Google (analyses) – Révolte Numérique https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org Pour l'autodéfense numérique Sat, 25 Jul 2015 12:41:36 +0000 fr-FR hourly 1 Google récupère les photos de votre smartphone en douce https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/07/12/google-recupere-les-photos-de-votre-smartphone-en-douce/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/07/12/google-recupere-les-photos-de-votre-smartphone-en-douce/#comments Sun, 12 Jul 2015 20:23:28 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4969 L'article Google récupère les photos de votre smartphone en douce a été publié sur Révolte Numérique

Si vous aimez tester les nouvelles applications ou essayer les dernières innovations Google, vous feriez mieux de vous taper les 45 pages de conditions d’utilisation avant de faire votre choix. Car une fois encore, Google montre par le biais de son application Google Photos à quel point la récolte des … Lire la suite

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L'article Google récupère les photos de votre smartphone en douce a été publié sur Révolte Numérique

truman

Si vous aimez tester les nouvelles applications ou essayer les dernières innovations Google, vous feriez mieux de vous taper les 45 pages de conditions d’utilisation avant de faire votre choix. Car une fois encore, Google montre par le biais de son application Google Photos à quel point la récolte des données personnelles est plus importante que l’éthique.

David Arnott, un journaliste du Nashville Business Journal, en a fait l’amère expérience récemment. Ayant téléchargé Google Photos, une application qui centralise vos clichés en ligne et les trie selon leur contenu, il s’est rendu compte par hasard que même après désinstallation, des photos de sa famille étaient toujours synchronisées sur le portail dédié.

Dans une vidéo, le journaliste a refait l’expérience face caméra pour illustrer sa découverte. On l’y voit activer la synchronisation des fichiers, désinstaller Google Photo, puis photographier son mug. Quelques secondes plus tard, le cliché du mug apparaissait sur le portail de l’application.

La réponse mail de Google précise que le journaliste aurait dû régler à nouveau les paramètres de synchronisation dans le Google Play Services settings, car contrairement aux autres applications, les paramètres de Google Photos sont gérés à cet endroit.

Une belle petite astuce pour continuer à récupérer des informations personnelles quand bien même l’utilisateur aurait signifié le retrait de son accord par la désinstallation de l’application.

Ce type de magouilles est malheureusement monnaie courante et risque d’amplifier encore la méfiance qui se développe envers les smartphones et autres pompes à données. Si le réglage des paramètres est faisable, on ne conseillera tout de même jamais assez de désinstaller les applications Google de son appareil si le respect de la vie privée est quelque chose à quoi vous tenez.
Les alternatives sont là, n’hésitez-pas!

giphy« I need some privacy »

Pour changer d’air, voir notamment: CyanogenMod ou FDroid (mais des smartphones tournent aussi maintenant sur Firefox OS).

Source

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Google intègrera des informations médicales dans ses résultats https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/02/14/google-integrera-des-informations-medicales-dans-ses-resultats/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/02/14/google-integrera-des-informations-medicales-dans-ses-resultats/#respond Sat, 14 Feb 2015 12:34:39 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4756 L'article Google intègrera des informations médicales dans ses résultats a été publié sur Révolte Numérique

C’est probablement la prochaine étape majeure du développement des nouvelles technologies: la conquête des corps. Que ce soit par le Quantified Self et les appareils de mesures corporelles, par les services d’analyse ADN comme celui dont Google est un grand soutien ou par la consultation médicale en ligne, les géants … Lire la suite

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L'article Google intègrera des informations médicales dans ses résultats a été publié sur Révolte Numérique

doctor_google

C’est probablement la prochaine étape majeure du développement des nouvelles technologies: la conquête des corps. Que ce soit par le Quantified Self et les appareils de mesures corporelles, par les services d’analyse ADN comme celui dont Google est un grand soutien ou par la consultation médicale en ligne, les géants du net s’intéressent à notre santé.

Ils ne sont d’ailleurs pas les seuls, puisque ce sont aussi les assurances qui flairent le bon plan et entrevoient les contrats du futur en fonction de notre hygiène de vie.

D’ici peu, Google proposera donc aux américains des résultats relatifs aux pathologies à propos desquelles ils pourraient se poser des questions.

Un choix qui peut se révéler être lourd de conséquences…

C’est juste pour voir…

La consultation du web pour en savoir plus sur nos éventuels symptômes est une pratique déjà fort répandue. Les sites ne manquent pas, et leur succès n’est plus à prouver. Pour ne pas louper le coche, Google intégrera lui aussi des informations médicales lorsque nous utiliserons son moteur de recherche. Conscient des dérives possibles, la firme prévient:

« Nous vous montrerons les symptômes typiques et les traitements, ainsi que des détails sur les particularités de la maladie : est-ce qu’elle est grave, est-ce qu’elle contagieuse, quelle est la population la plus affectée et ainsi. Pour certains maux, vous verrez aussi des illustrations de haute qualité provenant des illustrateurs médicaux homologués »

 

C’est donc avec un grand culot que Google se déresponsabilise déjà des conséquences qu’aura cette décision. Quel internaute ne sait-il pas déjà qu’Internet ne peut remplacer un médecin mais s’entête pourtant à donner lui-même un nom à un symptôme supposé? La consommation de ce type de données est addictive et renforce bien souvent de petites tendances à « l’hypocondrie » ou crée des « psychoses ». Au moindre problème, certains se ruent sur ces sites, et partant d’une manifestation anodine de leur corps, ils tombent nez à nez avec un diagnostique alarmiste (cancer, SIDA etc.).
Ces personnes savent pourtant qu’un site ne remplace pas un médecin…

Alors quoi qu’il puisse en dire, quand Google affirme qu’il ne s’agit que de données sur les maladie mais précise tout de même que des médecins les ont vérifiées, il essaie objectivement d’en renforcer la légitimité en tant qu’outil de diagnostique. Mais on ne s’improvise pas docteur en médecine.

Humanisme ou stratégie commerciale?

On le répétera jamais assez: Google est une entreprise commerciale qui repose sur la collecte de données personnelles dans le but de les revendre à des annonceurs. Lorsque l’on parle de santé, les enjeux semblent encore plus dérangeants que d’accoutumée. À quoi ressemblera l’Internet de demain lorsque nos recherches d’informations sur des symptomes nous mettront directement en contact avec des laboratoires pharmaceutiques? Dors et déjà, les pharmacies peuvent acheter des mots-clés relatifs à des médicaments dans certains pays.

En parallèle, l’automédication a déjà gagné beaucoup de terrain à cause du déremboursement de nombreux médicaments d’usage courant. Ce sont aussi les supermarchés qui poussent à adopter le modèle américain qui permet la vente libre de nombreux produits.
Quel voie est-on en train d’emprunter? Sommes-nous bien certains de vouloir confier notre santé à des entreprises dont l’objectif est l’accumulation de profits sans limites, quand bien même cela signifierait fractionner nos corps en données monétisables? Serons-nous toujours propriétaires des données concernant notre corps? Quel secret médical pour demain? Quel contrôle des politiques de santé quand ce sont des entreprises plus fortunées que des États qui mènent la danse? Les interrogations persistent.

Mais pour les fondateurs de Google, si problème il y a, ce n’est pas au niveau de l’éthique, mais du côté de normes de régulation jugées excessives qu’il se situe:

« La santé est tout simplement tellement régulée que c’est un cauchemar que d’y faire des affaires. Ce n’est tout simplement pas là que j’ai envie de passer mon temps. Et même si nous avons quelques projets santé, nous les pousserons jusqu’à un certain stade. Mais je pense que les contraintes règlementaires aux Etats-Unis sont tellement importantes qu’elles dissuaderaient n’importe quel entrepreneur. » Sergey Brin

 

« je trouve vraiment très intéressante la possibilité d’améliorer la santé grâce aux données. Mais je suis d’accord avec ce que vient de dire Sergey. Ce business est tellement régulé qu’il en devient très compliqué. Je m’inquiète vraiment que ces régulations ne nous tiennent à l’écart de possibilités fantastiques. » Larry Page

 

Les technologies numériques peuvent amener de grandes avancées dans le domaine de la médecine lorsque des professionnels qualifiés et responsables s’en emparent. Mais si des entreprises comme Google, Apple ou IBM se lancent sur ce marché, nous ferions mieux de rester méfiants; car collecte de données, recherche du profit, et santé, ne font pas toujours bon ménage…

Pour creuser un peu le sujet: http://www.numerama.com/magazine/28489-la-medecine-personnalisee-ou-la-sante-confiee-a-google-et-apple.html

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Le Play Store ajoutera de nouvelles permissions sans vous prévenir https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/18/le-play-store-ajoutera-de-nouvelles-permissions-sans-vous-prevenir/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/18/le-play-store-ajoutera-de-nouvelles-permissions-sans-vous-prevenir/#comments Wed, 18 Jun 2014 19:18:21 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4655 L'article Le Play Store ajoutera de nouvelles permissions sans vous prévenir a été publié sur Révolte Numérique

Sous Android, la question des permissions allouées aux applications est centrale lorsque l’on s’occupe des questions de vie privée. Si l’application Play Store elle-même pose de gros problèmes sur ce terrain et que l’on gagnerait tous à la remplacer par des solutions libres comme FDroid, le magasin de Google n’en … Lire la suite

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L'article Le Play Store ajoutera de nouvelles permissions sans vous prévenir a été publié sur Révolte Numérique

toxic_android

Sous Android, la question des permissions allouées aux applications est centrale lorsque l’on s’occupe des questions de vie privée. Si l’application Play Store elle-même pose de gros problèmes sur ce terrain et que l’on gagnerait tous à la remplacer par des solutions libres comme FDroid, le magasin de Google n’en reste pas moins ultra majoritaire en terme d’usages, et mérite donc toute notre attention.

La première chose qui m’a choqué en arrivant sous Android, est le chantage à l’installation qui se joue lorsque l’on souhaite utiliser une application. Ses permissions sont présentées avant de la télécharger, mais nous n’avons d’autre choix que d’accepter. Un peu gênant…

Heureusement, gérer la gourmandise en données personnelles de ces applis peut être envisagé grâce à LBE Privacy Guard (attention: non libre), ou ne façon native sous CyanogenMod (menu confidentialité). Dans les deux cas, il faut avoir les droits root sur son téléphone, ce qui peut signifier effectuer une manipulation qui remette en cause la garantie logicielle.
Et oui, tout est bien pensé pour faire du smartphone un outil infantilisant et totalement hors-contrôle.

Mais revenons à notre Play Store. Jusqu’à présent, lorsqu’une mise à jour se faisait, Google prévenait l’utilisateur si de nouvelles permissions s’étaient ajoutées avec la mise à jour. Cela représente un faible mais réel choix sur ce qui est autorisé ou non sur sa machine.

Screenshot_2014-06-15-22-34-23Mais dorénavant, cela ne sera plus le cas, comme le signale @numendil sur son blog. Ainsi, seules les nouvelles catégories de permissions seront explicitées. Par exemple, une demande d’autorisation de géolocalisation, alors qu’elle n’était pas présente précédemment. Mais si vous aviez déjà autorisé un accès à la carte SD, et qu’une nouvelle permission requière par exemple une capacité à écrire ou supprimer des fichiers sur celle-ci, cela ne sera pas précisé, car faisant partie de la même catégorie de permissions.

Heureusement, il y a toujours des petits malins pour plancher sur des problèmes comme celui-ci, et c’est encore l’équipe du forum XDA qui s’y est collée. Xposed vous permettra une fois installée de revenir à l’ancien fonctionnement, et de pouvoir décider en toute connaissance de cause de la mise à jour de votre application.

On notera donc que la nouvelle image dont Google essaie de se doter après les révélations Snowden relève davantage du vernis que d’une réelle politique de fond.
La preuve en est ici, par cette habile dissimulation d’une politique aveugle face au danger des permissions sous Android.

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Un an après, un bilan sur les écoutes de la NSA https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/12/un-an-apres-un-bilan-sur-les-ecoutes-de-la-nsa/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/12/un-an-apres-un-bilan-sur-les-ecoutes-de-la-nsa/#respond Thu, 12 Jun 2014 21:33:37 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4632 L'article Un an après, un bilan sur les écoutes de la NSA a été publié sur Révolte Numérique

Nous avons récemment « fêté » dans l’allégresse les un an des révélations Snowden sur la surveillance des canaux de communication opérée par la NSA. Depuis l’été 2013, les questions de vie privée et de surveillance des communications font désormais partie du paysage médiatique (bien plus qu’avant en tout cas), et les … Lire la suite

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nsa_ecoutes

Nous avons récemment « fêté » dans l’allégresse les un an des révélations Snowden sur la surveillance des canaux de communication opérée par la NSA. Depuis l’été 2013, les questions de vie privée et de surveillance des communications font désormais partie du paysage médiatique (bien plus qu’avant en tout cas), et les discours portant sur la protection des données personnelles deviennent audibles.

Afin de ne pas en rester aux généralités et de pouvoir construire son argumentation sur des faits avérés, et non pas uniquement des vérités générales sur « big brother », un petit bilan de ce qui a été établi s’avère très instructif.

La stratégie du feuilletonnage choisie par Snowden et Greenwald est efficace en ce qui concerne le maintien de la pression sur les médias, mais elle n’influe malheureusement que très peu sur le côté indigeste de la masse de révélations proposées.

Framablog propose une traduction d’un récapitulatif de l’Electronic Frontier Foundation. J’ai toujours rêvé de faire ce bilan, mais la tâche est ardue. Donc, cela n’arrive que très rarement, mais là je vais le faire: un gros repompage d’article, un bon vieux copié-collé style DM de maths fait à la dernière minute. 😉 (mais c’est l’autre qui avait copié en premier m’sieur jvous jure!)

 


65 choses sur la surveillance par la NSA que nous savons maintenant mais que nous ignorions il y a un an

Article original sur le site de l’Electronic Frontier Foundation

par Nadia Kayyali et Katitza Rodriguez

Traduction Framalang : hack, Diab, teromene, r0u, Thérèse, goofy, mrtino

Voilà un an que le journal The Guardian a publié pour la première fois le Foreign Intelligence Surveillance Court order, révélé par Edward Snowden, ex-sous-traitant de la NSA. Le document démontrait que la NSA avait mené des opération de surveillance généralisée sur des millions de personnes innocentes. Depuis lors, toute une vague de révélations choquantes, de divulgations, d’aveux partiels des autorités gouvernementales, d’appels aux lois qui garantissent la liberté de l’information, et de poursuites judiciaires, a déferlé sans interruption. Pour l’anniversaire de cette première révélation, voici 65 choses sur la surveillance par la NSA que nous savons maintenant mais que nous ignorions il y a un an.

1. Nous avons vu un exemple des décisions de justice qui autorisent la NSA à récolter potentiellement tout appel téléphonique aux USA – ce qui veut dire qui vous appelez, qui vous appelle, quand, pendant combien de temps et quelquefois même où.

2. Nous avons découvert les diaporamas en Powerpoint de la NSA qui détaillent comment est menée la récolte « en amont », par la collecte d’informations captées directement dans l’infrastructure des opérateurs de télécoms.

3. La NSA a conçu une vaste « drague du Web » en s’assurant qu’elle peut intercepter non seulement les communications d’une cible lorsqu’elle fait partie d’une communication mais aussi celles qui « concernent une cible, même si la personne ciblée ne participe pas à une communication ».

4. La NSA a confirmé qu’elle recherche des données collectées selon les clauses de la section 702 des amendements à la FISA (FISA Amendments Act) pour avoir accès sans mandat aux communications des citoyens des USA, grâce à ce que le sénateur Ron Wyden a appelé « le vide juridique de la recherche via porte dérobée ».

5. Même si la NSA a déclaré de façon répétée qu’elle ne ciblait pas les citoyens des États-Unis, ses propres documents montrent que les fouilles de données menées sous l’égide de la section 702 sont conçues pour déterminer avec un degré de confiance de 51% seulement si la cible est étrangère.

6. Si la NSA n’établit pas l’origine étrangère d’une cible, elle ne va pas arrêter d’espionner cette cible pour autant. Au lieu de ça, la NSA va présumer que la cible est étrangère tant qu’elle ne peut être « identifiée positivement comme une personne des États-Unis ».

7. Un audit interne de la NSA révélé par une fuite a donné les détails de 2776 violations de règles ou de décisions judiciaires en une seule année.

8. Les hackers de la NSA ciblent les administrateurs systèmes, indépendamment du fait que ces administrateurs systèmes peuvent eux-mêmes être totalement innocents de tout acte répréhensible…

9. La NSA et la CIA ont infiltré des communautés de jeu en ligne comme World of Warcraft et Second Life pour récolter des données et mener leur surveillance.

10. Le gouvernement a détruit des preuves dans des procès pour espionnage intentés par l’EFF contre la NSA. Comble de l’ironie, le gouvernement a également prétendu que les clients de l’EFF avaient besoin de ces preuves pour établir la recevabilité de leur plainte.

11. Le directeur du renseignement national, James Clapper, a menti au Congrès lorsqu’il a été interrogé directement par le sénateur Ron Wyden pour savoir si la NSA était en train de rassembler des données de quelque nature que ce soit sur des millions d’habitants des USA.

12. Microsoft, comme d’autres sociétés, a collaboré étroitement avec le FBI afin de permettre à la NSA de « contourner le chiffrement pour avoir accès aux données des utilisateurs ».

13. Pendant la seule année 2013, le budget du renseignement était de 52,6 milliards de dollars — ce chiffre a été révélé par la fuite d’un document, et non par le gouvernement. Sur ce budget, 10,8 milliards de dollars ont été attribués à la NSA. Cela équivaut approximativement à 167 dollars par personne résidant aux Etats-Unis.

14. La Cour fédérale de la surveillance et du renseignement (Foreign Intelligence Surveillance Court) a rendu des décisions qui autorisent la NSA à partager des données brutes — non expurgées des informations permettant d’identifier les personnes — avec le FBI, la CIA et le Centre national de lutte antiterroriste (National Counterterrorism Center).

15. Conformément à un protocole d’accord (memorandum of understanding), la NSA partage régulièrement des données brutes avec Israël sans en expurger les informations personnelles permettant d’identifier les citoyens des USA.

16. Les divulgations de Snowden ont montré clairement que l’administration Obama avait induit la Cour suprême en erreur à propos de questions clés dans le procès intenté par l’ACLU à la NSA pour espionnage, Clapper v. Amnesty International, ce qui a conduit à un renvoi de l’affaire pour manque de preuves.

17. La NSA « a pénétré le système de communication interne d’Al Jazeera ». Les documents de la NSA font état de ce que « les cibles sélectionnés avaient un “fort potentiel en tant que sources de renseignement” ».

18. La NSA a utilisé des cookies soi-disant anonymes de Google comme balises de surveillance, aidant ainsi à pister les utilisateurs individuels.

19. La NSA « intercepte “des millions d’images par jour” – dont environ 55 000 “images de qualité suffisante pour la reconnaissance faciale” » et les traite avec de puissants logiciels de reconnaissance faciale.

20. Le programme de reconnaissance faciale de la NSA « peut maintenant comparer les photos des satellites d’espionnage avec les photos personnelles interceptées prises en extérieur, pour déterminer leur localisation ».

21. Bien que la réforme de la NSA se soit essentiellement focalisée sur la Section 215 du PATRIOT Act, et que la plupart des magistrats aient également poussé à réformer la Section 702 du FISA Amendments Act, certains des pires espionnages de la NSA ont été effectués conformément au décret 12333, que le président Obama pourrait abroger ou modifier dès aujourd’hui.

22. La NSA a collecté les informations de localisation des téléphones mobiles des citoyens des USA durant deux ans sous couvert d’un projet pilote ayant pour but de voir comment pourraient être analysées de telles informations dans ses énormes bases de données.

23. Au cours du seul mois de mars 2013, la NSA a rassemblé 97 milliards de renseignements en provenance de réseaux informatiques du monde entier, dont 3 milliards de renseignements des réseaux propres aux USA.

24. La NSA a ciblé Tor, un ensemble d’outils qui permet aux internautes de naviguer sur le net de manière anonyme.

25. Le programme MUSCULAR de la NSA infiltre des liens entre les data centers mondiaux des sociétés technologiques comme Google et Yahoo. De nombreuses sociétés ont répondu à MUSCULAR en chiffrant le trafic sur leur réseau interne.

27. Le programme XKEYSCORE analyse les courriers électroniques, les conversations en ligne et l’historique de navigation de millions de personnes n’importe où dans le monde.

28. À travers BULLRUN, la NSA sabote les outils de chiffrement auxquels se fient les utilisateurs ordinaires, les entreprises et les institutions financières, cibles ou non, dans un effort sans précédent visant à affaiblir la sécurité des utilisateurs d’Internet, vous y compris.

28. L’opération Dishfire a collecté 200 millions de textos par jour à travers le globe, qui peuvent être utilisés pour extraire des informations intéressantes sur vous : localisation, contacts, données de carte de crédit, appels manqués, alertes d’itinérance (qui indiquent que vous franchissez une frontière), cartes de visite électroniques, informations sur vos paiements par carte, alertes aux voyageurs, et renseignements sur vos réunions.

29. À travers l’opération CO-TRAVELER, les États-Unis collectent des informations de localisation provenant de relais de téléphonie mobile GSM, d’émetteurs Wi-Fi et de concentrateurs GPS, qui sont ensuite analysées en fonction du temps pour déterminer entre autres avec qui une cible voyage.

30. Un mémo de 2004 intitulé DEA – The “Other” Warfighter (DEA – « l’autre » combattant) montre que la NSA et la DEA « profitent d’échanges réciproques d’information ».

31. Quand la DEA agit sur les renseignements que sa division « Opérations spéciales » reçoit de la NSA, ils cachent la source de l’information à travers une « construction parallèle », une mascarade recréant une enquête imaginaire destinée à cacher la source de l’indice, non seulement au défenseur, mais à la Cour. Il s’agit de faire en sorte qu’aucun tribunal ne rende de décision sur la légalité ou la finalité de l’usage qui sont faits des données de la NSA dans les enquêtes ordinaires.

32. Le produit de la surveillance de la NSA finit régulièrement entre les mains de l’IRS (NdT : le fisc des États-Unis). Tout comme la DEA, l’IRS utilise la « construction parallèle » pour dissimuler l’origine de l’indice.

33. Même le Conseil de surveillance de la vie privée et des libertés civiles (Privacy and Civil Liberties Oversight Board), dont les membres sont triés sur le volet par le président des États-Unis, a recommandé que le gouvernement fasse cesser la collecte massive des enregistrements téléphoniques autorisée par la section 215 [NdT : du PATRIOT Act], cette collecte étant inefficace, illégale, et probablement anticonstitutionnelle.

34. La NSA a des projets pour infecter potentiellement des millions d’ordinateurs en y implantant des malwares dans le cadre du programme Tailored Access Operations (opérations d’accès personnalisé).

35. La NSA a eu un contrat secret de 10 millions de dollars avec la société de sécurité RSA pour créer une « porte dérobée » dans ses produits de chiffrement, largement utilisés par les entreprises.

36. « Dans le cadre d’une proposition visant à salir la réputation de ceux dont l’agence pense que les discours incendiaires radicalisent les autres », la NSA a surveillé leurs accès aux contenus pornographiques et rassemblé d’autres informations d’ordre explicitement sexuel.

37. La NSA et ses partenaires exploitent les applications mobiles, comme le jeu populaire Angry Birds, pour accéder à des informations privées sur les utilisateurs comme la localisation, l’adresse personnelle, le genre, et plus encore.

38. Le Washington Post a révélé que la NSA récolte « des centaines de millions de carnets d’adresses provenant de comptes personnels de courriel ou de messagerie instantanée du monde entier, dont beaucoup sont des citoyens des USA ».

Beaucoup de révélations de Snowden ont concerné les activités de la NSA à l’étranger, ainsi que les activités de certains des plus proches alliés de la NSA, comme son homologue britannique le GCHQ. Certaines de ces activités ont été des entreprises coopératives. En particulier, les « Cinq Yeux » – les États-Unis, la Nouvelle Zélande, l’Australie, le Royaume-Uni et le Canada – se communiquent mutuellement les données concernant leurs citoyens, constituant ainsi des failles susceptibles de saper la législation nationale.

39. La NSA a versé à son homologue britannique, le GCHQ, 155 millions de dollars ces trois dernières années « pour sécuriser l’accès aux programmes de collecte du renseignement britannique et les influencer ».

40. The Guardian a rapporté ceci : « Sur une période de six mois en 2008, [le GCHQ] a collecté les l’images de webcam – y compris une quantité importante de communications explicitement sexuelles – de plus d’1,8 millions de comptes utilisateurs Yahoo à l’échelle mondiale. »

41. Le GCHQ a utilisé des logiciels malveillants pour compromettre des réseaux appartenant à l’entreprise belge de télécommunications Belgacom.

42. Les principales entreprises de télécommunications, y compris BT, Vodafone, et Verizon business ont fourni au GCHQ un accès illimité à leurs câbles de fibre optique.

43. Le GCHQ a utilisé des attaques DDoS et autres méthodes pour interrompre les communications des Anonymous et de LulzSec, y compris les communications de personnes qui n’étaient accusées d’aucun délit.

44. La station Bude du GCHQ a surveillé des dirigeants de l’Union européenne, de l’Allemagne et d’Israël. Elle a également ciblé des organisations non gouvernementales comme Médecins du monde.

45. Partenaires de la NSA aux antipodes, les services de l’Australian Signals Directorate, ont été impliqués dans des violations de communications entre avocat et client couvertes par le secret professionnel, remettant en question un principe fondamental de notre système de justice pénal commun.

46. Les agents du renseignement australien ont espionné les téléphones mobiles du cabinet ministériel indonésien et du président Susilo Bambang.

47. En 2008, l’Australie a offert de partager les données brutes concernant ses citoyens avec ses partenaires du renseignement.

48. Le CSEC a aidé la NSA à espionner les dirigeants politiques durant le sommet du G20 au Canada.

49. Le CSEC et le CSIS ont été récemment réprimandés par le juge d’une cour fédérale pour l’avoir induit en erreur dans une demande de réquisition faite il y a 5 ans, à propos de l’utilisation des ressources des Cinq Yeux pour pister les Canadiens à l’étranger.

Ironie du sort, certaines opérations de la NSA ont ciblé des pays qui avaient collaboré directement avec l’agence en d’autres circonstances. Et certaines semblaient simplement non indispensables et disproportionnées.

50. Les documents de la NSA montrent que tous les gouvernements ne sont pas transparents sur leur propre niveau de coopération avec la NSA. Comme le rapporte The Intercept : « Peu de dirigeants élus ont connaissance de cet espionnage, voire aucun ».

51. La NSA intercepte, enregistre et archive chaque communication de téléphone mobile des Bahamas.

52. La NSA a surveillé les communications téléphoniques d’au moins 35 chefs d’États.

53. La NSA a espionné des diplomates français à Washington et aux Nations Unies.

54. La NSA a piraté les réseaux de l’entreprise chinoise Huawei et volé les sources de son code.

55. La NSA a posé des mouchards dans les ambassades de l’Union européenne à New York et à Washington. Elle a copié des disques durs dans les bureaux de l’UE à New York, et a mis sur écoute le réseau informatique interne des ambassades de Washington.

56. La NSA a collecté les métadonnées de plus de 45 millions d’appels téléphoniques italiens sur une période de 30 jours. Elle a également entretenu des stations de surveillance à Rome et à Milan.

57. La NSA a stocké les données d’approximativement 500  millions de connexions des systèmes de communication allemands chaque mois.

58. La NSA a collecté les données de plus de 60 millions d’appels téléphoniques espagnols sur une période de 30 jours, fin 2012 et début 2013, et a espionné des membres du gouvernement espagnol.

59. La NSA a collecté les données de plus de 70 millions d’appels téléphoniques français sur une période de 30 jours, fin 2012 et début 2013.

60. The Hindu, sur la base de documents de la NSA, a rapporté que « Sur une liste exhaustive des pays espionnés par les programmes de la NSA, l’Inde est en cinquième place. »

61. La NSA a pénétré le compte officiel de courriel de l’ancien président mexicain Felipe Calderon.

62. D’après The Guardian : « La NSA a, pendant des années, systématiquement écouté le réseau des télécommunications brésiliennes et et a intercepté, collecté et stocké sans discrimination les courriels et enregistrements téléphoniques de millions de Brésiliens ».

63. La NSA a surveillé les courriels, les appels téléphoniques et les textos de la présidente brésilienne Dilma Rousseff et de ses plus proches collaborateurs.

64. Les agences du renseignement allemand ont coopéré avec la NSA et ont implémenté le programme de la NSA XKeyscore, tandis que la NSA était en train d’espionner les dirigeants allemands.

65. Le quotidien norvégien Dagbladet a rapporté que la NSA a acquis des données sur 33 millions d’appels de téléphones mobiles norvégiens sur une période de 30 jours.

Il ne fait aucun doute que les relations internationales qu’Obama s’était engagé à restaurer, de même que la confiance du peuple des États-Unis dans le respect de sa vie privée et de ses droits constitutionnels, ont été sapées par la surveillance tous azimuts de la NSA. Mais un an après, le gouvernement des USA aussi bien que les gouvernements d’autres pays n’ont pas pris les mesures nécessaires pour faire en sorte que cette surveillance cesse. C’est pourquoi chacun doit se mobiliser – contactez votre député, rejoignez Reset the Net, et apprenez comment la loi internationale s’applique à la surveillance états-unienne aujourd’hui.

Toutes les images sous licence CC BY 2.0, par EFF, JeepersMedia et Richard Loyal French.

Source de la traduction: Framablog

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Google Now va vous envoyer des pubs géolocalisées https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/05/07/google-now-va-vous-envoyer-des-pubs-geolocalisees/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/05/07/google-now-va-vous-envoyer-des-pubs-geolocalisees/#respond Wed, 07 May 2014 14:34:44 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4545 L'article Google Now va vous envoyer des pubs géolocalisées a été publié sur Révolte Numérique

Vous vous souvenez de cette scène dans Minority Report, au court de laquelle le héros entre dans un centre commercial, et que les écrans de publicité scannent son iris pour pouvoir adapter les contenus diffusés? Si nous sommes encore bien loin de ce type de procédés, le principe de la … Lire la suite

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L'article Google Now va vous envoyer des pubs géolocalisées a été publié sur Révolte Numérique

lave_pub

Vous vous souvenez de cette scène dans Minority Report, au court de laquelle le héros entre dans un centre commercial, et que les écrans de publicité scannent son iris pour pouvoir adapter les contenus diffusés? Si nous sommes encore bien loin de ce type de procédés, le principe de la publicité personnalisée et géolocalisée commence à se développer depuis quelques temps. Dans sa dernière mise à jour, l’assitant multifonctions pour Android, Google Now, franchit un pas décisif en proposant ce type de service à tous ses utilisateurs.

Consulter c’est vouloir acheter

Le principe est assez simple: à partir de vos recherches effectuées avec Google search, l’application Google Now prendra l’initiative de vous envoyer des notifications signalant la présence d’un produit déjà consulté sur la toile, au passage devant une boutique censée le vendre. Pour l’instant, les questions de stocks ne sont pas prise en compte, mais le développement des puces RFID dans les marchandises permettrait à l’avenir d’affiner les informations proposées. Autre interrogation: nous ne savons pas jusqu’à quand ce traçage peut remonter dans les historiques de consultation.

D’ici peu, vous passerez donc devant un magasin, et Google vous rappellera aimablement que vous aviez consulté une page concernant un produit situé à proximité, et que c’est le moment d’aller assouvir vos pulsions consommatrices, que le bonheur est à portée de main.

En lisant quelques commentaires sur la question, je suis tombé sur des critiques sous-entendant que la faille de ce système résidait dans le fait qu’elle considère que consulter c’est vouloir acheter, ce qui est faux pour beaucoup d’entre nous.

Certes, le net s’est à tel point transformé en boutique géante que nous tombons très régulièrement sur des offres commerciales, volontairement ou non, et que nous ne souhaitons pas acquérir tout ce que nous voyons. Mais y voir une erreur de la part de Google me semble illusoire. Le principe est en fait plutôt traditionnel dans la pub, et consiste à créer un besoin qui n’existe peut-être pas encore, et à installer l’image de la marque dans nos esprits, dans le champ des options possible au moment de l’achat.

Pour Google, cette application a pour but de « vous rappeler que vous voulez ce produit ». Cette phrase est en fait à ranger dans les slogans assurant la promotion de l’application, et non au rang d’une quelconque analyse de son utilité. Car lorsque les dirigeants de l’entreprise se lâchent un peu, c’est un tout autre discours qui émerge, beaucoup plus proche de l’idée de création du besoin:

« Nous allons devenir de plus en plus forts au niveau de la personnalisation. L’objectif, c’est que les utilisateurs de Google puissent en venir à poser une question comme “ que dois-je faire à présent ?” ou encore “ quel job devrais-je prendre ? ».

Plus qu’un assitant, Google Now renforce donc un peu plus les stratégies des vendeurs de rêves, et les énormes capacités de la firme de Moutain View en tant que régie publicitaire.

Certes, tout cela peut paraître bien inoffensif.  Mais ces technologies se développant, il est tout à fait légitime de questionner la place qu’occupera demain le libre arbitre dans une société qui repose à ce point sur la suggestion et la prescription des comportements à tous les niveaux: ici celui des achats, mais parfois celui des interactions sociales (propositions d' »amis » sur les réseaux, et géolocalisation de ceux-ci), sur les des choix politiques (voir les campagnes 2.0 d’Obama et dans une moindre mesure de François Hollande), sur fonction des corps (normalisation, biométrie…) etc.

Ne perdons pas de vue non plus que les messages publicitaires sont en pleine mutation « grâce » au réseau, et que ceux-ci se font de plus en plus viraux (partagés volontairement sur les réseaux à l’occasion de buzz par exemple), incluant le consommateur à la source (leur contenu est orienté par la récolte des données privées, le succès ou non validé par le partage et les commentaires outrés ou approbateurs) etc.

Le format somme toute très classique de l’annonce identifiée comme telle que propose Google Now n’est sans aucun doute qu’une première étape d’un long processus en développement.

Reste la certitude enfouie en chacun de nous, que notre volonté ne craint pas de si grossières manipulations.
Fin avril, Google affichait pourtant une croissance de 19% de son chiffre d’affaires à 15,42 milliards de dollars…

Alors? Qui va gagner le pari?

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Pourquoi vous ne devriez pas utiliser Google Chrome https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/04/23/pourquoi-vous-ne-devriez-pas-utiliser-google-chrome/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/04/23/pourquoi-vous-ne-devriez-pas-utiliser-google-chrome/#comments Wed, 23 Apr 2014 21:17:57 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4512 L'article Pourquoi vous ne devriez pas utiliser Google Chrome a été publié sur Révolte Numérique

Il en a été question à mainte et mainte reprises ici, le modèle de l’entreprise Google repose quasi exclusivement sur la récolte de données personnelles en vue de personnaliser davantage les publicités et résultats affichés par le moteur de recherche et les sites traitants avec des partenaires. En clair, Google … Lire la suite

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L'article Pourquoi vous ne devriez pas utiliser Google Chrome a été publié sur Révolte Numérique

chrome_oreille

Il en a été question à mainte et mainte reprises ici, le modèle de l’entreprise Google repose quasi exclusivement sur la récolte de données personnelles en vue de personnaliser davantage les publicités et résultats affichés par le moteur de recherche et les sites traitants avec des partenaires. En clair, Google est une régie publicitaire proposant des services qui ont pour fonction d’augmenter ses bases de données sur les utilisateurs et leurs centres d’intérêts.

Hégémonie et coups fourrés

Ses services sont très nombreux, et bien souvent les plus populaires. Le moteur de recherche est de loin le plus utilisé en France et dans de nombreux pays, Android est premier sur le marché des OS mobiles, Youtube draine des flux monstrueux de données, Gmail, Google Maps ou encore Google Drive, sont des références dans leurs domaines. Inutile de parler également des Chrome Books, lesquels ne laissent absolument aucune porte de sortie pour échapper aux serveurs du géant de Moutain View.

Il y a peu, le logiciel libre Firefox tenait le haut du pavé dans le domaine des navigateurs web. Les possibilités en terme de personnalisation offertes par l’ouverture du code ont incontestablement participé à la popularisation d’un web plus ouvert, et adaptés à nos besoins. Mais aujourd’hui, Google Chrome est devenu le premier navigateur, et renforce la domination de Google dans les technologies web.

Supposé plus simple et plus rapide, il n’inquiète que peu de gens, et s’installe parfois sans même prévenir. C’est le cas en particulier avec le très célèbre antivirus gratuit Avast. Notons que cette méthode d’installation liée à un autre logiciel fait irrésistiblement penser aux vieux adwares (programmes publicitaires) et sypwares (programmes espions) qui s’installent sournoisement sur notre machine, ajoutant telle ou telle barre de recherche envahissant notre navigateur, ou ces programmes dont on ignore la présence et qui communiquent bien des informations vers des serveurs dont on ne soupçonne l’existence à priori.

Pourquoi Google Chrome est-il un spyware?

À peine sorti en 2008, le navigateur avait déclenché les foudres de certains internautes, et était accusé de cacher des fonctionnalités malveillantes. La polémique s’était notamment orientée vers un petit programme au fonctionnement louche et qui aurait permis à Google de continuer à tracker les utilisateurs même après avoir desinstallé le navigateur.

Et lorsque l’on jette un œil sur la définition de logiciel espion sur Wikipédia, on tombe là-dessus:

Un logiciel espion (aussi appelé mouchard ou espiogiciel ; en anglais spyware) est un logiciel malveillant qui s’installe dans un ordinateur dans le but de collecter et transférer des informations sur l’environnement dans lequel il s’est installé, très souvent sans que l’utilisateur en ait connaissance. L’essor de ce type de logiciel est associé à celui d’Internet qui lui sert de moyen de transmission de données.

Voyons donc comment se comporte le navigateur de Google, et constatons à quel point cette définition lui sied bien.

Dans l’avis de confidentialité de Google Chrome, on trouve ceci:

Sur les informations récoltées:

« Lorsque vous utilisez un navigateur, y compris Chrome, pour contacter les serveurs Google, Google reçoit par défaut des informations de connexion standards comprenant l’adresse IP de votre système, ainsi qu’un ou plusieurs cookies. »

Chaque copie du navigateur est identifiable également par un numéro unique, facilitant sans nul doute la reconnaissance des utilisateurs en ligne. Des statistiques peuvent également être envoyées à Google concernant l’usage fait du logiciel à l’installation.

Mais Google est aussi partageur:

« Pour accéder à certains contenus, il est possible que le navigateur Chrome pour Windows, Chrome OS ou le Chromecast doive transmettre à divers partenaires de contenu et sites Web un identifiant unique stocké sur votre système, à l’aide d’Adobe Flash Access. »

 

« Les tiers auxquels votre identifiant unique est transmis peuvent l’associer aux informations personnelles que vous leur communiquez. L’utilisation par Google d’un identifiant unique dans le but de fournir des contenus depuis les serveurs Google est soumise aux règles de confidentialité Google. »

Mais à quoi peuvent-elles bien servir?

« Les informations envoyées à Google lorsque vous utilisez Chrome sont traitées en vue de l’exécution et de l’amélioration du navigateur et d’autres services Google. Les informations envoyées à d’autres opérateurs de sites Web sont soumises aux règles de confidentialité de ces sites. Chrome stocke des informations sur votre système dans le but d’améliorer ses performances, et de vous fournir des fonctionnalités et des services utiles. » [???]

Sur les recherches effectuées:

« Lorsque vous saisissez des URL ou des requêtes dans la barre d’adresse de Chrome (l’omnibox), ou dans le champ de recherche du lanceur d’applications, les premières lettres peuvent être transmises à votre moteur de recherche par défaut afin que des prédictions de termes ou d’URL vous soient automatiquement proposées. »

 

« De plus, pour les utilisateurs connectés, le texte que vous saisissez dans le champ de recherche du lanceur d’applications peut être envoyé à Google afin que des recommandations vous soient proposées pour vos contacts et les applications que vous recherchez éventuellement. »

Marque pages, Historique de navigation, Téléchargements, et sites consultés sont eux-aussi enregistrés analysés, et bien sûrs mis en relation avec votre compte si vous en avez un:

« Si vous vous connectez au navigateur Chrome, à Chrome OS ou à un appareil Android sur lequel Chrome a été préinstallé avec votre compte Google, la fonctionnalité de synchronisation est alors activée. Nous stockons certaines informations associées à votre compte Google sur nos serveurs, telles que les favoris, l’historique et d’autres paramètres. »

Mais Chrome vous aide à parler toutes les langues…

« Lorsque vous utilisez la fonctionnalité de traduction de Chrome, le contenu que vous saisissez est envoyé au moteur de recherche Google afin d’être traduit. »

… Et aussi à mieux maîtriser la votre…

« Lorsque vous utilisez la fonctionnalité de vérification orthographique de Chrome, qui est basée sur la même technologie que celle de la recherche Google pour détecter les fautes d’orthographe, le texte saisi est envoyé à Google pour vous proposer des suggestions de corrections orthographiques et grammaticales. »

Si vous utilisez des outils de reconnaissance vocale et que vous avez accepté l’envoi de statistiques, « d’autres informations sont envoyées à Google, y compris l’URL du site Web sur lequel vous utilisez la saisie vocale, la version de votre système d’exploitation, ainsi que le fabricant et la marque de l’appareil et du matériel audio que vous utilisez. »

Vous utilisez la fonction de géolocalisation intégrée au navigateur? Google sera heureux d’envoyer vers ses serveurs « certaines informations concernant votre réseau local aux services de géolocalisation de Google afin de déterminer votre position approximative. »

Cela peut comprendre:

« [Des] caractéristiques des routeurs Wi-Fi et les identifiants des antennes-relais les plus proches de vous, la puissance du signal de votre connexion Wi-Fi ou de votre mobile, ainsi que l’adresse IP actuellement attribuée à votre appareil. Nous utilisons ces informations pour déterminer votre position, ainsi que pour améliorer le fonctionnement et la qualité de Chrome et des services de géolocalisation de Google. »

 

« Dans le but d’aider à améliorer la fonctionnalité de navigation sécurisée, vous pouvez envoyer des données supplémentaires lorsque vous consultez un site qui semble contenir des logiciels malveillants.« 

Et en navigation privée?

« Le navigateur communique de plus régulièrement avec les serveurs de Google afin d’estimer à quels moments les personnes se connectent, pendant combien de temps etc. »

 Sous Android

N’oublions pas les terminaux mobiles, qui représentent une part grandissante des moyens d’accès au web. Installé par défaut, Chrome se montre assez gourmand en permissions. Jugez par vous-même:

Screenshot_2014-04-23-18-42-58Screenshot_2014-04-23-18-42-49

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Parmi les spécificités mobile: si vous avez autorisé l’accès à la géolocalisation par les applications Google, Chrome pourra par exemple s’en servir pour vous présenter des résultats personnalisés. L’un des marchés émergeant développe en effet des propositions de publicités ciblées lorsque l’on passe devant un magasin par exemple.

En bref

Enfin, et quelque soit le type de terminal, n’oublions pas qu’en tant que logiciel privateur (non libre), il n’est possible de connaître le fonctionnement de Chrome que par ce que ses concepteurs veulent bien nous en dire. Seul le logiciel libre nous permet de connaître exactement la manière dont les programmes se comportent.

Firefox sera donc préférable à Chrome, mais il sera tout de même nécessaire d’apporter quelques modifications, car là encore, l’hégémonie de Google en a fait un relais à sa récolte de données personnelles.

Il existe également Chromium, qui est le projet libre sur lequel est basé Chrome.

Droit de réponse…

En droit de réponse et en guise de loyauté, laissons la parole à Éric Schmidt, président du Conseil d’Administration de Google et ancien PDG, lequel défend fort bien la philosophie de ses produits:

« C’est un futur où vous n’oubliez rien. Dans ce futur nouveau, vous n’êtes jamais perdu. Nous connaîtrons votre position au mètre près et bientôt au centimètre près. Vous n’êtes jamais seul, vous ne vous ennuyez jamais, les idées ne viennent jamais à vous manquer. »

 

« Google a pour règle d’aller jusqu’au bord de ce qui pourrait vous donner la chair de poule et de ne pas aller plus loin. Je dirais qu’implanter des choses dans votre cerveau franchit cette ligne rouge. Du moins pour l’instant, jusqu’à ce que la technologie s’améliore. »

 

« Nous allons devenir de plus en plus forts au niveau de la personnalisation. L’objectif, c’est que les utilisateurs de Google puissent en venir à poser une question comme “ que dois-je faire à présent ?” ou encore “ quel job devrais-je prendre ?” « .

Le meilleur des monde…

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Affaire Bluetouff et surveillance: interview de Me Iteanu https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/03/15/affaire-bluetouff-et-surveillance-interview-de-me-iteanu/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/03/15/affaire-bluetouff-et-surveillance-interview-de-me-iteanu/#respond Sat, 15 Mar 2014 13:43:41 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4387 L'article Affaire Bluetouff et surveillance: interview de Me Iteanu a été publié sur Révolte Numérique

Beaucoup d’entre vous en ont probablement entendu parler, l’affaire Bluetouff a quelque peu remué la blogosphère et même la presse internationale. Suite à une requête du type « filetype:pdf Confidentiel » sur Google (trad: je souhaite afficher des documents pdf comprenant le mot « confidentiel » dans mes résultats), le journaliste de Reflets.info est … Lire la suite

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L'article Affaire Bluetouff et surveillance: interview de Me Iteanu a été publié sur Révolte Numérique

google_hacking

Beaucoup d’entre vous en ont probablement entendu parler, l’affaire Bluetouff a quelque peu remué la blogosphère et même la presse internationale. Suite à une requête du type « filetype:pdf Confidentiel » sur Google (trad: je souhaite afficher des documents pdf comprenant le mot « confidentiel » dans mes résultats), le journaliste de Reflets.info est tombé sur des documents visiblement censés être stockés sur un intranet de l’ANSES (organisme national dans le domaine de la santé). Le hic, ceux-ci ont été involontairement laissés en libre accès. Celui-ci a donc été mis en accusation, et après avoir été relaxé, est passé en Appel.

Les retours de cet Appel ont souligné le surréalisme de la situation: lorsque Google se prononçait « gogleu », login « lojin », et que cliquer sur un lien dans le moteur de recherche Google pouvait avoir des conséquences sur les vies humaines. Les compétences de la cours ont visiblement été un poil en dessous de celui d’un élève de 6e, mais qu’importe, l’accusé se voit aujourd’hui obligé d’aller en Cassation pour éviter 2 ans de prison et 30 000€ d’amende.

Maître Iteanu, son avocat, revient sur l’affaire, mais également sur les affaires relatives à la surveillance qui se multiplient depuis un an. Ça cause donc de NSA, PRISM, Google et Facebook, mais aussi de la fameuse loi de programmation militaire  voté par le gouvernement « socialiste » il y a peu, déjà comparée au Patriot Act américain.

Source: Thinkerview

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Publicités dans Firefox: la trahison au logiciel libre https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/02/12/publicites-dans-firefox-la-trahison-au-logiciel-libre/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/02/12/publicites-dans-firefox-la-trahison-au-logiciel-libre/#comments Wed, 12 Feb 2014 13:25:58 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4375 L'article Publicités dans Firefox: la trahison au logiciel libre a été publié sur Révolte Numérique

Depuis des années, Firefox a sans aucun doute été un acteur majeur de la promotion du logiciel libre auprès du grand public. Ayant été le premier navigateur, il a démocratisé l’idée de logiciel gratuit et pourtant non commercial (en gros), à l’inverse des shareware que l’on pouvait utiliser auparavant, ou … Lire la suite

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L'article Publicités dans Firefox: la trahison au logiciel libre a été publié sur Révolte Numérique

firefox_spy

Depuis des années, Firefox a sans aucun doute été un acteur majeur de la promotion du logiciel libre auprès du grand public. Ayant été le premier navigateur, il a démocratisé l’idée de logiciel gratuit et pourtant non commercial (en gros), à l’inverse des shareware que l’on pouvait utiliser auparavant, ou plus récemment des navigateurs comme Chrome qui ne sont que des spyware récoltant toutes nos données.

Mais dorénavant, nous devrons nous attendre à l’introduction de publicités dans le navigateur, comme l’a annoncé hier Mozilla.

Libres de communiquer nos données

Cependant, lorsqu’on y regarde de plus près, on se rend compte que si les visées n’étaient jusque là pas commerciales, l’utilisateur n’était pas pour autant protégé des logiques mercantiles. Le poids écrasant de Google dans le financement du projet (plus de 80%), ne s’est évidemment pas négocié sans contreparties. La présence du moteur de recherche par défaut ainsi que de très nombreux autres « petites » intrusions dans notre quotidien font de Firefox un outil pas si bienveillant que cela. De même, on peut être plus ou moins satisfait de trouver Google Analytics, l’outil de statistiques mouchard le plus répandu du web, sur le site permettant de télécharger de nouvelles extensions, alors que des alternatives libres et respectueuses de notre vie privée existent.

Bien qu’utilisant du libre, nous renforçons pourtant l’emprise de Google et remplissons ses bases de données (et son compte en banque), ainsi que celles de la NSA. Et l’ambiguïté de tout cela, c’est que c’est en utilisant des outils censés être respectueux de la vie privée. Mozilla ne manque pourtant pas de s’inscrire dans les mouvements de protestation comme ce fut le cas le 11 février pour la journée anti-NSA.

L’argument du pragmatisme

L’importance de Google en terme de financement pour Firefox pose pour tout le monde un problème d’indépendance du projet. Mais il semblerait que cette indépendance, et surtout la crainte d’une non reconduction du contrat, soit pour les décideurs dans la communauté ce qui prévale sur la nocivité des fonctionnalités intégrées par défaut. Parce que s’il est effectivement possible de tout désactiver, cela nécessite d’avoir la connaissance que problème il y a, mais aussi la capacité de le régler. Sur ce point, on ne peut pas dire que Mozilla fasse énormément de publicité aux nouveaux utilisateurs novices.

Pour les personnes qui voudront continuer à utiliser Firefox: cela sera probablement configurable en tapant about: config dans la barre d’URL, puis en mettant  browser.newtabpage.enabled à false.

Enfin, cet argument du pragmatisme fait irrésistiblement penser au basculement opéré dans ses premières années par Google, lorsque les visées pseudo-humanistes ont laissé peu à peu place au mercantilisme intrusif par l’introduction de publicités ciblées dans les résultats. Comment la fondation Mozilla peut croire qu’elle sera capable de résister à la pression de ce système? Est-ce bien sage de ne se donner comme choix que d’être financé soit par le premier espion de la planète, soit par l’utilisation des méthodes de ce dernier?

Il est d’autant plus décevant que le même verbiage mensonger promettant la mise au centre de l’utilisateur grâce à la consommation soit maintenant employé par Mozilla dans son article. « Être au centre… » Flatter l’égo des utilisateurs dans le seul but de faire passer la pilule les rendant non plus utilisateurs mais produits, est totalement mesquin de la part de personnes qui comprennent tout à fait le fonctionnement commercial du web actuel. Le dicton « si c’est gratuit, c’est que vous êtes le produit » prend une fois encore tout son sens, au détriment de l’esprit du libre.

Contrôle des données, transparence, vie privée

Le logiciel libre fait en général la promesse d’un plus grand contrôle des utilisateurs. Puisque le code est consultable et modifiable, la liberté de l’utilisateur grandit. Mais l’un des schismes qui a touché le mouvement nous a très vite appris que l’éthique n’était pas pour tous une donnée de premier ordre. L’Open Source a donc parallèlement diffusé l’idée de logiciels libres à visées tantôt commerciale, tantôt sans respect de la vie privée, voire les deux à la fois. Si dans le logiciel libre le contrôle est nécessaire, ce n’est pas que pour laisser le choix, mais aussi parce que les programmes trop curieux et les blocages au nom de la propriété intellectuelle proposés par défaut sont un problème. Le mouvement porte donc dans ses fondements l’idée de vie privée, et de liberté de partage.

Les publicités prétendument discrètes qui seront proposées par Firefox dans les « tuiles » visibles au démarrage trahissent totalement cet état d’esprit, et Mozilla adopte ainsi la rhétorique des Google et compagnie, promettant discression et personnalisation. Parce que si la publicité est vécue par beaucoup comme étant envahissante, on sait bien que le ciblage et une bonne dose d’intégration au contenu, de contextualisation, font augmenter les chiffres d’affaire. Elles sont de ce fait moins identifiées comme étant hétérogènes au contenu premièrement sélectionné par l’internaute.

Cette stratégie est loin d’être nouvelle, Google l’a adoptée depuis longtemps et c’est le visage de l’utilisateur-produit qui s’est aujourd’hui imposé sur internet.
Malheureusement, Mozilla avoue aujourd’hui vouloir en faire partie. Nous devons en faire le deuil.

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Reclaim your privacy: une vidéo sur la surveillance de la NSA https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/02/11/reclaim-our-privacy-une-video-sur-la-surveillance-de-la-nsa/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/02/11/reclaim-our-privacy-une-video-sur-la-surveillance-de-la-nsa/#comments Tue, 11 Feb 2014 22:40:37 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4365 L'article Reclaim your privacy: une vidéo sur la surveillance de la NSA a été publié sur Révolte Numérique

La Quadrature du net a publié ce mardi 11 février une vidéo financée par les internautes et ayant pour ambition de sensibiliser le grand public à la question de la surveillance de masse. Depuis cet été, cette surveillance remplit quotidiennement les colonnes des journaux (et sites web). Plus de 6 … Lire la suite

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La Quadrature du net a publié ce mardi 11 février une vidéo financée par les internautes et ayant pour ambition de sensibiliser le grand public à la question de la surveillance de masse.

Depuis cet été, cette surveillance remplit quotidiennement les colonnes des journaux (et sites web). Plus de 6 mois après les révélations de l’ancien employé de la NSA Edward Snowden sur les agissements de son employeur, les affaires s’empilent et donnent le vertige.

De très nombreux programmes pensés par l’agence ont aujourd’hui été découverts, et il semblerait qu’il faille envisager la possibilité que toute communication puisse être captée par les renseignements américains.
La collaboration plus ou moins active de nombreux pays européens discréditent largement les larmoiements de certains grand-e-s dirigeant-e-s de l’Union, et laissent les internautes de base bien démuni-e-s devant leur clavier.

Autre enseignement qui ressort de cette affaire: c’est aussi grâce à la collecte de données massive opérée par les géants américains de l’informatique (Google, Facebook, Apple, Microsoft…), et les bases de données centralisées qu’ils ont constituées, que la NSA n’a eu qu’à se baisser pour se servir et mettre à jour ses fichiers. Nos banales pratiques quotidiennes ont donc à leur échelle également favorisé cette surveillance.

C’est dans cette optique que la Quadrature du net (et d’autres bien sûr!) mettent l’accent sur trois éléments fondamentaux permettant d’assainir nos usages numériques:

  • L’utilisation de services décentralisés (comme le p2p)
  • La chiffrement de point à point (ex GPG pour les mails, OTR pour le chat…)
  • L’utilisation de logiciels libres (dont on peut comprendre le fonctionnement et vérifier les failles de façon collaborative et indépendante)

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Cliquez sur l’image pour accéder à la vidéo
Licence: CC-BY-SA

Une partie de la solution est entre nos mains, donc au boulot! 😉

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Un spécial investigation sur le Big Data et la surveillance https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/02/08/un-special-investigation-sur-le-big-data-et-la-surveillance/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/02/08/un-special-investigation-sur-le-big-data-et-la-surveillance/#respond Sat, 08 Feb 2014 15:20:48 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4357 L'article Un spécial investigation sur le Big Data et la surveillance a été publié sur Révolte Numérique

L’émission de Canal + a récemment diffusé un reportage sur le Big Data (la collecte et l’analyse de données à grande échelle), et la surveillance privée et étatique. Pour toutes les personnes qui sont déjà un peu sensibilisées à la question et même celles qui n’en savent rien, je vous … Lire la suite

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L’émission de Canal + a récemment diffusé un reportage sur le Big Data (la collecte et l’analyse de données à grande échelle), et la surveillance privée et étatique.

Pour toutes les personnes qui sont déjà un peu sensibilisées à la question et même celles qui n’en savent rien, je vous conseille de jeter un œil sur cet excellente émission.

Au menu sont abordés:

  • La collecte d’information par les géants du web dans une optique publicitaire, utilisant traces d’achats, géolocalisation et données sociales
  • La prédiction à l’aide des algorithmes et du Big Data dans le domaine du sport, de la politique, de la prévention du crime etc.
  • La vidéo surveillance
  • Le lien entre collecte à des fins publicitaires et l’utilisation étatique des données
  • …


Special Investigation Big Data Les Nouveaux… by chat21590

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WordPress joue les indics de Google grâce aux polices https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/01/22/wordpress-joue-les-indics-de-google-grace-aux-polices/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/01/22/wordpress-joue-les-indics-de-google-grace-aux-polices/#comments Wed, 22 Jan 2014 13:29:15 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4349 L'article WordPress joue les indics de Google grâce aux polices a été publié sur Révolte Numérique

Vouloir naviguer sur le web sans être capté par les serveurs de Google est devenu aujourd’hui une véritable galère. Utiliser le moteur de recherche ou les autres services de l’entreprise, le navigateur Chrome, consulter des sites qui intègrent un bouton Google+ ou une vidéo Youtube, l’outil d’analyse de trafic Google … Lire la suite

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L'article WordPress joue les indics de Google grâce aux polices a été publié sur Révolte Numérique

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Vouloir naviguer sur le web sans être capté par les serveurs de Google est devenu aujourd’hui une véritable galère. Utiliser le moteur de recherche ou les autres services de l’entreprise, le navigateur Chrome, consulter des sites qui intègrent un bouton Google+ ou une vidéo Youtube, l’outil d’analyse de trafic Google Analitycs etc. La liste des mouchards de Google est longue. Et pour ne rien arranger, se réfugier chez Firefox sans mettre un peu le nez dans le moteur n’arrangera pas les choses non plus. Vous le devinez, il ne fait pas bon être fâché avec la firme de Moutain View, tant son champ de vision est tentaculaire.

Tout cela pose de gros problèmes question vie privée et surveillance de nos habitudes par les entreprises, mais aussi par les États, puisque nous savons désormais que la collecte privée permet notamment à la NSA de se servir allègrement dans les gigantesques bases de données stockant nos faits et gestes.

Une mise à jour de WordPress… Et des bases de données de Google

Au cours de pérégrinations sur les réseaux sociaux, je suis tombé sur un article traitant des Google fonts, des polices d’écriture utilisées sur de nombreux blogs, notamment WordPress. Je n’y avais pas vraiment pris garde, mais depuis la mise à jours à la version 3.8, ces fameuses polices ont été intégrées par défaut. On les trouve en particulier dans l’interface admin ainsi que dans le nouveau thème Twenty 12. On pourrait se dire « et alors? Ce ne sont que des polices! ». Certes, mais fidèle à ses habitudes, Google investi le moindre de ses outils pour faire passer les internautes par ses serveurs afin d’engranger des informations comportementales. Là encore, ils n’ont pas raté le coche.
Un développeur de Wordress a par ailleurs lui-même concédé que cela pourrait poser des problèmes de vie privée…

Par l’intégration de Google Fonts, WordPress permet donc à Google de savoir qui administre tel ou tel site et qui consulte des sites qui en sont dotés, par le recueil des headers et des cookies Google qui auraient pu être déposés à la consultation d’un autre site incluant les services Google cités plus haut.

Les activistes tenant un site (notamment les américains), seront heureux d’apprendre que potentiellement, WordPress les balance dorénavant indirectement à la NSA (car qui communique avec Google, communique avec la NSA, la chose n’est plus à prouver depuis les révélations de Snowden cet été).

Heureusement, la légion des anti-Google s’élargit, et une extension nommée Disable Google Fonts est disponible par le biais de l’installateur d’extensions WordPress.

Inutile de préciser l’importance de l’installer sur son blog… Pour vous, pour vos lecteurs.

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https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/01/22/wordpress-joue-les-indics-de-google-grace-aux-polices/feed/ 2
Google écarte CyanogenMod Installer du Playstore https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/11/28/google-ecarte-cyanogenmod-installer-du-playstore/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/11/28/google-ecarte-cyanogenmod-installer-du-playstore/#comments Thu, 28 Nov 2013 18:01:34 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4316 L'article Google écarte CyanogenMod Installer du Playstore a été publié sur Révolte Numérique

C’est l’équipe de Cyanogemod qui l’a annoncé hier soir sur son blog, leur application permettant d’installer plus facilement le système CyanogenMod n’est plus la bienvenue sur le PlayStore de Google. Après avoir été contactée il y a peu par un Google menaçant de se charger lui-même du retrait de l’application, … Lire la suite

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L'article Google écarte CyanogenMod Installer du Playstore a été publié sur Révolte Numérique

cyanolove

C’est l’équipe de Cyanogemod qui l’a annoncé hier soir sur son blog, leur application permettant d’installer plus facilement le système CyanogenMod n’est plus la bienvenue sur le PlayStore de Google.

Après avoir été contactée il y a peu par un Google menaçant de se charger lui-même du retrait de l’application, l’équipe de Cyanogen a préféré prendre les devant.

Très populaire chez les amateurs de personnalisation et les libristes, CyanogenMond (CM) est basé sur Android. Hormis le fait que c’est un logiciel libre, CM présente l’avantage d’être par défaut vierge des applications Google, et d’offrir plus de contrôle sur leur smartphone aux utilisateurs. CyanogenMod constitue ainsi une véritable alternative à l’Android bourré d’applications non désinstallables, bien que nocives pour la vie privée des utilisateurs.

Le motif officiel invoqué pour cette mise à l’écart concerne la perte de garantie possible lorsque l’on installe ce système alternatif. En effet, afin de ne pas laisser aux utilisateurs trop de possibilités de trifouiller dans leur machine, on leur revend en général un téléphone verrouillé de toutes parts, prêt à l’usage et surtout au traçage commercial. Pour intimider les envieux de liberté, la plupart des constructeurs considèrent que le fait de rooter son smartphone met fin à la garantie.

À la vue du motif présenté par Google, on aurait pu croire à une blague étant donné les centaines d’applications spyware et autres programmes-prétextes à la publicité qui circulent sur le PlayStore, mais non, Google se permet d’écarter une application respectant pourtant de leur propre aveux les conditions d’utilisation.

Même si la position d’Android sur le marché n’est pas menacée par CM, faciliter son installation pourrait encourager davantage de personnes à tenter l’expérience, et pourquoi pas à terme remettre un peu en question Android tel que nous le connaissons.
Jusqu’à présent, la manœuvre pour installer CyanogenMod n’était pas extrêmement complexe, mais suffisamment pour décourager les moins à l’aise avec la bidouille.

La nouvelle de ce comportement une fois de plus abusif de Google ne viendra par embellir l’image de la firme de Moutain View, et montre ses dérives monopolistiques rappelant la politique d’un Apple, maître absolu sur son AppStore.

Bien sûr, on pourra toujours trouver cette application sur le site de CynaogenMod, alors faîtes-vous plaisir!

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Google dépose un brevet pour censurer automatiquement la vidéoconférence https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/11/22/google-depose-un-brevet-pour-censurer-automatiquement-la-videoconference/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/11/22/google-depose-un-brevet-pour-censurer-automatiquement-la-videoconference/#respond Fri, 22 Nov 2013 19:22:41 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4267 L'article Google dépose un brevet pour censurer automatiquement la vidéoconférence a été publié sur Révolte Numérique

À quel moment deviendra t-il évident pour tous que Google et ses services constituent de dangereux outils pour nos libertés les plus fondamentales? Encore une fois, qu’ils collaborent avec la NSA ou non, leurs produits dessinent les contours d’une société totalitaire basée sur le contrôle des individus par le monopole … Lire la suite

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telecran

À quel moment deviendra t-il évident pour tous que Google et ses services constituent de dangereux outils pour nos libertés les plus fondamentales? Encore une fois, qu’ils collaborent avec la NSA ou non, leurs produits dessinent les contours d’une société totalitaire basée sur le contrôle des individus par le monopole et la suggestion (au sens quasi paranormal du terme). Je lis souvent que les « pas contents » ne sont pas obligés de s’en servir, ce qui se discute lorsqu’on voit l’omniprésence de la firme sur le net et même dans certains logiciels largement utilisés comme Firefox, et cela parfois sans crier gare.

J’ai par exemple voulu mettre une incrustation du brevet dans l’article, mais comme par magie on se retrouve une fois de plus avec un Google analytics dans la page, les API et tout le tintoin.
Passons également sur les fortes « incitations » que l’on pourra rencontrer dans le monde professionnel lorsqu’il s’agit de travailler en collaboration. Mais sinon, éviter Google est un jeu d’enfant…

La dernière trouvaille du monstre de Mountain View donc, c’est un brevet permettant d’automatiser la censure de conversations en vidéoconférence à l’utilisation de leur service Google Hangounts. L’argument hilarant qui a été avancé est le suivant:

« Lorsque des utilisateurs diffusent des contenus médias à d’autres utilisateurs à travers l’infrastructure réseau fournie par un fournisseur de serveur/hébergeur, le fournisseur de service a souvent un contrôle limité sur le contenu qui est diffusé mais pourrait être tenu responsable des violations commises par les utilisateurs »

Qu’y a t-il de si drôle me demanderont certains? Cette soi-disant frousse de franchir les limites de la loi. De qui se moque t-on? Depuis quand cette entreprise se la joue t-elle première de la classe question respect des législations? N’est-ce pas cette même entreprise qui collabore à la surveillance mondiale de la NSA? Et qui a sondé les points wifi privés de centaines voire de milliers de personnes avec les Google Cars? Qui aujourd’hui préfère payer 17 millions de dollars à 38 États américains dans le cadre de l’affaire des mouchards placés chez les utilisateurs du navigateur Apple Safari, plutôt que de reconnaître ses tords devant un tribunal? Qui surveille le monde entier pour augmenter ses bénéfice par le ciblage publicitaire, véritable propagande personnalisée, et déclare ensuite par le biais de son ancien PDG Éric Schmidt, une espèce d’Étienne Mougeotte du Web:

« Nous allons devenir de plus en plus forts au niveau de la personnalisation. L’objectif, c’est que les utilisateurs de Google puissent en venir à poser une question comme “ que dois-je faire à présent ?” ou encore “ quel job devrais-je prendre? ».

« La technologie du ciblage individuel sera si performante qu’il sera vraiment dur pour les gens de regarder ou consommer quelque chose qui n’a pas été d’une manière ou d’une autre taillé pour eux. »

Mais de qui se moque t-on? L’argument est d’autant plus lamentable qu’aucune législation aux États-Unis n’encadre ce type de communication.

Soyez courtois gentilhomme!

Ce brevet prévoit donc de systématiser la censure de paroles, de situations, ou d’attitudes jugées contraires au règlement de Google. Cela ira de la nudité à la violence, en passant par le standing du vocabulaire (injures, grossièretés etc.), jusqu’au sacro-saint respect de la propriété intellectuelle. Interdits donc les échanges vidéo avec un cd qui tourne dernière, et c’est encore pire si vous dansez devant (on est dans l’exploitation illégale de l’œuvre, vous tournez un clip d’une chanson qui n’est pas la votre 😉 ).

Visiblement, ce procédé aurait comme objectif de garantir aux annonceurs des situations dans lesquelles ils pourraient apparaître sans craindre d’être associés à des contenus illégaux. Parce que comme d’habitude, annonceurs il y aura, en fonction de ce qui sera prononcé, mais ça, c’est le ba-ba du fonctionnement made in Google.

Allez, vivement les premières applications de ce brevet!

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Un brevet Google pour surveiller et prévenir les infractions https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/05/08/un-brevet-google-pour-surveiller-et-prevenir-les-infractions/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/05/08/un-brevet-google-pour-surveiller-et-prevenir-les-infractions/#comments Wed, 08 May 2013 14:07:48 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4201 L'article Un brevet Google pour surveiller et prévenir les infractions a été publié sur Révolte Numérique

On va dire que je fais une fixation sur Google (et ce n’est pas faux non plus), mais il y a des moments où on se demande jusqu’où ils vont bien pouvoir repousser les limites de cette espèce de démocratie totalitaire en construction. Avons-nous encore notre mot à dire? Le … Lire la suite

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L'article Un brevet Google pour surveiller et prévenir les infractions a été publié sur Révolte Numérique

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On va dire que je fais une fixation sur Google (et ce n’est pas faux non plus), mais il y a des moments où on se demande jusqu’où ils vont bien pouvoir repousser les limites de cette espèce de démocratie totalitaire en construction.

Avons-nous encore notre mot à dire?

Le terme totalitaire est fort c’est vrai. Exagéré, je ne sais pas. Mais demandez-vous par exemple quels étaient les moyens employés dans l’ancienne RDA soviétique tant décriée (avec raison) pour ses penchants liberticides. Si la répression est bien entendu incomparable dans nos pays occidentaux, les outils de surveillance sont aujourd’hui bien plus nombreux et précis qu’ils ne pouvaient l’être à l’époque. Autre différence: les états ne sont plus les seuls sur le marché, les entreprises privées s’y donnent aujourd’hui aussi à cœur joie.

Je ne souhaite pas verser dans l’alarmisme en criant au fascisme à tout bout de champ car nous n’en sommes heureusement pas là. Mais il me semble que la thématique de la surveillance est à prendre avec le plus grand sérieux, et que ses développements actuels sont de nature à poser la question du choix de la forme de démocratie de nos sociétés.

Faut-il enseigner l’entreprenariat l’autocensure de la 6e à la terminale?

Jean a de longues moustaches

« Jean a de longues moustaches »

Le 2 mai, Google a donc déposé un brevet permettant de lire les conversations électroniques, et de prévenir automatiquement l’utilisateur si ses propos contreviennent à telle ou telle règle (la loi, un règlement intérieur etc.).
Dans l’entreprise, vous pourriez être prévenus que vos positions sont contraires aux intérêts de la boîte, que manifestement vous tournez un peu syndicaliste et qu’il va falloir se calmer rapidos…
En société, je ne prendrais même pas la peine d’argumenter, je vous renvoie vers les nombreuses affaires d’écoutes de journalistes de Médiapart, du Monde et autres, vers l’affaire Tarnac… N’oublions pas non plus les projets délirants mis en place ou envisagés au non de la propriété intellectuelle, de la lutte contre le terrorisme (INDECT, SOPA, CISPA, Hadopi, ACTA…) etc.

Vie privée, présomption d’innocence… C’est has been tout ça

Mais le problème ne s’arrête pas là. En plus de prévenir l’utilisateur qu’il est en train d’enfreindre telle ou telle règle, le système pourra prévenir directement l’autorité de référence (le patron, pourquoi pas la justice ou les RG dans un futur sombre), et cela avant même que le mail ne soit envoyé, et donc avant même que la potentielle infraction ne soit commise. Ça ne vous rappelle pas un certain film d’anticipation adapté d’un roman de Philip K. Dick ça? Pour les plus sceptiques, rappelons que de telles expériences sont déjà tentées par la police, notamment aux États-Unis, pour la prédiction de crimes.

Comment sera utilisé ce brevet? Le programme sera t-il implanté dans les smartphones? Qui s’en saisira? Ces technologies seront-elle vendues à des dictatures comme cela a été fait avec l’affaire Amesys? Beaucoup d’interrogations se présentent à la lecture de cette nouvelle, et il devient urgent qu’un débat publique soit engagé sur la direction que nous donnons à la recherche technologique.

Cela constitue désormais une question de projet de société.

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Le FBI veut installer des backdoor sur les sites fréquentés https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/05/02/le-fbi-veut-installer-des-backdoor-sur-les-sites-frequentes/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/05/02/le-fbi-veut-installer-des-backdoor-sur-les-sites-frequentes/#respond Thu, 02 May 2013 16:51:21 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4187 L'article Le FBI veut installer des backdoor sur les sites fréquentés a été publié sur Révolte Numérique

Hasard du calendrier ou obstination sans fin, c’est quasiment un an après jour pour jour que le FBI relance l’idée de placer des backdoors sur les sites web fréquentés. Selon le Washington Post, un projet de loi serait dans les cartons. Cela semble être la grande mode depuis pas mal … Lire la suite

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fbi

Hasard du calendrier ou obstination sans fin, c’est quasiment un an après jour pour jour que le FBI relance l’idée de placer des backdoors sur les sites web fréquentés. Selon le Washington Post, un projet de loi serait dans les cartons.

Cela semble être la grande mode depuis pas mal d’années aux États-Unis: il faut épier, espionner, tout contrôler. Alors que le Patriot Act avait utilisé (et utilise toujours) l’excuse du 11 septembre pour permettre la saisie de toutes les données stockées par des entreprises américaines, les projets de lois s’enchaînent et renforcent encore le fichage et la surveillance d’État. Les regards s’étaient récemment à nouveau tournés vers la loi CISPA, en attente d’être voté par le Sénat après avoir été validé par la Chambre des représentants. Cette dernière prévoit un rapprochement entre les agences de surveillance et les grandes entreprises du web, mais il faut croire que cela n’est pas suffisant, puisque ce nouveau projet porté par le FBI de loi permettrait une surveillance directe des internautes par le biais de backdoors.

Évidemment, on peut parier que les Google, Facebook et Cie seront parmi les premiers visés par ce projet, car drainant une énorme partie du trafic. Comme pour le Patriot Act, ce sont les utilisateurs du monde entier qui sont concernés par un tel projet puisque que nos données transitent également par ces sites. De plus, n’oublions pas que la France compte parmi les pays qui émettent le plus de demande d’informations personnelles aux géants américains.

Encore une raison pour se précipiter vers les alternatives aux grands sites commerciaux, surtout lorsqu’on constate le peu d’opposition, que certains ont pu montrer face à des projets comme CISPA (allez, ils ont été une paire à soutenir disons le clairement!).

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Google censure les bloqueurs de pub du Play Store https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/03/18/google-censure-les-bloqueurs-de-pub-du-play-store/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/03/18/google-censure-les-bloqueurs-de-pub-du-play-store/#respond Mon, 18 Mar 2013 19:31:28 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4160 L'article Google censure les bloqueurs de pub du Play Store a été publié sur Révolte Numérique

Merci ô grand Google de me donner des sujets d’articles aussi faciles! Non pas que je sois en manque d’inspiration, mais bon; ça prend toujours du temps et il faut savoir se fixer des priorités… Heureusement, il y a des mains tendues, donc merci! La dernière trouvaille de notre meilleur … Lire la suite

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googleopoly

Merci ô grand Google de me donner des sujets d’articles aussi faciles! Non pas que je sois en manque d’inspiration, mais bon; ça prend toujours du temps et il faut savoir se fixer des priorités… Heureusement, il y a des mains tendues, donc merci!
La dernière trouvaille de notre meilleur ennemi, c’est donc de carrément éradiquer du Play Store Android toutes les applications permettant de bloquer les pubs.

Je sais, on pourra une fois de plus rétorquer qu’on a signé et que telles sont les conditions pour jouir des innombrables « bienfaits des services de Google ». Mais cela n’enlève cette fois encore rien à la nécessité de pointer du doigt de telles dérives. Pour une grande majorité des internautes, Google reste cet ami bienveillant proposant un espace accueillant et des outils pratiques et performants, et qui ne souffrent bien souvent d’aucune comparaison avec la concurrence.
C’est notamment pour cela qu’informer reste encore une nécessité pour celles et ceux qui aspirent à un changement des pratiques en ligne.

Faire circuler l’information

Nous sommes ici dans un cas classique de conflit d’intérêts. Vous le savez, Google œuvre pour le partage de la connaissance et la diffusion de l’information à l’échelle planétaire. C’est un digne héritier de Gutemberg, une sorte de fusion à la Dragon Ball Z entre Paul Otlet et Jésus. Hum! Mais il faut tout de même l’avouer, cette information, elle rapporte pas mal! Je ne parle bien sûr pas de l’information de terrain révélant la situation des résistants en Syrie ni même du dernier article du CERN sur le boson de Higgs, mais plutôt de la publicité. Entre 2010 et 2012, le revenu généré par Google grâce à la publicité est passé de 28,2 milliards à 43,6 milliards de dollars! On comprend mieux la radicalité du procédé, et l’importance qu’il peut y avoir à enlever ces épines dans le pied que sont les bloqueurs de pubs. En réalité, si diffusion d’information il y a, c’est bien de celle de nos données personnelles, et de la publicité en retour. Un grand projet civilisationnel quoi.

Protéger un internet pur…

C’est un peu le discours porté par Google en fin de compte. La justification à leur coup de force se trouve à nouveau dans le contrat signé par les utilisateurs: « [Une application ne doit exercer] aucune activité via l’Android Market (y compris le développement ou la distribution de Produits) qui entrave, interrompt, endommage ou implique un accès non autorisé à des appareils, serveurs, réseaux ou autres propriétés appartenant à un tiers, y compris, sans s’y limiter, les utilisateurs d’Android, de Google ou de tout opérateur de réseau mobile ».

Ne pas vouloir de pollution visuelle, refuser la manipulation proposée par Google et ses amis publicitaires serait donc une entrave au bon fonctionnement du service. « Acceptez la propagande ou partez! » en somme.

De plus en plus, la publicité devient un véritable fléau pour les internautes. La personnalisation des annonces, basée sur le traçage de nos habitudes, leur placement dans des espaces perçus à priori comme intéressants et positifs pour le lecteur, sont quelques unes des méthodes couramment employées aujourd’hui. En refusant toute contestation de cette politique, Google réaffirme ici haut et fort son attachement à ce modèle prétendument gratuit, et pointe du doigt ceux qui s’y opposent.

À suivre?

La gradation imposée par Google amène toujours à se poser la question de la prochaine « bourde » qu’ils commettront. Supprimeront-ils les applications de moteurs de recherches concurrents? Celles qui protègent l’anonymat? Les navigateurs qui refusent les cookies tiers par défaut?

Espérons que petit à petit, cette attitude permette à un plus grand nombre de personnes d’envisager des alternatives, poussé par la nécessité et non plus seulement par l’éthique.
Une fois encore, je suis donc obligé de citer le dépôt alternatif Fdroid si vous souhaitez installer des applications comme AdAway et vous débarrasser des pubs que cela plaise à Google ou non.

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Google installe une application sur Android sans permission https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/02/28/google-installe-des-apps-sur-android-sans-permission/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/02/28/google-installe-des-apps-sur-android-sans-permission/#comments Thu, 28 Feb 2013 02:05:24 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4132 L'article Google installe une application sur Android sans permission a été publié sur Révolte Numérique

Édit: il ne s’agit pas à strictement parler d’une application mais d’un module (voir le premier commentaire). Le problème reste cependant le même de mon point de vue. En faisant mon p’tit tour des news de la journée, je tombe sur la nouvelle suivante: Google aurait installé une application (« Paramètres … Lire la suite

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L'article Google installe une application sur Android sans permission a été publié sur Révolte Numérique

google_evil

Édit: il ne s’agit pas à strictement parler d’une application mais d’un module (voir le premier commentaire). Le problème reste cependant le même de mon point de vue.
En faisant mon p’tit tour des news de la journée, je tombe sur la nouvelle suivante: Google aurait installé une application (« Paramètres Google ») sur l’ensemble des terminaux fonctionnant sous Android, et sans l’autorisation de leur propriétaire!
Pour avoir une idée de l’impact d’une telle mesure, on estime à près de 800 millions, le nombre de smartphones sous Android activés pour fin 2013. Je regarde dans mes apps. Bingo! J’suis touché aussi!
Grrrrrr!

Une intrusion sans casse

Ce n’est pas la première fois que Google joue à ce petit jeu. En 2011, l’entreprise avait déjà désinstallé Over the Air (à distance), plusieurs applications jugées malveillantes. Cette fois, elle se permet même d’en installer une nouvelle.
Peut-être certains n’y verront pas de problème, mais pour ma part, c’est tout à fait inacceptable. C’est un peu le propriétaire qui vient inspecter l’état de l’apart’ derrière le dos de ses locataires. Une intrusion. De plus, Google a en faisant cela utilisé MA connexion, sur le forfait que JE paie, et bouffe de l’espace sur MA carte SD (c’est négligeable je le concède, mais les faits sont là).

Pour les libristes et ceux qui se sont mis en tête de garder le contrôle de leur téléphone, ça ne sera pas une si grande surprise, mais une sacrée claque tout de même en le constatant, surtout quand on tourne sous CyanogenMod. Et oui, Google fait ce qu’il veut de notre smartphone, cet appareil dans lequel se trouvent nos sms, nos contacts, nos mails, notre agenda, nos photos, nos vidéos etc. Mais ce n’est pas si invraisemblable de la part d’une entreprise dont les milliards reposent sur la collecte de données personnelles et le profiling comportemental…

Quelle sera la prochaine découverte?

Déjà, Google prend ses aises. Outre les deux faits mentionnés, on peut constater que la consultation des mises à jour des applications du Play Store s’opère de manière transparente (en arrière plan). Et elle se fait même si l’on utilise des applications comme LBE Privacy Guard et LBE Security Guard, configurées pour  interdire au Play Store d’utiliser la connexion sans autorisation!

Mais l’autre question qui se pose, beaucoup plus grave, est la suivante: que peut bien faire Google sans que l’on ne s’en aperçoive? Toute modification n’est pas aussi visible que l’ajout d’une application… Aspire t-il tous nos contenus? Installe t-il des mouchards comme cela est permis par la Loppsi? Et demain? Facilitera t-il la mise en place de solutions de filtrage contre le téléchargement illégal comme on y pense chez Hadopi?

Ironie du sort: une application qui simplifie le contrôle de son compte Google

C’est peut-être le plus drôle: l’application « Paramètres Google » centralise les fonctionnalités de contrôle des données récoltées par Google:Screenshot_2013-02-28-00-09-28

  • Lien entre les applications et Google +
  • Gestion de la géolocalisation
  • Autorisation de la personnalisation des publicités
  • Réglages pour toute autre application Google installée…

Pas de nouvelles fonctionnalités, mais il faut le dire, une meilleure visibilité pour les utilisateurs qui ne traînent pas dans les recoins des paramètres de leur smartphone.
Ce n’est certainement pas innocent, la pilule passera certainement mieux si c’est pour le bien des gentils zutilisateurs!
Allez! C’est quoi la prochaine?

Quelles solutions?

Pour ce qui est de l’appli en elle-même, elle n’apparaît nulle part dans les gestionnaires d’applications, mais semble dépendre des Service Google Play.

Sur le fond, à priori il ne faut y aller par 4 chemins: virer tout ce qui porte l’estampille Google sera le plus sain. Faut enlever Android aussi alors? Euuh… Espérons qu’il y a un autre moyen.

Pour les uns, il sera préférable d’opter pour une custom ROM Android* (version modifiée). CyanogenMod est l’une des plus connues, et elle ne propose pas d’applications Google par défaut (les Gapps). Selon les témoignages, le problème viendrait essentiellement de là.
On attend également avec impatience les Firefox OS et Ubuntu Phone, qui seront certainement moins autoritaires.

Pour les autres, ceux qui souhaitent rester sur le système d’origine, la suppression du compte Google devrait suffire. Attention: désactiver la synchronisation du compte Google dans les paramètres n’y changera rien.

Oubliez évidemment les Gmail, Google+, Google Maps, Play Store et autres cochonneries si vous vous sentez concernés. Vous pourrez jeter un œil du côté d’OpenStreetMap (Osmand) ou de Fdroid pour remplacer ces deux dernières.

Allez, je donne la parole à Éric Schmidt pour conclure ce petit coup de gueule:

« Nous savons en gros qui vous êtes, ce qui a de l’importance pour vous et qui sont vos amis. »

« Je pense que les gens […] veulent que Google leur dise ce qu’ils doivent faire »

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Remplacez le Google Play Store par FDroid https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/02/11/remplacez-le-google-play-store-par-fdroid/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/02/11/remplacez-le-google-play-store-par-fdroid/#comments Mon, 11 Feb 2013 22:22:38 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4036 L'article Remplacez le Google Play Store par FDroid a été publié sur Révolte Numérique

Gros cas de conscience quand on arrive sous Android et qu’on est Googlophobe: reste t-on en autarcie avec les seules applications natives, ou crée t-on un compte Google avec l’adresse Gmail qui va avec, la récolte des données de votre téléphone, et l’un des derniers bastions de votre intimité livré … Lire la suite

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fdroid

Gros cas de conscience quand on arrive sous Android et qu’on est Googlophobe: reste t-on en autarcie avec les seules applications natives, ou crée t-on un compte Google avec l’adresse Gmail qui va avec, la récolte des données de votre téléphone, et l’un des derniers bastions de votre intimité livré au géant du profilage commercial? En attendant une éventuelle alternative crédible du côté d’Ubuntu Phone, ne baissons pas les bras, FDroid est là!

FDroid, c’est un dépôt et une application qui propose tout un tas de logiciels libres pour Android. Cela peut donc remplacer (ou compléter, c’est selon), le Google Play Store. Ce dépôt présente de nombreux avantages par rapport à celui de la firme de Mountain View.

C’est d’la bonne!

Premièrement, FDroid ne propose que des applications libres. Et alors? Une application sous licence libre, c’est faire le choix de l’éthique et de la sécurité. Un choix éthique parce que les applis sont bien souvent développées en collaboration, et qu’elles participent à l’enrichissement du bien commun numérique face au tout propriétaire et au dogme du brevet. La question de la sécurité vient rapidement car la philosophie du libre pousse bien souvent les développeurs et les utilisateurs à refuser les logiques de récolte des données personnelles et de profilage. FDroid vous proposera donc pour les applications ne respectant pas ces principes, d’assurer un filtrage au préalable:

  • Filtrages pour les applications qui contiennent des publicités,
  • qui épient et rapportent votre activité,
  • qui promeuvent des extensions privatives (non libres),
  • qui promeuvent des réseaux privateurs,
  • qui dépendent d’autres applications non libres.

Enfin, l’ouverture du code source, le développement et l’utilisation dans un esprit collaboratif sont également de plus grandes garanties d’une inspection et d’une réparation rapide des éventuelles failles de sécurité. Que des choses à y gagner donc!

J’ai pas mon CAP astronaute… Je peux l’installer?

Il n’y a vraiment rien de particulièrement difficile à installer tout ça. Tout d’abord, rendez-vous sur http://f-droid.org/. Vous cliquez sur ssl download et l’appli se télécharge. Android vous demandera si vous souhaitez autoriser l’installation d’applications issues de sources inconnues. Acceptez. Si ce n’est pas le cas, allez dans « Paramètres » / « Sécurité » et cochez la case.
Ayé c’est fini. Trop forts les gars! (et les filles) 😉

Il n’y aura plus qu’à lancer l’application FDroid et picorer dans la liste. Vous constaterez également que pour chaque application, la licence sera précisée (ce qui est loin d’être le cas sur le Play Store!).

Petite astuce supplémentaire: il est possible d’étoffer un peu la liste en ajoutant le dépôt orienté sécurité et vie privée de Guardian Project. Pour cela, rendez-vous dans « Gestion des dépôts » / « Nouveau dépôt », et ajoutez https://guardianproject.info/repo/.
Vous y trouverez notamment Orbot, l’équivalent de Tor pour Android!

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https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/02/11/remplacez-le-google-play-store-par-fdroid/feed/ 7
CyanogenMod: une alternative à Android https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/02/06/cyanogenmod-une-alternative-a-android/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/02/06/cyanogenmod-une-alternative-a-android/#comments Wed, 06 Feb 2013 18:09:22 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3997 L'article CyanogenMod: une alternative à Android a été publié sur Révolte Numérique

Quand on est habitué à Linux sur l’ordinateur et qu’on passe au smartphone, ça fait un peu mal… Plus de bidouillage, des applications propriétaires installées par défaut sans qu’on puisse y toucher, des données personnelles envoyées dans tous les sens etc. Blurp! Heureusement, point de fatalité, CyanogenMod permet de reprendre … Lire la suite

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L'article CyanogenMod: une alternative à Android a été publié sur Révolte Numérique

cyanogenmod_invasion

Quand on est habitué à Linux sur l’ordinateur et qu’on passe au smartphone, ça fait un peu mal… Plus de bidouillage, des applications propriétaires installées par défaut sans qu’on puisse y toucher, des données personnelles envoyées dans tous les sens etc. Blurp! Heureusement, point de fatalité, CyanogenMod permet de reprendre un peu le contrôle de son appareil!

CyanogenMod est un système d’exploitation (en fait on dit « ROM » pour Read Only Memory), libre et conçu pour les smartphones et tablettes. Il est basé sur Android. Très populaire chez les utilisateurs de smartphones, cette ROM permet un plus grand paramétrage de l’interface et propose de nombreuses fonctionnalités comme le réglage plus fin au niveau du processeur. Autre grand avantage pour beaucoup, elle est installable sur de nombreux appareils, même sur ceux pour lesquels les dernières versions d’Android n’auront pas été prévues.

Les libristes seront donc également satisfaits de constater que nativement, CyanogenMod ne contient que des logiciels libres (mis à part les drivers). Pas d’applis Google non plus donc! Pour celles et ceux qui souhaiteront tout de même les ajouter (notamment pour le Play Store), vous les trouverez dans un fichier séparé à installer.

Les puristes (ce n’est pas une maladie hein! 😉 ) pourront eux compenser Google Play Store par le dépôt d’applis libres Fdroid (pensez à autoriser les sources inconnues dans Paramètre / Sécurité) et pourquoi pas le compléter des quelques applications orientées sécurité / vie privée de The Guardian Project (il faut pour cela ajouter le dépôt https://guardianproject.info/repo/ dans Fdroid). On y trouve notamment Orbot et Orweb, permettant de se connecter au réseau Tor grâce à son smartphone.

Pour télécharger CyanogenMod, rendez-vous sur le site officiel.
Actuellement la dernière version stable est la 9 (correspond à IceCream Sandwich), mais les 10 et 10.1 (qui permettent donc d’obtenir Jelly Bean), sont tout à fait utilisables bien qu’elles soient en nightly build (en cours de développement avec mise à jour quotidienne).

Pour ceux qui ne connaissent pas la manœuvre pour l’installation, la vidéo de Korben sur le sujet vous en donnera les clés pour CM10 sur le Galaxy S3.

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https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/02/06/cyanogenmod-une-alternative-a-android/feed/ 8
Google s’attaque à l’anonymat sur YouTube https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/26/google-sattaque-a-lanonymat-sur-youtube/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/26/google-sattaque-a-lanonymat-sur-youtube/#comments Thu, 26 Jul 2012 02:26:00 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3822 L'article Google s’attaque à l’anonymat sur YouTube a été publié sur Révolte Numérique

Il n’y a pas que Facebook qui mériterait des claques dans le domaine du respect de la vie privée en ligne. Oh non! Alors que l’entreprise de Zuckerberg fait ses choux gras sur le mythe du « connecting the world », d’autres comme Google, se la jouent Che Guevara. Dernier exemple en … Lire la suite

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L'article Google s’attaque à l’anonymat sur YouTube a été publié sur Révolte Numérique

Il n’y a pas que Facebook qui mériterait des claques dans le domaine du respect de la vie privée en ligne. Oh non! Alors que l’entreprise de Zuckerberg fait ses choux gras sur le mythe du « connecting the world », d’autres comme Google, se la jouent Che Guevara. Dernier exemple en date, la possibilité de flouter les visages sur YouTube. On pense de suite à un outil plutôt pratique pour les militant-e-s, et notamment dans les pays où publier des vidéos constitue l’un des rares moyens de communiquer avec l’extérieur, comme en Syrie.

Chouette pourrait-on donc se dire! Ça nous change de Facebook qui automatise le fichage biométrique par la photo! Mouais. Sauf qu’à peine quelques jours après, des premiers retours d’internautes inscrits sur Google + témoignent d’un fait nouveau. Pour rappel, au lancement du réseau social, Google avait fait la guerre aux pseudos, et beaucoup y sont donc présent-e-s sous leur véritable nom. Vous le savez également, tous les services Google sont connectés entre eux, il suffit d’une simple adresse gmail pour y accéder. Pas cons à Google, ils se sont dit: « puisqu’on les a bien fait chier sur G+ (et que ça marche en plus), ya plus qu’à attaquer sur YouTube! ». Hé ben c’est parti. Dorénavant, les personnes connectées à leur compte G+ qui posteront quelque chose sur le portail de vidéo avec un pseudonyme, seront sommées d’inscrire leur véritable nom.

Une fois l’accord donné, il semblerait qu’il s’applique alors à toutes les publications passées et futures de l’internaute.

Illustration tirée de l’article de Numerama sur le sujet.

À quoi joue Google? Et bien moi je dirais au con, comme d’habitude! D’un côté on fait le beau avec le floutage vidéo, ça mange pas de pain, ça fait résistant face aux méchantes dictatures qui menacent les États-Unis; et de l’autre, on impose un bon gros fichage à la Facebook avec harcèlement automatisé en prime pour les personnes qui n’auraient pas compris les règles du jeu. De plus, ça leur permet juste de reprendre la main et de revenir sur la mini concession opérée pour Google + en autorisant partiellement les pseudos.

Mais après tout, je ne sais même pas pourquoi j’emmerde le monde avec ces conneries car comme Éric Schmidt le dit: « seuls les criminels se soucient de protéger leurs données personnelles ». Tout est dit.

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