenaires exploitent les applications mobiles, comme le jeu populaire Angry Birds, pour accéder à des informations privées sur les utilisateurs comme la localisation, l’adresse personnelle, le genre, et plus encore.

38. Le Washington Post a révélé que la NSA récolte « des centaines de millions de carnets d’adresses provenant de comptes personnels de courriel ou de messagerie instantanée du monde entier, dont beaucoup sont des citoyens des USA ».

Beaucoup de révélations de Snowden ont concerné les activités de la NSA à l’étranger, ainsi que les activités de certains des plus proches alliés de la NSA, comme son homologue britannique le GCHQ. Certaines de ces activités ont été des entreprises coopératives. En particulier, les « Cinq Yeux » – les États-Unis, la Nouvelle Zélande, l’Australie, le Royaume-Uni et le Canada – se communiquent mutuellement les données concernant leurs citoyens, constituant ainsi des failles susceptibles de saper la législation nationale.

39. La NSA a versé à son homologue britannique, le GCHQ, 155 millions de dollars ces trois dernières années « pour sécuriser l’accès aux programmes de collecte du renseignement britannique et les influencer ».

40. The Guardian a rapporté ceci : « Sur une période de six mois en 2008, [le GCHQ] a collecté les l’images de webcam – y compris une quantité importante de communications explicitement sexuelles – de plus d’1,8 millions de comptes utilisateurs Yahoo à l’échelle mondiale. »

41. Le GCHQ a utilisé des logiciels malveillants pour compromettre des réseaux appartenant à l’entreprise belge de télécommunications Belgacom.

42. Les principales entreprises de télécommunications, y compris BT, Vodafone, et Verizon business ont fourni au GCHQ un accès illimité à leurs câbles de fibre optique.

43. Le GCHQ a utilisé des attaques DDoS et autres méthodes pour interrompre les communications des Anonymous et de LulzSec, y compris les communications de personnes qui n’étaient accusées d’aucun délit.

44. La station Bude du GCHQ a surveillé des dirigeants de l’Union européenne, de l’Allemagne et d’Israël. Elle a également ciblé des organisations non gouvernementales comme Médecins du monde.

45. Partenaires de la NSA aux antipodes, les services de l’Australian Signals Directorate, ont été impliqués dans des violations de communications entre avocat et client couvertes par le secret professionnel, remettant en question un principe fondamental de notre système de justice pénal commun.

46. Les agents du renseignement australien ont espionné les téléphones mobiles du cabinet ministériel indonésien et du président Susilo Bambang.

47. En 2008, l’Australie a offert de partager les données brutes concernant ses citoyens avec ses partenaires du renseignement.

48. Le CSEC a aidé la NSA à espionner les dirigeants politiques durant le sommet du G20 au Canada.

49. Le CSEC et le CSIS ont été récemment réprimandés par le juge d’une cour fédérale pour l’avoir induit en erreur dans une demande de réquisition faite il y a 5 ans, à propos de l’utilisation des ressources des Cinq Yeux pour pister les Canadiens à l’étranger.

Ironie du sort, certaines opérations de la NSA ont ciblé des pays qui avaient collaboré directement avec l’agence en d’autres circonstances. Et certaines semblaient simplement non indispensables et disproportionnées.

50. Les documents de la NSA montrent que tous les gouvernements ne sont pas transparents sur leur propre niveau de coopération avec la NSA. Comme le rapporte The Intercept : « Peu de dirigeants élus ont connaissance de cet espionnage, voire aucun ».

51. La NSA intercepte, enregistre et archive chaque communication de téléphone mobile des Bahamas.

52. La NSA a surveillé les communications téléphoniques d’au moins 35 chefs d’États.

53. La NSA a espionné des diplomates français à Washington et aux Nations Unies.

54. La NSA a piraté les réseaux de l’entreprise chinoise Huawei et volé les sources de son code.

55. La NSA a posé des mouchards dans les ambassades de l’Union européenne à New York et à Washington. Elle a copié des disques durs dans les bureaux de l’UE à New York, et a mis sur écoute le réseau informatique interne des ambassades de Washington.

56. La NSA a collecté les métadonnées de plus de 45 millions d’appels téléphoniques italiens sur une période de 30 jours. Elle a également entretenu des stations de surveillance à Rome et à Milan.

57. La NSA a stocké les données d’approximativement 500  millions de connexions des systèmes de communication allemands chaque mois.

58. La NSA a collecté les données de plus de 60 millions d’appels téléphoniques espagnols sur une période de 30 jours, fin 2012 et début 2013, et a espionné des membres du gouvernement espagnol.

59. La NSA a collecté les données de plus de 70 millions d’appels téléphoniques français sur une période de 30 jours, fin 2012 et début 2013.

60. The Hindu, sur la base de documents de la NSA, a rapporté que « Sur une liste exhaustive des pays espionnés par les programmes de la NSA, l’Inde est en cinquième place. »

61. La NSA a pénétré le compte officiel de courriel de l’ancien président mexicain Felipe Calderon.

62. D’après The Guardian : « La NSA a, pendant des années, systématiquement écouté le réseau des télécommunications brésiliennes et et a intercepté, collecté et stocké sans discrimination les courriels et enregistrements téléphoniques de millions de Brésiliens ».

63. La NSA a surveillé les courriels, les appels téléphoniques et les textos de la présidente brésilienne Dilma Rousseff et de ses plus proches collaborateurs.

64. Les agences du renseignement allemand ont coopéré avec la NSA et ont implémenté le programme de la NSA XKeyscore, tandis que la NSA était en train d’espionner les dirigeants allemands.

65. Le quotidien norvégien Dagbladet a rapporté que la NSA a acquis des données sur 33 millions d’appels de téléphones mobiles norvégiens sur une période de 30 jours.

Il ne fait aucun doute que les relations internationales qu’Obama s’était engagé à restaurer, de même que la confiance du peuple des États-Unis dans le respect de sa vie privée et de ses droits constitutionnels, ont été sapées par la surveillance tous azimuts de la NSA. Mais un an après, le gouvernement des USA aussi bien que les gouvernements d’autres pays n’ont pas pris les mesures nécessaires pour faire en sorte que cette surveillance cesse. C’est pourquoi chacun doit se mobiliser – contactez votre député, rejoignez Reset the Net, et apprenez comment la loi internationale s’applique à la surveillance états-unienne aujourd’hui.

Toutes les images sous licence CC BY 2.0, par EFF, JeepersMedia et Richard Loyal French.

Source de la traduction: Framablog

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Un spécial investigation sur le Big Data et la surveillance https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/02/08/un-special-investigation-sur-le-big-data-et-la-surveillance/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/02/08/un-special-investigation-sur-le-big-data-et-la-surveillance/#respond Sat, 08 Feb 2014 15:20:48 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4357 L'article Un spécial investigation sur le Big Data et la surveillance a été publié sur Révolte Numérique

L’émission de Canal + a récemment diffusé un reportage sur le Big Data (la collecte et l’analyse de données à grande échelle), et la surveillance privée et étatique. Pour toutes les personnes qui sont déjà un peu sensibilisées à la question et même celles qui n’en savent rien, je vous … Lire la suite

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big_data

L’émission de Canal + a récemment diffusé un reportage sur le Big Data (la collecte et l’analyse de données à grande échelle), et la surveillance privée et étatique.

Pour toutes les personnes qui sont déjà un peu sensibilisées à la question et même celles qui n’en savent rien, je vous conseille de jeter un œil sur cet excellente émission.

Au menu sont abordés:

  • La collecte d’information par les géants du web dans une optique publicitaire, utilisant traces d’achats, géolocalisation et données sociales
  • La prédiction à l’aide des algorithmes et du Big Data dans le domaine du sport, de la politique, de la prévention du crime etc.
  • La vidéo surveillance
  • Le lien entre collecte à des fins publicitaires et l’utilisation étatique des données
  • …


Special Investigation Big Data Les Nouveaux… by chat21590

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La Russie veut interdire le réseau Tor https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/08/19/la-russie-veut-interdire-le-reseau-tor/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/08/19/la-russie-veut-interdire-le-reseau-tor/#respond Mon, 19 Aug 2013 19:58:27 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4235 L'article La Russie veut interdire le réseau Tor a été publié sur Révolte Numérique

Ça cause pas mal de surveillance ces temps-ci. Merci la NSA! Entre une séance de bronzette et deux margaritas, une fois n’est pas coutume, toute la fine fleur du journalisme international s’y est mise. Soit dit en passant, nous avons été particulièrement brillants en France dans notre rôle de composition … Lire la suite

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L'article La Russie veut interdire le réseau Tor a été publié sur Révolte Numérique

Contenu approuvé par l'ours pédophile

Contenu approuvé par l’ours pédophile

Ça cause pas mal de surveillance ces temps-ci. Merci la NSA! Entre une séance de bronzette et deux margaritas, une fois n’est pas coutume, toute la fine fleur du journalisme international s’y est mise. Soit dit en passant, nous avons été particulièrement brillants en France dans notre rôle de composition démontrant une fois encore le savoir-faire français en matière de cinéma: « Oh les méchants américains qui surveillent tout le monde! Et même des français dis-donc (pourtant dignes habitant-e-s de la Pââtrie des Droits de l’Homme qui elle ne mange pas de ce pain là, pas même avec des dictateurs libyens réprimant les révoltes populaires)! M’enfin! »

Mais il y a un moment où il faut quand même arrêter les conneries, et revenir aux fondamentaux: l’#InternetQuifaitPeur avec ses réseaux musulmans pédophiles tueurs de pandas. Et sans grande surprise, la Russie ouvre le bal.

Certains pédophiles porteraient des perruques…

Vous l’ignoriez sans doute, la moumoute, sous ses allures de gadget destiné aux marchés de niches des chauves et des sosies de stars des années 60-70, se révèle en réalité être un redoutable outil de camouflage pour pédophiles. C’est un peu le raisonnement fallacieux de l’ex KGB renommé FSB pour faire moins poussiéreux, lorsqu’il s’attaque au projet Tor pour contrer les réseaux pédophiles. Nous ne le répéterons jamais assez, la pédophilie est une mauvaise herbe dont internet est le terreau.
Mais ne vous égosillez  pas trop tôt dans une tirade contre ces ex-sovético-terroristo-mangeurs-d’enfants, et considérons plutôt que la Russie fait parte de ceux qui n’ont que faire des qu’en dira-t-on. La police japonnaise avait d’ailleurs elle aussi conseillé aux FAI de bloquer Tor il y a quelques mois; et la Suède (quoi?? cet exemple de sociale-démocratie pour nous tous??), s’y met à son tour: selon un certain Wecksell de la Section de la cybercriminalité de Suède [source]:

« Nous devons avoir une loi qui nous permette d’avoir accès aux services cryptés. Nous devons obtenir une clé pour accéder aux crimes les plus graves »

Vous comprenez aisément la logique à présent: l’anonymat doit être encadré sous peine de favoriser la pédophilie et la criminalité en général (j’ajouterais personnellement une épidémie de choléra mais ça n’est que mon avis de néophyte).

Il ne faut donc pas réfléchir trop loin pour comprendre qu’un anonymat encadré n’en est plus un. Et il faudrait être relativement naïf pour penser qu’un État pourrait faire quoi que ce soit d’acceptable dans ce domaine. L’affaire Snowden ne vous a pas encore vacciné? Peut-être que quelques lectures sur le comportement des services français pourrait être utiles..?

La surveillance transparence comme outil démocratique

C’est le nouveau credo des défenseurs des démocrates de tous poils: la transparence. Ça fait bien à la télé, on ouvre quelques archives nationales et c’est parti. Mais dans ce bel élan révélant à tous que les États sont trop sympas avec leurs sujets, on perçoit par moment la nécessité d’un retour d’appareil de notre part. Comme si vouloir cacher sa vie privée était devenu anormal, suspicieux. « N’a pas de compte Fécebook? C’est louche tout ça… Et ça chiffre son trafic internet en plus? Mettez-moi une équipe sur ce gugusse! »

Et quand on parle du réseau Tor, alors là, attention, ça va faire des étincelles! Pourtant utilisé par de nombreux journalistes, notamment ceux travaillant avec des dissidents de dictatures, des entreprises, des militants, des services étatiques etc., il souffre toujours d’une réputation de repère de pédophiles. En effet, lorsqu’on permet l’anonymat, on ne sait plus qui fait quoi. De plus, le réseau permet le développement d’un dark net, réseau parallèle permettant l’hébergement de données uniquement accessibles en étant connecté à Tor. Forcément, on y retrouve de la merde, notamment pédophile. Mais cela justifie t-il de condamner le réseau tout entier?

Enfoncer les portes ouvertes

Penser qu’on fera quoi que ce soit contre la pédophilie en surveillant, interdisant ou contrôlant Tor, c’est un peu penser qu’il est possible de regarder un épisode de Derrick en entier, et sans s’endormir… hum!
Si on y regarde de plus près, les réseaux pédophiles ont de toute façon toujours été à la pointe en matière de protection de l’anonymat et de dissimulation de données. Foutre en l’air Tor ne ferait que leur en toucher une sans faire bouger l’autre comme aurait dit un illustre homme d’État.

De plus, de nombreuses études montrent que la majorité des agressions sont effectuées dans le cercle familial large (56%). De ce fait, raconter que c’est Internet, Tor ou je ne sais quelle épine dans le pied des adorateurs de la surveillance panoptique, c’est donc prendre les gens pour des cons, et surtout ne rien changer au problème de fond qui me paraît davantage relever du culturel.
La question est sans doute complexe, mais difficilement détachable du caractère patriarcal de nos cultures, de la glorification de l’hyper-sexualisation des filles à peine pubères, du tabou de la sexualité lorsque ce n’est pas un produit d’appel, de l’omerta sur les violences domestiques etc.

Un cheval de Troie bien connu

En attendant, l’argument continue de faire mouche, comme cela a été le cas pour l’introduction en 1998 des prélèvement ADN en France pour les auteurs de crimes sexuels (merci M. Jospin). Il a par la suite été élargi aux attaques aux biens par le même gouvernement puis les suivants. Cela a sans nul doute permis à un M. Estrosi de sortir un peu plus tard:

« Les citoyens seraient mieux protégés si leurs données ADN étaient recueillies dès leur naissance. »
Le Monde, 16/01/2007

Actuellement, le prélèvement ADN est possible pour les délits de vol ou encore un tag sur un mur…

Alors? On tente le coup?

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Documentaire: Une contre histoire de l’Internet https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/05/19/documentaire-une-contre-histoire-de-linternet/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/05/19/documentaire-une-contre-histoire-de-linternet/#comments Sun, 19 May 2013 13:24:42 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4217 L'article Documentaire: Une contre histoire de l’Internet a été publié sur Révolte Numérique

Au cas où certains n’auraient pas encore eu l’occasion de le visionner sur Arte, voici l’excellent documentaire Une contre histoire de l’Internet. Sylvain Bergère et Jean-Marc Manach y proposent proposent un tour d’horizon de l’internet d’en bas, celui que nous participons tous à façonner. Ici, point de baratinage sur la … Lire la suite

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L'article Documentaire: Une contre histoire de l’Internet a été publié sur Révolte Numérique

world_net

Au cas où certains n’auraient pas encore eu l’occasion de le visionner sur Arte, voici l’excellent documentaire Une contre histoire de l’Internet. Sylvain Bergère et Jean-Marc Manach y proposent proposent un tour d’horizon de l’internet d’en bas, celui que nous participons tous à façonner. Ici, point de baratinage sur la mystique de Steve Jobs ou l’universalisme des patrons de Google. On parle pionniers du net, logiciel libre, hackers etc.

L’Histoire et les grands enjeux du réseau sont exposés intelligemment et avec un discours clairement militant: il faut préserver l’internet libre tel qu’il était à ses débuts. Comprendre cette nécessité passe donc par un exposé critique des discours matraqués et trop convenus au sujet su réseau mondial: la menace « pédo-nazi », la place de la propriété intellectuelle, le contrôle et la censure du réseau…

Ce documentaire est donc un excellent outil de « remise à niveau » pour tous ceux qui auraient suivi d’une oreille distraite (voire bouchée), les grands débats sur la liberté du réseau.

À consommer sans modération!


Note: voir aussi le site participatif associé lancé par Arte: http://lesinternets.arte.tv/

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Anonymous relance la fronde contre #INDECT https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/06/anonymous-relance-la-fronde-contre-indect/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/06/anonymous-relance-la-fronde-contre-indect/#respond Fri, 06 Jul 2012 00:39:39 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3564 L'article Anonymous relance la fronde contre #INDECT a été publié sur Révolte Numérique

ACTA est mort, vive INDECT! Après la victoire des défenseurs de la liberté sur le net face aux lobbys industriels, Anonymous espère surfer sur la mobilisation pour relancer la fronde contre ce projet européen. Lancé depuis le 1er janvier 2009 et activé en principe en 2014, cet Echelon à l’européenne … Lire la suite

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L'article Anonymous relance la fronde contre #INDECT a été publié sur Révolte Numérique

ACTA est mort, vive INDECT! Après la victoire des défenseurs de la liberté sur le net face aux lobbys industriels, Anonymous espère surfer sur la mobilisation pour relancer la fronde contre ce projet européen.

Lancé depuis le 1er janvier 2009 et activé en principe en 2014, cet Echelon à l’européenne demeure curieusement loin des préoccupations médiatiques. Pourtant, nombreux sont ceux qui crient à l’arrivée de la société Orwellienne (oui je sais c’est ce qu’on fait à chaque projet un peu liberticide ^^), et qui le considèrent comme étant pire que ACTA, SOPA, HADOPI ou encore la LOPPSI (ben oui sinon c’est moins drôle).

Alors kesako?

INDECT signifie INtelligent information system supporting observation, searching and DEteCTion for security of citizens in urban environment. Il fallait le trouver quand même! Son objectif est assez simple: la détection automatique des menaces, des comportements anormaux ou de la violence. Pour justifier ça, on se la fait à l’américaine mon gars, pas de chichis; les maîtres-mots sont criminalité et terrorisme.

INDECT établira une surveillance des sites internet, forums de discussion, réseaux sociaux, protocole FTP, P2P, et même de nos ordinateurs personnels. Mais il s’appuiera également sur l’analyse de bases vidéos et audios, des fichiers de police et fichiers biométriques. La FAQ du site d’INDECT montre que le réseau TOR se trouve sans surprise parmi les cibles potentielles.

De plus, il s’agira de créer automatiquement des profils des individu-e-s comprenant ADN, goûts, relations et appartenance à des organisations. INDECT ressemblerait à un espèce de Facebook étatique en quelque sorte! (Mais je ne suis pas sûr que cet argument soit très anxiogène) 😛

Les utilisateurs de ce système seraient les défenses nationales (polices, gendarmeries), et les armées. La France, l’Autriche, la Bulgarie, la République-Tchèque, l’Allemagne, la Hongrie, la Pologne, la Slovaquie, l’Espagne et la Grande-Bretagne, participent actuellement au développement du projet.

Avec tout ça, vous pouvez cramer vos bouquins de Phillip K. Dick, ils sont officiellement devenus old fashion. En effet, le 15 mars 2012, un comité d’experts a estimé qu’INDECT respectait les principes de l’éthique en matière de respect des droits fondamentaux et de la vie privée.

Ne relâchons pas la pression!

Après la bataille contre ACTA, des Anonymous appellent aujourd’hui à descendre à nouveau dans la rue le 28 juillet 2012, afin de marquer une fois encore le refus des dérives sécuritaires et liberticides qui sont celles que nous connaissons ces dernières années.

Le silence a assez duré, les jeux sont ouverts!

Pétition Avaaz: https://secure.avaaz.org/fr/petition/STOP_INDECT/?agIMldb

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Les entreprises nous couvrent-elles face aux États? https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/06/04/les-grandes-entreprises-nous-couvrent-elles-face-a-letat/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/06/04/les-grandes-entreprises-nous-couvrent-elles-face-a-letat/#comments Mon, 04 Jun 2012 14:33:19 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3539 L'article Les entreprises nous couvrent-elles face aux États? a été publié sur Révolte Numérique

Ce n’est un secret pour personne, les États utilisent Internet pour en savoir plus sur leurs aimables sujets. Si la surveillance est l’un des moyens utilisés, il serait bien stupide de ne pas profiter des informations récoltées par les entreprises en ligne dont il faut le dire, une bonne partie … Lire la suite

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L'article Les entreprises nous couvrent-elles face aux États? a été publié sur Révolte Numérique

Ce n’est un secret pour personne, les États utilisent Internet pour en savoir plus sur leurs aimables sujets. Si la surveillance est l’un des moyens utilisés, il serait bien stupide de ne pas profiter des informations récoltées par les entreprises en ligne dont il faut le dire, une bonne partie du travail consiste à ficher!

À partir de là, l’EFF (Electronic Frontier Foundation), les preux chevaliers de la vie privée en ligne, ont établi un tableau comparatif de ces grandes entreprises, en fonction de leur engagement vis à vis de la surveillance d’État.

(Merci à Korben pour la traduction)

Par contre, il me semble important de tout de même calmer les choses de suite: on ne parle bien que des entreprises par rapport à la surveillance d’État, et non à la question de la vie privée en général.

Il est ensuite nécessaire de préciser que les législations sont diverses à ce sujet et sont donc plus ou moins transparentes. Si l’on prend l’exemple du Patriot Act, l’État américain peut récupérer n’importe quelle information traitée par une entreprise du pays, basée sur le sol US ou non, mais il peut aussi exiger le silence sur de telles demandes.
Restons donc prudents sur les conclusions à tirer!

Enfin, notons que cette « éthique » peut varier selon les pays dans lesquels se trouvent les entreprises. Par exemple, un Microsoft en Tunisie, ça a aidé la cyber-police de Ben Ali à se former pour traquer les opposants, et ça a aidé les autorités à trafiquer les certificats de sécurité des moyens de communication…

Si Microsoft ne semble pas culminer dans ce tableau, ne nous leurrons pas sur les premiers de la classe, lesquels ne peuvent que très rarement faire des leçons de morale en la matière.

Lien sur le site de l’EFF et protocole d’enquête.

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Facebook soutient la censure et l’espionnage! https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/04/16/facebook-soutient-la-censure-et-lespionnage/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/04/16/facebook-soutient-la-censure-et-lespionnage/#respond Mon, 16 Apr 2012 10:10:04 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3369 L'article Facebook soutient la censure et l’espionnage! a été publié sur Révolte Numérique

Quelques mois après la victoire des internautes du monde face aux projets de censure américains qu’étaient SOPA et PIPA, les censeurs d’outre atlantique lancent leur nouvel appel au meurtre du net dans un projet de loi nommé CISPA (Cyber Intelligence Sharing and Protection Act). Vous pourrez lire ce texte en … Lire la suite

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L'article Facebook soutient la censure et l’espionnage! a été publié sur Révolte Numérique

Quelques mois après la victoire des internautes du monde face aux projets de censure américains qu’étaient SOPA et PIPA, les censeurs d’outre atlantique lancent leur nouvel appel au meurtre du net dans un projet de loi nommé CISPA (Cyber Intelligence Sharing and Protection Act). Vous pourrez lire ce texte en anglais ici. En un mot, il s’agit de renforcer le rapprochement entre entreprises et agences de renseignements dans le but d’échanger les information sur les internautes qui sont récoltées.

En taule les boutonneux!

L’objectif est donc évidemment de relancer la lutte contre tous ces horribles islamo-nazis qui passent leurs journées à télécharger Harry Potter au lieu de claquer leurs économies dans un bout de plastique qui prend de la place et qu’ils ne pourront pas copier car il est bourré de DRM.
Mais cette fois, les auteurs du texte finissent de renforcer l’amalgame qui les gratouille depuis longtemps, et joignent dans le même projet de loi, les problématiques qu’on désignera par cybersmenaces et pouvant se situer au niveau de la sécurité d’État (pas mal pour un Harry Potter!).

Pour l’EFF, défenseur des libértés numériques que l’on ne présente plus,

« [CISPA] permettrait aux entreprises d’espionner leurs usagers et partager des informations privées avec le gouvernement et d’autres sociétés avec une immunité quasi-totale en matière de responsabilité civile ou pénale« .

« Cela signifie qu’une société privée comme Google, Facebook, Twitter ou un fournisseur d’accès à Internet pourrait intercepter votre courrier électronique et vos SMS, envoyer une copie à un tiers et au gouvernement, modifier leur contenu ou les empêcher d’atteindre leur destination si cela cadre avec leur stratégie de lutte contre les cybermenaces »

Et Facebook dans tout ça?

Alors, pourquoi ce titre d’article honteusement aguicheur? Et bien la liste des premiers défenseurs de ce nouveau projet digne des plus belles dictatures est aujourd’hui connue, et sans grande surprise on retrouve les crapules habituelles telles que Microsoft, IBM, Intel, Oracle et… Facebook! Il faut croire que nos « amis » ont passé la période de crise d’adolescence qui les a amenés en début d’année à s’opposer à SOPA!
Ça y est, fini Che Guevara, « je reprends l’usine de papa! »

Que toutes celles et ceux qui utilisent Facebook le sachent: cette entreprise, en plus d’établir des profils d’internautes pour des objectifs mercantiles, soutient un Internet sous contrôle de l’État et de ses agences de renseignement. Vous ne pourrez pas dire que vous n’avez pas été prévenu-e-s. 😉
Il semblerait d’ailleurs qu’Anonymous n’apprécie pas trop la nouvelle non plus!

Une fois encore, vous pouvez manifester votre indignation grâce à une pétition proposée par Avaaz.

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Le Royaume-Uni veut surveiller l’ensemble des communications https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/04/03/le-royaume-uni-souhaite-surveiller-lensemble-des-communications/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/04/03/le-royaume-uni-souhaite-surveiller-lensemble-des-communications/#comments Tue, 03 Apr 2012 08:37:49 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3316 L'article Le Royaume-Uni veut surveiller l’ensemble des communications a été publié sur Révolte Numérique

Sommes-nous à nouveau en marche vers le totalitarisme? La question se pose sérieusement lorsque l’on observe les évolutions du rapport des États à Internet. Bien sûr, le temps du parti unique semble révolu, mais l’attitude de l’État (quels qu’en soient ses gérants) ne reste t-elle pas d’une terrifiante constance? Prenons … Lire la suite

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L'article Le Royaume-Uni veut surveiller l’ensemble des communications a été publié sur Révolte Numérique

Sommes-nous à nouveau en marche vers le totalitarisme? La question se pose sérieusement lorsque l’on observe les évolutions du rapport des États à Internet. Bien sûr, le temps du parti unique semble révolu, mais l’attitude de l’État (quels qu’en soient ses gérants) ne reste t-elle pas d’une terrifiante constance?
Prenons le Patriot Act par exemple. Voté par l’un des présidents américains les plus détestés, et sous couvert d’une lutte contre le terrorisme dont on sait qu’elle a bon dos, n’est-il pas toujours en vigueur (et renforcé) quand bien même l’opposition est au pouvoir?

Au Royaume-Uni, cette constante macabre (consistant à durcir la surveillance des États années après années) s’observe également. En 2006, le Labour Party proposait de surveiller toutes les communications téléphoniques incluant SMS et internet. Et c’est aujourd’hui cette même opposition qui criait à l’époque au scandale qui est sur le point d’imposer la surveillance généralisée des communications.

Big Brother le retour

Leur souhait: enregistrer le détail des communications téléphone, e-mails, et visites de sites, afin de les mettre à disposition des services secrets en temps réel, et sans mandat. Ceux-ci ne devraient pas avoir accès au contenu des communications mais peut-être n’est-ce qu’un début… Quoi qu’il en soit, établir les liens de communication entre les individus constitue déjà une somme d’informations considérable en vertu du principe « dis-moi qui sont tes amis et je te dirai qui tu es ». C’est d’ailleurs en partie sur cet adage que Facebook établit ses profils d’utilisateurs.

Numérama rappelle dans cet ordre d’idée que les méta-données (les informations sur l’information) sont de première importance pour les services de renseignement:

« On les stocke, sur des années et des années, et quand on s’intéresse à une adresse IP ou à un n° de tel, on va chercher dans nos bases de données, et on retrouve la liste de ses correspondants, pendant des années, et on arrive à reconstituer tout son réseau. »

Bernard Barbier, Directeur technique de la DGSE.

L’argument du terrorisme

À tous ceux qui n’ont rien à se reprocher: ce projet est pour vous. Une fois encore, c’est avec l’argument de la lutte contre le terrorisme que les autorités tentent de justifier l’injustifiable:

« Il est crucial que la police et les services de sécurité soient en mesure d’obtenir certaines données sur les communications, dans certaines circonstances, afin d’enquêter sur les crimes graves et le terrorisme et pour protéger la population »

Se faire surveiller pour son propre bien en sorte. Nous ne rappellerons pas que pendant les révoltes il y a quelques mois, le gouvernement projetait de couper les réseaux sociaux, les communications téléphoniques, et de déchiffrer certaines communications d’un service de BlackBerry. On n’ose imaginer ce qu’il serait capable de faire avec une telle loi…

La reine annoncera en principe le 9 mai prochain si ces mesures prendront effet ou non dans le royaume.

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Robocopyright ACTA https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/02/04/robocopyright-acta/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/02/04/robocopyright-acta/#respond Sat, 04 Feb 2012 13:52:15 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3003 L'article Robocopyright ACTA a été publié sur Révolte Numérique

Bon, cette vidéo est loin d’être de dernière fraîcheur, mais c’est toujours utile de multiplier les supports et les idées pour sensibiliser et partager avec vos amis, collègues etc… Bon visionnage! Pour les sous-titres en français, cliquez sur le petit logo « CC » et choisissez « French »

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L'article Robocopyright ACTA a été publié sur Révolte Numérique

Bon, cette vidéo est loin d’être de dernière fraîcheur, mais c’est toujours utile de multiplier les supports et les idées pour sensibiliser et partager avec vos amis, collègues etc…

Bon visionnage!

Pour les sous-titres en français, cliquez sur le petit logo « CC » et choisissez « French »

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2012: la fin du net? https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/27/2012-la-fin-du-net/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/27/2012-la-fin-du-net/#comments Fri, 27 Jan 2012 00:23:30 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2908 L'article 2012: la fin du net? a été publié sur Révolte Numérique

Les mayas ne nous avaient cette fois pas prévenus, la fin du net est peut-être pour 2012. En effet, les États membres de l’Union Européenne ont aujourd’hui signé le traité ACTA, c’était à Tokyo. ACTA: mort à la liberté, mort à la démocratie, mort à la culture! ACTA, c’est un … Lire la suite

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L'article 2012: la fin du net? a été publié sur Révolte Numérique

Les mayas ne nous avaient cette fois pas prévenus, la fin du net est peut-être pour 2012. En effet, les États membres de l’Union Européenne ont aujourd’hui signé le traité ACTA, c’était à Tokyo.

ACTA: mort à la liberté, mort à la démocratie, mort à la culture!

ACTA, c’est un traité international concernant en principe le domaine du commerce, mais qui aura des implications extraordinairement néfastes sur la liberté d’expression, le partage de la culture et la créativité sur Internet, mais aussi dans les domaines de la santé, avec un impact sur la distribution des médicaments génériques, ou encore dans celui de l’agriculture (contrôle accru sur le commerce de semences).
Le traité permettra de donner les pleins pouvoirs aux industriels, lesquels auront droit de vie et de mort sur tout site internet, au nom des seuls principes de propriété intellectuelle, des brevets, et du droit des marques.

En ce qui concerne la ratification du traité, il reste à passer par les commissions Affaires Juridiques (DEVE), Libertés Publiques (LIBE) et Industrie (ITRE) pour enfin être voté par le parlement européen. On approche de la fin à très grands pas, donc la mobilisation doit s’amplifier!

Attaques des industriels sur tous les fronts

Ces derniers temps, les mauvaises nouvelles s’accumulent et continuent de faire reculer les droits des internautes et des amateurs de culture: allongement de 20 ans de la durée des droits sur les productions musicales, œuvres retirées du domaine public, Hadopi 3 contre le streaming en préparation, lois SOPA et PIPA, ACTA, censure de Megaupload, différents blocages de Pirate Bay, de Allostreaming en France, censure de Wikileaks par les États-Unis, censure de Copwatch en France etc...

L’espace de liberté qu’est Internet est mourant, et risque bien d’y passer sans intervention de notre part.

La révolte gronde!

Heureusement, de plus en plus de personnes prennent conscience des enjeux qui se posent à nous, et les derniers mois ont été riches en luttes numériques, en particulier contre SOPA et PIPA. L’action internationale a permis de faire reculer les censeurs et de renvoyer temporairement les projets dans les placards. Mais aux États-Unis comme dans certains pays d’Europe, les internautes commencent sérieusement à embrayer contre ACTA. Ces derniers jours, les Polonais ont donné une leçon de démocratie au reste de l’Union, en descendant à plus de 20 000 dans les rues pour protester contre ACTA et la signature du traité annoncée par son gouvernement.

La violente fermeture du site Megaupload a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, et c’est pour l’instant les hacktivistes de Anonymous qui font la une des journaux de par leurs actions: blocages des sites du FBI, de soutiens à SOPA et PIPA, des sites de l’Élysée, d’Hadopi, de Sony, Vivendi etc…
Dans une récente vidéo, ils semblent annoncer un certain durcissement par la mise sur le côté des attaques DDOS, le temps d’actions plus violentes visant à « démembrer tout site soutenant le projet »…

Ce sont également des appels à manifester le 28 janvier partout dans le monde qui circulent depuis hier sur la toile.
Enfin, un appel au boycott des produits culturels a de même été lancé par le collectif pour le mois de mars.

L’année 2012 sera bien l’année de tous les possibles en ce qui concerne l’avenir de la toile!

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SOPA & PIPA: rejoignons le blackout du web le 18/01 ! https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/15/contre-la-censure-dinternet-rejoignons-le-blackout-du-web-le-1801/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/15/contre-la-censure-dinternet-rejoignons-le-blackout-du-web-le-1801/#comments Sun, 15 Jan 2012 21:48:57 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2783 L'article SOPA & PIPA: rejoignons le blackout du web le 18/01 ! a été publié sur Révolte Numérique

Le web est depuis plusieurs mois en lutte contre deux projets américains de censure du web mondial. SOPA (Stop Online Piracy Act) et PIPA (Protect IP Act) sont en passe d’être votés respectivement par la chambre des représentants et le sénat des États-Unis. Un blackout du web s’organise le 18/01 … Lire la suite

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L'article SOPA & PIPA: rejoignons le blackout du web le 18/01 ! a été publié sur Révolte Numérique

Le web est depuis plusieurs mois en lutte contre deux projets américains de censure du web mondial. SOPA (Stop Online Piracy Act) et PIPA (Protect IP Act) sont en passe d’être votés respectivement par la chambre des représentants et le sénat des États-Unis. Un blackout du web s’organise le 18/01 en signe de protestation.

Ces projets vont permettre aux lobbys des industries dites « culturelles » de censurer tout site considéré comme favorisant la diffusion de contenus protégés par des droits d’auteurs. Cette large définition permettrait en réalité de vouer aux limbes tout site hébergeant ce type de contenus (Youtube, Facebook ou n’importe quel site affichant une vidéo ou une image protégée par exemple).

Les méthodes préconisées par SOPA et PIPA sont dignes des systèmes mis en place par certains régimes dictatoriaux comme la Chine, l’Iran ou la Syrie.

Ainsi, il sera possible:

  • de bloquer l’accès au site au niveau des serveurs DNS (Domain Name System). Ces serveurs permettent de faire l’association entre une adresse URL et l’adresse IP du site. En tapant son adresse, nous ne pourrions donc plus y accéder.
    De plus ce type de blocage risque non pas de censurer un seul site, mais l’ensemble du domaine auquel il est rattaché.
  • d’obliger les moteurs de recherche à enlever de leurs résultats des sites proposant du contenu protégé par des droits d’auteurs.
  • d’obliger les fournisseurs d’accès à Internet à bloquer ces contenus.
  • d’obliger les sites proposant des liens vers ceux contre qui une plainte a été déposée à retirer ces liens.
  • d’asphyxier les sites visés en interdisant aux intermédiaires publicitaires et financiers (Paypal par exemple) de traiter avec ces sites.

Tout cela impliquera potentiellement une surveillance accrue des communications entre individuEs, même par leurs échanges privés par mail.

Les outils permettant aux activistes du monde entier de communiquer anonymement (comme Tor par exemple) pourraient eux aussi être menacés, tout comme les serveurs DNS alternatifs utilisés pour contourner ce type de censure.

SOPA et PIPA sont votés aux États-Unis mais concernent les internautes du monde entier! N’oublions pas qu’une grande partie des services que nous utilisons sur le net proviennent des États-Unis.

Rejoignons le blackout!

Révolte Numérique appelle donc toutes les personnes administrant un site internet à se joindre au blackout organisé aux États-Unis pour la journée du mercredi 18 janvier 2012 de 8h à 20h.
De nombreux sites comme Reddit, Mozilla US, Minecraft, FSF, EFF, identi.ca, Anonymous (via Twitter) etc. (et peut-être Wikipédia) se joindront à cette initiative.

Même si la maison blanche semble prendre position contre certains aspects de ces lois, nous ne devons pas relâcher la pression!

  • Si vous avez un site WordPress, des extensions sont disponibles afin de mettre votre site en maintenance en affichant un message de votre choix, ainsi que des extensions spécialement prévues pour l’événement.
    Vous pouvez également vous référer à cette méthode.
  • Si vous n’avez pas de site, modifiez votre avatar sur les réseaux sociaux et apposez-y un bandeau STOP SOPA ou STOP SOPA & PIPA.
  • Parlez-en autour de vous, faites monter la pression!

Liens utiles:
– Révolte Numérique sur identi.ca (vous pouvez vous abonner au flux RSS)
– Stop american censorship
– blackout SOPA

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Nouvelles technologies: peut-on échapper à l’emprise américaine ? https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/30/nouvelles-technologies-peut-on-echapper-a-lemprise-americaine%c2%a0/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/30/nouvelles-technologies-peut-on-echapper-a-lemprise-americaine%c2%a0/#comments Fri, 30 Dec 2011 15:47:05 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2551 L'article Nouvelles technologies: peut-on échapper à l’emprise américaine ? a été publié sur Révolte Numérique

Contacté par une journaliste du site de débat Newsring (lancé sous la direction éditoriale de Frédéric Taddeï) pour participer à un sujet sur « Nouvelles technologies : peut-on échapper à l’emprise américaine ? », je me suis plié à l’exercice. C’est à partir de l’annonce du retrait de Dassault du projet de … Lire la suite

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L'article Nouvelles technologies: peut-on échapper à l’emprise américaine ? a été publié sur Révolte Numérique

Contacté par une journaliste du site de débat Newsring (lancé sous la direction éditoriale de Frédéric Taddeï) pour participer à un sujet sur « Nouvelles technologies : peut-on échapper à l’emprise américaine ? », je me suis plié à l’exercice.
C’est à partir de l’annonce du retrait de Dassault du projet de Cloud computing « à la française » que la journaliste s’est posé la question de la possibilité pour la France de développer son indépendance face à des services majoritairement américains.
Le débat et sa présentation sont disponibles à cette adresse.

Le point de vue développé ici s’attardera davantage à se demander s’il est possible d’échapper à l’emprise des États et des entreprises qui font fortune sur la surveillance des communications.

Il est coutume de dire qu’internet n’a pas de centre, et c’est vrai. En tant que réseau de réseaux décentralisé, il est en théorie conçu pour pouvoir fonctionner quelles qu’en soient les parties amputées. Mais il est aussi fréquent d’entendre que s’il devait y en avoir un, il serait aux États-Unis.

Avec le développement de la toile, de nombreuses entreprises américaines ont acquis un statut dominant voire quasi monopolistique dans certains domaines. Plus de neuf français sur dix utilisent des logiciels Microsoft et surfent sur le net grâce à Google, et près d’un sur trois a un profil Facebook.

Lorsque l’on parle de stockage des données en ligne (cloud computing), cela pose de façon évidente la question de la conservation et de la concentration des informations, et interroge sur le cadre juridique duquel elles dépendent.

Cette concentration pose problème dans plusieurs domaines :

La confidentialité des données

Concernant la confidentialité des données, et le respect à la vie privée, la constitution de supers bases de données contenant des quantités parfois astronomiques de détails sur nos habitudes de navigation, nos goûts, nos achats, nos symptômes, nos préoccupations, nos désirs etc., pose de sérieux problèmes.
Pour prendre le cas Google, il a été le premier groupe à dépasser le milliard de visiteurs uniques en mai dernier (selon comScore), et Youtube (appartenant à Google) annonce ce mois-ci les mille milliards de vidéos vues en 2011. Chacune de ces visites est l’occasion pour l’entreprise de peaufiner le profil des utilisateurs en fonction de leurs comportements.

La question du droit de l’information

À qui appartiennent les informations publiées par les internautes ? Dans le cas de Facebook par exemple, nous savons que les données « confiées » peuvent être réutilisées dans un cadre publicitaire notamment, et sont à la disposition de l’entreprise, même après suppression du compte (voir l’affaire de l’étudiant autrichien Max Schrems qui a reçu plus de 1200 pages d’informations sur sa personne après 3 ans d’utilisation du réseau et un compte soi disant supprimé).

Le rapport à la justice

C’est également vis à vis de la justice qu’il faut s’interroger, et plus particulièrement de l’État. C’est suite à des « révélations » de Gordon Frazer (directeur général de Microsoft) que la question du Patriot Act a refait surface sur le net. Rédigé suite aux attentats du 11 septembre 2001, le texte impose à toute entreprise américaine de fournir les renseignements dont elle dispose si l’État en fait la demande. Étant dans cette situation, Microsoft a, à l’occasion de la prise de parole de son responsable, avoué avoir déjà été en situation de répondre à cette exigence patriotique. C’est quasiment dans la foulée que le géant Google avait également confirmé avoir fait de même.

Il convient de préciser que le Patriot Act concerne toutes les entreprises américaines, qu’elles soient basées sur le sol américain ou non. Les serveurs de Google en Europe sont par exemple concernés, et toutes les données qu’ils renferment sont donc potentiellement réquisitionnables par les autorités d’outre-Atlantique.

C’est alors que se repose la question de la concentration des données. Avec 900 000 serveurs estimés dans le monde, une utilisation particulièrement élevée de son moteur de recherche en France, et une omniprésence de Google Analytics qui permet d’afficher des statistiques de fréquentation 1 2, Google prend l’allure d’une pieuvre menaçante tant pour la sécurité des internautes que pour celle des entreprises.

Le contrôle du réseau

L’intégrité du réseau ainsi que la garantie d’une circulation libre des contenus dépendent également, du fait de la main mise des entreprises américaines sur le web, du droit états-unien. L’actualité récente braque les projecteurs vers la chambre des représentants et le sénat américains, lesquels discutent deux projets de loi très similaires: Stop Online Piracy Act (SOPA) et Protect IP Act (PIPA). Ces deux Patriot Acts numériques visent à mettre en place des systèmes de contrôle et de censure d’internet dignes des plus grandes dictatures mondiales, et ce afin de préserver les seuls intérêts des ayants droit des industries culturelles américaines. Le passage de tels projets affecterait sans nul doute la totalité de la toile puisque qu’une grande partie des sites en ligne dépendront de ces textes.

Un cloud à la française ?

Cette situation de dépendance à l’égard du droit américain amène divers projets, dont Andromède, présenté comme un cloud à la française, à destination de l’e-administration, puis éventuellement des entreprises de l’hexagone.

Plutôt que de se concentrer directement sur l’administration et les entreprises, il me semble important d’aborder la question de façon plus large, dans le rapport à l’utilisateur en général.

En ce qui concerne la sécurité des données, il conviendrait de désigner clairement celui dont on souhaite se protéger. S’il s’agit de l’État, il n’y a nul doute pour dire que l’État Français ne se montre pas plus vertueux que son homologue américain, en témoignent l’adoption de la très répressive Loppsi II, la troisième position acquise par la France en tant que pays demandant à Google de dévoiler des informations sur ses utilisateurs (octobre 2011), ou encore son implication présumée dans l’affaire d’espionnage d’Amesys (voir ci-dessous).

Mais avec qui ?

Les partenaires associés au projet Andromède laissent perplexes les internautes qui auront rapidement mis le nez dans les questions de sécurité : Orange, Thales et Dassault (qui s’est retiré du projet en décembre).

France Télécom (qui possède la marque Orange), s’est illustré (bien que cela n’ait fait grand bruit), de façon indirecte dans l’affaire Amesys. En effet, l’entreprise possède de nombreuses actions chez Bull, dont Amesys est une filiale.
Cette dernière a été, suite à des révélation des sites Owni, Reflets.info, Wikileaks et le Wall Street Journal, accusée d’avoir vendu au régime de Kadhafi des armes numériques permettant la surveillance du réseau et des dissidents libyens , ainsi que des communications téléphoniques et satellites.

Thales a également été répertoriée par Wikileaks dans les Spy Files, comme étant l’une des entreprises françaises développant des outils de monitoring de masse sur les réseaux téléphoniques et internet.

Orange, c’est également l’annonce d’un bridage du net à 100 MO pour la fibre (et donc techniquement une remise en cause de l’illimité), ainsi que la volonté de développer le DPI (Deep Packet Inspection), la même technologie d’analyse des flux utilisée par Amesys en Libye, pour des usages courants. Parmi les dernières propositions, on notera la possibilité de faire analyser tout son trafic par Orange afin de pouvoir recevoir des publicités plus ciblées (c’est tout de même grandiose!).
Nombreux sont également ceux qui s’interrogent sur son respect de la neutralité du net, notamment en tant que propriétaire du portail Dailymotion. L’entreprise est en effet suspectée de brider le trafic à destination de son concurrent Youtube.

On ne présente plus non plus Dassault pour ce qui est de la construction et la vente d’armes et de matériel de guerre, pour ses relations commerciales avec Amesys, Thales ou d’autres, et sa complicité par la vente d’armes avec la dictature de Kadhafi.

Bref, on pourrait se demander ce qu’il y aurait à gagner à confier la gestion de nos données et leur sécurisation à de tels énergumènes.

Saucisson pinard ou autonomie ?

Parler de l’information sur le net, au-delà même du cloud (à la française ou non), pose donc un certain nombre de questions qui n’ont finalement pas toujours grand chose à voir avec des problématiques liées à la souveraineté nationale.
Il convient en effet de resituer les contextes d’énonciation : si l’État français peut chercher à gagner en indépendance grâce à Andromède, il n’en reste pas moins extrêmement conciliant (et d’avantage encore : voir l’inauguration des bureaux parisiens de Google par Nicolas Sarkozy) avec une entreprise comme Google, qui évite pourtant sciemment la fiscalité française en se basant en Irlande.
Son indépendance vis à vis de la juridiction américaine, notamment dans le domaine de la sécurité nationale ne semble représenter que peu d’intérêt pour l’internaute moyen, étant données les pratiques auxquelles il semble s’adonner sur son propre territoire ou dans les pays du Maghreb et du Moyen-Orient.

D’autre part, on va de ce fait observer une fuite des militants vers les États-Unis pour échapper à la surveillance et la censure française, comme ce fut le cas pour le site Copwatch Nord Île-de-France par exemple. Pour ces activistes, être « autonome » (hébergé) en France ne signifie pas pour autant liberté.

Héberger ses données à distance amène enfin à prendre en compte d’abord la question du chiffrement, afin de garantir une confidentialité à minima de ce qui est entreposé sur des serveurs tiers, mais aussi celle des outils secondaires qui peuvent être utilisés. Gardons en tête l’exemple de Google Analytics, lequel fait office de véritable cheval de Troie sondant pour le géant de Mountain View, une bonne partie des visites de sites sur la toile.

Finalement, ne serait-ce pas l’occasion de réhabiliter dans certains cas le principe l’auto-hébergement et l’hébergement coopératif, probablement l’une des pratiques la plus en phase avec l’écologie du net ?

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Censure d’internet: les industries « culturelles » auront-elles leur patriot act? https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/11/17/censure-dinternet-les-industries-culturelles-auront-elles-leur-patriot-act/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/11/17/censure-dinternet-les-industries-culturelles-auront-elles-leur-patriot-act/#comments Thu, 17 Nov 2011 19:02:35 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=1864 L'article Censure d’internet: les industries « culturelles » auront-elles leur patriot act? a été publié sur Révolte Numérique

Dans le cadre de la lutte contre le piratage et la contrefaçon de biens manufacturés, une loi est en passe d’être votée ces jours-ci au sénat américain. Pour faire plaisir aux industries culturelles, c’est peut-être Internet tout entier qui va être sacrifié sur l’autel du profit. L’idée ne date pas d’hier … Lire la suite

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L'article Censure d’internet: les industries « culturelles » auront-elles leur patriot act? a été publié sur Révolte Numérique

Dans le cadre de la lutte contre le piratage et la contrefaçon de biens manufacturés, une loi est en passe d’être votée ces jours-ci au sénat américain. Pour faire plaisir aux industries culturelles, c’est peut-être Internet tout entier qui va être sacrifié sur l’autel du profit.

L’idée ne date pas d’hier et ne surprend qu’à moitié. Depuis des années, la guerre des ayants droit contre la culture fait rage: ACTA, PIPA (Protect IP Act), E-Parasite Act (Enforcing and Protecting American Rights), COICA (Combating Online Infringement and Counterfeits Act) et aujourd’hui SOPA (The Stop Online Piracy Act)… Tous ces acronymes ne désignent en réalité qu’un seul et même projet: garantir les profits des industries de la propriété intellectuelle par le filtrage et la censure d’Internet.

Un bon travail de lobbying

L’action de pression sur les autorités américaines ne date pas d’hier. Il y a un an, l’association américaine de l’industrie cinématographique (MPAA) s’était déjà manifestée auprès des autorités américaines, brandissant une liste des sites à abattre.

Parmi les plus connus, on trouvait ThePirateBay.org (Suède / Pays-Bas), Megaupload.com (Hong Kong/USA), Megavideo.com (idem), RapidShare.com (Suisse/Chine) et bien d’autres.

Vous l’aurez remarqué, la liste ne comprend pas que des sites hébergés aux États-Unis, et c’est bien là tout l’enjeu de cette affaire.

Aujourd’hui, le même lobby du cinéma applaudit le projet de loi (surprenant non?).

Une stratégie guerrière

Le projet vise donc les sites américains, mais aussi basés à l’étranger. Afin de faire couler tous ces terroristes qui partagent (plus précisément, qui sont suspectés de partager la culture ou de faciliter le piratage ), la stratégie consistera à les assiéger:

  • blocage au niveau des FAI,
  • des registres DNS,
  • des moteurs de recherche,
  • des services de paiement (paypal, mastercard etc),
  • des annonceurs présents sur ces sites (ah! Voilà quelque chose de censé 😉 )
  • etc…

Ces mesures pourront de plus être prises de façon préventive, sans même la tenue d’un procès!

De nombreux effets collatéraux

Alors que traditionnellement, ce sont les contenus qui étaient visés, les sites dans leur totalité le sont aujourd’hui.

Pour  Trevor Timm de l’Electronic Frontier Foundation:

« Tandis que TOR est conçu pour la promotion de la libre expression, la protection de la vie privée et des droits de l’Homme (…), il peut être également utilisé pour masquer l’adresse IP lors d’un téléchargement de contenu copyrighté, comme de la musique. Les entreprises concernées par le téléchargement illégal de musique pourraient utiliser la loi SOPA pour forcer Visa et Mastercard à couper les donations à Torproject.org – bien que le but de Tor soit de faciliter l’activisme et non le piratage ».

Un autre effet collatéral désastreux sera aussi un renforcement de la surveillance au niveau des FAI, car si leur responsabilité est engagée, il est évident qu’ils se livreront à un espionnage des communications pour s’assurer qu’aucun contenu transitant n’est illégal.

Sommes-nous impuissant-e-s?

Une mobilisation internationale se met en ce moment même en place, et la réaction des Google, Facebook, Yahoo, eBay, AOL, Twitter, LinkedIn etc. ne s’est pas évidemment pas fait attendre: dans la présente logique, un portail comme Youtube, hébergeant sans accord de nombreuses vidéos sous droits, serait concerné.

De nombreuses associations civiles se mobilisent elles aussi comme L’EFF (Electronic Frontier Foundation) et dénoncent ce qui est désormais considéré comme étant l’équivalent de la grande muraille numérique de la Chine.

Plusieurs pétitions circulent actuellement sur le net:

Bien que les pétitions ne soient pas le moyen le plus contraignant pour ces adversaires puissants, n’hésitez pas à les signer (n’oubliez pas que les pseudos existent! 😉 ), et à diffuser au maximum l’information autour de vous!

Si nous sommes déjà concernés, il faut bien comprendre que comme pour ACTA, si le projet passe aux États-Unis, il ne tardera pas à arriver en Europe, et à servir de modèle de référence dans le monde entier…

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La censure sur Internet et comment la contourner (infographie) https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/11/10/la-censure-sur-internet-et-comment-la-contourner/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/11/10/la-censure-sur-internet-et-comment-la-contourner/#comments Wed, 09 Nov 2011 23:39:34 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=1791 L'article La censure sur Internet et comment la contourner (infographie) a été publié sur Révolte Numérique

V’là la deuxième infographie que nous propose le site hardabud, après celle sur le filtrage franco-khadafien du net en Libye! C’est toujours aussi beau, toujours aussi clair (et en licence Creative Commons By en plus!), et permettra aux personnes qui n’ont pas nécessairement des connaissances techniques très précises de ce … Lire la suite

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L'article La censure sur Internet et comment la contourner (infographie) a été publié sur Révolte Numérique

V’là la deuxième infographie que nous propose le site hardabud, après celle sur le filtrage franco-khadafien du net en Libye!

C’est toujours aussi beau, toujours aussi clair (et en licence Creative Commons By en plus!), et permettra aux personnes qui n’ont pas nécessairement des connaissances techniques très précises de ce qu’est le réseau internet, de s’y retrouver un peu plus.

Pour toutes celles et ceux qui veulent comprendre les grandes lignes de ce qu’est la censure d’Internet, et appréhender quelques moyens de la contourner, c’est pour vous!


Source: http://www.hardabud.com

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Des hackers crackent le mouchard de la police allemande (MAJ) https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/10/11/des-hackers-crackent-le-mouchard-de-la-police-allemande/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/10/11/des-hackers-crackent-le-mouchard-de-la-police-allemande/#respond Tue, 11 Oct 2011 20:24:35 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=1521 L'article Des hackers crackent le mouchard de la police allemande (MAJ) a été publié sur Révolte Numérique

Comment? Le mouchoir de la police allemande? Mais quel mouchoir?? Vous ne savez probablement pas que l’espionnage informatique des États peut être quelque chose de tout à fait légal, et peut-être même de tout à fait démocratique pour certains! Et bien figurez-vous qu’en Allemagne, le logiciel malveillant utilisé (malware) est … Lire la suite

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L'article Des hackers crackent le mouchard de la police allemande (MAJ) a été publié sur Révolte Numérique

Comment? Le mouchoir de la police allemande? Mais quel mouchoir?? Vous ne savez probablement pas que l’espionnage informatique des États peut être quelque chose de tout à fait légal, et peut-être même de tout à fait démocratique pour certains!

Et bien figurez-vous qu’en Allemagne, le logiciel malveillant utilisé (malware) est aussi fiable qu’un canard comme chien de garde, et mettrait en danger la sécurité des données des internautes allemands.


C’est le Chaos Computer Club (CCC), collectif de hackers allemands qui a révélé cette affaire (note: si vous pensez qu’un hacker est une personne à la jambe de bois qui fait péter les sécurités des banques pour le petit déjeuner, lisez ceci d’urgence!).

À quoi sert ce programme?

Pour entrer dans le vif du sujet, ce malware permettrait à la police allemande d’avoir accès aux données privées des internautes, de prendre le contrôle de leur ordinateur à distance ou de poser des backdoors (portes dérobées installées sur l’ordinateur permettant l’installation de programmes d’espionnage et le contournement des dispositifs de sécurité), ce qui est tout à fait interdit dans le pays (loi du 27 février 2008).
La police pourrait même modifier à volonté les données présentes sur un ordinateur et, pourquoi pas, falsifier des données.

Le logiciel permettrait également d’intercepter les communication électroniques, comme par exemple celles réalisées grâce au logiciel Skype.
Mieux encore, il rendrait possible l’activation de la webcam et du microphone à l’insu de du propriétaire de la machine, et même d’effectuer des captures d’écran permettant de visualiser l’ensemble des informations consultées ou publiées via internet (pages web, mail, chat, forums etc.)

Aux dernières nouvelles, le ministère de la justice allemand douterait de la légalité de l’ensemble du dispositif, et semble ne pas en mener large!

Les failles

Selon les hackers, l’outil comporterait donc de nombreuses failles. Il serait d’après leurs expériences possible de prendre contrôle de ce logiciel espion à distance (Rendez-vous compte: non seulement les flics verront vos photos de vacances, mais le pirate qui aura hacké le logiciel des flics également! C’est plus un monde ça!).

Cela signifie également que tout ce qui est faisable par la police, l’est pour l’intrus, comme par exemple insérer des données ou des programmes malveillants sur votre machine.
Pas mal non?

Ça n’arriverait pas chez nous ça!

Et vous avez tout à fait… tort! Souvenez-vous, notre belle Loppsi II, l’une des lois les plus répressives au monde en ce qui concerne la surveillance des internautes.

L’article 23 prévoit que soient installés des logiciels espions sur les ordinateurs de suspects de crimes ou de délits (comme aider une personne sans-papiers), afin de voir les informations « telles qu’elles s’affichent sur un écran pour l’utilisateur d’un (ordinateur) ou telles qu’il les y introduit par saisie de caractères ».

Ah! C’est quand même bon d’être dans les pays des droits de l’homme!

Mise à jour: Quatre Länder ont admis avoir utilisé des programmes de ce type mais prétendent avoir eu une autorisation d’un juge se basant sur une jurisprudence pour le faire.

 

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Loi française: Mieux vaut tuer sans le faire exprès que de télécharger volontairement! https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/09/02/loi-francaise-mieux-vaut-tuer-sans-le-faire-expres-que-de-telecharger-volontairement/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/09/02/loi-francaise-mieux-vaut-tuer-sans-le-faire-expres-que-de-telecharger-volontairement/#respond Fri, 02 Sep 2011 01:52:57 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=997 L'article Loi française: Mieux vaut tuer sans le faire exprès que de télécharger volontairement! a été publié sur Révolte Numérique

L’information a bien circulé ces derniers jours mais je préfère tout de même en remettre une couche! Le site Numerama s’est « amusé » à comparer les peines encourues pour avoir téléchargé illégalement avec d’autres faits punis par la loi. Cela se passe de commentaires! Liste non exhaustive des délits sanctionnés par … Lire la suite

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L'article Loi française: Mieux vaut tuer sans le faire exprès que de télécharger volontairement! a été publié sur Révolte Numérique

L’information a bien circulé ces derniers jours mais je préfère tout de même en remettre une couche! Le site Numerama s’est « amusé » à comparer les peines encourues pour avoir téléchargé illégalement avec d’autres faits punis par la loi. Cela se passe de commentaires!

Liste non exhaustive des délits sanctionnés par la même durée de trois ans d’emprisonnement que celle risquée pour la mise à disposition d’oeuvres protégées par le droit d’auteur :

  • L’homicide involontaire (art. 221-6 du code pénal) ;
  • Les violences ayant entraîné une incapacité de travail inférieure ou égale à huit jours ou n’ayant entraîné aucune incapacité de travail (art. 222-13) ;
  • La menace de mort lorsqu’elle est, soit réitérée, soit matérialisée par un écrit, une image ou tout autre objet (art. 222-17) ;
  • L’atteinte involontaire à l’intégrité physique d’autrui en cas de violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de prudence ou de sécurité (art. 222-19) ;

  • L’expérimentation biomédicale sur une personne sans avoir recueilli le consentement libre, éclairé et exprès de l’intéressé (art. 223-8) ;
  • Le fait de provoquer au suicide d’autrui lorsque la provocation a été suivie du suicide ou d’une tentative de suicide (art. 223-13) ;
  • L’abus de faiblesse (art. 223-15-2) ;
  • Certaines formes de discrimination (art. 225-2) ;
  • L’exploitation de la mendicité d’autrui (art. 225-12-5) ;
  • L’exploitation de la vente à la sauvette (art. 225-12-8) ;
  • Le vol (art. 311-3)
  • L’abus de confiance (art. 314-1) ;
  • L’organisation frauduleuse de l’insolvabilité (art. 314-7) ;
  • La diffusion sur Internet de plans de fabrication de bombes (art. 322-6-1) ;
  • Le fait de participer à une manifestation ou à une réunion publique en étant porteur d’une arme (art. 431-10) ;
  • Le fait de pénétrer dans un établissement scolaire muni d’une arme (art. 431-24) ;
  • L’évasion d’un détenu (art. 434-27) ;
  • Certaines formes d’entrave à la justice (art. 435-12) ;
  • Le faux et usage de faux (art. 441-1) ;
  • L’assistance, propagande ou publicité pour l’eugénisme ou le clonage reproductif (art. 511-1-2) ;

Liste non exhaustive des délits sanctionnés par une peine d’emprisonnement moins longue que pour la mise à disposition d’œuvres protégées par le droit d’auteur :

  • L’exhibition sexuelle dans un lieu public (puni d’un an d’emprisonnement, art. 222-32) ;
  • Le harcèlement dans le but d’obtenir des faveurs sexuelles (1 an de prison, art. 222-33) ;
  • Le harcèlement moral au travail (1 an de prison, art. 222-33-2) ;
  • La violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de prudence ou de sécurité exposant autrui à un risque immédiat de mort (1 an de prison, art. 223-1) ;
  • L’atteinte à l’intégrité du cadavre, la profanation de cimetière (1 an de prison, art. 225-17) ;
  • L’introduction dans un domicile par violence (1 an de prison, art. 226-4) ;
  • L’usurpation d’identité d’un tiers (1 an de prison, art. 226-4-1) ;
  • La violation du secret professionnel (1 an de prison, art. 226-13) ;
  • La violation du secret des correspondances (1 an de prison, art. 226-15) ;
  • Le fait de détourner de leurs finalités médicales ou de recherche scientifique les informations recueillies sur une personne au moyen de l’examen de ses caractéristiques génétiques (1 an de prison, art. 226-26) ;
  • L’abandon de famille (2 ans de prison, art. 227-3) ;
  • Le fait de refuser indûment de représenter un enfant mineur à la personne qui a le droit de le réclamer (1 an de prison, art. 227-5) ;
  • Le fait de provoquer les parents ou l’un d’entre eux à abandonner un enfant né ou à naître (6 mois de prison, art. 227-12) ;
  • Le fait de provoquer directement un mineur à la consommation habituelle et excessive de boissons alcooliques (2 ans de prison, art. 227-19) ;
  • Le fait pour un majeur de faire des propositions sexuelles à un mineur de quinze ans ou à une personne se présentant comme telle en utilisant un moyen de communication électronique (2 ans de prison, art. 227-22-1) ;
  • La demande de fonds sous contrainte (6 mois de prison, art. 312-12-1) ;
  • Le fait de ne volontairement pas payer son essence, son restaurant, son hôtel, ou son taxi (6 mois de prison, art. 313-5) ;
  • La destruction d’un bien appartenant à autrui (2 ans de prison, art. 322-1) ;
  • Les sévices graves et cruautés envers les animaux (2 ans de prison, art. 521-1).

(extrait CC-by-nc-sa)

Encore une fois, il semblerait que les intérêts des majors du disque et de l’industrie du cinéma priment largement sur nombre de nos droits. On comprend mieux dans cette optique l’acharnement à défendre le Titanic Hadopi au budget de 13,790 millions d’euros pour 2011 (il était estimé à 6,7 millions d’euros au démarrage en 2009, passé à 10,58 millions d’euros en 2010. Et oui, c’est la crise!).

Mais nous l’avons tous compris, il en va de la sûreté nationale!

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