Electronic Frontier Foundation (EFF) – Révolte Numérique https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org Pour l'autodéfense numérique Sat, 25 Jul 2015 12:41:36 +0000 fr-FR hourly 1 Un an après, un bilan sur les écoutes de la NSA https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/12/un-an-apres-un-bilan-sur-les-ecoutes-de-la-nsa/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/12/un-an-apres-un-bilan-sur-les-ecoutes-de-la-nsa/#respond Thu, 12 Jun 2014 21:33:37 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4632 L'article Un an après, un bilan sur les écoutes de la NSA a été publié sur Révolte Numérique

Nous avons récemment « fêté » dans l’allégresse les un an des révélations Snowden sur la surveillance des canaux de communication opérée par la NSA. Depuis l’été 2013, les questions de vie privée et de surveillance des communications font désormais partie du paysage médiatique (bien plus qu’avant en tout cas), et les … Lire la suite

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L'article Un an après, un bilan sur les écoutes de la NSA a été publié sur Révolte Numérique

nsa_ecoutes

Nous avons récemment « fêté » dans l’allégresse les un an des révélations Snowden sur la surveillance des canaux de communication opérée par la NSA. Depuis l’été 2013, les questions de vie privée et de surveillance des communications font désormais partie du paysage médiatique (bien plus qu’avant en tout cas), et les discours portant sur la protection des données personnelles deviennent audibles.

Afin de ne pas en rester aux généralités et de pouvoir construire son argumentation sur des faits avérés, et non pas uniquement des vérités générales sur « big brother », un petit bilan de ce qui a été établi s’avère très instructif.

La stratégie du feuilletonnage choisie par Snowden et Greenwald est efficace en ce qui concerne le maintien de la pression sur les médias, mais elle n’influe malheureusement que très peu sur le côté indigeste de la masse de révélations proposées.

Framablog propose une traduction d’un récapitulatif de l’Electronic Frontier Foundation. J’ai toujours rêvé de faire ce bilan, mais la tâche est ardue. Donc, cela n’arrive que très rarement, mais là je vais le faire: un gros repompage d’article, un bon vieux copié-collé style DM de maths fait à la dernière minute. 😉 (mais c’est l’autre qui avait copié en premier m’sieur jvous jure!)

 


65 choses sur la surveillance par la NSA que nous savons maintenant mais que nous ignorions il y a un an

Article original sur le site de l’Electronic Frontier Foundation

par Nadia Kayyali et Katitza Rodriguez

Traduction Framalang : hack, Diab, teromene, r0u, Thérèse, goofy, mrtino

Voilà un an que le journal The Guardian a publié pour la première fois le Foreign Intelligence Surveillance Court order, révélé par Edward Snowden, ex-sous-traitant de la NSA. Le document démontrait que la NSA avait mené des opération de surveillance généralisée sur des millions de personnes innocentes. Depuis lors, toute une vague de révélations choquantes, de divulgations, d’aveux partiels des autorités gouvernementales, d’appels aux lois qui garantissent la liberté de l’information, et de poursuites judiciaires, a déferlé sans interruption. Pour l’anniversaire de cette première révélation, voici 65 choses sur la surveillance par la NSA que nous savons maintenant mais que nous ignorions il y a un an.

1. Nous avons vu un exemple des décisions de justice qui autorisent la NSA à récolter potentiellement tout appel téléphonique aux USA – ce qui veut dire qui vous appelez, qui vous appelle, quand, pendant combien de temps et quelquefois même où.

2. Nous avons découvert les diaporamas en Powerpoint de la NSA qui détaillent comment est menée la récolte « en amont », par la collecte d’informations captées directement dans l’infrastructure des opérateurs de télécoms.

3. La NSA a conçu une vaste « drague du Web » en s’assurant qu’elle peut intercepter non seulement les communications d’une cible lorsqu’elle fait partie d’une communication mais aussi celles qui « concernent une cible, même si la personne ciblée ne participe pas à une communication ».

4. La NSA a confirmé qu’elle recherche des données collectées selon les clauses de la section 702 des amendements à la FISA (FISA Amendments Act) pour avoir accès sans mandat aux communications des citoyens des USA, grâce à ce que le sénateur Ron Wyden a appelé « le vide juridique de la recherche via porte dérobée ».

5. Même si la NSA a déclaré de façon répétée qu’elle ne ciblait pas les citoyens des États-Unis, ses propres documents montrent que les fouilles de données menées sous l’égide de la section 702 sont conçues pour déterminer avec un degré de confiance de 51% seulement si la cible est étrangère.

6. Si la NSA n’établit pas l’origine étrangère d’une cible, elle ne va pas arrêter d’espionner cette cible pour autant. Au lieu de ça, la NSA va présumer que la cible est étrangère tant qu’elle ne peut être « identifiée positivement comme une personne des États-Unis ».

7. Un audit interne de la NSA révélé par une fuite a donné les détails de 2776 violations de règles ou de décisions judiciaires en une seule année.

8. Les hackers de la NSA ciblent les administrateurs systèmes, indépendamment du fait que ces administrateurs systèmes peuvent eux-mêmes être totalement innocents de tout acte répréhensible…

9. La NSA et la CIA ont infiltré des communautés de jeu en ligne comme World of Warcraft et Second Life pour récolter des données et mener leur surveillance.

10. Le gouvernement a détruit des preuves dans des procès pour espionnage intentés par l’EFF contre la NSA. Comble de l’ironie, le gouvernement a également prétendu que les clients de l’EFF avaient besoin de ces preuves pour établir la recevabilité de leur plainte.

11. Le directeur du renseignement national, James Clapper, a menti au Congrès lorsqu’il a été interrogé directement par le sénateur Ron Wyden pour savoir si la NSA était en train de rassembler des données de quelque nature que ce soit sur des millions d’habitants des USA.

12. Microsoft, comme d’autres sociétés, a collaboré étroitement avec le FBI afin de permettre à la NSA de « contourner le chiffrement pour avoir accès aux données des utilisateurs ».

13. Pendant la seule année 2013, le budget du renseignement était de 52,6 milliards de dollars — ce chiffre a été révélé par la fuite d’un document, et non par le gouvernement. Sur ce budget, 10,8 milliards de dollars ont été attribués à la NSA. Cela équivaut approximativement à 167 dollars par personne résidant aux Etats-Unis.

14. La Cour fédérale de la surveillance et du renseignement (Foreign Intelligence Surveillance Court) a rendu des décisions qui autorisent la NSA à partager des données brutes — non expurgées des informations permettant d’identifier les personnes — avec le FBI, la CIA et le Centre national de lutte antiterroriste (National Counterterrorism Center).

15. Conformément à un protocole d’accord (memorandum of understanding), la NSA partage régulièrement des données brutes avec Israël sans en expurger les informations personnelles permettant d’identifier les citoyens des USA.

16. Les divulgations de Snowden ont montré clairement que l’administration Obama avait induit la Cour suprême en erreur à propos de questions clés dans le procès intenté par l’ACLU à la NSA pour espionnage, Clapper v. Amnesty International, ce qui a conduit à un renvoi de l’affaire pour manque de preuves.

17. La NSA « a pénétré le système de communication interne d’Al Jazeera ». Les documents de la NSA font état de ce que « les cibles sélectionnés avaient un “fort potentiel en tant que sources de renseignement” ».

18. La NSA a utilisé des cookies soi-disant anonymes de Google comme balises de surveillance, aidant ainsi à pister les utilisateurs individuels.

19. La NSA « intercepte “des millions d’images par jour” – dont environ 55 000 “images de qualité suffisante pour la reconnaissance faciale” » et les traite avec de puissants logiciels de reconnaissance faciale.

20. Le programme de reconnaissance faciale de la NSA « peut maintenant comparer les photos des satellites d’espionnage avec les photos personnelles interceptées prises en extérieur, pour déterminer leur localisation ».

21. Bien que la réforme de la NSA se soit essentiellement focalisée sur la Section 215 du PATRIOT Act, et que la plupart des magistrats aient également poussé à réformer la Section 702 du FISA Amendments Act, certains des pires espionnages de la NSA ont été effectués conformément au décret 12333, que le président Obama pourrait abroger ou modifier dès aujourd’hui.

22. La NSA a collecté les informations de localisation des téléphones mobiles des citoyens des USA durant deux ans sous couvert d’un projet pilote ayant pour but de voir comment pourraient être analysées de telles informations dans ses énormes bases de données.

23. Au cours du seul mois de mars 2013, la NSA a rassemblé 97 milliards de renseignements en provenance de réseaux informatiques du monde entier, dont 3 milliards de renseignements des réseaux propres aux USA.

24. La NSA a ciblé Tor, un ensemble d’outils qui permet aux internautes de naviguer sur le net de manière anonyme.

25. Le programme MUSCULAR de la NSA infiltre des liens entre les data centers mondiaux des sociétés technologiques comme Google et Yahoo. De nombreuses sociétés ont répondu à MUSCULAR en chiffrant le trafic sur leur réseau interne.

27. Le programme XKEYSCORE analyse les courriers électroniques, les conversations en ligne et l’historique de navigation de millions de personnes n’importe où dans le monde.

28. À travers BULLRUN, la NSA sabote les outils de chiffrement auxquels se fient les utilisateurs ordinaires, les entreprises et les institutions financières, cibles ou non, dans un effort sans précédent visant à affaiblir la sécurité des utilisateurs d’Internet, vous y compris.

28. L’opération Dishfire a collecté 200 millions de textos par jour à travers le globe, qui peuvent être utilisés pour extraire des informations intéressantes sur vous : localisation, contacts, données de carte de crédit, appels manqués, alertes d’itinérance (qui indiquent que vous franchissez une frontière), cartes de visite électroniques, informations sur vos paiements par carte, alertes aux voyageurs, et renseignements sur vos réunions.

29. À travers l’opération CO-TRAVELER, les États-Unis collectent des informations de localisation provenant de relais de téléphonie mobile GSM, d’émetteurs Wi-Fi et de concentrateurs GPS, qui sont ensuite analysées en fonction du temps pour déterminer entre autres avec qui une cible voyage.

30. Un mémo de 2004 intitulé DEA – The “Other” Warfighter (DEA – « l’autre » combattant) montre que la NSA et la DEA « profitent d’échanges réciproques d’information ».

31. Quand la DEA agit sur les renseignements que sa division « Opérations spéciales » reçoit de la NSA, ils cachent la source de l’information à travers une « construction parallèle », une mascarade recréant une enquête imaginaire destinée à cacher la source de l’indice, non seulement au défenseur, mais à la Cour. Il s’agit de faire en sorte qu’aucun tribunal ne rende de décision sur la légalité ou la finalité de l’usage qui sont faits des données de la NSA dans les enquêtes ordinaires.

32. Le produit de la surveillance de la NSA finit régulièrement entre les mains de l’IRS (NdT : le fisc des États-Unis). Tout comme la DEA, l’IRS utilise la « construction parallèle » pour dissimuler l’origine de l’indice.

33. Même le Conseil de surveillance de la vie privée et des libertés civiles (Privacy and Civil Liberties Oversight Board), dont les membres sont triés sur le volet par le président des États-Unis, a recommandé que le gouvernement fasse cesser la collecte massive des enregistrements téléphoniques autorisée par la section 215 [NdT : du PATRIOT Act], cette collecte étant inefficace, illégale, et probablement anticonstitutionnelle.

34. La NSA a des projets pour infecter potentiellement des millions d’ordinateurs en y implantant des malwares dans le cadre du programme Tailored Access Operations (opérations d’accès personnalisé).

35. La NSA a eu un contrat secret de 10 millions de dollars avec la société de sécurité RSA pour créer une « porte dérobée » dans ses produits de chiffrement, largement utilisés par les entreprises.

36. « Dans le cadre d’une proposition visant à salir la réputation de ceux dont l’agence pense que les discours incendiaires radicalisent les autres », la NSA a surveillé leurs accès aux contenus pornographiques et rassemblé d’autres informations d’ordre explicitement sexuel.

37. La NSA et ses partenaires exploitent les applications mobiles, comme le jeu populaire Angry Birds, pour accéder à des informations privées sur les utilisateurs comme la localisation, l’adresse personnelle, le genre, et plus encore.

38. Le Washington Post a révélé que la NSA récolte « des centaines de millions de carnets d’adresses provenant de comptes personnels de courriel ou de messagerie instantanée du monde entier, dont beaucoup sont des citoyens des USA ».

Beaucoup de révélations de Snowden ont concerné les activités de la NSA à l’étranger, ainsi que les activités de certains des plus proches alliés de la NSA, comme son homologue britannique le GCHQ. Certaines de ces activités ont été des entreprises coopératives. En particulier, les « Cinq Yeux » – les États-Unis, la Nouvelle Zélande, l’Australie, le Royaume-Uni et le Canada – se communiquent mutuellement les données concernant leurs citoyens, constituant ainsi des failles susceptibles de saper la législation nationale.

39. La NSA a versé à son homologue britannique, le GCHQ, 155 millions de dollars ces trois dernières années « pour sécuriser l’accès aux programmes de collecte du renseignement britannique et les influencer ».

40. The Guardian a rapporté ceci : « Sur une période de six mois en 2008, [le GCHQ] a collecté les l’images de webcam – y compris une quantité importante de communications explicitement sexuelles – de plus d’1,8 millions de comptes utilisateurs Yahoo à l’échelle mondiale. »

41. Le GCHQ a utilisé des logiciels malveillants pour compromettre des réseaux appartenant à l’entreprise belge de télécommunications Belgacom.

42. Les principales entreprises de télécommunications, y compris BT, Vodafone, et Verizon business ont fourni au GCHQ un accès illimité à leurs câbles de fibre optique.

43. Le GCHQ a utilisé des attaques DDoS et autres méthodes pour interrompre les communications des Anonymous et de LulzSec, y compris les communications de personnes qui n’étaient accusées d’aucun délit.

44. La station Bude du GCHQ a surveillé des dirigeants de l’Union européenne, de l’Allemagne et d’Israël. Elle a également ciblé des organisations non gouvernementales comme Médecins du monde.

45. Partenaires de la NSA aux antipodes, les services de l’Australian Signals Directorate, ont été impliqués dans des violations de communications entre avocat et client couvertes par le secret professionnel, remettant en question un principe fondamental de notre système de justice pénal commun.

46. Les agents du renseignement australien ont espionné les téléphones mobiles du cabinet ministériel indonésien et du président Susilo Bambang.

47. En 2008, l’Australie a offert de partager les données brutes concernant ses citoyens avec ses partenaires du renseignement.

48. Le CSEC a aidé la NSA à espionner les dirigeants politiques durant le sommet du G20 au Canada.

49. Le CSEC et le CSIS ont été récemment réprimandés par le juge d’une cour fédérale pour l’avoir induit en erreur dans une demande de réquisition faite il y a 5 ans, à propos de l’utilisation des ressources des Cinq Yeux pour pister les Canadiens à l’étranger.

Ironie du sort, certaines opérations de la NSA ont ciblé des pays qui avaient collaboré directement avec l’agence en d’autres circonstances. Et certaines semblaient simplement non indispensables et disproportionnées.

50. Les documents de la NSA montrent que tous les gouvernements ne sont pas transparents sur leur propre niveau de coopération avec la NSA. Comme le rapporte The Intercept : « Peu de dirigeants élus ont connaissance de cet espionnage, voire aucun ».

51. La NSA intercepte, enregistre et archive chaque communication de téléphone mobile des Bahamas.

52. La NSA a surveillé les communications téléphoniques d’au moins 35 chefs d’États.

53. La NSA a espionné des diplomates français à Washington et aux Nations Unies.

54. La NSA a piraté les réseaux de l’entreprise chinoise Huawei et volé les sources de son code.

55. La NSA a posé des mouchards dans les ambassades de l’Union européenne à New York et à Washington. Elle a copié des disques durs dans les bureaux de l’UE à New York, et a mis sur écoute le réseau informatique interne des ambassades de Washington.

56. La NSA a collecté les métadonnées de plus de 45 millions d’appels téléphoniques italiens sur une période de 30 jours. Elle a également entretenu des stations de surveillance à Rome et à Milan.

57. La NSA a stocké les données d’approximativement 500  millions de connexions des systèmes de communication allemands chaque mois.

58. La NSA a collecté les données de plus de 60 millions d’appels téléphoniques espagnols sur une période de 30 jours, fin 2012 et début 2013, et a espionné des membres du gouvernement espagnol.

59. La NSA a collecté les données de plus de 70 millions d’appels téléphoniques français sur une période de 30 jours, fin 2012 et début 2013.

60. The Hindu, sur la base de documents de la NSA, a rapporté que « Sur une liste exhaustive des pays espionnés par les programmes de la NSA, l’Inde est en cinquième place. »

61. La NSA a pénétré le compte officiel de courriel de l’ancien président mexicain Felipe Calderon.

62. D’après The Guardian : « La NSA a, pendant des années, systématiquement écouté le réseau des télécommunications brésiliennes et et a intercepté, collecté et stocké sans discrimination les courriels et enregistrements téléphoniques de millions de Brésiliens ».

63. La NSA a surveillé les courriels, les appels téléphoniques et les textos de la présidente brésilienne Dilma Rousseff et de ses plus proches collaborateurs.

64. Les agences du renseignement allemand ont coopéré avec la NSA et ont implémenté le programme de la NSA XKeyscore, tandis que la NSA était en train d’espionner les dirigeants allemands.

65. Le quotidien norvégien Dagbladet a rapporté que la NSA a acquis des données sur 33 millions d’appels de téléphones mobiles norvégiens sur une période de 30 jours.

Il ne fait aucun doute que les relations internationales qu’Obama s’était engagé à restaurer, de même que la confiance du peuple des États-Unis dans le respect de sa vie privée et de ses droits constitutionnels, ont été sapées par la surveillance tous azimuts de la NSA. Mais un an après, le gouvernement des USA aussi bien que les gouvernements d’autres pays n’ont pas pris les mesures nécessaires pour faire en sorte que cette surveillance cesse. C’est pourquoi chacun doit se mobiliser – contactez votre député, rejoignez Reset the Net, et apprenez comment la loi internationale s’applique à la surveillance états-unienne aujourd’hui.

Toutes les images sous licence CC BY 2.0, par EFF, JeepersMedia et Richard Loyal French.

Source de la traduction: Framablog

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Déclaration de l’Internet libre https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/04/declaration-de-linternet-libre/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/04/declaration-de-linternet-libre/#respond Wed, 04 Jul 2012 00:45:21 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3574 L'article Déclaration de l’Internet libre a été publié sur Révolte Numérique

Rendue publique lundi, une déclaration de l’internet libre circule sur le web et commence à beaucoup faire parler d’elle. En effet, outre qu’elle fait suite à une année de luttes numériques assez riche (ACTA, SOPA, PIPA…), elle est déjà supportée par de grandes organisations comme l’Electronic Frontier Foundation (EFF), Amnesty … Lire la suite

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L'article Déclaration de l’Internet libre a été publié sur Révolte Numérique

Rendue publique lundi, une déclaration de l’internet libre circule sur le web et commence à beaucoup faire parler d’elle. En effet, outre qu’elle fait suite à une année de luttes numériques assez riche (ACTA, SOPA, PIPA…), elle est déjà supportée par de grandes organisations comme l’Electronic Frontier Foundation (EFF), Amnesty International, Mozilla, Free Press…

Pour celles et ceux qui souhaiteraient apporter leur signature, cela semble se faire par le biais de certaines de ces organisations comme: l’EFF, Free Press et Access.

Nous militons pour un Internet libre et ouvert.
Nous soutenons des procédés de participation transparents pour promouvoir une politique d’usage d’Internet constituée de cinq principes de base :

Expression : Ne censurez pas Internet
Accès
 : Promouvoir un accès universel, rapide et abordable au réseau
Ouverture
 : Conserver Internet comme un réseau ouvert où chacun est libre de s’y connecter, communiquer, lire, regarder, parler, écouter, apprendre, créer et innover.
Innovation
 : protéger la liberté d’innover et de créer sans en demander la permission. Ne pas bloquer l’émergence de nouvelles technologies, et ne pas punir les innovateurs pour les actions de leurs utilisateurs.
Vie privée
 : protéger la vie privée et défendre la capacité de quiconque à contrôler comment ses données  et ses matériels sont utilisés.

http://www.internetdeclaration.org/freedom

Bon par contre, on va pas se raconter de conneries: c’est bien sympa tout ça, le discours est tout à fait intéressant et il est essentiel de le porter le plus largement possible. Mais on reste pour l’instant dans la déclaration de principe, et l’appel à la discussion. J’ai quelques doutes sur la force de frappe que cela puisse produire si on en reste là (surtout à la vue de l’ampleur des attaques opérées contre ces principes)…
À moins que cela ne soit qu’un début?

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SOPA: l’empire contre-attaque, Megaupload ferme https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/21/sopa-lempire-contre-attaque-megaupload-ferme/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/21/sopa-lempire-contre-attaque-megaupload-ferme/#comments Sat, 21 Jan 2012 16:30:46 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2853 L'article SOPA: l’empire contre-attaque, Megaupload ferme a été publié sur Révolte Numérique

Il fallait s’y attendre! Après la plus grande mobilisation sur internet de l’histoire, l’industrie de la « culture » contre-attaque. Jeudi, Megaupload a été frappé de la censure, à grands renforts de FBI et de lois anti-mafia. La guerre est ouverte! 75 000 sites qui se mettent en grève (selon SOPA Strike), … Lire la suite

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L'article SOPA: l’empire contre-attaque, Megaupload ferme a été publié sur Révolte Numérique

Il fallait s’y attendre! Après la plus grande mobilisation sur internet de l’histoire, l’industrie de la « culture » contre-attaque. Jeudi, Megaupload a été frappé de la censure, à grands renforts de FBI et de lois anti-mafia.

La guerre est ouverte!

75 000 sites qui se mettent en grève (selon SOPA Strike), 162 millions de personnes touchées par l’initiative de Wikipédia, 4,5 millions qui ont signé la pétition de Google, un million de messages envoyés par le biais de l’EFF (chiffres de numerama), les partisans de SOPA et de PIPA qui commencent à retourner leur veste, une mobilisation qui pousse la maison blanche à menacer de poser son véto sur les lois… Ça commence à faire un peu beaucoup! Quel meilleur signal pour calmer toutes ces ardeurs insurrectionnelles que de faire tomber le plus grand site de partage connu? (qui devait morfler quoi qu’il arrive on est bien d’accord).

Jeudi, les dirigeants de l’entreprise ont été arrêtés en Nouvelle Zélande et des serveurs saisis par le FBI. C’est la loi sur le copyright qui a pour cette opération été invoquée, mais également des textes invoquant le cadre de la lutte anti-mafia! Autant dire que les petits plats ont été mis dans les grands! Notons que la procédure était par ailleurs engagée depuis le 5 janvier.

Dans le quart d’heure qui suit, 5000 hackers de anonymous se sont immédiatement attaqués aux sites de soutiens de SOPA, du département de la justice américain, et du FBI. Dans certaines de leurs communications, les cyber-militants annoncent que la guerre est déclarée et que les opérations menées ce jeudi ne sont qu’un début.

Période d’essai?

Étant données les affaires qui nous préoccupent outre atlantique avec l’examen des lois SOPA et PIPA, on est en droit de se demander si on serait pas en train de goûter en prévente, à l’internet de demain… Les grands moyens ont ici été employés, et notamment quelques propositions figurant dans les deux textes. Les deux projets sont pour l’instant  reportés, mais la bataille est loin d’être terminée.

La fermeture tombe également à point nommé pour la maison blanche qui peut ainsi de reprendre la main sur les événements et envoyer un signal fort aux industries du divertissement qui ont promis qu’ils ne verseraient plus un sou pour la campagne de Obama suite aux oppositions de la maison blanche à SOPA et PIPA.

Sarkattaque

Notre bon président s’est, suite à cette annonce, empressé de partager sa satisfaction par  communiqué et de déclarer: « le moment est donc venu d’une collaboration judiciaire et policière active entre États pour porter un coup d’arrêt à leur développement ». On pourrait penser qu’il s’agit une fois encore d’une déclaration à portée morale comme il en a le savoir faire. Mais cette phrase prend une tout autre signification lorsque l’on se remémore le traité ACTA, qui lui aussi prévoit une coopération internationale, et entraînera surveillance et censure d’Internet, et qui est sur le point d’être ratifié par l’Union Européenne.

Les réactions de la presse ne sont pas moins désolantes et hypocrites: « pirates », « gourou », prétendus chiffrements des pertes des majors: on a eu le droit à toute la propagande que nous servent habituellement les industries du divertissement.

Faut-il pleurer Megaupload?

On va pas se raconter de cracks, Megaupload, c’est 4% du trafic mondial sur le net, et pas que pour stocker les photos du p’tit dernier! On y trouve beaucoup de films, également en streaming, et qui sont protégés par les sacro-saints droits d’auteurs. Mais ça, ça ne m’empêche pas vraiment de dormir!
Par contre, Megaupload c’est aussi une gestion d’entreprise qui n’est pas forcément très très claire sur tous les points, qui se fait du blé sur le dos des internautes avec ses comptes « premium » et son système de rétribution des utilisateurs actifs, sur la publicité (et donc le fichage comportemental), et qui pour couronner le tout (avec un tel système économique faut pas s’étonner), favorise une fois de plus les grosses productions au détriment des plus modestes. Owni avait écrit un article sur le sujet que vous pouvez consulter si ça vous intéresse. Donc quand Emmanuel Gadaix (un responsable français de l’entreprise) vient au Sénat pour critiquer Hadopi et mettre l’idée de partage en avant, je dis halte!

Pourquoi est-ce Megauload n’est pas du vrai partage? Parce que contrairement à ce qui se faisait avec le peer to peer (emule, Napster ou BitTorrent aujourd’hui), avant qu’Hadopi ne fasse fuir tout le monde de ces réseaux, il y a concentration du trafic sur quelques serveurs. Ce que ça veut dire quand il y a un problème comme aujourd’hui, c’est que tout le monde perd toutes ses données. Si celles-ci sont stockées au même endroit, il est également bien plus aisé de les saisir, de les analyser etc. Emmanuel Gadaix expliquait à ce sujet au Sénat, et sans aucune gêne, que Megaupload avait des informations très détaillées sur les habitudes des français.

À l’inverse, le peer to peer propose un modèle dans lequel tous les utilisateurs sont égaux, ils ont la même importance dans le réseau: ils sont pairs. De par son système « fédéraliste » et non centralisé, il permet aussi une plus grande autonomie des internautes, et limite la possibilité pour des intermédiaires de type Megaupload de se faire plein de fric pour la distribution, alors que cette tâche est tout à fait inutile dans un éco-système de type peer to peer.

Entre DDL, streaming et peer to peer, on peut donc dire qu’il s’agit aussi d’un choix politique, que par nos pratiques, nous contribuons à la définition de ce qu’est l’espace publique virtuel. Bien sûr, le but n’est pas de nous culpabiliser, mais de faire en sorte de pouvoir se donner les moyens collectifs de pouvoir reconstruire autre chose que ce centralisme qui enrichit quelques uns, et nuit à nos libertés d’internautes.

En ce qui concerne cette affaire, ne perdons pas de vue que c’est la guerre contre le partage et la circulation des biens culturels qui est bel et bien engagée par les industriels, et non pas la seule fermeture d’une entreprise douteuse qui menacerait la sécurité publique.

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SOPA Blackout: une grande journée de mobilisation! https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/19/blackout-sopa-une-grande-journee-de-mobilisation/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/19/blackout-sopa-une-grande-journee-de-mobilisation/#comments Thu, 19 Jan 2012 00:36:42 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2798 L'article SOPA Blackout: une grande journée de mobilisation! a été publié sur Révolte Numérique

Si vous étiez au courant de la journée de mobilisation internationale, et des blackout qui se sont déroulés sur la toile en opposition aux lois de censure de l’Internet: SOPA et PIPA, vous avez comme moi, certainement été faire un tour sur le web histoire de juger un peu de … Lire la suite

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Si vous étiez au courant de la journée de mobilisation internationale, et des blackout qui se sont déroulés sur la toile en opposition aux lois de censure de l’Internet: SOPA et PIPA, vous avez comme moi, certainement été faire un tour sur le web histoire de juger un peu de l’ampleur de la mobilisation.

Sans surprises, le web américain a su se montrer à  la hauteur du défi, et de nombreux sites ont participé à l’effort de guerre. Sans surprises non plus: l' »action » de Google. Après avoir joué les gros bras et lancé parmi les premiers l’idée de blackout, ils se sont contentés de barrer leur logo d’un rectangle noir, uniquement pour la version américaine, et pendant une petite partie de la journée. Que de la gueule quoi!

Mis à part ça, beaucoup de « gros » ont tout de même participé aux États-Unis, comme Wikipédia, qui a bloqué la possibilité de faire des modifications sur les articles, Mozilla, WordPress, Minecraft, tumblr, l’EFF (Electronic Frontier Foundation), la FSF (Free Software Foundation) et beaucoup d’autres ont bloqué leur site pour la journée. Une liste des participants est toujours disponible à cette adresse.

Mais la France n’a pas été ridicule, loin de là! On a pu donc constater la participation de l’April, La quadrature du net, Framablog, LinuxFR, Internet sans frontières, GreenPeace, Forum Ubuntu, Korben, Indymedia Lille, Rebellyon, L’interassociation des bibliothécaires, archivistes et documentalistes français ^^… Révolte Numérique 😉 (et bien sûr beaucoup de bloggers qui ont comme moi apporté leur pierre à l’édifice, et ça fait bien plaisir!). Notons que certains ont également eu la bonne idée de lier cette journée au contexte français et européen en rappelant qu’une lutte est toujours engagée contre Hadopi et ACTA entre autres.

Petite rétrospective en images:

États-Unis

Mozilla et WordPress

Minecraft et la Free Software Foundation

Wikipédia et l’Electronic Frontier Foundation

Identi.ca et Boing Boing

DuckDuckGo et Google.com

Tor Project et Free Art and technology

En France

l’April et Framablog

La Quadrature du Net et le Forum Ubuntu

Korben et LinuxFR

Indymedia Lille et Rebellyon

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https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/19/blackout-sopa-une-grande-journee-de-mobilisation/feed/ 3
SOPA & PIPA: rejoignons le blackout du web le 18/01 ! https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/15/contre-la-censure-dinternet-rejoignons-le-blackout-du-web-le-1801/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/15/contre-la-censure-dinternet-rejoignons-le-blackout-du-web-le-1801/#comments Sun, 15 Jan 2012 21:48:57 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2783 L'article SOPA & PIPA: rejoignons le blackout du web le 18/01 ! a été publié sur Révolte Numérique

Le web est depuis plusieurs mois en lutte contre deux projets américains de censure du web mondial. SOPA (Stop Online Piracy Act) et PIPA (Protect IP Act) sont en passe d’être votés respectivement par la chambre des représentants et le sénat des États-Unis. Un blackout du web s’organise le 18/01 … Lire la suite

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L'article SOPA & PIPA: rejoignons le blackout du web le 18/01 ! a été publié sur Révolte Numérique

Le web est depuis plusieurs mois en lutte contre deux projets américains de censure du web mondial. SOPA (Stop Online Piracy Act) et PIPA (Protect IP Act) sont en passe d’être votés respectivement par la chambre des représentants et le sénat des États-Unis. Un blackout du web s’organise le 18/01 en signe de protestation.

Ces projets vont permettre aux lobbys des industries dites « culturelles » de censurer tout site considéré comme favorisant la diffusion de contenus protégés par des droits d’auteurs. Cette large définition permettrait en réalité de vouer aux limbes tout site hébergeant ce type de contenus (Youtube, Facebook ou n’importe quel site affichant une vidéo ou une image protégée par exemple).

Les méthodes préconisées par SOPA et PIPA sont dignes des systèmes mis en place par certains régimes dictatoriaux comme la Chine, l’Iran ou la Syrie.

Ainsi, il sera possible:

  • de bloquer l’accès au site au niveau des serveurs DNS (Domain Name System). Ces serveurs permettent de faire l’association entre une adresse URL et l’adresse IP du site. En tapant son adresse, nous ne pourrions donc plus y accéder.
    De plus ce type de blocage risque non pas de censurer un seul site, mais l’ensemble du domaine auquel il est rattaché.
  • d’obliger les moteurs de recherche à enlever de leurs résultats des sites proposant du contenu protégé par des droits d’auteurs.
  • d’obliger les fournisseurs d’accès à Internet à bloquer ces contenus.
  • d’obliger les sites proposant des liens vers ceux contre qui une plainte a été déposée à retirer ces liens.
  • d’asphyxier les sites visés en interdisant aux intermédiaires publicitaires et financiers (Paypal par exemple) de traiter avec ces sites.

Tout cela impliquera potentiellement une surveillance accrue des communications entre individuEs, même par leurs échanges privés par mail.

Les outils permettant aux activistes du monde entier de communiquer anonymement (comme Tor par exemple) pourraient eux aussi être menacés, tout comme les serveurs DNS alternatifs utilisés pour contourner ce type de censure.

SOPA et PIPA sont votés aux États-Unis mais concernent les internautes du monde entier! N’oublions pas qu’une grande partie des services que nous utilisons sur le net proviennent des États-Unis.

Rejoignons le blackout!

Révolte Numérique appelle donc toutes les personnes administrant un site internet à se joindre au blackout organisé aux États-Unis pour la journée du mercredi 18 janvier 2012 de 8h à 20h.
De nombreux sites comme Reddit, Mozilla US, Minecraft, FSF, EFF, identi.ca, Anonymous (via Twitter) etc. (et peut-être Wikipédia) se joindront à cette initiative.

Même si la maison blanche semble prendre position contre certains aspects de ces lois, nous ne devons pas relâcher la pression!

  • Si vous avez un site WordPress, des extensions sont disponibles afin de mettre votre site en maintenance en affichant un message de votre choix, ainsi que des extensions spécialement prévues pour l’événement.
    Vous pouvez également vous référer à cette méthode.
  • Si vous n’avez pas de site, modifiez votre avatar sur les réseaux sociaux et apposez-y un bandeau STOP SOPA ou STOP SOPA & PIPA.
  • Parlez-en autour de vous, faites monter la pression!

Liens utiles:
– Révolte Numérique sur identi.ca (vous pouvez vous abonner au flux RSS)
– Stop american censorship
– blackout SOPA

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https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/15/contre-la-censure-dinternet-rejoignons-le-blackout-du-web-le-1801/feed/ 10
SOPA: Les pères de l’internet écrivent contre la censure https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/17/les-peres-de-linternet-ecrivent-contre-sopa/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/17/les-peres-de-linternet-ecrivent-contre-sopa/#comments Sat, 17 Dec 2011 14:20:50 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2323 L'article SOPA: Les pères de l’internet écrivent contre la censure a été publié sur Révolte Numérique

Depuis que le projet de censure du net SOPA est discuté par les sénateurs américains, la bataille fait rage sur le net, et de nouvelles voix ne cessent de s’élever. Alors que les représentants des ayants droit français ARP (société civile des auteurs-réalisateurs producteurs) et la SACD (Société des Auteurs … Lire la suite

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L'article SOPA: Les pères de l’internet écrivent contre la censure a été publié sur Révolte Numérique

Depuis que le projet de censure du net SOPA est discuté par les sénateurs américains, la bataille fait rage sur le net, et de nouvelles voix ne cessent de s’élever. Alors que les représentants des ayants droit français ARP (société civile des auteurs-réalisateurs producteurs) et la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques) ont affiché leur scandaleux soutien à ce projet digne des plus grandes dictatures, 83 fondateurs d’Internet ont écrit une lettre ouverte pour marquer leur opposition au projet. Rendez-vous du le site de l’EFF (Electronic Frontier Foundation) pour la version originale.

Nous soussignés (les rédacteurs), avons joué de multiples rôles dans la création d’un réseau nommé Internet. Nous avons conçu et débugué la couche logicielle, nous avons défini l’ensemble des standards et protocoles qui communiquent à travers ce réseau. Beaucoup d’entre nous en ont inventé des pans entiers. Et nous sommes assez fiers des retombées sociales et économiques que notre projet, l’Internet, a engendrées.

L’an dernier, beaucoup d’entre nous vous ont écrit à vous et à vos collègues pour vous mettre en garde contre les lois COICA (sur le droit d’auteur et la censure). Aujourd’hui, nous vous écrivons à nouveau afin de réaffirmer nos inquiétudes à propos des dérivées des lois SOPA et PIPA survenues avec le projet de loi de l’an dernier, sous la responsabilité de la Chambre des représentants et du Sénat. À bien des égards, ces propositions sont pires que celles dont la lecture nous avait alarmé par le passé.

Si ces lois sont votées, celles-ci vont provoquer un climat de peur et d’incertitude pour les innovations technologiques, ainsi que sérieusement entamer la crédibilité des États-Unis dans son rôle de superviseur des infrastructures clefs de l’Internet. Malgré les récents amendements de SOPA, ces deux projets risquent de fragmenter le système de nommage mondial de l’Internet (DNS) et avoir d’autres conséquences techniques imprévisibles. En contrepartie, une telle législation engendrera une censure qui, simultanément, sera contournable par ceux qui violent délibérément le droit d’auteur tout en entravant le droit et la capacité de la population à communiquer et s’exprimer en ligne.

Tous les projets de censure entravent la communication au-delà de la catégorie qu’ils étaient destinés à restreindre, mais ces lois sont particulièrement flagrantes à cet égard car elles causent la disparition de domaines entiers du Web, pas seulement des pages ou fichiers illégaux. Pire, un nombre incroyable de sites utiles et parfaitement respectueux des lois peuvent être mis sur liste noire par ces propositions. De fait, il semble que cela ait déjà commencé à se produire suite aux récentes procédures de saisie de nom de domaine (DHS/ICE).

La censure de l’infrastructure de l’Internet va inévitablement provoquer des erreurs réseau et des problèmes de sécurité. Cela est vrai en Chine, en Iran et dans les autres pays qui pratiquent déjà la censure. Ce sera tout aussi vrai pour la censure américaine. Ceci est également vrai que la censure soit appliquée au niveau des DNS, proxies, pare-feu ou toute autre méthode. Le genre d’erreurs réseaux et l’insécurité que nous combattons aujourd’hui vont se multiplier, et affecteront d’autres sites que ceux mis sur liste noire par le gouvernement américain.

Les présents projets de loi – SOPA de manière explicite et PIPA de manière implicite– menacent aussi les ingénieurs qui bâtissent des systèmes Internet ou offrent des services qui ne sont pas immédiatement et automatiquement compatibles avec les mesures de censure du gouvernement des États-Unis. Lorsque nous avons dessiné les lignes de ce que serait Internet, nos priorités étaient la fiabilité, la robustesse et la minimisation des points centraux, sujets à fragilité ou contrôle. Nous sommes alarmés de voir le Congrès si près d’imposer la compatibilité à la censure comme un prérequis pour les innovations de l’Internet. Ceci ne peut que porter atteinte à la sécurité du réseau et donner aux gouvernements autoritaires plus de pouvoirs sur ce que leurs citoyens peuvent lire et publier

Le gouvernement américain a régulièrement affirmé qu’il soutenait un Internet libre et ouvert, tant au niveau local qu’à l’étranger. Nous ne pouvons pas avoir un Internet libre et ouvert sans systèmes de nommage et de routage placés au-dessus des préoccupations politiciennes et des objectifs d’un gouvernement ou d’une industrie unique, quels qu’ils soient. À ce jour, le rôle de leader que les États-Unis ont joué dans cette infrastructure n’a pas été remis en cause car l’Amérique est perçue comme un arbitre de confiance et un bastion neutre de la liberté d’expression. Si les États-Unis commencent à utiliser leur position centrale dans le réseau pour mettre en place une censure servant leurs intérêts politiques et économiques, les conséquences seront d’une grande portée et destructrices.

Sénateurs, députés, nous croyons qu’Internet est trop important et trop précieux pour être menacé de cette façon, et vous implorons de mettre ces projets de loi de côté.

Signataires:

  • Vint Cerf, co-designer of TCP/IP, one of the « fathers of the Internet », signing as private citizen
  • Paul Vixie, author of BIND, the most widely-used DNS server software, and President of the Internet Systems Consortium
  • Tony Li, co-author of BGP (the protocol used to arrange Internet routing); chair of the IRTF’s Routing Research Group; a Cisco Fellow; and architect for many of the systems that have actually been used to build the Internet
  • Steven Bellovin, invented the DNS cache contamination attack; co-authored the first book on Internet security; recipient of the 2007 NIST/NSA National Computer Systems Security Award and member of the DHS Science and Technology Advisory Committee
  • Jim Gettys, editor of the HTTP/1.1 protocol standards, which we use to do everything on the Web
  • Dave Kristol, co-author, RFCs 2109, 2965 (Web cookies); contributor, RFC 2616 (HTTP/1.1)
  • Steve Deering, Ph.D., invented the IP multicast feature of the Internet; lead designer of IPv6 (version 6 of the Internet Protocol)
  • David Ulevitch, David Ulevitch, CEO of OpenDNS, which offers alternative DNS services for enhanced security.
  • Elizabeth Feinler, director of the Network Information Center (NIC) at SRI International, administered the Internet Name Space from 1970 until 1989 and developed the naming conventions for the internet top level domains (TLDs) of .mil, .gov, .com, .org, etc. under contracts to DoD
  • Robert W. Taylor, founded and funded the beginning of the ARPAnet; founded and managed the Xerox PARC Computer Science Lab which designed and built the first networked personal computer (Alto), the Ethernet, the first internet protocol and internet, and desktop publishing
  • Fred Baker, former IETF chair, has written about 50 RFCs and contributed to about 150 more, regarding widely used Internet technology
  • Dan Kaminsky, Chief Scientist, DKH
  • Esther Dyson, EDventure; founding chairman, ICANN; former chairman, EFF; active investor in many start-ups that support commerce, news and advertising on the Internet; director, Sunlight Foundation
  • Walt Daniels, IBM’s contributor to MIME, the mechanism used to add attachments to emails
  • Nathaniel Borenstein, Chief Scientist, Mimecast; one of the two authors of the MIME protocol, and has worked on many other software systems and protocols, mostly related to e-mail and payments
  • Simon Higgs, designed the role of the stealth DNS server that protects a.root-servers.net; worked on all versions of Draft Postel for creating new TLDs and addressed trademark issues with a complimentary Internet Draft; ran the shared-TLD mailing list back in 1995 which defined the domain name registry/registrar relationship; was a root server operator for the Open Root Server Consortium; founded coupons.com in 1994
  • John Bartas, was the technical lead on the first commercial IP/TCP software for IBM PCs in 1985-1987 at The Wollongong Group. As part of that work, developed the first tunneling RFC, rfc-1088
  • Nathan Eisenberg, Atlas Networks Senior System Administrator; manager of 25K sq. ft. of data centers which provide services to Starbucks, Oracle, and local state
  • Dave Crocker, author of Internet standards including email, DKIM anti-abuse, electronic data interchange and facsimile, developer of CSNet and MCI national email services, former IETF Area Director for network management, DNS and standards, recipient of IEEE Internet Award for contributions to email, and serial entrepreneur
  • Craig Partridge, architect of how email is routed through the Internet; designed the world’s fastest router in the mid 1990s
  • Doug Moeller, Chief Technology Officer at Autonet Mobile
  • John Todd, Lead Designer/Maintainer – Freenum Project (DNS-based, free telephony/chat pointer system), http://freenum.org/
  • Alia Atlas, designed software in a core router (Avici) and has various RFCs around resiliency, MPLS, and ICMP
  • Kelly Kane, shared web hosting network operator
  • Robert Rodgers, distinguished engineer, Juniper Networks, signing as a private citizen
  • Anthony Lauck, helped design and standardize routing protocols and local area network protocols and served on the Internet Architecture Board
  • Ramaswamy Aditya, built various networks and web/mail content and application hosting providers including AS10368 (DNAI) which is now part of AS6079 (RCN); did network engineering and peering for that provider; did network engineering for AS25 (UC Berkeley); currently does network engineering for AS177-179 and others (UMich)
  • Blake Pfankuch, Connecting Point of Greeley, Network Engineer
  • Jon Loeliger, has implemented OSPF, one of the main routing protocols used to determine IP packet delivery; at other companies, has helped design and build the actual computers used to implement core routers or storage delivery systems; at another company, installed network services (T-1 lines and ISP service) into Hotels and Airports across the country
  • Jim Deleskie, internetMCI Sr. Network Engineer, Teleglobe Principal Network Architect
  • David Barrett, Founder and CEO, Expensify
  • Mikki Barry, VP Engineering of InterCon Systems Corp., creators of the first commercial applications software for the Macintosh platform and the first commercial Internet Service Provider in Japan
  • Peter Rubenstein,helped to design and build the AOL backbone network, ATDN.
  • David Farber, distinguished Professor CMU; Principal in development of CSNET, NSFNET, NREN, GIGABIT TESTBED, and the first operational distributed computer system; EFF board member
  • Bradford Chatterjee, Network Engineer, helped design and operate the backbone network for a nationwide ISP serving about 450,000 users
  • Gary E. Miller Network Engineer specializing in eCommerce
  • Jon Callas, worked on a number of Internet security standards including OpenPGP, ZRTP, DKIM, Signed Syslog, SPKI, and others; also participated in other standards for applications and network routing
  • John Kemp, Principal Software Architect, Nokia; helped build the distributed authorization protocol OAuth and its predecessors; former member of the W3C Technical Architecture Group
  • Christian Huitema, worked on building the Internet in France and Europe in the 80’s, and authored many Internet standards related to IPv6, RTP, and SIP; a former member of the Internet Architecture Board
  • Steve Goldstein, Program Officer for International Networking Coordination at the National Science Foundation 1989-2003, initiated several projects that spread Internet and advanced Internet capabilities globally
  • David Newman, 20 years’ experience in performance testing of Internet
    infrastructure; author of three RFCs on measurement techniques (two on firewall performance, one on test traffic contents)
  • Justin Krejci, helped build and run the two biggest and most successful municipal wifi networks located in Minneapolis, MN and Riverside, CA; building and running a new FTTH network in Minneapolis
  • Christopher Liljenstolpe, was the chief architect for AS3561 (at the time about 30% of the Internet backbone by traffic), and AS1221 (Australia’s main Internet infrastructure)
  • Joe Hamelin, co-founder of Seattle Internet Exchange (http://www.seattleix.net) in 1997, and former peering engineer for Amazon in 2001
  • John Adams, operations engineer at Twitter, signing as a private citizen
  • David M. Miller, CTO / Exec VP for DNS Made Easy (IP Anycast Managed Enterprise DNS provider)
  • Seth Breidbart, helped build the Pluribus IMP/TIP for the ARPANET
  • Timothy McGinnis, co-chair of the African Network Information Center Policy Development Working Group, and active in various IETF Working Groups
  • Richard Kulawiec, 30 years designing/operating academic/commercial/ISP systems and networks
  • Larry Stewart, built the Etherphone at Xerox, the first telephone system working over a local area network; designed early e-commerce systems for the Internet at Open Market
  • John Pettitt, Internet commerce pioneer, online since 1983, CEO Free Range Content Inc.; founder/CTO CyberSource & Beyond.com; created online fraud protection software that processes over 2 billion transaction a year
  • Brandon Ross, Chief Network Architect and CEO of Network Utility Force LLC
  • Chris Boyd, runs a green hosting company and supports EFF-Austin as a board member
  • Dr. Richard Clayton, designer of Turnpike, widely used Windows-based Internet access suite; prominent Computer Security researcher at Cambridge University
  • Robert Bonomi, designed, built, and implemented, the Internet presence for a number of large corporations
  • Owen DeLong, member of the ARIN Advisory Council who has spent more than a decade developing better IP addressing policies for the internet in North America and around the world
  • Baudouin Schombe, blog design and content trainer
  • Lyndon Nerenberg, Creator of IMAP Binary extension (RFC 3516)
  • John Gilmore, co-designed BOOTP (RFC 951), which became DHCP, the way you get an IP address when you plug into an Ethernet or get on a WiFi access point; current EFF board member
  • John Bond, Systems Engineer at RIPE NCC maintaining AS25152 (k.root-servers.net.) and AS197000 (f.in-addr-servers.arpa. ,f.ip6-servers.arpa.); signing as a private citizen
  • Stephen Farrell, co-author on about 15 RFCs
  • Samuel Moats, senior systems engineer for the Department of Defense; helps build and defend the networks that deliver data to Defense Department users
  • John Vittal, created the first full email client and the email standards still in use today
  • Ryan Rawdon, built out and maintains the network infrastructure for a rapidly growing company in our country’s bustling advertising industry; was on the technical operations team for one of our country’s largest residential ISPs
  • Brian Haberman, has been involved in the design of IPv6, IGMP/MLD, and NTP within the IETF for nearly 15 years
  • Eric Tykwinski, Network Engineer working for a small ISP based in the Philadelphia region; currently maintains the network as well as the DNS and server infrastructure
  • Noel Chiappa, has been working on the lowest level stuff (the IP protocol level) since 1977; name on the ‘Birth of the Internet’ plaque at Stanford); actively helping to develop new ‘plumbing’ at that level
  • Robert M. Hinden, worked on the gateways in the early Internet, author of many of the core IPv6 specifications, active in the IETF since the first IETF meeting, author of 37 RFCs, and current Internet Society Board of Trustee member
  • Alexander McKenzie, former member of the Network Working Group and participated in the design of the first ARPAnet Host protocols; was the manager of the ARPAnet Network Operation Center that kept the network running in the early 1970s; was a charter member of the International Network Working Group that developed the ideas used in TCP and IP
  • Keith Moore, was on the Internet Engineering Steering Group from 1996-2000, as one of two Area Directors for applications; wrote or co-wrote technical specification RFCs associated with email, WWW, and IPv6 transition
  • Guy Almes, led the connection of universities in Texas to the NSFnet during the late 1980s; served as Chief Engineer of Internet2 in the late 1990s
  • David Mercer, formerly of The River Internet, provided service to more of Arizona than any local or national ISP
  • Paul Timmins, designed and runs the multi-state network of a medium sized telephone and internet company in the Midwest
  • Stephen L. Casner, led the working group that designed the Real-time Transport Protocol that carries the voice signals in VoIP systems
  • Tim Rutherford, DNS and network administrator at C4
  • Mike Alexander, helped implement (on the Michigan Terminal System at the University of Michigan) one of the first EMail systems to be connected to the Internet (and to its predecessors such as Bitnet, Mailnet, and UUCP); helped with the basic work to connect MTS to the Internet; implemented various IP related drivers on early Macintosh systems: one allowed TCP/IP connections over ISDN lines and another made a TCP connection look like a serial port
  • John Klensin, Ph.D., early and ongoing role in the design of Internet applications and coordination and administrative policies; former IAB Chair and former AT&T Internet Architecture VP
  • L. Jean Camp, former Senior Member of the Technical Staff at Sandia National Laboratories, focusing on computer security; eight years at Harvard’s Kennedy School; tenured Professor at Indiana Unviersity’s School of Informatics with research addressing security in society.
  • Louis Pouzin, designed and implemented the first computer network using datagrams (CYCLADES), from which TCP/IP was derived
  • Carl Page, helped found eGroups, the biggest social network
    of its day, 14 million users at the point of sale to Yahoo for around $430,000,000, at which point it became Yahoo Groups
  • Phil Lapsley, co-author of the Internet Network News Transfer Protocol (NNTP), RFC 977, and developer of the NNTP reference implementation
  • Jack Haverty (MSEE, BSEE MIT 1970), Principal Investigator for several DARPA projects including the first Internet development and operation; Corporate Network Architect for BBN; Founding member of the IAB/ICCB; Internet Architect and Corporate Founding Member of W3C for Oracle Corporation
  • Glenn Ricart, Managed the original (FIX) Internet interconnection point
  • Ben Laurie, Apache Software Foundation founder, OpenSSL core team member, security researcher. Over half the secure websites on the Internet are powered by his software.
  • Chris Wellens President & CEO InterWorking Labs
  • Chris Morrow Network Security Engineer at Google, and previously at UUNET. Involved in several IETF routing and security working groups.
  • Dave Shambley, entrepreneur and IEEE member
  • Bill Jennings, who was VP of Engineering at Cisco for 10 years and responsible for building much of the hardware and embedded software for Cisco’s core router products and high-end Ethernet switches
  • Bernie Cosell coauthored the original IMP code, Terminal-IMP [TIP] and monitoring code for the NOC.
  • Leonard Kleinrock, one of the « fathers of the Internet », created the mathematical theory of packet networks, ran the UCLA lab that served as the first node of the ARPANET, and supervised the transmission of its first message.
  • Rebecca Hargrave Malamud, helped advance many large-scale Internet projects, and have been working the web since its invention

Source: PCinpact

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Comment Contourner La Censure Sur Internet https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/10/08/comment-contourner-la-censure-sur-internet/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/10/08/comment-contourner-la-censure-sur-internet/#respond Fri, 07 Oct 2011 23:09:56 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=1497 L'article Comment Contourner La Censure Sur Internet a été publié sur Révolte Numérique

Comment contourner la censure sur internet est un livre sous licence libre sorti cet été. Il est le fruit d’un booksprint, travail de rédaction coopérative éclair (en 5 jours). Cet outil se propose de fournir, des pistes pour comprendre la censure et la surveillance sur le réseau, mais surtout des … Lire la suite

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L'article Comment Contourner La Censure Sur Internet a été publié sur Révolte Numérique

Comment contourner la censure sur internet est un livre sous licence libre sorti cet été. Il est le fruit d’un booksprint, travail de rédaction coopérative éclair (en 5 jours).

Cet outil se propose de fournir, des pistes pour comprendre la censure et la surveillance sur le réseau, mais surtout des moyens de s’en prémunir.

On retrouve dans l’équipe de rédaction tout un tas d’activistes et de passionnés d’informatique, et notamment des personnes du Projet Tor ou encore de l’Electronic Frontier Foundation, les auteurs respectifs du logiciel d’anonymisation Tor, et de l’extension Firefox HTTPS Everywhere pour le chiffrement de la navigation.

L’ouvrage est disponible à cette adresse: http://www.howtobypassinternetcensorship.org/fr.html#

Vous y trouverez également quelques vidéos de présentation fort agréables pour celles et ceux pour qui tout cela peut paraître un peu technique, et manquant de chaleur humaine. 😉

 

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HTTPS Everywhere: naviguez en toute sécurité https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/07/22/https-everywhere-naviguez-en-toute-securite/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/07/22/https-everywhere-naviguez-en-toute-securite/#respond Fri, 22 Jul 2011 00:25:30 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=460 L'article HTTPS Everywhere: naviguez en toute sécurité a été publié sur Révolte Numérique

Une fois encore, je vous propose une extension de Firefox sous licence libre… Et oui, sans même considérer les questions politiques (ou philosophiques, n’ayons pas peur des mots :P) qui peuvent motiver l’utilisation de logiciels libres, il me semble que du point de vue de la sécurité, il est toujours … Lire la suite

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Une fois encore, je vous propose une extension de Firefox sous licence libre…
Et oui, sans même considérer les questions politiques (ou philosophiques, n’ayons pas peur des mots :P) qui peuvent motiver l’utilisation de logiciels libres, il me semble que du point de vue de la sécurité, il est toujours préférable de pouvoir comprendre comment les choses fonctionnent. C’est grâce à la mise à disposition de tous du code source que les différentes communautés du libre ont la capacité d’analyser les programmes, d’en déceler plus facilement les failles, mais aussi les éventuelles fonctionnalités nocives pour les usagers et leur vie privée.

La présence de cette extension pour Firefox dans le projet Tor Browser est à mon sens un certain gage de qualité et permet je pense d’accorder un certain crédit à l’initiative. L’Electronic Frontier Foundation (EFF) qui développe cet addon est de plus réputée pour le travail qu’elle effectue sur la question des libertés numériques des internautes. Le projet Tor auquel elle participe en est une illustration.

HTTPS Everywhere vous permettra donc de naviguer sur le web en privilégiant les sessions sécurisées SSL (d’où le https).
Quel intérêt? Et bien l’immense majorité de vos connexions sur le net sont en général en « clair ». Cela signifie qu’il est tout à fait possible de les intercepter et de les lire, surtout si vous êtes sur du Wifi.
Contrairement à ce qui se raconte et ce que peut sous-entendre le site de l’EFF à première vue, ce programme ne chiffre rien du tout. Si vous voulez parler anglais avec quelqu’un, il sera plus productif de vous adresser à une personne qui comprend cette langue… C’est la même chose pour le dialogue entre votre ordinateur et un serveur. Si le site n’est pas prévu pour proposer une connexion sécurisée, envoyer des données chiffrées ne mènera nul part!
L’extension se contente donc de vous rediriger sur les pages de sites chiffrées lorsqu’elles existent, et c’est déjà pas mal.

Elle fonctionne par défaut pour Google Search, Wikipedia, Scroogle, Mozilla, Amazon, Twitter, Facebook, bit.ly, GMX, WordPress.com blogs, The New York Times, Paypal, EFF, Tor, Ixquick et bien d’autres. La liste sera évidemment trop courte pour les explorateurs de la toile mais elle constitue un bon point de départ.
Grâce à cette page, il vous sera possible d’élargir la liste des sites pris en charge par HTTPS Everywhere. On regrettera cependant la relative difficulté de l’opération pour les novices ainsi que les explications uniquement disponibles en anglais. Mais bon, on peut pas tout avoir!

Pour télécharger HTTPS Everywhere: rendez-vous sur le site de l’Electronic Frontier Foundation.

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