Google Analytics – Révolte Numérique https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org Pour l'autodéfense numérique Sat, 25 Jul 2015 12:41:36 +0000 fr-FR hourly 1 Publicités dans Firefox: la trahison au logiciel libre https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/02/12/publicites-dans-firefox-la-trahison-au-logiciel-libre/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/02/12/publicites-dans-firefox-la-trahison-au-logiciel-libre/#comments Wed, 12 Feb 2014 13:25:58 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4375 L'article Publicités dans Firefox: la trahison au logiciel libre a été publié sur Révolte Numérique

Depuis des années, Firefox a sans aucun doute été un acteur majeur de la promotion du logiciel libre auprès du grand public. Ayant été le premier navigateur, il a démocratisé l’idée de logiciel gratuit et pourtant non commercial (en gros), à l’inverse des shareware que l’on pouvait utiliser auparavant, ou … Lire la suite

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Depuis des années, Firefox a sans aucun doute été un acteur majeur de la promotion du logiciel libre auprès du grand public. Ayant été le premier navigateur, il a démocratisé l’idée de logiciel gratuit et pourtant non commercial (en gros), à l’inverse des shareware que l’on pouvait utiliser auparavant, ou plus récemment des navigateurs comme Chrome qui ne sont que des spyware récoltant toutes nos données.

Mais dorénavant, nous devrons nous attendre à l’introduction de publicités dans le navigateur, comme l’a annoncé hier Mozilla.

Libres de communiquer nos données

Cependant, lorsqu’on y regarde de plus près, on se rend compte que si les visées n’étaient jusque là pas commerciales, l’utilisateur n’était pas pour autant protégé des logiques mercantiles. Le poids écrasant de Google dans le financement du projet (plus de 80%), ne s’est évidemment pas négocié sans contreparties. La présence du moteur de recherche par défaut ainsi que de très nombreux autres « petites » intrusions dans notre quotidien font de Firefox un outil pas si bienveillant que cela. De même, on peut être plus ou moins satisfait de trouver Google Analytics, l’outil de statistiques mouchard le plus répandu du web, sur le site permettant de télécharger de nouvelles extensions, alors que des alternatives libres et respectueuses de notre vie privée existent.

Bien qu’utilisant du libre, nous renforçons pourtant l’emprise de Google et remplissons ses bases de données (et son compte en banque), ainsi que celles de la NSA. Et l’ambiguïté de tout cela, c’est que c’est en utilisant des outils censés être respectueux de la vie privée. Mozilla ne manque pourtant pas de s’inscrire dans les mouvements de protestation comme ce fut le cas le 11 février pour la journée anti-NSA.

L’argument du pragmatisme

L’importance de Google en terme de financement pour Firefox pose pour tout le monde un problème d’indépendance du projet. Mais il semblerait que cette indépendance, et surtout la crainte d’une non reconduction du contrat, soit pour les décideurs dans la communauté ce qui prévale sur la nocivité des fonctionnalités intégrées par défaut. Parce que s’il est effectivement possible de tout désactiver, cela nécessite d’avoir la connaissance que problème il y a, mais aussi la capacité de le régler. Sur ce point, on ne peut pas dire que Mozilla fasse énormément de publicité aux nouveaux utilisateurs novices.

Pour les personnes qui voudront continuer à utiliser Firefox: cela sera probablement configurable en tapant about: config dans la barre d’URL, puis en mettant  browser.newtabpage.enabled à false.

Enfin, cet argument du pragmatisme fait irrésistiblement penser au basculement opéré dans ses premières années par Google, lorsque les visées pseudo-humanistes ont laissé peu à peu place au mercantilisme intrusif par l’introduction de publicités ciblées dans les résultats. Comment la fondation Mozilla peut croire qu’elle sera capable de résister à la pression de ce système? Est-ce bien sage de ne se donner comme choix que d’être financé soit par le premier espion de la planète, soit par l’utilisation des méthodes de ce dernier?

Il est d’autant plus décevant que le même verbiage mensonger promettant la mise au centre de l’utilisateur grâce à la consommation soit maintenant employé par Mozilla dans son article. « Être au centre… » Flatter l’égo des utilisateurs dans le seul but de faire passer la pilule les rendant non plus utilisateurs mais produits, est totalement mesquin de la part de personnes qui comprennent tout à fait le fonctionnement commercial du web actuel. Le dicton « si c’est gratuit, c’est que vous êtes le produit » prend une fois encore tout son sens, au détriment de l’esprit du libre.

Contrôle des données, transparence, vie privée

Le logiciel libre fait en général la promesse d’un plus grand contrôle des utilisateurs. Puisque le code est consultable et modifiable, la liberté de l’utilisateur grandit. Mais l’un des schismes qui a touché le mouvement nous a très vite appris que l’éthique n’était pas pour tous une donnée de premier ordre. L’Open Source a donc parallèlement diffusé l’idée de logiciels libres à visées tantôt commerciale, tantôt sans respect de la vie privée, voire les deux à la fois. Si dans le logiciel libre le contrôle est nécessaire, ce n’est pas que pour laisser le choix, mais aussi parce que les programmes trop curieux et les blocages au nom de la propriété intellectuelle proposés par défaut sont un problème. Le mouvement porte donc dans ses fondements l’idée de vie privée, et de liberté de partage.

Les publicités prétendument discrètes qui seront proposées par Firefox dans les « tuiles » visibles au démarrage trahissent totalement cet état d’esprit, et Mozilla adopte ainsi la rhétorique des Google et compagnie, promettant discression et personnalisation. Parce que si la publicité est vécue par beaucoup comme étant envahissante, on sait bien que le ciblage et une bonne dose d’intégration au contenu, de contextualisation, font augmenter les chiffres d’affaire. Elles sont de ce fait moins identifiées comme étant hétérogènes au contenu premièrement sélectionné par l’internaute.

Cette stratégie est loin d’être nouvelle, Google l’a adoptée depuis longtemps et c’est le visage de l’utilisateur-produit qui s’est aujourd’hui imposé sur internet.
Malheureusement, Mozilla avoue aujourd’hui vouloir en faire partie. Nous devons en faire le deuil.

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Google dépose un brevet pour censurer automatiquement la vidéoconférence https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/11/22/google-depose-un-brevet-pour-censurer-automatiquement-la-videoconference/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/11/22/google-depose-un-brevet-pour-censurer-automatiquement-la-videoconference/#respond Fri, 22 Nov 2013 19:22:41 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4267 L'article Google dépose un brevet pour censurer automatiquement la vidéoconférence a été publié sur Révolte Numérique

À quel moment deviendra t-il évident pour tous que Google et ses services constituent de dangereux outils pour nos libertés les plus fondamentales? Encore une fois, qu’ils collaborent avec la NSA ou non, leurs produits dessinent les contours d’une société totalitaire basée sur le contrôle des individus par le monopole … Lire la suite

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L'article Google dépose un brevet pour censurer automatiquement la vidéoconférence a été publié sur Révolte Numérique

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À quel moment deviendra t-il évident pour tous que Google et ses services constituent de dangereux outils pour nos libertés les plus fondamentales? Encore une fois, qu’ils collaborent avec la NSA ou non, leurs produits dessinent les contours d’une société totalitaire basée sur le contrôle des individus par le monopole et la suggestion (au sens quasi paranormal du terme). Je lis souvent que les « pas contents » ne sont pas obligés de s’en servir, ce qui se discute lorsqu’on voit l’omniprésence de la firme sur le net et même dans certains logiciels largement utilisés comme Firefox, et cela parfois sans crier gare.

J’ai par exemple voulu mettre une incrustation du brevet dans l’article, mais comme par magie on se retrouve une fois de plus avec un Google analytics dans la page, les API et tout le tintoin.
Passons également sur les fortes « incitations » que l’on pourra rencontrer dans le monde professionnel lorsqu’il s’agit de travailler en collaboration. Mais sinon, éviter Google est un jeu d’enfant…

La dernière trouvaille du monstre de Mountain View donc, c’est un brevet permettant d’automatiser la censure de conversations en vidéoconférence à l’utilisation de leur service Google Hangounts. L’argument hilarant qui a été avancé est le suivant:

« Lorsque des utilisateurs diffusent des contenus médias à d’autres utilisateurs à travers l’infrastructure réseau fournie par un fournisseur de serveur/hébergeur, le fournisseur de service a souvent un contrôle limité sur le contenu qui est diffusé mais pourrait être tenu responsable des violations commises par les utilisateurs »

Qu’y a t-il de si drôle me demanderont certains? Cette soi-disant frousse de franchir les limites de la loi. De qui se moque t-on? Depuis quand cette entreprise se la joue t-elle première de la classe question respect des législations? N’est-ce pas cette même entreprise qui collabore à la surveillance mondiale de la NSA? Et qui a sondé les points wifi privés de centaines voire de milliers de personnes avec les Google Cars? Qui aujourd’hui préfère payer 17 millions de dollars à 38 États américains dans le cadre de l’affaire des mouchards placés chez les utilisateurs du navigateur Apple Safari, plutôt que de reconnaître ses tords devant un tribunal? Qui surveille le monde entier pour augmenter ses bénéfice par le ciblage publicitaire, véritable propagande personnalisée, et déclare ensuite par le biais de son ancien PDG Éric Schmidt, une espèce d’Étienne Mougeotte du Web:

« Nous allons devenir de plus en plus forts au niveau de la personnalisation. L’objectif, c’est que les utilisateurs de Google puissent en venir à poser une question comme “ que dois-je faire à présent ?” ou encore “ quel job devrais-je prendre? ».

« La technologie du ciblage individuel sera si performante qu’il sera vraiment dur pour les gens de regarder ou consommer quelque chose qui n’a pas été d’une manière ou d’une autre taillé pour eux. »

Mais de qui se moque t-on? L’argument est d’autant plus lamentable qu’aucune législation aux États-Unis n’encadre ce type de communication.

Soyez courtois gentilhomme!

Ce brevet prévoit donc de systématiser la censure de paroles, de situations, ou d’attitudes jugées contraires au règlement de Google. Cela ira de la nudité à la violence, en passant par le standing du vocabulaire (injures, grossièretés etc.), jusqu’au sacro-saint respect de la propriété intellectuelle. Interdits donc les échanges vidéo avec un cd qui tourne dernière, et c’est encore pire si vous dansez devant (on est dans l’exploitation illégale de l’œuvre, vous tournez un clip d’une chanson qui n’est pas la votre 😉 ).

Visiblement, ce procédé aurait comme objectif de garantir aux annonceurs des situations dans lesquelles ils pourraient apparaître sans craindre d’être associés à des contenus illégaux. Parce que comme d’habitude, annonceurs il y aura, en fonction de ce qui sera prononcé, mais ça, c’est le ba-ba du fonctionnement made in Google.

Allez, vivement les premières applications de ce brevet!

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Nouvelles technologies: peut-on échapper à l’emprise américaine ? https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/30/nouvelles-technologies-peut-on-echapper-a-lemprise-americaine%c2%a0/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/30/nouvelles-technologies-peut-on-echapper-a-lemprise-americaine%c2%a0/#comments Fri, 30 Dec 2011 15:47:05 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2551 L'article Nouvelles technologies: peut-on échapper à l’emprise américaine ? a été publié sur Révolte Numérique

Contacté par une journaliste du site de débat Newsring (lancé sous la direction éditoriale de Frédéric Taddeï) pour participer à un sujet sur « Nouvelles technologies : peut-on échapper à l’emprise américaine ? », je me suis plié à l’exercice. C’est à partir de l’annonce du retrait de Dassault du projet de … Lire la suite

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L'article Nouvelles technologies: peut-on échapper à l’emprise américaine ? a été publié sur Révolte Numérique

Contacté par une journaliste du site de débat Newsring (lancé sous la direction éditoriale de Frédéric Taddeï) pour participer à un sujet sur « Nouvelles technologies : peut-on échapper à l’emprise américaine ? », je me suis plié à l’exercice.
C’est à partir de l’annonce du retrait de Dassault du projet de Cloud computing « à la française » que la journaliste s’est posé la question de la possibilité pour la France de développer son indépendance face à des services majoritairement américains.
Le débat et sa présentation sont disponibles à cette adresse.

Le point de vue développé ici s’attardera davantage à se demander s’il est possible d’échapper à l’emprise des États et des entreprises qui font fortune sur la surveillance des communications.

Il est coutume de dire qu’internet n’a pas de centre, et c’est vrai. En tant que réseau de réseaux décentralisé, il est en théorie conçu pour pouvoir fonctionner quelles qu’en soient les parties amputées. Mais il est aussi fréquent d’entendre que s’il devait y en avoir un, il serait aux États-Unis.

Avec le développement de la toile, de nombreuses entreprises américaines ont acquis un statut dominant voire quasi monopolistique dans certains domaines. Plus de neuf français sur dix utilisent des logiciels Microsoft et surfent sur le net grâce à Google, et près d’un sur trois a un profil Facebook.

Lorsque l’on parle de stockage des données en ligne (cloud computing), cela pose de façon évidente la question de la conservation et de la concentration des informations, et interroge sur le cadre juridique duquel elles dépendent.

Cette concentration pose problème dans plusieurs domaines :

La confidentialité des données

Concernant la confidentialité des données, et le respect à la vie privée, la constitution de supers bases de données contenant des quantités parfois astronomiques de détails sur nos habitudes de navigation, nos goûts, nos achats, nos symptômes, nos préoccupations, nos désirs etc., pose de sérieux problèmes.
Pour prendre le cas Google, il a été le premier groupe à dépasser le milliard de visiteurs uniques en mai dernier (selon comScore), et Youtube (appartenant à Google) annonce ce mois-ci les mille milliards de vidéos vues en 2011. Chacune de ces visites est l’occasion pour l’entreprise de peaufiner le profil des utilisateurs en fonction de leurs comportements.

La question du droit de l’information

À qui appartiennent les informations publiées par les internautes ? Dans le cas de Facebook par exemple, nous savons que les données « confiées » peuvent être réutilisées dans un cadre publicitaire notamment, et sont à la disposition de l’entreprise, même après suppression du compte (voir l’affaire de l’étudiant autrichien Max Schrems qui a reçu plus de 1200 pages d’informations sur sa personne après 3 ans d’utilisation du réseau et un compte soi disant supprimé).

Le rapport à la justice

C’est également vis à vis de la justice qu’il faut s’interroger, et plus particulièrement de l’État. C’est suite à des « révélations » de Gordon Frazer (directeur général de Microsoft) que la question du Patriot Act a refait surface sur le net. Rédigé suite aux attentats du 11 septembre 2001, le texte impose à toute entreprise américaine de fournir les renseignements dont elle dispose si l’État en fait la demande. Étant dans cette situation, Microsoft a, à l’occasion de la prise de parole de son responsable, avoué avoir déjà été en situation de répondre à cette exigence patriotique. C’est quasiment dans la foulée que le géant Google avait également confirmé avoir fait de même.

Il convient de préciser que le Patriot Act concerne toutes les entreprises américaines, qu’elles soient basées sur le sol américain ou non. Les serveurs de Google en Europe sont par exemple concernés, et toutes les données qu’ils renferment sont donc potentiellement réquisitionnables par les autorités d’outre-Atlantique.

C’est alors que se repose la question de la concentration des données. Avec 900 000 serveurs estimés dans le monde, une utilisation particulièrement élevée de son moteur de recherche en France, et une omniprésence de Google Analytics qui permet d’afficher des statistiques de fréquentation 1 2, Google prend l’allure d’une pieuvre menaçante tant pour la sécurité des internautes que pour celle des entreprises.

Le contrôle du réseau

L’intégrité du réseau ainsi que la garantie d’une circulation libre des contenus dépendent également, du fait de la main mise des entreprises américaines sur le web, du droit états-unien. L’actualité récente braque les projecteurs vers la chambre des représentants et le sénat américains, lesquels discutent deux projets de loi très similaires: Stop Online Piracy Act (SOPA) et Protect IP Act (PIPA). Ces deux Patriot Acts numériques visent à mettre en place des systèmes de contrôle et de censure d’internet dignes des plus grandes dictatures mondiales, et ce afin de préserver les seuls intérêts des ayants droit des industries culturelles américaines. Le passage de tels projets affecterait sans nul doute la totalité de la toile puisque qu’une grande partie des sites en ligne dépendront de ces textes.

Un cloud à la française ?

Cette situation de dépendance à l’égard du droit américain amène divers projets, dont Andromède, présenté comme un cloud à la française, à destination de l’e-administration, puis éventuellement des entreprises de l’hexagone.

Plutôt que de se concentrer directement sur l’administration et les entreprises, il me semble important d’aborder la question de façon plus large, dans le rapport à l’utilisateur en général.

En ce qui concerne la sécurité des données, il conviendrait de désigner clairement celui dont on souhaite se protéger. S’il s’agit de l’État, il n’y a nul doute pour dire que l’État Français ne se montre pas plus vertueux que son homologue américain, en témoignent l’adoption de la très répressive Loppsi II, la troisième position acquise par la France en tant que pays demandant à Google de dévoiler des informations sur ses utilisateurs (octobre 2011), ou encore son implication présumée dans l’affaire d’espionnage d’Amesys (voir ci-dessous).

Mais avec qui ?

Les partenaires associés au projet Andromède laissent perplexes les internautes qui auront rapidement mis le nez dans les questions de sécurité : Orange, Thales et Dassault (qui s’est retiré du projet en décembre).

France Télécom (qui possède la marque Orange), s’est illustré (bien que cela n’ait fait grand bruit), de façon indirecte dans l’affaire Amesys. En effet, l’entreprise possède de nombreuses actions chez Bull, dont Amesys est une filiale.
Cette dernière a été, suite à des révélation des sites Owni, Reflets.info, Wikileaks et le Wall Street Journal, accusée d’avoir vendu au régime de Kadhafi des armes numériques permettant la surveillance du réseau et des dissidents libyens , ainsi que des communications téléphoniques et satellites.

Thales a également été répertoriée par Wikileaks dans les Spy Files, comme étant l’une des entreprises françaises développant des outils de monitoring de masse sur les réseaux téléphoniques et internet.

Orange, c’est également l’annonce d’un bridage du net à 100 MO pour la fibre (et donc techniquement une remise en cause de l’illimité), ainsi que la volonté de développer le DPI (Deep Packet Inspection), la même technologie d’analyse des flux utilisée par Amesys en Libye, pour des usages courants. Parmi les dernières propositions, on notera la possibilité de faire analyser tout son trafic par Orange afin de pouvoir recevoir des publicités plus ciblées (c’est tout de même grandiose!).
Nombreux sont également ceux qui s’interrogent sur son respect de la neutralité du net, notamment en tant que propriétaire du portail Dailymotion. L’entreprise est en effet suspectée de brider le trafic à destination de son concurrent Youtube.

On ne présente plus non plus Dassault pour ce qui est de la construction et la vente d’armes et de matériel de guerre, pour ses relations commerciales avec Amesys, Thales ou d’autres, et sa complicité par la vente d’armes avec la dictature de Kadhafi.

Bref, on pourrait se demander ce qu’il y aurait à gagner à confier la gestion de nos données et leur sécurisation à de tels énergumènes.

Saucisson pinard ou autonomie ?

Parler de l’information sur le net, au-delà même du cloud (à la française ou non), pose donc un certain nombre de questions qui n’ont finalement pas toujours grand chose à voir avec des problématiques liées à la souveraineté nationale.
Il convient en effet de resituer les contextes d’énonciation : si l’État français peut chercher à gagner en indépendance grâce à Andromède, il n’en reste pas moins extrêmement conciliant (et d’avantage encore : voir l’inauguration des bureaux parisiens de Google par Nicolas Sarkozy) avec une entreprise comme Google, qui évite pourtant sciemment la fiscalité française en se basant en Irlande.
Son indépendance vis à vis de la juridiction américaine, notamment dans le domaine de la sécurité nationale ne semble représenter que peu d’intérêt pour l’internaute moyen, étant données les pratiques auxquelles il semble s’adonner sur son propre territoire ou dans les pays du Maghreb et du Moyen-Orient.

D’autre part, on va de ce fait observer une fuite des militants vers les États-Unis pour échapper à la surveillance et la censure française, comme ce fut le cas pour le site Copwatch Nord Île-de-France par exemple. Pour ces activistes, être « autonome » (hébergé) en France ne signifie pas pour autant liberté.

Héberger ses données à distance amène enfin à prendre en compte d’abord la question du chiffrement, afin de garantir une confidentialité à minima de ce qui est entreposé sur des serveurs tiers, mais aussi celle des outils secondaires qui peuvent être utilisés. Gardons en tête l’exemple de Google Analytics, lequel fait office de véritable cheval de Troie sondant pour le géant de Mountain View, une bonne partie des visites de sites sur la toile.

Finalement, ne serait-ce pas l’occasion de réhabiliter dans certains cas le principe l’auto-hébergement et l’hébergement coopératif, probablement l’une des pratiques la plus en phase avec l’écologie du net ?

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Vérifiez quelles pages vous chargez vraiment avec Live http headers https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/09/16/verifiez-quelles-pages-vous-chargez-vraiment-avec-live-http-headers/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/09/16/verifiez-quelles-pages-vous-chargez-vraiment-avec-live-http-headers/#comments Fri, 16 Sep 2011 08:27:20 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=1353 L'article Vérifiez quelles pages vous chargez vraiment avec Live http headers a été publié sur Révolte Numérique

Quand vous vous connectez à un site, vous chargez énormément d’informations. La plupart proviennent du site visité, mais c’est loin d’être toujours uniquement le cas. Cette extension pour Firefox vous permettra de savoir précisément à quels serveurs vous vous connectez, et donc à qui vous envoyez des informations. Les apparences … Lire la suite

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L'article Vérifiez quelles pages vous chargez vraiment avec Live http headers a été publié sur Révolte Numérique

Quand vous vous connectez à un site, vous chargez énormément d’informations. La plupart proviennent du site visité, mais c’est loin d’être toujours uniquement le cas. Cette extension pour Firefox vous permettra de savoir précisément à quels serveurs vous vous connectez, et donc à qui vous envoyez des informations.

Les apparences sont trompeuses

Nombreux sont les sites qui contiennent des informations stockées sur différents serveurs. Un exemple simple: les publicités qui s’affichent sur une page. Celles-ci sont sur des serveurs appartenant probablement à la régie qui en a la responsabilité.
Cela signifie donc que vous envoyez des informations au site sélectionné, mais également aux serveurs hébergeant ces pubs.

Alors que vous pensez naviguer sur le site de votre choix, vous communiquez avec les serveurs publicitaires, les serveurs hébergeant les logiciels de statistiques (comme avec Google Analytics, Xiti etc). S’il y a une vidéo incrustée mais hébergée ailleurs, c’est la même chose; si des bouts de codes appartenant à des entreprises (ex: Google API) sont présents, idem etc.

Fouiner juste pour le sport?

Pas tout à fait. Connaître toutes ces informations peut s’avérer très utile:

  • Premièrement, cela permet de comprendre en partie comment les choses fonctionnent. On aurait tendance à penser de prime abord qu’il suffit de se connecter à un site et puis c’est tout.
  • Deuxièmement, c’est un bon moyen de tester sa configuration. C’est grâce à ce type d’outil que j’ai pu me rendre compte que Firefox se connectait régulièrement sur les serveurs de Google, sans que je ne sois jamais au courant.
    C’est avec ce type d’outil que l’on peut vérifier si ses extensions de blocage des scripts, contenus flash, web bugs etc sont efficaces.

Bref, c’est plutôt quelque chose qui nous pousse à mettre un peu le nez dans le moteur pour voir ce qui s’y passe.

Houlà! (Réaction au premier contact avec les en-têtes http)

Ok. Si on n’a jamais mis le nez dans un bout de code, ou au moins dans une page html, ça parait un peu barbare au premier abord. Pour comprendre où vous vous connectez, il n’y a besoin d’aucune compétence particulière, sinon de savoir repérer une adresse URL. C’est la première ligne de chaque « section ».
Pour comprendre le reste de ce qui est affiché (tant qu’on y est!), vous pouvez jeter un œil sur cette fiche proposée sur Comment ça marche, ce n’est pas pas si compliqué vous verrez!

Allez, pour télécharger Live Http Headers, c’est ici.

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Révolte Numérique is watching you ! Les traces que vous laissez… https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/09/03/revolte-numerique-is-watching-you-les-traces-que-vous-laissez/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/09/03/revolte-numerique-is-watching-you-les-traces-que-vous-laissez/#comments Fri, 02 Sep 2011 22:27:05 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=939 L'article Révolte Numérique is watching you ! Les traces que vous laissez… a été publié sur Révolte Numérique

En voulant montrer à quelqu’un quelles étaient les traces que nous pouvions laisser sur les sites que nous visitons, j’ai eu l’idée de présenter la partie administrateur de celui-ci. C’est grâce à StatPress, (module de statistiques de fréquentation) que je peux avoir accès aux informations sur les visiteurs. L’exemple a … Lire la suite

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L'article Révolte Numérique is watching you ! Les traces que vous laissez… a été publié sur Révolte Numérique

En voulant montrer à quelqu’un quelles étaient les traces que nous pouvions laisser sur les sites que nous visitons, j’ai eu l’idée de présenter la partie administrateur de celui-ci. C’est grâce à StatPress, (module de statistiques de fréquentation) que je peux avoir accès aux informations sur les visiteurs.
L’exemple a semblé être parlant. Afin, de reprendre cette démonstration, je vais partager avec vous quelques secrets de coulisses.

Peu importe le site, lorsque vous naviguez, vous fournissez des informations sur vous et votre ordinateur. C’est presque inévitable car lorsque vous posez une question à un site (afficher une page par exemple), il faut que celui-ci sache à qui rendre le résultat (note : les choses sont ici très vulgarisées).

Nous allons voir à partir de deux cas, à quel point il est facile de connaître certaines informations de base sur les visiteurs d’un site.

Premier cas


L’utilisateur a ici probablement utilisé un proxy anonymisateur ou une solution de ce type. On remarque en effet que certains champs ne sont pas renseignés.
Nous savons tout de même:

1. Adresse IP de l’internaute (ou du proxy si utilisé)
2. Système d’exploitation de l’internaute (ou du proxy)
3. Navigateur Web (idem)
4. Reverse (nom de la machine correspondant à l’adresse IP). Peut renseigner sur la localisation de l’internaute…
5. …voire sur son fournisseur d’accès à internet.
6 et 7. Site consulté ayant redirigé vers Révolte Numérique (ici Google).
8. Mots-clés utilisés pour arriver sur Révolte Numérique.

Il est difficile de savoir quelles sont les informations exactes dans ce cas car si l’internaute a utilisé un proxy, il y a de grandes chances que les éléments visibles concernent le proxy et non l’utilisateur (c’est le but justement!).

Deuxième cas

Le cas présent semble plus « classique ». L’internaute navigue sans protection particulière.
En plus de ce que nous avons appris dans le premier cas, nous avons:

9. Pays dans lequel l’internaute s’est connecté.
10. Ville dans laquelle l’internaute s’est connecté.
11. User Agent. On retrouve le système d’exploitation mais avec plus de détails. On sait que l’utilisateur utilise Linux et plus précisément Ubuntu 10.10, qu’il navigue avec la version 3.6.18 de Firefox et qu’il a un ordinateur avec un processeur 64 bits (X86_64).
12. Pages ouvertes avec la date et le temps passé sur chaque page (humm… y’en a qui lisent vite je trouve! 😉 )

C’est tout?

C’est déjà pas mal je trouve!
StatPress se charge ensuite de donner un peu plus de sens à toutes ces informations:

-Journées où il y a le plus de visites
-Systèmes d’exploitations les plus répandus chez les utilisateurs
-Navigateurs Web les plus répandus chez les utilisateurs
-Moteurs de recherche les plus utilisés pour arriver sur le site
-Mots-clés les plus utilisés pour arriver sur le site
-Sites référençant Révolte Numérique renvoyant le plus de personnes
-Pays de connexion les plus représentés
-Pages les plus lues
–Adresses IP des internautes qui fréquentent le plus le site
-…

Vous remarquerez que cela donne quelques informations intéressantes pour qui administre un site.
Mais tout cela repose sur des données que VOUS fournissez à TOUS les sites que vous consultez. Sans protection, nous passons nos journées  😉  à semer des informations sur le web.
Celles-ci, et bien d’autres sont également conservées par les fournisseurs d’accès et les serveurs pendant un an (obligation posée notamment par la Loppsi II)…

J’ajoute enfin que StatPress est un outil de base qui n’est pas particulièrement perfectionné.
De plus, certains autres reposent sur des modes de fonctionnement bien plus intrusifs comme par exemple, les web bugs. L’un des plus répandus, Google Analytics, permet également à Google de connaître toutes ces informations.
En espérant que cela en interpelle certains…

Avec un tout petit peu plus d’efforts, il est possible d’en savoir un peu plus sur vous.

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Le Patriot Act menace tous les internautes! https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/08/16/le-patriot-act-menace-tous-les-internautes/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/08/16/le-patriot-act-menace-tous-les-internautes/#comments Tue, 16 Aug 2011 00:22:55 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=786 L'article Le Patriot Act menace tous les internautes! a été publié sur Révolte Numérique

En fin de semaine dernière, Google confirmait ce dont beaucoup se doutaient: conformément au Patriot Act, l’entreprise fournirait des données sur ses utilisateurs aux autorités américaines. Tout le monde est suspect Suite aux attentats du 11 septembre 2001, le gouvernement américain fait passer une loi d’exception: le Patriot Act. Il … Lire la suite

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L'article Le Patriot Act menace tous les internautes! a été publié sur Révolte Numérique


En fin de semaine dernière, Google confirmait ce dont beaucoup se doutaient: conformément au Patriot Act, l’entreprise fournirait des données sur ses utilisateurs aux autorités américaines.

Tout le monde est suspect

Suite aux attentats du 11 septembre 2001, le gouvernement américain fait passer une loi d’exception: le Patriot Act. Il s’agit de surfer sur la terreur qui gagnait le pays pour renforcer le pouvoir de l’armée, de la NSA, du FBI et de la CIA.

L’argument de la menace terroriste n’a pas seulement justifié les interventions armées à l’extérieur du pays. En effet, cela a également servi de prétexte à un renforcement significatif des pratiques de surveillance à l’intérieur des frontières étasuniennes. Afin de maîtriser un potentiel ennemi intérieur, les pratiques d’écoute et de perquisition de données concernant les citoyens américains se sont amplifiées au détriment des condations d’organisations de défense des droits de l’Homme.

Microsoft, Google et tous les autres

C’est Gordon Frazer, le directeur général de Microsoft qui nous a confirmé fin juin que Microsoft, en tant qu’entreprise américaine, est soumise à cette loi et s’aquite donc de ses obligations de renseignement. Cette nouvelle n’est pas sans conséquences lorsque l’on connait la taille de l’empire monté par Bill Gates. La quasi totalité des possesseurs d’ordinateur sont donc concernés (Windows occupe une part de marché d’environ 90%).

C’est suite à cette « révélation » que Google a également confirmé qu’elle était dans le même cas.
Le moteur de recherche de la firme de Mountain View est lui aussi utilisé par presque tous les internautes dans le monde. L’implantation dans l’univers de la téléphonie mobile par le biais du système d’exploitation Android (majoritaire) et le rachat aujourd’hui de Motorola Mobile étend un peu plus l’emprise de Google sur nos pratiques numériques.

Oui mais nous ne sommes pas aux États-unis!

Certes, mais le point le plus inquiétant de ces révélations est que le Patriot Act concerne également les entreprises américaines implantées à l’étranger! Comme c’est le cas pour Google… Avec ses 900 000 serveurs estimés qui parsèment le monde, l’entreprise est donc susceptible de fournir des informations au gouvernement américain sur des milliards de personnes.

Par extension, tous les sites qui utilisent le service de statistiques de fréquentation de sites, Google Analytics, y sont également soumis (soit une majorité là aussi). Plutôt glaçant!

Plus encore, le Patriot Act concerne toutes les autres entreprises américaines et donc tous les sites et services hébergés aux États-Unis ou par des américains.
Alors que se développe également le phénomène du cloud computing (stockage de données en ligne), je vous laisse apprécier l’étendue des dégâts!

Surprise?

Pas tellement en réalité. Le programme Échelon monté notamment par la NSA était déjà connu ainsi que les tentatives de surveillance de la population mondiale par les agences de renseignement américaines.

No future?

On pourrait se dire qu’il n’y a rien à faire contre de telles puissances. Que Google, Microsoft, Facebook, Apple et tous les autres sont déjà partout.
Même s’il n’y a probablement pas de solution clé en main pour se prémunir contre ces graves atteintes à la vie privée et aux droits de l’Homme, il serait probablement salutaire de s’approprier les nombreuses alternatives disponibles.

Il s’agit de l’un des objectifs de ce site: fournir des outils permettant de développer d’autres pratiques numériques, plus respectueuses de nos droits fondamentaux.

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Le modèle Google https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/07/01/le-modele-google/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/07/01/le-modele-google/#comments Fri, 01 Jul 2011 00:16:58 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=112 L'article Le modèle Google a été publié sur Révolte Numérique

Fondé en 1998 par Larry Page et Sergey Brin, Google est aujourd’hui le premier moteur de recherche au monde. Plus de 90% des internautes français l’utilisent pour surfer sur le web. Simple, efficace, gratuit, il semble être le plus proche compagnon de nos virées numériques. Les plus de 150 services … Lire la suite

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L'article Le modèle Google a été publié sur Révolte Numérique

Fondé en 1998 par Larry Page et Sergey Brin, Google est aujourd’hui le premier moteur de recherche au monde. Plus de 90% des internautes français l’utilisent pour surfer sur le web. Simple, efficace, gratuit, il semble être le plus proche compagnon de nos virées numériques. Les plus de 150 services proposés par l’entreprise de Mountain View (Californie) lui ont assuré il y a peu, le milliard de visiteurs uniques. Environ une personne sur six dans le monde a donc eu des contacts avec un service Google.
Au premier trimestre 2011, l’entreprise a engrangé 6,54 milliards de dollars, soit une hausse de 29% par rapport à la même période une année auparavant. En ces temps de crise, Google fait office de modèle économique dans le monde entier, et le net n’est plus son unique domaine de compétences : chaque jours, un demi million de téléphone sous androïd sont activés !

La firme est également reconnue pour les conditions de travail qu’elle fournie à ses employés de Googleplex (le siège social) : repas gratuits, ambiance de détente, salles de sport, jeux… Les salariés disposent également 20%  de temps alloués au développement de leur projets personnels. L’innovation est au cœur de la politique de Google.

L’entreprise finance et promeut les logiciels libres. Par exemple, elle soutien financièrement le navigateur web Firefox à 80% et a elle même lancé son propre browser open source: Chrome (pour être plus précis, c’est Chromium qui lui sert de base qui est open source).
Récemment, l’un des projets développé par l’un de ses salariés pendant ces fameux 20% de temps libre a donné naissance à Swiffy, un service permettant de convertir les fichiers Flash en HTML 5 ce qui, sans rentrer dans le détail est également une avancée pour les utilisateurs de logiciels libres.

Google serait-il donc le bien incarné? Pas si sûr…

« Don’t be evil »

Le modèle mis en place est bien d’un nouvel âge, mais ses ambitions vieilles comme le monde. La vocation première de Google est de faire du profit. La gratuité ne nourrissant pas son homme, les deux créateurs de la firme ont dû trouver un autre moyen: la publicité. Ainsi, tous les services proposés ont cet unique objectif: donner du « temps de cerveau disponible » aux les annonceurs. La stratégie n’est ici pas comparable à celle des patrons de TF1 à l’origine de cette « philosophie ». On endors plus avec des programmes de seconde zone, on endors avec le meilleurs de la technologie!  Ainsi, les produits proposés sont bien souvent les plus performants, les plus accessibles, les plus simples, les plus chouettes… Comment pourrait-on critiquer cela?

La méthode principale utilisée par Google est le profilage. L’ensemble de ses services lui garantissent le développement d’une base de donnée gigantesque sur les habitudes, les envies, les préoccupations, les symptomes (voir Google Health) etc… des internautes. Tout est stocké, conservé, analysé, catégorisé pour créer les profils les plus proches des utilisateurs. Le mot d’ordre est personnalisation: personnalisation des applications, mais aussi des publicités.
Google Adsense et Google Analytics sont quelques uns des outils déployés pour sonder le web et répertorier les habitudes de chacun. Le premier sert à gérer cette masse d’informations pour la confronter directement avec les publicités en relation (cette dernière est faite par le service Adwords qui grosso modo consiste a vendre des mots clés publicitaires). Le second s’appuie sur des web bugs pour analyser le plus finement possible les comportements des internautes sur les différents site de la toile. Ces deux services sont des piliers du fonctionnement de Google.

La multitude d’autres applications assurera le développement des usages et donc de la récolte d’informations:

  • Moteur de recherche: toutes les requêtes sont enregistrées, des cookies dont la durée de vie va jusqu’en 2038 sont déposés sur les ordinateurs…
  • La recherche photo ouvre depuis depuis peu la porte à la reconnaissance faciale: glissez une photo dans la barre de recherche, vous verrez!
  • Gmail: permet d’analyser le contenu de vos échanges, conversations etc…
  • Google Street Views: prises de vue de la quasi totalité du globe. Où étiez-vous hier soir vers 22h?
  • Youtube: plateforme d’hébergement de vidéos.
  • Chrome: un navigateur web qui transmet tous vos faits et gestes d’internautes sur les serveurs de Google.
  • Chrome OS: système d’exploitation fonctionnant entièrement sur des services Google en ligne. Le lundi c’est Google, le mardi c’est Google…
  • Google Docs: Traitement de texte collaboratif en ligne.
  • Google Books: Numérisation de livre. Ce que vous lisez nous intéresse aussi!
  • Google +: Nouveau réseau social. Pour l’instant, Facebook détient le marché de la récolte de données privées dans ce domaine. Jusqu’à quand?
  • Une voiture pilote automatique est en cours de commercialisation (nan nan c’est pas une connerie!)
  • etc…

De plus en plus de services voient le jour et étendent les possibilités de ficher les internautes, nous aurons le temps de nous y pencher. Les prétentions à posséder l’ensemble des savoirs de la planète, à proposer toujours le produit le plus performant, le plus attrayant, ne doivent pas nous aveugler sur les réelles visées de l’entreprise. Des outils alternatifs sont heureusement à notre disposition pour entamer une nécessaire cure de désintoxication des produits Google, car l’overdose ne criera pas gare…

Et je laisse le mot de la fin à Éric Schmidt, haut responsable et ancien PDG de 2001 à 2011:

« La plus en plus « interconnectivité » des technologies de l’information signifie que de plus en plus de données vont être enregistrées. Sur ce point, il n’y a pas de réponse philosophique parfaite, il n’y a que des compromis pragmatiques  » (2011 dans le London Evening Standard).

« Si je connais suffisamment de vos messages et des endroits où vous vous trouvez, je peux en utilisant une intelligence artificielle prédire où vous allez aller. Montrez nous 14 photos de vous et nous pouvons vous identifier. Vous pensez qu’il n’y a pas 14 images de vous sur l’Internet ? » (2009 lors de la conférence Technonomy).

« Nous savons en gros qui vous êtes, ce qui a de l’importance pour vous et qui sont vos amis. » (2010)

« Seuls ceux qui ont des choses à cacher posent la question de la confidentialité des services Google » (2011, lors d’une émission de télé).

 

Alors? Vous n’avez vraiment rien à cacher?

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Web bugs https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/06/02/web-bugs/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/06/02/web-bugs/#comments Thu, 02 Jun 2011 16:02:00 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=1 L'article Web bugs a été publié sur Révolte Numérique

Des web bugs, vous en croisez sur quasiment toutes les pages que vous visitez… Ah… c’est pas un virus alors… donc c’est pas grave..? ben si quand même un peu. C’est vrai que c’est plus trop la mode de parler de ces trucs là. Quand c’est apparu dans les années … Lire la suite

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L'article Web bugs a été publié sur Révolte Numérique

Des web bugs, vous en croisez sur quasiment toutes les pages que vous visitez… Ah… c’est pas un virus alors… donc c’est pas grave..? ben si quand même un peu. C’est vrai que c’est plus trop la mode de parler de ces trucs là. Quand c’est apparu dans les années 2000, c’était comme de sortir les dossiers du pentagone après que Julian Assange soit passé par là! C’était, et impensable, et inadmissible. Aujourd’hui on a oublié.

Il s’agit donc de tous petits objets au départ de la taille de un pixel (et donc invisibles), et récupérant des informations sur les personnes qui visitent une page et s’appuyant sur la mise en place d’un cookie (on en trouve également dans les mails). Ce sont des traceurs dont les principaux concepteurs sont les agences de marketing. Ils sont l’un des outils qui permettent de transformer le web en un immense centre commercial dans lequel on pointerait devant chaque rayon visité. Les buts sont donc souvent le profilage marketing et la statistique de fréquentation. De nombreux webmaster s’en servent également pour savoir combien de personnes fréquentent leur site ou quelles pages sont visitées ce qui dans cette perspective peut être une utilisation légitime.
Dans la majorité des cas, c’est anonyme. Mais comment sont traitées les informations récoltées, ça, c’est une autre affaire. Google s’en sert également pour développer ses propositions lors de nos recherches parait-il. Facebook, l’un des plus grand fichier de données personnelles au monde (actuellement près de 700 millions de profiles), pose régulièrement ce genre de traceurs. L’un d’eux a permis ainsi de mettre en relation les données récoltées avec votre compte si vous en aviez un (voir Facebook Beacon). Anonymat dites-vous?


Que faire?

Heureusement, il y a des solutions! L’une d’elle consiste à télécharger un module pour le navigateur Firefox:
Ghostery ( http://www.ghostery.com/).
Les mouchards seront alors affichés pour chaque page, et il sera possible d’en connaître l’utilité, et bien sûr de les bloquer.

Note: les propriétaires jouent sur ambiguïté de la mise à disposition du code source mais cette extension n’est pas un logiciel libre. Noscript peut, pour les partisans du libre, faire office de remplaçant.

Pour celles et ceux qui ne savent pas installer un modules pour Firefox, cliquez sur l’image pour voir la vidéo:

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