Fournisseurs d’accès à internet (FAI) – Révolte Numérique https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org Pour l'autodéfense numérique Sat, 25 Jul 2015 12:41:36 +0000 fr-FR hourly 1 Human Rights Watch fusille le projet de loi sur le Renseignement https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/04/07/human-rights-watch-fusille-le-projet-de-loi-sur-le-renseignement/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/04/07/human-rights-watch-fusille-le-projet-de-loi-sur-le-renseignement/#respond Tue, 07 Apr 2015 19:56:32 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4894 L'article Human Rights Watch fusille le projet de loi sur le Renseignement a été publié sur Révolte Numérique

Dans la lignée des très nombreuses réactions négatives déjà publiées à l’encontre du projet de loi sur le Renseignement, c’est au tour de l’ONG internationale Human Right Watch de tirer la sonnette d’alarme. Et c’est peu de le dire, la sentence est lourde pour la France. Alors que la presse … Lire la suite

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L'article Human Rights Watch fusille le projet de loi sur le Renseignement a été publié sur Révolte Numérique

humanrightswatchDans la lignée des très nombreuses réactions négatives déjà publiées à l’encontre du projet de loi sur le Renseignement, c’est au tour de l’ONG internationale Human Right Watch de tirer la sonnette d’alarme. Et c’est peu de le dire, la sentence est lourde pour la France.

Alors que la presse française commence tout doucement à se saisir de la question de la grande dangerosité de cette loi, outre-Atlantique, les positionnements sont plus clairs. Car faut-il encore le rappeler, la surveillance de masse, les citoyens américain savent bien ce que c’est.

La semaine dernière, c’était un article du New York Times qui tirait à boulets rouges sur le projet de loi, entraînant ici une prise de conscience au-delà des cercles habitués à suivre ce type d’actualité. Ce 7 mars, L’ONG Human Rigths Watch publie à son tour un rapport extrêmement dur à l’encontre du gouvernement français.

Dès les premières lignes les mots sont sévères:

« Ce texte bafoue des obligations relatives aux droits humains. »

 

« [C’est] un projet de loi conférant de vastes pouvoirs de surveillance électronique [et qui] contrevient aux engagements internationaux de la France relatifs aux droits humains. »

 

C’est également la procédure accélérée utilisée pour imposer le texte qui consterne l’ONG. En effet, le 13 avril, le projet sera déjà présenté à l’Assemblée.

Sur le fond, HRW s’en prend en particulier au dispositif d’écoutes massives basé sur une boîte noire disposée chez les fournisseurs d’accès à Internet, ainsi qu’au recours à ces techniques intrusives sans avis du juge, sans un contrôle satisfaisant, et ce pour des motifs beaucoup trop divers :

« [Il y aura des] pouvoirs considérables accordés au Premier ministre pour autoriser la surveillance, sur des motifs qui dépassent largement ceux reconnus par le droit international des droits humains. »

 

« Il est difficile de voir comment les personnes visées – que ce soit directement ou en raison d’associations dont elles ne sont pas conscientes, de l’endroit où elles sont, ou d’autres raisons – pourront savoir qu’elles ont fait l’objet d’un contrôle, et contester ces actes devant le Conseil d’État », (Dinah PoKempner, directrice juridique chez Human Rights Watch).

 

Déçue des effets d’annonce d’un gouvernement promettant il y a encore quelques mois une loi protectrice, Dinah PoKempner enchaîne :

« Bien que l’objectif du projet de loi soit de raccrocher les pratiques de surveillance de la France au cadre du droit, c’est en réalité une extension massive des pouvoirs en matière de surveillance qui se drape dans le voile de la loi. »

 

« La France se doit de faire mieux que ça, surtout si elle veut se distancier des pratiques de surveillance de masse abusives et secrètes des Etats-Unis et du Royaume-Uni, qui suscitent tant de contestations juridiques. »

 

C’est donc la posture de la France vis à vis de ses propres engagements, ainsi que ses intentions qui sont mises en cause:

« La très large portée de ce projet de loi contredit radicalement les obligations de la France aux termes du droit international des droits humains, et  pourrait servir à légitimer légalement un État de surveillance. »

 

Fidèle à son rôle de garante de la liberté d’expression, l’ONG dénonce, au même titre que RSF et les syndicats d’avocats, une atteinte en particulier au travail des chercheurs, journalistes, universitaires, avocats et acteurs humanitaires qui « visitent des sites web qui font l’apologie du terrorisme, et échangent avec des personnes liées à des crimes, pour mieux comprendre ces exactions et lutter contre elles. »
L’argument de l’inefficacité de la loi est une fois de plus signalé, et tranche avec la violence des coups portés aux libertés publiques.

Enfin, c’est avec une amertume perceptible que la position de la France et le modèle qu’elle affiche face aux autres pays dans le monde qui sont largement mis en accusation :

« Les gouvernements les plus répressifs pourront remercier la France, qui créée un précédent juridique en forçant les plus grandes entreprises de l’Internet à contrôler non seulement les indices de “terrorisme”, mais aussi les indices d’une dissidence tout juste naissante, ou même d’une pensée indépendante. ».

 

En effet, ces projets tranchent quelque peu avec les réactions outrées des représentants politiques français suite aux révélations de Snowden sur la surveillance de la NSA. À y regarder de plus près, on sentait déjà à l’époque une posture ambivalente notamment au regard de la politique d’exportation de matériel de surveillance dans certaines dictatures.

Quand une part si grande des acteurs citoyens, techniques, juridiques, politiques et de sécurité se mobilisent contre un projet de loi et avec des arguments aussi forts, on peut espérer qu’une démocratie réagisse pour prendre un peu de recul.

Mais peut-on encore considérer que l’oreille soit ouverte à la discussion côté gouvernement?

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Utiliser un VPN sous GNU/Linux Debian ou Ubuntu https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/04/14/utiliser-un-vpn-sous-gnulinux-debian-ou-ubuntu/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/04/14/utiliser-un-vpn-sous-gnulinux-debian-ou-ubuntu/#comments Mon, 14 Apr 2014 15:56:17 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4467 L'article Utiliser un VPN sous GNU/Linux Debian ou Ubuntu a été publié sur Révolte Numérique

Edit: Suite à une demande des personnes s’occupant du VPN wnh, quelques modifications ont été apportées à cet article (en rouge). Merci à eux pour leur aide. J’avais déjà évoqué les VPN lors d’un petit tuto pour Android. Faisant partie des outils de base participant à une meilleures protection de … Lire la suite

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L'article Utiliser un VPN sous GNU/Linux Debian ou Ubuntu a été publié sur Révolte Numérique

debian_gnu

Edit: Suite à une demande des personnes s’occupant du VPN wnh, quelques modifications ont été apportées à cet article (en rouge). Merci à eux pour leur aide.

J’avais déjà évoqué les VPN lors d’un petit tuto pour Android. Faisant partie des outils de base participant à une meilleures protection de nos excursions en ligne, le VPN sait se montrer peu contraignant une fois installé.

Popularisé ces derniers temps par les personnes qui téléchargent illégalement, voire par le mouvement Anonymous, le VPN, pour Virtual Private Network, peut remplir plusieurs fonctions assez différentes. On parle souvent de tunnel pour illustrer son fonctionnement. En effet, son principe consiste à « encapsuler » les informations transmises entre nous et le serveur VPN, pour ensuite laisser à ce dernier une fonction de proxy. Cela signifie en clair que les sites consultés n’auront théoriquement accès qu’à l’adresse IP du serveur VPN, et non à la votre.

Définir ses besoins

Il convient avant toute chose de se poser la question des raisons qui peuvent vous pousser à l’utilisation de cet outil. En effet, cette réflexion doit permettre de vous orienter vers telle ou telle solution. Un VPN, ça peut servir à:

  • Se connecter de manière sécurisée au serveur de son entreprise, de chez soi
  • Contourner la censure pour accéder à des sites bloqués dans son pays
  • Se prémunir de la surveillance des intermédiaires techniques comme les fournisseurs d’accès à Internet
  • Renforcer (un peu) son anonymat

Le moment du choix est donc décisif, et ne doit pas être pris à la légère. En ce qui concerne une utilisation orientée protection de la vie privée, plusieurs éléments doivent être considérés:

  • Le serveur VPN aura accès à l’intégralité de vos surfs. N’offrez pas ces informations à n’importe qui, d’autant plus qu’un véritable marché s’est développé dans le domaine. Attention donc aux « gratuits ». Tous les VPN ne se valent pas, et la confiance est votre seule garantie (soit quelque chose d’assez léger en terme de sécurité)
  • L’opérateur conserve t-il les logs de connexion? Analyse t-il le trafic? Bloque t-il certains protocoles? Certains sites etc.?
  • La législation du pays dans lequel les serveurs se trouvent, notamment en ce qui concerne la conservation des données et l’interception légale
  • Les pratiques réelles, hors cadre légal, des services de renseignement ou des entreprises
  • La fonction recherchée, et les habitudes réservées à l’utilisation de ce VPN. L’utiliser pour quelque chose de pas très légal pour ensuite se connecter à son compte en banque peut être un pari un peu délicat
  • Avoir conscience qu’un VPN n’offre en aucun cas une navigation anonyme. Il y a de très nombreuses manières d’authentifier quelqu’un par ses cookies, son emprunte numérique (logiciels, modules, caractéristiques matérielles…),  ses habitudes etc.

Lorsque tout est clair dans votre esprit et que votre compagnon de route est choisi, nous pouvons nous lancer pour l’installation et la configuration.

Installer son VPN

Pour ce tuto, nous prendrons comme pré-recquis que nous sommes sous Debian GNU/Linux ou une distribution dérivée comme Ubuntu, avec Gnome (ou Unity) comme environnement de bureau.

Allez, on se lance! On ouvre un terminal!

Installation

Sous Debian (en root):

aptitude install network-manager-openvpn-gnome

/etc/init.d/network-manager restart

Sous Ubuntu:

sudo apt-get install network-manager-openvpn-gnome

sudo service network-manager restart

Configuration

Ouvrez les paramètres réseaux, et ajoutez un VPN, puis sélectionnez OpenVPN.

Pour l’exemple, nous prendrons le VPN gratuit proposé par Telecomix. Attention, celui-ci est basé en France, donc soumis aux lois concernant la conservation des données personnelles. Son usage répond donc essentiellement aux volontés de brouiller la surveillance des fournisseurs d’accès à Internet, ou à contourner la censure.
De plus, des difficultés dues au temps nécessaire à la maintenance et à l’établissement d’une documentation exhaustive en font un outil qu’il faut utiliser avec précaution. Évitez-donc pour l’instant ce VPN pour des usages nécessitant un haut niveau de sécurité. Tenez-vous informés sur le site dédié à ce VPN.

La configuration sera un poil plus simple que d’habitude, car il n’y a pas de compte à créer et un fichier de configuration est déjà tout prêt 🙂

  • Téléchargez le certificat crt, dans un dossier dédié, ça sera moins le bordel. Vous y rangerez aussi le fichier qu’on va créer juste après. Des mirroirs sont disponibles en cas de problème d’accès
  • Le certificats sera bientôt renouvelé, donc gardez l’œil ouvert.
  • Avec Gedit par exemple, générez un fichier nommé wnh.ovpn avec le contenu suivant:

client
dev tun
proto tcp
remote vpn.wnh.me 1194 # Will hopefull be a roundrobin to all VPN entrypoints of the darknet
resolv-retry infinite
nobind
persist-key
persist-tun
script-security 3
# Because server does not require certificate, it has to ask for credentials, but anything can be entered
auth-user-pass# The root CA used to sign the _server_ certificate
# download it from a mirrow below the config
ca wnh-ca.crt
comp-lzo
route-nopull # do not ask the server for any routing setting
route 10.0.0.0 255.0.0.0 # route the 10.* net to the VPN
route-metric 10 # set a higher metric, to prevent routing of
# local nets staring with 10 to the Darknet

  • Dans les paramètres de connexion, importez une configuration, et choisissez le fichier que vous venez de créer.
  • Note: Sous certaines version de Gnome Shell, il semble ne pas y avoir cette option. Vous pouvez installer l’extension Old Network Manager pour avoir l’ancienne interface en plus et régler ce problème.
  • Choisissez un identifiant et un mot de passe au hasard, et enregistrez tout ça.
  • Il ne vous reste plus qu’à vous connecter au VPN dans votre gestionnaire de connexions, et à rester prudents avec votre nouveau joujou!

Note: Si vous êtes à la recherche d’une solution permettant un anonymat plus renforcé, je vous conseille de vous orienter vers des logiciels comme Tor, ou encore des systèmes d’exploitation Live comme Tails.

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Sur le hoax de la France comme « victime de la surveillance des USA » https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/11/27/sur-le-hoax-de-la-france-comme-victime-de-la-surveillance-des-usa/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/11/27/sur-le-hoax-de-la-france-comme-victime-de-la-surveillance-des-usa/#comments Wed, 27 Nov 2013 18:52:43 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4300 L'article Sur le hoax de la France comme « victime de la surveillance des USA » a été publié sur Révolte Numérique

Alors que plusieurs mois se sont écoulés depuis les révélations d’Edward Snowden sur la surveillance mondiale de la NSA, le silence médiatique sur le rôle de la France dans cette affaire, et la stratégie similaire qu’elle déploie de son côté, installe un malaise renforcé par le contraste observé entre ce … Lire la suite

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L'article Sur le hoax de la France comme « victime de la surveillance des USA » a été publié sur Révolte Numérique

ouinousscannons

Alors que plusieurs mois se sont écoulés depuis les révélations d’Edward Snowden sur la surveillance mondiale de la NSA, le silence médiatique sur le rôle de la France dans cette affaire, et la stratégie similaire qu’elle déploie de son côté, installe un malaise renforcé par le contraste observé entre ce mutisme et la gravité de la situation.

Surfer sur un certain anti-américanisme français

Que l’on ne me fasse pas dire ce qui n’a pas été prononcé, je ne prétends pas qu’il n’y ait pas une influence non négligeable et consentie des États-Unis sur la France à tous les niveaux, et qu’il n’y ait pas également une certaine admiration de ce qu’ils représentent ici. Cependant, cet amour vache repose aussi sur un anti-américanisme diffus chez beaucoup d’entre nous, et décliné en autant de versions qu’il peut y avoir de points de vues (ex: « l’Amérique impéraliste, ultra-libérale, arrogante »; jusqu’aux plus gignolesques « l’Amérique du complot, des maçons ou des juifs ».

Au-delà de la pertinence ou non de telles postures, il est évident qu’ajouté à une bonne dose de patriotisme bien de chez nous, l’argument de l’Amérique menaçante permet de présager un amalgame au niveau de la réception, et un alignement de toutes ces positions critiques derrière un chauvinisme hexagonal. Lorsque cela se révèle pratique en terme de communication, rien ne vaut un peu d’anti-américanisme, histoire de rappeler qu’on est quand même biens chez nous, et espérer convaincre tout à la fois les chauvins et les critiques progressistes de la domination réelle des États-Unis. Beaucoup de médias ne s’y sont pas trompés, et ont effectivement relayé ce hoax de la France blanche colombe.

not-meEt c’est un peu ce qu’il s’est joué ici lors du traitement de « l’affaire Snowden ». La France présentée comme une malheureuse victime du pouvoir tentaculaire de la NSA, s’en sont suivis des déclarations outrées de la presse jusqu’au plus haut niveau de l’État. Ainsi, nous étions censés nous réfugier dans un patriotisme protectionniste et espérer une réaction forte de la patrie des droits de l’Homme et de l’Europe pour dénoncer tout cela, développer nos propres infrastructures pour enfin sortir du joug des États-Unis, horribles pourfendeurs de la liberté d’expression et de la vie privée en ligne.

Certains discours ont même pu présenter cela comme une nécessité pour l’indépendance stratégique militaire (exit toute possibilité de critique de la légitimité de la France à continuer ses guerres néo-coloniales un peu partout dans le monde), ou économique (pleurons nos pauvres entreprises françayses qui vont à nouveau devoir bagarrer pour  être compétitives, productives et continuer leur marche vers la destruction des acquis sociaux des salariés. Lorsqu’il s’agit de défendre la nation, pas de place pour la controverse!

Et pourtant, le scandale n’a pas dû surprendre tout le monde

Premièrement, que les États-Unis espionnent le monde, on ne peut pas vraiment dire que ce soit un scoop, et je peine à croire que François Hollande et les journalistes des grands médias qui ont joué ce numéro d’effarouchés aient pu ignorer des programmes d’écoute massives des communications mondiales comme ECHELON. J’ai également des réticences à laisser ma naïveté prendre le dessus, et à considérer que le Patriot Act, lequel donne les pleins pouvoirs à l’État américain en terme de saisie des données de communication, ait pu être méconnu par ces personnes. En creusant ne serait-ce qu’un peu (pas trop), on aurait pu comprendre que non seulement les américains étaient potentiellement visés, mais également les utilisateurs des services américains en ligne, c’est à dire aussi des français (disons 90% rien que par Google via son moteur de recherche et Facebook).
Il aurait donc fallu avaler un « keuuwa?? On écoute les français? La surveillance d’État est complètement la norme aux États-Unis et ce depuis au moins le 11 septembre?? ».

Un scandale qui en fait rend plutôt mal à l’aise les co-responsables

Mais ce qui est le plus drôle dans cette histoire, c’est certainement la véritable nature de la relation France-USA dans cette histoire de surveillance (celle du complot judéo-islamo-illuminato-maçonnique gnark gnark 😉 ). Hum!

Un papier du Süddeutsche Zeitung allemand basé sur l’analyse des documents révélés par Snowden a ouvert la voie vers un autre type d’analyse de la question, nous dirigeant davantage vers une collaboration entre les deux pays, que vers un simple coup par derrière de nos « amis » yankees. En effet, un accord nommé LUSTRE aurait été passé depuis des années, et permettant un échange entre les services de renseignement de la France et des « Five Eyes »  (USA, Royaume-Uni, Nouvelle-Zélande, Canada, Australie).

François Hollande n’était donc aucunement surpris lorsqu’il affirme avoir passé un coup de fil à Barack Obama pour se plaindre de ces pratiques. Nicole Bricq nous l’a brillamment rappelé en précisant qu’un rapport avait été demandé à Claude Revel, déléguée interministérielle à l’intelligence économique dès le début du mandat d’Hollande, et remis en janvier 2013. La même Mme Bricq nous rappelait par la même occasion que nous étions biens cons d’être si naïfs sur le potentiel de surveillance de la France. Merci de rétablir cette vérité chère Ministre.

 

Alors certes la Ministre tente de préciser plusieurs fois qu’elle parle d’intelligence économique, ce qui diffère de la question surveillance de la population. Mais mis dans la balance avec l’affaire PRISME, on ne peut s’empêcher de penser que cette nuance entrecoupée d’hésitations constitue une garantie un peu légère au discours prétendant que la France n’observe pas les mêmes pratiques. Sinon, en quoi serait-ce une arme de défense face à la surveillance des États-Unis, qui elle concerne ouvertement l’ensemble des communications? De plus, en quoi la surveillance dans le cadre de l’intelligence économique serait-elle plus « morale »?

Lorsqu’on parle interception des communication, la politique néo-coloniale de la France en la matière la place de plus en position France Telecom ACE Karte PNGd’interlocuteur privilégiée. Le site Reflet.info souligne pour illustrer cela l’importance du réseau français dans la surveillance du continent africain, lequel échappe en grande partie à la celle des États-Unis. D’où l’intérêt pour ces derniers d’accords comme LUSTRE.

Une épidémie d’amnésie

Il semblerait de même que les esprits se soient bien vite accommodés de la perte du pouvoir de l’UMP. Quelques mois auparavant, certains (au PS aussi mais on ne peut pas dire qu’ils étaient légion), dénonçaient l’affaire Bull-Amesys, impliquant l’État au plus au niveau dans la vente de systèmes de surveillance à grande échelle, et ce à des pays pas toujours très très démocratiques.

Aujourd’hui, plus rien, bien que le business continue et implique toujours le pouvoir, même après l’alternance. Le site Reflets.info (encore eux), rappelle notamment la place de conseillère du roi Mohammed VI qu’occupait Najat Vallaud-Belkacem au Conseil de la Communauté Marocaine à l’Étranger. Et alors? Rappelons que le Maroc a lui aussi eu la joie de recevoir son système d’interception des communications made in France, et ce après que les révélations du scandale Bull-Amesys ait été publiées. Bien entendu, comme en Libye, le système ne sert qu’à traquer les pédophiles et non les opposants politiques.

Sur son propre territoire, l’État français n’est pas en reste non plus

Là encore, il serait fastidieux de lister tous les cas et dispositifs de surveillance de la population en France. Mais pour les derniers, citons par exemple PERGAM, une expérimentation de géolocalisation des téléphones complètement illégale et pourtant testée par l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC). Il aurait été utilisé par la police pendant 2 mois entre le 7 novembre 2012 et le 11 janvier 2013. Celui-ci a été débranché suite à la visite des locaux par Manuel Valls et Fleur Pellerin, car visiblement hors du contrôle de l’État. Mais combien d’autres expériences de ce type sont-elles encore menées? Combien finiront-elles par être légalisées?

En juillet, Le Monde parlait aussi de pratique similaires à celles de la NSA de la part de la DGSE, mais concernant les méta-données et non le contenu des communications. On notera que cela est présenté comme un complément des enquêtes de terrain. Ouf! Il y a surveillance mais on vérifie derrière! Pourtant, beaucoup s’accordent sur le fait que le contenu des communications n’est pas toujours plus important que ces fameuses métadonnées (qui parle avec qui, quand, à quelle fréquence), lorsqu’il s’agit de cartographier les réseaux de communication.

Déjà, le journal supposait un accès élargi ne concernant pas la seule surveillance des terroristes. Lien ou pas, la loi de programmation militaire qui est discutée ces jours-ci à l’assemblée nationale laisse envisager une législation plus permissive de l’écoute en temps réel des communication (et ce sans contrôle judiciaire), et une collaboration des fournisseurs d’accès à Internet et des producteurs de contenus, incluant ainsi les ministères de la défense, de l’intérieur, de l’économie et du budget. Motif:

“la sécurité nationale, la sauvegarde des éléments essentiels du potentiel scientifique et économique de la France, ou la prévention du terrorisme, de la criminalité et de la délinquance organisée (…)”

Il serait alors également possible d’obtenir des informations sur les personnes ayant en leur possession un système vulnérable (windosiens, unissez-vous):

« Art. L. 2321-3. – Pour les besoins de la sécurité des systèmes d’information de l’État et des opérateurs mentionnés aux articles L. 1332-1 et L. 1332-2, les agents de l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information, habilités par le Premier ministre et assermentés dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État, peuvent obtenir des opérateurs de communications électroniques, en application du III de l’article L. 34-1 du code des postes et des communications électroniques, l’identité, l’adresse postale et l’adresse électronique d’utilisateurs ou de détenteurs de systèmes d’information vulnérables, menacés ou attaqués. »

Enfin, cette loi permettrait de blanchir des écoutes illégales pendant 9 jours, comme le soulignait numérama. afin d’obtenir:

  • « l’identification des numéros d’abonnement ou de connexion à des services de communications électroniques » (numéro de téléphone, adresse IP…) ;

  • « le recensement de l’ensemble des numéros d’abonnement ou de connexion d’une personne désignée«  (historique des adresses IP utilisées par un abonné, différentes lignes téléphoniques d’un même abonné…) ;

  • « la localisation des équipements terminaux utilisés » (géolocalisation des smartphones) ;

  • « les communications d’un abonné portant sur la liste des numéros appelés et appelant, la durée et la date des communications« .

Un bien joli programme…

Et moi dans tout ça?

95963-rsf-france-sous-surveillance-internetPour répondre à l’argumentaire de ceux qui n’ont rien à se reprocher, car peu se sentent effectivement concernés par ces récits si grandiloquents qu’on croirait à un scénario de films d’espionnage, je préciserai qu’au Royaume-Uni, le blocage des sites pédopornographiques à été récemment élargi à celui des sites extrémistes.
Ici comme ailleurs, agiter les épouvantails du terrorisme, de la pédophilie, du viol, de la haine raciale et autres mœurs évidemment indéfendables, permet d’ouvrir certains sésames, lesquels ne se refermeront malheureusement que lorsqu’ils pourront concerner toute la population. Tel est le prix de l’apaisement de la paranoïa et de la volonté de contrôle des personnes qui ont le pouvoir.
L’exemple de l’élargissement concerné par le fichage ADN est un excellent exemple de cette technique d’intégration de la légitimité de la surveillance, du fichage, de la censure, et du contrôle des populations dans les mentalités.

Reporter a par ailleurs placé la France parmi les pays sous surveillance dans sa cartographie des pays ennemies d’Internet. Encore un signe?

Quoi qu’il en soit, non, la France n’est pas le pays des droits de l’Homme qu’elle prétend incarner face aux États-Unis, et nous gagnerions tous à nous saisir de cette thématique de la surveillance des États, laquelle pose en permanence la question de la nature de nos démocraties, et du sens que l’on voudra bien donner à ce système politique.

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Utiliser un VPN avec OpenVPN sous Android https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/02/18/utiliser-un-vpn-avec-openvpn-sous-android/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/02/18/utiliser-un-vpn-avec-openvpn-sous-android/#comments Mon, 18 Feb 2013 03:07:57 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4047 L'article Utiliser un VPN avec OpenVPN sous Android a été publié sur Révolte Numérique

(Mise à jour: il semblerait que la version gratuite du VPN Arethusa utilisé pour la démonstration ne soit plus disponible…) Pour préserver sa vie privée en ligne, le VPN est dans bien des cas un allié. Son rôle est de chiffrer votre trafic, ainsi, le fournisseur d’accès à Internet et … Lire la suite

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android_openvpn

(Mise à jour: il semblerait que la version gratuite du VPN Arethusa utilisé pour la démonstration ne soit plus disponible…)
Pour préserver sa vie privée en ligne, le VPN est dans bien des cas un allié. Son rôle est de chiffrer votre trafic, ainsi, le fournisseur d’accès à Internet et les potentiels curieux ne pourront pas savoir quelles sont vos activités (et ça emmerde bien le monde donc c’est plutôt une bonne chose! 😉 ) L’image du tunnel est souvent utilisée pour illustrer ce phénomène. Toutes les données sortantes sont alors prises en charge.

Une fois activé, les sites visités ne connaîtront que l’adresse IP du serveur VPN, et non pas la vôtre. Cela masque votre localisation, mais facilite également l’accès à des sites qui seraient censurés dans votre pays.
Petit troll en prime, si vous êtes chez Free mobile, cela vous permettra certainement aussi d’avoir un débit acceptable au cas où vous traîneriez du côté de Youtube ou Dailymotion! (#NetNeutrality)

[cc_half_col_left background_color= »#515151″ radius= »60″ shadow_color= »888888″] OpenVPN est comme son nom l’indique, libre. Il est réputé plus sécurisé que le protocole PPTP (Point to Point) qui comporterait des failles permettant de révéler votre véritable adresse IP. [/cc_half_col_left] Avant de se lancer, plusieurs pré-requis sont nécessaires:
– Avoir un téléphone rooté.
– Avoir une distribution Android qui supporte OpenVPN (CyanogenMod par exemple). Si vous n’êtes pas dans ce cas, jetez un œil du côté de OpenVPN installer.

Une fois ces questions réglées, vous installerez OpenVPN Settings (on le trouve sur le Play Store mais aussi sur FDroid).
Créez un dossier openvpn à la racine de votre carte SD sur le téléphone, et mettez-y le fichier de configuration et la clé de chiffrement du VPN que vous aurez choisi.
Pour l’exemple, nous prendrons le VPN gratuit Arethusa (attention, il n’est pas libre donc il n’y a aucun moyen de s’assurer de son sérieux et du niveau de sécurité qu’il offre).
Pour ce VPN, les fichiers se trouvent sur cette page. Mettez-les dans le dossier openvpn que vous venez de créer.

Screenshot_2013-02-18-02-33-15Ouvrez ensuite OpenVPN Settings, et si tout va bien, Arethusa sera maintenant disponible (voir image ci-contre).
Il n’y a plus qu’à activer OpenVPN (première case), puis arethusa-free.ovpn.

Vérifiez tout de même que tout est en ordre en vous rendant sur un site quelconque permettant d’afficher votre IP et votre localisation. ex: http://www.mon-ip.com/

Avertissement: Changer d’IP c’est comme mettre une cagoule. Si on reconnaît vos fringues, ça ne sert pas à grand chose! 😉
N’oubliez pas que Google et consorts ont une mémoire d’éléphant et que de nombreux éléments peuvent permettre un recoupement des informations préalablement récoltées (compte Google, cookies, numéros uniques d’identification des applications etc.). Ne vous croyez donc pas à l’abri de tout…

Autre chose: gardez à l’esprit que tout ce qui passe par le VPN et qui n’est pas chiffré peut être vu par les personnes qui l’administrent. Cela nécessite donc une certaine confiance et pose la question de la conservation des données. En France par exemple, il est obligatoire de conserver les logs pendant 1 an… Privilégiez donc des pays plus respectueux du droit à l’anonymat, et des VPN sans logs.

Voilà, il ne reste plus qu’à choisir le vôtre!

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Creative Commons fête ses 10 ans! https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/12/19/creative-commons-fete-ses-10-ans/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/12/19/creative-commons-fete-ses-10-ans/#respond Wed, 19 Dec 2012 13:42:31 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3999 L'article Creative Commons fête ses 10 ans! a été publié sur Révolte Numérique

Ça y est, voici 10 ans que les licences Creative Commons ont été créées, et qu’elles popularisent auprès du grand public la philosophie du libre. Simples d’utilisation et compréhensibles par tous, elles proposent une alternative à un droit d’auteur restrictif entravant les possibilités de partage de la culture et des … Lire la suite

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L'article Creative Commons fête ses 10 ans! a été publié sur Révolte Numérique

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Ça y est, voici 10 ans que les licences Creative Commons ont été créées, et qu’elles popularisent auprès du grand public la philosophie du libre. Simples d’utilisation et compréhensibles par tous, elles proposent une alternative à un droit d’auteur restrictif entravant les possibilités de partage de la culture et des connaissances…

Pour rappel, 4 attributs permettent de personnaliser la licence de ses créations selon ses besoins (note: les attributs NC et ND sont généralement considérés comme non libres):

  • BY: Attribution : Obligation de citer le nom de l’auteur du travail original
  • NC: Non Commercial : Pas d’utilisation dans un cadre commercial
  • ND: No derivative works : Pas de modification de l’œuvre possible
  • SA: Share alike : Obligation de repartager l’œuvre sous une licence identique

Parmi les célèbres initiatives ayant porté ce type de licences, on pourra citer l’encyclopédie libre Wikipédia. Le contenu textuel de Révolte Numérique est lui même sous licence CC-By-Sa (sauf mention contraire).

ccSource: Owni

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Liste des courses aux députés par Benjamin Bayart https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/28/liste-des-courses-aux-deputes-par-benjamin-bayart/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/28/liste-des-courses-aux-deputes-par-benjamin-bayart/#respond Sat, 28 Jul 2012 20:33:51 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3863 L'article Liste des courses aux députés par Benjamin Bayart a été publié sur Révolte Numérique

Début juin, le CoHacking Space Pas sage en Seine a mis à l’honneur de nombreux sujets intéressants relatifs à la sécurité, la vie privée, la surveillance sur le net etc. Comme la teneur reste assez accessible et participe à la vulgarisation et au partage des connaissances sur des thématiques extrêmement importantes, … Lire la suite

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L'article Liste des courses aux députés par Benjamin Bayart a été publié sur Révolte Numérique

Début juin, le CoHacking Space Pas sage en Seine a mis à l’honneur de nombreux sujets intéressants relatifs à la sécurité, la vie privée, la surveillance sur le net etc. Comme la teneur reste assez accessible et participe à la vulgarisation et au partage des connaissances sur des thématiques extrêmement importantes, j’ai trouvé utile d’en relayer quelques unes. Vous trouverez en ligne des archives des conférences depuis 2010 sur le site de la Cantine).

La vidéo qui suit est une conférence de Benjamin Bayart, président du plus vieux fournisseur d’accès à Internet français: FDN (French Data Network). Si vous ne le connaissez pas, ne vous attendez pas à tomber sur un Xavier Niel. Outre la profession et une passion commune pour le minitel¹ 😉 , point de comparaison possible! On retrouve donc ici du Bayart pur jus, zélateur extrémiste, au point de foutre en l’air tout le système des ayants droits des industries « culturelles » et de la télécommunication.

Principe de propriété, brevets, Hadopi, neutralité du net et nouveaux enjeux de la téléphonie mobile; vous trouverez une approche assez large des problématiques qui se posent aujourd’hui, s’articulant autour d’un exercice de proposition de mesures permettant de sortir par le haut, autrement qu’en vampirisant les artistes et en fliquant les 3/4 de la population connectée.

¹: Xavier Niel a commencé sa carrière dans le minitel rose, et Benjamin Bayart dénonce lui la minitelisation d’un Internet qui se centralise et perd son potentiel collaboratif.

 

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#ACTA est mort! https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/04/acta-est-mort/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/04/acta-est-mort/#respond Wed, 04 Jul 2012 13:29:29 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3593 L'article #ACTA est mort! a été publié sur Révolte Numérique

Le parlement européen votait aujourd’hui le traité commercial ACTA, et c’est à une large majorité que celui-ci a été rejeté! Par 478 voix contre 39 (et 165 abstentions), ce traité qui a longtemps demeuré dans le secret et été négocié dans les couloirs par les lobbys (notamment des grandes industries … Lire la suite

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L'article #ACTA est mort! a été publié sur Révolte Numérique

Le parlement européen votait aujourd’hui le traité commercial ACTA, et c’est à une large majorité que celui-ci a été rejeté!

Par 478 voix contre 39 (et 165 abstentions), ce traité qui a longtemps demeuré dans le secret et été négocié dans les couloirs par les lobbys (notamment des grandes industries « culturelles »), semble définitivement mort.

Pour rappel, ce traité visait à attaquer la contrefaçon sur le réseau mais aussi en dehors, et menaçait d’instaurer une surveillance et une censure généralisée d’Internet, d’enrayer le commerce de médicaments génériques, ainsi que celui des semences pour l’agriculture. Il s’agissait sans doute de l’une des plus grandes attaques contre le partage et la liberté d’expression qui avait pu être menée dans l’histoire du net.

Menée depuis 2008 suite à une fuite d’informations orchestrée par Wikileaks (soit deux ans après le début des négociations), la lutte aura connu un tournant important cette année en faisant descendre des centaines de milliers de personnes dans les rues.

Après la lutte contre SOPA et l’indignation face aux méthodes employées lors de la fermeture de Megaupload, il semble qu’une véritable prise de conscience soit née dans une partie de la société. C’est une excellente preuve de l’importance de lutter et de ne pas baisser les bras, même lorsque l’offensive est internationale.

« Ces débats ont également montré ce que peut faire la mobilisation citoyenne: il y a eu des millions d’e-mails envoyés aux députés, des dizaines de milliers de coups de téléphone… C’est un véritable sursaut démocratique. »

Jérémie Zimmermann, porte-parole du collectif la Quadrature du Net

Mais s’il est important de savourer cette victoire bien méritée (ce soir on boit un coup!), une grande vigilance est de mise, car malgré cette démonstration de force, la guerre contre les libertés numériques est bien loin d’être finie…

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Edit: Sur les 39 personnes ayant voté POUR, on trouve 21 français-e-s (merci les droits de l’Homme!).
Allez! On balance:

  • Magdi Cristiano ALLAM (Italie)
  • Jean-Pierre AUDY (France)
  • Bendt BENDTSEN (Danemark)
  • Nora BERRA (France)
  • Alain CADEC (France)
  • Carlo CASINI (Italie)
  • Michel DANTIN (France)
  • Rachida DATI (France)
  • Albert DESS (Allemagne)
  • Karl-Heinz FLORENZ (Allemagne)
  • Michael GAHLER (Allemagne)
  • Marielle GALLO (France)
  • Jean-Paul GAUZES (France)
  • Francoise GROSSETETE (France)
  • Brice HORTEFEUX (France)
  • Philippe JUVIN (France)
  • Alain LAMASSOURE (France)
  • Werner LANGEN (Allemagne)
  • Agnes LE BRUN (France)
  • Constance LE GRIP (France)
  • Klaus-Heiner LEHNE (Allemagne)
  • Veronique MATHIEU (France)
  • Vital MOREIRA (Portugal)
  • Elisabeth MORIN-CHARTIER (France)
  • Tiziano MOTTI (Italie)
  • Bill NEWTON DUNN (Royaume-Uni)
  • Maurice PONGA (France)
  • Bernd POSSELT (Allemagne)
  • Franck PROUST (France)
  • Fiorello PROVERA (Italie)
  • Godelieve QUISTHOUDT-ROWOHL (Allemagne)
  • Dominique RIQUET (France)
  • Crescenzio RIVELLINI (Italie)
  • Jean ROATTA (France)
  • Marie-Therese Sanchez-Schmid (France)
  • Hannu TAKKULA (Finlande)
  • Niki TZAVELA (Grèce)
  • Dominique VLASTO (France)
  • Manfred WEBER (Allemagne)

Edit 2: Mise à jour des votes #ACTA : CONTRE : 581 ; POUR : 36 ; ABST : 166 cc

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PirateBox: la liberté à portée de main? https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/03/09/la-piratebox-a-portee-de-tous/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/03/09/la-piratebox-a-portee-de-tous/#comments Fri, 09 Mar 2012 01:45:15 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3143 L'article PirateBox: la liberté à portée de main? a été publié sur Révolte Numérique

Certains en ont peut-être déjà entendu parler, mais la PirateBox est le genre de projets que l’on croise habituellement dans les milieux hackers (non, pas les cyclopes mangeurs d’enfants… pas ceux-là). Grâce à ce type d’outil, il devient possible de créer de mini réseaux entre ordinateurs, et donc d’échanger de … Lire la suite

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L'article PirateBox: la liberté à portée de main? a été publié sur Révolte Numérique

Certains en ont peut-être déjà entendu parler, mais la PirateBox est le genre de projets que l’on croise habituellement dans les milieux hackers (non, pas les cyclopes mangeurs d’enfants… pas ceux-là). Grâce à ce type d’outil, il devient possible de créer de mini réseaux entre ordinateurs, et donc d’échanger de l’information entre pairs et en tout anonymat.

C’est David Darts, un professeur à la Steinhardt School de New York qui semble avoir développé le concept. Concrètement, il s’agit d’un petit routeur sur lequel les ordinateurs (portables, smartphones, tablettes…), vont pouvoir se connecter en wifi. Cela étant fait, les utilisateurs auront la possibilité de déposer ou télécharger toutes sortes de fichiers, lesquels seront stockés sur la clé USB branchée au routeur.

Vous pouvez lâcher les soirées troc de fringues, place aux soirées geeks!

Vers de nouveaux réseaux libres?

Légitimement, on pourra se demander à quoi peut bien servir un tel machin alors qu’existe une chose comme internet. Et bien ce type de projet arrive comme un appel d’air à l’heure ou internet subit les violentes attaques des industries du divertissement, notamment avec ACTA. Les États aussi ne cessent de renforcer la surveillance et la censure en imposant des lois comme le Patriot Act, lequel permet au gouvernement américain de saisir n’importe quelle information qui passe par un prestataire du net, ou comme en France avec la loi de sécurité quotidienne (LSQ), qui oblige les FAI (Fournisseurs d’Accès à Internet) à conserver les données de tous les utilisateurs sur une période d’un an, pour les remettre aux forces de l’ordre en cas de demande (cela a été par la suite élargi aux réseaux sociaux, hébergeurs mails…).

Le net et son projet de liberté sont aujourd’hui de plus en plus dénaturés par la volonté des grandes entreprises du numérique de toujours tracker davantage les utilisateurs, de les géolocaliser, d’en faire un profil, de prévoir leurs comportements, de leur proposer des publicités ciblées pour les pousser à la consommation etc.

Pour les Google, Apple, Facebook, Twitter, et autres géants de la toile, c’est par la concentration des données qu’il est possible de tout connaître des utilisateurs, et non pas par l’échange décentralisé entre pairs (Peer to Peer), ni l’échange local, ou encore l’auto-hébergement. Mangez Google le matin, le midi et le soir qu’ils disent!

L’esprit de partage

L’intérêt de la PirateBox est donc de pouvoir recréer des espace de liberté et d’autonomie, en dehors du contrôle des États et des grandes entreprises du net. Utiliser une PirateBox, c’est reprendre le droit d’échanger, de communiquer, sans nécessairement laisser des traces, sans apparaître dans quelques bases de données hors de notre contrôle, ou encore sans craindre que la loi Hadopi nous tombe sur le dos pour des raisons plus ou moins fondées et légitimes.

En tant qu’outil de « pirates », c’est aussi l’esprit du libre qui est mis en avant, celui du copyleft, du bien commun. C’est ce que promeut Jean Debaecker, un professeur de l’université de Lille 3 dans le nord de la France, et qui lance dans la métropole « la première PirateBox lilloise, […] pour partager librement des données libres », et propose sur son site un tutoriel en français pour permettre à chancunE de monter la sienne.
Il est aujourd’hui possible de se procurer ce micro-routeur TP-LINK TL-MR3020 pour une somme de 30 à 40 €.

On ne peut qu’espérer que le projet fera contagion dans les autres villes de France, et qu’à l’image des radios pirates il y a quelques décennies, la culture et le partage puissent enfin reprendre leurs droits.

PBox : 1e PirateBox de Lille from Jean Debaecker

Liens utiles:

Le wiki de David Darts
Le site de la PirateBox lilloise

Sur les traces de la PirateBox (Owni)
Surfez sans entraves (Le Monde)

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Manif contre ACTA le 25/02, consulation au parlement le 27 https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/02/12/manifestation-contre-acta-le-2502-consultation-au-parlement-le-27/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/02/12/manifestation-contre-acta-le-2502-consultation-au-parlement-le-27/#respond Sun, 12 Feb 2012 22:33:25 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3043 L'article Manif contre ACTA le 25/02, consulation au parlement le 27 a été publié sur Révolte Numérique

La journée de mobilisation internationale a hier été un succès. Si les cortèges n’étaient pas aussi fournis selon les villes et les pays, on a tout de même pu dénombrer 390 000 personnes dans 25 pays et 228 villes selon ActuaLutte. Mais dès à présent, la date du 25 février … Lire la suite

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L'article Manif contre ACTA le 25/02, consulation au parlement le 27 a été publié sur Révolte Numérique

La journée de mobilisation internationale a hier été un succès. Si les cortèges n’étaient pas aussi fournis selon les villes et les pays, on a tout de même pu dénombrer 390 000 personnes dans 25 pays et 228 villes selon ActuaLutte. Mais dès à présent, la date du 25 février est évoquée comme prochain jour de sortie.

La mobilisation s’installe

1500 personnes à Paris, 1000 à Strabourg devant le Parlement européen, 500 à Lyon, puis plusieurs villes avec des mobilisations de centaines de personnes: la France n’a pas été ridicule ce samedi. Mais certaines villes européennes ont accueilli d’impressionnantes manifestations:

  • Allemagne : 16 000 à Munich, 10 000 à Berlin, 5.000 à Hambourg, 4.000 à Dortmund, 3.000 à Francfort, 3.000 à Dresde…
  • Bulgarie: 8000 à 10 000 à Sofia
  • Autriche: 6000 à Vienne
  • Suède: 800 à Stockholm
  • …

Les lignes reculent

Dans un entretien à la télévision allemande ARD, le président du Parlement européen Martin Schulz, a déclaré au sujet d’ACTA:

« Je ne le trouve pas bon dans sa forme actuelle (…). Je ne crois pas qu’on va avancer avec cet accord dans sa forme actuelle »

Selon lui, les consultations au Parlement européen devraient commencer le 27 février. Jugeant personnellement l’accord comme étant « déséquilibré« , il rejoint les nombreux élus qui commencent à marquer leur rejet du traité (c’est quand même plus facile quand toute l’Europe est dans la rue!).

On remet ça le 25!

Vous allez pouvoir investir dans les masques et les moufles parce que là on peut dire qu’un véritable mouvement est enclenché. Une fois encore, un appel d’Anonymous circule, et les pages Facebook dédiées à la lutte commencent à être fournies. Ce sera également l’occasion, à deux jours des consultations au Parlement, de montrer ce que pensent les internautes des lobbys industriels et de leurs lois liberticides!

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Nouvelle manifestation contre la censure le 11/02! https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/02/08/nouvelle-manifestation-contre-la-censure-le-1102/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/02/08/nouvelle-manifestation-contre-la-censure-le-1102/#respond Wed, 08 Feb 2012 22:25:47 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3018 L'article Nouvelle manifestation contre la censure le 11/02! a été publié sur Révolte Numérique

Suite de la mobilisation qui s’accélère grandement depuis la fermeture de Megaupload par les États-Unis, un appel à manifester dans les rues contre ACTA a été lancé pour le samedi 11 février 2012, et dans de nombreux pays du monde. Alors que les événements s’enchaînent (notamment gel de la ratification … Lire la suite

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L'article Nouvelle manifestation contre la censure le 11/02! a été publié sur Révolte Numérique

Suite de la mobilisation qui s’accélère grandement depuis la fermeture de Megaupload par les États-Unis, un appel à manifester dans les rues contre ACTA a été lancé pour le samedi 11 février 2012, et dans de nombreux pays du monde.

Alors que les événements s’enchaînent (notamment gel de la ratification par la Pologne et par la République Tchèque), il est nécessaire de ne pas laisser la pression retomber, et de continuer à informer toutes les personnes de notre entourage. ACTA ne doit pas être signé par l’UE cet été!

Toujours à l’initiative (mais rejoint par de nombreuses personnes et associations de défenses des libertés), Anonymous multiplie les communications et les actions contre les défenseurs de l’Internet controlé. Voici l’une des vidéos d’appel et de sensibilisation concernant la manifestation de ce week end.

 

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Robocopyright ACTA https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/02/04/robocopyright-acta/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/02/04/robocopyright-acta/#respond Sat, 04 Feb 2012 13:52:15 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3003 L'article Robocopyright ACTA a été publié sur Révolte Numérique

Bon, cette vidéo est loin d’être de dernière fraîcheur, mais c’est toujours utile de multiplier les supports et les idées pour sensibiliser et partager avec vos amis, collègues etc… Bon visionnage! Pour les sous-titres en français, cliquez sur le petit logo « CC » et choisissez « French »

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L'article Robocopyright ACTA a été publié sur Révolte Numérique

Bon, cette vidéo est loin d’être de dernière fraîcheur, mais c’est toujours utile de multiplier les supports et les idées pour sensibiliser et partager avec vos amis, collègues etc…

Bon visionnage!

Pour les sous-titres en français, cliquez sur le petit logo « CC » et choisissez « French »

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https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/02/04/robocopyright-acta/feed/ 0
Comprendre la neutralité du net (vidéo) https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/29/comprendre-la-neutralite-du-net-video/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/29/comprendre-la-neutralite-du-net-video/#comments Sun, 29 Jan 2012 21:57:50 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2960 L'article Comprendre la neutralité du net (vidéo) a été publié sur Révolte Numérique

Vous avez peut-être entendu prononcer ce terme au cours des débats actuels sur SOPA et PIPA, ACTA ou encore les différents cas de censure sur le réseau. S’il s’agit à la base d’un enjeu qui peut paraître réservé au milieu des techniciens, la neutralité du net pose la question de … Lire la suite

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L'article Comprendre la neutralité du net (vidéo) a été publié sur Révolte Numérique

Vous avez peut-être entendu prononcer ce terme au cours des débats actuels sur SOPA et PIPA, ACTA ou encore les différents cas de censure sur le réseau. S’il s’agit à la base d’un enjeu qui peut paraître réservé au milieu des techniciens, la neutralité du net pose la question de la liberté d’expression et de l’organisation démocratique.

Ce principe est aujourd’hui attaqué de toutes parts, notamment par les industriels qui souhaitent étendre leur pouvoir à la censure de contenus copyrightés, par les fournisseurs d’accès à Internet qui sont de plus en plus tentés de discriminer les flux en favorisant l’accès à tel ou tel service selon leurs intérêts commerciaux, ou alors de carrément fragmenter les offres en proposant un accès à la carte comme pour les offres de TV par satellite.

Derrière tout ça, c’est notre accès à l’information et notre capacité à publier, partager et être diffusés de façon équitable qui est menacée, soit notre liberté d’expression. La force du net, et le pouvoir qu’il nous procure réside essentiellement dans la capacité pour chacun de publier, et d’avoir la même chance de se faire entendre que les gros médias traditionnels. Ne les laissons pas nous reprendre ce droit!

En licence Creative Commons BY-NC-SA
Source: www.netutralitedunet.be

En html5: http://www.youtube.com/watch?v=xOkRbJrFu_M&&html5=1

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Anonymous appelle à manifester contre ACTA le 28/01 https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/25/anonymous-appelle-a-manifester-contre-acta-le-2801/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/25/anonymous-appelle-a-manifester-contre-acta-le-2801/#comments Wed, 25 Jan 2012 20:21:45 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2891 L'article Anonymous appelle à manifester contre ACTA le 28/01 a été publié sur Révolte Numérique

Édit: près de 3000 vues pour cet article, c’est pas dans les habitudes d’un modeste blog comme le mien… Il faut croire que la révolte numérique approche! 😉 Dans la foulée des nombreuses opérations menées depuis la fermeture de Megaupload la semaine dernière, le mouvement hacktiviste Anonymous appelle ses « membres » … Lire la suite

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L'article Anonymous appelle à manifester contre ACTA le 28/01 a été publié sur Révolte Numérique

Édit: près de 3000 vues pour cet article, c’est pas dans les habitudes d’un modeste blog comme le mien… Il faut croire que la révolte numérique approche! 😉

Dans la foulée des nombreuses opérations menées depuis la fermeture de Megaupload la semaine dernière, le mouvement hacktiviste Anonymous appelle ses « membres » et ses sympathisants à quitter les claviers et à descendre dans la rue pour protester contre ACTA et pour un Internet libre. Des manifestations devraient avoir lieu en France.

C’est plutôt bien joué de la part du collectif qui profite ainsi de l’énorme mobilisation internationale contre SOPA et PIPA, ainsi que de celle qui commence aux États-Unis contre ACTA. La fermeture par le FBI de Megaupload semble avoir indigné pas mal de personnes, et fait prendre conscience que la liberté sur le réseau n’est pas si garantie, surtout si on ne la défend pas.

Rappelons que l’annonce par le gouvernement polonais hier, de son souhait de ratifier le traité ACTA, a entraîné une manifestations de 2000 personnes en protestation.

Cet appel international semble se décliner dans 37 villes de France si on en croit le profil Facebook mettant l’initiative en avant.

Reste à voir dans quelle mesure les mécontentements se traduiront en actions, et sans ordinateurs cette fois!

Lien vers l’appel vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=DlSRmi8G6gY#

La liste des villes se trouve sous la vidéo, ainsi que les pages Facebook associées.

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Contenu de l’appel:

Appel à la mobilisation mondiale le 28 janvier pour défendre la liberté d’internet.

ACTA (Accord Commercial Anti Contrefaçon), un accord qui menace la liberté d’internet. Cet accord vise officiellement à protéger la propriété intellectuelle au niveau international. Jusque là tout va bien.. Mais le terme de « propriété intellectuelle » est volontairement flou. Il peut désigner des marques, idées ou informations. ACTA devrait donc s’attaquer à l’imitation de quelque chose soumis au droit d’auteur. Il suffira d’échanger une information copyrightée pour voir son accès internet supprimé et écoper de poursuites judiciaires.

Afin de vérifier que vous n’échangez aucun contenu soumis au droit d’auteur, ACTA va renforcer la surveillance. Les fournisseurs d’accès à internet devront vérifier toutes les données envoyées et reçues sur votre ordinateur. Il suffira de citer un article de presse dans un email ou d’envoyer un extrait de musique pour être pris la main dans le sac. Les informations seront alors envoyées à leur auteur et vous pourrez écoper à leur demande d’une amende ou d’une peine de prison.

L’accord ne profite qu’à une fraction d’industriels tels que les compagnies RIAA et MPAA (associations interprofessionnelles qui défendent les intérêts de l’industrie du disque et du cinéma). ACTA est la conséquence de leurs actions de lobbying auprès des gouvernements.

A nouveau la démocratie est bafouée et ce sont des accords liberticides pour internet qui pourraient nous être imposés par des personnes non élues. Cette censure pourrait de plus permettre de supprimer des informations gênantes comme c’est déjà le cas dans certains pays où l’on bloque l’accès à certains contenus, mots clés ou sites internet.

La seule solution c’est la mobilisation de toutes et tous dans les rassemblements prévus le samedi 28 janvier pour dire non à,

La censure d’internet;

La restriction de la liberté d’expression;

La surveillance totale de toutes nos activités en ligne;

La perte de libertés et droits civiques;

La perte de connexion internet pour ceux qui enfreindraient les nouvelles règles.

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Changer de serveur DNS pour contourner la censure https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/14/changer-de-serveur-dns-pour-contourner-la-censure/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/14/changer-de-serveur-dns-pour-contourner-la-censure/#comments Sat, 14 Jan 2012 01:45:50 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2688 L'article Changer de serveur DNS pour contourner la censure a été publié sur Révolte Numérique

Les DNS, on en entend beaucoup parler notamment par le biais des fameux projets américains de censure du net SOPA ou encore PIPA. Le blocage à ce niveau semble intéresser les censeurs de tout poil. Les serveurs DNS sont des sortes d’annuaires du web par lesquels toutes nos requêtes passent … Lire la suite

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L'article Changer de serveur DNS pour contourner la censure a été publié sur Révolte Numérique

Les DNS, on en entend beaucoup parler notamment par le biais des fameux projets américains de censure du net SOPA ou encore PIPA. Le blocage à ce niveau semble intéresser les censeurs de tout poil.

Les serveurs DNS sont des sortes d’annuaires du web par lesquels toutes nos requêtes passent lors de notre navigation. Lorsque nous tapons dans notre barre d’URL: http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org, nous n’utilisons pas la véritable appellation du site. Il s’agit en gros d’une simplification permettant de ne pas avoir à se souvenir de l’adresse IP qui permet de le désigner.

Vous pouvez faire le test avec un nom de domaine de premier niveau: que vous écriviez http://www.google.fr ou http://74.125.232.6 (l’adresse IP du site), vous tombez sur la même page (le faites pas hein c’est un site malveillant! 😉 ).

Le rôle du serveur DNS est d’indiquer à votre navigateur lorsque vous tapez l’URL complète, que là où il faut aller c’est: http://74.125.232.6 (en réalité il s’agit de l’IP du serveur de l’hébergeur. Dans le cas de Révolte Numérique, en tapant l’IP vous tomberez donc sur une de ses pages car .revoltenumerique n’est pas le nom de domaine principal).

Pourquoi faire?

Dans beaucoup de pays, les censeurs du net s’intéressent à ce moyen de blocage (non non pas en France bien sûr! 😉 ). La Chine, par exemple, utilise cette technique pour maintenir l’autarcie et contrôler sa population. Les États-Unis sont en passe de le faire avec leurs projets SOPA et PIPA au nom de la défense de la propriété intellectuelle.

C’est aussi, en France, la solution employée pour bloquer le site Copwatch, ou encore les sites de jeux illégaux depuis le décret de ce lundi 2 janvier. La crainte que l’on peut avoir est que ces exemples ne soient une fois encore que des épouvantails permettant d’installer cette pratique dans le champ des options envisageables pour des situations toujours plus diverses.

Quels choix?

La plupart du temps nous utilisons par défaut le serveur DNS de notre fournisseur d’accès. C’est une fois encore un endroit où nous allons laisser des traces. Mais de nombreux services « concurrents » sont proposés. C’est le cas de Google. Et ouais, ils sont pas cons non plus les gars. Si y’a un moyen de connaître tous les sites que vous visitez, c’est bien celui-là! On dit donc merci à Google pour le super service qu’ils nous procurent une fois de plus.

Celui qui a beaucoup fait parler de lui, notamment après des problèmes techniques sur les serveurs DNS de certains FAI, c’est OpenDNS. Avec un nom pareil, on lui donnerait le bon dieu sans confession, sauf qu’en réalité ya pas grand chose d’open là dedans, ni de libre, ni de communautaire. Il s’agit bien comme dans le cas de Google, d’un service commercial. C’est gratuit? C’est que le produit qu’on vend c’est vous, comme on dit! En lisant les conditions d’utilisation, des internautes se sont bien vite rendu compte que certaines infos pouvaient être récoltées et revendues à des entreprises tierces.

Pas évident ce choix en somme! Il s’agit en effet de sélectionner un service de confiance puisque toutes les requêtes de sites que vous visiterez passeront par lui.

Pour ma part, bien qu’il soit en réalité impossible de s’assurer de quoi que ce soit tant que l’on ne connaît pas directement les personnes à l’origine du service, je conseillerais celui que propose le groupe de hackers Telecomix. La réputation de défenseurs des libertés des internautes qu’ils ont acquise notamment par leur intervention pendant les révolutions arabes, me semble être un gage de sérieux intéressant.

Leurs adresses:

91.191.136.152

85.229.85.109

Comment faire?

Pour ce qui est de la pratique, je ne paraphraserai pas l’excellent guide pour contourner la censure qui a clairement expliqué les démarches pour les windowsiens et les linuxiens. Je vous propose donc également de faire votre choix vous-même dans leur liste en pesant le pour et le contre, selon vos usages.

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https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/14/changer-de-serveur-dns-pour-contourner-la-censure/feed/ 1
Censure du net: PIPA bientôt voté! https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/07/censure-du-net-pipa-bientot-vote/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/07/censure-du-net-pipa-bientot-vote/#respond Sat, 07 Jan 2012 11:22:59 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2714 L'article Censure du net: PIPA bientôt voté! a été publié sur Révolte Numérique

Le projet de censure de l’internet américain SOPA (Stop Online Piracy Act) continue de mobiliser les foules et les grandes entreprises du web. Aux dernières nouvelles, Google Facebook et Cie étaient prêts à lancer une opération de blackout sur leurs sites en signe de contestation. Et ouais, quand on touche … Lire la suite

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L'article Censure du net: PIPA bientôt voté! a été publié sur Révolte Numérique

Le projet de censure de l’internet américain SOPA (Stop Online Piracy Act) continue de mobiliser les foules et les grandes entreprises du web. Aux dernières nouvelles, Google Facebook et Cie étaient prêts à lancer une opération de blackout sur leurs sites en signe de contestation. Et ouais, quand on touche à leur porte- monnaie, ils deviennent méchants! ^^
Pendant ce temps, le projet Protect IP Act, le clone de SOPA, devrait être signé le 24 janvier au Sénat.


Protect IP Act est l’acronyme de « Preventing Real Online Threats to Economic Creativity and Theft of Intellectual Property ». Il s’agit en fait d’une réécriture de COICA (Combating Online Infringement and Counterfeits Act), lequel n’avait pas abouti. Comme SOPA, il s’agit d’un véritable arrêt de mort pour le net libre, et un acte de censure que nous ne pourrons plus envier aux dictatures s’il voit le jour.

We are the world?

Au risque de me répéter, il est impératif de comprendre qu’il ne s’agit pas d’un problème propre aux américains. En effet, de part nos habitudes quotidiennes sur le web, nous sommes en permanence sur des serveurs de l’Oncle Sam (Google (et ses différents services: Gmail, Youtube, Google Docs…), Facebook, Yahoo!, Apple, Microsoft, Amazon etc. etc.. L’influence de la législation et des entreprises américaines est donc non négligeable. Les motivations de PIPA et de SOPA sont d’ailleurs bien de cibler les sites étrangers, et non pas seulement ceux hébergés aux États-Unis.

Imaginez un peu le poids de la censure si elle touche un Google ou un Apple!

Assécher les finances, couper les ponts

PIPA place au premier plan la stratégie du siège économique pour faire crever les sites proposant du contenu illégal.

Les ayants droit pourront donc saisir le tribunal pour exiger que les intermédiaires financiers et annonceurs publicitaires etc. cessent de traiter avec le site jugé non conforme à la loi sur la propriété intellectuelle. Comme pour SOPA, les moteurs de recherche et même les fournisseurs d’accès pourront être tenus pour responsables dans le cas où ils permettraient l’accès à ces sites.

On retrouve une fois encore le très polémique blocage au niveau des DNS qui pourrait amener mesdames et messieurs non pas à la suppression d’un fichier, à la suppression d’une page, à la suppression d’un site, mais à la suppression de l’ensemble des sites présents sur un même domaine! (même s’ils proposent du contenu légal). Profitez-en, c’est un déstockage total avant liquidation!

La seule différence que j’ai pu pour l’instant noter avec SOPA est que la procédure de blocage avec PIPA serait notifiée avant de prendre effet, laissant ainsi une semaine au webmaster pour se défendre, alors que SOPA ne verserait pas dans toute cette sensiblerie et bloquerait tout d’abord. On tape et on discute après! C’est une autre philosophie…

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SOPA: la première bataille est gagnée! https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/21/sopa-la-premiere-bataille-est-gagnee/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/21/sopa-la-premiere-bataille-est-gagnee/#comments Wed, 21 Dec 2011 13:30:14 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2384 L'article SOPA: la première bataille est gagnée! a été publié sur Révolte Numérique

Vendredi dernier, l’examen du projet de loi SOPA, qui se déroule à la chambre des représentants américaine, a été reporté. Alors qu’il devait être réexaminé aujourd’hui, un nouveau report indéterminé a été annoncé. Avec les fêtes et les élections à venir, aux État-Unis aussi, la procédure pourrait se compliquer quelque … Lire la suite

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L'article SOPA: la première bataille est gagnée! a été publié sur Révolte Numérique

Vendredi dernier, l’examen du projet de loi SOPA, qui se déroule à la chambre des représentants américaine, a été reporté. Alors qu’il devait être réexaminé aujourd’hui, un nouveau report indéterminé a été annoncé. Avec les fêtes et les élections à venir, aux État-Unis aussi, la procédure pourrait se compliquer quelque peu…

Depuis plus d’un mois, la mobilisation s’était resserrée contre le projet de censure de l’internet mondial: les grandes entreprises du web (Google, Twitter, Facebook, Yahoo!, ebay…) s’étaient offusquées contre cette menace pour leur chiffre d’affaire. En effet, la suppression possible de tout site proposant du contenu copyrighté mettrait probablement Youtube ou Facebook sous les verrous. Plus récemment, Jimmy Wales, le fondateur de Wikipédia avait menacé de fermer son encyclopédie en signe de contestation, et plus de 80 pères fondateurs d’internet se sont exprimés dans une lettre ouverte appelant au rejet de ce texte.

Un projet anti-internet

C’était le point de vue de nombreux opposants à SOPA, mais visiblement, l’idée a fait son chemin. Le représentant Lamar Smith, l’auteur et le rapporteur du projet, aurait semble-t-il concédé la tenue d’une enquête sur les effets du filtrage DNS (mais il ne faut surtout pas rêver sur d’éventuels états d’âme d’un tel personnage).

De plus, celui-ci est sous le coup d’un scandale le mettant au cœur d’une affaire de pots de vin dans laquelle il aurait touché plus d’un demi million de dollars de lobbys des industries du cinéma et de la musique, au cours de ces dix dernières années. On comprend mieux d’où il tire son inspiration!

Renforcer la mobilisation

Quoi qu’il en soit, il est évident que la mobilisation mondiale sur la toile n’est pas pour rien dans ce revirement, et montre ainsi ses premiers effets. Cette expérience, bien que rien n’est encore gagné et que l’intervention des grandes entreprises du web apporte un poids considérable à notre action, aura montré que dans certains cas, il est encore possible de faire entendre notre voix sans avoir à sortir les tanks! 😉

Mais n’oublions pas qu’il ne s’agit pour l’instant que d’un contretemps, et que le cousin de SOPA est lui aussi toujours en attente d’être voté: le Protect IP Act (PIPA). Ce projet est exactement dans le même état d’esprit et traduit bien la stratégie actuelle des ayants droit et des états qui leur servent la soupe: censurer les réseaux de communication au nom de la propriété intellectuelle.

Plus ancien, ACTA risque lui aussi de faire parler de lui dans les mois à venir, puisque le traité va être ratifié par l’Europe…

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ACTA est prêt à être signé par l’Europe https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/20/acta-est-pret-a-etre-signe-par-leurope/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/20/acta-est-pret-a-etre-signe-par-leurope/#comments Tue, 20 Dec 2011 01:43:42 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2391 L'article ACTA est prêt à être signé par l’Europe a été publié sur Révolte Numérique

L’accord commercial anti-contrefaçon (ACTA), l’un des projets internationaux les plus dangereux pour l’internet libre, a reçu l’approbation du Conseil de l’Union Européenne en fin de semaine dernière. Toujours à l’aide de pratiques opaques, et refusant tout débat démocratique sur le sujet, c’est à la 41e (et dernière) page du rapport … Lire la suite

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L'article ACTA est prêt à être signé par l’Europe a été publié sur Révolte Numérique

L’accord commercial anti-contrefaçon (ACTA), l’un des projets internationaux les plus dangereux pour l’internet libre, a reçu l’approbation du Conseil de l’Union Européenne en fin de semaine dernière.

Toujours à l’aide de pratiques opaques, et refusant tout débat démocratique sur le sujet, c’est à la 41e (et dernière) page du rapport du Conseil des Ministres de l’agriculture et de la pêche, que l’autorisation de signer le traité a été annoncée par nos « représentant-e-s ».

« Le Conseil a adopté une décision autorisant la signature de l’accord commercial anti-contrefaçon (ACTA) avec l’Australie, le Canada, le Japon, la République de Corée, Maroc, Mexique, Nouvelle-Zélande, Singapour, la Suisse et les États-Unis.
ACTA vise à établir un cadre international pour améliorer l’application des lois des droits de propriété intellectuelle et de créer des normes internationales améliorées pour des actions contre les grandes violations de la propriété intellectuelle. 
Les négociations ont été conclues en Novembre 2010. »

Ce n’est pas la première fois que ce genre de procédé est utilisé par les institutions européennes pour faire passer dans « l’indifférence » certains textes, comme cela s’est déjà produit avec une proposition sur les brevets logiciels en 2005.

Au niveau international, ACTA avait lui-même été négocié dans le secret jusqu’à ce que des documents ne soient révélés par Wikileaks en 2008.

ACTA devra à présent passer par un vote du Parlement Européen et une vérification de la Cour de Justice avant la signature finale. La mobilisation est donc plus que jamais nécessaire!

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SOPA: Les pères de l’internet écrivent contre la censure https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/17/les-peres-de-linternet-ecrivent-contre-sopa/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/17/les-peres-de-linternet-ecrivent-contre-sopa/#comments Sat, 17 Dec 2011 14:20:50 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2323 L'article SOPA: Les pères de l’internet écrivent contre la censure a été publié sur Révolte Numérique

Depuis que le projet de censure du net SOPA est discuté par les sénateurs américains, la bataille fait rage sur le net, et de nouvelles voix ne cessent de s’élever. Alors que les représentants des ayants droit français ARP (société civile des auteurs-réalisateurs producteurs) et la SACD (Société des Auteurs … Lire la suite

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L'article SOPA: Les pères de l’internet écrivent contre la censure a été publié sur Révolte Numérique

Depuis que le projet de censure du net SOPA est discuté par les sénateurs américains, la bataille fait rage sur le net, et de nouvelles voix ne cessent de s’élever. Alors que les représentants des ayants droit français ARP (société civile des auteurs-réalisateurs producteurs) et la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques) ont affiché leur scandaleux soutien à ce projet digne des plus grandes dictatures, 83 fondateurs d’Internet ont écrit une lettre ouverte pour marquer leur opposition au projet. Rendez-vous du le site de l’EFF (Electronic Frontier Foundation) pour la version originale.

Nous soussignés (les rédacteurs), avons joué de multiples rôles dans la création d’un réseau nommé Internet. Nous avons conçu et débugué la couche logicielle, nous avons défini l’ensemble des standards et protocoles qui communiquent à travers ce réseau. Beaucoup d’entre nous en ont inventé des pans entiers. Et nous sommes assez fiers des retombées sociales et économiques que notre projet, l’Internet, a engendrées.

L’an dernier, beaucoup d’entre nous vous ont écrit à vous et à vos collègues pour vous mettre en garde contre les lois COICA (sur le droit d’auteur et la censure). Aujourd’hui, nous vous écrivons à nouveau afin de réaffirmer nos inquiétudes à propos des dérivées des lois SOPA et PIPA survenues avec le projet de loi de l’an dernier, sous la responsabilité de la Chambre des représentants et du Sénat. À bien des égards, ces propositions sont pires que celles dont la lecture nous avait alarmé par le passé.

Si ces lois sont votées, celles-ci vont provoquer un climat de peur et d’incertitude pour les innovations technologiques, ainsi que sérieusement entamer la crédibilité des États-Unis dans son rôle de superviseur des infrastructures clefs de l’Internet. Malgré les récents amendements de SOPA, ces deux projets risquent de fragmenter le système de nommage mondial de l’Internet (DNS) et avoir d’autres conséquences techniques imprévisibles. En contrepartie, une telle législation engendrera une censure qui, simultanément, sera contournable par ceux qui violent délibérément le droit d’auteur tout en entravant le droit et la capacité de la population à communiquer et s’exprimer en ligne.

Tous les projets de censure entravent la communication au-delà de la catégorie qu’ils étaient destinés à restreindre, mais ces lois sont particulièrement flagrantes à cet égard car elles causent la disparition de domaines entiers du Web, pas seulement des pages ou fichiers illégaux. Pire, un nombre incroyable de sites utiles et parfaitement respectueux des lois peuvent être mis sur liste noire par ces propositions. De fait, il semble que cela ait déjà commencé à se produire suite aux récentes procédures de saisie de nom de domaine (DHS/ICE).

La censure de l’infrastructure de l’Internet va inévitablement provoquer des erreurs réseau et des problèmes de sécurité. Cela est vrai en Chine, en Iran et dans les autres pays qui pratiquent déjà la censure. Ce sera tout aussi vrai pour la censure américaine. Ceci est également vrai que la censure soit appliquée au niveau des DNS, proxies, pare-feu ou toute autre méthode. Le genre d’erreurs réseaux et l’insécurité que nous combattons aujourd’hui vont se multiplier, et affecteront d’autres sites que ceux mis sur liste noire par le gouvernement américain.

Les présents projets de loi – SOPA de manière explicite et PIPA de manière implicite– menacent aussi les ingénieurs qui bâtissent des systèmes Internet ou offrent des services qui ne sont pas immédiatement et automatiquement compatibles avec les mesures de censure du gouvernement des États-Unis. Lorsque nous avons dessiné les lignes de ce que serait Internet, nos priorités étaient la fiabilité, la robustesse et la minimisation des points centraux, sujets à fragilité ou contrôle. Nous sommes alarmés de voir le Congrès si près d’imposer la compatibilité à la censure comme un prérequis pour les innovations de l’Internet. Ceci ne peut que porter atteinte à la sécurité du réseau et donner aux gouvernements autoritaires plus de pouvoirs sur ce que leurs citoyens peuvent lire et publier

Le gouvernement américain a régulièrement affirmé qu’il soutenait un Internet libre et ouvert, tant au niveau local qu’à l’étranger. Nous ne pouvons pas avoir un Internet libre et ouvert sans systèmes de nommage et de routage placés au-dessus des préoccupations politiciennes et des objectifs d’un gouvernement ou d’une industrie unique, quels qu’ils soient. À ce jour, le rôle de leader que les États-Unis ont joué dans cette infrastructure n’a pas été remis en cause car l’Amérique est perçue comme un arbitre de confiance et un bastion neutre de la liberté d’expression. Si les États-Unis commencent à utiliser leur position centrale dans le réseau pour mettre en place une censure servant leurs intérêts politiques et économiques, les conséquences seront d’une grande portée et destructrices.

Sénateurs, députés, nous croyons qu’Internet est trop important et trop précieux pour être menacé de cette façon, et vous implorons de mettre ces projets de loi de côté.

Signataires:

  • Vint Cerf, co-designer of TCP/IP, one of the « fathers of the Internet », signing as private citizen
  • Paul Vixie, author of BIND, the most widely-used DNS server software, and President of the Internet Systems Consortium
  • Tony Li, co-author of BGP (the protocol used to arrange Internet routing); chair of the IRTF’s Routing Research Group; a Cisco Fellow; and architect for many of the systems that have actually been used to build the Internet
  • Steven Bellovin, invented the DNS cache contamination attack; co-authored the first book on Internet security; recipient of the 2007 NIST/NSA National Computer Systems Security Award and member of the DHS Science and Technology Advisory Committee
  • Jim Gettys, editor of the HTTP/1.1 protocol standards, which we use to do everything on the Web
  • Dave Kristol, co-author, RFCs 2109, 2965 (Web cookies); contributor, RFC 2616 (HTTP/1.1)
  • Steve Deering, Ph.D., invented the IP multicast feature of the Internet; lead designer of IPv6 (version 6 of the Internet Protocol)
  • David Ulevitch, David Ulevitch, CEO of OpenDNS, which offers alternative DNS services for enhanced security.
  • Elizabeth Feinler, director of the Network Information Center (NIC) at SRI International, administered the Internet Name Space from 1970 until 1989 and developed the naming conventions for the internet top level domains (TLDs) of .mil, .gov, .com, .org, etc. under contracts to DoD
  • Robert W. Taylor, founded and funded the beginning of the ARPAnet; founded and managed the Xerox PARC Computer Science Lab which designed and built the first networked personal computer (Alto), the Ethernet, the first internet protocol and internet, and desktop publishing
  • Fred Baker, former IETF chair, has written about 50 RFCs and contributed to about 150 more, regarding widely used Internet technology
  • Dan Kaminsky, Chief Scientist, DKH
  • Esther Dyson, EDventure; founding chairman, ICANN; former chairman, EFF; active investor in many start-ups that support commerce, news and advertising on the Internet; director, Sunlight Foundation
  • Walt Daniels, IBM’s contributor to MIME, the mechanism used to add attachments to emails
  • Nathaniel Borenstein, Chief Scientist, Mimecast; one of the two authors of the MIME protocol, and has worked on many other software systems and protocols, mostly related to e-mail and payments
  • Simon Higgs, designed the role of the stealth DNS server that protects a.root-servers.net; worked on all versions of Draft Postel for creating new TLDs and addressed trademark issues with a complimentary Internet Draft; ran the shared-TLD mailing list back in 1995 which defined the domain name registry/registrar relationship; was a root server operator for the Open Root Server Consortium; founded coupons.com in 1994
  • John Bartas, was the technical lead on the first commercial IP/TCP software for IBM PCs in 1985-1987 at The Wollongong Group. As part of that work, developed the first tunneling RFC, rfc-1088
  • Nathan Eisenberg, Atlas Networks Senior System Administrator; manager of 25K sq. ft. of data centers which provide services to Starbucks, Oracle, and local state
  • Dave Crocker, author of Internet standards including email, DKIM anti-abuse, electronic data interchange and facsimile, developer of CSNet and MCI national email services, former IETF Area Director for network management, DNS and standards, recipient of IEEE Internet Award for contributions to email, and serial entrepreneur
  • Craig Partridge, architect of how email is routed through the Internet; designed the world’s fastest router in the mid 1990s
  • Doug Moeller, Chief Technology Officer at Autonet Mobile
  • John Todd, Lead Designer/Maintainer – Freenum Project (DNS-based, free telephony/chat pointer system), http://freenum.org/
  • Alia Atlas, designed software in a core router (Avici) and has various RFCs around resiliency, MPLS, and ICMP
  • Kelly Kane, shared web hosting network operator
  • Robert Rodgers, distinguished engineer, Juniper Networks, signing as a private citizen
  • Anthony Lauck, helped design and standardize routing protocols and local area network protocols and served on the Internet Architecture Board
  • Ramaswamy Aditya, built various networks and web/mail content and application hosting providers including AS10368 (DNAI) which is now part of AS6079 (RCN); did network engineering and peering for that provider; did network engineering for AS25 (UC Berkeley); currently does network engineering for AS177-179 and others (UMich)
  • Blake Pfankuch, Connecting Point of Greeley, Network Engineer
  • Jon Loeliger, has implemented OSPF, one of the main routing protocols used to determine IP packet delivery; at other companies, has helped design and build the actual computers used to implement core routers or storage delivery systems; at another company, installed network services (T-1 lines and ISP service) into Hotels and Airports across the country
  • Jim Deleskie, internetMCI Sr. Network Engineer, Teleglobe Principal Network Architect
  • David Barrett, Founder and CEO, Expensify
  • Mikki Barry, VP Engineering of InterCon Systems Corp., creators of the first commercial applications software for the Macintosh platform and the first commercial Internet Service Provider in Japan
  • Peter Rubenstein,helped to design and build the AOL backbone network, ATDN.
  • David Farber, distinguished Professor CMU; Principal in development of CSNET, NSFNET, NREN, GIGABIT TESTBED, and the first operational distributed computer system; EFF board member
  • Bradford Chatterjee, Network Engineer, helped design and operate the backbone network for a nationwide ISP serving about 450,000 users
  • Gary E. Miller Network Engineer specializing in eCommerce
  • Jon Callas, worked on a number of Internet security standards including OpenPGP, ZRTP, DKIM, Signed Syslog, SPKI, and others; also participated in other standards for applications and network routing
  • John Kemp, Principal Software Architect, Nokia; helped build the distributed authorization protocol OAuth and its predecessors; former member of the W3C Technical Architecture Group
  • Christian Huitema, worked on building the Internet in France and Europe in the 80’s, and authored many Internet standards related to IPv6, RTP, and SIP; a former member of the Internet Architecture Board
  • Steve Goldstein, Program Officer for International Networking Coordination at the National Science Foundation 1989-2003, initiated several projects that spread Internet and advanced Internet capabilities globally
  • David Newman, 20 years’ experience in performance testing of Internet
    infrastructure; author of three RFCs on measurement techniques (two on firewall performance, one on test traffic contents)
  • Justin Krejci, helped build and run the two biggest and most successful municipal wifi networks located in Minneapolis, MN and Riverside, CA; building and running a new FTTH network in Minneapolis
  • Christopher Liljenstolpe, was the chief architect for AS3561 (at the time about 30% of the Internet backbone by traffic), and AS1221 (Australia’s main Internet infrastructure)
  • Joe Hamelin, co-founder of Seattle Internet Exchange (http://www.seattleix.net) in 1997, and former peering engineer for Amazon in 2001
  • John Adams, operations engineer at Twitter, signing as a private citizen
  • David M. Miller, CTO / Exec VP for DNS Made Easy (IP Anycast Managed Enterprise DNS provider)
  • Seth Breidbart, helped build the Pluribus IMP/TIP for the ARPANET
  • Timothy McGinnis, co-chair of the African Network Information Center Policy Development Working Group, and active in various IETF Working Groups
  • Richard Kulawiec, 30 years designing/operating academic/commercial/ISP systems and networks
  • Larry Stewart, built the Etherphone at Xerox, the first telephone system working over a local area network; designed early e-commerce systems for the Internet at Open Market
  • John Pettitt, Internet commerce pioneer, online since 1983, CEO Free Range Content Inc.; founder/CTO CyberSource & Beyond.com; created online fraud protection software that processes over 2 billion transaction a year
  • Brandon Ross, Chief Network Architect and CEO of Network Utility Force LLC
  • Chris Boyd, runs a green hosting company and supports EFF-Austin as a board member
  • Dr. Richard Clayton, designer of Turnpike, widely used Windows-based Internet access suite; prominent Computer Security researcher at Cambridge University
  • Robert Bonomi, designed, built, and implemented, the Internet presence for a number of large corporations
  • Owen DeLong, member of the ARIN Advisory Council who has spent more than a decade developing better IP addressing policies for the internet in North America and around the world
  • Baudouin Schombe, blog design and content trainer
  • Lyndon Nerenberg, Creator of IMAP Binary extension (RFC 3516)
  • John Gilmore, co-designed BOOTP (RFC 951), which became DHCP, the way you get an IP address when you plug into an Ethernet or get on a WiFi access point; current EFF board member
  • John Bond, Systems Engineer at RIPE NCC maintaining AS25152 (k.root-servers.net.) and AS197000 (f.in-addr-servers.arpa. ,f.ip6-servers.arpa.); signing as a private citizen
  • Stephen Farrell, co-author on about 15 RFCs
  • Samuel Moats, senior systems engineer for the Department of Defense; helps build and defend the networks that deliver data to Defense Department users
  • John Vittal, created the first full email client and the email standards still in use today
  • Ryan Rawdon, built out and maintains the network infrastructure for a rapidly growing company in our country’s bustling advertising industry; was on the technical operations team for one of our country’s largest residential ISPs
  • Brian Haberman, has been involved in the design of IPv6, IGMP/MLD, and NTP within the IETF for nearly 15 years
  • Eric Tykwinski, Network Engineer working for a small ISP based in the Philadelphia region; currently maintains the network as well as the DNS and server infrastructure
  • Noel Chiappa, has been working on the lowest level stuff (the IP protocol level) since 1977; name on the ‘Birth of the Internet’ plaque at Stanford); actively helping to develop new ‘plumbing’ at that level
  • Robert M. Hinden, worked on the gateways in the early Internet, author of many of the core IPv6 specifications, active in the IETF since the first IETF meeting, author of 37 RFCs, and current Internet Society Board of Trustee member
  • Alexander McKenzie, former member of the Network Working Group and participated in the design of the first ARPAnet Host protocols; was the manager of the ARPAnet Network Operation Center that kept the network running in the early 1970s; was a charter member of the International Network Working Group that developed the ideas used in TCP and IP
  • Keith Moore, was on the Internet Engineering Steering Group from 1996-2000, as one of two Area Directors for applications; wrote or co-wrote technical specification RFCs associated with email, WWW, and IPv6 transition
  • Guy Almes, led the connection of universities in Texas to the NSFnet during the late 1980s; served as Chief Engineer of Internet2 in the late 1990s
  • David Mercer, formerly of The River Internet, provided service to more of Arizona than any local or national ISP
  • Paul Timmins, designed and runs the multi-state network of a medium sized telephone and internet company in the Midwest
  • Stephen L. Casner, led the working group that designed the Real-time Transport Protocol that carries the voice signals in VoIP systems
  • Tim Rutherford, DNS and network administrator at C4
  • Mike Alexander, helped implement (on the Michigan Terminal System at the University of Michigan) one of the first EMail systems to be connected to the Internet (and to its predecessors such as Bitnet, Mailnet, and UUCP); helped with the basic work to connect MTS to the Internet; implemented various IP related drivers on early Macintosh systems: one allowed TCP/IP connections over ISDN lines and another made a TCP connection look like a serial port
  • John Klensin, Ph.D., early and ongoing role in the design of Internet applications and coordination and administrative policies; former IAB Chair and former AT&T Internet Architecture VP
  • L. Jean Camp, former Senior Member of the Technical Staff at Sandia National Laboratories, focusing on computer security; eight years at Harvard’s Kennedy School; tenured Professor at Indiana Unviersity’s School of Informatics with research addressing security in society.
  • Louis Pouzin, designed and implemented the first computer network using datagrams (CYCLADES), from which TCP/IP was derived
  • Carl Page, helped found eGroups, the biggest social network
    of its day, 14 million users at the point of sale to Yahoo for around $430,000,000, at which point it became Yahoo Groups
  • Phil Lapsley, co-author of the Internet Network News Transfer Protocol (NNTP), RFC 977, and developer of the NNTP reference implementation
  • Jack Haverty (MSEE, BSEE MIT 1970), Principal Investigator for several DARPA projects including the first Internet development and operation; Corporate Network Architect for BBN; Founding member of the IAB/ICCB; Internet Architect and Corporate Founding Member of W3C for Oracle Corporation
  • Glenn Ricart, Managed the original (FIX) Internet interconnection point
  • Ben Laurie, Apache Software Foundation founder, OpenSSL core team member, security researcher. Over half the secure websites on the Internet are powered by his software.
  • Chris Wellens President & CEO InterWorking Labs
  • Chris Morrow Network Security Engineer at Google, and previously at UUNET. Involved in several IETF routing and security working groups.
  • Dave Shambley, entrepreneur and IEEE member
  • Bill Jennings, who was VP of Engineering at Cisco for 10 years and responsible for building much of the hardware and embedded software for Cisco’s core router products and high-end Ethernet switches
  • Bernie Cosell coauthored the original IMP code, Terminal-IMP [TIP] and monitoring code for the NOC.
  • Leonard Kleinrock, one of the « fathers of the Internet », created the mathematical theory of packet networks, ran the UCLA lab that served as the first node of the ARPANET, and supervised the transmission of its first message.
  • Rebecca Hargrave Malamud, helped advance many large-scale Internet projects, and have been working the web since its invention

Source: PCinpact

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Le cinéma français part en justice pour la censure du net https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/01/le-cinema-francais-part-en-justice-pour-la-censure-du-net/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/01/le-cinema-francais-part-en-justice-pour-la-censure-du-net/#respond Thu, 01 Dec 2011 06:53:07 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2007 L'article Le cinéma français part en justice pour la censure du net a été publié sur Révolte Numérique

On ne parle que de ça en ce moment, et en particulier après les déclarations de Nicolas Sarkozy au sommet d’Avignon: le streaming est la nouvelle menace terroriste qui plane sur nos têtes. Édit : devant la complexité du dossier, le procès a été reporté à mars 2012. Alors que … Lire la suite

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L'article Le cinéma français part en justice pour la censure du net a été publié sur Révolte Numérique

On ne parle que de ça en ce moment, et en particulier après les déclarations de Nicolas Sarkozy au sommet d’Avignon: le streaming est la nouvelle menace terroriste qui plane sur nos têtes.
Édit : devant la complexité du dossier, le procès a été reporté à mars 2012.

Alors que l’ACTA doit être discuté au niveau européen, que SOPA passe en ce moment au sénat américain, et que les méthodes de censure du web s’orientent de plus en plus sur une stratégie d’étouffement financier (comme ce fût le cas pour wikileaks), les lobbys du cinéma en remettent une louche, et attaquent l’ensemble des opérateurs français en justice pour les obliger à bloquer les sites de streaming…

L’Association des producteurs de cinéma (APC), la Fédération Nationale des Distributeurs de Films (FNDF) et le Syndicat de l’Edition Vidéo Numérique (SEVN) ont hier, assigné en référé les opérateurs français (et leurs sièges américains): Bouygues, Darty, France Télécom, Free, Google France et Google Inc, Microsoft France et Microsoft Corp, Numéricable, Orange, SFR, Yahoo France et Yahoo Inc, afin qu’ils bloquent un certain nombre de sites de streaming proposant du contenu illégal.

Parmi les concernés, on trouve: MegaUpload, MegaVideo, AlloShare, AlloMovie, AlloShowTv (et oui, encore eux!).

D’après Électron libre qui a révélé cette affaire, les associations et syndicats utiliseraient l’article L336-2 du Code de la propriété intellectuelle pour appuyer cette démarche inédite en France:

« En présence d’une atteinte à un droit d’auteur ou à un droit voisin occasionnée par le contenu d’un service de communication au public en ligne, le tribunal de grande instance, […] peut ordonner à la demande des titulaires de droits sur les œuvres et objets protégés […] toutes mesures propres à prévenir ou à faire cesser une telle atteinte à un droit d’auteur ou un droit voisin, à l’encontre de toute personne susceptible de contribuer à y remédier. »

Ce sera l’occasion de voir dans quelle mesure l’arrêt Sabam émis par la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) il y a quelques jours, se révèle efficace. En effet, celui-ci interdit toute obligation faite aux fournisseurs d’accès à internet de surveiller les contenus échangés dans un but de blocage des contenus piratés.
Même s’il ne s’agit à priori pas d’une demande de filtrage permanent des communications mais bien d’une demande ponctuelle (pour l’instant), l’interdiction de filtrer des sites ayant un contenu légal (c’est aussi le cas de Megavideo) pourrait jouer en la faveur des sites de partage.

En tout cas, une chose est sûre: la guerre est déclarée!
Rendez-vous le 15 décembre pour une confrontation au TGI…

Mise à jour du 1/12/11: La demande ne concernerait finalement que les sites Allostreaming, AlloShare, AlloMovie, AlloShowTv et repose bien sur un blocage ciblé (comme cela a pu être mis en pratique pour Copwatch par exemple) et non un filtrage.

Visiblement, la procédure était prévue depuis au moins cet été et les opérateurs avaient été prévenus.
Outre « l’étonnante » coïncidence qui nous mène à nous demander si cette annonce était calquée sur l’agenda présidentiel, on pourra noter que Google s’était partiellement plié à la notification de cet été en supprimant Alloshare de ses résultats sans même attendre une quelconque décision de justice.

Mise à jour du 23/01/12:
Suite à la brutale fermeture de Megaupload par les États-Unis, Allostreaming, Alloshowtv, Alloshare et Allomovies ferment définitivement de leur propre chef.

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Censure d’internet: les industries « culturelles » auront-elles leur patriot act? https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/11/17/censure-dinternet-les-industries-culturelles-auront-elles-leur-patriot-act/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/11/17/censure-dinternet-les-industries-culturelles-auront-elles-leur-patriot-act/#comments Thu, 17 Nov 2011 19:02:35 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=1864 L'article Censure d’internet: les industries « culturelles » auront-elles leur patriot act? a été publié sur Révolte Numérique

Dans le cadre de la lutte contre le piratage et la contrefaçon de biens manufacturés, une loi est en passe d’être votée ces jours-ci au sénat américain. Pour faire plaisir aux industries culturelles, c’est peut-être Internet tout entier qui va être sacrifié sur l’autel du profit. L’idée ne date pas d’hier … Lire la suite

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L'article Censure d’internet: les industries « culturelles » auront-elles leur patriot act? a été publié sur Révolte Numérique

Dans le cadre de la lutte contre le piratage et la contrefaçon de biens manufacturés, une loi est en passe d’être votée ces jours-ci au sénat américain. Pour faire plaisir aux industries culturelles, c’est peut-être Internet tout entier qui va être sacrifié sur l’autel du profit.

L’idée ne date pas d’hier et ne surprend qu’à moitié. Depuis des années, la guerre des ayants droit contre la culture fait rage: ACTA, PIPA (Protect IP Act), E-Parasite Act (Enforcing and Protecting American Rights), COICA (Combating Online Infringement and Counterfeits Act) et aujourd’hui SOPA (The Stop Online Piracy Act)… Tous ces acronymes ne désignent en réalité qu’un seul et même projet: garantir les profits des industries de la propriété intellectuelle par le filtrage et la censure d’Internet.

Un bon travail de lobbying

L’action de pression sur les autorités américaines ne date pas d’hier. Il y a un an, l’association américaine de l’industrie cinématographique (MPAA) s’était déjà manifestée auprès des autorités américaines, brandissant une liste des sites à abattre.

Parmi les plus connus, on trouvait ThePirateBay.org (Suède / Pays-Bas), Megaupload.com (Hong Kong/USA), Megavideo.com (idem), RapidShare.com (Suisse/Chine) et bien d’autres.

Vous l’aurez remarqué, la liste ne comprend pas que des sites hébergés aux États-Unis, et c’est bien là tout l’enjeu de cette affaire.

Aujourd’hui, le même lobby du cinéma applaudit le projet de loi (surprenant non?).

Une stratégie guerrière

Le projet vise donc les sites américains, mais aussi basés à l’étranger. Afin de faire couler tous ces terroristes qui partagent (plus précisément, qui sont suspectés de partager la culture ou de faciliter le piratage ), la stratégie consistera à les assiéger:

  • blocage au niveau des FAI,
  • des registres DNS,
  • des moteurs de recherche,
  • des services de paiement (paypal, mastercard etc),
  • des annonceurs présents sur ces sites (ah! Voilà quelque chose de censé 😉 )
  • etc…

Ces mesures pourront de plus être prises de façon préventive, sans même la tenue d’un procès!

De nombreux effets collatéraux

Alors que traditionnellement, ce sont les contenus qui étaient visés, les sites dans leur totalité le sont aujourd’hui.

Pour  Trevor Timm de l’Electronic Frontier Foundation:

« Tandis que TOR est conçu pour la promotion de la libre expression, la protection de la vie privée et des droits de l’Homme (…), il peut être également utilisé pour masquer l’adresse IP lors d’un téléchargement de contenu copyrighté, comme de la musique. Les entreprises concernées par le téléchargement illégal de musique pourraient utiliser la loi SOPA pour forcer Visa et Mastercard à couper les donations à Torproject.org – bien que le but de Tor soit de faciliter l’activisme et non le piratage ».

Un autre effet collatéral désastreux sera aussi un renforcement de la surveillance au niveau des FAI, car si leur responsabilité est engagée, il est évident qu’ils se livreront à un espionnage des communications pour s’assurer qu’aucun contenu transitant n’est illégal.

Sommes-nous impuissant-e-s?

Une mobilisation internationale se met en ce moment même en place, et la réaction des Google, Facebook, Yahoo, eBay, AOL, Twitter, LinkedIn etc. ne s’est pas évidemment pas fait attendre: dans la présente logique, un portail comme Youtube, hébergeant sans accord de nombreuses vidéos sous droits, serait concerné.

De nombreuses associations civiles se mobilisent elles aussi comme L’EFF (Electronic Frontier Foundation) et dénoncent ce qui est désormais considéré comme étant l’équivalent de la grande muraille numérique de la Chine.

Plusieurs pétitions circulent actuellement sur le net:

Bien que les pétitions ne soient pas le moyen le plus contraignant pour ces adversaires puissants, n’hésitez pas à les signer (n’oubliez pas que les pseudos existent! 😉 ), et à diffuser au maximum l’information autour de vous!

Si nous sommes déjà concernés, il faut bien comprendre que comme pour ACTA, si le projet passe aux États-Unis, il ne tardera pas à arriver en Europe, et à servir de modèle de référence dans le monde entier…

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