Google Street View – Révolte Numérique https://revoltenumerique.herbesfolles.org Pour l'autodéfense numérique Sat, 25 Jul 2015 12:41:36 +0000 fr-FR hourly 1 OpenStreetMap: esquivez Google Map https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/09/11/openstreetmap-esquivez-google-map/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/09/11/openstreetmap-esquivez-google-map/#respond Sun, 11 Sep 2011 16:54:16 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=1230 L'article OpenStreetMap: esquivez Google Map a été publié sur Révolte Numérique

Vous en avez marre de voir Google Map partout? Marre de dire à Google où vous allez? Optez pour OpenStreetMap! Une solution libre! Vous connaissez wikipédia? Et bien c’est pareil. Les cartes et les modifications sont entièrement réalisées collaborativement par les internautes, et elles sont en plus sous licence libre! … Lire la suite

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L'article OpenStreetMap: esquivez Google Map a été publié sur Révolte Numérique

Vous en avez marre de voir Google Map partout? Marre de dire à Google où vous allez? Optez pour OpenStreetMap!

Une solution libre!

Vous connaissez wikipédia? Et bien c’est pareil. Les cartes et les modifications sont entièrement réalisées collaborativement par les internautes, et elles sont en plus sous licence libre! (ce qui n’est pas le cas de Google Map).
Comme pour la célèbre encyclopédie, l’alchimie fonctionne et l’entraide donne des résultats. Vous pourrez vérifier par vous même, Troufillon-les-Oies semble être répertorié au bon endroit!

Et respectueuse de la vie privée!

En bon service Google qui se respecte, Google Map enregistre tout ce que vous faites.
Les différentes affaires de violation de la vie privée, liées au développement de  StreetView, ne font pas non plus reluire le blason de ce service.

On s’en souvient, les Google cars ont été incriminées dans des affaires de vols de données personnelles en se connectant aux réseaux wifi des riverains croisés lors de leurs prises d’images.
La CNIL avait d’ailleurs infligé une amende record de 100 000€ à Google après avoir constaté la récupération d’identifiants SSID et d’adresses MAC par les Google cars.

Le même type d’affaire a pu être observé en Belgique et dans plusieurs pays d’Europe.

Astuce pour Firefox

Si vous souhaitez intégrer directement OpenStreetMap dans votre barre de moteurs de recherches, vous pouvez installer le module Add to Search Bar pour Firefox.
Celui-ci vous permettra de faire de n’importe quelle page appropriée, un moteur intégré à votre barre.

Il suffit ensuite d’aller sur OpenStreetMap, de vous rendre sur « voir la carte », et de cliquer sur « ajouter OpenStreetMap Search » dans la barre des moteurs de recherche.

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L’Allemagne n’aime pas Facebook et son bouton https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/08/23/lallemagne-naime-pas-facebook-et-son-bouton/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/08/23/lallemagne-naime-pas-facebook-et-son-bouton/#respond Tue, 23 Aug 2011 08:17:46 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=919 L'article L’Allemagne n’aime pas Facebook et son bouton a été publié sur Révolte Numérique

Ah! ils commencent à bien me plaire les Allemands! Ils l’avaient déjà ramenée contre la reconnaissance faciale instaurée par défaut sur tous les profils en début de mois, et ils continuent avec carrément l’interdiction du bouton « j’aime », ou « like » en VO. C’est une fois encore pour des raisons de non … Lire la suite

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L'article L’Allemagne n’aime pas Facebook et son bouton a été publié sur Révolte Numérique

Ah! ils commencent à bien me plaire les Allemands! Ils l’avaient déjà ramenée contre la reconnaissance faciale instaurée par défaut sur tous les profils en début de mois, et ils continuent avec carrément l’interdiction du bouton « j’aime », ou « like » en VO. C’est une fois encore pour des raisons de non respect de la vie privée des utilisateurs que l’entreprise est condamnée. 

On va pas trop leur jeter de fleurs sinon ils vont prendre la grosse tête mais en ce moment, je cliquerai bien sur un bouton « j’aime l’Allemagne ».
Il semblerait que les institutions d’outre Rhin attachent une importance particulière à la défense de la vie privée des internautes teutons. Google en a fait les frais par l’intermédiaire de son service Street View en avril. Pour rappel, les voitures chargées de prendre les photos pour la vue réelle dans Google Map ont été mises en cause, suites à de nombreuses affaires révélant qu’elles collectaient des informations sur les habitants par le biais des réseaux Wifi.

Facebook est aujourd’hui la cible de la CNIL locale du land de Schleswig-Holstein. Les sites de la région ont donc jusque fin septembre pour retirer les boutons « j’aime » de leurs sites, sous peine de se voir infliger une amende de 50 000 euros.

Selon les accusateurs, ce bouton permettrait à Facebook de connaître les faits et gestes des internautes naviguant sur les sites qui en sont équipés.
La firme de Mark Zuckerberg n’a évidemment pas démenti mais a précisé qu’elle ne conservait les données que 90 jours (« vous êtes trop bon Monseigneur! »).

En plus des habitudes des 700 millions d’utilisateurs inscrits, Facebook cherche donc à espionner les comportements des autres internautes par le biais de ces petits boutons.
Celles et ceux qui ont un profil Facebook verront évidemment leurs informations croisées avec celles publiées et fournies volontairement lors de l’inscription (lesquelles sont devenues propriété de l’entreprise), afin que soit dressé un profil personnalisé des internautes.

Mon premier article sur les web bugs était une réponse à ce problème assez effrayant. Vous pouvez le relire si vous ne vous êtes pas encore munis de Ghostery!

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Le modèle Google https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/07/01/le-modele-google/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/07/01/le-modele-google/#comments Fri, 01 Jul 2011 00:16:58 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=112 L'article Le modèle Google a été publié sur Révolte Numérique

Fondé en 1998 par Larry Page et Sergey Brin, Google est aujourd’hui le premier moteur de recherche au monde. Plus de 90% des internautes français l’utilisent pour surfer sur le web. Simple, efficace, gratuit, il semble être le plus proche compagnon de nos virées numériques. Les plus de 150 services … Lire la suite

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L'article Le modèle Google a été publié sur Révolte Numérique

Fondé en 1998 par Larry Page et Sergey Brin, Google est aujourd’hui le premier moteur de recherche au monde. Plus de 90% des internautes français l’utilisent pour surfer sur le web. Simple, efficace, gratuit, il semble être le plus proche compagnon de nos virées numériques. Les plus de 150 services proposés par l’entreprise de Mountain View (Californie) lui ont assuré il y a peu, le milliard de visiteurs uniques. Environ une personne sur six dans le monde a donc eu des contacts avec un service Google.
Au premier trimestre 2011, l’entreprise a engrangé 6,54 milliards de dollars, soit une hausse de 29% par rapport à la même période une année auparavant. En ces temps de crise, Google fait office de modèle économique dans le monde entier, et le net n’est plus son unique domaine de compétences : chaque jours, un demi million de téléphone sous androïd sont activés !

La firme est également reconnue pour les conditions de travail qu’elle fournie à ses employés de Googleplex (le siège social) : repas gratuits, ambiance de détente, salles de sport, jeux… Les salariés disposent également 20%  de temps alloués au développement de leur projets personnels. L’innovation est au cœur de la politique de Google.

L’entreprise finance et promeut les logiciels libres. Par exemple, elle soutien financièrement le navigateur web Firefox à 80% et a elle même lancé son propre browser open source: Chrome (pour être plus précis, c’est Chromium qui lui sert de base qui est open source).
Récemment, l’un des projets développé par l’un de ses salariés pendant ces fameux 20% de temps libre a donné naissance à Swiffy, un service permettant de convertir les fichiers Flash en HTML 5 ce qui, sans rentrer dans le détail est également une avancée pour les utilisateurs de logiciels libres.

Google serait-il donc le bien incarné? Pas si sûr…

« Don’t be evil »

Le modèle mis en place est bien d’un nouvel âge, mais ses ambitions vieilles comme le monde. La vocation première de Google est de faire du profit. La gratuité ne nourrissant pas son homme, les deux créateurs de la firme ont dû trouver un autre moyen: la publicité. Ainsi, tous les services proposés ont cet unique objectif: donner du « temps de cerveau disponible » aux les annonceurs. La stratégie n’est ici pas comparable à celle des patrons de TF1 à l’origine de cette « philosophie ». On endors plus avec des programmes de seconde zone, on endors avec le meilleurs de la technologie!  Ainsi, les produits proposés sont bien souvent les plus performants, les plus accessibles, les plus simples, les plus chouettes… Comment pourrait-on critiquer cela?

La méthode principale utilisée par Google est le profilage. L’ensemble de ses services lui garantissent le développement d’une base de donnée gigantesque sur les habitudes, les envies, les préoccupations, les symptomes (voir Google Health) etc… des internautes. Tout est stocké, conservé, analysé, catégorisé pour créer les profils les plus proches des utilisateurs. Le mot d’ordre est personnalisation: personnalisation des applications, mais aussi des publicités.
Google Adsense et Google Analytics sont quelques uns des outils déployés pour sonder le web et répertorier les habitudes de chacun. Le premier sert à gérer cette masse d’informations pour la confronter directement avec les publicités en relation (cette dernière est faite par le service Adwords qui grosso modo consiste a vendre des mots clés publicitaires). Le second s’appuie sur des web bugs pour analyser le plus finement possible les comportements des internautes sur les différents site de la toile. Ces deux services sont des piliers du fonctionnement de Google.

La multitude d’autres applications assurera le développement des usages et donc de la récolte d’informations:

  • Moteur de recherche: toutes les requêtes sont enregistrées, des cookies dont la durée de vie va jusqu’en 2038 sont déposés sur les ordinateurs…
  • La recherche photo ouvre depuis depuis peu la porte à la reconnaissance faciale: glissez une photo dans la barre de recherche, vous verrez!
  • Gmail: permet d’analyser le contenu de vos échanges, conversations etc…
  • Google Street Views: prises de vue de la quasi totalité du globe. Où étiez-vous hier soir vers 22h?
  • Youtube: plateforme d’hébergement de vidéos.
  • Chrome: un navigateur web qui transmet tous vos faits et gestes d’internautes sur les serveurs de Google.
  • Chrome OS: système d’exploitation fonctionnant entièrement sur des services Google en ligne. Le lundi c’est Google, le mardi c’est Google…
  • Google Docs: Traitement de texte collaboratif en ligne.
  • Google Books: Numérisation de livre. Ce que vous lisez nous intéresse aussi!
  • Google +: Nouveau réseau social. Pour l’instant, Facebook détient le marché de la récolte de données privées dans ce domaine. Jusqu’à quand?
  • Une voiture pilote automatique est en cours de commercialisation (nan nan c’est pas une connerie!)
  • etc…

De plus en plus de services voient le jour et étendent les possibilités de ficher les internautes, nous aurons le temps de nous y pencher. Les prétentions à posséder l’ensemble des savoirs de la planète, à proposer toujours le produit le plus performant, le plus attrayant, ne doivent pas nous aveugler sur les réelles visées de l’entreprise. Des outils alternatifs sont heureusement à notre disposition pour entamer une nécessaire cure de désintoxication des produits Google, car l’overdose ne criera pas gare…

Et je laisse le mot de la fin à Éric Schmidt, haut responsable et ancien PDG de 2001 à 2011:

« La plus en plus « interconnectivité » des technologies de l’information signifie que de plus en plus de données vont être enregistrées. Sur ce point, il n’y a pas de réponse philosophique parfaite, il n’y a que des compromis pragmatiques  » (2011 dans le London Evening Standard).

« Si je connais suffisamment de vos messages et des endroits où vous vous trouvez, je peux en utilisant une intelligence artificielle prédire où vous allez aller. Montrez nous 14 photos de vous et nous pouvons vous identifier. Vous pensez qu’il n’y a pas 14 images de vous sur l’Internet ? » (2009 lors de la conférence Technonomy).

« Nous savons en gros qui vous êtes, ce qui a de l’importance pour vous et qui sont vos amis. » (2010)

« Seuls ceux qui ont des choses à cacher posent la question de la confidentialité des services Google » (2011, lors d’une émission de télé).

 

Alors? Vous n’avez vraiment rien à cacher?

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