FBI – Révolte Numérique https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org Pour l'autodéfense numérique Sat, 25 Jul 2015 12:41:36 +0000 fr-FR hourly 1 Un an après, un bilan sur les écoutes de la NSA https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/12/un-an-apres-un-bilan-sur-les-ecoutes-de-la-nsa/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/12/un-an-apres-un-bilan-sur-les-ecoutes-de-la-nsa/#respond Thu, 12 Jun 2014 21:33:37 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4632 L'article Un an après, un bilan sur les écoutes de la NSA a été publié sur Révolte Numérique

Nous avons récemment « fêté » dans l’allégresse les un an des révélations Snowden sur la surveillance des canaux de communication opérée par la NSA. Depuis l’été 2013, les questions de vie privée et de surveillance des communications font désormais partie du paysage médiatique (bien plus qu’avant en tout cas), et les … Lire la suite

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L'article Un an après, un bilan sur les écoutes de la NSA a été publié sur Révolte Numérique

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Nous avons récemment « fêté » dans l’allégresse les un an des révélations Snowden sur la surveillance des canaux de communication opérée par la NSA. Depuis l’été 2013, les questions de vie privée et de surveillance des communications font désormais partie du paysage médiatique (bien plus qu’avant en tout cas), et les discours portant sur la protection des données personnelles deviennent audibles.

Afin de ne pas en rester aux généralités et de pouvoir construire son argumentation sur des faits avérés, et non pas uniquement des vérités générales sur « big brother », un petit bilan de ce qui a été établi s’avère très instructif.

La stratégie du feuilletonnage choisie par Snowden et Greenwald est efficace en ce qui concerne le maintien de la pression sur les médias, mais elle n’influe malheureusement que très peu sur le côté indigeste de la masse de révélations proposées.

Framablog propose une traduction d’un récapitulatif de l’Electronic Frontier Foundation. J’ai toujours rêvé de faire ce bilan, mais la tâche est ardue. Donc, cela n’arrive que très rarement, mais là je vais le faire: un gros repompage d’article, un bon vieux copié-collé style DM de maths fait à la dernière minute. 😉 (mais c’est l’autre qui avait copié en premier m’sieur jvous jure!)

 


65 choses sur la surveillance par la NSA que nous savons maintenant mais que nous ignorions il y a un an

Article original sur le site de l’Electronic Frontier Foundation

par Nadia Kayyali et Katitza Rodriguez

Traduction Framalang : hack, Diab, teromene, r0u, Thérèse, goofy, mrtino

Voilà un an que le journal The Guardian a publié pour la première fois le Foreign Intelligence Surveillance Court order, révélé par Edward Snowden, ex-sous-traitant de la NSA. Le document démontrait que la NSA avait mené des opération de surveillance généralisée sur des millions de personnes innocentes. Depuis lors, toute une vague de révélations choquantes, de divulgations, d’aveux partiels des autorités gouvernementales, d’appels aux lois qui garantissent la liberté de l’information, et de poursuites judiciaires, a déferlé sans interruption. Pour l’anniversaire de cette première révélation, voici 65 choses sur la surveillance par la NSA que nous savons maintenant mais que nous ignorions il y a un an.

1. Nous avons vu un exemple des décisions de justice qui autorisent la NSA à récolter potentiellement tout appel téléphonique aux USA – ce qui veut dire qui vous appelez, qui vous appelle, quand, pendant combien de temps et quelquefois même où.

2. Nous avons découvert les diaporamas en Powerpoint de la NSA qui détaillent comment est menée la récolte « en amont », par la collecte d’informations captées directement dans l’infrastructure des opérateurs de télécoms.

3. La NSA a conçu une vaste « drague du Web » en s’assurant qu’elle peut intercepter non seulement les communications d’une cible lorsqu’elle fait partie d’une communication mais aussi celles qui « concernent une cible, même si la personne ciblée ne participe pas à une communication ».

4. La NSA a confirmé qu’elle recherche des données collectées selon les clauses de la section 702 des amendements à la FISA (FISA Amendments Act) pour avoir accès sans mandat aux communications des citoyens des USA, grâce à ce que le sénateur Ron Wyden a appelé « le vide juridique de la recherche via porte dérobée ».

5. Même si la NSA a déclaré de façon répétée qu’elle ne ciblait pas les citoyens des États-Unis, ses propres documents montrent que les fouilles de données menées sous l’égide de la section 702 sont conçues pour déterminer avec un degré de confiance de 51% seulement si la cible est étrangère.

6. Si la NSA n’établit pas l’origine étrangère d’une cible, elle ne va pas arrêter d’espionner cette cible pour autant. Au lieu de ça, la NSA va présumer que la cible est étrangère tant qu’elle ne peut être « identifiée positivement comme une personne des États-Unis ».

7. Un audit interne de la NSA révélé par une fuite a donné les détails de 2776 violations de règles ou de décisions judiciaires en une seule année.

8. Les hackers de la NSA ciblent les administrateurs systèmes, indépendamment du fait que ces administrateurs systèmes peuvent eux-mêmes être totalement innocents de tout acte répréhensible…

9. La NSA et la CIA ont infiltré des communautés de jeu en ligne comme World of Warcraft et Second Life pour récolter des données et mener leur surveillance.

10. Le gouvernement a détruit des preuves dans des procès pour espionnage intentés par l’EFF contre la NSA. Comble de l’ironie, le gouvernement a également prétendu que les clients de l’EFF avaient besoin de ces preuves pour établir la recevabilité de leur plainte.

11. Le directeur du renseignement national, James Clapper, a menti au Congrès lorsqu’il a été interrogé directement par le sénateur Ron Wyden pour savoir si la NSA était en train de rassembler des données de quelque nature que ce soit sur des millions d’habitants des USA.

12. Microsoft, comme d’autres sociétés, a collaboré étroitement avec le FBI afin de permettre à la NSA de « contourner le chiffrement pour avoir accès aux données des utilisateurs ».

13. Pendant la seule année 2013, le budget du renseignement était de 52,6 milliards de dollars — ce chiffre a été révélé par la fuite d’un document, et non par le gouvernement. Sur ce budget, 10,8 milliards de dollars ont été attribués à la NSA. Cela équivaut approximativement à 167 dollars par personne résidant aux Etats-Unis.

14. La Cour fédérale de la surveillance et du renseignement (Foreign Intelligence Surveillance Court) a rendu des décisions qui autorisent la NSA à partager des données brutes — non expurgées des informations permettant d’identifier les personnes — avec le FBI, la CIA et le Centre national de lutte antiterroriste (National Counterterrorism Center).

15. Conformément à un protocole d’accord (memorandum of understanding), la NSA partage régulièrement des données brutes avec Israël sans en expurger les informations personnelles permettant d’identifier les citoyens des USA.

16. Les divulgations de Snowden ont montré clairement que l’administration Obama avait induit la Cour suprême en erreur à propos de questions clés dans le procès intenté par l’ACLU à la NSA pour espionnage, Clapper v. Amnesty International, ce qui a conduit à un renvoi de l’affaire pour manque de preuves.

17. La NSA « a pénétré le système de communication interne d’Al Jazeera ». Les documents de la NSA font état de ce que « les cibles sélectionnés avaient un “fort potentiel en tant que sources de renseignement” ».

18. La NSA a utilisé des cookies soi-disant anonymes de Google comme balises de surveillance, aidant ainsi à pister les utilisateurs individuels.

19. La NSA « intercepte “des millions d’images par jour” – dont environ 55 000 “images de qualité suffisante pour la reconnaissance faciale” » et les traite avec de puissants logiciels de reconnaissance faciale.

20. Le programme de reconnaissance faciale de la NSA « peut maintenant comparer les photos des satellites d’espionnage avec les photos personnelles interceptées prises en extérieur, pour déterminer leur localisation ».

21. Bien que la réforme de la NSA se soit essentiellement focalisée sur la Section 215 du PATRIOT Act, et que la plupart des magistrats aient également poussé à réformer la Section 702 du FISA Amendments Act, certains des pires espionnages de la NSA ont été effectués conformément au décret 12333, que le président Obama pourrait abroger ou modifier dès aujourd’hui.

22. La NSA a collecté les informations de localisation des téléphones mobiles des citoyens des USA durant deux ans sous couvert d’un projet pilote ayant pour but de voir comment pourraient être analysées de telles informations dans ses énormes bases de données.

23. Au cours du seul mois de mars 2013, la NSA a rassemblé 97 milliards de renseignements en provenance de réseaux informatiques du monde entier, dont 3 milliards de renseignements des réseaux propres aux USA.

24. La NSA a ciblé Tor, un ensemble d’outils qui permet aux internautes de naviguer sur le net de manière anonyme.

25. Le programme MUSCULAR de la NSA infiltre des liens entre les data centers mondiaux des sociétés technologiques comme Google et Yahoo. De nombreuses sociétés ont répondu à MUSCULAR en chiffrant le trafic sur leur réseau interne.

27. Le programme XKEYSCORE analyse les courriers électroniques, les conversations en ligne et l’historique de navigation de millions de personnes n’importe où dans le monde.

28. À travers BULLRUN, la NSA sabote les outils de chiffrement auxquels se fient les utilisateurs ordinaires, les entreprises et les institutions financières, cibles ou non, dans un effort sans précédent visant à affaiblir la sécurité des utilisateurs d’Internet, vous y compris.

28. L’opération Dishfire a collecté 200 millions de textos par jour à travers le globe, qui peuvent être utilisés pour extraire des informations intéressantes sur vous : localisation, contacts, données de carte de crédit, appels manqués, alertes d’itinérance (qui indiquent que vous franchissez une frontière), cartes de visite électroniques, informations sur vos paiements par carte, alertes aux voyageurs, et renseignements sur vos réunions.

29. À travers l’opération CO-TRAVELER, les États-Unis collectent des informations de localisation provenant de relais de téléphonie mobile GSM, d’émetteurs Wi-Fi et de concentrateurs GPS, qui sont ensuite analysées en fonction du temps pour déterminer entre autres avec qui une cible voyage.

30. Un mémo de 2004 intitulé DEA – The “Other” Warfighter (DEA – « l’autre » combattant) montre que la NSA et la DEA « profitent d’échanges réciproques d’information ».

31. Quand la DEA agit sur les renseignements que sa division « Opérations spéciales » reçoit de la NSA, ils cachent la source de l’information à travers une « construction parallèle », une mascarade recréant une enquête imaginaire destinée à cacher la source de l’indice, non seulement au défenseur, mais à la Cour. Il s’agit de faire en sorte qu’aucun tribunal ne rende de décision sur la légalité ou la finalité de l’usage qui sont faits des données de la NSA dans les enquêtes ordinaires.

32. Le produit de la surveillance de la NSA finit régulièrement entre les mains de l’IRS (NdT : le fisc des États-Unis). Tout comme la DEA, l’IRS utilise la « construction parallèle » pour dissimuler l’origine de l’indice.

33. Même le Conseil de surveillance de la vie privée et des libertés civiles (Privacy and Civil Liberties Oversight Board), dont les membres sont triés sur le volet par le président des États-Unis, a recommandé que le gouvernement fasse cesser la collecte massive des enregistrements téléphoniques autorisée par la section 215 [NdT : du PATRIOT Act], cette collecte étant inefficace, illégale, et probablement anticonstitutionnelle.

34. La NSA a des projets pour infecter potentiellement des millions d’ordinateurs en y implantant des malwares dans le cadre du programme Tailored Access Operations (opérations d’accès personnalisé).

35. La NSA a eu un contrat secret de 10 millions de dollars avec la société de sécurité RSA pour créer une « porte dérobée » dans ses produits de chiffrement, largement utilisés par les entreprises.

36. « Dans le cadre d’une proposition visant à salir la réputation de ceux dont l’agence pense que les discours incendiaires radicalisent les autres », la NSA a surveillé leurs accès aux contenus pornographiques et rassemblé d’autres informations d’ordre explicitement sexuel.

37. La NSA et ses partenaires exploitent les applications mobiles, comme le jeu populaire Angry Birds, pour accéder à des informations privées sur les utilisateurs comme la localisation, l’adresse personnelle, le genre, et plus encore.

38. Le Washington Post a révélé que la NSA récolte « des centaines de millions de carnets d’adresses provenant de comptes personnels de courriel ou de messagerie instantanée du monde entier, dont beaucoup sont des citoyens des USA ».

Beaucoup de révélations de Snowden ont concerné les activités de la NSA à l’étranger, ainsi que les activités de certains des plus proches alliés de la NSA, comme son homologue britannique le GCHQ. Certaines de ces activités ont été des entreprises coopératives. En particulier, les « Cinq Yeux » – les États-Unis, la Nouvelle Zélande, l’Australie, le Royaume-Uni et le Canada – se communiquent mutuellement les données concernant leurs citoyens, constituant ainsi des failles susceptibles de saper la législation nationale.

39. La NSA a versé à son homologue britannique, le GCHQ, 155 millions de dollars ces trois dernières années « pour sécuriser l’accès aux programmes de collecte du renseignement britannique et les influencer ».

40. The Guardian a rapporté ceci : « Sur une période de six mois en 2008, [le GCHQ] a collecté les l’images de webcam – y compris une quantité importante de communications explicitement sexuelles – de plus d’1,8 millions de comptes utilisateurs Yahoo à l’échelle mondiale. »

41. Le GCHQ a utilisé des logiciels malveillants pour compromettre des réseaux appartenant à l’entreprise belge de télécommunications Belgacom.

42. Les principales entreprises de télécommunications, y compris BT, Vodafone, et Verizon business ont fourni au GCHQ un accès illimité à leurs câbles de fibre optique.

43. Le GCHQ a utilisé des attaques DDoS et autres méthodes pour interrompre les communications des Anonymous et de LulzSec, y compris les communications de personnes qui n’étaient accusées d’aucun délit.

44. La station Bude du GCHQ a surveillé des dirigeants de l’Union européenne, de l’Allemagne et d’Israël. Elle a également ciblé des organisations non gouvernementales comme Médecins du monde.

45. Partenaires de la NSA aux antipodes, les services de l’Australian Signals Directorate, ont été impliqués dans des violations de communications entre avocat et client couvertes par le secret professionnel, remettant en question un principe fondamental de notre système de justice pénal commun.

46. Les agents du renseignement australien ont espionné les téléphones mobiles du cabinet ministériel indonésien et du président Susilo Bambang.

47. En 2008, l’Australie a offert de partager les données brutes concernant ses citoyens avec ses partenaires du renseignement.

48. Le CSEC a aidé la NSA à espionner les dirigeants politiques durant le sommet du G20 au Canada.

49. Le CSEC et le CSIS ont été récemment réprimandés par le juge d’une cour fédérale pour l’avoir induit en erreur dans une demande de réquisition faite il y a 5 ans, à propos de l’utilisation des ressources des Cinq Yeux pour pister les Canadiens à l’étranger.

Ironie du sort, certaines opérations de la NSA ont ciblé des pays qui avaient collaboré directement avec l’agence en d’autres circonstances. Et certaines semblaient simplement non indispensables et disproportionnées.

50. Les documents de la NSA montrent que tous les gouvernements ne sont pas transparents sur leur propre niveau de coopération avec la NSA. Comme le rapporte The Intercept : « Peu de dirigeants élus ont connaissance de cet espionnage, voire aucun ».

51. La NSA intercepte, enregistre et archive chaque communication de téléphone mobile des Bahamas.

52. La NSA a surveillé les communications téléphoniques d’au moins 35 chefs d’États.

53. La NSA a espionné des diplomates français à Washington et aux Nations Unies.

54. La NSA a piraté les réseaux de l’entreprise chinoise Huawei et volé les sources de son code.

55. La NSA a posé des mouchards dans les ambassades de l’Union européenne à New York et à Washington. Elle a copié des disques durs dans les bureaux de l’UE à New York, et a mis sur écoute le réseau informatique interne des ambassades de Washington.

56. La NSA a collecté les métadonnées de plus de 45 millions d’appels téléphoniques italiens sur une période de 30 jours. Elle a également entretenu des stations de surveillance à Rome et à Milan.

57. La NSA a stocké les données d’approximativement 500  millions de connexions des systèmes de communication allemands chaque mois.

58. La NSA a collecté les données de plus de 60 millions d’appels téléphoniques espagnols sur une période de 30 jours, fin 2012 et début 2013, et a espionné des membres du gouvernement espagnol.

59. La NSA a collecté les données de plus de 70 millions d’appels téléphoniques français sur une période de 30 jours, fin 2012 et début 2013.

60. The Hindu, sur la base de documents de la NSA, a rapporté que « Sur une liste exhaustive des pays espionnés par les programmes de la NSA, l’Inde est en cinquième place. »

61. La NSA a pénétré le compte officiel de courriel de l’ancien président mexicain Felipe Calderon.

62. D’après The Guardian : « La NSA a, pendant des années, systématiquement écouté le réseau des télécommunications brésiliennes et et a intercepté, collecté et stocké sans discrimination les courriels et enregistrements téléphoniques de millions de Brésiliens ».

63. La NSA a surveillé les courriels, les appels téléphoniques et les textos de la présidente brésilienne Dilma Rousseff et de ses plus proches collaborateurs.

64. Les agences du renseignement allemand ont coopéré avec la NSA et ont implémenté le programme de la NSA XKeyscore, tandis que la NSA était en train d’espionner les dirigeants allemands.

65. Le quotidien norvégien Dagbladet a rapporté que la NSA a acquis des données sur 33 millions d’appels de téléphones mobiles norvégiens sur une période de 30 jours.

Il ne fait aucun doute que les relations internationales qu’Obama s’était engagé à restaurer, de même que la confiance du peuple des États-Unis dans le respect de sa vie privée et de ses droits constitutionnels, ont été sapées par la surveillance tous azimuts de la NSA. Mais un an après, le gouvernement des USA aussi bien que les gouvernements d’autres pays n’ont pas pris les mesures nécessaires pour faire en sorte que cette surveillance cesse. C’est pourquoi chacun doit se mobiliser – contactez votre député, rejoignez Reset the Net, et apprenez comment la loi internationale s’applique à la surveillance états-unienne aujourd’hui.

Toutes les images sous licence CC BY 2.0, par EFF, JeepersMedia et Richard Loyal French.

Source de la traduction: Framablog

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Le FBI veut installer des backdoor sur les sites fréquentés https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/05/02/le-fbi-veut-installer-des-backdoor-sur-les-sites-frequentes/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/05/02/le-fbi-veut-installer-des-backdoor-sur-les-sites-frequentes/#respond Thu, 02 May 2013 16:51:21 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4187 L'article Le FBI veut installer des backdoor sur les sites fréquentés a été publié sur Révolte Numérique

Hasard du calendrier ou obstination sans fin, c’est quasiment un an après jour pour jour que le FBI relance l’idée de placer des backdoors sur les sites web fréquentés. Selon le Washington Post, un projet de loi serait dans les cartons. Cela semble être la grande mode depuis pas mal … Lire la suite

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L'article Le FBI veut installer des backdoor sur les sites fréquentés a été publié sur Révolte Numérique

fbi

Hasard du calendrier ou obstination sans fin, c’est quasiment un an après jour pour jour que le FBI relance l’idée de placer des backdoors sur les sites web fréquentés. Selon le Washington Post, un projet de loi serait dans les cartons.

Cela semble être la grande mode depuis pas mal d’années aux États-Unis: il faut épier, espionner, tout contrôler. Alors que le Patriot Act avait utilisé (et utilise toujours) l’excuse du 11 septembre pour permettre la saisie de toutes les données stockées par des entreprises américaines, les projets de lois s’enchaînent et renforcent encore le fichage et la surveillance d’État. Les regards s’étaient récemment à nouveau tournés vers la loi CISPA, en attente d’être voté par le Sénat après avoir été validé par la Chambre des représentants. Cette dernière prévoit un rapprochement entre les agences de surveillance et les grandes entreprises du web, mais il faut croire que cela n’est pas suffisant, puisque ce nouveau projet porté par le FBI de loi permettrait une surveillance directe des internautes par le biais de backdoors.

Évidemment, on peut parier que les Google, Facebook et Cie seront parmi les premiers visés par ce projet, car drainant une énorme partie du trafic. Comme pour le Patriot Act, ce sont les utilisateurs du monde entier qui sont concernés par un tel projet puisque que nos données transitent également par ces sites. De plus, n’oublions pas que la France compte parmi les pays qui émettent le plus de demande d’informations personnelles aux géants américains.

Encore une raison pour se précipiter vers les alternatives aux grands sites commerciaux, surtout lorsqu’on constate le peu d’opposition, que certains ont pu montrer face à des projets comme CISPA (allez, ils ont été une paire à soutenir disons le clairement!).

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Attaque contre l’anonymat des échanges sur Internet https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/04/23/communique-de-riseup-attaque-contre-lanonymat-des-echanges-sur-internet/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/04/23/communique-de-riseup-attaque-contre-lanonymat-des-echanges-sur-internet/#comments Mon, 23 Apr 2012 10:33:59 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3388 L'article Attaque contre l’anonymat des échanges sur Internet a été publié sur Révolte Numérique

L’université de Pittsburgh aux Etats-Unis est la cible de nombreuses alertes à la bombe depuis plusieurs semaines, notamment par mail. Une machine hébergée dans une colocation de serveurs alternatifs et militants à New York a été saisie mercredi dans le cadre de cette enquête. Cela n’a pas empêché que de … Lire la suite

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L'article Attaque contre l’anonymat des échanges sur Internet a été publié sur Révolte Numérique

L’université de Pittsburgh aux Etats-Unis est la cible de nombreuses alertes à la bombe depuis plusieurs semaines, notamment par mail. Une machine hébergée dans une colocation de serveurs alternatifs et militants à New York a été saisie mercredi dans le cadre de cette enquête. Cela n’a pas empêché que de nouvelles menaces soient adressées à l’université américaine ce jeudi. Riseup, le collectif nord-américain qui fournit de nombreux services à des dizaines milliers de personnes à travers le monde et dont des machines sont hébergées dans le même data center, alerte sur cette attaque gratuite du FBI contre des services garantissant l’anonymat des échanges sur Internet, la machine saisie ne pouvant permettre de retrouver l’origine des menaces. Traduction du communiqué de Riseup.

Le FBI saisit un serveur fournissant un système de renvoi anonyme d’emails et de nombreux autres services.

Mercredi 18 avril, vers 16 h, (à l’heure de la côte Est des États-Unis), les autorités fédérales ont emmené un serveur qui se trouvait dans une baie partagée par Riseup Networks et May First/People Link dans un data center de New York. Le serveur est géré par l’European Counter Network (ECN), le plus vieux fournisseur indépendant de service Internet en Europe qui, entre autres choses, propose un service de renvoi d’emails anonyme (un remailer), Mixmaster. Ce service est la cible d’une enquête du FBI dans le cadre d’alertes à la bombe à l’université de Pittsburgh.

L’entreprise qui gère le data center nous a confirmé que le serveur avait été emmené avec un mandat du FBI », nous a indiqué le directeur de May First/People Link Jamie McClelland. « Cette saisie n’est pas seulement une attaque à notre encontre, mais une attaque à l’encontre de tous les utilisateurs d’Internet qui ont besoin de communications anonymes. »

Sont perturbés par cette saisie des universitaires, des artistes, des historiens, des groupes féministes, des groupes de défense des droits des homosexuels, des centres sociaux, des archives de documentation et de développement de logiciels ainsi que des groupes sur la liberté d’expression. Le serveur faisait fonctionner la liste « Cyber rights » (la plus vieille liste de discussion en Italie sur le sujet), un collectif de solidarité avec les migrants mexicains, et d’autres groupes de soutien aux peuples indigènes et aux travailleurs en Amérique Latine, aux Caraïbes et en Afrique. Au total, plus de 300 adresses emails, entre 50 et 80 listes de discussions et de nombreux autres sites webs ont été supprimés d’Internet par cette action. Pas un seul n’est soupçonné d’être impliqué dans les alertes à la bombe. La machine saisie ne contenait aucune boîte email, liste ou donnée de riseup.net. De plus, les données appartenaient à ECN.

« Le FBI pratique une approche au bulldozer, en arrêtant les services de centaines d’utilisateurs pour les actions d’un seul anonyme », déclare Devin Theriot-Orr, un porte-parole de Riseup. « C’est particulièrement mal visé car il y a très peu de chances que se trouvent sur le serveur des informations sur la source des emails de menaces. »

« Notre sympathie va aux membres de l’université de Pittsburgh qui ont à subir ces effrayantes perturbations depuis des semaines. Nous nous dissocions de telles menaces. Néanmoins, la saisie de ce serveur n’arrêtera pas ces alertes à la bombe. Son seul effet est de perturber les emails et les sites webs de milliers de personnes qui n’ont rien à voir », continue M. Therriot-Orr. « De plus, le réseau existant de renvoi anonyme d’email ne sera pas mis à mal par la prise de ce serveur. Nous ne pouvons donc nous empêcher de nous demander pourquoi une mesure aussi radicale a été prise alors que les autorités savaient que le serveur ne contenait aucune information pouvant aider leur enquête. »

Le FBI dit avoir saisi ce serveur parce qu’il hébergeait un service de renvoi d’email appelé Mixmaster. Ces services sont utilisés pour envoyer des emails de manière anonyme, ou sous un pseudonyme. Comme tous les autres services d’anonymisation, tels que le réseau Tor, ces services de renvoi d’emails sont largement utilisés pour protéger l’identité de militants qui dénoncent des violations des droits humains, se mettant ainsi eux-même et leur famile en danger. Ces systèmes sont aussi importants pour les lanceurs d’alertes qui dénoncent les pratiques douteuses d’entreprises, pour les activistes militant en faveur de la démocratie dans des régimes répressifs, et beaucoup d’autres qui communiquent des informations vitales qui ne pourraient pas être signalées autrement.

Le logiciel Mixmaster est spécialement pensé pour rendre impossible le traçage des emails. Le système n’enregistre ni de journal de connexions, ni de détail sur ceux qui envoient les messages, ni sur la façon dont ces messages sont relayés. Le réseau Mixmaster a spécifiquement été conçu pour résister à la censure et soutenir la protection de la vie privée et l’anonymat. Malheureusement, quelques personnes abusent du réseau. Néanmoins, en comparaison de la quantité d’utilisations légitimes, le taux d’abus est très faible. Il n’y a donc aucune raison légitime pour le FBI de saisir ce serveur car ils ne pourront pas obtenir d’informations à propos de l’expéditeur. C’est simplement une punition extra-judiciaire, une attaque de la liberté d’expression et de l’anonymat sur Internet avec la volonté de refroidir les autres fournisseurs de services d’anonymisation. En l’absence d’autres pistes, le FBI se doit de montrer qu’ils font des progrès dans cette affaire, et cela voulait dire saisir un serveur pour montrer avec fierté qu’ils agissent. Mais cet incident montre qu’ils sont prêts à se raccrocher à n’importe quelle branche et à nuire à des spectateurs innocents uniquement pour protéger leurs carrières.

À propos des organisations impliquées

May First/People Link est une association autogérée progressiste qui redéfinit le concept de fournisseurs de services Internet (ISP) dans une perspective collective et collaborative. Les membres de May First/People Link sont des militants qui élisent chaque année un commité directeur pour gérer l’association. Comme pour une coopérative, les membres paient les charges, achètent des équipements et les partagent pour héberger des sites webs, des liste de discussions, et d’autres besoins sur Internet.

Riseup Networks fournit des outils de communication en ligne pour les personnes et les groupes qui travaillent pour un changement social vers plus de libertés. Riseup crée des alternatives démocratiques et pratique l’auto-détermination en contrôlant ses propres moyens de communication sécurisés.

ECN (European Counter Network) est le plus vieux fournisseur indépendant de services sur Internet en Europe, proposant gratuitement des comptes emails, des listes de discussion et des sites webs à des associations, des militants, et des mouvements impliqués dans les droits humains, la liberté d’expression et d’information en Italie et en Europe. ECN est anti-fasciste et travaille pour une société juste et égalitaire. Des années avant que des sites comme Youtube ou Vimeo existent, ECN a créé une plateforme appelé NGV où les gens pouvaient envoyer et partager des vidéos indépendantes filmant des violations des droits humains. De nos jours, ECN travaille principalement avec les mouvements anti-fasciste et anti-nazi dans toute l’Europe, founissant espace et ressources à des centres politiques et sociaux.

Questions / pour en savoir plus…

Q : Est-ce que Mixmaster ou d’autres services de renvoi anonyme d’emails ne permettent pas aux criminels de faire de mauvaises actions ?

R : Les criminels peuvent déjà faire de mauvaises actions. Étant donné qu’ils sont prêts à violer la loi, ils ont déjà de nombreuses possibilités pour protéger leurs données et échanges numériques, meilleures que ce que leur permet Mixmaster. Ils peuvent voler des téléphones portables, les utiliser et les balancer ensuite dans un fossé. Ils peuvent pirater des ordinateurs en Corée ou au Brésil et les utiliser pour lancer des activités criminelles. Ils peuvent utiliser des logiciels espions, des virus ou d’autres techniques pour prendre le contrôle de millions de machines sous Windows à travers le monde.

Mixmaster vise à fournir une protection aux gens ordinaires qui veulent respecter la loi. En ce moment, seuls les criminels ont une vie privée sur Internet, et nous devons corriger ça.

Certains avocats de la vie privée expliquent que c’est simplement un compromis — accepter les mauvaises utilisations avec les bonnes — mais il y a plus que ça. Les criminels et autres personnes mal intentionnées ont assez de motivation pour apprendre comment bien être anonyme, et beaucoup ont assez de motivation pour payer cher pour l’obtenir. Être capable de voler et de réutiliser l’identité de victimes innoncentes le rend encore plus facile. Les gens normaux, au contraire, n’ont pas le temps ou d’argent à dépenser pour comprendre comment défendre leur vie privée en ligne. C’est le pire des mondes possibles. Donc oui, les criminels peuvent en théorie utiliser Mixmaster, mais ils disposent déjà d’autres possibilités, et il semble peu probable que retirer Mixmaster de ce monde les empêchent de commettre des mauvaises actions. En même temps, Mixmaster et les autres outils de protection de la vie privée peuvent lutter contre le vol d’identité, et des crimes physiques comme les agressions et harcèlements, et d’autres. Veuillez consulter la page du projet Tor sur les abus pour plus d’informations.

Q : Comment fonctionnent Mixmaster / les services de renvoi anonyme d’emails ?

R : Les serveurs de renvoi anonyme d’emails fonctionnent en se connectant à d’autres serveurs de renvoi pour former une chaîne. Chaque membre de cette chaîne supprime les en-têtes de l’email de façon à rendre impossible de déterminer le vrai émetteur. Le projet Tor maintient une liste des utilisateurs typiques de ce genre de système d’anonymisation, et on peut également consulter la page du logiciel Mixmaster.

Contacts :

  • Riseup Networks, Devin Theriot-Orr, +1 206-708-8740, sunbird(chez)riseup.net
  • May First/People Link, Jamie McClelland, +1 917-509-5734, jm(chez)mayfirst.org
  • ECN : Isole Nella Rete, inr(chez)riseup.net

Source: Atelier Médias Libres

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https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/04/23/communique-de-riseup-attaque-contre-lanonymat-des-echanges-sur-internet/feed/ 1
ACTA sème le trouble en Europe https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/02/04/acta-seme-le-trouble-en-europe/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/02/04/acta-seme-le-trouble-en-europe/#comments Sat, 04 Feb 2012 11:19:11 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2980 L'article ACTA sème le trouble en Europe a été publié sur Révolte Numérique

La semaine qui s’est déroulée a été riche en événements en ce qui concerne le traité ACTA. Manifestation le week end dernier, démissions et désavœux de politiques, perspectives de mobilisation pour les internautes… Les luttes contre SOPA et PIPA et la fermeture de Megaupload semblent avoir été des déclencheurs déterminants … Lire la suite

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L'article ACTA sème le trouble en Europe a été publié sur Révolte Numérique

La semaine qui s’est déroulée a été riche en événements en ce qui concerne le traité ACTA. Manifestation le week end dernier, démissions et désavœux de politiques, perspectives de mobilisation pour les internautes…

Les luttes contre SOPA et PIPA et la fermeture de Megaupload semblent avoir été des déclencheurs déterminants dans la prise de conscience du « grand public » et de certains éléments de la sphère politique.

La Pologne laboratoire de l’Europe?

La Pologne a été la première à faire les frais de ses prises de position. Peu après la déclaration du président de son souhait de signer le traité, 20 000 personnes sont descendues dans la rue pour protester. Le ministre du numérique Michal Boni aura même proposé sa démission au premier ministre, lequel lui a refusé. Aujourd’hui, la Pologne annonce officiellement qu’elle envisage de ne plus ratifier ACTA.

Mais c’est également Kader Arif, le rapporteur d’ACTA au parlement européen qui a tiré la sonnette d’alarme en démissionnant de son poste le 26 janvier:

« Je tiens à dénoncer de la manière la plus vive l’ensemble du processus qui a conduit à la signature de cet accord : non association de la société civile, manque de transparence depuis le début des négociations, reports successifs de la signature du texte sans qu’aucune explication ne soit donnée, mise à l’écart des revendications du Parlement Européen pourtant exprimées dans plusieurs résolutions de notre assemblée. »

Hier, c’était l’ambassadrice de la Slovénie qui présentait ses regrets et ses excuses pour s’être executée à Tokyo en signant l’accord. Elle écrit dans une lettre:

« Ma signature de l’ACTA est le résultat d’une négligence civique. En bref, je n’ai pas fait le lien entre le traité que le gouvernement m’avait autorisé à signer, et le traité dont j’estime qu’il limite et restreint la liberté d’utiliser le réseau le plus large et le plus important dans l’histoire de l’humanité, et qui en tant que tel pose des limites sur les générations futures de nos enfants. »

La mobilisation ne fait que commencer!

Bon indicateur que la pression monte: on commence à entendre les politiques la ramener sur la question! Plus significatif encore, le Commissaire De Gucht a engagé une entreprise de propagande au Parlement européen en diffusant une lettre mensongère défendant ACTA. Alors que le secret était de mise, c’est plutôt bon signe!

En face, la pétition Avaast est toujours disponible, plus de 1,5 million de personnes ont déjà signé!

Outre les diverses attaques des hacktivistes de Anonymous qui animent les semaines (dernières en date: l’attaque du ministère de la justice grec ou encore l’interception d’une conversation entre le FBI et Scotland Yard), on pourra noter l’appel à descendre à nouveau dans la rue le 11 février (carte).

Rien n’est donc perdu pour l’instant, au contraire, de plus en plus de personnes sont informées et sont déterminées à défendre leur Internet libre!

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Anonymous appelle à manifester contre ACTA le 28/01 https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/25/anonymous-appelle-a-manifester-contre-acta-le-2801/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/25/anonymous-appelle-a-manifester-contre-acta-le-2801/#comments Wed, 25 Jan 2012 20:21:45 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2891 L'article Anonymous appelle à manifester contre ACTA le 28/01 a été publié sur Révolte Numérique

Édit: près de 3000 vues pour cet article, c’est pas dans les habitudes d’un modeste blog comme le mien… Il faut croire que la révolte numérique approche! 😉 Dans la foulée des nombreuses opérations menées depuis la fermeture de Megaupload la semaine dernière, le mouvement hacktiviste Anonymous appelle ses « membres » … Lire la suite

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L'article Anonymous appelle à manifester contre ACTA le 28/01 a été publié sur Révolte Numérique

Édit: près de 3000 vues pour cet article, c’est pas dans les habitudes d’un modeste blog comme le mien… Il faut croire que la révolte numérique approche! 😉

Dans la foulée des nombreuses opérations menées depuis la fermeture de Megaupload la semaine dernière, le mouvement hacktiviste Anonymous appelle ses « membres » et ses sympathisants à quitter les claviers et à descendre dans la rue pour protester contre ACTA et pour un Internet libre. Des manifestations devraient avoir lieu en France.

C’est plutôt bien joué de la part du collectif qui profite ainsi de l’énorme mobilisation internationale contre SOPA et PIPA, ainsi que de celle qui commence aux États-Unis contre ACTA. La fermeture par le FBI de Megaupload semble avoir indigné pas mal de personnes, et fait prendre conscience que la liberté sur le réseau n’est pas si garantie, surtout si on ne la défend pas.

Rappelons que l’annonce par le gouvernement polonais hier, de son souhait de ratifier le traité ACTA, a entraîné une manifestations de 2000 personnes en protestation.

Cet appel international semble se décliner dans 37 villes de France si on en croit le profil Facebook mettant l’initiative en avant.

Reste à voir dans quelle mesure les mécontentements se traduiront en actions, et sans ordinateurs cette fois!

Lien vers l’appel vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=DlSRmi8G6gY#

La liste des villes se trouve sous la vidéo, ainsi que les pages Facebook associées.

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Contenu de l’appel:

Appel à la mobilisation mondiale le 28 janvier pour défendre la liberté d’internet.

ACTA (Accord Commercial Anti Contrefaçon), un accord qui menace la liberté d’internet. Cet accord vise officiellement à protéger la propriété intellectuelle au niveau international. Jusque là tout va bien.. Mais le terme de « propriété intellectuelle » est volontairement flou. Il peut désigner des marques, idées ou informations. ACTA devrait donc s’attaquer à l’imitation de quelque chose soumis au droit d’auteur. Il suffira d’échanger une information copyrightée pour voir son accès internet supprimé et écoper de poursuites judiciaires.

Afin de vérifier que vous n’échangez aucun contenu soumis au droit d’auteur, ACTA va renforcer la surveillance. Les fournisseurs d’accès à internet devront vérifier toutes les données envoyées et reçues sur votre ordinateur. Il suffira de citer un article de presse dans un email ou d’envoyer un extrait de musique pour être pris la main dans le sac. Les informations seront alors envoyées à leur auteur et vous pourrez écoper à leur demande d’une amende ou d’une peine de prison.

L’accord ne profite qu’à une fraction d’industriels tels que les compagnies RIAA et MPAA (associations interprofessionnelles qui défendent les intérêts de l’industrie du disque et du cinéma). ACTA est la conséquence de leurs actions de lobbying auprès des gouvernements.

A nouveau la démocratie est bafouée et ce sont des accords liberticides pour internet qui pourraient nous être imposés par des personnes non élues. Cette censure pourrait de plus permettre de supprimer des informations gênantes comme c’est déjà le cas dans certains pays où l’on bloque l’accès à certains contenus, mots clés ou sites internet.

La seule solution c’est la mobilisation de toutes et tous dans les rassemblements prévus le samedi 28 janvier pour dire non à,

La censure d’internet;

La restriction de la liberté d’expression;

La surveillance totale de toutes nos activités en ligne;

La perte de libertés et droits civiques;

La perte de connexion internet pour ceux qui enfreindraient les nouvelles règles.

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SOPA: l’empire contre-attaque, Megaupload ferme https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/21/sopa-lempire-contre-attaque-megaupload-ferme/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/21/sopa-lempire-contre-attaque-megaupload-ferme/#comments Sat, 21 Jan 2012 16:30:46 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2853 L'article SOPA: l’empire contre-attaque, Megaupload ferme a été publié sur Révolte Numérique

Il fallait s’y attendre! Après la plus grande mobilisation sur internet de l’histoire, l’industrie de la « culture » contre-attaque. Jeudi, Megaupload a été frappé de la censure, à grands renforts de FBI et de lois anti-mafia. La guerre est ouverte! 75 000 sites qui se mettent en grève (selon SOPA Strike), … Lire la suite

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L'article SOPA: l’empire contre-attaque, Megaupload ferme a été publié sur Révolte Numérique

Il fallait s’y attendre! Après la plus grande mobilisation sur internet de l’histoire, l’industrie de la « culture » contre-attaque. Jeudi, Megaupload a été frappé de la censure, à grands renforts de FBI et de lois anti-mafia.

La guerre est ouverte!

75 000 sites qui se mettent en grève (selon SOPA Strike), 162 millions de personnes touchées par l’initiative de Wikipédia, 4,5 millions qui ont signé la pétition de Google, un million de messages envoyés par le biais de l’EFF (chiffres de numerama), les partisans de SOPA et de PIPA qui commencent à retourner leur veste, une mobilisation qui pousse la maison blanche à menacer de poser son véto sur les lois… Ça commence à faire un peu beaucoup! Quel meilleur signal pour calmer toutes ces ardeurs insurrectionnelles que de faire tomber le plus grand site de partage connu? (qui devait morfler quoi qu’il arrive on est bien d’accord).

Jeudi, les dirigeants de l’entreprise ont été arrêtés en Nouvelle Zélande et des serveurs saisis par le FBI. C’est la loi sur le copyright qui a pour cette opération été invoquée, mais également des textes invoquant le cadre de la lutte anti-mafia! Autant dire que les petits plats ont été mis dans les grands! Notons que la procédure était par ailleurs engagée depuis le 5 janvier.

Dans le quart d’heure qui suit, 5000 hackers de anonymous se sont immédiatement attaqués aux sites de soutiens de SOPA, du département de la justice américain, et du FBI. Dans certaines de leurs communications, les cyber-militants annoncent que la guerre est déclarée et que les opérations menées ce jeudi ne sont qu’un début.

Période d’essai?

Étant données les affaires qui nous préoccupent outre atlantique avec l’examen des lois SOPA et PIPA, on est en droit de se demander si on serait pas en train de goûter en prévente, à l’internet de demain… Les grands moyens ont ici été employés, et notamment quelques propositions figurant dans les deux textes. Les deux projets sont pour l’instant  reportés, mais la bataille est loin d’être terminée.

La fermeture tombe également à point nommé pour la maison blanche qui peut ainsi de reprendre la main sur les événements et envoyer un signal fort aux industries du divertissement qui ont promis qu’ils ne verseraient plus un sou pour la campagne de Obama suite aux oppositions de la maison blanche à SOPA et PIPA.

Sarkattaque

Notre bon président s’est, suite à cette annonce, empressé de partager sa satisfaction par  communiqué et de déclarer: « le moment est donc venu d’une collaboration judiciaire et policière active entre États pour porter un coup d’arrêt à leur développement ». On pourrait penser qu’il s’agit une fois encore d’une déclaration à portée morale comme il en a le savoir faire. Mais cette phrase prend une tout autre signification lorsque l’on se remémore le traité ACTA, qui lui aussi prévoit une coopération internationale, et entraînera surveillance et censure d’Internet, et qui est sur le point d’être ratifié par l’Union Européenne.

Les réactions de la presse ne sont pas moins désolantes et hypocrites: « pirates », « gourou », prétendus chiffrements des pertes des majors: on a eu le droit à toute la propagande que nous servent habituellement les industries du divertissement.

Faut-il pleurer Megaupload?

On va pas se raconter de cracks, Megaupload, c’est 4% du trafic mondial sur le net, et pas que pour stocker les photos du p’tit dernier! On y trouve beaucoup de films, également en streaming, et qui sont protégés par les sacro-saints droits d’auteurs. Mais ça, ça ne m’empêche pas vraiment de dormir!
Par contre, Megaupload c’est aussi une gestion d’entreprise qui n’est pas forcément très très claire sur tous les points, qui se fait du blé sur le dos des internautes avec ses comptes « premium » et son système de rétribution des utilisateurs actifs, sur la publicité (et donc le fichage comportemental), et qui pour couronner le tout (avec un tel système économique faut pas s’étonner), favorise une fois de plus les grosses productions au détriment des plus modestes. Owni avait écrit un article sur le sujet que vous pouvez consulter si ça vous intéresse. Donc quand Emmanuel Gadaix (un responsable français de l’entreprise) vient au Sénat pour critiquer Hadopi et mettre l’idée de partage en avant, je dis halte!

Pourquoi est-ce Megauload n’est pas du vrai partage? Parce que contrairement à ce qui se faisait avec le peer to peer (emule, Napster ou BitTorrent aujourd’hui), avant qu’Hadopi ne fasse fuir tout le monde de ces réseaux, il y a concentration du trafic sur quelques serveurs. Ce que ça veut dire quand il y a un problème comme aujourd’hui, c’est que tout le monde perd toutes ses données. Si celles-ci sont stockées au même endroit, il est également bien plus aisé de les saisir, de les analyser etc. Emmanuel Gadaix expliquait à ce sujet au Sénat, et sans aucune gêne, que Megaupload avait des informations très détaillées sur les habitudes des français.

À l’inverse, le peer to peer propose un modèle dans lequel tous les utilisateurs sont égaux, ils ont la même importance dans le réseau: ils sont pairs. De par son système « fédéraliste » et non centralisé, il permet aussi une plus grande autonomie des internautes, et limite la possibilité pour des intermédiaires de type Megaupload de se faire plein de fric pour la distribution, alors que cette tâche est tout à fait inutile dans un éco-système de type peer to peer.

Entre DDL, streaming et peer to peer, on peut donc dire qu’il s’agit aussi d’un choix politique, que par nos pratiques, nous contribuons à la définition de ce qu’est l’espace publique virtuel. Bien sûr, le but n’est pas de nous culpabiliser, mais de faire en sorte de pouvoir se donner les moyens collectifs de pouvoir reconstruire autre chose que ce centralisme qui enrichit quelques uns, et nuit à nos libertés d’internautes.

En ce qui concerne cette affaire, ne perdons pas de vue que c’est la guerre contre le partage et la circulation des biens culturels qui est bel et bien engagée par les industriels, et non pas la seule fermeture d’une entreprise douteuse qui menacerait la sécurité publique.

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