Facebook – Révolte Numérique https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org Pour l'autodéfense numérique Sat, 25 Jul 2015 12:41:36 +0000 fr-FR hourly 1 Un an après, un bilan sur les écoutes de la NSA https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/12/un-an-apres-un-bilan-sur-les-ecoutes-de-la-nsa/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/12/un-an-apres-un-bilan-sur-les-ecoutes-de-la-nsa/#respond Thu, 12 Jun 2014 21:33:37 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4632 L'article Un an après, un bilan sur les écoutes de la NSA a été publié sur Révolte Numérique

Nous avons récemment « fêté » dans l’allégresse les un an des révélations Snowden sur la surveillance des canaux de communication opérée par la NSA. Depuis l’été 2013, les questions de vie privée et de surveillance des communications font désormais partie du paysage médiatique (bien plus qu’avant en tout cas), et les … Lire la suite

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L'article Un an après, un bilan sur les écoutes de la NSA a été publié sur Révolte Numérique

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Nous avons récemment « fêté » dans l’allégresse les un an des révélations Snowden sur la surveillance des canaux de communication opérée par la NSA. Depuis l’été 2013, les questions de vie privée et de surveillance des communications font désormais partie du paysage médiatique (bien plus qu’avant en tout cas), et les discours portant sur la protection des données personnelles deviennent audibles.

Afin de ne pas en rester aux généralités et de pouvoir construire son argumentation sur des faits avérés, et non pas uniquement des vérités générales sur « big brother », un petit bilan de ce qui a été établi s’avère très instructif.

La stratégie du feuilletonnage choisie par Snowden et Greenwald est efficace en ce qui concerne le maintien de la pression sur les médias, mais elle n’influe malheureusement que très peu sur le côté indigeste de la masse de révélations proposées.

Framablog propose une traduction d’un récapitulatif de l’Electronic Frontier Foundation. J’ai toujours rêvé de faire ce bilan, mais la tâche est ardue. Donc, cela n’arrive que très rarement, mais là je vais le faire: un gros repompage d’article, un bon vieux copié-collé style DM de maths fait à la dernière minute. 😉 (mais c’est l’autre qui avait copié en premier m’sieur jvous jure!)

 


65 choses sur la surveillance par la NSA que nous savons maintenant mais que nous ignorions il y a un an

Article original sur le site de l’Electronic Frontier Foundation

par Nadia Kayyali et Katitza Rodriguez

Traduction Framalang : hack, Diab, teromene, r0u, Thérèse, goofy, mrtino

Voilà un an que le journal The Guardian a publié pour la première fois le Foreign Intelligence Surveillance Court order, révélé par Edward Snowden, ex-sous-traitant de la NSA. Le document démontrait que la NSA avait mené des opération de surveillance généralisée sur des millions de personnes innocentes. Depuis lors, toute une vague de révélations choquantes, de divulgations, d’aveux partiels des autorités gouvernementales, d’appels aux lois qui garantissent la liberté de l’information, et de poursuites judiciaires, a déferlé sans interruption. Pour l’anniversaire de cette première révélation, voici 65 choses sur la surveillance par la NSA que nous savons maintenant mais que nous ignorions il y a un an.

1. Nous avons vu un exemple des décisions de justice qui autorisent la NSA à récolter potentiellement tout appel téléphonique aux USA – ce qui veut dire qui vous appelez, qui vous appelle, quand, pendant combien de temps et quelquefois même où.

2. Nous avons découvert les diaporamas en Powerpoint de la NSA qui détaillent comment est menée la récolte « en amont », par la collecte d’informations captées directement dans l’infrastructure des opérateurs de télécoms.

3. La NSA a conçu une vaste « drague du Web » en s’assurant qu’elle peut intercepter non seulement les communications d’une cible lorsqu’elle fait partie d’une communication mais aussi celles qui « concernent une cible, même si la personne ciblée ne participe pas à une communication ».

4. La NSA a confirmé qu’elle recherche des données collectées selon les clauses de la section 702 des amendements à la FISA (FISA Amendments Act) pour avoir accès sans mandat aux communications des citoyens des USA, grâce à ce que le sénateur Ron Wyden a appelé « le vide juridique de la recherche via porte dérobée ».

5. Même si la NSA a déclaré de façon répétée qu’elle ne ciblait pas les citoyens des États-Unis, ses propres documents montrent que les fouilles de données menées sous l’égide de la section 702 sont conçues pour déterminer avec un degré de confiance de 51% seulement si la cible est étrangère.

6. Si la NSA n’établit pas l’origine étrangère d’une cible, elle ne va pas arrêter d’espionner cette cible pour autant. Au lieu de ça, la NSA va présumer que la cible est étrangère tant qu’elle ne peut être « identifiée positivement comme une personne des États-Unis ».

7. Un audit interne de la NSA révélé par une fuite a donné les détails de 2776 violations de règles ou de décisions judiciaires en une seule année.

8. Les hackers de la NSA ciblent les administrateurs systèmes, indépendamment du fait que ces administrateurs systèmes peuvent eux-mêmes être totalement innocents de tout acte répréhensible…

9. La NSA et la CIA ont infiltré des communautés de jeu en ligne comme World of Warcraft et Second Life pour récolter des données et mener leur surveillance.

10. Le gouvernement a détruit des preuves dans des procès pour espionnage intentés par l’EFF contre la NSA. Comble de l’ironie, le gouvernement a également prétendu que les clients de l’EFF avaient besoin de ces preuves pour établir la recevabilité de leur plainte.

11. Le directeur du renseignement national, James Clapper, a menti au Congrès lorsqu’il a été interrogé directement par le sénateur Ron Wyden pour savoir si la NSA était en train de rassembler des données de quelque nature que ce soit sur des millions d’habitants des USA.

12. Microsoft, comme d’autres sociétés, a collaboré étroitement avec le FBI afin de permettre à la NSA de « contourner le chiffrement pour avoir accès aux données des utilisateurs ».

13. Pendant la seule année 2013, le budget du renseignement était de 52,6 milliards de dollars — ce chiffre a été révélé par la fuite d’un document, et non par le gouvernement. Sur ce budget, 10,8 milliards de dollars ont été attribués à la NSA. Cela équivaut approximativement à 167 dollars par personne résidant aux Etats-Unis.

14. La Cour fédérale de la surveillance et du renseignement (Foreign Intelligence Surveillance Court) a rendu des décisions qui autorisent la NSA à partager des données brutes — non expurgées des informations permettant d’identifier les personnes — avec le FBI, la CIA et le Centre national de lutte antiterroriste (National Counterterrorism Center).

15. Conformément à un protocole d’accord (memorandum of understanding), la NSA partage régulièrement des données brutes avec Israël sans en expurger les informations personnelles permettant d’identifier les citoyens des USA.

16. Les divulgations de Snowden ont montré clairement que l’administration Obama avait induit la Cour suprême en erreur à propos de questions clés dans le procès intenté par l’ACLU à la NSA pour espionnage, Clapper v. Amnesty International, ce qui a conduit à un renvoi de l’affaire pour manque de preuves.

17. La NSA « a pénétré le système de communication interne d’Al Jazeera ». Les documents de la NSA font état de ce que « les cibles sélectionnés avaient un “fort potentiel en tant que sources de renseignement” ».

18. La NSA a utilisé des cookies soi-disant anonymes de Google comme balises de surveillance, aidant ainsi à pister les utilisateurs individuels.

19. La NSA « intercepte “des millions d’images par jour” – dont environ 55 000 “images de qualité suffisante pour la reconnaissance faciale” » et les traite avec de puissants logiciels de reconnaissance faciale.

20. Le programme de reconnaissance faciale de la NSA « peut maintenant comparer les photos des satellites d’espionnage avec les photos personnelles interceptées prises en extérieur, pour déterminer leur localisation ».

21. Bien que la réforme de la NSA se soit essentiellement focalisée sur la Section 215 du PATRIOT Act, et que la plupart des magistrats aient également poussé à réformer la Section 702 du FISA Amendments Act, certains des pires espionnages de la NSA ont été effectués conformément au décret 12333, que le président Obama pourrait abroger ou modifier dès aujourd’hui.

22. La NSA a collecté les informations de localisation des téléphones mobiles des citoyens des USA durant deux ans sous couvert d’un projet pilote ayant pour but de voir comment pourraient être analysées de telles informations dans ses énormes bases de données.

23. Au cours du seul mois de mars 2013, la NSA a rassemblé 97 milliards de renseignements en provenance de réseaux informatiques du monde entier, dont 3 milliards de renseignements des réseaux propres aux USA.

24. La NSA a ciblé Tor, un ensemble d’outils qui permet aux internautes de naviguer sur le net de manière anonyme.

25. Le programme MUSCULAR de la NSA infiltre des liens entre les data centers mondiaux des sociétés technologiques comme Google et Yahoo. De nombreuses sociétés ont répondu à MUSCULAR en chiffrant le trafic sur leur réseau interne.

27. Le programme XKEYSCORE analyse les courriers électroniques, les conversations en ligne et l’historique de navigation de millions de personnes n’importe où dans le monde.

28. À travers BULLRUN, la NSA sabote les outils de chiffrement auxquels se fient les utilisateurs ordinaires, les entreprises et les institutions financières, cibles ou non, dans un effort sans précédent visant à affaiblir la sécurité des utilisateurs d’Internet, vous y compris.

28. L’opération Dishfire a collecté 200 millions de textos par jour à travers le globe, qui peuvent être utilisés pour extraire des informations intéressantes sur vous : localisation, contacts, données de carte de crédit, appels manqués, alertes d’itinérance (qui indiquent que vous franchissez une frontière), cartes de visite électroniques, informations sur vos paiements par carte, alertes aux voyageurs, et renseignements sur vos réunions.

29. À travers l’opération CO-TRAVELER, les États-Unis collectent des informations de localisation provenant de relais de téléphonie mobile GSM, d’émetteurs Wi-Fi et de concentrateurs GPS, qui sont ensuite analysées en fonction du temps pour déterminer entre autres avec qui une cible voyage.

30. Un mémo de 2004 intitulé DEA – The “Other” Warfighter (DEA – « l’autre » combattant) montre que la NSA et la DEA « profitent d’échanges réciproques d’information ».

31. Quand la DEA agit sur les renseignements que sa division « Opérations spéciales » reçoit de la NSA, ils cachent la source de l’information à travers une « construction parallèle », une mascarade recréant une enquête imaginaire destinée à cacher la source de l’indice, non seulement au défenseur, mais à la Cour. Il s’agit de faire en sorte qu’aucun tribunal ne rende de décision sur la légalité ou la finalité de l’usage qui sont faits des données de la NSA dans les enquêtes ordinaires.

32. Le produit de la surveillance de la NSA finit régulièrement entre les mains de l’IRS (NdT : le fisc des États-Unis). Tout comme la DEA, l’IRS utilise la « construction parallèle » pour dissimuler l’origine de l’indice.

33. Même le Conseil de surveillance de la vie privée et des libertés civiles (Privacy and Civil Liberties Oversight Board), dont les membres sont triés sur le volet par le président des États-Unis, a recommandé que le gouvernement fasse cesser la collecte massive des enregistrements téléphoniques autorisée par la section 215 [NdT : du PATRIOT Act], cette collecte étant inefficace, illégale, et probablement anticonstitutionnelle.

34. La NSA a des projets pour infecter potentiellement des millions d’ordinateurs en y implantant des malwares dans le cadre du programme Tailored Access Operations (opérations d’accès personnalisé).

35. La NSA a eu un contrat secret de 10 millions de dollars avec la société de sécurité RSA pour créer une « porte dérobée » dans ses produits de chiffrement, largement utilisés par les entreprises.

36. « Dans le cadre d’une proposition visant à salir la réputation de ceux dont l’agence pense que les discours incendiaires radicalisent les autres », la NSA a surveillé leurs accès aux contenus pornographiques et rassemblé d’autres informations d’ordre explicitement sexuel.

37. La NSA et ses partenaires exploitent les applications mobiles, comme le jeu populaire Angry Birds, pour accéder à des informations privées sur les utilisateurs comme la localisation, l’adresse personnelle, le genre, et plus encore.

38. Le Washington Post a révélé que la NSA récolte « des centaines de millions de carnets d’adresses provenant de comptes personnels de courriel ou de messagerie instantanée du monde entier, dont beaucoup sont des citoyens des USA ».

Beaucoup de révélations de Snowden ont concerné les activités de la NSA à l’étranger, ainsi que les activités de certains des plus proches alliés de la NSA, comme son homologue britannique le GCHQ. Certaines de ces activités ont été des entreprises coopératives. En particulier, les « Cinq Yeux » – les États-Unis, la Nouvelle Zélande, l’Australie, le Royaume-Uni et le Canada – se communiquent mutuellement les données concernant leurs citoyens, constituant ainsi des failles susceptibles de saper la législation nationale.

39. La NSA a versé à son homologue britannique, le GCHQ, 155 millions de dollars ces trois dernières années « pour sécuriser l’accès aux programmes de collecte du renseignement britannique et les influencer ».

40. The Guardian a rapporté ceci : « Sur une période de six mois en 2008, [le GCHQ] a collecté les l’images de webcam – y compris une quantité importante de communications explicitement sexuelles – de plus d’1,8 millions de comptes utilisateurs Yahoo à l’échelle mondiale. »

41. Le GCHQ a utilisé des logiciels malveillants pour compromettre des réseaux appartenant à l’entreprise belge de télécommunications Belgacom.

42. Les principales entreprises de télécommunications, y compris BT, Vodafone, et Verizon business ont fourni au GCHQ un accès illimité à leurs câbles de fibre optique.

43. Le GCHQ a utilisé des attaques DDoS et autres méthodes pour interrompre les communications des Anonymous et de LulzSec, y compris les communications de personnes qui n’étaient accusées d’aucun délit.

44. La station Bude du GCHQ a surveillé des dirigeants de l’Union européenne, de l’Allemagne et d’Israël. Elle a également ciblé des organisations non gouvernementales comme Médecins du monde.

45. Partenaires de la NSA aux antipodes, les services de l’Australian Signals Directorate, ont été impliqués dans des violations de communications entre avocat et client couvertes par le secret professionnel, remettant en question un principe fondamental de notre système de justice pénal commun.

46. Les agents du renseignement australien ont espionné les téléphones mobiles du cabinet ministériel indonésien et du président Susilo Bambang.

47. En 2008, l’Australie a offert de partager les données brutes concernant ses citoyens avec ses partenaires du renseignement.

48. Le CSEC a aidé la NSA à espionner les dirigeants politiques durant le sommet du G20 au Canada.

49. Le CSEC et le CSIS ont été récemment réprimandés par le juge d’une cour fédérale pour l’avoir induit en erreur dans une demande de réquisition faite il y a 5 ans, à propos de l’utilisation des ressources des Cinq Yeux pour pister les Canadiens à l’étranger.

Ironie du sort, certaines opérations de la NSA ont ciblé des pays qui avaient collaboré directement avec l’agence en d’autres circonstances. Et certaines semblaient simplement non indispensables et disproportionnées.

50. Les documents de la NSA montrent que tous les gouvernements ne sont pas transparents sur leur propre niveau de coopération avec la NSA. Comme le rapporte The Intercept : « Peu de dirigeants élus ont connaissance de cet espionnage, voire aucun ».

51. La NSA intercepte, enregistre et archive chaque communication de téléphone mobile des Bahamas.

52. La NSA a surveillé les communications téléphoniques d’au moins 35 chefs d’États.

53. La NSA a espionné des diplomates français à Washington et aux Nations Unies.

54. La NSA a piraté les réseaux de l’entreprise chinoise Huawei et volé les sources de son code.

55. La NSA a posé des mouchards dans les ambassades de l’Union européenne à New York et à Washington. Elle a copié des disques durs dans les bureaux de l’UE à New York, et a mis sur écoute le réseau informatique interne des ambassades de Washington.

56. La NSA a collecté les métadonnées de plus de 45 millions d’appels téléphoniques italiens sur une période de 30 jours. Elle a également entretenu des stations de surveillance à Rome et à Milan.

57. La NSA a stocké les données d’approximativement 500  millions de connexions des systèmes de communication allemands chaque mois.

58. La NSA a collecté les données de plus de 60 millions d’appels téléphoniques espagnols sur une période de 30 jours, fin 2012 et début 2013, et a espionné des membres du gouvernement espagnol.

59. La NSA a collecté les données de plus de 70 millions d’appels téléphoniques français sur une période de 30 jours, fin 2012 et début 2013.

60. The Hindu, sur la base de documents de la NSA, a rapporté que « Sur une liste exhaustive des pays espionnés par les programmes de la NSA, l’Inde est en cinquième place. »

61. La NSA a pénétré le compte officiel de courriel de l’ancien président mexicain Felipe Calderon.

62. D’après The Guardian : « La NSA a, pendant des années, systématiquement écouté le réseau des télécommunications brésiliennes et et a intercepté, collecté et stocké sans discrimination les courriels et enregistrements téléphoniques de millions de Brésiliens ».

63. La NSA a surveillé les courriels, les appels téléphoniques et les textos de la présidente brésilienne Dilma Rousseff et de ses plus proches collaborateurs.

64. Les agences du renseignement allemand ont coopéré avec la NSA et ont implémenté le programme de la NSA XKeyscore, tandis que la NSA était en train d’espionner les dirigeants allemands.

65. Le quotidien norvégien Dagbladet a rapporté que la NSA a acquis des données sur 33 millions d’appels de téléphones mobiles norvégiens sur une période de 30 jours.

Il ne fait aucun doute que les relations internationales qu’Obama s’était engagé à restaurer, de même que la confiance du peuple des États-Unis dans le respect de sa vie privée et de ses droits constitutionnels, ont été sapées par la surveillance tous azimuts de la NSA. Mais un an après, le gouvernement des USA aussi bien que les gouvernements d’autres pays n’ont pas pris les mesures nécessaires pour faire en sorte que cette surveillance cesse. C’est pourquoi chacun doit se mobiliser – contactez votre député, rejoignez Reset the Net, et apprenez comment la loi internationale s’applique à la surveillance états-unienne aujourd’hui.

Toutes les images sous licence CC BY 2.0, par EFF, JeepersMedia et Richard Loyal French.

Source de la traduction: Framablog

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Facebook censure une photo d’un baiser entre filles https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/05/20/facebook-censure-une-photo-dun-baiser-entre-filles/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/05/20/facebook-censure-une-photo-dun-baiser-entre-filles/#comments Mon, 19 May 2014 22:04:33 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4556 L'article Facebook censure une photo d’un baiser entre filles a été publié sur Révolte Numérique

Ça n’est pas la première fois que la censure puritaine de Facebook opère. Rappelons-nous la suppression de la pochette de l’album Nevermind de Nirvana montrant un bébé nu dans une piscine, ou encore du tableau L’origine du monde de Courbet (1866 soit dit en passant), des photos de tétons féminins, … Lire la suite

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facebook_censure_homo

Ça n’est pas la première fois que la censure puritaine de Facebook opère. Rappelons-nous la suppression de la pochette de l’album Nevermind de Nirvana montrant un bébé nu dans une piscine, ou encore du tableau L’origine du monde de Courbet (1866 soit dit en passant), des photos de tétons féminins, de mères allaitant leur enfant, j’en passe et des meilleures…

Dans son combat crasse et moyenâgeux qui l’oppose à Apple, et qui décernera comme gagnant le plus réactionnaire des deux, Facebook remet le couvert et censure aujourd’hui une photographie de deux femmes qui s’embrassent. Notons ceci dit que les pages néo-nazies et les vidéos de décapitations ne craignent pas le même genre de décisions.

C’est donc une italienne de 28 ans qui s’est vue supprimer son compte après son refus de retirer une photo défendant les droits des homosexuels à l’occasion d’une journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie ce samedi.

Suite à la plainte d’une « bonne âme » auprès de Facebook, argumentant sur le dégoût que pouvait inspirer cette photo à son cerveau malade, et la protection des enfants qui paradoxalement semblait l’animer, le premier réseau social de la planète décida de demander le retrait de la photographie. Face au refus évident de la jeune femme, c’est le compte qui aura été supprimé, en vertu de l’interdiction de publier des contenus affichant nudité ou pornographie.

Celui-ci a depuis été réactivé, entraînant de nombreux messages de soutien en direction de cette femme honteusement discriminée.

Une fois encore, Facebook illustre son pouvoir de nuisance, en s’attaquant ici directement à des individu-e-s.

Des questions persistent cependant: l’événement est-il isolé? Quel message l’entreprise adresse t-elle aux homosexuels? Et surtout, quel impact psychologique laissent de tels bavures sur les personnes déjà marginalisée et maintenant réduites au silence par Facebook?

Quoi qu’il en soit, Mark Zuckerberg et son réseau remporteront peut-être un jour le prix de l’infréquentabilité, pour l’ensemble de leur œuvre. Espérons que cela ne tarde pas trop…

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Comment et pourquoi la NSA peut vous écouter (vidéo) https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/03/19/comment-et-pourquoi-la-nsa-peut-vous-ecouter-video/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/03/19/comment-et-pourquoi-la-nsa-peut-vous-ecouter-video/#respond Wed, 19 Mar 2014 13:15:52 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4433 L'article Comment et pourquoi la NSA peut vous écouter (vidéo) a été publié sur Révolte Numérique

Voici une petite vidéo publiée par Le Monde sur les objectifs et le fonctionnement de la surveillance de la NSA, mais du point de vue de Monsieur et Madame « tout le monde ». L’une des nœuds du débat sur la question s’articule autour de l’affirmation « je n’ai rien à cacher ». L’acceptation … Lire la suite

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prism_patate

Voici une petite vidéo publiée par Le Monde sur les objectifs et le fonctionnement de la surveillance de la NSA, mais du point de vue de Monsieur et Madame « tout le monde ». L’une des nœuds du débat sur la question s’articule autour de l’affirmation « je n’ai rien à cacher ». L’acceptation ou non de la grande curiosité des États relève de l’éthique et il n’est pas aisé de trouver un consensus systématiquement. Mais il me semble que cette phrase tournant en boucle systématiquement peut parfois aussi servir de repoussoir, et être utilisée pour s’auto-convaincre que de toute façon nos propres données ne peuvent être concernées.

Cette petite vidéo montre donc de façon très simple comment nous pouvons devenir très rapidement « intéressants » pour la NSA. Le fonctionnement de XKeyscore et de PRISM sont ici explicités, et permettront sans doute de concerner un peu plus de personnes à ce vaste débat qui n’en finit plus tant les révélations s’enchaînent chaque semaine.

Comment la NSA vous espionne (expliqué en patates) by lemondefr

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Affaire Bluetouff et surveillance: interview de Me Iteanu https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/03/15/affaire-bluetouff-et-surveillance-interview-de-me-iteanu/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/03/15/affaire-bluetouff-et-surveillance-interview-de-me-iteanu/#respond Sat, 15 Mar 2014 13:43:41 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4387 L'article Affaire Bluetouff et surveillance: interview de Me Iteanu a été publié sur Révolte Numérique

Beaucoup d’entre vous en ont probablement entendu parler, l’affaire Bluetouff a quelque peu remué la blogosphère et même la presse internationale. Suite à une requête du type « filetype:pdf Confidentiel » sur Google (trad: je souhaite afficher des documents pdf comprenant le mot « confidentiel » dans mes résultats), le journaliste de Reflets.info est … Lire la suite

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google_hacking

Beaucoup d’entre vous en ont probablement entendu parler, l’affaire Bluetouff a quelque peu remué la blogosphère et même la presse internationale. Suite à une requête du type « filetype:pdf Confidentiel » sur Google (trad: je souhaite afficher des documents pdf comprenant le mot « confidentiel » dans mes résultats), le journaliste de Reflets.info est tombé sur des documents visiblement censés être stockés sur un intranet de l’ANSES (organisme national dans le domaine de la santé). Le hic, ceux-ci ont été involontairement laissés en libre accès. Celui-ci a donc été mis en accusation, et après avoir été relaxé, est passé en Appel.

Les retours de cet Appel ont souligné le surréalisme de la situation: lorsque Google se prononçait « gogleu », login « lojin », et que cliquer sur un lien dans le moteur de recherche Google pouvait avoir des conséquences sur les vies humaines. Les compétences de la cours ont visiblement été un poil en dessous de celui d’un élève de 6e, mais qu’importe, l’accusé se voit aujourd’hui obligé d’aller en Cassation pour éviter 2 ans de prison et 30 000€ d’amende.

Maître Iteanu, son avocat, revient sur l’affaire, mais également sur les affaires relatives à la surveillance qui se multiplient depuis un an. Ça cause donc de NSA, PRISM, Google et Facebook, mais aussi de la fameuse loi de programmation militaire  voté par le gouvernement « socialiste » il y a peu, déjà comparée au Patriot Act américain.

Source: Thinkerview

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Reclaim your privacy: une vidéo sur la surveillance de la NSA https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/02/11/reclaim-our-privacy-une-video-sur-la-surveillance-de-la-nsa/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/02/11/reclaim-our-privacy-une-video-sur-la-surveillance-de-la-nsa/#comments Tue, 11 Feb 2014 22:40:37 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4365 L'article Reclaim your privacy: une vidéo sur la surveillance de la NSA a été publié sur Révolte Numérique

La Quadrature du net a publié ce mardi 11 février une vidéo financée par les internautes et ayant pour ambition de sensibiliser le grand public à la question de la surveillance de masse. Depuis cet été, cette surveillance remplit quotidiennement les colonnes des journaux (et sites web). Plus de 6 … Lire la suite

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La Quadrature du net a publié ce mardi 11 février une vidéo financée par les internautes et ayant pour ambition de sensibiliser le grand public à la question de la surveillance de masse.

Depuis cet été, cette surveillance remplit quotidiennement les colonnes des journaux (et sites web). Plus de 6 mois après les révélations de l’ancien employé de la NSA Edward Snowden sur les agissements de son employeur, les affaires s’empilent et donnent le vertige.

De très nombreux programmes pensés par l’agence ont aujourd’hui été découverts, et il semblerait qu’il faille envisager la possibilité que toute communication puisse être captée par les renseignements américains.
La collaboration plus ou moins active de nombreux pays européens discréditent largement les larmoiements de certains grand-e-s dirigeant-e-s de l’Union, et laissent les internautes de base bien démuni-e-s devant leur clavier.

Autre enseignement qui ressort de cette affaire: c’est aussi grâce à la collecte de données massive opérée par les géants américains de l’informatique (Google, Facebook, Apple, Microsoft…), et les bases de données centralisées qu’ils ont constituées, que la NSA n’a eu qu’à se baisser pour se servir et mettre à jour ses fichiers. Nos banales pratiques quotidiennes ont donc à leur échelle également favorisé cette surveillance.

C’est dans cette optique que la Quadrature du net (et d’autres bien sûr!) mettent l’accent sur trois éléments fondamentaux permettant d’assainir nos usages numériques:

  • L’utilisation de services décentralisés (comme le p2p)
  • La chiffrement de point à point (ex GPG pour les mails, OTR pour le chat…)
  • L’utilisation de logiciels libres (dont on peut comprendre le fonctionnement et vérifier les failles de façon collaborative et indépendante)

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Cliquez sur l’image pour accéder à la vidéo
Licence: CC-BY-SA

Une partie de la solution est entre nos mains, donc au boulot! 😉

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Un spécial investigation sur le Big Data et la surveillance https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/02/08/un-special-investigation-sur-le-big-data-et-la-surveillance/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/02/08/un-special-investigation-sur-le-big-data-et-la-surveillance/#respond Sat, 08 Feb 2014 15:20:48 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4357 L'article Un spécial investigation sur le Big Data et la surveillance a été publié sur Révolte Numérique

L’émission de Canal + a récemment diffusé un reportage sur le Big Data (la collecte et l’analyse de données à grande échelle), et la surveillance privée et étatique. Pour toutes les personnes qui sont déjà un peu sensibilisées à la question et même celles qui n’en savent rien, je vous … Lire la suite

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L'article Un spécial investigation sur le Big Data et la surveillance a été publié sur Révolte Numérique

big_data

L’émission de Canal + a récemment diffusé un reportage sur le Big Data (la collecte et l’analyse de données à grande échelle), et la surveillance privée et étatique.

Pour toutes les personnes qui sont déjà un peu sensibilisées à la question et même celles qui n’en savent rien, je vous conseille de jeter un œil sur cet excellente émission.

Au menu sont abordés:

  • La collecte d’information par les géants du web dans une optique publicitaire, utilisant traces d’achats, géolocalisation et données sociales
  • La prédiction à l’aide des algorithmes et du Big Data dans le domaine du sport, de la politique, de la prévention du crime etc.
  • La vidéo surveillance
  • Le lien entre collecte à des fins publicitaires et l’utilisation étatique des données
  • …


Special Investigation Big Data Les Nouveaux… by chat21590

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Facebook clarifie sa volonté d’utiliser toutes les données personnelles pour la pub https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/11/20/facebook-clarifie-sa-volonte-dutiliser-toutes-les-donnees-personnelles-pour-la-pub/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/11/20/facebook-clarifie-sa-volonte-dutiliser-toutes-les-donnees-personnelles-pour-la-pub/#respond Wed, 20 Nov 2013 12:03:02 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4261 L'article Facebook clarifie sa volonté d’utiliser toutes les données personnelles pour la pub a été publié sur Révolte Numérique

Ce n’est pas une grande nouveauté mais le principe de Facebook, c’est de récupérer des informations sur les utilisateurs pour établir leur profil et les orienter vers des services commerciaux, ou d’utiliser directement ces données pour les refiler à des boîtes de pub qui s’en donneront à cœur joie. Rien … Lire la suite

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L'article Facebook clarifie sa volonté d’utiliser toutes les données personnelles pour la pub a été publié sur Révolte Numérique

facebook_money

Ce n’est pas une grande nouveauté mais le principe de Facebook, c’est de récupérer des informations sur les utilisateurs pour établir leur profil et les orienter vers des services commerciaux, ou d’utiliser directement ces données pour les refiler à des boîtes de pub qui s’en donneront à cœur joie. Rien de nouveau sous le soleil donc, sauf que le réseau a décidé de retoucher un peu le texte qui régit ses droits et responsabilités en la matière.

T’es pas content c’est la même

Le texte a donc été revu pour être explicité, mais surtout pour laisser un peu plus de marge à l’utilisation des données personnelles.

Avant, c’était ça:

« Vous pouvez utiliser vos paramètres de confidentialité pour limiter la façon dont votre nom et votre photo de profil peuvent être associés à du contenu commercial, du contenu sponsorisé ou d’autres contenus (tels qu’une marque que vous indiquez aimer) que nous diffusons. Vous nous donnez la permission d’utiliser votre nom et votre photo de profil en association avec ce contenu, conformément aux limites que vous avez établies« .

Et maintenant que c’est trop super mieux c’est comme ça:

« Vous nous autorisez à utiliser vos nom, photo de profil, contenu et informations dans le cadre d’un contenu commercial, sponsorisé ou associé (par exemple une marque que vous aimez) que nous diffusons ou améliorons« . […]

Cela implique, par exemple, que vous autorisez une entreprise ou une autre entité à nous rémunérer pour afficher votre nom et/ou la photo de votre profil avec votre contenu ou vos informations sans vous verser de dédommagement« .

C’est pas beau? Heureusement, ils précisent que les données ne sont pas transmises sans votre accord (cf: le clic sur le bouton « oui je m’inscris et je renonce à tout droit, Facebook peut faire ce qu’il veut de mon corps »). Quoi? Vous ne l’aviez pas vu ce bouton? 😉

Reste à savoir ce qu’il adviendra des contenus des profils dits « privés », si l’utilisation sera la même mais éventuellement en direction des « amis » de la personne dépouillée des ses informations.

On pourra se dire mais à quoi bon se casser la tête avec tout ça quand on sait que de toute façon les tuyaux sont branchés sur la NSA, ce qui est bien pire, mais jusqu’à présent, la NSA se situe sur le terrain de la surveillance, alors que Facebook évolue sur celui de l’influence sur les comportements (de consommateurs). NSA ou pas, préservons nos cerveaux de la dangereuse propagande que constitue la publicité contextualisée.

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Le FBI veut installer des backdoor sur les sites fréquentés https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/05/02/le-fbi-veut-installer-des-backdoor-sur-les-sites-frequentes/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/05/02/le-fbi-veut-installer-des-backdoor-sur-les-sites-frequentes/#respond Thu, 02 May 2013 16:51:21 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4187 L'article Le FBI veut installer des backdoor sur les sites fréquentés a été publié sur Révolte Numérique

Hasard du calendrier ou obstination sans fin, c’est quasiment un an après jour pour jour que le FBI relance l’idée de placer des backdoors sur les sites web fréquentés. Selon le Washington Post, un projet de loi serait dans les cartons. Cela semble être la grande mode depuis pas mal … Lire la suite

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L'article Le FBI veut installer des backdoor sur les sites fréquentés a été publié sur Révolte Numérique

fbi

Hasard du calendrier ou obstination sans fin, c’est quasiment un an après jour pour jour que le FBI relance l’idée de placer des backdoors sur les sites web fréquentés. Selon le Washington Post, un projet de loi serait dans les cartons.

Cela semble être la grande mode depuis pas mal d’années aux États-Unis: il faut épier, espionner, tout contrôler. Alors que le Patriot Act avait utilisé (et utilise toujours) l’excuse du 11 septembre pour permettre la saisie de toutes les données stockées par des entreprises américaines, les projets de lois s’enchaînent et renforcent encore le fichage et la surveillance d’État. Les regards s’étaient récemment à nouveau tournés vers la loi CISPA, en attente d’être voté par le Sénat après avoir été validé par la Chambre des représentants. Cette dernière prévoit un rapprochement entre les agences de surveillance et les grandes entreprises du web, mais il faut croire que cela n’est pas suffisant, puisque ce nouveau projet porté par le FBI de loi permettrait une surveillance directe des internautes par le biais de backdoors.

Évidemment, on peut parier que les Google, Facebook et Cie seront parmi les premiers visés par ce projet, car drainant une énorme partie du trafic. Comme pour le Patriot Act, ce sont les utilisateurs du monde entier qui sont concernés par un tel projet puisque que nos données transitent également par ces sites. De plus, n’oublions pas que la France compte parmi les pays qui émettent le plus de demande d’informations personnelles aux géants américains.

Encore une raison pour se précipiter vers les alternatives aux grands sites commerciaux, surtout lorsqu’on constate le peu d’opposition, que certains ont pu montrer face à des projets comme CISPA (allez, ils ont été une paire à soutenir disons le clairement!).

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L’utilisation des données par les réseaux sociaux https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/21/comment-les-reseaux-sociaux-utilisent-nos-donnees-infographie/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/21/comment-les-reseaux-sociaux-utilisent-nos-donnees-infographie/#comments Sat, 21 Jul 2012 15:47:02 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3752 L'article L’utilisation des données par les réseaux sociaux a été publié sur Révolte Numérique

Alors que l’enquête de Médiamétrie révélait hier que 3/4 des Français fréquenteraient les réseaux sociaux, on peut sans prendre trop de risques, affirmer qu’une bonne partie de ces personnes ignore (volontairement ou non), l’implication de ces usages sur la préservation de leur vie privée. Dans ce domaine, il faut bien … Lire la suite

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L'article L’utilisation des données par les réseaux sociaux a été publié sur Révolte Numérique

Alors que l’enquête de Médiamétrie révélait hier que 3/4 des Français fréquenteraient les réseaux sociaux, on peut sans prendre trop de risques, affirmer qu’une bonne partie de ces personnes ignore (volontairement ou non), l’implication de ces usages sur la préservation de leur vie privée.

Dans ce domaine, il faut bien comprendre que la gratuité apparente de ces services n’est en fait qu’une façade, masquant la réalité d’un nouveau modèle économique dans lequel la matière première est constituée par les données des utilisateurs (données volontairement renseignées et récoltées en fonction des usages). Sur les réseaux, on dit généralement que le véritable produit c’est VOUS. Mais d’un certain point de vue, on peut aussi affirmer que les usagers sont les producteurs de ce système, puisqu’ils fournissent les informations, les classent, les organisent, les font circuler etc. Et ce service que LES USAGERS fournissent GRATUITEMENT, ça vaut des millions, voire des milliards! Une machine bien huilée en somme!

Une infographie publiée par l’éditeur de logiciel Baynote propose une synthèse exposant la manière dont les données sont récoltées sur six grands sites populaires, ainsi que les objectifs de cette récolte.

Cependant, si j’ai trouvé ça utile pour une comparaison entre les réseaux, c’est pour moi assez illisible pour ce qui est de comprendre ce que chaque site récupère (et je ne serais peut-être pas le seul dans ce cas ^^). C’est pourquoi je vous propose en complément une simple liste pour chacun d’eux.
Note: Selon les cas, d’autres méthodes que celles décrites ici peuvent être employées.

Google +

150 millions d’utilisateurs; $36,38 milliards de recettes publicitaires par an.

Récolte des données sur:
Le navigateur, l’heure et la date, l’adresse IP, les requêtes de recherche, l’adresse e-mail, le numéro de téléphone, des informations spécifiques à la machine, les clics sur les publicités, la localisation, les  informations de profil, les informations de routage sms.

Récolte des données par:
Les cookies, les requêtes de recherche, des tierces parties, les informations de profil, des dispositifs de traçage, Doubleclick et Adsense.

Récolte des données pour:
La publicité ciblée, localiser, des notifications, intégrer plusieurs comptes.

Facebook

901 millions d’utilisateurs; $3,7 milliards de recettes publicitaires par an.

Récolte des données sur:
Le navigateur, l’heure et la date, l’adresse IP, les requêtes de recherche, l’adresse e-mail, le numéro de téléphone, les clics sur les publicités, la localisation, le système d’exploitation, la connexion à des tierces parties, les  informations de profil.

Récolte des données par:
Les cookies, les requêtes de recherche, des tierces parties, les informations de profil, dispositifs de traçage.

Récolte des données pour:
La publicité ciblée, localiser, des notifications.

Twitter

140 millions d’utilisateurs; $140 millions de recettes publicitaires par an.

Récolte des données sur:
Le navigateur, l’heure et la date, l’adresse IP, les requêtes de recherche, l’adresse e-mail, le numéro de téléphone, la localisation, le système d’exploitation, la connexion à des tierces parties, les  informations de profil.

Récolte des données par:
Les cookies, les requêtes de recherche, des tierces parties, les informations de profil, les données de log, dispositifs de traçage.

Récolte des données pour:
La publicité ciblée, des notifications, intégrer plusieurs comptes.

Linkedin

161 millions d’utilisateurs; $226 millions de recettes publicitaires par an.

Récolte des données sur:
Le navigateur, l’adresse IP, les requêtes de recherche, l’adresse e-mail, le numéro de téléphone, des informations spécifiques à la machine, la localisation, le système d’exploitation, la connexion à des tierces parties, les informations de profil.

Récolte des données par:
Les cookies, les requêtes de recherche, des tierces parties, les informations de profil, dispositifs de traçage.

Récolte des données pour:
La publicité ciblée, des notifications, intégrer plusieurs comptes.

Pandora

52 millions d’utilisateurs; $70,6 millions de recettes publicitaires par an.

Récolte des données sur:
Les requêtes de recherche, l’adresse e-mail, le numéro de téléphone, les clics sur les publicités, la localisation, la connexion à des tierces parties, les  informations de profil.

Récolte des données par:
Les cookies, les requêtes de recherche, des tierces parties, les informations de profil, dispositifs de traçage.

Récolte des données pour:
La publicité ciblée, des notifications, les vendre aux agences marketing, intégrer plusieurs comptes.

Pinterest

10,4 millions d’utilisateurs; pas de recettes publicitaires.

Récolte des données sur:
Le navigateur, les requêtes de recherche, l’adresse e-mail, le numéro de téléphone, des informations spécifiques à la machine, le système d’exploitation, la connexion à des tierces parties, les  informations de profil.

Récolte des données par:
Les cookies, les requêtes de recherche, des tierces parties, les informations de profil, les données de log, dispositifs de traçage.

Récolte des données pour:
Des notifications, intégrer plusieurs comptes.

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Anonymat, identités, réseaux sociaux par @Manhack, @epelboin https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/21/anonymat-identites-numerique-et-reseaux-sociaux-par-manhack-et-epelboin/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/21/anonymat-identites-numerique-et-reseaux-sociaux-par-manhack-et-epelboin/#comments Sat, 21 Jul 2012 00:45:43 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3732 L'article Anonymat, identités, réseaux sociaux par @Manhack, @epelboin a été publié sur Révolte Numérique

Début juin, le CoHacking Space Pas sage en Seine a mis à l’honneur de nombreux sujets intéressants relatifs à la sécurité, la vie privée, la surveillance sur le net etc. Comme la teneur reste assez accessible et participe à la vulgarisation et au partage des connaissances sur des thématiques extrêmement importantes, … Lire la suite

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L'article Anonymat, identités, réseaux sociaux par @Manhack, @epelboin a été publié sur Révolte Numérique

Début juin, le CoHacking Space Pas sage en Seine a mis à l’honneur de nombreux sujets intéressants relatifs à la sécurité, la vie privée, la surveillance sur le net etc. Comme la teneur reste assez accessible et participe à la vulgarisation et au partage des connaissances sur des thématiques extrêmement importantes, j’ai trouvé utile d’en relayer quelques unes. Vous trouverez en ligne des archives des conférences depuis 2010 sur le site de la Cantine).

 Cette conférence de Jean-Marc Manach et Fabrice Epelboin ne date pas de cette année mais d’il y a deux ans. Une fois encore, elle est extrêmement intéressante et très accessible au grand public. Au programme donc, une introduction aux questions de sécurité en ligne, au hacking, aux lois de surveillance (en ligne mais aussi dans la rue), et une présentation des enjeux de vie privée liés au développement des réseaux sociaux comme Facebook.

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Facebook incite à la délation des « amis » https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/07/facebook-incite-a-la-delation-des-amis/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/07/facebook-incite-a-la-delation-des-amis/#respond Sat, 07 Jul 2012 11:35:32 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3638 L'article Facebook incite à la délation des « amis » a été publié sur Révolte Numérique

  Ce n’est pas nouveau, Facebook ne supporte pas les pseudonymes. En janvier dernier, Randi Zuckerberg, la sœur du grand chef et directrice de la branche marketing de Facebook, s’était clairement élevée contre le principe de l’anonymat: “Je pense que l’anonymat sur Internet doit disparaître. Les gens se comportent beaucoup … Lire la suite

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L'article Facebook incite à la délation des « amis » a été publié sur Révolte Numérique

 

Ce n’est pas nouveau, Facebook ne supporte pas les pseudonymes. En janvier dernier, Randi Zuckerberg, la sœur du grand chef et directrice de la branche marketing de Facebook, s’était clairement élevée contre le principe de l’anonymat:

“Je pense que l’anonymat sur Internet doit disparaître. Les gens se comportent beaucoup mieux lorsque leurs véritables noms est visible. Je pense que les gens se cachent derrière l’anonymat et ont le sentiment de pouvoir dire ce qu’ils veulent derrière des portes closes”

Va donc dire ça à Bradley Manning!

On veut des noms!

Sur le réseau social, on retrouve cet état d’esprit, notamment dans les conditions générales d’utilisation (oui, le truc que personne ne lit). Ainsi, il est en principe formellement interdit de créer un profil sous pseudonyme. Mais quand on établit des règles, il faut souvent un moyen de les faire respecter! Et c’est là que ça devient compliqué!

Régulièrement, des comptes d’internautes ne révélant pas leur véritable nom sont supprimés. Mais depuis peu vous allez pouvoir participer à cette grande entreprise démocratique, en dénonçant vos amis « superficiels et pas courageux » comme dirait Nadine Morano.

C’est nikopik qui a fait tourner l’information hier, Facebook  demande désormais (avec insistance) aux personnes de signaler si leurs amis ne respectent pas la charte d’utilisation:

Vive la délation!

Ce qui est assez drôle, c’est qu’on retrouve toutes les techniques de déculpabilisation de la dénonciation: « pour nous aider à comprendre la façon dont les gens utilisent Facebook » (ouais ouais, c’est pas pour balancer tes potes!), « votre réponse restera anonyme » (au cas où, on ne saura pas que c’est toi), « et n’affectera pas le compte de votre ami(e) » (il/elle transgresse les règles mais on lui fera rien!).

Démocratie quand tu nous tiens

Après avoir normalisé l’autofichage à vie et la reconnaissance faciale automatisée auprès de 900 millions de personnes, Facebook continue à éduquer le citoyen de demain et propage la délation!

Loin de se sentir honteux de telles pratiques, le réseau a répondu à nikopik par l’intermédiaire d’un porte parole de Facebook France (in inglich siouplé):

Facebook’s mission is to make the world more open and connected. People use Facebook to stay connected with friends and family, to discover what’s going on in the world, and to share and express what matters to them.
Facebook has always been based on a real name culture. This leads to greater accountability and a safer and more trusted environment for our users. It’s a violation of our policies to use a fake name or operate under a false identity, and we encourage people to report anyone they think is doing this, either through the report links we provide on the site or through the contact forms in our Help Center. We have a dedicated User Operations team that reviews these reports and takes action as necessary.
Facebook is based on real people making real-world connections and people on Facebook will get the most value out of the site by using their real identity. We will consider removing a profile if we determine that it is not authentic and false information is being communicated on it.

Heu, par contre je croyais que cela n’affecterait pas le compte de mon ami(e)… On m’aurait menti? ^^

Une bonne leçon?

Les commentaires fusent déjà sur les forums, et certains en arrivent presque à accuser les usagers car il est vrai qu’ils ont un profil sur un réseau dont il devient difficile d’ignorer les pratiques dégueulasses. Certes, on serait tenté de dire « qui fait le malin, tombe dans le ravin »! Mais la force de Facebook réside aussi dans l’ampleur de son réseau, et chacun espère y retrouver ses connaissances en créant un compte. S’attaquer aux utilisateurs ne me paraît donc pas être la solution la plus pédagogique pour faire avancer les idées des partisans du respect de la vie privée en ligne.
Il me paraît important de continuer d’informer et de relever ces écarts du joujou de Marc Zuckerberg plutôt que de culpabiliser, tout en faisant évidemment la promotion des propositions libres, éthiques et respectueuses de nos données.

Au fait, vous connaissez Diaspora*? 😉

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Les entreprises nous couvrent-elles face aux États? https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/06/04/les-grandes-entreprises-nous-couvrent-elles-face-a-letat/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/06/04/les-grandes-entreprises-nous-couvrent-elles-face-a-letat/#comments Mon, 04 Jun 2012 14:33:19 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3539 L'article Les entreprises nous couvrent-elles face aux États? a été publié sur Révolte Numérique

Ce n’est un secret pour personne, les États utilisent Internet pour en savoir plus sur leurs aimables sujets. Si la surveillance est l’un des moyens utilisés, il serait bien stupide de ne pas profiter des informations récoltées par les entreprises en ligne dont il faut le dire, une bonne partie … Lire la suite

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L'article Les entreprises nous couvrent-elles face aux États? a été publié sur Révolte Numérique

Ce n’est un secret pour personne, les États utilisent Internet pour en savoir plus sur leurs aimables sujets. Si la surveillance est l’un des moyens utilisés, il serait bien stupide de ne pas profiter des informations récoltées par les entreprises en ligne dont il faut le dire, une bonne partie du travail consiste à ficher!

À partir de là, l’EFF (Electronic Frontier Foundation), les preux chevaliers de la vie privée en ligne, ont établi un tableau comparatif de ces grandes entreprises, en fonction de leur engagement vis à vis de la surveillance d’État.

(Merci à Korben pour la traduction)

Par contre, il me semble important de tout de même calmer les choses de suite: on ne parle bien que des entreprises par rapport à la surveillance d’État, et non à la question de la vie privée en général.

Il est ensuite nécessaire de préciser que les législations sont diverses à ce sujet et sont donc plus ou moins transparentes. Si l’on prend l’exemple du Patriot Act, l’État américain peut récupérer n’importe quelle information traitée par une entreprise du pays, basée sur le sol US ou non, mais il peut aussi exiger le silence sur de telles demandes.
Restons donc prudents sur les conclusions à tirer!

Enfin, notons que cette « éthique » peut varier selon les pays dans lesquels se trouvent les entreprises. Par exemple, un Microsoft en Tunisie, ça a aidé la cyber-police de Ben Ali à se former pour traquer les opposants, et ça a aidé les autorités à trafiquer les certificats de sécurité des moyens de communication…

Si Microsoft ne semble pas culminer dans ce tableau, ne nous leurrons pas sur les premiers de la classe, lesquels ne peuvent que très rarement faire des leçons de morale en la matière.

Lien sur le site de l’EFF et protocole d’enquête.

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Facebook soutient la censure et l’espionnage! https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/04/16/facebook-soutient-la-censure-et-lespionnage/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/04/16/facebook-soutient-la-censure-et-lespionnage/#respond Mon, 16 Apr 2012 10:10:04 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3369 L'article Facebook soutient la censure et l’espionnage! a été publié sur Révolte Numérique

Quelques mois après la victoire des internautes du monde face aux projets de censure américains qu’étaient SOPA et PIPA, les censeurs d’outre atlantique lancent leur nouvel appel au meurtre du net dans un projet de loi nommé CISPA (Cyber Intelligence Sharing and Protection Act). Vous pourrez lire ce texte en … Lire la suite

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L'article Facebook soutient la censure et l’espionnage! a été publié sur Révolte Numérique

Quelques mois après la victoire des internautes du monde face aux projets de censure américains qu’étaient SOPA et PIPA, les censeurs d’outre atlantique lancent leur nouvel appel au meurtre du net dans un projet de loi nommé CISPA (Cyber Intelligence Sharing and Protection Act). Vous pourrez lire ce texte en anglais ici. En un mot, il s’agit de renforcer le rapprochement entre entreprises et agences de renseignements dans le but d’échanger les information sur les internautes qui sont récoltées.

En taule les boutonneux!

L’objectif est donc évidemment de relancer la lutte contre tous ces horribles islamo-nazis qui passent leurs journées à télécharger Harry Potter au lieu de claquer leurs économies dans un bout de plastique qui prend de la place et qu’ils ne pourront pas copier car il est bourré de DRM.
Mais cette fois, les auteurs du texte finissent de renforcer l’amalgame qui les gratouille depuis longtemps, et joignent dans le même projet de loi, les problématiques qu’on désignera par cybersmenaces et pouvant se situer au niveau de la sécurité d’État (pas mal pour un Harry Potter!).

Pour l’EFF, défenseur des libértés numériques que l’on ne présente plus,

« [CISPA] permettrait aux entreprises d’espionner leurs usagers et partager des informations privées avec le gouvernement et d’autres sociétés avec une immunité quasi-totale en matière de responsabilité civile ou pénale« .

« Cela signifie qu’une société privée comme Google, Facebook, Twitter ou un fournisseur d’accès à Internet pourrait intercepter votre courrier électronique et vos SMS, envoyer une copie à un tiers et au gouvernement, modifier leur contenu ou les empêcher d’atteindre leur destination si cela cadre avec leur stratégie de lutte contre les cybermenaces »

Et Facebook dans tout ça?

Alors, pourquoi ce titre d’article honteusement aguicheur? Et bien la liste des premiers défenseurs de ce nouveau projet digne des plus belles dictatures est aujourd’hui connue, et sans grande surprise on retrouve les crapules habituelles telles que Microsoft, IBM, Intel, Oracle et… Facebook! Il faut croire que nos « amis » ont passé la période de crise d’adolescence qui les a amenés en début d’année à s’opposer à SOPA!
Ça y est, fini Che Guevara, « je reprends l’usine de papa! »

Que toutes celles et ceux qui utilisent Facebook le sachent: cette entreprise, en plus d’établir des profils d’internautes pour des objectifs mercantiles, soutient un Internet sous contrôle de l’État et de ses agences de renseignement. Vous ne pourrez pas dire que vous n’avez pas été prévenu-e-s. 😉
Il semblerait d’ailleurs qu’Anonymous n’apprécie pas trop la nouvelle non plus!

Une fois encore, vous pouvez manifester votre indignation grâce à une pétition proposée par Avaaz.

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Manif contre ACTA le 25/02, consulation au parlement le 27 https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/02/12/manifestation-contre-acta-le-2502-consultation-au-parlement-le-27/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/02/12/manifestation-contre-acta-le-2502-consultation-au-parlement-le-27/#respond Sun, 12 Feb 2012 22:33:25 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3043 L'article Manif contre ACTA le 25/02, consulation au parlement le 27 a été publié sur Révolte Numérique

La journée de mobilisation internationale a hier été un succès. Si les cortèges n’étaient pas aussi fournis selon les villes et les pays, on a tout de même pu dénombrer 390 000 personnes dans 25 pays et 228 villes selon ActuaLutte. Mais dès à présent, la date du 25 février … Lire la suite

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L'article Manif contre ACTA le 25/02, consulation au parlement le 27 a été publié sur Révolte Numérique

La journée de mobilisation internationale a hier été un succès. Si les cortèges n’étaient pas aussi fournis selon les villes et les pays, on a tout de même pu dénombrer 390 000 personnes dans 25 pays et 228 villes selon ActuaLutte. Mais dès à présent, la date du 25 février est évoquée comme prochain jour de sortie.

La mobilisation s’installe

1500 personnes à Paris, 1000 à Strabourg devant le Parlement européen, 500 à Lyon, puis plusieurs villes avec des mobilisations de centaines de personnes: la France n’a pas été ridicule ce samedi. Mais certaines villes européennes ont accueilli d’impressionnantes manifestations:

  • Allemagne : 16 000 à Munich, 10 000 à Berlin, 5.000 à Hambourg, 4.000 à Dortmund, 3.000 à Francfort, 3.000 à Dresde…
  • Bulgarie: 8000 à 10 000 à Sofia
  • Autriche: 6000 à Vienne
  • Suède: 800 à Stockholm
  • …

Les lignes reculent

Dans un entretien à la télévision allemande ARD, le président du Parlement européen Martin Schulz, a déclaré au sujet d’ACTA:

« Je ne le trouve pas bon dans sa forme actuelle (…). Je ne crois pas qu’on va avancer avec cet accord dans sa forme actuelle »

Selon lui, les consultations au Parlement européen devraient commencer le 27 février. Jugeant personnellement l’accord comme étant « déséquilibré« , il rejoint les nombreux élus qui commencent à marquer leur rejet du traité (c’est quand même plus facile quand toute l’Europe est dans la rue!).

On remet ça le 25!

Vous allez pouvoir investir dans les masques et les moufles parce que là on peut dire qu’un véritable mouvement est enclenché. Une fois encore, un appel d’Anonymous circule, et les pages Facebook dédiées à la lutte commencent à être fournies. Ce sera également l’occasion, à deux jours des consultations au Parlement, de montrer ce que pensent les internautes des lobbys industriels et de leurs lois liberticides!

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https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/02/12/manifestation-contre-acta-le-2502-consultation-au-parlement-le-27/feed/ 0
2012: la fin du net? https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/27/2012-la-fin-du-net/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/27/2012-la-fin-du-net/#comments Fri, 27 Jan 2012 00:23:30 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2908 L'article 2012: la fin du net? a été publié sur Révolte Numérique

Les mayas ne nous avaient cette fois pas prévenus, la fin du net est peut-être pour 2012. En effet, les États membres de l’Union Européenne ont aujourd’hui signé le traité ACTA, c’était à Tokyo. ACTA: mort à la liberté, mort à la démocratie, mort à la culture! ACTA, c’est un … Lire la suite

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L'article 2012: la fin du net? a été publié sur Révolte Numérique

Les mayas ne nous avaient cette fois pas prévenus, la fin du net est peut-être pour 2012. En effet, les États membres de l’Union Européenne ont aujourd’hui signé le traité ACTA, c’était à Tokyo.

ACTA: mort à la liberté, mort à la démocratie, mort à la culture!

ACTA, c’est un traité international concernant en principe le domaine du commerce, mais qui aura des implications extraordinairement néfastes sur la liberté d’expression, le partage de la culture et la créativité sur Internet, mais aussi dans les domaines de la santé, avec un impact sur la distribution des médicaments génériques, ou encore dans celui de l’agriculture (contrôle accru sur le commerce de semences).
Le traité permettra de donner les pleins pouvoirs aux industriels, lesquels auront droit de vie et de mort sur tout site internet, au nom des seuls principes de propriété intellectuelle, des brevets, et du droit des marques.

En ce qui concerne la ratification du traité, il reste à passer par les commissions Affaires Juridiques (DEVE), Libertés Publiques (LIBE) et Industrie (ITRE) pour enfin être voté par le parlement européen. On approche de la fin à très grands pas, donc la mobilisation doit s’amplifier!

Attaques des industriels sur tous les fronts

Ces derniers temps, les mauvaises nouvelles s’accumulent et continuent de faire reculer les droits des internautes et des amateurs de culture: allongement de 20 ans de la durée des droits sur les productions musicales, œuvres retirées du domaine public, Hadopi 3 contre le streaming en préparation, lois SOPA et PIPA, ACTA, censure de Megaupload, différents blocages de Pirate Bay, de Allostreaming en France, censure de Wikileaks par les États-Unis, censure de Copwatch en France etc...

L’espace de liberté qu’est Internet est mourant, et risque bien d’y passer sans intervention de notre part.

La révolte gronde!

Heureusement, de plus en plus de personnes prennent conscience des enjeux qui se posent à nous, et les derniers mois ont été riches en luttes numériques, en particulier contre SOPA et PIPA. L’action internationale a permis de faire reculer les censeurs et de renvoyer temporairement les projets dans les placards. Mais aux États-Unis comme dans certains pays d’Europe, les internautes commencent sérieusement à embrayer contre ACTA. Ces derniers jours, les Polonais ont donné une leçon de démocratie au reste de l’Union, en descendant à plus de 20 000 dans les rues pour protester contre ACTA et la signature du traité annoncée par son gouvernement.

La violente fermeture du site Megaupload a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, et c’est pour l’instant les hacktivistes de Anonymous qui font la une des journaux de par leurs actions: blocages des sites du FBI, de soutiens à SOPA et PIPA, des sites de l’Élysée, d’Hadopi, de Sony, Vivendi etc…
Dans une récente vidéo, ils semblent annoncer un certain durcissement par la mise sur le côté des attaques DDOS, le temps d’actions plus violentes visant à « démembrer tout site soutenant le projet »…

Ce sont également des appels à manifester le 28 janvier partout dans le monde qui circulent depuis hier sur la toile.
Enfin, un appel au boycott des produits culturels a de même été lancé par le collectif pour le mois de mars.

L’année 2012 sera bien l’année de tous les possibles en ce qui concerne l’avenir de la toile!

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https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/27/2012-la-fin-du-net/feed/ 2
Anonymous appelle à manifester contre ACTA le 28/01 https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/25/anonymous-appelle-a-manifester-contre-acta-le-2801/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/25/anonymous-appelle-a-manifester-contre-acta-le-2801/#comments Wed, 25 Jan 2012 20:21:45 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2891 L'article Anonymous appelle à manifester contre ACTA le 28/01 a été publié sur Révolte Numérique

Édit: près de 3000 vues pour cet article, c’est pas dans les habitudes d’un modeste blog comme le mien… Il faut croire que la révolte numérique approche! 😉 Dans la foulée des nombreuses opérations menées depuis la fermeture de Megaupload la semaine dernière, le mouvement hacktiviste Anonymous appelle ses « membres » … Lire la suite

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L'article Anonymous appelle à manifester contre ACTA le 28/01 a été publié sur Révolte Numérique

Édit: près de 3000 vues pour cet article, c’est pas dans les habitudes d’un modeste blog comme le mien… Il faut croire que la révolte numérique approche! 😉

Dans la foulée des nombreuses opérations menées depuis la fermeture de Megaupload la semaine dernière, le mouvement hacktiviste Anonymous appelle ses « membres » et ses sympathisants à quitter les claviers et à descendre dans la rue pour protester contre ACTA et pour un Internet libre. Des manifestations devraient avoir lieu en France.

C’est plutôt bien joué de la part du collectif qui profite ainsi de l’énorme mobilisation internationale contre SOPA et PIPA, ainsi que de celle qui commence aux États-Unis contre ACTA. La fermeture par le FBI de Megaupload semble avoir indigné pas mal de personnes, et fait prendre conscience que la liberté sur le réseau n’est pas si garantie, surtout si on ne la défend pas.

Rappelons que l’annonce par le gouvernement polonais hier, de son souhait de ratifier le traité ACTA, a entraîné une manifestations de 2000 personnes en protestation.

Cet appel international semble se décliner dans 37 villes de France si on en croit le profil Facebook mettant l’initiative en avant.

Reste à voir dans quelle mesure les mécontentements se traduiront en actions, et sans ordinateurs cette fois!

Lien vers l’appel vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=DlSRmi8G6gY#

La liste des villes se trouve sous la vidéo, ainsi que les pages Facebook associées.

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Contenu de l’appel:

Appel à la mobilisation mondiale le 28 janvier pour défendre la liberté d’internet.

ACTA (Accord Commercial Anti Contrefaçon), un accord qui menace la liberté d’internet. Cet accord vise officiellement à protéger la propriété intellectuelle au niveau international. Jusque là tout va bien.. Mais le terme de « propriété intellectuelle » est volontairement flou. Il peut désigner des marques, idées ou informations. ACTA devrait donc s’attaquer à l’imitation de quelque chose soumis au droit d’auteur. Il suffira d’échanger une information copyrightée pour voir son accès internet supprimé et écoper de poursuites judiciaires.

Afin de vérifier que vous n’échangez aucun contenu soumis au droit d’auteur, ACTA va renforcer la surveillance. Les fournisseurs d’accès à internet devront vérifier toutes les données envoyées et reçues sur votre ordinateur. Il suffira de citer un article de presse dans un email ou d’envoyer un extrait de musique pour être pris la main dans le sac. Les informations seront alors envoyées à leur auteur et vous pourrez écoper à leur demande d’une amende ou d’une peine de prison.

L’accord ne profite qu’à une fraction d’industriels tels que les compagnies RIAA et MPAA (associations interprofessionnelles qui défendent les intérêts de l’industrie du disque et du cinéma). ACTA est la conséquence de leurs actions de lobbying auprès des gouvernements.

A nouveau la démocratie est bafouée et ce sont des accords liberticides pour internet qui pourraient nous être imposés par des personnes non élues. Cette censure pourrait de plus permettre de supprimer des informations gênantes comme c’est déjà le cas dans certains pays où l’on bloque l’accès à certains contenus, mots clés ou sites internet.

La seule solution c’est la mobilisation de toutes et tous dans les rassemblements prévus le samedi 28 janvier pour dire non à,

La censure d’internet;

La restriction de la liberté d’expression;

La surveillance totale de toutes nos activités en ligne;

La perte de libertés et droits civiques;

La perte de connexion internet pour ceux qui enfreindraient les nouvelles règles.

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https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/25/anonymous-appelle-a-manifester-contre-acta-le-2801/feed/ 14
SOPA Blackout: une grande journée de mobilisation! https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/19/blackout-sopa-une-grande-journee-de-mobilisation/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/19/blackout-sopa-une-grande-journee-de-mobilisation/#comments Thu, 19 Jan 2012 00:36:42 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2798 L'article SOPA Blackout: une grande journée de mobilisation! a été publié sur Révolte Numérique

Si vous étiez au courant de la journée de mobilisation internationale, et des blackout qui se sont déroulés sur la toile en opposition aux lois de censure de l’Internet: SOPA et PIPA, vous avez comme moi, certainement été faire un tour sur le web histoire de juger un peu de … Lire la suite

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L'article SOPA Blackout: une grande journée de mobilisation! a été publié sur Révolte Numérique

Si vous étiez au courant de la journée de mobilisation internationale, et des blackout qui se sont déroulés sur la toile en opposition aux lois de censure de l’Internet: SOPA et PIPA, vous avez comme moi, certainement été faire un tour sur le web histoire de juger un peu de l’ampleur de la mobilisation.

Sans surprises, le web américain a su se montrer à  la hauteur du défi, et de nombreux sites ont participé à l’effort de guerre. Sans surprises non plus: l' »action » de Google. Après avoir joué les gros bras et lancé parmi les premiers l’idée de blackout, ils se sont contentés de barrer leur logo d’un rectangle noir, uniquement pour la version américaine, et pendant une petite partie de la journée. Que de la gueule quoi!

Mis à part ça, beaucoup de « gros » ont tout de même participé aux États-Unis, comme Wikipédia, qui a bloqué la possibilité de faire des modifications sur les articles, Mozilla, WordPress, Minecraft, tumblr, l’EFF (Electronic Frontier Foundation), la FSF (Free Software Foundation) et beaucoup d’autres ont bloqué leur site pour la journée. Une liste des participants est toujours disponible à cette adresse.

Mais la France n’a pas été ridicule, loin de là! On a pu donc constater la participation de l’April, La quadrature du net, Framablog, LinuxFR, Internet sans frontières, GreenPeace, Forum Ubuntu, Korben, Indymedia Lille, Rebellyon, L’interassociation des bibliothécaires, archivistes et documentalistes français ^^… Révolte Numérique 😉 (et bien sûr beaucoup de bloggers qui ont comme moi apporté leur pierre à l’édifice, et ça fait bien plaisir!). Notons que certains ont également eu la bonne idée de lier cette journée au contexte français et européen en rappelant qu’une lutte est toujours engagée contre Hadopi et ACTA entre autres.

Petite rétrospective en images:

États-Unis

Mozilla et WordPress

Minecraft et la Free Software Foundation

Wikipédia et l’Electronic Frontier Foundation

Identi.ca et Boing Boing

DuckDuckGo et Google.com

Tor Project et Free Art and technology

En France

l’April et Framablog

La Quadrature du Net et le Forum Ubuntu

Korben et LinuxFR

Indymedia Lille et Rebellyon

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https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/19/blackout-sopa-une-grande-journee-de-mobilisation/feed/ 3
SOPA & PIPA: rejoignons le blackout du web le 18/01 ! https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/15/contre-la-censure-dinternet-rejoignons-le-blackout-du-web-le-1801/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/15/contre-la-censure-dinternet-rejoignons-le-blackout-du-web-le-1801/#comments Sun, 15 Jan 2012 21:48:57 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2783 L'article SOPA & PIPA: rejoignons le blackout du web le 18/01 ! a été publié sur Révolte Numérique

Le web est depuis plusieurs mois en lutte contre deux projets américains de censure du web mondial. SOPA (Stop Online Piracy Act) et PIPA (Protect IP Act) sont en passe d’être votés respectivement par la chambre des représentants et le sénat des États-Unis. Un blackout du web s’organise le 18/01 … Lire la suite

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L'article SOPA & PIPA: rejoignons le blackout du web le 18/01 ! a été publié sur Révolte Numérique

Le web est depuis plusieurs mois en lutte contre deux projets américains de censure du web mondial. SOPA (Stop Online Piracy Act) et PIPA (Protect IP Act) sont en passe d’être votés respectivement par la chambre des représentants et le sénat des États-Unis. Un blackout du web s’organise le 18/01 en signe de protestation.

Ces projets vont permettre aux lobbys des industries dites « culturelles » de censurer tout site considéré comme favorisant la diffusion de contenus protégés par des droits d’auteurs. Cette large définition permettrait en réalité de vouer aux limbes tout site hébergeant ce type de contenus (Youtube, Facebook ou n’importe quel site affichant une vidéo ou une image protégée par exemple).

Les méthodes préconisées par SOPA et PIPA sont dignes des systèmes mis en place par certains régimes dictatoriaux comme la Chine, l’Iran ou la Syrie.

Ainsi, il sera possible:

  • de bloquer l’accès au site au niveau des serveurs DNS (Domain Name System). Ces serveurs permettent de faire l’association entre une adresse URL et l’adresse IP du site. En tapant son adresse, nous ne pourrions donc plus y accéder.
    De plus ce type de blocage risque non pas de censurer un seul site, mais l’ensemble du domaine auquel il est rattaché.
  • d’obliger les moteurs de recherche à enlever de leurs résultats des sites proposant du contenu protégé par des droits d’auteurs.
  • d’obliger les fournisseurs d’accès à Internet à bloquer ces contenus.
  • d’obliger les sites proposant des liens vers ceux contre qui une plainte a été déposée à retirer ces liens.
  • d’asphyxier les sites visés en interdisant aux intermédiaires publicitaires et financiers (Paypal par exemple) de traiter avec ces sites.

Tout cela impliquera potentiellement une surveillance accrue des communications entre individuEs, même par leurs échanges privés par mail.

Les outils permettant aux activistes du monde entier de communiquer anonymement (comme Tor par exemple) pourraient eux aussi être menacés, tout comme les serveurs DNS alternatifs utilisés pour contourner ce type de censure.

SOPA et PIPA sont votés aux États-Unis mais concernent les internautes du monde entier! N’oublions pas qu’une grande partie des services que nous utilisons sur le net proviennent des États-Unis.

Rejoignons le blackout!

Révolte Numérique appelle donc toutes les personnes administrant un site internet à se joindre au blackout organisé aux États-Unis pour la journée du mercredi 18 janvier 2012 de 8h à 20h.
De nombreux sites comme Reddit, Mozilla US, Minecraft, FSF, EFF, identi.ca, Anonymous (via Twitter) etc. (et peut-être Wikipédia) se joindront à cette initiative.

Même si la maison blanche semble prendre position contre certains aspects de ces lois, nous ne devons pas relâcher la pression!

  • Si vous avez un site WordPress, des extensions sont disponibles afin de mettre votre site en maintenance en affichant un message de votre choix, ainsi que des extensions spécialement prévues pour l’événement.
    Vous pouvez également vous référer à cette méthode.
  • Si vous n’avez pas de site, modifiez votre avatar sur les réseaux sociaux et apposez-y un bandeau STOP SOPA ou STOP SOPA & PIPA.
  • Parlez-en autour de vous, faites monter la pression!

Liens utiles:
– Révolte Numérique sur identi.ca (vous pouvez vous abonner au flux RSS)
– Stop american censorship
– blackout SOPA

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https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/15/contre-la-censure-dinternet-rejoignons-le-blackout-du-web-le-1801/feed/ 10
Nouveau flux RSS de mon profil identi.ca https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/11/nouveau-flux-rss-de-mon-profil-identi-ca/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/11/nouveau-flux-rss-de-mon-profil-identi-ca/#respond Wed, 11 Jan 2012 10:17:42 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2736 L'article Nouveau flux RSS de mon profil identi.ca a été publié sur Révolte Numérique

Certain-e-s l’auront peut-être remarqué, une rubrique « pour aller plus loin » apparaît dans la colonne de droite de ce blog. L’idée est de partager les informations qui me paraissent intéressantes dans le cadre du sujet que je traite ici, mais pour lesquelles je n’ai malheureusement pas le temps d’écrire un article … Lire la suite

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L'article Nouveau flux RSS de mon profil identi.ca a été publié sur Révolte Numérique

Certain-e-s l’auront peut-être remarqué, une rubrique « pour aller plus loin » apparaît dans la colonne de droite de ce blog. L’idée est de partager les informations qui me paraissent intéressantes dans le cadre du sujet que je traite ici, mais pour lesquelles je n’ai malheureusement pas le temps d’écrire un article spécifique.

Depuis quelques mois, je me suis créé un profil sur identi.ca, un service de microblogging libre qui se présente comme une alternative à Twitter. Le fil d’actualité de mon blog sera désormais issu de ce profil et alimenté de façon plus régulière. Pour les personnes qui y jetaient un œil, va falloir être plus vifs! 😉

Pourquoi identi.ca?

La problématique des réseaux sociaux est ici surtout abordée par le biais de Facebook. Avec 800 millions de comptes à travers le monde et des pratiques désastreuses concernant la gestion des informations personnelles (tout contenu peut être réutilisé par l’entreprise à sa guise, les informations ne sont pas supprimées même après fermeture du compte, bouton espion etc…), la cible est trop belle!

Mais il ne faut pas penser pour autant que Facebook soit une exception, c’est plutôt le modèle. Google +, Twitter et la plupart des autres services gratuits en ligne proposant aux internautes de donner des informations sur leurs habitudes (Netvibes par exemple), fonctionnent à peu près de la même manière.

Sur identi.ca, les informations privées ne sont de plus pas vendues à des régies publicitaires, et elles ne sont pas récoltées pour forger un profil et proposer de la publicité ciblée.

Social, et libre!

Identi.ca est donc une alternative dans le sens où il est basé sur le logiciel libre StatusNet (licence AGPL). Cela signifie que son mode de fonctionnement peut être étudié, on sait comment il se comporte, comment il traite les données. C’est assurément un plus lorsque l’on confie des informations et des productions personnelles.

Tout contenu publié sur identi.ca est en licence libre 3.0. Cela signifie que vous en gardez la paternité, mais qu’il devient partageable par tous (dans la mesure où l’information est publiée publiquement). Cela signifie donc que vous pouvez vous même reprendre légalement du contenu trouvé sur le profil de quelqu’un d’autre si vous le trouvez intéressant.

La panacée?

Identi.ca pourrait presque être parfait s’il n’était pas centralisé (et ouais faut quand même critiquer un peu hein!). En ce qui concerne un stockage des données garantissant le plus grand respect de la vie privée, il est toujours préférable d’avoir des systèmes décentralisés, comme c’est le cas pour le p2p par exemple.
C’est de plus, plus proche de l’esprit du net qui est basé sur le partage et l’égalité entre les machines (chaque ordinateur peut être client et serveur).

En théorie, il est possible d’avoir un profil en installant StatusNet sur son propre serveur (identi.ca est une façon d’accéder au réseau StatusNet), mais cela comporte malheureusement pas mal de difficultés au point de ne pas pouvoir se présenter comme une alternative décentralisée accessible au grand public pour l’instant.

Enfin, mais c’est là que certain-e-s d’entre vous entrent en jeu, identi.ca est certes relativement bien fréquenté (à ne pas comparer avec Twitter tout de même!), mais essentiellement encore par des « libristes » et des geeks. Même s’il permet de ce fait de trouver très facilement des personnes intéressantes dans ces milieux, on ne peut pas réellement parler de réseau populaire comme peut l’être Twitter. Mais sauter le pas n’est qu’une histoire de clics!
Pour les accros à Twitter, la transition peut se faire en douceur car identi.ca permet la publication simultanée sur les deux réseaux.

Mon compte identi.ca: https://identi.ca/revoltenumerique

Vous pouvez également récupérer le flux dans votre propre lecteur:

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https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/11/nouveau-flux-rss-de-mon-profil-identi-ca/feed/ 0
Nouvelles technologies: peut-on échapper à l’emprise américaine ? https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/30/nouvelles-technologies-peut-on-echapper-a-lemprise-americaine%c2%a0/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/30/nouvelles-technologies-peut-on-echapper-a-lemprise-americaine%c2%a0/#comments Fri, 30 Dec 2011 15:47:05 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2551 L'article Nouvelles technologies: peut-on échapper à l’emprise américaine ? a été publié sur Révolte Numérique

Contacté par une journaliste du site de débat Newsring (lancé sous la direction éditoriale de Frédéric Taddeï) pour participer à un sujet sur « Nouvelles technologies : peut-on échapper à l’emprise américaine ? », je me suis plié à l’exercice. C’est à partir de l’annonce du retrait de Dassault du projet de … Lire la suite

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L'article Nouvelles technologies: peut-on échapper à l’emprise américaine ? a été publié sur Révolte Numérique

Contacté par une journaliste du site de débat Newsring (lancé sous la direction éditoriale de Frédéric Taddeï) pour participer à un sujet sur « Nouvelles technologies : peut-on échapper à l’emprise américaine ? », je me suis plié à l’exercice.
C’est à partir de l’annonce du retrait de Dassault du projet de Cloud computing « à la française » que la journaliste s’est posé la question de la possibilité pour la France de développer son indépendance face à des services majoritairement américains.
Le débat et sa présentation sont disponibles à cette adresse.

Le point de vue développé ici s’attardera davantage à se demander s’il est possible d’échapper à l’emprise des États et des entreprises qui font fortune sur la surveillance des communications.

Il est coutume de dire qu’internet n’a pas de centre, et c’est vrai. En tant que réseau de réseaux décentralisé, il est en théorie conçu pour pouvoir fonctionner quelles qu’en soient les parties amputées. Mais il est aussi fréquent d’entendre que s’il devait y en avoir un, il serait aux États-Unis.

Avec le développement de la toile, de nombreuses entreprises américaines ont acquis un statut dominant voire quasi monopolistique dans certains domaines. Plus de neuf français sur dix utilisent des logiciels Microsoft et surfent sur le net grâce à Google, et près d’un sur trois a un profil Facebook.

Lorsque l’on parle de stockage des données en ligne (cloud computing), cela pose de façon évidente la question de la conservation et de la concentration des informations, et interroge sur le cadre juridique duquel elles dépendent.

Cette concentration pose problème dans plusieurs domaines :

La confidentialité des données

Concernant la confidentialité des données, et le respect à la vie privée, la constitution de supers bases de données contenant des quantités parfois astronomiques de détails sur nos habitudes de navigation, nos goûts, nos achats, nos symptômes, nos préoccupations, nos désirs etc., pose de sérieux problèmes.
Pour prendre le cas Google, il a été le premier groupe à dépasser le milliard de visiteurs uniques en mai dernier (selon comScore), et Youtube (appartenant à Google) annonce ce mois-ci les mille milliards de vidéos vues en 2011. Chacune de ces visites est l’occasion pour l’entreprise de peaufiner le profil des utilisateurs en fonction de leurs comportements.

La question du droit de l’information

À qui appartiennent les informations publiées par les internautes ? Dans le cas de Facebook par exemple, nous savons que les données « confiées » peuvent être réutilisées dans un cadre publicitaire notamment, et sont à la disposition de l’entreprise, même après suppression du compte (voir l’affaire de l’étudiant autrichien Max Schrems qui a reçu plus de 1200 pages d’informations sur sa personne après 3 ans d’utilisation du réseau et un compte soi disant supprimé).

Le rapport à la justice

C’est également vis à vis de la justice qu’il faut s’interroger, et plus particulièrement de l’État. C’est suite à des « révélations » de Gordon Frazer (directeur général de Microsoft) que la question du Patriot Act a refait surface sur le net. Rédigé suite aux attentats du 11 septembre 2001, le texte impose à toute entreprise américaine de fournir les renseignements dont elle dispose si l’État en fait la demande. Étant dans cette situation, Microsoft a, à l’occasion de la prise de parole de son responsable, avoué avoir déjà été en situation de répondre à cette exigence patriotique. C’est quasiment dans la foulée que le géant Google avait également confirmé avoir fait de même.

Il convient de préciser que le Patriot Act concerne toutes les entreprises américaines, qu’elles soient basées sur le sol américain ou non. Les serveurs de Google en Europe sont par exemple concernés, et toutes les données qu’ils renferment sont donc potentiellement réquisitionnables par les autorités d’outre-Atlantique.

C’est alors que se repose la question de la concentration des données. Avec 900 000 serveurs estimés dans le monde, une utilisation particulièrement élevée de son moteur de recherche en France, et une omniprésence de Google Analytics qui permet d’afficher des statistiques de fréquentation 1 2, Google prend l’allure d’une pieuvre menaçante tant pour la sécurité des internautes que pour celle des entreprises.

Le contrôle du réseau

L’intégrité du réseau ainsi que la garantie d’une circulation libre des contenus dépendent également, du fait de la main mise des entreprises américaines sur le web, du droit états-unien. L’actualité récente braque les projecteurs vers la chambre des représentants et le sénat américains, lesquels discutent deux projets de loi très similaires: Stop Online Piracy Act (SOPA) et Protect IP Act (PIPA). Ces deux Patriot Acts numériques visent à mettre en place des systèmes de contrôle et de censure d’internet dignes des plus grandes dictatures mondiales, et ce afin de préserver les seuls intérêts des ayants droit des industries culturelles américaines. Le passage de tels projets affecterait sans nul doute la totalité de la toile puisque qu’une grande partie des sites en ligne dépendront de ces textes.

Un cloud à la française ?

Cette situation de dépendance à l’égard du droit américain amène divers projets, dont Andromède, présenté comme un cloud à la française, à destination de l’e-administration, puis éventuellement des entreprises de l’hexagone.

Plutôt que de se concentrer directement sur l’administration et les entreprises, il me semble important d’aborder la question de façon plus large, dans le rapport à l’utilisateur en général.

En ce qui concerne la sécurité des données, il conviendrait de désigner clairement celui dont on souhaite se protéger. S’il s’agit de l’État, il n’y a nul doute pour dire que l’État Français ne se montre pas plus vertueux que son homologue américain, en témoignent l’adoption de la très répressive Loppsi II, la troisième position acquise par la France en tant que pays demandant à Google de dévoiler des informations sur ses utilisateurs (octobre 2011), ou encore son implication présumée dans l’affaire d’espionnage d’Amesys (voir ci-dessous).

Mais avec qui ?

Les partenaires associés au projet Andromède laissent perplexes les internautes qui auront rapidement mis le nez dans les questions de sécurité : Orange, Thales et Dassault (qui s’est retiré du projet en décembre).

France Télécom (qui possède la marque Orange), s’est illustré (bien que cela n’ait fait grand bruit), de façon indirecte dans l’affaire Amesys. En effet, l’entreprise possède de nombreuses actions chez Bull, dont Amesys est une filiale.
Cette dernière a été, suite à des révélation des sites Owni, Reflets.info, Wikileaks et le Wall Street Journal, accusée d’avoir vendu au régime de Kadhafi des armes numériques permettant la surveillance du réseau et des dissidents libyens , ainsi que des communications téléphoniques et satellites.

Thales a également été répertoriée par Wikileaks dans les Spy Files, comme étant l’une des entreprises françaises développant des outils de monitoring de masse sur les réseaux téléphoniques et internet.

Orange, c’est également l’annonce d’un bridage du net à 100 MO pour la fibre (et donc techniquement une remise en cause de l’illimité), ainsi que la volonté de développer le DPI (Deep Packet Inspection), la même technologie d’analyse des flux utilisée par Amesys en Libye, pour des usages courants. Parmi les dernières propositions, on notera la possibilité de faire analyser tout son trafic par Orange afin de pouvoir recevoir des publicités plus ciblées (c’est tout de même grandiose!).
Nombreux sont également ceux qui s’interrogent sur son respect de la neutralité du net, notamment en tant que propriétaire du portail Dailymotion. L’entreprise est en effet suspectée de brider le trafic à destination de son concurrent Youtube.

On ne présente plus non plus Dassault pour ce qui est de la construction et la vente d’armes et de matériel de guerre, pour ses relations commerciales avec Amesys, Thales ou d’autres, et sa complicité par la vente d’armes avec la dictature de Kadhafi.

Bref, on pourrait se demander ce qu’il y aurait à gagner à confier la gestion de nos données et leur sécurisation à de tels énergumènes.

Saucisson pinard ou autonomie ?

Parler de l’information sur le net, au-delà même du cloud (à la française ou non), pose donc un certain nombre de questions qui n’ont finalement pas toujours grand chose à voir avec des problématiques liées à la souveraineté nationale.
Il convient en effet de resituer les contextes d’énonciation : si l’État français peut chercher à gagner en indépendance grâce à Andromède, il n’en reste pas moins extrêmement conciliant (et d’avantage encore : voir l’inauguration des bureaux parisiens de Google par Nicolas Sarkozy) avec une entreprise comme Google, qui évite pourtant sciemment la fiscalité française en se basant en Irlande.
Son indépendance vis à vis de la juridiction américaine, notamment dans le domaine de la sécurité nationale ne semble représenter que peu d’intérêt pour l’internaute moyen, étant données les pratiques auxquelles il semble s’adonner sur son propre territoire ou dans les pays du Maghreb et du Moyen-Orient.

D’autre part, on va de ce fait observer une fuite des militants vers les États-Unis pour échapper à la surveillance et la censure française, comme ce fut le cas pour le site Copwatch Nord Île-de-France par exemple. Pour ces activistes, être « autonome » (hébergé) en France ne signifie pas pour autant liberté.

Héberger ses données à distance amène enfin à prendre en compte d’abord la question du chiffrement, afin de garantir une confidentialité à minima de ce qui est entreposé sur des serveurs tiers, mais aussi celle des outils secondaires qui peuvent être utilisés. Gardons en tête l’exemple de Google Analytics, lequel fait office de véritable cheval de Troie sondant pour le géant de Mountain View, une bonne partie des visites de sites sur la toile.

Finalement, ne serait-ce pas l’occasion de réhabiliter dans certains cas le principe l’auto-hébergement et l’hébergement coopératif, probablement l’une des pratiques la plus en phase avec l’écologie du net ?

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