GNU/Linux – Révolte Numérique https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org Pour l'autodéfense numérique Sat, 25 Jul 2015 12:41:36 +0000 fr-FR hourly 1 Utiliser un VPN sous GNU/Linux Debian ou Ubuntu https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/04/14/utiliser-un-vpn-sous-gnulinux-debian-ou-ubuntu/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/04/14/utiliser-un-vpn-sous-gnulinux-debian-ou-ubuntu/#comments Mon, 14 Apr 2014 15:56:17 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4467 L'article Utiliser un VPN sous GNU/Linux Debian ou Ubuntu a été publié sur Révolte Numérique

Edit: Suite à une demande des personnes s’occupant du VPN wnh, quelques modifications ont été apportées à cet article (en rouge). Merci à eux pour leur aide. J’avais déjà évoqué les VPN lors d’un petit tuto pour Android. Faisant partie des outils de base participant à une meilleures protection de … Lire la suite

]]>
L'article Utiliser un VPN sous GNU/Linux Debian ou Ubuntu a été publié sur Révolte Numérique

debian_gnu

Edit: Suite à une demande des personnes s’occupant du VPN wnh, quelques modifications ont été apportées à cet article (en rouge). Merci à eux pour leur aide.

J’avais déjà évoqué les VPN lors d’un petit tuto pour Android. Faisant partie des outils de base participant à une meilleures protection de nos excursions en ligne, le VPN sait se montrer peu contraignant une fois installé.

Popularisé ces derniers temps par les personnes qui téléchargent illégalement, voire par le mouvement Anonymous, le VPN, pour Virtual Private Network, peut remplir plusieurs fonctions assez différentes. On parle souvent de tunnel pour illustrer son fonctionnement. En effet, son principe consiste à « encapsuler » les informations transmises entre nous et le serveur VPN, pour ensuite laisser à ce dernier une fonction de proxy. Cela signifie en clair que les sites consultés n’auront théoriquement accès qu’à l’adresse IP du serveur VPN, et non à la votre.

Définir ses besoins

Il convient avant toute chose de se poser la question des raisons qui peuvent vous pousser à l’utilisation de cet outil. En effet, cette réflexion doit permettre de vous orienter vers telle ou telle solution. Un VPN, ça peut servir à:

  • Se connecter de manière sécurisée au serveur de son entreprise, de chez soi
  • Contourner la censure pour accéder à des sites bloqués dans son pays
  • Se prémunir de la surveillance des intermédiaires techniques comme les fournisseurs d’accès à Internet
  • Renforcer (un peu) son anonymat

Le moment du choix est donc décisif, et ne doit pas être pris à la légère. En ce qui concerne une utilisation orientée protection de la vie privée, plusieurs éléments doivent être considérés:

  • Le serveur VPN aura accès à l’intégralité de vos surfs. N’offrez pas ces informations à n’importe qui, d’autant plus qu’un véritable marché s’est développé dans le domaine. Attention donc aux « gratuits ». Tous les VPN ne se valent pas, et la confiance est votre seule garantie (soit quelque chose d’assez léger en terme de sécurité)
  • L’opérateur conserve t-il les logs de connexion? Analyse t-il le trafic? Bloque t-il certains protocoles? Certains sites etc.?
  • La législation du pays dans lequel les serveurs se trouvent, notamment en ce qui concerne la conservation des données et l’interception légale
  • Les pratiques réelles, hors cadre légal, des services de renseignement ou des entreprises
  • La fonction recherchée, et les habitudes réservées à l’utilisation de ce VPN. L’utiliser pour quelque chose de pas très légal pour ensuite se connecter à son compte en banque peut être un pari un peu délicat
  • Avoir conscience qu’un VPN n’offre en aucun cas une navigation anonyme. Il y a de très nombreuses manières d’authentifier quelqu’un par ses cookies, son emprunte numérique (logiciels, modules, caractéristiques matérielles…),  ses habitudes etc.

Lorsque tout est clair dans votre esprit et que votre compagnon de route est choisi, nous pouvons nous lancer pour l’installation et la configuration.

Installer son VPN

Pour ce tuto, nous prendrons comme pré-recquis que nous sommes sous Debian GNU/Linux ou une distribution dérivée comme Ubuntu, avec Gnome (ou Unity) comme environnement de bureau.

Allez, on se lance! On ouvre un terminal!

Installation

Sous Debian (en root):

aptitude install network-manager-openvpn-gnome

/etc/init.d/network-manager restart

Sous Ubuntu:

sudo apt-get install network-manager-openvpn-gnome

sudo service network-manager restart

Configuration

Ouvrez les paramètres réseaux, et ajoutez un VPN, puis sélectionnez OpenVPN.

Pour l’exemple, nous prendrons le VPN gratuit proposé par Telecomix. Attention, celui-ci est basé en France, donc soumis aux lois concernant la conservation des données personnelles. Son usage répond donc essentiellement aux volontés de brouiller la surveillance des fournisseurs d’accès à Internet, ou à contourner la censure.
De plus, des difficultés dues au temps nécessaire à la maintenance et à l’établissement d’une documentation exhaustive en font un outil qu’il faut utiliser avec précaution. Évitez-donc pour l’instant ce VPN pour des usages nécessitant un haut niveau de sécurité. Tenez-vous informés sur le site dédié à ce VPN.

La configuration sera un poil plus simple que d’habitude, car il n’y a pas de compte à créer et un fichier de configuration est déjà tout prêt 🙂

  • Téléchargez le certificat crt, dans un dossier dédié, ça sera moins le bordel. Vous y rangerez aussi le fichier qu’on va créer juste après. Des mirroirs sont disponibles en cas de problème d’accès
  • Le certificats sera bientôt renouvelé, donc gardez l’œil ouvert.
  • Avec Gedit par exemple, générez un fichier nommé wnh.ovpn avec le contenu suivant:

client
dev tun
proto tcp
remote vpn.wnh.me 1194 # Will hopefull be a roundrobin to all VPN entrypoints of the darknet
resolv-retry infinite
nobind
persist-key
persist-tun
script-security 3
# Because server does not require certificate, it has to ask for credentials, but anything can be entered
auth-user-pass# The root CA used to sign the _server_ certificate
# download it from a mirrow below the config
ca wnh-ca.crt
comp-lzo
route-nopull # do not ask the server for any routing setting
route 10.0.0.0 255.0.0.0 # route the 10.* net to the VPN
route-metric 10 # set a higher metric, to prevent routing of
# local nets staring with 10 to the Darknet

  • Dans les paramètres de connexion, importez une configuration, et choisissez le fichier que vous venez de créer.
  • Note: Sous certaines version de Gnome Shell, il semble ne pas y avoir cette option. Vous pouvez installer l’extension Old Network Manager pour avoir l’ancienne interface en plus et régler ce problème.
  • Choisissez un identifiant et un mot de passe au hasard, et enregistrez tout ça.
  • Il ne vous reste plus qu’à vous connecter au VPN dans votre gestionnaire de connexions, et à rester prudents avec votre nouveau joujou!

Note: Si vous êtes à la recherche d’une solution permettant un anonymat plus renforcé, je vous conseille de vous orienter vers des logiciels comme Tor, ou encore des systèmes d’exploitation Live comme Tails.

]]>
https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/04/14/utiliser-un-vpn-sous-gnulinux-debian-ou-ubuntu/feed/ 8
Digital forensic evasion – Le guide de l’anonymat sur internet https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/09/07/digital-forensic-evasion-le-guide-de-lanonymat-sur-internet/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/09/07/digital-forensic-evasion-le-guide-de-lanonymat-sur-internet/#respond Wed, 07 Sep 2011 19:47:36 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=1048 L'article Digital forensic evasion – Le guide de l’anonymat sur internet a été publié sur Révolte Numérique

Une petite vidéo sympa d’un certain Dave Null (qui est en fait sans images) pour toutes celles et ceux qui s’intéressent aux techniques d’anonymat. C’est une bonne entrée en matière et permet de revenir sur des notions de base comme celles de réseau, d’adresse IP, de système d’exploitation, de chiffrement … Lire la suite

]]>
L'article Digital forensic evasion – Le guide de l’anonymat sur internet a été publié sur Révolte Numérique

Une petite vidéo sympa d’un certain Dave Null (qui est en fait sans images) pour toutes celles et ceux qui s’intéressent aux techniques d’anonymat.
C’est une bonne entrée en matière et permet de revenir sur des notions de base comme celles de réseau, d’adresse IP, de système d’exploitation, de chiffrement etc…
J’apprécie particulièrement l’accent mis sur l’importance de privilégier l’usage des logiciels libres, notamment pour des raisons de sécurité.

J’invite les débutants à ne pas se décourager devant certains termes qui ne sont pas compréhensibles dans un premier temps, mais qui peuvent aisément être réappropriés après quelques recherches rapides.

Cliquez sur l’image pour accéder à la vidéo

Note: La vidéo n’est pas intégrée dans cet article car la page dans laquelle elle se trouve comporte 5 web bugs. J’évite ainsi que ceux-ci aient accès aux informations concernant les visiteurs de Révolte Numérique.

]]>
https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/09/07/digital-forensic-evasion-le-guide-de-lanonymat-sur-internet/feed/ 0
Les systèmes d’exploitation sécurisés https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/08/02/les-systemes-dexploitation-securises/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/08/02/les-systemes-dexploitation-securises/#comments Tue, 02 Aug 2011 01:11:54 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=625 L'article Les systèmes d’exploitation sécurisés a été publié sur Révolte Numérique

L’une des solutions pour surfer avec un niveau d’anonymat plus important est de passer par ce que l’on appelle un système d’exploitation live. Il s’agit d’un OS (Operating System) qui sera lancé à partir d’un CD (d’un DVD ou d’une clé USB). Il ne sera pas nécessaire de l’installer car il … Lire la suite

]]>
L'article Les systèmes d’exploitation sécurisés a été publié sur Révolte Numérique

L’une des solutions pour surfer avec un niveau d’anonymat plus important est de passer par ce que l’on appelle un système d’exploitation live. Il s’agit d’un OS (Operating System) qui sera lancé à partir d’un CD (d’un DVD ou d’une clé USB). Il ne sera pas nécessaire de l’installer car il est prévu pour fonctionner « en live ».

En ce qui concerne l’anonymat, cela comporte plusieurs avantages:

  • Les OS que je vous propose sont basés sur GNU/Linux. Ces distributions sont réputées sécurisées et sont testées par de nombreux utilisateurs qui préviennent lorsque quelque chose ne fonctionne pas.
  • Votre configuration est portable. Quel que soit l’endroit où vous connectez, vous pouvez utiliser vos outils et garder vos préférences (si cela n’est pas préjudiciable à votre anonymat).
  • Tout est géré par la mémoire vive, rien n’est stocké sur l’ordinateur.
    Vous ne laissez donc (presque) aucune trace sur l’ordinateur utilisé (intéressant pour les agents secrets 🙂 ). À priori, le seul moyen de récupérer des infos sur ce que vous avez fait est une intervention du GIGN dans les secondes qui suivent la fin de votre session, et de congeler votre ordinateur (sérieux! 😛 ). En réalité, il y a un résidu d’informations dans la mémoire vive mais elle est très volatile et s’efface rapidement d’elle même (d’où le frigo pour ralentir ça!).
  • La plupart de ces OS utilisent le réseau Tor pour les surfs ce qui en théorie est l’une des façon les plus sécurisée de naviguer (en terme d’anonymat).

Voici quelques systèmes live que vous pouvez tester:


Tails (The Amnesic Incognito Live System): basé sur l’OS GNU/Linux Debian. Utilise Tor pour le net.
https://tails.boum.org/

—————————————————————————————————————————


Odebian: Idem.
http://www.odebian.org/

—————————————————————————————————————————


Privatix: Toujours sous Debian, avec comme objectif de sécuriser les fichiers sensibles.
http://www.mandalka.name/privatix/index.html.en

—————————————————————————————————————————


Ubuntu Privacy Remix/ Un OS cette fois basé sur Ubuntu.
https://www.privacy-cd.org/

—————————————————————————————————————————

Note: Pour les personnes qui n’ont jamais lancé un OS en live. Il sera nécessaire de redémarrer votre ordinateur avec le CD de l’OS dans le lecteur (ou la clé USB branchée) et d’aller dans le BIOS tout au début du redémarrage (la façon d’y accéder est indiquée sur votre écran, la touche à presser dépend des modèles). Il faudra ensuite au clavier aller dans le menu (quelque chose comme « BOOT device ») qui permet à votre ordinateur de démarrer sur le CD ou la clé.

]]>
https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/08/02/les-systemes-dexploitation-securises/feed/ 2