fichage – Révolte Numérique https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org Pour l'autodéfense numérique Sat, 25 Jul 2015 12:41:36 +0000 fr-FR hourly 1 #PJLRenseignement: Mais qui sont les députés qui ont voté la surveillance de masse? https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/05/05/pjlrenseignement-mais-qui-sont-les-deputes-qui-ont-vote-la-surveillance-de-masse/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/05/05/pjlrenseignement-mais-qui-sont-les-deputes-qui-ont-vote-la-surveillance-de-masse/#comments Tue, 05 May 2015 17:51:17 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4950 L'article #PJLRenseignement: Mais qui sont les députés qui ont voté la surveillance de masse? a été publié sur Révolte Numérique

Mardi 5 mai 2015, le projet de Loi sur le Renseignement a été voté massivement par l’Assemblée Nationale: (438 Pour, 86 Contre et 42 abstentions). Sans grande surprise, le matraquage permanent du gouvernement visant à instiller la peur du terrorisme aura été efficace. Relayé abondamment par bon nombre de médias, … Lire la suite

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L'article #PJLRenseignement: Mais qui sont les députés qui ont voté la surveillance de masse? a été publié sur Révolte Numérique

surveillance_AN

Mardi 5 mai 2015, le projet de Loi sur le Renseignement a été voté massivement par l’Assemblée Nationale: (438 Pour, 86 Contre et 42 abstentions). Sans grande surprise, le matraquage permanent du gouvernement visant à instiller la peur du terrorisme aura été efficace. Relayé abondamment par bon nombre de médias, on ne pouvait craindre autre chose de cette psychose entretenue depuis des mois, et surtout après les attentats de Paris.

Cependant, on était en droit d’attendre des députés qu’ils soient un peu moins impressionnables lorsque vint le moment d’examiner la Loi sur le Renseignement. Mais la fainéantise et le carriérisme semblent l’avoir emporté face à la prise de hauteur requise pour de tels moments historiques. N’ayons pas peur des grands mots. Car la porte qui est en train d’être ouverte permettra demain d’augmenter sans cesse le pouvoir des Renseignements.

Et puisque le Renseignement politique semble être la nouvelle mode, on va essayer de s’y mettre doucement en fournissant la liste (publique) des députés qui ont refusé en notre nom de s’opposer à cette loi scélérate. (Pour chercher votre député-e, tapez Ctrl + F).

Analyse du scrutin n° 1109 Deuxième séance du 05/05/2015

Groupe socialiste, républicain et citoyen (288 membres)

Pour: 252

  • Ibrahim Aboubacar
  • Patricia Adam
  • Sylviane Alaux
  • Jean-Pierre Allossery
  • François André
  • Nathalie Appéré
  • Kader Arif
  • Christian Assaf
  • Joël Aviragnet
  • Pierre Aylagas
  • Jean-Marc Ayrault
  • Alexis Bachelay
  • Guillaume Bachelay
  • Jean-Paul Bacquet
  • Dominique Baert
  • Gérard Bapt
  • Frédéric Barbier
  • Serge Bardy
  • Ericka Bareigts
  • Christian Bataille
  • Delphine Batho
  • Marie-Noëlle Battistel
  • Philippe Baumel
  • Catherine Beaubatie
  • Marie-Françoise Bechtel
  • Jean-Marie Beffara
  • Luc Belot
  • Karine Berger
  • Chantal Berthelot
  • Gisèle Biémouret
  • Philippe Bies
  • Erwann Binet
  • Yves Blein
  • Daniel Boisserie
  • Christophe Borgel
  • Florent Boudié
  • Marie-Odile Bouillé
  • Christophe Bouillon
  • Brigitte Bourguignon
  • Malek Boutih
  • Émeric Bréhier
  • Jean-Louis Bricout
  • Jean-Jacques Bridey
  • François Brottes
  • Isabelle Bruneau
  • Gwenegan Bui
  • Sabine Buis
  • Jean-Claude Buisine
  • Sylviane Bulteau
  • Vincent Burroni
  • Alain Calmette
  • Jean-Christophe Cambadélis
  • Colette Capdevielle
  • Yann Capet
  • Christophe Caresche
  • Marie-Arlette Carlotti
  • Martine Carrillon-Couvreur
  • Christophe Castaner
  • Laurent Cathala
  • Jean-Yves Caullet
  • Guy Chambefort
  • Jean-Paul Chanteguet
  • Marie-Anne Chapdelaine
  • Guy-Michel Chauveau
  • Jean-David Ciot
  • Alain Claeys
  • Jean-Michel Clément
  • Marie-Françoise Clergeau
  • Romain Colas
  • Philip Cordery
  • Valérie Corre
  • Jean-Jacques Cottel
  • Catherine Coutelle
  • Jacques Cresta
  • Pascale Crozon
  • Frédéric Cuvillier
  • Seybah Dagoma
  • Yves Daniel
  • Carlos Da Silva
  • Pascal Deguilhem
  • Florence Delaunay
  • Michèle Delaunay
  • Guy Delcourt
  • Pascal Demarthe
  • Sébastien Denaja
  • Françoise Descamps-Crosnier
  • Sophie Dessus
  • Jean-Louis Destans
  • Michel Destot
  • Fanny Dombre-Coste
  • René Dosière
  • Sandrine Doucet
  • Philippe Doucet
  • Françoise Dubois
  • Jean-Pierre Dufau
  • Anne-Lise Dufour-Tonini
  • Françoise Dumas
  • William Dumas
  • Jean-Louis Dumont
  • Jean-Paul Dupré
  • Yves Durand
  • Philippe Duron
  • Olivier Dussopt
  • Henri Emmanuelli
  • Corinne Erhel
  • Sophie Errante
  • Marie-Hélène Fabre
  • Olivier Faure
  • Alain Fauré
  • Hervé Féron
  • Richard Ferrand
  • Geneviève Fioraso
  • Hugues Fourage
  • Jean-Marc Fournel
  • Valérie Fourneyron
  • Michèle Fournier-Armand
  • Michel Françaix
  • Christian Franqueville
  • Jean-Claude Fruteau
  • Jean-Louis Gagnaire
  • Yann Galut
  • Guillaume Garot
  • Hélène Geoffroy
  • Jean-Marc Germain
  • Jean Glavany
  • Yves Goasdoué
  • Geneviève Gosselin-Fleury
  • Pascale Got
  • Marc Goua
  • Estelle Grelier
  • Jean Grellier
  • Edith Gueugneau
  • Élisabeth Guigou
  • Chantal Guittet
  • David Habib
  • Razzy Hammadi
  • Benoît Hamon
  • Joëlle Huillier
  • Sandrine Hurel
  • Christian Hutin
  • Monique Iborra
  • Françoise Imbert
  • Michel Issindou
  • Éric Jalton
  • Serge Janquin
  • Henri Jibrayel
  • Régis Juanico
  • Armand Jung
  • Laurent Kalinowski
  • Marietta Karamanli
  • Philippe Kemel
  • Chaynesse Khirouni
  • Bernadette Laclais
  • Conchita Lacuey
  • François Lamy
  • Anne-Christine Lang
  • Colette Langlade
  • Jean Launay
  • Jean-Luc Laurent
  • Jean-Yves Le Bouillonnec
  • Gilbert Le Bris
  • Anne-Yvonne Le Dain
  • Jean-Yves Le Déaut
  • Viviane Le Dissez
  • Michel Lefait
  • Dominique Lefebvre
  • Annie Le Houerou
  • Annick Le Loch
  • Patrick Lemasle
  • Catherine Lemorton
  • Christophe Léonard
  • Annick Lepetit
  • Jean-Pierre Le Roch
  • Bruno Le Roux
  • Arnaud Leroy
  • Michel Lesage
  • Bernard Lesterlin
  • Serge Letchimy
  • Michel Liebgott
  • Martine Lignières-Cassou
  • Audrey Linkenheld
  • François Loncle
  • Gabrielle Louis-Carabin
  • Lucette Lousteau
  • Victorin Lurel
  • Jacqueline Maquet
  • Marie-Lou Marcel
  • Jean-René Marsac
  • Philippe Martin
  • Frédérique Massat
  • Sandrine Mazetier
  • Michel Ménard
  • Patrick Mennucci
  • Kléber Mesquida
  • Philippe Nauche
  • Nathalie Nieson
  • Robert Olive
  • Maud Olivier
  • Monique Orphé
  • Michel Pajon
  • Luce Pane
  • Rémi Pauvros
  • Germinal Peiro
  • Hervé Pellois
  • Jean-Claude Perez
  • Sébastien Pietrasanta
  • Martine Pinville
  • Christine Pires Beaune
  • Philippe Plisson
  • Élisabeth Pochon
  • Napole Polutélé
  • Pascal Popelin
  • Dominique Potier
  • Régine Povéda
  • Christophe Premat
  • Joaquim Pueyo
  • François Pupponi
  • Catherine Quéré
  • Valérie Rabault
  • Monique Rabin
  • Dominique Raimbourg
  • Marie Récalde
  • Eduardo Rihan Cypel
  • Alain Rodet
  • Frédéric Roig
  • Bernard Roman
  • Gwendal Rouillard
  • René Rouquet
  • Alain Rousset
  • Boinali Said
  • Béatrice Santais
  • Odile Saugues
  • Gilbert Sauvan
  • Christophe Sirugue
  • Julie Sommaruga
  • Pascal Terrasse
  • Sylvie Tolmont
  • Jean-Louis Touraine
  • Stéphane Travert
  • Catherine Troallic
  • Cécile Untermaier
  • Jean-Jacques Urvoas
  • Daniel Vaillant
  • Jacques Valax
  • Clotilde Valter
  • Michel Vauzelle
  • Fabrice Verdier
  • Michel Vergnier
  • Patrick Vignal
  • Jean-Michel Villaumé
  • Jean Jacques Vlody
  • Paola Zanetti

Abstention: 17

  • Laurent Baumel
  • Nicolas Bays
  • Jean-Luc Bleunven
  • Kheira Bouziane-Laroussi
  • Nathalie Chabanne
  • Dominique Chauvel
  • Pascal Cherki
  • Laurence Dumont
  • Geneviève Gaillard
  • Daniel Goldberg
  • Mathieu Hanotin
  • Pierre-Yves Le Borgn’
  • Pierre-Alain Muet
  • Christian Paul
  • Patrice Prat
  • Marie-Line Reynaud
  • Denys Robiliard

Groupe de l’union pour un mouvement populaire (198 membres)

Pour: 143

  • Damien Abad
  • Elie Aboud
  • Bernard Accoyer
  • Nicole Ameline
  • Benoist Apparu
  • Laurence Arribagé
  • Julien Aubert
  • Olivier Audibert-Troin
  • Jean-Pierre Barbier
  • Jacques Alain Bénisti
  • Xavier Bertrand
  • Marcel Bonnot
  • Jean-Claude Bouchet
  • Valérie Boyer
  • Philippe Briand
  • Bernard Brochand
  • Dominique Bussereau
  • Olivier Carré
  • Gilles Carrez
  • Yves Censi
  • Jérôme Chartier
  • Luc Chatel
  • Gérard Cherpion
  • Guillaume Chevrollier
  • Alain Chrétien
  • Jean-Louis Christ
  • Dino Cinieri
  • Éric Ciotti
  • Jean-François Copé
  • François Cornut-Gentille
  • Jean-Louis Costes
  • Édouard Courtial
  • Jean-Michel Couve
  • Marie-Christine Dalloz
  • Gérald Darmanin
  • Olivier Dassault
  • Bernard Deflesselles
  • Lucien Degauchy
  • Rémi Delatte
  • Jean-Pierre Door
  • Dominique Dord
  • David Douillet
  • Marianne Dubois
  • Christian Estrosi
  • Daniel Fasquelle
  • Georges Fenech
  • François Fillon
  • Marie-Louise Fort
  • Yves Foulon
  • Marc Francina
  • Yves Fromion
  • Laurent Furst
  • Sauveur Gandolfi-Scheit
  • Annie Genevard
  • Guy Geoffroy
  • Bernard Gérard
  • Alain Gest
  • Daniel Gibbes
  • Franck Gilard
  • Georges Ginesta
  • Charles-Ange Ginesy
  • Jean-Pierre Giran
  • Philippe Gosselin
  • Philippe Goujon
  • Claude Greff
  • Arlette Grosskost
  • Serge Grouard
  • Jean-Claude Guibal
  • Christophe Guilloteau
  • Michel Heinrich
  • Michel Herbillon
  • Antoine Herth
  • Guénhaël Huet
  • Sébastien Huyghe
  • Christian Jacob
  • Denis Jacquat
  • Christian Kert
  • Nathalie Kosciusko-Morizet
  • Jacques Kossowski
  • Patrick Labaune
  • Valérie Lacroute
  • Marc Laffineur
  • Jacques Lamblin
  • Jean-François Lamour
  • Guillaume Larrivé
  • Charles de La Verpillière
  • Thierry Lazaro
  • Alain Leboeuf
  • Isabelle Le Callennec
  • Marc Le Fur
  • Bruno Le Maire
  • Jean Leonetti
  • Pierre Lequiller
  • Philippe Le Ray
  • Geneviève Levy
  • Gilles Lurton
  • Jean-François Mancel
  • Alain Marleix
  • Philippe Armand Martin
  • Patrice Martin-Lalande
  • Alain Marty
  • Jean-Claude Mathis
  • François de Mazières
  • Gérard Menuel
  • Damien Meslot
  • Pierre Morange
  • Alain Moyne-Bressand
  • Jacques Myard
  • Dominique Nachury
  • Yves Nicolin
  • Patrick Ollier
  • Valérie Pécresse
  • Jacques Pélissard
  • Axel Poniatowski
  • Josette Pons
  • Didier Quentin
  • Frédéric Reiss
  • Jean-Luc Reitzer
  • Bernard Reynès
  • Camille de Rocca Serra
  • Sophie Rohfritsch
  • Martial Saddier
  • Paul Salen
  • François Scellier
  • Claudine Schmid
  • André Schneider
  • Jean-Marie Sermier
  • Michel Sordi
  • Éric Straumann
  • Claude Sturni
  • Michèle Tabarot
  • Guy Teissier
  • Michel Terrot
  • Jean-Marie Tetart
  • Dominique Tian
  • François Vannson
  • Catherine Vautrin
  • Patrice Verchère
  • Jean-Pierre Vigier
  • Philippe Vitel
  • Laurent Wauquiez
  • Éric Woerth
  • Marie-Jo Zimmermann

Abstention: 20

  • Sylvain Berrios
  • Marc-Philippe Daubresse
  • Claude de Ganay
  • Anne Grommerch
  • Françoise Guégot
  • Philippe Houillon
  • Frédéric Lefebvre
  • Céleste Lett
  • Véronique Louwagie
  • Lionnel Luca
  • Thierry Mariani
  • Olivier Marleix
  • Alain Marsaud
  • Pierre Morel-A-L’Huissier
  • Bernard Perrut
  • Christophe Priou
  • Arnaud Robinet
  • Fernand Siré
  • Jean-Sébastien Vialatte
  • Jean-Luc Warsmann

Groupe de l’union des démocrates et indépendants (30 membres)

Pour: 17

  • Stéphane Demilly
  • Philippe Folliot
  • Meyer Habib
  • Francis Hillmeyer
  • Sonia Lagarde
  • Jean-Christophe Lagarde
  • Michel Piron
  • Franck Reynier
  • François Rochebloine
  • Maina Sage
  • Rudy Salles
  • André Santini
  • François Sauvadet
  • Jean-Paul Tuaiva
  • Philippe Vigier
  • François-Xavier Villain
  • Michel Zumkeller

Abstention: 2

  • Thierry Benoit
  • Laurent Degallaix

Groupe écologiste (18 membres)

Pour: 5

  • Éric Alauzet
  • Denis Baupin
  • Christophe Cavard
  • François-Michel Lambert
  • François de Rugy

Abstention: 2

  • Véronique Massonneau
  • Barbara Pompili

Groupe radical, républicain, démocrate et progressiste (18 membres)

Pour: 17

  • Jean-Noël Carpentier
  • Ary Chalus
  • Gérard Charasse
  • Jeanine Dubié
  • Olivier Falorni
  • Paul Giacobbi
  • Joël Giraud
  • Gilda Hobert
  • Jacques Krabal
  • Jérôme Lambert
  • Jean-Pierre Maggi
  • Jacques Moignard
  • Dominique Orliac
  • Thierry Robert
  • Stéphane Saint-André
  • Roger-Gérard Schwartzenberg
  • Alain Tourret

Groupe de la gauche démocrate et républicaine (15 membres)

Pour: 3

  • Bruno Nestor Azérot
  • Marc Dolez
  • Gabriel Serville

Non inscrits (9 membres)

Pour: 1

  • Sylvie Andrieux

Abstention: 1

  • Gilles Bourdouleix

Donc un grand merci à eux pour leur courage politique et pour l’investissement exemplaire fournipour comprendre un texte de loi fondamental pour nos libertés.

N’hésitez pas à contacter vos représentants pour les remercier de cette belle remise en cause de la séparation des pouvoirs et du droit à la vie privée.

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https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/05/05/pjlrenseignement-mais-qui-sont-les-deputes-qui-ont-vote-la-surveillance-de-masse/feed/ 1
Un spécial investigation sur le Big Data et la surveillance https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/02/08/un-special-investigation-sur-le-big-data-et-la-surveillance/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/02/08/un-special-investigation-sur-le-big-data-et-la-surveillance/#respond Sat, 08 Feb 2014 15:20:48 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4357 L'article Un spécial investigation sur le Big Data et la surveillance a été publié sur Révolte Numérique

L’émission de Canal + a récemment diffusé un reportage sur le Big Data (la collecte et l’analyse de données à grande échelle), et la surveillance privée et étatique. Pour toutes les personnes qui sont déjà un peu sensibilisées à la question et même celles qui n’en savent rien, je vous … Lire la suite

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L'article Un spécial investigation sur le Big Data et la surveillance a été publié sur Révolte Numérique

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L’émission de Canal + a récemment diffusé un reportage sur le Big Data (la collecte et l’analyse de données à grande échelle), et la surveillance privée et étatique.

Pour toutes les personnes qui sont déjà un peu sensibilisées à la question et même celles qui n’en savent rien, je vous conseille de jeter un œil sur cet excellente émission.

Au menu sont abordés:

  • La collecte d’information par les géants du web dans une optique publicitaire, utilisant traces d’achats, géolocalisation et données sociales
  • La prédiction à l’aide des algorithmes et du Big Data dans le domaine du sport, de la politique, de la prévention du crime etc.
  • La vidéo surveillance
  • Le lien entre collecte à des fins publicitaires et l’utilisation étatique des données
  • …


Special Investigation Big Data Les Nouveaux… by chat21590

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https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/02/08/un-special-investigation-sur-le-big-data-et-la-surveillance/feed/ 0
Manifestation mondiale contre Indect https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/10/18/manifestation-mondiale-contre-indect/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/10/18/manifestation-mondiale-contre-indect/#respond Thu, 18 Oct 2012 20:24:12 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3954 L'article Manifestation mondiale contre Indect a été publié sur Révolte Numérique

Vous vous en souvenez peut-être, le projet INDECT a fait grand bruit il y a quelque temps, notamment suite au grand mouvement victorieux contre ACTA. Je le rapportais sur ce même blog, INDECT est un énième projet de surveillance de la population à grande échelle. Lancé depuis 2009, il a … Lire la suite

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L'article Manifestation mondiale contre Indect a été publié sur Révolte Numérique

Vous vous en souvenez peut-être, le projet INDECT a fait grand bruit il y a quelque temps, notamment suite au grand mouvement victorieux contre ACTA. Je le rapportais sur ce même blog, INDECT est un énième projet de surveillance de la population à grande échelle.

Lancé depuis 2009, il a pour objectif de développer la surveillance des sites Internet, forums de discussion, réseaux sociaux, protocole FTP, P2P.

Ouvertement sécuritaire, il permettrait d’associer les données récoltées en ligne à celles captées par divers autres moyens comme le fichage policier ou encore par la vidéo surveillance.

Prévu pour 2014, il est encore temps de s’y opposer, comme ce fut le cas face à ACTA. C’est pourquoi des manifestations auront lieu ce samedi et dans plusieurs pays à travers le monde afin de dénoncer ce projet, ainsi que toutes les initiatives similaires qui ont pullulé ces derniers temps.

Pour savoir si ça se passe près de chez vous, une carte recense les lieux du crime:
https://maps.google.com/maps/ms?msid=200186625117421185333.0004c61615777b4f2813b&msa=0 (désolé c’est du Grogle 😉 ).

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https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/10/18/manifestation-mondiale-contre-indect/feed/ 0
INDECT: l’UE et anonymous s’interpellent sur le net https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/25/indect-lue-et-anonymous-sinterpellent-sur-le-net/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/25/indect-lue-et-anonymous-sinterpellent-sur-le-net/#comments Wed, 25 Jul 2012 16:59:55 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3824 L'article INDECT: l’UE et anonymous s’interpellent sur le net a été publié sur Révolte Numérique

À l’appel d’anonymous, des manifestations contre INDECT auront lieu samedi dans toute l’Europe. INDECT, c’est un projet de recherche de l’UE qui, s’il voit le jour, permettrait de déployer un véritable système de surveillance généralisée à grande échelle. Pas terrible en somme! Suite à cet appel à mobilisation, Marco Malacarne … Lire la suite

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L'article INDECT: l’UE et anonymous s’interpellent sur le net a été publié sur Révolte Numérique

À l’appel d’anonymous, des manifestations contre INDECT auront lieu samedi dans toute l’Europe. INDECT, c’est un projet de recherche de l’UE qui, s’il voit le jour, permettrait de déployer un véritable système de surveillance généralisée à grande échelle. Pas terrible en somme!

Suite à cet appel à mobilisation, Marco Malacarne (chef de l’unité recherche sur la sécurité et le développement de la Direction générale Entreprises et Industrie de la Commission européenne), leur répond par vidéo interposée. Grosso modo, on retrouve le même blabla tournant autour du pot qu’on peut lire sur le site d’INDECT, et avec pour seul argument le suivi du projet par une pseudo commission d’éthique. Je vous laisse en juger:


Édit: Traduction proposée par torrentnews.net:

Bonjour,

Nous avons été informés que des membres du mouvement anomymous ont exprimé leurs préoccupations concernant l’un de nos projets de recherche appelé INDECT

Anonymous a lancé un appel à manifester le 28 juillet dans un récent clip posté sur Youtube.

Nous souhaitons inviter des membres du groupe anonymous pour avoir une discussion sur ce projet. Nous voulons leur donner tous les éclaircissements qu’ils souhaiteraient avoir sur la façon dont ce projet sera dirigé par la commission européenne.

Tout d’abord, je souhaiterais préciser qu’il s’agit d’un projet de recherche. Ce n’est pas une activité opérationnelle cela n’a pas pour intention d’impliquer les événements publics. Aussi, la première clarification que je voudrais faire est que le projet Indect ne sera pas utilisé pendant les jeux olympiques ou dans quelque autre évènement public. Le projet de recherche InDect n’a pas été fait en secret. Des informations relatives à ce projet sont disponibles pour le public sur le site internet consacré à ce projet. De même que sur notre propre site.

Je voudrais aussi rappeler que indect est  un projet de recherche. Grâce à ce projet de recherche, beaucoup de choses peuvent être comprises sur la façon dont les technologies fonctionnent. En effet, les préoccupations que vous et moi partageons sur la vie privée ont été entièrement prises en compte dans la mise en oeuvre de ce projet.

Parmi d’autres choses je devrais mentionner le fait qu’une évaluation éthique de ce projet a été effectuée avant sa sélection et pendant la mise en oeuvre de ce projet lui-même. Les détails de cette évaluation éthique sont disponibles sur le site internet du programme FIMO(?) car c’est exactement la même procédure qui est appliquée.

Maintenant, je pense que les préoccupations du groupe anonymous et de la société européenne sont tout à fait valables, applicables et pertinentes . Je voudrais proposer une invitation pour un débat public. Dans ce but nous avons mis une adresse web spécifique où les personnes peuvent nous poser leurs questions, leurs observations et nous serons plus que ravis d’ouvrir un dialogue avec eux. Avec les anonymous aussi bien qu’avec d’autres membres du public en Europe.

Nous pourrions également organiser des réunions ici dans nos bureaux si vous voulez venir et nous parlez directementcela pourait aider à forcer un débat public. Pas seulement sur la sécurité mais aussi sur la vie privée des citoyens. Je pense que votre but aussi bien que le notre sera plus qu’un accomplissement. Merci beaucoup pour votre attention et j’espère vous voir un des ces jours.

Dans la foulée, Anonymous a répliqué par la publication d’un autre communiqué en réponse à ce message de Marco Malacarne.

Nous sommes Anonymous,

Pourquoi sommes-nous ici ? Nous voulons que les gouvernements de l’Union Européenne montrent ce qu’est réellement Indect.

En développant le projet Indect, l’UE quitte peu à peu la route suivie par la démocratie et impose aux populations un bond en avant vers un État de surveillance, un État tout puissant. C’est notre liberté collective qui est en jeu ! C’est pourquoi nous disons : STOP Indect !

Nous ne voulons pas être tributaires d’un système automatisé d’analyse de chaque mouvement du public. INDECT est avant tout une intelligence artificielle, pour en saisir l’essence, il faut comprendre le comportement des logiciels. Comment faire comprendre à un robot les subtilités du comportement humain ? Le personnel de la Stasi avait commencé la mise en place d’un système similaire, mais nous ne voulons pas d’une Stasi moderne ! Nous voulons le respect de notre liberté et notre vie privée !

Pour ce projet, l’UE a déjà dilapidé 11 millions d’Euros. Ce sont des fonds qui, issus de la poche du contribuable européen, auraient pu être investis pour le bien commun ! Au nom de la science et de la sécurité, les partenaires du projet développent des technologies permettant de doter les caméras de vidéosurveillance de capacités en matière de reconnaissance faciale biométrique. Leur action serait également combinée avec un outil intelligent de surveillance de nos téléphones fixes et mobiles et permettrait de les croiser avec des données issues d’Internet (sites web, blog, forums, réseaux sociaux) et de bases de données gouvernementales (fichiers d’empreinte, ADN…).

La police polonaise a déjà reculé et annoncé qu’elle n’aurait pas besoin d’Indect car il y avait suffisamment de lois existantes à appliquer. Bien qu’il ait été indiqué qu’Indect était testé uniquement sur des volontaires, Indect a été testé avec succès aux Championnats d’Europe de football cette année en secret ! Ce fait a été rapporté par les Anons Polonais de la Task Force Indect qui était sur place au Championnat d’Europe à «chasser» pour confirmer Indect.

Maintenant, bien sûr, beaucoup se demandent : quel est le comportement remarquable qui sera retenu par ce monstre informatique ? Permettez-nous de mentionner quelques exemples inspirés de ce qu’on peut trouver sur des documents officiels :

  • Mouvement dans le «mauvais» sens : juste en bas de la rue, tout à coup un changement de direction est suspect, alors que vous avez peut-être simplement oublié quelque chose !
  • Rencontre avec plus d’un certain nombre de personnes – donc pas de réunions de plus de X personnes dans un lieu public : allez dans un bar ou un restaurant, car, autrement, vous pourrez vous retrouver traqués par le système !
  •  Running – merci de ne pas aller trop vite !
  • Se baisser – peu importe ce que vous faites ! Ne pas tomber ! Un pied devant l’autre !
  • En public, soyez toujours doux et amical. Pas de mauvais mots !

Comme nous l’avons montré, dans les exemples ci-dessus, nous devrons tous, après le déploiement de Indect, et son introduction dans nos vies, être attentifs à comment nous comporter en public, de peur d’arriver trop innocent dans les rouages d’un système soi-disant intelligent. Car Indect sera partout, dans les rues de nos villes. Si on est repéré et pris pour cible parle système, nous verrons nos données personnelles présentes dans ces énormes bases de données automatiquement interrogées, et ce, sans qu’aucune intervention de la justice ne soit nécessaire. Que se passera-t-il si ces données tombent entre dans de mauvaises mains ? Comme l’indiquent des rapports récents relayés dans la presse, il existe également des fonctionnaires corrompus. Que dire des politiciens ?

Dans ce scandale, il y a également les recherches d’entreprises allemandes privées.

Par exemple, Innotec GmbH et PSI Transcom GmbH sont impliqués dans l’Université de Wuppertal. Quelle assurance aurons-nous qu’un projet comme INDECT ne défende pas les intérêts de ces entreprises privées. Des universités, des collèges et des entreprises de Pologne, Espagne, Bulgarie, Grande-Bretagne, République tchèque, Slovaquie, France et l’Autriche participent au projet. Ces organismes y participent pour l’argent, et contre tout sens moral…

Anonymous a récemment reçu un message vidéo de l’UE, avec en vedette Monsieur Marco Malacarne, le directeur par intérim de l’espace, de sécurité et de GEMS. Une vaine tentative de l’UE pour empêcher les protestations, dans laquelle il prétend qu’il n’a jamais été prévu que le système soit utilisé en UE, que le système n’avait pas été testé en public et encore une invitation à le rencontrer, alors nous pouvons finir de discuter, oui. Monsieur Malacarne, Anonymous ne croit pas à ces mensonges. Nous vous expliquons pourquoi !

Tout d’abord, il a été consacré à la recherche Indect près de 11 millions €. La recherche en UE n’est pas faisable sans une arrière-pensée.

Nous apprenons dans votre message, ce que nous ne croyons pas, que ce système serait développé dans le but de le vendre…

Nous combattons anonymement pour les droits non seulement localement, mais pour les droits des personnes à travers le monde.

Indect doit être arrêté immédiatement. Il n’a pas à être mis en place en UE ou dans tout autre pays au monde.

Il a déjà été trop fait d’argent avec la souffrance d’autrui, par exemple, comme la vente d’armes dans certains pays.

L’affirmation selon laquelle Indect n’a pas été testé, a déjà été réfutée par la Task Force.

Nous vous remercions pour vos mensonges, M. Malacarne.

L’UE a élaboré une surveillance totale des citoyens.

Voici un échantillon de ce que le gouvernement fédéral allemand et l’Union européenne ces dernières années ont organisé pour nous surveiller.

  • Conservation des données : Toutes les données de connexion téléphonique, l’Internet mobile et téléphonie fixe sont stockés pendant 6 mois dans des bases de données énormes. Il est sauvegardé avec qui, où et combien de temps vous avez téléphoné.
  • ACTA : L’ACTA, entre autres choses, exigeait que tous les fournisseurs internet enregistrent votre connexion de données consultables à partir d’autres pays
  • Indect: C’est pourquoi nous sommes ici aujourd’hui – une surveillance totale des citoyens en public, un système qui peut accéder à toutes les bases de données et stocke toutes les informations à votre sujet.
  • Mise en réseau des bases de données douanières : Ce n’est pas seulement le bureau d’enregistrement compétent qui récupérera les données stockées sur vous, mais chaque bureau d’inscription dans tous les autres pays.
  • GEZ 2013th (Allemagne) ce changement ne concerne pas seulement les autres frais. La  GEZ 2013 a également le droit de récupérer les données des organismes déclarants, par exemple, votre bailleur pourra vous interroger ou recueillir des données au sujet de votre crédit et votre santé. Les données sur le revenu et la santé sont d’ailleurs conservées pendant des années par la GEZ. Les personnes handicapées doivent présenter des preuves au sujet de leur handicap. Les entreprises ont besoin de spécifier combien d’employés ils ont. Une adaptation dans les autres pays d’Europe est tout à fait envisageable également.
  • Le passeport électronique : introduit depuis quelques années, les empreintes digitales sur le passeport, de sorte que les autorités associent votre empreinte à votre photo.
  • Le stockage des données des passagers est reconnu depuis un certain temps : qui vole quand et où…

Il existe beaucoup plus de points, mais nous ferions une liste très longue…

Ceux qui ne croient pas encore que l’UE œuvre en faveur du ciblage, d’un État policier et un contrôle total, il vous reste encore beaucoup à lire, notamment :

En 2006, l’Eurogendfor a été déclarée prête à l’emploi. L’Eurogenfor, police militaire européenne, a participé à la gestion de crise.

2009, le projet INDECT est lancé. En décembre 2009, le très controversé Traité de Lisbonne a été adopté, indiquant entre autres choses : Un meurtre n’est pas considéré comme une violation de cet article quand il est provoqué par une force qui est essentielle à une grève, émeute ou une insurrection légitime vers le bas,  c’est-à-dire ? S’il vient à y avoir un soulèvement du peuple contre le gouvernement, les forces de  sécurité peuvent utiliser des balles réelles pour les apaiser. Peu de temps après, en janvier 2010, les modifications apportées à la Loi sur Europol, prévoit que les données normalement “sensibles” puissent être partagées.

Revenons à la déclaration de M. Malacarne. Il affirme, entre autres choses, que le projet INDECT est complètement public et transparent. Un autre mensonge !

Certains politiciens ont exigé la transparence sur Indect, y compris le vice-président du Parlement européen.

Sur le site, le projet a, en effet, été identifié comme PU, c’est-à-dire public. Néanmoins, le projet est encore largement dans le secret et les entreprises concernées ont longtemps refusé toute interview et déclaration portant sur Indect.

Nous sommes Anonymous

Nous sommes Légion

Nous ne pardonnons pas

Nous n’oublions pas

Redoutez-nous

La bataille risque d’être longue!

Source: http://voxlemag.wordpress.com

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https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/25/indect-lue-et-anonymous-sinterpellent-sur-le-net/feed/ 2
L’utilisation des données par les réseaux sociaux https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/21/comment-les-reseaux-sociaux-utilisent-nos-donnees-infographie/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/21/comment-les-reseaux-sociaux-utilisent-nos-donnees-infographie/#comments Sat, 21 Jul 2012 15:47:02 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3752 L'article L’utilisation des données par les réseaux sociaux a été publié sur Révolte Numérique

Alors que l’enquête de Médiamétrie révélait hier que 3/4 des Français fréquenteraient les réseaux sociaux, on peut sans prendre trop de risques, affirmer qu’une bonne partie de ces personnes ignore (volontairement ou non), l’implication de ces usages sur la préservation de leur vie privée. Dans ce domaine, il faut bien … Lire la suite

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L'article L’utilisation des données par les réseaux sociaux a été publié sur Révolte Numérique

Alors que l’enquête de Médiamétrie révélait hier que 3/4 des Français fréquenteraient les réseaux sociaux, on peut sans prendre trop de risques, affirmer qu’une bonne partie de ces personnes ignore (volontairement ou non), l’implication de ces usages sur la préservation de leur vie privée.

Dans ce domaine, il faut bien comprendre que la gratuité apparente de ces services n’est en fait qu’une façade, masquant la réalité d’un nouveau modèle économique dans lequel la matière première est constituée par les données des utilisateurs (données volontairement renseignées et récoltées en fonction des usages). Sur les réseaux, on dit généralement que le véritable produit c’est VOUS. Mais d’un certain point de vue, on peut aussi affirmer que les usagers sont les producteurs de ce système, puisqu’ils fournissent les informations, les classent, les organisent, les font circuler etc. Et ce service que LES USAGERS fournissent GRATUITEMENT, ça vaut des millions, voire des milliards! Une machine bien huilée en somme!

Une infographie publiée par l’éditeur de logiciel Baynote propose une synthèse exposant la manière dont les données sont récoltées sur six grands sites populaires, ainsi que les objectifs de cette récolte.

Cependant, si j’ai trouvé ça utile pour une comparaison entre les réseaux, c’est pour moi assez illisible pour ce qui est de comprendre ce que chaque site récupère (et je ne serais peut-être pas le seul dans ce cas ^^). C’est pourquoi je vous propose en complément une simple liste pour chacun d’eux.
Note: Selon les cas, d’autres méthodes que celles décrites ici peuvent être employées.

Google +

150 millions d’utilisateurs; $36,38 milliards de recettes publicitaires par an.

Récolte des données sur:
Le navigateur, l’heure et la date, l’adresse IP, les requêtes de recherche, l’adresse e-mail, le numéro de téléphone, des informations spécifiques à la machine, les clics sur les publicités, la localisation, les  informations de profil, les informations de routage sms.

Récolte des données par:
Les cookies, les requêtes de recherche, des tierces parties, les informations de profil, des dispositifs de traçage, Doubleclick et Adsense.

Récolte des données pour:
La publicité ciblée, localiser, des notifications, intégrer plusieurs comptes.

Facebook

901 millions d’utilisateurs; $3,7 milliards de recettes publicitaires par an.

Récolte des données sur:
Le navigateur, l’heure et la date, l’adresse IP, les requêtes de recherche, l’adresse e-mail, le numéro de téléphone, les clics sur les publicités, la localisation, le système d’exploitation, la connexion à des tierces parties, les  informations de profil.

Récolte des données par:
Les cookies, les requêtes de recherche, des tierces parties, les informations de profil, dispositifs de traçage.

Récolte des données pour:
La publicité ciblée, localiser, des notifications.

Twitter

140 millions d’utilisateurs; $140 millions de recettes publicitaires par an.

Récolte des données sur:
Le navigateur, l’heure et la date, l’adresse IP, les requêtes de recherche, l’adresse e-mail, le numéro de téléphone, la localisation, le système d’exploitation, la connexion à des tierces parties, les  informations de profil.

Récolte des données par:
Les cookies, les requêtes de recherche, des tierces parties, les informations de profil, les données de log, dispositifs de traçage.

Récolte des données pour:
La publicité ciblée, des notifications, intégrer plusieurs comptes.

Linkedin

161 millions d’utilisateurs; $226 millions de recettes publicitaires par an.

Récolte des données sur:
Le navigateur, l’adresse IP, les requêtes de recherche, l’adresse e-mail, le numéro de téléphone, des informations spécifiques à la machine, la localisation, le système d’exploitation, la connexion à des tierces parties, les informations de profil.

Récolte des données par:
Les cookies, les requêtes de recherche, des tierces parties, les informations de profil, dispositifs de traçage.

Récolte des données pour:
La publicité ciblée, des notifications, intégrer plusieurs comptes.

Pandora

52 millions d’utilisateurs; $70,6 millions de recettes publicitaires par an.

Récolte des données sur:
Les requêtes de recherche, l’adresse e-mail, le numéro de téléphone, les clics sur les publicités, la localisation, la connexion à des tierces parties, les  informations de profil.

Récolte des données par:
Les cookies, les requêtes de recherche, des tierces parties, les informations de profil, dispositifs de traçage.

Récolte des données pour:
La publicité ciblée, des notifications, les vendre aux agences marketing, intégrer plusieurs comptes.

Pinterest

10,4 millions d’utilisateurs; pas de recettes publicitaires.

Récolte des données sur:
Le navigateur, les requêtes de recherche, l’adresse e-mail, le numéro de téléphone, des informations spécifiques à la machine, le système d’exploitation, la connexion à des tierces parties, les  informations de profil.

Récolte des données par:
Les cookies, les requêtes de recherche, des tierces parties, les informations de profil, les données de log, dispositifs de traçage.

Récolte des données pour:
Des notifications, intégrer plusieurs comptes.

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Anonymat, identités, réseaux sociaux par @Manhack, @epelboin https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/21/anonymat-identites-numerique-et-reseaux-sociaux-par-manhack-et-epelboin/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/21/anonymat-identites-numerique-et-reseaux-sociaux-par-manhack-et-epelboin/#comments Sat, 21 Jul 2012 00:45:43 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3732 L'article Anonymat, identités, réseaux sociaux par @Manhack, @epelboin a été publié sur Révolte Numérique

Début juin, le CoHacking Space Pas sage en Seine a mis à l’honneur de nombreux sujets intéressants relatifs à la sécurité, la vie privée, la surveillance sur le net etc. Comme la teneur reste assez accessible et participe à la vulgarisation et au partage des connaissances sur des thématiques extrêmement importantes, … Lire la suite

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L'article Anonymat, identités, réseaux sociaux par @Manhack, @epelboin a été publié sur Révolte Numérique

Début juin, le CoHacking Space Pas sage en Seine a mis à l’honneur de nombreux sujets intéressants relatifs à la sécurité, la vie privée, la surveillance sur le net etc. Comme la teneur reste assez accessible et participe à la vulgarisation et au partage des connaissances sur des thématiques extrêmement importantes, j’ai trouvé utile d’en relayer quelques unes. Vous trouverez en ligne des archives des conférences depuis 2010 sur le site de la Cantine).

 Cette conférence de Jean-Marc Manach et Fabrice Epelboin ne date pas de cette année mais d’il y a deux ans. Une fois encore, elle est extrêmement intéressante et très accessible au grand public. Au programme donc, une introduction aux questions de sécurité en ligne, au hacking, aux lois de surveillance (en ligne mais aussi dans la rue), et une présentation des enjeux de vie privée liés au développement des réseaux sociaux comme Facebook.

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Facebook incite à la délation des « amis » https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/07/facebook-incite-a-la-delation-des-amis/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/07/facebook-incite-a-la-delation-des-amis/#respond Sat, 07 Jul 2012 11:35:32 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3638 L'article Facebook incite à la délation des « amis » a été publié sur Révolte Numérique

  Ce n’est pas nouveau, Facebook ne supporte pas les pseudonymes. En janvier dernier, Randi Zuckerberg, la sœur du grand chef et directrice de la branche marketing de Facebook, s’était clairement élevée contre le principe de l’anonymat: “Je pense que l’anonymat sur Internet doit disparaître. Les gens se comportent beaucoup … Lire la suite

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L'article Facebook incite à la délation des « amis » a été publié sur Révolte Numérique

 

Ce n’est pas nouveau, Facebook ne supporte pas les pseudonymes. En janvier dernier, Randi Zuckerberg, la sœur du grand chef et directrice de la branche marketing de Facebook, s’était clairement élevée contre le principe de l’anonymat:

“Je pense que l’anonymat sur Internet doit disparaître. Les gens se comportent beaucoup mieux lorsque leurs véritables noms est visible. Je pense que les gens se cachent derrière l’anonymat et ont le sentiment de pouvoir dire ce qu’ils veulent derrière des portes closes”

Va donc dire ça à Bradley Manning!

On veut des noms!

Sur le réseau social, on retrouve cet état d’esprit, notamment dans les conditions générales d’utilisation (oui, le truc que personne ne lit). Ainsi, il est en principe formellement interdit de créer un profil sous pseudonyme. Mais quand on établit des règles, il faut souvent un moyen de les faire respecter! Et c’est là que ça devient compliqué!

Régulièrement, des comptes d’internautes ne révélant pas leur véritable nom sont supprimés. Mais depuis peu vous allez pouvoir participer à cette grande entreprise démocratique, en dénonçant vos amis « superficiels et pas courageux » comme dirait Nadine Morano.

C’est nikopik qui a fait tourner l’information hier, Facebook  demande désormais (avec insistance) aux personnes de signaler si leurs amis ne respectent pas la charte d’utilisation:

Vive la délation!

Ce qui est assez drôle, c’est qu’on retrouve toutes les techniques de déculpabilisation de la dénonciation: « pour nous aider à comprendre la façon dont les gens utilisent Facebook » (ouais ouais, c’est pas pour balancer tes potes!), « votre réponse restera anonyme » (au cas où, on ne saura pas que c’est toi), « et n’affectera pas le compte de votre ami(e) » (il/elle transgresse les règles mais on lui fera rien!).

Démocratie quand tu nous tiens

Après avoir normalisé l’autofichage à vie et la reconnaissance faciale automatisée auprès de 900 millions de personnes, Facebook continue à éduquer le citoyen de demain et propage la délation!

Loin de se sentir honteux de telles pratiques, le réseau a répondu à nikopik par l’intermédiaire d’un porte parole de Facebook France (in inglich siouplé):

Facebook’s mission is to make the world more open and connected. People use Facebook to stay connected with friends and family, to discover what’s going on in the world, and to share and express what matters to them.
Facebook has always been based on a real name culture. This leads to greater accountability and a safer and more trusted environment for our users. It’s a violation of our policies to use a fake name or operate under a false identity, and we encourage people to report anyone they think is doing this, either through the report links we provide on the site or through the contact forms in our Help Center. We have a dedicated User Operations team that reviews these reports and takes action as necessary.
Facebook is based on real people making real-world connections and people on Facebook will get the most value out of the site by using their real identity. We will consider removing a profile if we determine that it is not authentic and false information is being communicated on it.

Heu, par contre je croyais que cela n’affecterait pas le compte de mon ami(e)… On m’aurait menti? ^^

Une bonne leçon?

Les commentaires fusent déjà sur les forums, et certains en arrivent presque à accuser les usagers car il est vrai qu’ils ont un profil sur un réseau dont il devient difficile d’ignorer les pratiques dégueulasses. Certes, on serait tenté de dire « qui fait le malin, tombe dans le ravin »! Mais la force de Facebook réside aussi dans l’ampleur de son réseau, et chacun espère y retrouver ses connaissances en créant un compte. S’attaquer aux utilisateurs ne me paraît donc pas être la solution la plus pédagogique pour faire avancer les idées des partisans du respect de la vie privée en ligne.
Il me paraît important de continuer d’informer et de relever ces écarts du joujou de Marc Zuckerberg plutôt que de culpabiliser, tout en faisant évidemment la promotion des propositions libres, éthiques et respectueuses de nos données.

Au fait, vous connaissez Diaspora*? 😉

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Anonymous relance la fronde contre #INDECT https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/06/anonymous-relance-la-fronde-contre-indect/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/06/anonymous-relance-la-fronde-contre-indect/#respond Fri, 06 Jul 2012 00:39:39 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3564 L'article Anonymous relance la fronde contre #INDECT a été publié sur Révolte Numérique

ACTA est mort, vive INDECT! Après la victoire des défenseurs de la liberté sur le net face aux lobbys industriels, Anonymous espère surfer sur la mobilisation pour relancer la fronde contre ce projet européen. Lancé depuis le 1er janvier 2009 et activé en principe en 2014, cet Echelon à l’européenne … Lire la suite

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L'article Anonymous relance la fronde contre #INDECT a été publié sur Révolte Numérique

ACTA est mort, vive INDECT! Après la victoire des défenseurs de la liberté sur le net face aux lobbys industriels, Anonymous espère surfer sur la mobilisation pour relancer la fronde contre ce projet européen.

Lancé depuis le 1er janvier 2009 et activé en principe en 2014, cet Echelon à l’européenne demeure curieusement loin des préoccupations médiatiques. Pourtant, nombreux sont ceux qui crient à l’arrivée de la société Orwellienne (oui je sais c’est ce qu’on fait à chaque projet un peu liberticide ^^), et qui le considèrent comme étant pire que ACTA, SOPA, HADOPI ou encore la LOPPSI (ben oui sinon c’est moins drôle).

Alors kesako?

INDECT signifie INtelligent information system supporting observation, searching and DEteCTion for security of citizens in urban environment. Il fallait le trouver quand même! Son objectif est assez simple: la détection automatique des menaces, des comportements anormaux ou de la violence. Pour justifier ça, on se la fait à l’américaine mon gars, pas de chichis; les maîtres-mots sont criminalité et terrorisme.

INDECT établira une surveillance des sites internet, forums de discussion, réseaux sociaux, protocole FTP, P2P, et même de nos ordinateurs personnels. Mais il s’appuiera également sur l’analyse de bases vidéos et audios, des fichiers de police et fichiers biométriques. La FAQ du site d’INDECT montre que le réseau TOR se trouve sans surprise parmi les cibles potentielles.

De plus, il s’agira de créer automatiquement des profils des individu-e-s comprenant ADN, goûts, relations et appartenance à des organisations. INDECT ressemblerait à un espèce de Facebook étatique en quelque sorte! (Mais je ne suis pas sûr que cet argument soit très anxiogène) 😛

Les utilisateurs de ce système seraient les défenses nationales (polices, gendarmeries), et les armées. La France, l’Autriche, la Bulgarie, la République-Tchèque, l’Allemagne, la Hongrie, la Pologne, la Slovaquie, l’Espagne et la Grande-Bretagne, participent actuellement au développement du projet.

Avec tout ça, vous pouvez cramer vos bouquins de Phillip K. Dick, ils sont officiellement devenus old fashion. En effet, le 15 mars 2012, un comité d’experts a estimé qu’INDECT respectait les principes de l’éthique en matière de respect des droits fondamentaux et de la vie privée.

Ne relâchons pas la pression!

Après la bataille contre ACTA, des Anonymous appellent aujourd’hui à descendre à nouveau dans la rue le 28 juillet 2012, afin de marquer une fois encore le refus des dérives sécuritaires et liberticides qui sont celles que nous connaissons ces dernières années.

Le silence a assez duré, les jeux sont ouverts!

Pétition Avaaz: https://secure.avaaz.org/fr/petition/STOP_INDECT/?agIMldb

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Les entreprises nous couvrent-elles face aux États? https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/06/04/les-grandes-entreprises-nous-couvrent-elles-face-a-letat/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/06/04/les-grandes-entreprises-nous-couvrent-elles-face-a-letat/#comments Mon, 04 Jun 2012 14:33:19 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3539 L'article Les entreprises nous couvrent-elles face aux États? a été publié sur Révolte Numérique

Ce n’est un secret pour personne, les États utilisent Internet pour en savoir plus sur leurs aimables sujets. Si la surveillance est l’un des moyens utilisés, il serait bien stupide de ne pas profiter des informations récoltées par les entreprises en ligne dont il faut le dire, une bonne partie … Lire la suite

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L'article Les entreprises nous couvrent-elles face aux États? a été publié sur Révolte Numérique

Ce n’est un secret pour personne, les États utilisent Internet pour en savoir plus sur leurs aimables sujets. Si la surveillance est l’un des moyens utilisés, il serait bien stupide de ne pas profiter des informations récoltées par les entreprises en ligne dont il faut le dire, une bonne partie du travail consiste à ficher!

À partir de là, l’EFF (Electronic Frontier Foundation), les preux chevaliers de la vie privée en ligne, ont établi un tableau comparatif de ces grandes entreprises, en fonction de leur engagement vis à vis de la surveillance d’État.

(Merci à Korben pour la traduction)

Par contre, il me semble important de tout de même calmer les choses de suite: on ne parle bien que des entreprises par rapport à la surveillance d’État, et non à la question de la vie privée en général.

Il est ensuite nécessaire de préciser que les législations sont diverses à ce sujet et sont donc plus ou moins transparentes. Si l’on prend l’exemple du Patriot Act, l’État américain peut récupérer n’importe quelle information traitée par une entreprise du pays, basée sur le sol US ou non, mais il peut aussi exiger le silence sur de telles demandes.
Restons donc prudents sur les conclusions à tirer!

Enfin, notons que cette « éthique » peut varier selon les pays dans lesquels se trouvent les entreprises. Par exemple, un Microsoft en Tunisie, ça a aidé la cyber-police de Ben Ali à se former pour traquer les opposants, et ça a aidé les autorités à trafiquer les certificats de sécurité des moyens de communication…

Si Microsoft ne semble pas culminer dans ce tableau, ne nous leurrons pas sur les premiers de la classe, lesquels ne peuvent que très rarement faire des leçons de morale en la matière.

Lien sur le site de l’EFF et protocole d’enquête.

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Facebook soutient la censure et l’espionnage! https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/04/16/facebook-soutient-la-censure-et-lespionnage/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/04/16/facebook-soutient-la-censure-et-lespionnage/#respond Mon, 16 Apr 2012 10:10:04 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3369 L'article Facebook soutient la censure et l’espionnage! a été publié sur Révolte Numérique

Quelques mois après la victoire des internautes du monde face aux projets de censure américains qu’étaient SOPA et PIPA, les censeurs d’outre atlantique lancent leur nouvel appel au meurtre du net dans un projet de loi nommé CISPA (Cyber Intelligence Sharing and Protection Act). Vous pourrez lire ce texte en … Lire la suite

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L'article Facebook soutient la censure et l’espionnage! a été publié sur Révolte Numérique

Quelques mois après la victoire des internautes du monde face aux projets de censure américains qu’étaient SOPA et PIPA, les censeurs d’outre atlantique lancent leur nouvel appel au meurtre du net dans un projet de loi nommé CISPA (Cyber Intelligence Sharing and Protection Act). Vous pourrez lire ce texte en anglais ici. En un mot, il s’agit de renforcer le rapprochement entre entreprises et agences de renseignements dans le but d’échanger les information sur les internautes qui sont récoltées.

En taule les boutonneux!

L’objectif est donc évidemment de relancer la lutte contre tous ces horribles islamo-nazis qui passent leurs journées à télécharger Harry Potter au lieu de claquer leurs économies dans un bout de plastique qui prend de la place et qu’ils ne pourront pas copier car il est bourré de DRM.
Mais cette fois, les auteurs du texte finissent de renforcer l’amalgame qui les gratouille depuis longtemps, et joignent dans le même projet de loi, les problématiques qu’on désignera par cybersmenaces et pouvant se situer au niveau de la sécurité d’État (pas mal pour un Harry Potter!).

Pour l’EFF, défenseur des libértés numériques que l’on ne présente plus,

« [CISPA] permettrait aux entreprises d’espionner leurs usagers et partager des informations privées avec le gouvernement et d’autres sociétés avec une immunité quasi-totale en matière de responsabilité civile ou pénale« .

« Cela signifie qu’une société privée comme Google, Facebook, Twitter ou un fournisseur d’accès à Internet pourrait intercepter votre courrier électronique et vos SMS, envoyer une copie à un tiers et au gouvernement, modifier leur contenu ou les empêcher d’atteindre leur destination si cela cadre avec leur stratégie de lutte contre les cybermenaces »

Et Facebook dans tout ça?

Alors, pourquoi ce titre d’article honteusement aguicheur? Et bien la liste des premiers défenseurs de ce nouveau projet digne des plus belles dictatures est aujourd’hui connue, et sans grande surprise on retrouve les crapules habituelles telles que Microsoft, IBM, Intel, Oracle et… Facebook! Il faut croire que nos « amis » ont passé la période de crise d’adolescence qui les a amenés en début d’année à s’opposer à SOPA!
Ça y est, fini Che Guevara, « je reprends l’usine de papa! »

Que toutes celles et ceux qui utilisent Facebook le sachent: cette entreprise, en plus d’établir des profils d’internautes pour des objectifs mercantiles, soutient un Internet sous contrôle de l’État et de ses agences de renseignement. Vous ne pourrez pas dire que vous n’avez pas été prévenu-e-s. 😉
Il semblerait d’ailleurs qu’Anonymous n’apprécie pas trop la nouvelle non plus!

Une fois encore, vous pouvez manifester votre indignation grâce à une pétition proposée par Avaaz.

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Le brésil marque ses élèves comme du bétail https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/04/09/le-bresil-marque-ses-eleves-comme-du-betail/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/04/09/le-bresil-marque-ses-eleves-comme-du-betail/#comments Mon, 09 Apr 2012 11:13:46 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3352 L'article Le brésil marque ses élèves comme du bétail a été publié sur Révolte Numérique

Ce n’est que peu surprenant tant les technologies RFID (Radio Fréquency IDentification) appellent à ce genre d’utilisation donnant vie aux pires cauchemars de George Orwell… À l’heure où ces technologies se développent de plus en plus dans un pays où le fichage de l’ensemble de la population est à l’ordre … Lire la suite

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L'article Le brésil marque ses élèves comme du bétail a été publié sur Révolte Numérique

Ce n’est que peu surprenant tant les technologies RFID (Radio Fréquency IDentification) appellent à ce genre d’utilisation donnant vie aux pires cauchemars de George Orwell…

À l’heure où ces technologies se développent de plus en plus dans un pays où le fichage de l’ensemble de la population est à l’ordre du jour (la France pour ceux qui n’auraient pas compris!), nous ferions mieux de garder en tête ces tristes exemples tels que celui présenté par le Brésil….

 

(L’auteur se dégage de toute responsabilité vis à vis des internautes qui seraient tentés de continuer à regarder cette chaîne de télévision! ;))

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SOPA: l’empire contre-attaque, Megaupload ferme https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/21/sopa-lempire-contre-attaque-megaupload-ferme/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/21/sopa-lempire-contre-attaque-megaupload-ferme/#comments Sat, 21 Jan 2012 16:30:46 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2853 L'article SOPA: l’empire contre-attaque, Megaupload ferme a été publié sur Révolte Numérique

Il fallait s’y attendre! Après la plus grande mobilisation sur internet de l’histoire, l’industrie de la « culture » contre-attaque. Jeudi, Megaupload a été frappé de la censure, à grands renforts de FBI et de lois anti-mafia. La guerre est ouverte! 75 000 sites qui se mettent en grève (selon SOPA Strike), … Lire la suite

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L'article SOPA: l’empire contre-attaque, Megaupload ferme a été publié sur Révolte Numérique

Il fallait s’y attendre! Après la plus grande mobilisation sur internet de l’histoire, l’industrie de la « culture » contre-attaque. Jeudi, Megaupload a été frappé de la censure, à grands renforts de FBI et de lois anti-mafia.

La guerre est ouverte!

75 000 sites qui se mettent en grève (selon SOPA Strike), 162 millions de personnes touchées par l’initiative de Wikipédia, 4,5 millions qui ont signé la pétition de Google, un million de messages envoyés par le biais de l’EFF (chiffres de numerama), les partisans de SOPA et de PIPA qui commencent à retourner leur veste, une mobilisation qui pousse la maison blanche à menacer de poser son véto sur les lois… Ça commence à faire un peu beaucoup! Quel meilleur signal pour calmer toutes ces ardeurs insurrectionnelles que de faire tomber le plus grand site de partage connu? (qui devait morfler quoi qu’il arrive on est bien d’accord).

Jeudi, les dirigeants de l’entreprise ont été arrêtés en Nouvelle Zélande et des serveurs saisis par le FBI. C’est la loi sur le copyright qui a pour cette opération été invoquée, mais également des textes invoquant le cadre de la lutte anti-mafia! Autant dire que les petits plats ont été mis dans les grands! Notons que la procédure était par ailleurs engagée depuis le 5 janvier.

Dans le quart d’heure qui suit, 5000 hackers de anonymous se sont immédiatement attaqués aux sites de soutiens de SOPA, du département de la justice américain, et du FBI. Dans certaines de leurs communications, les cyber-militants annoncent que la guerre est déclarée et que les opérations menées ce jeudi ne sont qu’un début.

Période d’essai?

Étant données les affaires qui nous préoccupent outre atlantique avec l’examen des lois SOPA et PIPA, on est en droit de se demander si on serait pas en train de goûter en prévente, à l’internet de demain… Les grands moyens ont ici été employés, et notamment quelques propositions figurant dans les deux textes. Les deux projets sont pour l’instant  reportés, mais la bataille est loin d’être terminée.

La fermeture tombe également à point nommé pour la maison blanche qui peut ainsi de reprendre la main sur les événements et envoyer un signal fort aux industries du divertissement qui ont promis qu’ils ne verseraient plus un sou pour la campagne de Obama suite aux oppositions de la maison blanche à SOPA et PIPA.

Sarkattaque

Notre bon président s’est, suite à cette annonce, empressé de partager sa satisfaction par  communiqué et de déclarer: « le moment est donc venu d’une collaboration judiciaire et policière active entre États pour porter un coup d’arrêt à leur développement ». On pourrait penser qu’il s’agit une fois encore d’une déclaration à portée morale comme il en a le savoir faire. Mais cette phrase prend une tout autre signification lorsque l’on se remémore le traité ACTA, qui lui aussi prévoit une coopération internationale, et entraînera surveillance et censure d’Internet, et qui est sur le point d’être ratifié par l’Union Européenne.

Les réactions de la presse ne sont pas moins désolantes et hypocrites: « pirates », « gourou », prétendus chiffrements des pertes des majors: on a eu le droit à toute la propagande que nous servent habituellement les industries du divertissement.

Faut-il pleurer Megaupload?

On va pas se raconter de cracks, Megaupload, c’est 4% du trafic mondial sur le net, et pas que pour stocker les photos du p’tit dernier! On y trouve beaucoup de films, également en streaming, et qui sont protégés par les sacro-saints droits d’auteurs. Mais ça, ça ne m’empêche pas vraiment de dormir!
Par contre, Megaupload c’est aussi une gestion d’entreprise qui n’est pas forcément très très claire sur tous les points, qui se fait du blé sur le dos des internautes avec ses comptes « premium » et son système de rétribution des utilisateurs actifs, sur la publicité (et donc le fichage comportemental), et qui pour couronner le tout (avec un tel système économique faut pas s’étonner), favorise une fois de plus les grosses productions au détriment des plus modestes. Owni avait écrit un article sur le sujet que vous pouvez consulter si ça vous intéresse. Donc quand Emmanuel Gadaix (un responsable français de l’entreprise) vient au Sénat pour critiquer Hadopi et mettre l’idée de partage en avant, je dis halte!

Pourquoi est-ce Megauload n’est pas du vrai partage? Parce que contrairement à ce qui se faisait avec le peer to peer (emule, Napster ou BitTorrent aujourd’hui), avant qu’Hadopi ne fasse fuir tout le monde de ces réseaux, il y a concentration du trafic sur quelques serveurs. Ce que ça veut dire quand il y a un problème comme aujourd’hui, c’est que tout le monde perd toutes ses données. Si celles-ci sont stockées au même endroit, il est également bien plus aisé de les saisir, de les analyser etc. Emmanuel Gadaix expliquait à ce sujet au Sénat, et sans aucune gêne, que Megaupload avait des informations très détaillées sur les habitudes des français.

À l’inverse, le peer to peer propose un modèle dans lequel tous les utilisateurs sont égaux, ils ont la même importance dans le réseau: ils sont pairs. De par son système « fédéraliste » et non centralisé, il permet aussi une plus grande autonomie des internautes, et limite la possibilité pour des intermédiaires de type Megaupload de se faire plein de fric pour la distribution, alors que cette tâche est tout à fait inutile dans un éco-système de type peer to peer.

Entre DDL, streaming et peer to peer, on peut donc dire qu’il s’agit aussi d’un choix politique, que par nos pratiques, nous contribuons à la définition de ce qu’est l’espace publique virtuel. Bien sûr, le but n’est pas de nous culpabiliser, mais de faire en sorte de pouvoir se donner les moyens collectifs de pouvoir reconstruire autre chose que ce centralisme qui enrichit quelques uns, et nuit à nos libertés d’internautes.

En ce qui concerne cette affaire, ne perdons pas de vue que c’est la guerre contre le partage et la circulation des biens culturels qui est bel et bien engagée par les industriels, et non pas la seule fermeture d’une entreprise douteuse qui menacerait la sécurité publique.

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Nouvelles technologies: peut-on échapper à l’emprise américaine ? https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/30/nouvelles-technologies-peut-on-echapper-a-lemprise-americaine%c2%a0/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/30/nouvelles-technologies-peut-on-echapper-a-lemprise-americaine%c2%a0/#comments Fri, 30 Dec 2011 15:47:05 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2551 L'article Nouvelles technologies: peut-on échapper à l’emprise américaine ? a été publié sur Révolte Numérique

Contacté par une journaliste du site de débat Newsring (lancé sous la direction éditoriale de Frédéric Taddeï) pour participer à un sujet sur « Nouvelles technologies : peut-on échapper à l’emprise américaine ? », je me suis plié à l’exercice. C’est à partir de l’annonce du retrait de Dassault du projet de … Lire la suite

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L'article Nouvelles technologies: peut-on échapper à l’emprise américaine ? a été publié sur Révolte Numérique

Contacté par une journaliste du site de débat Newsring (lancé sous la direction éditoriale de Frédéric Taddeï) pour participer à un sujet sur « Nouvelles technologies : peut-on échapper à l’emprise américaine ? », je me suis plié à l’exercice.
C’est à partir de l’annonce du retrait de Dassault du projet de Cloud computing « à la française » que la journaliste s’est posé la question de la possibilité pour la France de développer son indépendance face à des services majoritairement américains.
Le débat et sa présentation sont disponibles à cette adresse.

Le point de vue développé ici s’attardera davantage à se demander s’il est possible d’échapper à l’emprise des États et des entreprises qui font fortune sur la surveillance des communications.

Il est coutume de dire qu’internet n’a pas de centre, et c’est vrai. En tant que réseau de réseaux décentralisé, il est en théorie conçu pour pouvoir fonctionner quelles qu’en soient les parties amputées. Mais il est aussi fréquent d’entendre que s’il devait y en avoir un, il serait aux États-Unis.

Avec le développement de la toile, de nombreuses entreprises américaines ont acquis un statut dominant voire quasi monopolistique dans certains domaines. Plus de neuf français sur dix utilisent des logiciels Microsoft et surfent sur le net grâce à Google, et près d’un sur trois a un profil Facebook.

Lorsque l’on parle de stockage des données en ligne (cloud computing), cela pose de façon évidente la question de la conservation et de la concentration des informations, et interroge sur le cadre juridique duquel elles dépendent.

Cette concentration pose problème dans plusieurs domaines :

La confidentialité des données

Concernant la confidentialité des données, et le respect à la vie privée, la constitution de supers bases de données contenant des quantités parfois astronomiques de détails sur nos habitudes de navigation, nos goûts, nos achats, nos symptômes, nos préoccupations, nos désirs etc., pose de sérieux problèmes.
Pour prendre le cas Google, il a été le premier groupe à dépasser le milliard de visiteurs uniques en mai dernier (selon comScore), et Youtube (appartenant à Google) annonce ce mois-ci les mille milliards de vidéos vues en 2011. Chacune de ces visites est l’occasion pour l’entreprise de peaufiner le profil des utilisateurs en fonction de leurs comportements.

La question du droit de l’information

À qui appartiennent les informations publiées par les internautes ? Dans le cas de Facebook par exemple, nous savons que les données « confiées » peuvent être réutilisées dans un cadre publicitaire notamment, et sont à la disposition de l’entreprise, même après suppression du compte (voir l’affaire de l’étudiant autrichien Max Schrems qui a reçu plus de 1200 pages d’informations sur sa personne après 3 ans d’utilisation du réseau et un compte soi disant supprimé).

Le rapport à la justice

C’est également vis à vis de la justice qu’il faut s’interroger, et plus particulièrement de l’État. C’est suite à des « révélations » de Gordon Frazer (directeur général de Microsoft) que la question du Patriot Act a refait surface sur le net. Rédigé suite aux attentats du 11 septembre 2001, le texte impose à toute entreprise américaine de fournir les renseignements dont elle dispose si l’État en fait la demande. Étant dans cette situation, Microsoft a, à l’occasion de la prise de parole de son responsable, avoué avoir déjà été en situation de répondre à cette exigence patriotique. C’est quasiment dans la foulée que le géant Google avait également confirmé avoir fait de même.

Il convient de préciser que le Patriot Act concerne toutes les entreprises américaines, qu’elles soient basées sur le sol américain ou non. Les serveurs de Google en Europe sont par exemple concernés, et toutes les données qu’ils renferment sont donc potentiellement réquisitionnables par les autorités d’outre-Atlantique.

C’est alors que se repose la question de la concentration des données. Avec 900 000 serveurs estimés dans le monde, une utilisation particulièrement élevée de son moteur de recherche en France, et une omniprésence de Google Analytics qui permet d’afficher des statistiques de fréquentation 1 2, Google prend l’allure d’une pieuvre menaçante tant pour la sécurité des internautes que pour celle des entreprises.

Le contrôle du réseau

L’intégrité du réseau ainsi que la garantie d’une circulation libre des contenus dépendent également, du fait de la main mise des entreprises américaines sur le web, du droit états-unien. L’actualité récente braque les projecteurs vers la chambre des représentants et le sénat américains, lesquels discutent deux projets de loi très similaires: Stop Online Piracy Act (SOPA) et Protect IP Act (PIPA). Ces deux Patriot Acts numériques visent à mettre en place des systèmes de contrôle et de censure d’internet dignes des plus grandes dictatures mondiales, et ce afin de préserver les seuls intérêts des ayants droit des industries culturelles américaines. Le passage de tels projets affecterait sans nul doute la totalité de la toile puisque qu’une grande partie des sites en ligne dépendront de ces textes.

Un cloud à la française ?

Cette situation de dépendance à l’égard du droit américain amène divers projets, dont Andromède, présenté comme un cloud à la française, à destination de l’e-administration, puis éventuellement des entreprises de l’hexagone.

Plutôt que de se concentrer directement sur l’administration et les entreprises, il me semble important d’aborder la question de façon plus large, dans le rapport à l’utilisateur en général.

En ce qui concerne la sécurité des données, il conviendrait de désigner clairement celui dont on souhaite se protéger. S’il s’agit de l’État, il n’y a nul doute pour dire que l’État Français ne se montre pas plus vertueux que son homologue américain, en témoignent l’adoption de la très répressive Loppsi II, la troisième position acquise par la France en tant que pays demandant à Google de dévoiler des informations sur ses utilisateurs (octobre 2011), ou encore son implication présumée dans l’affaire d’espionnage d’Amesys (voir ci-dessous).

Mais avec qui ?

Les partenaires associés au projet Andromède laissent perplexes les internautes qui auront rapidement mis le nez dans les questions de sécurité : Orange, Thales et Dassault (qui s’est retiré du projet en décembre).

France Télécom (qui possède la marque Orange), s’est illustré (bien que cela n’ait fait grand bruit), de façon indirecte dans l’affaire Amesys. En effet, l’entreprise possède de nombreuses actions chez Bull, dont Amesys est une filiale.
Cette dernière a été, suite à des révélation des sites Owni, Reflets.info, Wikileaks et le Wall Street Journal, accusée d’avoir vendu au régime de Kadhafi des armes numériques permettant la surveillance du réseau et des dissidents libyens , ainsi que des communications téléphoniques et satellites.

Thales a également été répertoriée par Wikileaks dans les Spy Files, comme étant l’une des entreprises françaises développant des outils de monitoring de masse sur les réseaux téléphoniques et internet.

Orange, c’est également l’annonce d’un bridage du net à 100 MO pour la fibre (et donc techniquement une remise en cause de l’illimité), ainsi que la volonté de développer le DPI (Deep Packet Inspection), la même technologie d’analyse des flux utilisée par Amesys en Libye, pour des usages courants. Parmi les dernières propositions, on notera la possibilité de faire analyser tout son trafic par Orange afin de pouvoir recevoir des publicités plus ciblées (c’est tout de même grandiose!).
Nombreux sont également ceux qui s’interrogent sur son respect de la neutralité du net, notamment en tant que propriétaire du portail Dailymotion. L’entreprise est en effet suspectée de brider le trafic à destination de son concurrent Youtube.

On ne présente plus non plus Dassault pour ce qui est de la construction et la vente d’armes et de matériel de guerre, pour ses relations commerciales avec Amesys, Thales ou d’autres, et sa complicité par la vente d’armes avec la dictature de Kadhafi.

Bref, on pourrait se demander ce qu’il y aurait à gagner à confier la gestion de nos données et leur sécurisation à de tels énergumènes.

Saucisson pinard ou autonomie ?

Parler de l’information sur le net, au-delà même du cloud (à la française ou non), pose donc un certain nombre de questions qui n’ont finalement pas toujours grand chose à voir avec des problématiques liées à la souveraineté nationale.
Il convient en effet de resituer les contextes d’énonciation : si l’État français peut chercher à gagner en indépendance grâce à Andromède, il n’en reste pas moins extrêmement conciliant (et d’avantage encore : voir l’inauguration des bureaux parisiens de Google par Nicolas Sarkozy) avec une entreprise comme Google, qui évite pourtant sciemment la fiscalité française en se basant en Irlande.
Son indépendance vis à vis de la juridiction américaine, notamment dans le domaine de la sécurité nationale ne semble représenter que peu d’intérêt pour l’internaute moyen, étant données les pratiques auxquelles il semble s’adonner sur son propre territoire ou dans les pays du Maghreb et du Moyen-Orient.

D’autre part, on va de ce fait observer une fuite des militants vers les États-Unis pour échapper à la surveillance et la censure française, comme ce fut le cas pour le site Copwatch Nord Île-de-France par exemple. Pour ces activistes, être « autonome » (hébergé) en France ne signifie pas pour autant liberté.

Héberger ses données à distance amène enfin à prendre en compte d’abord la question du chiffrement, afin de garantir une confidentialité à minima de ce qui est entreposé sur des serveurs tiers, mais aussi celle des outils secondaires qui peuvent être utilisés. Gardons en tête l’exemple de Google Analytics, lequel fait office de véritable cheval de Troie sondant pour le géant de Mountain View, une bonne partie des visites de sites sur la toile.

Finalement, ne serait-ce pas l’occasion de réhabiliter dans certains cas le principe l’auto-hébergement et l’hébergement coopératif, probablement l’une des pratiques la plus en phase avec l’écologie du net ?

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Affaire Amesys: l’État français botte en touche https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/21/affaire-amesys-letat-francais-botte-en-touche/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/21/affaire-amesys-letat-francais-botte-en-touche/#comments Wed, 21 Dec 2011 02:39:27 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2426 L'article Affaire Amesys: l’État français botte en touche a été publié sur Révolte Numérique

Les députés de l’opposition Christian Paul et Daniel Goldberg ont interrogé ce mardi à l’Assemblée Nationale, les ministres Gérard Longuet et Claude Guéant sur le rôle de l’État français dans la vente d’armes de surveillance massive de la population à la Libye. On le rappelle, depuis la chute du régime … Lire la suite

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L'article Affaire Amesys: l’État français botte en touche a été publié sur Révolte Numérique

Les députés de l’opposition Christian Paul et Daniel Goldberg ont interrogé ce mardi à l’Assemblée Nationale, les ministres Gérard Longuet et Claude Guéant sur le rôle de l’État français dans la vente d’armes de surveillance massive de la population à la Libye.

On le rappelle, depuis la chute du régime de Kadhafi, il est désormais avéré qu’un système nommé Eagle, permettant au dictateur de surveiller ses opposants notamment sur le net, a été vendu par l’entreprise française Amesys en 2007.

Ce type de transactions est bien évidemment soumis à autorisation: l’article 226 du code pénal stipule que « la fabrication, l’importation, la détention, l’exposition, l’offre, la location ou la vente » de systèmes « permettant de porter atteinte à l’intimité de la vie privée et au secret des correspondances »  sont « soumis à une autorisation délivrée par le Premier ministre »…

On pourra aussi noter, histoire de pimenter un peu tout ça, que  Tiphaine Hecketsweiler, directrice de la communication chez Bull (propriétaire de Amesys et en partie détenu par l’État), est aussi la fille de Gérard Longuet, le ministre de la défense… C’est pas la classe ça?

Je vous laisse apprécier ce bon nectar de mauvaise foi:

 

Se reporter au dossier pour aller plus loin

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La France arme les dictatures pour la surveillance du net https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/03/comment-la-france-arme-t-elle-les-dictatures-pour-la-surveillance-dinternet/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/03/comment-la-france-arme-t-elle-les-dictatures-pour-la-surveillance-dinternet/#respond Sat, 03 Dec 2011 22:47:34 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2216 L'article La France arme les dictatures pour la surveillance du net a été publié sur Révolte Numérique

Suite aux révélations de Wikileaks cette semaine, mais également à l’excellent travail mené par Owni ou encore des sites comme reflet.info, j’ai pensé qu’il serait intéressant de reposter ces vidéos sur l’implication de la France dans cette affaire. La première revient avec un journaliste de Owni sur l’implication de Amesys, … Lire la suite

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L'article La France arme les dictatures pour la surveillance du net a été publié sur Révolte Numérique

Suite aux révélations de Wikileaks cette semaine, mais également à l’excellent travail mené par Owni ou encore des sites comme reflet.info, j’ai pensé qu’il serait intéressant de reposter ces vidéos sur l’implication de la France dans cette affaire.

La première revient avec un journaliste de Owni sur l’implication de Amesys, entreprise française, dans la surveillance du peuple libyen. Sont également évoquées, les questions qui se posent vis à vis de la responsabilité de l’État français dans cette affaire, qui lui même est actionnaire de Bull, l’entreprise mère, mais aussi de l’utilisation de ces technologies en France.

La seconde met en scène le patron de Qosmos, l’une des entreprises françaises pointées par Wikileaks comme développant des technologies de surveillance. Même si c’est un peu long, ça vaut le détour: il est pas très à l’aise pépère! 😀


Aller voir le site

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Wikileaks publie une carte du monde de la surveillance numérique https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/01/wikileaks-publie-une-carte-du-monde-de-la-surveillance-numerique/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/01/wikileaks-publie-une-carte-du-monde-de-la-surveillance-numerique/#comments Thu, 01 Dec 2011 18:23:34 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2030 L'article Wikileaks publie une carte du monde de la surveillance numérique a été publié sur Révolte Numérique

Wikileaks, OWNI et d’autres organismes de presse ont effectué un sérieux travail de recensement des entreprises participant à la surveillance du réseau au niveau mondial, et nous proposent une carte interactive. De nombreux documents originaux (près de 1100) sont une fois encore mis à disposition du grand public. Les outils … Lire la suite

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L'article Wikileaks publie une carte du monde de la surveillance numérique a été publié sur Révolte Numérique

Wikileaks, OWNI et d’autres organismes de presse ont effectué un sérieux travail de recensement des entreprises participant à la surveillance du réseau au niveau mondial, et nous proposent une carte interactive.
De nombreux documents originaux (près de 1100) sont une fois encore mis à disposition du grand public.

Les outils de surveillance utilisés par ces entreprises provenant en grande majorité de démocraties occidentales sont rangés en  5 catégories:

  • Les systèmes de surveillance d’Internet (Internet monitoring)
  • Les outils de pénétration ou chevaux de Troie (Trojan)
  • Les systèmes d’écoutes téléphoniques (Phone monitoring)
  • Les outils de captation et d’analyse de la voix (Speech analysis)
  • Les systèmes d’interception des SMS (SMS monitoring)
  • Les outils de géolocalisation (GPS Tracking).

On remarque une fois de plus que la France n’est pas en reste, notamment « grâce » au travail de l’entreprise Amesys, filiale de Bull dont l’État est actionnaire à 5%, et qui s’est largement illustrée de par sa collaboration avec le régime de Kadhafi.

Rappelons également que la France s’était équipée des mêmes outils de surveillance de masse pour son propre territoire, et que nous apprenions il y a peu que le Maroc fait également partie des clients de la boîte…

Lecture du dossier du site OWNI fortement conseillée!
– Internet massivement surveillé
– Des réfugiés sur écoute
– La carte d’un monde espionné
– Dossier de presse Scoop it

Cliquez pour accéder au site

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Facebook va respecter la vie privée de ses utilisateurs! https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/01/facebook-va-respecter-la-vie-privee-de-ses-utilisateurs/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/01/facebook-va-respecter-la-vie-privee-de-ses-utilisateurs/#respond Wed, 30 Nov 2011 23:37:08 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=1970 L'article Facebook va respecter la vie privée de ses utilisateurs! a été publié sur Révolte Numérique

Et oui, ça y est, c’est dit: Facebook va cesser de ficher ses utilisateurs, et même de revendre les infos personnelles aux régies publicitaires sans leur accord! C’est Mark Zuckerberg himself qui l’a annoncé hier sur son blog. C’est que ça doit être vrai! Facebook renaissance Enfin! Tous ces médisants, … Lire la suite

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L'article Facebook va respecter la vie privée de ses utilisateurs! a été publié sur Révolte Numérique

Et oui, ça y est, c’est dit: Facebook va cesser de ficher ses utilisateurs, et même de revendre les infos personnelles aux régies publicitaires sans leur accord! C’est Mark Zuckerberg himself qui l’a annoncé hier sur son blog. C’est que ça doit être vrai!

Facebook renaissance

Enfin! Tous ces médisants, ces pinailleurs qui ne passent leur temps qu’à cracher à la figure de cette grande entreprise sociale qu’est Facebook vont pouvoir refermer leur clapet car, Saint Mark a parlé et s’engage, la main sur le catalogue de la Redoute « à ce que Facebook devienne le leader en termes de transparence et de contrôle de la confidentialité. »
Vous pensâtes qu’il s’agissoit de pipeau?? Vous avez probablement raison!

Que Facebook se repentisse

C’est un peu la tendance en ce moment. Après les nombreuses casseroles dont le réseau s’est paré ces dernières années (reconnaissance faciale activée par défaut sans l’accord des utilisateurs, traçage des utilisateurs déconnectés et conservation indéfinie des informations des utilisateurs désinscrits, constitution de profils fantômes sur les non-inscrits, bouton « j’aime » traçant les internautes etc), l’étau semble s’être resserré autour de la boîte californienne.

Avec l’Allemagne, L’UE, et aujourd’hui la Federal Trade Commission (FTC) sur le dos, il fallait une réaction publique et significative, notamment pour stabiliser son image de marque avant une potentielle entrée en bourse l’été prochain.
Visiblement, l’accord avec la FTC donnerait lieu à des audits sur la sécurité des données des internautes pendant 20 ans! Rien que ça!

Des évolutions en perspective?

Des évolutions, il y en a déjà eu pas mal chez Facebook:


Mais des déclarations, il y en a eu beaucoup aussi! Comment faire confiance à quelqu’un qui est devenu l’une des plus grandes fortunes du monde en revendant, parfois en douce, des informations sur les internautes, lorsqu’il dit qu’il que tout ça c’est fini?

Probablement, si évolution il y a (et cela reste à mon avis tout à fait hypothétique), le but du jeu sera d’obtenir l’accord de l’usager, de la même façon que toutes les données postées sont faites propriété de Facebook par la simple signature des conditions d’utilisation.
Dans ce cas, oui, les utilisateurs seront « d’accord » pour fournir leurs données et participer à la création d’un fichier de plus de 800 millions de personnes, disponible pour les régies publicitaires et les services de renseignement de l’État américain. Et oui, Facebook respectera ses utilisateurs, car la revente des informations aura été approuvée par les utilisateurs.

Beaucoup de bruit pour pas grand chose en somme…

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Censure d’internet: les industries « culturelles » auront-elles leur patriot act? https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/11/17/censure-dinternet-les-industries-culturelles-auront-elles-leur-patriot-act/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/11/17/censure-dinternet-les-industries-culturelles-auront-elles-leur-patriot-act/#comments Thu, 17 Nov 2011 19:02:35 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=1864 L'article Censure d’internet: les industries « culturelles » auront-elles leur patriot act? a été publié sur Révolte Numérique

Dans le cadre de la lutte contre le piratage et la contrefaçon de biens manufacturés, une loi est en passe d’être votée ces jours-ci au sénat américain. Pour faire plaisir aux industries culturelles, c’est peut-être Internet tout entier qui va être sacrifié sur l’autel du profit. L’idée ne date pas d’hier … Lire la suite

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L'article Censure d’internet: les industries « culturelles » auront-elles leur patriot act? a été publié sur Révolte Numérique

Dans le cadre de la lutte contre le piratage et la contrefaçon de biens manufacturés, une loi est en passe d’être votée ces jours-ci au sénat américain. Pour faire plaisir aux industries culturelles, c’est peut-être Internet tout entier qui va être sacrifié sur l’autel du profit.

L’idée ne date pas d’hier et ne surprend qu’à moitié. Depuis des années, la guerre des ayants droit contre la culture fait rage: ACTA, PIPA (Protect IP Act), E-Parasite Act (Enforcing and Protecting American Rights), COICA (Combating Online Infringement and Counterfeits Act) et aujourd’hui SOPA (The Stop Online Piracy Act)… Tous ces acronymes ne désignent en réalité qu’un seul et même projet: garantir les profits des industries de la propriété intellectuelle par le filtrage et la censure d’Internet.

Un bon travail de lobbying

L’action de pression sur les autorités américaines ne date pas d’hier. Il y a un an, l’association américaine de l’industrie cinématographique (MPAA) s’était déjà manifestée auprès des autorités américaines, brandissant une liste des sites à abattre.

Parmi les plus connus, on trouvait ThePirateBay.org (Suède / Pays-Bas), Megaupload.com (Hong Kong/USA), Megavideo.com (idem), RapidShare.com (Suisse/Chine) et bien d’autres.

Vous l’aurez remarqué, la liste ne comprend pas que des sites hébergés aux États-Unis, et c’est bien là tout l’enjeu de cette affaire.

Aujourd’hui, le même lobby du cinéma applaudit le projet de loi (surprenant non?).

Une stratégie guerrière

Le projet vise donc les sites américains, mais aussi basés à l’étranger. Afin de faire couler tous ces terroristes qui partagent (plus précisément, qui sont suspectés de partager la culture ou de faciliter le piratage ), la stratégie consistera à les assiéger:

  • blocage au niveau des FAI,
  • des registres DNS,
  • des moteurs de recherche,
  • des services de paiement (paypal, mastercard etc),
  • des annonceurs présents sur ces sites (ah! Voilà quelque chose de censé 😉 )
  • etc…

Ces mesures pourront de plus être prises de façon préventive, sans même la tenue d’un procès!

De nombreux effets collatéraux

Alors que traditionnellement, ce sont les contenus qui étaient visés, les sites dans leur totalité le sont aujourd’hui.

Pour  Trevor Timm de l’Electronic Frontier Foundation:

« Tandis que TOR est conçu pour la promotion de la libre expression, la protection de la vie privée et des droits de l’Homme (…), il peut être également utilisé pour masquer l’adresse IP lors d’un téléchargement de contenu copyrighté, comme de la musique. Les entreprises concernées par le téléchargement illégal de musique pourraient utiliser la loi SOPA pour forcer Visa et Mastercard à couper les donations à Torproject.org – bien que le but de Tor soit de faciliter l’activisme et non le piratage ».

Un autre effet collatéral désastreux sera aussi un renforcement de la surveillance au niveau des FAI, car si leur responsabilité est engagée, il est évident qu’ils se livreront à un espionnage des communications pour s’assurer qu’aucun contenu transitant n’est illégal.

Sommes-nous impuissant-e-s?

Une mobilisation internationale se met en ce moment même en place, et la réaction des Google, Facebook, Yahoo, eBay, AOL, Twitter, LinkedIn etc. ne s’est pas évidemment pas fait attendre: dans la présente logique, un portail comme Youtube, hébergeant sans accord de nombreuses vidéos sous droits, serait concerné.

De nombreuses associations civiles se mobilisent elles aussi comme L’EFF (Electronic Frontier Foundation) et dénoncent ce qui est désormais considéré comme étant l’équivalent de la grande muraille numérique de la Chine.

Plusieurs pétitions circulent actuellement sur le net:

Bien que les pétitions ne soient pas le moyen le plus contraignant pour ces adversaires puissants, n’hésitez pas à les signer (n’oubliez pas que les pseudos existent! 😉 ), et à diffuser au maximum l’information autour de vous!

Si nous sommes déjà concernés, il faut bien comprendre que comme pour ACTA, si le projet passe aux États-Unis, il ne tardera pas à arriver en Europe, et à servir de modèle de référence dans le monde entier…

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Android: la reconnaissance faciale se débloque avec une photo https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/11/12/android-la-reconnaissance-faciale-se-debloque-avec-une-photo/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/11/12/android-la-reconnaissance-faciale-se-debloque-avec-une-photo/#comments Sat, 12 Nov 2011 17:28:36 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=1821 L'article Android: la reconnaissance faciale se débloque avec une photo a été publié sur Révolte Numérique

Qui fait le malin tombe dans le ravin… Nous ferions mieux de nous rappeler cette maxime! De plus en plus nous voyons apparaître des systèmes de déblocage, ou de lancement d’applications pour ordinateurs (au sens large), et qui utilisent la biométrie: empreintes digitales, reconnaissance faciale, reconnaissance vocale etc… Dans le … Lire la suite

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L'article Android: la reconnaissance faciale se débloque avec une photo a été publié sur Révolte Numérique

Qui fait le malin tombe dans le ravin… Nous ferions mieux de nous rappeler cette maxime!
De plus en plus nous voyons apparaître des systèmes de déblocage, ou de lancement d’applications pour ordinateurs (au sens large), et qui utilisent la biométrie: empreintes digitales, reconnaissance faciale, reconnaissance vocale etc…

Dans le cas présent, le système de déblocage du dernier système Android « Ice Cream Sandwitch », utilise justement la reconnaissance faciale. Je vous laisse voir par vous même ce que ça apporte d’un point de vue sécurité!

Donc mis à part se faire plaisir en ayant le dernier gadget inutile ou en se prenant pour James Bond, quel intérêt à un tel dispositif, qui de l’aveu même de ses concepteurs, n’est que très peu sécuritaire?
Notons que le téléphone lui même n’est pas ce qui se fait de mieux en terme de sécurité des données, nous avons pu le constater avec l’iPhone dont le fonctionnement est assez similaire aux terminaux Android.

Quel intérêt donc, à intégrer la biométrie dans le quotidien, en faisant croire au gens que l’usage de ces technologies pour le « civil » est une affaire de confort?

Quel intérêt à développer ces systèmes informatisés et de plus en plus utilisés pour la surveillance, s’il faut toujours une personne à côté pour vérifier qu’il n’y a pas fraude au niveau de l’utilisation?

Je vous pose la question, et vous invite à lire l’article de Jean-Marc Manach Plus de fichiers = plus de fuites  sur le piratage des données personnelles de quelques élus UMP.
Bien que le sujet ne soit pas exactement le même, il y a certainement là quelques outils pour une réflexion sur la frénésie des bases de données.

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Facebook conserve t-il les données ad vitam æternam? https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/10/24/facebook-conserve-t-il-les-donnees-ad-vitam-aeternam/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/10/24/facebook-conserve-t-il-les-donnees-ad-vitam-aeternam/#respond Mon, 24 Oct 2011 18:28:46 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=1667 L'article Facebook conserve t-il les données ad vitam æternam? a été publié sur Révolte Numérique

C’est la fête à Facebook en ce moment! Rumeurs sur la création de profils pour les non inscrits, ultimatum lancé par l’Allemagne concernant la reconnaissance faciale, et aujourd’hui, accusation sur la conservation de données soit disant « effacées » par les utilisateurs. Avec un nombre toujours croissant d’inscriptions, Facebook revendique 800 millions … Lire la suite

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L'article Facebook conserve t-il les données ad vitam æternam? a été publié sur Révolte Numérique

C’est la fête à Facebook en ce moment! Rumeurs sur la création de profils pour les non inscrits, ultimatum lancé par l’Allemagne concernant la reconnaissance faciale, et aujourd’hui, accusation sur la conservation de données soit disant « effacées » par les utilisateurs.
Avec un nombre toujours croissant d’inscriptions, Facebook revendique 800 millions d’utilisateurs, soit des informations personnelles sur 12,30 fois la population française. Alors? Même pas peur?

Un étudiant de droit allemand a récemment demandé à recevoir les informations que possédait Facebook le concernant. Après avoir reçu plus de 1200 pages d’informations privées récoltées pendant 3 ans, il s’est rapidement rendu compte que certaines qui étaient censées avoir été effacées y figuraient tout de même.

Il semblerait que « supprimer » ne soit pas un terme facile à traduire en langage des affaires. Mais c’est au tribunal que cette affaire risque de se régler…


Source de la vidéo: Le Monde Technologies
(Note: la traduction française est activable)

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