eG8 – Révolte Numérique https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org Pour l'autodéfense numérique Sat, 25 Jul 2015 12:41:36 +0000 fr-FR hourly 1 Les Droits de l’Homme sur internet rendent la France sceptique! https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/08/19/les-droits-de-lhomme-sur-internet-rendent-la-france-sceptique/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/08/19/les-droits-de-lhomme-sur-internet-rendent-la-france-sceptique/#comments Fri, 19 Aug 2011 01:43:15 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=853 L'article Les Droits de l’Homme sur internet rendent la France sceptique! a été publié sur Révolte Numérique

Pas de quoi faire cocorico ! Cela fait plus de 200 ans qu’on nous casse les pieds avec la Déclaration des Droits de l’Homme et sa prétendue patrie d’appartenance. Mais les temps changent et nos « représentants » ne prennent plus de pincettes: le ministère des affaires étrangères a refusé en juin de … Lire la suite

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L'article Les Droits de l’Homme sur internet rendent la France sceptique! a été publié sur Révolte Numérique

Pas de quoi faire cocorico ! Cela fait plus de 200 ans qu’on nous casse les pieds avec la Déclaration des Droits de l’Homme et sa prétendue patrie d’appartenance.

Mais les temps changent et nos « représentants » ne prennent plus de pincettes: le ministère des affaires étrangères a refusé en juin de signer un texte de l’ONU pour la défense des Droits de l’Homme sur internet. Nous apprenons aujourd’hui que c’est l’importance du volet sur la liberté d’expression qui pose problème.

Droits de l’Homme contre droits du porte-feuille

Nous l’avions constaté il y a deux mois, la France s’était illustrée en refusant de signer un texte de défense des libertés sur internet à l’ONU. Alors que 41 pays (dont les États-Unis) ont donné leur accord, la « patrie des Droits de l’Homme » explique qu’elle ne défendra la liberté d’expression sur la toile que lorsque ce droit sera reconnu équivalent à celui à la propriété intellectuelle. Cette dernière ne figure pourtant de mémoire ni dans la déclaration de 1789, ni dans celle de 1948.

Alors que la France se bat contre vents et marées pour faire accepter son Hadopi, les 41 pays ont décidé, au nom de la préservation de la liberté d’expression, de rejeter toute coupure d’internet, quels que soient les motifs.

Cette résolution est tout à fait incompatible avec la loi Hadopi qui au contraire, prône la « riposte graduée » contre les « pirates », jusqu’à… la privation de l’accès au réseau.

La défense de la propriété intellectuelle est pour la France une priorité sur la toile. Souvenons-nous de ce qu’était devenue, pendant les révolutions arabes, la proposition de Bernard Kouchner. Le grand débat sur les libertés numériques et le soutien aux cyber-militants des pays en dictature s’était alors transformé en e-G8 sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy.
Ce sommet fût l’occasion pour les puissants de parler entre initiés de censure du net, de sécurité et de défense des intérêts des grandes compagnies des industries « culturelles ».

Pour un internet « civilisé »

C’est ainsi que l’on envisage le réseau dans les hautes sphères du pouvoir : civilisé. Il est évident que la France montre à tous ces sauvages comment se comporter : Outre l’adoption de la loi Hadopi qui place ce pays à la pointe de la censure « démocratique » sur internet, de nombreux éléments nous montrent que l’argument de la non hiérarchie entre propriété intellectuelle et liberté d’expression est bidon, et que la France ne brille pas particulièrement dans le domaine des libertés numériques.

Sexe, mensonges et vidéos

-Les multiples mesures liberticides adoptées nous ont valu une mise sous surveillance de reporters sans frontières, comme potentiels ennemis d’internet, au même titre que la Russie ou la Lybie.

-Selon Google (qui n’est vraiment pas une référence dans le respect des libertés des internautes), la France figurerait parmi les pays qui ont le plus demandé à l’entreprise américaine de fournir des informations personnelles sur les utilisateurs de ses services.
Elle se retrouve 5e derrière le Royaume-Unis, L’inde, le Brésil et les États-unis.

-C’est également par des lois comme la loppsi II que la France s’est illustrée.

Ce Patriot Act à la française est l’une des lois relatives aux droits sur le net les plus liberticides qui existe au monde.

Alors que la version américaine avait été votée comme loi d’exception après le 11 septembre (puis évidemment reconduite par les gouvernement successifs), la loppsi n’a pas attendu d’attentats pour s’imposer.

Au programme :

  • Espionnage et intrusion dans les ordinateurs des particuliers (installation de chevaux de troie, étude de la tape au clavier, impression d’écran…) voire même installation « physique » de dispositifs de surveillance sur les machines, et cela à l’insu de leurs propriétaires.
  • Filtrage et censure du net. C’est commme d’habitude l’argument de la lutte contre la pédopornographie qui fait passer la pilule, mais il est désormais possible d’aller plus loin. Plus besoin de passer par un juge!
  • Obligation pour les fournisseurs d’accès à internet de conserver l’ensemble des données relatives à leurs clients (logs de connexion, mots de passe, pseudos, commentaires, site visités etc) afin de les rendre disponibles à la police.
  • Etc.

Alors, on signe?

La France est tout sauf une représentante légitime des Droits de l’Homme sur la toile. Ce refus de signer le texte de l’ONU n’est peut-être pas un mal finalement.
Au moins, les choses sont claires pour tout le monde, et personne ne pourra prétendre qu’il ne l’a pas vu venir!

Source : http://www.numerama.com/magazine/19589-la-france-pretend-defendre-les-libertes-sur-internet-mais.html

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e-G8: La mascarade contre le web libre https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/06/03/31/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/06/03/31/#comments Thu, 02 Jun 2011 22:22:51 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=31 L'article e-G8: La mascarade contre le web libre a été publié sur Révolte Numérique

Était-il sérieux d’attendre quelque chose du eG8? La question se pose, et plus encore après le sommet. Nombreux ont été les personnes et les organisations qui se sont méfié de cet événement et ils ont eu raison. La CNIL, qui semble faire de plus en plus de la figuration, avait … Lire la suite

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L'article e-G8: La mascarade contre le web libre a été publié sur Révolte Numérique


Était-il sérieux d’attendre quelque chose du eG8? La question se pose, et plus encore après le sommet. Nombreux ont été les personnes et les organisations qui se sont méfié de cet événement et ils ont eu raison. La CNIL, qui semble faire de plus en plus de la figuration, avait avant même le commencement du sommet dénoncé l’absence de temps consacré à la protection de la vie privée sur le net.


Premier élément révélateur des ambitions de Sarkozy: le casting. Tout d’abord: l’organisation était prise en charge par Publicis (groupe leader de la communication).  Présents à se sommet, les plus grand requins et prédateurs des internautes: Google, Facebook, Orange, Amazon, E-bay, Universal etc… Toute la clique quoi. L’invitation des quelques personnalités appartenant au monde du libre n’a pas permis de faire diversion. (On a pu noter la présence de Jimmy Wales le fondateur de Wikipédia; John Perry Barlow l’un des initiateurs de la « déclaration d’indépendance du cyber-espace »; Tristan Nitot, président de Mozilla Europe ou encore Lawrence Lessig qui a développé les licences Creative Commons. Le constat est qu’ils ont malheureusement d’avantage servit de cautions que de contre-pouvoirs.)

Tout était joué d’avance ou presque. Le Times lui-même prétendait quelques jours avant que le texte final était rédigé depuis un moment! Le sommet a donc surtout été une gigantesque plage publicitaire à portée mondiale: Pour se donner une idée des enjeux: il fallait verser 250 000 euros pour les sponsors qui voulaient profiter de l’affichage de leur marque sur les panneaux officiels et des premières loges pour les débats. Et question logos, on en a eu pour notre argent!


Confettis et compagnie.
Sarko a essayé de convaincre tout le monde qu’il était le président 2.0; qu’il passait ses nuits à chater sur msn tout en peaufinant son profil Facebook alors qu’il y a peu, il refusait à son ministre Bernard Kouchner l’organisation d’un sommet pour la défense de la liberté d’expression et le soutien des dissidents numériques de pays comme l’Iran. Il en fallait plus pour l’empêcher de prononcer un assez grotesque discours au cours duquel internet a été réduit a un vulgaire outil permettant de faire toujours plus de pognon. Et l’ego des stars-PDG de Google, Facebook etc a bien été flatté: la paternité du web leur a carrément été attribuée par notre cher président (ne le prenez pas mal populace d’internautes !) Pendant de très longues minutes, il n’a cessé de courtiser tout en faisant croire à la nécessité d’adopter une posture régulatrice pour le web. Et c’est là que ça se complique:
Oui, Sarko rêve d’un internet contrôlé…hum ! régulé. Les luttes contre la pédopornographie et pour le respect de la sacro-sainte propriété intellectuelle viennent justifier cette entreprise de censure du net. Il faut comme d’habitude émouvoir ! Et oui, violer les petits enfants c’est pas bien, et non on est pas content que Johnny il soit tellement pauvre à cause des impôts qu’il doive se barrer en Suisse, alors on va pas en plus allumer le feu et télécharger illégalement « Gabrielle » pour mettre sur notre baladeur mp3!

Différentes lois ont déjà entamé les libertés des internautes (Hadopi, Loppsi II etc) mais malheureusement (façon de parler), les législations ne sont pas toujours accordées au niveau international. C’est surtout là qu’est le problème et l’un des obstacles au rêve de « Chine-ternet » au niveau mondial de Sarko. Le discours des entreprises comme Google semble officiellement hostile à cette régulation par les États. Il y a beaucoup trop d’argent à perdre même si la loi n’est pas toujours un obstacle à la course au profit (cf: la numérisation à grande échelle de livre encore soumis au droit d’auteur). Mais il ne faut pas faire l’erreur de penser qu’elles sont pour autant pour le web libre car ces entreprises appliquent déjà à leur manière un filtrage du net. Elles fichent déjà les internautes et stockent déjà des tonnes de données sur nos habitudes de navigation, nos sources d’intérêts, notre profil etc. Il s’agit en fait plus probablement de savoir, qui dans cette affaire aura le plus gros bout de la couette! Reste à savoir dans quelles mesures ces différents acteurs seront capables de collaborer et de partager leur ambition commune d’un internet contrôlé par quelques uns.

Et maintenant ?
-Le eG8, préalable au sommet du G8 de Deauville a par ses débats, alimenté une déclaration commune rédigée par les chefs d’États:  http://www.g20-g8.com/g8-g20/g8/francais/en-direct/actualites/un-nouvel-elan-pour-la-liberte-et-la-democratie.1313.html Comme on pouvais l’attendre, rien de concret à se mettre sous la dents; rien que des déclarations généralistes mais surtout un rappel de la nécessité de préserver le droit à la propriété intellectuelle sur le net.

-A peine le eG8 était-il terminé que les réactions se faisaient entendre. Le CNN (conseil national du numérique) a pris ses fonctions en dénonçant la taxe dite « Google » qui devait être mise en application début juillet. Tirant une légitimité de la Silicone Valley mania du sommet, le CNN défend les intérêts de ses semblables (étant composé d’entreprises du secteur web) et s’insurge contre cette taxe. Devant ne représenter que 1% des revenus publicitaires touchés par l’entreprise, ce qui est loin de ruiner le mastodonte en position de quasi monopole, elle n’en reste pas moins une aberration pour le conseil. Il ne faudrait bien sûr pas accabler les entreprises innovantes (géolocalisation, filtrage des web mail, spywares…) pour des réformes soviétiques comme celle-là !

-Face à l’absence totale de légitimité de cette mascarade, un contre sommet s’est improvisé avec des organisations réfractaires comme la quadrature du net.

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