internet – Révolte Numérique https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org Pour l'autodéfense numérique Sat, 25 Jul 2015 12:41:36 +0000 fr-FR hourly 1 Pas sage en Seine 2014: viendez parler vie privée et sécurité https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/24/pas-sage-en-seine-2014-viendez-parler-vie-privee-et-securite/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/24/pas-sage-en-seine-2014-viendez-parler-vie-privee-et-securite/#respond Tue, 24 Jun 2014 20:25:37 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4676 L'article Pas sage en Seine 2014: viendez parler vie privée et sécurité a été publié sur Révolte Numérique

J’ai déjà eu l’occasion de publier des vidéos des conférences de Pas Sage en Seine, et pour preuve, elles sont souvent de grande qualité. Cette année encore, plusieurs d’entre elles traiteront directement des sujets qui sont récurrents sur ce blog: la vie privée et l’usage des nouvelles technologies, la surveillance, … Lire la suite

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L'article Pas sage en Seine 2014: viendez parler vie privée et sécurité a été publié sur Révolte Numérique

pses2014

J’ai déjà eu l’occasion de publier des vidéos des conférences de Pas Sage en Seine, et pour preuve, elles sont souvent de grande qualité. Cette année encore, plusieurs d’entre elles traiteront directement des sujets qui sont récurrents sur ce blog: la vie privée et l’usage des nouvelles technologies, la surveillance, la reprise en main de ses outils informatiques.

À partir de jeudi 26 juin à midi donc, vous pourrez vous rendre à Numa à Paris pour découvrir ou vous perfectionner sur ces thématiques, mais aussi participer à des ateliers, notamment sur la cryptographie:

Extraits:

Jeudi 12h: Make datalove not cyberwar par Okhin.

13h: De la surveillance de masse à la paranoïa généralisée par Manhack.

Vendredi 16h: Hygiène numérique – Applications pour protéger notre vie privée (sur les smartphones) par Zenzla.

Samedi 28 14h: Monde sous surveillance, les « pires » programmes de la NSA par Skhaen.

20h: Que sont devenus Amesys et Qosmos, vendeurs de solutions d’interception de masse à la Libye et la Syrie? Par Bluetouff, Kitetoa et Olivier Iteanu.


Voir sur une carte plus grande

Le programme complet est disponible sur le site de l’événement (sponsorisé notamment par Reflets.info et Médiapart s’il vous plaît). Je vous laisse juger par vous-même, et vous ferai sans nul doute un retour sur ces quatre jours dédiés à l’autodéfense numérique.

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Un an après, un bilan sur les écoutes de la NSA https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/12/un-an-apres-un-bilan-sur-les-ecoutes-de-la-nsa/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/12/un-an-apres-un-bilan-sur-les-ecoutes-de-la-nsa/#respond Thu, 12 Jun 2014 21:33:37 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4632 L'article Un an après, un bilan sur les écoutes de la NSA a été publié sur Révolte Numérique

Nous avons récemment « fêté » dans l’allégresse les un an des révélations Snowden sur la surveillance des canaux de communication opérée par la NSA. Depuis l’été 2013, les questions de vie privée et de surveillance des communications font désormais partie du paysage médiatique (bien plus qu’avant en tout cas), et les … Lire la suite

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L'article Un an après, un bilan sur les écoutes de la NSA a été publié sur Révolte Numérique

nsa_ecoutes

Nous avons récemment « fêté » dans l’allégresse les un an des révélations Snowden sur la surveillance des canaux de communication opérée par la NSA. Depuis l’été 2013, les questions de vie privée et de surveillance des communications font désormais partie du paysage médiatique (bien plus qu’avant en tout cas), et les discours portant sur la protection des données personnelles deviennent audibles.

Afin de ne pas en rester aux généralités et de pouvoir construire son argumentation sur des faits avérés, et non pas uniquement des vérités générales sur « big brother », un petit bilan de ce qui a été établi s’avère très instructif.

La stratégie du feuilletonnage choisie par Snowden et Greenwald est efficace en ce qui concerne le maintien de la pression sur les médias, mais elle n’influe malheureusement que très peu sur le côté indigeste de la masse de révélations proposées.

Framablog propose une traduction d’un récapitulatif de l’Electronic Frontier Foundation. J’ai toujours rêvé de faire ce bilan, mais la tâche est ardue. Donc, cela n’arrive que très rarement, mais là je vais le faire: un gros repompage d’article, un bon vieux copié-collé style DM de maths fait à la dernière minute. 😉 (mais c’est l’autre qui avait copié en premier m’sieur jvous jure!)

 


65 choses sur la surveillance par la NSA que nous savons maintenant mais que nous ignorions il y a un an

Article original sur le site de l’Electronic Frontier Foundation

par Nadia Kayyali et Katitza Rodriguez

Traduction Framalang : hack, Diab, teromene, r0u, Thérèse, goofy, mrtino

Voilà un an que le journal The Guardian a publié pour la première fois le Foreign Intelligence Surveillance Court order, révélé par Edward Snowden, ex-sous-traitant de la NSA. Le document démontrait que la NSA avait mené des opération de surveillance généralisée sur des millions de personnes innocentes. Depuis lors, toute une vague de révélations choquantes, de divulgations, d’aveux partiels des autorités gouvernementales, d’appels aux lois qui garantissent la liberté de l’information, et de poursuites judiciaires, a déferlé sans interruption. Pour l’anniversaire de cette première révélation, voici 65 choses sur la surveillance par la NSA que nous savons maintenant mais que nous ignorions il y a un an.

1. Nous avons vu un exemple des décisions de justice qui autorisent la NSA à récolter potentiellement tout appel téléphonique aux USA – ce qui veut dire qui vous appelez, qui vous appelle, quand, pendant combien de temps et quelquefois même où.

2. Nous avons découvert les diaporamas en Powerpoint de la NSA qui détaillent comment est menée la récolte « en amont », par la collecte d’informations captées directement dans l’infrastructure des opérateurs de télécoms.

3. La NSA a conçu une vaste « drague du Web » en s’assurant qu’elle peut intercepter non seulement les communications d’une cible lorsqu’elle fait partie d’une communication mais aussi celles qui « concernent une cible, même si la personne ciblée ne participe pas à une communication ».

4. La NSA a confirmé qu’elle recherche des données collectées selon les clauses de la section 702 des amendements à la FISA (FISA Amendments Act) pour avoir accès sans mandat aux communications des citoyens des USA, grâce à ce que le sénateur Ron Wyden a appelé « le vide juridique de la recherche via porte dérobée ».

5. Même si la NSA a déclaré de façon répétée qu’elle ne ciblait pas les citoyens des États-Unis, ses propres documents montrent que les fouilles de données menées sous l’égide de la section 702 sont conçues pour déterminer avec un degré de confiance de 51% seulement si la cible est étrangère.

6. Si la NSA n’établit pas l’origine étrangère d’une cible, elle ne va pas arrêter d’espionner cette cible pour autant. Au lieu de ça, la NSA va présumer que la cible est étrangère tant qu’elle ne peut être « identifiée positivement comme une personne des États-Unis ».

7. Un audit interne de la NSA révélé par une fuite a donné les détails de 2776 violations de règles ou de décisions judiciaires en une seule année.

8. Les hackers de la NSA ciblent les administrateurs systèmes, indépendamment du fait que ces administrateurs systèmes peuvent eux-mêmes être totalement innocents de tout acte répréhensible…

9. La NSA et la CIA ont infiltré des communautés de jeu en ligne comme World of Warcraft et Second Life pour récolter des données et mener leur surveillance.

10. Le gouvernement a détruit des preuves dans des procès pour espionnage intentés par l’EFF contre la NSA. Comble de l’ironie, le gouvernement a également prétendu que les clients de l’EFF avaient besoin de ces preuves pour établir la recevabilité de leur plainte.

11. Le directeur du renseignement national, James Clapper, a menti au Congrès lorsqu’il a été interrogé directement par le sénateur Ron Wyden pour savoir si la NSA était en train de rassembler des données de quelque nature que ce soit sur des millions d’habitants des USA.

12. Microsoft, comme d’autres sociétés, a collaboré étroitement avec le FBI afin de permettre à la NSA de « contourner le chiffrement pour avoir accès aux données des utilisateurs ».

13. Pendant la seule année 2013, le budget du renseignement était de 52,6 milliards de dollars — ce chiffre a été révélé par la fuite d’un document, et non par le gouvernement. Sur ce budget, 10,8 milliards de dollars ont été attribués à la NSA. Cela équivaut approximativement à 167 dollars par personne résidant aux Etats-Unis.

14. La Cour fédérale de la surveillance et du renseignement (Foreign Intelligence Surveillance Court) a rendu des décisions qui autorisent la NSA à partager des données brutes — non expurgées des informations permettant d’identifier les personnes — avec le FBI, la CIA et le Centre national de lutte antiterroriste (National Counterterrorism Center).

15. Conformément à un protocole d’accord (memorandum of understanding), la NSA partage régulièrement des données brutes avec Israël sans en expurger les informations personnelles permettant d’identifier les citoyens des USA.

16. Les divulgations de Snowden ont montré clairement que l’administration Obama avait induit la Cour suprême en erreur à propos de questions clés dans le procès intenté par l’ACLU à la NSA pour espionnage, Clapper v. Amnesty International, ce qui a conduit à un renvoi de l’affaire pour manque de preuves.

17. La NSA « a pénétré le système de communication interne d’Al Jazeera ». Les documents de la NSA font état de ce que « les cibles sélectionnés avaient un “fort potentiel en tant que sources de renseignement” ».

18. La NSA a utilisé des cookies soi-disant anonymes de Google comme balises de surveillance, aidant ainsi à pister les utilisateurs individuels.

19. La NSA « intercepte “des millions d’images par jour” – dont environ 55 000 “images de qualité suffisante pour la reconnaissance faciale” » et les traite avec de puissants logiciels de reconnaissance faciale.

20. Le programme de reconnaissance faciale de la NSA « peut maintenant comparer les photos des satellites d’espionnage avec les photos personnelles interceptées prises en extérieur, pour déterminer leur localisation ».

21. Bien que la réforme de la NSA se soit essentiellement focalisée sur la Section 215 du PATRIOT Act, et que la plupart des magistrats aient également poussé à réformer la Section 702 du FISA Amendments Act, certains des pires espionnages de la NSA ont été effectués conformément au décret 12333, que le président Obama pourrait abroger ou modifier dès aujourd’hui.

22. La NSA a collecté les informations de localisation des téléphones mobiles des citoyens des USA durant deux ans sous couvert d’un projet pilote ayant pour but de voir comment pourraient être analysées de telles informations dans ses énormes bases de données.

23. Au cours du seul mois de mars 2013, la NSA a rassemblé 97 milliards de renseignements en provenance de réseaux informatiques du monde entier, dont 3 milliards de renseignements des réseaux propres aux USA.

24. La NSA a ciblé Tor, un ensemble d’outils qui permet aux internautes de naviguer sur le net de manière anonyme.

25. Le programme MUSCULAR de la NSA infiltre des liens entre les data centers mondiaux des sociétés technologiques comme Google et Yahoo. De nombreuses sociétés ont répondu à MUSCULAR en chiffrant le trafic sur leur réseau interne.

27. Le programme XKEYSCORE analyse les courriers électroniques, les conversations en ligne et l’historique de navigation de millions de personnes n’importe où dans le monde.

28. À travers BULLRUN, la NSA sabote les outils de chiffrement auxquels se fient les utilisateurs ordinaires, les entreprises et les institutions financières, cibles ou non, dans un effort sans précédent visant à affaiblir la sécurité des utilisateurs d’Internet, vous y compris.

28. L’opération Dishfire a collecté 200 millions de textos par jour à travers le globe, qui peuvent être utilisés pour extraire des informations intéressantes sur vous : localisation, contacts, données de carte de crédit, appels manqués, alertes d’itinérance (qui indiquent que vous franchissez une frontière), cartes de visite électroniques, informations sur vos paiements par carte, alertes aux voyageurs, et renseignements sur vos réunions.

29. À travers l’opération CO-TRAVELER, les États-Unis collectent des informations de localisation provenant de relais de téléphonie mobile GSM, d’émetteurs Wi-Fi et de concentrateurs GPS, qui sont ensuite analysées en fonction du temps pour déterminer entre autres avec qui une cible voyage.

30. Un mémo de 2004 intitulé DEA – The “Other” Warfighter (DEA – « l’autre » combattant) montre que la NSA et la DEA « profitent d’échanges réciproques d’information ».

31. Quand la DEA agit sur les renseignements que sa division « Opérations spéciales » reçoit de la NSA, ils cachent la source de l’information à travers une « construction parallèle », une mascarade recréant une enquête imaginaire destinée à cacher la source de l’indice, non seulement au défenseur, mais à la Cour. Il s’agit de faire en sorte qu’aucun tribunal ne rende de décision sur la légalité ou la finalité de l’usage qui sont faits des données de la NSA dans les enquêtes ordinaires.

32. Le produit de la surveillance de la NSA finit régulièrement entre les mains de l’IRS (NdT : le fisc des États-Unis). Tout comme la DEA, l’IRS utilise la « construction parallèle » pour dissimuler l’origine de l’indice.

33. Même le Conseil de surveillance de la vie privée et des libertés civiles (Privacy and Civil Liberties Oversight Board), dont les membres sont triés sur le volet par le président des États-Unis, a recommandé que le gouvernement fasse cesser la collecte massive des enregistrements téléphoniques autorisée par la section 215 [NdT : du PATRIOT Act], cette collecte étant inefficace, illégale, et probablement anticonstitutionnelle.

34. La NSA a des projets pour infecter potentiellement des millions d’ordinateurs en y implantant des malwares dans le cadre du programme Tailored Access Operations (opérations d’accès personnalisé).

35. La NSA a eu un contrat secret de 10 millions de dollars avec la société de sécurité RSA pour créer une « porte dérobée » dans ses produits de chiffrement, largement utilisés par les entreprises.

36. « Dans le cadre d’une proposition visant à salir la réputation de ceux dont l’agence pense que les discours incendiaires radicalisent les autres », la NSA a surveillé leurs accès aux contenus pornographiques et rassemblé d’autres informations d’ordre explicitement sexuel.

37. La NSA et ses partenaires exploitent les applications mobiles, comme le jeu populaire Angry Birds, pour accéder à des informations privées sur les utilisateurs comme la localisation, l’adresse personnelle, le genre, et plus encore.

38. Le Washington Post a révélé que la NSA récolte « des centaines de millions de carnets d’adresses provenant de comptes personnels de courriel ou de messagerie instantanée du monde entier, dont beaucoup sont des citoyens des USA ».

Beaucoup de révélations de Snowden ont concerné les activités de la NSA à l’étranger, ainsi que les activités de certains des plus proches alliés de la NSA, comme son homologue britannique le GCHQ. Certaines de ces activités ont été des entreprises coopératives. En particulier, les « Cinq Yeux » – les États-Unis, la Nouvelle Zélande, l’Australie, le Royaume-Uni et le Canada – se communiquent mutuellement les données concernant leurs citoyens, constituant ainsi des failles susceptibles de saper la législation nationale.

39. La NSA a versé à son homologue britannique, le GCHQ, 155 millions de dollars ces trois dernières années « pour sécuriser l’accès aux programmes de collecte du renseignement britannique et les influencer ».

40. The Guardian a rapporté ceci : « Sur une période de six mois en 2008, [le GCHQ] a collecté les l’images de webcam – y compris une quantité importante de communications explicitement sexuelles – de plus d’1,8 millions de comptes utilisateurs Yahoo à l’échelle mondiale. »

41. Le GCHQ a utilisé des logiciels malveillants pour compromettre des réseaux appartenant à l’entreprise belge de télécommunications Belgacom.

42. Les principales entreprises de télécommunications, y compris BT, Vodafone, et Verizon business ont fourni au GCHQ un accès illimité à leurs câbles de fibre optique.

43. Le GCHQ a utilisé des attaques DDoS et autres méthodes pour interrompre les communications des Anonymous et de LulzSec, y compris les communications de personnes qui n’étaient accusées d’aucun délit.

44. La station Bude du GCHQ a surveillé des dirigeants de l’Union européenne, de l’Allemagne et d’Israël. Elle a également ciblé des organisations non gouvernementales comme Médecins du monde.

45. Partenaires de la NSA aux antipodes, les services de l’Australian Signals Directorate, ont été impliqués dans des violations de communications entre avocat et client couvertes par le secret professionnel, remettant en question un principe fondamental de notre système de justice pénal commun.

46. Les agents du renseignement australien ont espionné les téléphones mobiles du cabinet ministériel indonésien et du président Susilo Bambang.

47. En 2008, l’Australie a offert de partager les données brutes concernant ses citoyens avec ses partenaires du renseignement.

48. Le CSEC a aidé la NSA à espionner les dirigeants politiques durant le sommet du G20 au Canada.

49. Le CSEC et le CSIS ont été récemment réprimandés par le juge d’une cour fédérale pour l’avoir induit en erreur dans une demande de réquisition faite il y a 5 ans, à propos de l’utilisation des ressources des Cinq Yeux pour pister les Canadiens à l’étranger.

Ironie du sort, certaines opérations de la NSA ont ciblé des pays qui avaient collaboré directement avec l’agence en d’autres circonstances. Et certaines semblaient simplement non indispensables et disproportionnées.

50. Les documents de la NSA montrent que tous les gouvernements ne sont pas transparents sur leur propre niveau de coopération avec la NSA. Comme le rapporte The Intercept : « Peu de dirigeants élus ont connaissance de cet espionnage, voire aucun ».

51. La NSA intercepte, enregistre et archive chaque communication de téléphone mobile des Bahamas.

52. La NSA a surveillé les communications téléphoniques d’au moins 35 chefs d’États.

53. La NSA a espionné des diplomates français à Washington et aux Nations Unies.

54. La NSA a piraté les réseaux de l’entreprise chinoise Huawei et volé les sources de son code.

55. La NSA a posé des mouchards dans les ambassades de l’Union européenne à New York et à Washington. Elle a copié des disques durs dans les bureaux de l’UE à New York, et a mis sur écoute le réseau informatique interne des ambassades de Washington.

56. La NSA a collecté les métadonnées de plus de 45 millions d’appels téléphoniques italiens sur une période de 30 jours. Elle a également entretenu des stations de surveillance à Rome et à Milan.

57. La NSA a stocké les données d’approximativement 500  millions de connexions des systèmes de communication allemands chaque mois.

58. La NSA a collecté les données de plus de 60 millions d’appels téléphoniques espagnols sur une période de 30 jours, fin 2012 et début 2013, et a espionné des membres du gouvernement espagnol.

59. La NSA a collecté les données de plus de 70 millions d’appels téléphoniques français sur une période de 30 jours, fin 2012 et début 2013.

60. The Hindu, sur la base de documents de la NSA, a rapporté que « Sur une liste exhaustive des pays espionnés par les programmes de la NSA, l’Inde est en cinquième place. »

61. La NSA a pénétré le compte officiel de courriel de l’ancien président mexicain Felipe Calderon.

62. D’après The Guardian : « La NSA a, pendant des années, systématiquement écouté le réseau des télécommunications brésiliennes et et a intercepté, collecté et stocké sans discrimination les courriels et enregistrements téléphoniques de millions de Brésiliens ».

63. La NSA a surveillé les courriels, les appels téléphoniques et les textos de la présidente brésilienne Dilma Rousseff et de ses plus proches collaborateurs.

64. Les agences du renseignement allemand ont coopéré avec la NSA et ont implémenté le programme de la NSA XKeyscore, tandis que la NSA était en train d’espionner les dirigeants allemands.

65. Le quotidien norvégien Dagbladet a rapporté que la NSA a acquis des données sur 33 millions d’appels de téléphones mobiles norvégiens sur une période de 30 jours.

Il ne fait aucun doute que les relations internationales qu’Obama s’était engagé à restaurer, de même que la confiance du peuple des États-Unis dans le respect de sa vie privée et de ses droits constitutionnels, ont été sapées par la surveillance tous azimuts de la NSA. Mais un an après, le gouvernement des USA aussi bien que les gouvernements d’autres pays n’ont pas pris les mesures nécessaires pour faire en sorte que cette surveillance cesse. C’est pourquoi chacun doit se mobiliser – contactez votre député, rejoignez Reset the Net, et apprenez comment la loi internationale s’applique à la surveillance états-unienne aujourd’hui.

Toutes les images sous licence CC BY 2.0, par EFF, JeepersMedia et Richard Loyal French.

Source de la traduction: Framablog

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Du pénal pour la consultation de sites « terroristes » https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/03/25/du-penal-pour-la-consultation-de-sites-terroristes/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/03/25/du-penal-pour-la-consultation-de-sites-terroristes/#comments Sun, 25 Mar 2012 19:59:02 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3281 L'article Du pénal pour la consultation de sites « terroristes » a été publié sur Révolte Numérique

Il fallait s’y attendre, les assassinats de Toulouse et Montauban servent déjà de prétexte pour renforcer une fois encore l’avancement de la société sécuritaire à laquelle pense Sarkozy quand il se rase le matin. Fidèle à sa technique habituelle: un fait isolé, une loi pour tous, il persiste et signe … Lire la suite

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L'article Du pénal pour la consultation de sites « terroristes » a été publié sur Révolte Numérique

Il fallait s’y attendre, les assassinats de Toulouse et Montauban servent déjà de prétexte pour renforcer une fois encore l’avancement de la société sécuritaire à laquelle pense Sarkozy quand il se rase le matin.

Fidèle à sa technique habituelle: un fait isolé, une loi pour tous, il persiste et signe malgré la quarantaine de lois sécuritaires déjà mises en place depuis 2002. Il s’agirait donc de punir de sanctions pénales les personnes ayant consulté des sites « terroristes ».

« Toute personne qui consultera de manière habituelle des sites Internet qui font l’apologie du terrorisme ou qui appellent à la haine sera punie pénalement. »

Soit. Comme avec la pédopornographie, le sujet risque peu de faire polémique au café du coin. Et pour cause, qui pourrait se sentir menacé par ce type de déclarations? (ben ouais, ça ne concerne que les terroristes! Parce quand on a rien à se reprocher…).

C’est kiki pose des bombes?

Mais pourtant, définir le terroriste ne me parait pas si aisé, surtout par les temps qui courent. Souvenez-vous l’affaire Tarnac! Les méchants terroristes éleveurs de chèvres, et tapis dans une ferme… Intervention du GIGN, perquisitions, arrestations, interrogatoires, détention provisoire, contrôle judiciaire: on a eu la totale! Et finalement? Rien. Mais aurait-il également fallu condamner toutes les personnes ayant lu L’insurrection qui vient? Ou peut-être celles qui auraient consulté leur blog?

Aux États-Unis, nous avons appris il y a peu que Bradley Manning, l’un des informateurs présumés de Wikileaks dans l’affaire des cables diplomatiques, est aujourd’hui accusé d’avoir aidé Al-Qaïda. Donc conclusion: Wikileaks = terroriste (ou tout au moins complice de terrorisme).
N’avez vous jamais fait un tour sur ce site de santé publique?

Une fois encore, l’expérience et la place laissée ici à l’arbitraire, nous permettent d’envisager toutes les dérives. Et nous n’abordons même pas la question des sites qui « appellent à la haine! »

Partie d’échecs

Des déclarations comme celle que vient de sortir notre bon président ne servent en réalité qu’à conforter la société sécuritaire, et à renforcer un peu plus le contrôle de l’État sur le réseau. Aujourd’hui, les cibles sont les pédophiles et les terroristes, mais demain? N’y a t-il pas qu’un petit pas pour intégrer aux blacklists des sites politiques un peu trop gênants (Copwatch?).

La menace qui plane réellement aujourd’hui est celle du DPI (Deep Packet Inspection), un système de surveillance généralisée très « populaire » en Iran, et au sujet duquel beaucoup se demandent encore s’il ne faudrait pas le considérer comme une arme. D’ailleurs, si la grossière manipulation consistant à imputer la responsabilité des meurtres de Toulouse à Internet peut paraître ubuesque, elle n’est pas si surprenante lorsque l’on connaît la dangerosité de notre président en matière de numérique.

Pour ne prendre que les dernières pierres apportées à l’édification d’un régime autoritaire, on pourra donc citer maintenant les tentatives désespérées d’imposer le fichage généralisé des « gens honnêtes », et la proposition aujourd’hui d’espionner la totalité des communications des internautes.

Pour rappel, le pays est déjà placé sous surveillance par Reporter Sans Frontières depuis deux années consécutives, précisément en raison de son traitement de la question numérique.

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Anonymous appelle à manifester contre ACTA le 28/01 https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/25/anonymous-appelle-a-manifester-contre-acta-le-2801/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/25/anonymous-appelle-a-manifester-contre-acta-le-2801/#comments Wed, 25 Jan 2012 20:21:45 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2891 L'article Anonymous appelle à manifester contre ACTA le 28/01 a été publié sur Révolte Numérique

Édit: près de 3000 vues pour cet article, c’est pas dans les habitudes d’un modeste blog comme le mien… Il faut croire que la révolte numérique approche! 😉 Dans la foulée des nombreuses opérations menées depuis la fermeture de Megaupload la semaine dernière, le mouvement hacktiviste Anonymous appelle ses « membres » … Lire la suite

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L'article Anonymous appelle à manifester contre ACTA le 28/01 a été publié sur Révolte Numérique

Édit: près de 3000 vues pour cet article, c’est pas dans les habitudes d’un modeste blog comme le mien… Il faut croire que la révolte numérique approche! 😉

Dans la foulée des nombreuses opérations menées depuis la fermeture de Megaupload la semaine dernière, le mouvement hacktiviste Anonymous appelle ses « membres » et ses sympathisants à quitter les claviers et à descendre dans la rue pour protester contre ACTA et pour un Internet libre. Des manifestations devraient avoir lieu en France.

C’est plutôt bien joué de la part du collectif qui profite ainsi de l’énorme mobilisation internationale contre SOPA et PIPA, ainsi que de celle qui commence aux États-Unis contre ACTA. La fermeture par le FBI de Megaupload semble avoir indigné pas mal de personnes, et fait prendre conscience que la liberté sur le réseau n’est pas si garantie, surtout si on ne la défend pas.

Rappelons que l’annonce par le gouvernement polonais hier, de son souhait de ratifier le traité ACTA, a entraîné une manifestations de 2000 personnes en protestation.

Cet appel international semble se décliner dans 37 villes de France si on en croit le profil Facebook mettant l’initiative en avant.

Reste à voir dans quelle mesure les mécontentements se traduiront en actions, et sans ordinateurs cette fois!

Lien vers l’appel vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=DlSRmi8G6gY#

La liste des villes se trouve sous la vidéo, ainsi que les pages Facebook associées.

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Contenu de l’appel:

Appel à la mobilisation mondiale le 28 janvier pour défendre la liberté d’internet.

ACTA (Accord Commercial Anti Contrefaçon), un accord qui menace la liberté d’internet. Cet accord vise officiellement à protéger la propriété intellectuelle au niveau international. Jusque là tout va bien.. Mais le terme de « propriété intellectuelle » est volontairement flou. Il peut désigner des marques, idées ou informations. ACTA devrait donc s’attaquer à l’imitation de quelque chose soumis au droit d’auteur. Il suffira d’échanger une information copyrightée pour voir son accès internet supprimé et écoper de poursuites judiciaires.

Afin de vérifier que vous n’échangez aucun contenu soumis au droit d’auteur, ACTA va renforcer la surveillance. Les fournisseurs d’accès à internet devront vérifier toutes les données envoyées et reçues sur votre ordinateur. Il suffira de citer un article de presse dans un email ou d’envoyer un extrait de musique pour être pris la main dans le sac. Les informations seront alors envoyées à leur auteur et vous pourrez écoper à leur demande d’une amende ou d’une peine de prison.

L’accord ne profite qu’à une fraction d’industriels tels que les compagnies RIAA et MPAA (associations interprofessionnelles qui défendent les intérêts de l’industrie du disque et du cinéma). ACTA est la conséquence de leurs actions de lobbying auprès des gouvernements.

A nouveau la démocratie est bafouée et ce sont des accords liberticides pour internet qui pourraient nous être imposés par des personnes non élues. Cette censure pourrait de plus permettre de supprimer des informations gênantes comme c’est déjà le cas dans certains pays où l’on bloque l’accès à certains contenus, mots clés ou sites internet.

La seule solution c’est la mobilisation de toutes et tous dans les rassemblements prévus le samedi 28 janvier pour dire non à,

La censure d’internet;

La restriction de la liberté d’expression;

La surveillance totale de toutes nos activités en ligne;

La perte de libertés et droits civiques;

La perte de connexion internet pour ceux qui enfreindraient les nouvelles règles.

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SOPA Blackout: une grande journée de mobilisation! https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/19/blackout-sopa-une-grande-journee-de-mobilisation/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/19/blackout-sopa-une-grande-journee-de-mobilisation/#comments Thu, 19 Jan 2012 00:36:42 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2798 L'article SOPA Blackout: une grande journée de mobilisation! a été publié sur Révolte Numérique

Si vous étiez au courant de la journée de mobilisation internationale, et des blackout qui se sont déroulés sur la toile en opposition aux lois de censure de l’Internet: SOPA et PIPA, vous avez comme moi, certainement été faire un tour sur le web histoire de juger un peu de … Lire la suite

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L'article SOPA Blackout: une grande journée de mobilisation! a été publié sur Révolte Numérique

Si vous étiez au courant de la journée de mobilisation internationale, et des blackout qui se sont déroulés sur la toile en opposition aux lois de censure de l’Internet: SOPA et PIPA, vous avez comme moi, certainement été faire un tour sur le web histoire de juger un peu de l’ampleur de la mobilisation.

Sans surprises, le web américain a su se montrer à  la hauteur du défi, et de nombreux sites ont participé à l’effort de guerre. Sans surprises non plus: l' »action » de Google. Après avoir joué les gros bras et lancé parmi les premiers l’idée de blackout, ils se sont contentés de barrer leur logo d’un rectangle noir, uniquement pour la version américaine, et pendant une petite partie de la journée. Que de la gueule quoi!

Mis à part ça, beaucoup de « gros » ont tout de même participé aux États-Unis, comme Wikipédia, qui a bloqué la possibilité de faire des modifications sur les articles, Mozilla, WordPress, Minecraft, tumblr, l’EFF (Electronic Frontier Foundation), la FSF (Free Software Foundation) et beaucoup d’autres ont bloqué leur site pour la journée. Une liste des participants est toujours disponible à cette adresse.

Mais la France n’a pas été ridicule, loin de là! On a pu donc constater la participation de l’April, La quadrature du net, Framablog, LinuxFR, Internet sans frontières, GreenPeace, Forum Ubuntu, Korben, Indymedia Lille, Rebellyon, L’interassociation des bibliothécaires, archivistes et documentalistes français ^^… Révolte Numérique 😉 (et bien sûr beaucoup de bloggers qui ont comme moi apporté leur pierre à l’édifice, et ça fait bien plaisir!). Notons que certains ont également eu la bonne idée de lier cette journée au contexte français et européen en rappelant qu’une lutte est toujours engagée contre Hadopi et ACTA entre autres.

Petite rétrospective en images:

États-Unis

Mozilla et WordPress

Minecraft et la Free Software Foundation

Wikipédia et l’Electronic Frontier Foundation

Identi.ca et Boing Boing

DuckDuckGo et Google.com

Tor Project et Free Art and technology

En France

l’April et Framablog

La Quadrature du Net et le Forum Ubuntu

Korben et LinuxFR

Indymedia Lille et Rebellyon

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Conférence Deep Packet Inspection à l’Assemblée Nationale https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/23/conference-deep-packet-inspection-a-l%e2%80%99assemblee-nationale/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/23/conference-deep-packet-inspection-a-l%e2%80%99assemblee-nationale/#respond Fri, 23 Dec 2011 01:13:50 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2506 L'article Conférence Deep Packet Inspection à l’Assemblée Nationale a été publié sur Révolte Numérique

Pour celles et ceux qui ont un peu de temps, et qui souhaitent revenir sur l’affaire Amesys et celles qui y sont liées, cette rencontre à l’Assemblée Nationale avec Christian Paul (Député PS), Olivier Laurelli (Reflets.info), Jean-Marc Manach (Owni.fr), Antoine Champagne « Kitetoa » (Reflets.info), Jean-Marc Salmon (Owni.fr), Olivier Tesquet (Télérama), est … Lire la suite

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L'article Conférence Deep Packet Inspection à l’Assemblée Nationale a été publié sur Révolte Numérique

Pour celles et ceux qui ont un peu de temps, et qui souhaitent revenir sur l’affaire Amesys et celles qui y sont liées, cette rencontre à l’Assemblée Nationale avec Christian Paul (Député PS), Olivier Laurelli (Reflets.info), Jean-Marc Manach (Owni.fr), Antoine Champagne « Kitetoa » (Reflets.info), Jean-Marc Salmon (Owni.fr), Olivier Tesquet (Télérama), est faite pour vous!


Durée: 1h56

Transcription écrite
Conférence Deep Packet Inspection à l’Assemblée Nationale

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Censure du web: Christian Vanneste, l’épouvantail qui cache la forêt https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/07/08/christian-vanneste-lepouvantail-qui-cache-la-foret/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/07/08/christian-vanneste-lepouvantail-qui-cache-la-foret/#respond Fri, 08 Jul 2011 13:41:23 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=168 L'article Censure du web: Christian Vanneste, l’épouvantail qui cache la forêt a été publié sur Révolte Numérique

Christian Vanneste a proposé hier un projet de loi en faveur d’un blocage par défaut des sites pornographiques par les fournisseurs d’accès à internet (FAI). Le titulaire de la ligne pourrait, sur demande, réclamer le rétablissement de l’accès à ces sites.  Il s’agit, vous vous en doutez, de préserver les … Lire la suite

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L'article Censure du web: Christian Vanneste, l’épouvantail qui cache la forêt a été publié sur Révolte Numérique

Christian Vanneste a proposé hier un projet de loi en faveur d’un blocage par défaut des sites pornographiques par les fournisseurs d’accès à internet (FAI). Le titulaire de la ligne pourrait, sur demande, réclamer le rétablissement de l’accès à ces sites.  Il s’agit, vous vous en doutez, de préserver les petits nenfants. Bien me direz-vous!? Ce projet pose cependant un certain nombre de problèmes...

Le député UMP du Nord est un habitué des déclarations fracassantes: il avait déjà donné son avis au sujet de l’homosexualité: « Ce n’est pas parce que quelques personnes ont des comportements, disons « curieux », que forcément la société doit s’en préoccuper ». Il a également ajouté qu’elle était « menace pour la survie de l’humanité » mais aussi comparable à la pédophilie (ses différentes prises de positions l’ont amené à être condamné pour « injures en raison de l’orientation sexuelle »). Autant dire que le « philosophe » n’a pas la langue dans sa poche et ne rechigne pas à sortir le costume de croisé, garant des « valeurs » de la vielle France catholique intégriste.

Une position morale avant tout

De la même façon qu’attaquer l’homosexualité lui permet de réaffirmer une suprématie de l’hétérosexualité et du mariage mixte, la possibilité pour les mineurs d’accéder à des contenus pornographiques est un prétexte pour rappeler le pêché que constitue la fréquentation de tels sites (« C’est alors que toute tentation est aussi immédiatement accessible et ses perversités se font plus rapidement sentir. C’est le cas des tentations sexuelles auxquelles répond le marché de la pornographie. » 

Bien sûr, il ne s’agit pas d’encourager les jeunes enfants à se rendre sur ces sites. Cependant, il est important de préciser que cette loi ne changerait pas grand chose à la question. N’y avait-il aucun jeune exposé avant internet? Les « combines » évoluent avec le temps et le web n’a rien inventé. Quelles sont de plus les possibilités techniques réelles de bloquer les sites? Il est possible d’accéder à ce type de contenus par bien d’autres biais, les sites de téléchargement notamment.

Du point de vue de l’éducation, faut-il interdire pour arriver à « ses fins »? Ne serait-ce pas dans ce cas renforcer l’attractivité du produit? Et n’est-il pas préférable de discuter avec son enfant plutôt que de repousser le moment où le sujet sera abordé sans doute sans la présence d’un adulte?

Filtrer n’est pas jouer

En ce qui concerne le web, puisque c’est davantage le sujet qui nous intéresse ici, cette proposition de loi se place dans la lignée de nombreuses déclarations favorables à un « filtrage » du net (euphémisme pour dire censure). Nicolas Sarkozy utilise d’ailleurs fréquemment l’épouvantail de la pédophilie pour justifier un contrôle du réseau. Là encore, les arguments ne tiennent pas longtemps, notamment lorsque l’on sait que les cas de pédophilie touchent en grande majorité le cercle familial (mon propos n’est bien sûr pas une négation des dangers présents sur internet). La stratégie à peine voilée est donc de faire peur pour faire accepter le contrôle de l’État sur l’information.

C’est qui le (la) pervers-e?

Les utilisateurs devraient donc le cadre de cette loi faire la demande auprès du FAI. Il est clair que nombreux seront celles et ceux qui y réfléchiront à deux fois avant d’effectuer cette démarche. D’autre part, est-il souhaitable de se diriger vers un net à la carte dans lequel chacun déclare explicitement ses centres d’intérêts à la signature du contrat? Bien que les FAI puissent déjà observer la totalité de nos faits et gestes sur la toile, il n’est pas impossible que cela soit une ouverture pour officiellement utiliser ces informations à des fins commerciales et ficher les internautes.

Une porte ouverte à toutes les fenêtres

Le filtrage pose la question du choix des sites retirés à la consultation. Un forum comme « Doctissimo » qui aborde des sujets liés à la sexualité est-il concerné? Quelle confiance accorder aux FAI? Quels sont les critères? Qui les fixe?

C’est en fait de l’avenir d’internet et de son contenu qu’il s’agit en réalité. Interdire l’accès des mineurs aux sites pornos: à priori, cela ne choquera pas plus que ça… les sites pédophiles: idem… Tiens, ya des site politiques… Quand même, ils exagèrent un peu, ça frise la diffamation! En plus, certains s’en servent pour justifier des actes violents et incivils, faudrait peut-être les mettre de côté aussi non..?
Vous voyez où je veux ne venir?
Jusqu’où le filtrage est-il acceptable? Répondre qu’il l’est pour les questions graves ne fait qu’éviter le débat: les défenseurs de cette position seront-ils les premiers à veiller à ce que cela n’outrepasse pas les limites fixées? Personne ne peut l’affirmer. Au nom de la commodité, nous bradons déjà nos données personnelles sur le web!
Internet doit-il donc être un espace de liberté ou un lieu aseptisé et contrôlé par les États et les entreprises? Peut-être sera t-il plus pertinent d’aborder les différents problèmes de la société de façon plus concrète et de les prévenir plutôt que de resserrer une surveillance et une censure qui n’ont jamais démontré leur efficacité.

Rien ne sert de courir…

Quoiqu’il se passe vis à vis de cette proposition de loi, l’important n’est pas pour l’instant de trop se focaliser sur ces effets d’annonce. Il est préférable au contraire de prendre du recul, de ne pas tomber dans le panneau et laisser nos émotions altérer notre jugement. Ces cris au loup que lance aujourd’hui Vanneste (ce sera un autre demain), servent surtout à nous habituer à entendre ce type de discours.

Bientôt, il ne nous fera plus réagir, et lorsqu’un fait divers le justifiera, le développement de la censure d’internet s’imposera « naturellement » comme une solution. Le député du Nord, dont la crédibilité est sérieusement amoindrie, ne sera probablement pas un acteur de premier plan dans cette entreprise. Mais avec sa proposition, il avance un pion qui apporte sa pierre au développement de cette stratégie qui mène insidieusement à l’acceptation d’un contrôle plus fort sur l’une de nos principales sources d’information.

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L’hameçonnage (ou phishing) https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/06/11/lhameconnage-ou-phishing/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/06/11/lhameconnage-ou-phishing/#respond Fri, 10 Jun 2011 23:17:52 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=75 L'article L’hameçonnage (ou phishing) a été publié sur Révolte Numérique

Le phishing est une technique d’arnaque sur le web. La plupart du temps, on en entend parler à propos des boîtes mails. Dans ce cadre, le fishing consiste à envoyer un mail à un internaute en lui faisant croire que cela est fait par un interlocuteur de confiance. Par exemple, … Lire la suite

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L'article L’hameçonnage (ou phishing) a été publié sur Révolte Numérique

Le phishing est une technique d’arnaque sur le web. La plupart du temps, on en entend parler à propos des boîtes mails. Dans ce cadre, le fishing consiste à envoyer un mail à un internaute en lui faisant croire que cela est fait par un interlocuteur de confiance. Par exemple, cela peut prendre la forme d’un faux mail de votre banque, votre opérateur téléphone etc. Le mail envoyé ressemblera traits pour traits à celui dont l’identité est usurpée, avec probablement les mêmes logos, chartes graphiques etc. Le but de la manœuvre est de récupérer des informations sur vous comme vos mots de passe, numéro de carte de crédit, nom, adresse, date de naissance etc. Ces informations, selon le degré de précision pourront ensuite servir pour être revendues puis utilisées pour des achats en ligne.

Les risques d’hameçonnage peuvent également se présenter pendant la navigation sur le web. De la même façon, vous pouvez vous retrouver sur de faux site web créés dans le but décrit précédemment.

Que faire?

• Un principe de précaution raisonnable pour combattre le phishing par mail consiste à ne jamais suivre les liens des messages se présentant comme étant de votre banque, votre opérateur téléphone …etc, et en particulier lorsqu’il s’agit de consulter un compte, d’accéder à un espace sécurisé etc. Attention aux mails alarmistes vous annonçant qu’il est nécessaire de réactiver un compte, de retaper un mot de passe etc. Ne jamais donner suite! En cas de doute, contactez directement le responsable de la structure expéditrice supposée (allez chercher le contact sur leur site par ex).
Pour ce qui est des numéros de cartes de crédits, partez du principe qu’aucun organisme sérieux ne vous demandera jamais cela par mail. Préférez dans tous les cas un accès direct par le site auquel vous vous connectez habituellement.

•Vérifiez bien l’adresse de votre expéditeur et non pas seulement le nom d’expéditeur qui apparaît.

•Si votre boîte mail est infestée de SPAM (ou pourriels), ces messages qui essaient de vous vendre du viagra ou de vous soutirer de l’argent après vous avoir raconté une histoire ahurissante de deux pages; il est possible de la configurer pour activer des filtres qui devraient régler ce problème. Fouillez un peu, vous devriez trouver ça rapidement. Une autre solution particulièrement intéressante pour 1000 autres raison est d’installer le client mail Thunderbird. Ce logiciel libre produit par la fondation Mozilla (comme Firefox) fera une partie du travail, mais vous pourrez également y ajouter des modules comme Adblock Plus que l’on retrouve également comme anti-pub pour le navigateur Firefox.

•Lors de la navigation web, prenez l’habitude de vérifier l’adresse URL (http://www…), les sites malveillants ont en général une adresse similaire au site auquel vous voulez accéder mais comporte une petite erreur. Ex: www.revoltnumerique.herbesfolles.org Dans l’idéal, taper directement l’adresse de votre établissement vous procure davantage de sécurité.

•Lors de sessions sécurisées, certains sites vous demandent d’accepter un certificat. Assurez-vous avant de l’accepter qu’il s’agit du véritable site souhaité (en vérifiant l’URL par ex).

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e-G8: La mascarade contre le web libre https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/06/03/31/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/06/03/31/#comments Thu, 02 Jun 2011 22:22:51 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=31 L'article e-G8: La mascarade contre le web libre a été publié sur Révolte Numérique

Était-il sérieux d’attendre quelque chose du eG8? La question se pose, et plus encore après le sommet. Nombreux ont été les personnes et les organisations qui se sont méfié de cet événement et ils ont eu raison. La CNIL, qui semble faire de plus en plus de la figuration, avait … Lire la suite

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L'article e-G8: La mascarade contre le web libre a été publié sur Révolte Numérique


Était-il sérieux d’attendre quelque chose du eG8? La question se pose, et plus encore après le sommet. Nombreux ont été les personnes et les organisations qui se sont méfié de cet événement et ils ont eu raison. La CNIL, qui semble faire de plus en plus de la figuration, avait avant même le commencement du sommet dénoncé l’absence de temps consacré à la protection de la vie privée sur le net.


Premier élément révélateur des ambitions de Sarkozy: le casting. Tout d’abord: l’organisation était prise en charge par Publicis (groupe leader de la communication).  Présents à se sommet, les plus grand requins et prédateurs des internautes: Google, Facebook, Orange, Amazon, E-bay, Universal etc… Toute la clique quoi. L’invitation des quelques personnalités appartenant au monde du libre n’a pas permis de faire diversion. (On a pu noter la présence de Jimmy Wales le fondateur de Wikipédia; John Perry Barlow l’un des initiateurs de la « déclaration d’indépendance du cyber-espace »; Tristan Nitot, président de Mozilla Europe ou encore Lawrence Lessig qui a développé les licences Creative Commons. Le constat est qu’ils ont malheureusement d’avantage servit de cautions que de contre-pouvoirs.)

Tout était joué d’avance ou presque. Le Times lui-même prétendait quelques jours avant que le texte final était rédigé depuis un moment! Le sommet a donc surtout été une gigantesque plage publicitaire à portée mondiale: Pour se donner une idée des enjeux: il fallait verser 250 000 euros pour les sponsors qui voulaient profiter de l’affichage de leur marque sur les panneaux officiels et des premières loges pour les débats. Et question logos, on en a eu pour notre argent!


Confettis et compagnie.
Sarko a essayé de convaincre tout le monde qu’il était le président 2.0; qu’il passait ses nuits à chater sur msn tout en peaufinant son profil Facebook alors qu’il y a peu, il refusait à son ministre Bernard Kouchner l’organisation d’un sommet pour la défense de la liberté d’expression et le soutien des dissidents numériques de pays comme l’Iran. Il en fallait plus pour l’empêcher de prononcer un assez grotesque discours au cours duquel internet a été réduit a un vulgaire outil permettant de faire toujours plus de pognon. Et l’ego des stars-PDG de Google, Facebook etc a bien été flatté: la paternité du web leur a carrément été attribuée par notre cher président (ne le prenez pas mal populace d’internautes !) Pendant de très longues minutes, il n’a cessé de courtiser tout en faisant croire à la nécessité d’adopter une posture régulatrice pour le web. Et c’est là que ça se complique:
Oui, Sarko rêve d’un internet contrôlé…hum ! régulé. Les luttes contre la pédopornographie et pour le respect de la sacro-sainte propriété intellectuelle viennent justifier cette entreprise de censure du net. Il faut comme d’habitude émouvoir ! Et oui, violer les petits enfants c’est pas bien, et non on est pas content que Johnny il soit tellement pauvre à cause des impôts qu’il doive se barrer en Suisse, alors on va pas en plus allumer le feu et télécharger illégalement « Gabrielle » pour mettre sur notre baladeur mp3!

Différentes lois ont déjà entamé les libertés des internautes (Hadopi, Loppsi II etc) mais malheureusement (façon de parler), les législations ne sont pas toujours accordées au niveau international. C’est surtout là qu’est le problème et l’un des obstacles au rêve de « Chine-ternet » au niveau mondial de Sarko. Le discours des entreprises comme Google semble officiellement hostile à cette régulation par les États. Il y a beaucoup trop d’argent à perdre même si la loi n’est pas toujours un obstacle à la course au profit (cf: la numérisation à grande échelle de livre encore soumis au droit d’auteur). Mais il ne faut pas faire l’erreur de penser qu’elles sont pour autant pour le web libre car ces entreprises appliquent déjà à leur manière un filtrage du net. Elles fichent déjà les internautes et stockent déjà des tonnes de données sur nos habitudes de navigation, nos sources d’intérêts, notre profil etc. Il s’agit en fait plus probablement de savoir, qui dans cette affaire aura le plus gros bout de la couette! Reste à savoir dans quelles mesures ces différents acteurs seront capables de collaborer et de partager leur ambition commune d’un internet contrôlé par quelques uns.

Et maintenant ?
-Le eG8, préalable au sommet du G8 de Deauville a par ses débats, alimenté une déclaration commune rédigée par les chefs d’États:  http://www.g20-g8.com/g8-g20/g8/francais/en-direct/actualites/un-nouvel-elan-pour-la-liberte-et-la-democratie.1313.html Comme on pouvais l’attendre, rien de concret à se mettre sous la dents; rien que des déclarations généralistes mais surtout un rappel de la nécessité de préserver le droit à la propriété intellectuelle sur le net.

-A peine le eG8 était-il terminé que les réactions se faisaient entendre. Le CNN (conseil national du numérique) a pris ses fonctions en dénonçant la taxe dite « Google » qui devait être mise en application début juillet. Tirant une légitimité de la Silicone Valley mania du sommet, le CNN défend les intérêts de ses semblables (étant composé d’entreprises du secteur web) et s’insurge contre cette taxe. Devant ne représenter que 1% des revenus publicitaires touchés par l’entreprise, ce qui est loin de ruiner le mastodonte en position de quasi monopole, elle n’en reste pas moins une aberration pour le conseil. Il ne faudrait bien sûr pas accabler les entreprises innovantes (géolocalisation, filtrage des web mail, spywares…) pour des réformes soviétiques comme celle-là !

-Face à l’absence totale de légitimité de cette mascarade, un contre sommet s’est improvisé avec des organisations réfractaires comme la quadrature du net.

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Mon moteur de recherche https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/06/03/mon-moteur-de-recherche/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/06/03/mon-moteur-de-recherche/#comments Thu, 02 Jun 2011 22:10:52 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=24 L'article Mon moteur de recherche a été publié sur Révolte Numérique

« Le fait d’avoir ces données personnelles a beaucoup de valeur. Moins on gardera de traces comme celles-là, plus on aura de chances de tous mourir ». Ces propos prononcés par  Larry Page le co-fondateur de Google et rapportés par le Telegraph en 2009 questionnent sur l’état d’esprit qui anime ces personnes. … Lire la suite

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L'article Mon moteur de recherche a été publié sur Révolte Numérique

« Le fait d’avoir ces données personnelles a beaucoup de valeur. Moins on gardera de traces comme celles-là, plus on aura de chances de tous mourir ».

Ces propos prononcés par  Larry Page le co-fondateur de Google et rapportés par le Telegraph en 2009 questionnent sur l’état d’esprit qui anime ces personnes. Avec 970 Millions de visiteurs uniques en janvier 2011 selon le Cabinet d’étude Comscore, il s’agit du premier « site » consulté au monde. L’implication des propos de son actuel PDG ne sont donc pas à prendre à la légère: ils concernent une écrasante majorité des internautes. Et les affaires s’accumulent lorsque l’on se penche sur le cas de Google. En avril dernier par exemple, l’entreprise se retrouve au centre d’une polémique: alors que ses voitures étaient chargées de collecter des images pour le tristement célèbre service Street View, des informations personnelles captées des lignes wifi publiques des riverains ont été engrangées. C’est en scannant les connexions actives que cela a été réalisé. Google déclare à la suite de cela: “nous n’avons ni visionné ni utilisé ces données pour des produits ou services de Google ».

Quel crédit accorder à cela lorsque la conservation des données personnelles est une question de vie ou de mort selon Larry Page? Quel crédit accorder à une entreprise toute puissante (8,5 milliards de dollars de profit en 2010, une augmentation de 30% en un an) et qui se situe au dessus des lois. En effet, pour le cas de la France, la CNIL n’a pas une marge de manœuvre exceptionnelle du fait qu’il s’agisse d’une entreprise sous la juridiction américaine. L’un de ses membres déclare en  2007: « En clair, Google peut contrôler toutes les données personnelles des individus. En exploitant de façon corrélée ces outils, Google pourrait se transformer en une redoutable société de surveillance. (..) Les internautes doivent savoir qu’en utilisant les services de Google, ils lui donnent la possibilité de les surveiller. » Google a d’ailleurs refusé en 2009 de se conformer aux recommandations du G29 qui réclamait que la durée de conservation des données personnelles passe de 12 à 6 mois.

L’occasion se représentera très probablement d’approfondir sur ce sujet et notamment sur les multiples services de fichage qu’ils proposent comme Gmail.

Quelles alternatives?

  • (Ce projet a été arrêté) Issu du projet Google Watch visant à révéler les dérives du mastodonte de la Silicon Valley, Scroogle est une des solutions pour naviguer en sécurité. Faisant passer les requêtes de l’utilisateur par un serveur mandataire (ou proxy) open source qui chiffre et filtre les données transmises (pas de publicité même ciblée parmi les résultats), il nous permet donc d’accéder aux résultats de Google anonymement. Ceux-ci sont assez fidèles à ceux de Google mais nous n’avons malheureusement pas accès aux images ni aux vidéos. Autre point négatif, nous faisons quand même tourner Google en choisissant cette option.

Un module Firefox permet d’ajouter le moteur de recherche à sa barre: ici.

Site: http://www.scroogle.fr/ (ou .org pour la version anglaise).

  • Ixquick est un méta-moteur (il utilise les résultats de plusieurs moteurs de recherche). De la même manière que Scroogle, il n’enregistre pas les adresses IP des utilisateurs. Les résultats proviennent de AOL, AlltheWeb, Altavista, Ask/Teoma, Bing, EntireWeb, Gigablast, Google, Open Directory et Wikipedia. Cependant, les résultats affichés ne sont pas si fidèles que cela lorsque l’on compare à une page de résultat Google.

Petits plus:
– un accès à des résultats d’images et de vidéos.
– La possibilité de passer toutes les requêtes en https (sécurisé).

site: http://www.ixquick.com/fra/
http://www.ixquick.com/fra/privacy-policy.html

Ixquick propose également le moteur StartPage, lequel propose les mêmes résultats que Google: https://startpage.com/

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Vos traces sur le web https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/06/03/vos-traces-sur-le-net/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/06/03/vos-traces-sur-le-net/#respond Thu, 02 Jun 2011 22:05:03 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=21 L'article Vos traces sur le web a été publié sur Révolte Numérique

Quand on navigue, on est jamais anonymes. Nous laissons de nombreuses traces sur tous les sites, par nos requêtes, nos clics, nos choix de sites.  Il est par exemple possible de connaître du visiteur d’un site: son adresse IP, son fournisseur d’accès, son système d’exploitation, son navigateur, s’il accepte les … Lire la suite

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L'article Vos traces sur le web a été publié sur Révolte Numérique

Quand on navigue, on est jamais anonymes. Nous laissons de nombreuses traces sur tous les sites, par nos requêtes, nos clics, nos choix de sites.  Il est par exemple possible de connaître du visiteur d’un site: son adresse IP, son fournisseur d’accès, son système d’exploitation, son navigateur, s’il accepte les cookies, s’il accepte le javascript, la page précédente visitée, la résolution de son écran ou encore l’heure affichée sur son ordinateur (permet de localiser).

Le site de la CNIL permet de faire le test afin de se rendre compte de cette fuite d’informations qui peuvent se révéler personnelles.

Lorsqu’on couple toutes ces informations avec celles liées à la navigation, on estime en général qu’il est possible de localiser une personne dans un rayon de 40m.

Les solutions pour se protéger sont nombreuses et peuvent se révéler contraignantes. Il s’agira bien souvent, et avant tout de changer ses habitudes. Il faudra selon les cas, peut-être trouver un autre moteur de recherche, ne plus accepter tous les cookies et les supprimer régulièrement, désactiver certaines fonctionnalités etc…

Attention: le mode navigation privée, proposé par Firefox notamment, est un premier pas mais ne protège en rien contre les informations stockées en dehors de votre ordinateur! Ça n’est pas parce que l’on ne garde pas de traces qu’il n’y a pas de témoins…

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