cryptographie asymétrique – Révolte Numérique https://revoltenumerique.herbesfolles.org Pour l'autodéfense numérique Sat, 25 Jul 2015 12:41:36 +0000 fr-FR hourly 1 Introduction à la cryptographie et à la sécurité par @Skhaen https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/16/introduction-a-la-cryptographie-et-la-securite-par-skhaen/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/16/introduction-a-la-cryptographie-et-la-securite-par-skhaen/#comments Mon, 16 Jul 2012 19:41:06 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3687 L'article Introduction à la cryptographie et à la sécurité par @Skhaen a été publié sur Révolte Numérique

Début juin, le CoHacking Space Pas sage en Seine a mis à l’honneur de nombreux sujets intéressants relatifs à la sécurité, la vie privée, la surveillance sur le net etc. Comme la teneur reste assez accessible et participe à la vulgarisation et au partage des connaissances sur des thématiques extrêmement importantes, … Lire la suite

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L'article Introduction à la cryptographie et à la sécurité par @Skhaen a été publié sur Révolte Numérique

Début juin, le CoHacking Space Pas sage en Seine a mis à l’honneur de nombreux sujets intéressants relatifs à la sécurité, la vie privée, la surveillance sur le net etc. Comme la teneur reste assez accessible et participe à la vulgarisation et au partage des connaissances sur des thématiques extrêmement importantes, j’ai trouvé utile d’en relayer quelques unes. Vous trouverez en ligne des archives des conférences depuis 2010 sur le site de la Cantine).

Cette première vidéo est une conférence de Skhaen, l’un des protagonistes du mouvement hacktiviste Telecomix. Elle traite de la cryptographie et de la sécurité dans les communications, de leurs principes de fonctionnement, mais aussi des applications disponibles pour se protéger de la surveillance, notamment sous Android. Si vous ne comprenez rien à tout ça et/ou que vous souhaitez en connaître davantage sur les outils sécurisés disponibles, installez-vous dans le canap’!

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Piratage du réseau Tor: à quel jeu joue Éric Filiol? https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/10/25/piratage-du-reseau-tor-a-quel-jeu-joue-eric-filiol/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/10/25/piratage-du-reseau-tor-a-quel-jeu-joue-eric-filiol/#comments Mon, 24 Oct 2011 23:28:31 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=1689 L'article Piratage du réseau Tor: à quel jeu joue Éric Filiol? a été publié sur Révolte Numérique

Je m’en faisais l’écho la semaine dernière, une équipe de chercheurs menée par Éric Filiol prétendait avoir réussi à prendre le contrôle du réseau d’anonymisation Tor, cassant à la fois le chiffrage et l’anonymisation. Quelques jours plus tard, nous n’avons pas plus d’informations précises, mais pris un peu plus de … Lire la suite

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L'article Piratage du réseau Tor: à quel jeu joue Éric Filiol? a été publié sur Révolte Numérique

Je m’en faisais l’écho la semaine dernière, une équipe de chercheurs menée par Éric Filiol prétendait avoir réussi à prendre le contrôle du réseau d’anonymisation Tor, cassant à la fois le chiffrage et l’anonymisation.

Quelques jours plus tard, nous n’avons pas plus d’informations précises, mais pris un peu plus de recul sur la manière dont les choses ont été annoncées, et les motivations possibles des acteurs…

C’est par une conférence de presse que Éric Filiol a donné les résultats des expériences menées par son équipe et lui-même. Leur conclusion est sans appel: ils sont capables de casser la protection proposée par le célèbre réseau.

Rien ne filtre, une stratégie médiatique?

Le souci est que nous disposons d’assez peu d’informations précises.
Quelques unes ont été fournies, mais on reste dans l’ordre du possible, ce qui laisse un sentiment très désagréable pour les utilisateurs de Tor. Comment juger les annonces de Filiol autrement qu’en appliquant un principe de précaution, et donc en considérant que le réseau n’est pour le moment plus fiable?

Le gros problème dans cette affaire en dehors du fait que des failles aient potentiellement été découvertes – ainsi va le processus de sécurisation des systèmes – c’est le contraste entre la faiblesse des informations données sur les failles, et la grandiloquence des déclarations de Filiol et son équipe.

D’autant plus que les membres de la Fondation Tor sont totalement laissés dans le doute, et sont eux aussi réduit à l’émission d’hypothèses étant donné que le chercheur refuse de leur donner plus d’information avant la « tant attendue » conférence « Hackers to Hackers » des 29 et 30 octobre à São Paulo au Brésil.

Cette attitude un peu puérile pourrait passer si on parlait de la sécurisation de la dernière version du démineur de Windows 7. Mais ici, c’est tout de même potentiellement avec la vie de personnes qui s’appuient sur Tor pour communiquer dans des contextes répressifs que joue Filiol en refusant de communiquer les informations qui permettraient à la Fondation Tor de corriger le logiciel et ainsi, aux personnes qui l’utilisent de retrouver une certaine « sécurité ».
Dans ce contexte, l’annonce en grandes pompes de la conférence de la fin du mois laisse un arrière goût d’opération publicitaire morbide.

Par ailleurs, bien que compétent dans son domaine, le chercheur a déjà été surpris à s’emporter quelque peu dans ses annonces médiatiques pas toujours bien étayées, comme ce fut le cas en 2003 lorsqu’il avait prétendu casser le chiffrement AES. Le code qui accompagnait sa déclaration ne permettait en réalité rien de tel.

Autre information à prendre en compte, Filiol fait partie des personnes qui considèrent que la cryptographie est dans certains cas non souhaitable, car l’État peut selon lui avoir des raisons légitimes de prendre connaissance des informations. Ce qui revient à dire que l’État devrait toujours avoir la possibilité d’accéder aux données échangées sur son sol.
Ce raisonnement est bien connu et part d’un a priori pour le moins contestable : nous vivrions dans des pays où les États n’abusent pas de leur pouvoir et respectent la vie privée des personnes. Bienvenue chez les bisounours ! Pas sûr qu’il dorme avec un t-shirt de la Fondation Tor le soir.

Lâcher Tor?

Cette question est centrale et montre bien à quel point l’attitude de Filiol et son équipe est dommageable. Il n’y a pour l’instant rien d’autre qu’une annonce, un court résumé et des vidéos, pas même d’expérimentation de la méthode en dehors du laboratoire.
À chacun-e de voir si ça doit l’amener à prendre la décision de lâcher Tor maintenant. En cas de faille avérée (ce qui est envisageable pour le moment mais invérifiable), il parait évident – à moins de tomber dans la théorie du complot – que la Fondation Tor tentera de la résoudre.

Cette affaire a néanmoins le mérite de rappeler que la course à la sécurité sur le net n’est jamais une affaire gagnée. Le chiffrement est certes une réponse crédible aux systèmes de surveillance, mais cela implique d’une part que l’on fasse confiance à des équipes de développement que l’on ne connaît pas directement (et au fait que le code du logiciel soit libre), et d’autre part, que l’on se pose la question du devenir des algorithmes d’aujourd’hui: probablement déchiffrés en partie, ou en totalité pour certains !

Gardons cette idée en tête lorsque nous pensons naviguer en toute sécurité : aucun système n’est infaillible et encore moins éternel.

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Le réseau Tor hacké par des chercheurs français https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/10/16/le-reseau-tor-hacke-par-des-chercheurs-francais/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/10/16/le-reseau-tor-hacke-par-des-chercheurs-francais/#comments Sun, 16 Oct 2011 00:36:41 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=1609 L'article Le réseau Tor hacké par des chercheurs français a été publié sur Révolte Numérique

Le réseau Tor (The Onion Router) est un dispositif proposant l’une des solutions les plus crédibles en ce qui concerne l’anonymisation de la navigation sur le web (voir article). Il est utilisé par des journalistes, militants et des dissidents du monde entier, notamment dans les pays où il est indispensable … Lire la suite

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L'article Le réseau Tor hacké par des chercheurs français a été publié sur Révolte Numérique


Le réseau Tor (The Onion Router) est un dispositif proposant l’une des solutions les plus crédibles en ce qui concerne l’anonymisation de la navigation sur le web (voir article). Il est utilisé par des journalistes, militants et des dissidents du monde entier, notamment dans les pays où il est indispensable de contourner les systèmes de censure étatiques pour communiquer.

Mais cette semaine, Éric Filiol (directeur du laboratoire de recherche en cryptologie et virologie de l’ESIEA) et son équipe, ont semble t-il réussi à prendre le contrôle du réseau.

La nouvelle est extrêmement grave. C’est lors d’une conférence tenue la semaine dernière que Éric Filiol a montré comment, lui et son équipe, ont mis le réseau à nu. Ils ont pour cela, développé une attaque qu’ils ont menée en plusieurs temps:

L’inventaire des nœuds du réseau

  • Ceux-ci sont publiques et présents dans le code source: il y a en tout 9 039 adresses IP soit 5 827 nœuds (car certains utilisent des adresses IP dynamiques (qui changent)).
  • Ils ont découvert des nœuds cachés qui permettent aux personnes vivant dans des dictatures de passer par ces relais non censurés par les autorités. Lorsqu’une personne souhaite utiliser ce service, une adresse de nœud secret lui est fournie.
  • En utilisant un algorithme de scripts, ils ont automatisé la demande de passer par un nœud secret et ont ainsi pu en dénombrer 181.



L’infection et la prise de contrôle du réseau

  • Après un audit de sécurité sur l’ensemble du réseau, il ressort que 41,4 % des machines tournent sous Windows, et qu’environ 30 % de la totalité des nœuds sont vulnérables
  • Cela permet de contrôler une partie des relais et d’en attaquer  le chiffrement des données (2 couches sur 3).
  • Avec des analyses statistiques, la dernière couche de chiffrement est cassée.
  • En saturant une partie du réseau, il est alors possible de réduire le nombre de nœuds disponibles pour favoriser un passage par ceux qui sont sous contrôle, et analyser les données transférées.



Conclusions

Grosso modo, il faut malheureusement considérer que Tor n’est actuellement plus fiable, et il faut espérer que les rectificatifs nécessaires seront rapidement effectués.
Autre fait inquiétant: les propos tenus par Éric Filiol sont extrêmement durs et semblent accuser la fondation Tor:

« La cryptographie implantée dans TOR est mauvaise…On a réduit considérablement le degré de deux des trois couches de chiffrement. »

« On ne peut pas imaginer que la fondation derrière TOR ne soit pas consciente de ses failles »



Reste à attendre patiemment les premières réactions de la fondation Tor, mais aussi la conférence « Hackers to Hackers » des 29 et 30 octobre à São Paulo au Brésil pour une présentation officielle de cette prouesse des chercheurs.

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Digital forensic evasion – Le guide de l’anonymat sur internet https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/09/07/digital-forensic-evasion-le-guide-de-lanonymat-sur-internet/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/09/07/digital-forensic-evasion-le-guide-de-lanonymat-sur-internet/#respond Wed, 07 Sep 2011 19:47:36 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=1048 L'article Digital forensic evasion – Le guide de l’anonymat sur internet a été publié sur Révolte Numérique

Une petite vidéo sympa d’un certain Dave Null (qui est en fait sans images) pour toutes celles et ceux qui s’intéressent aux techniques d’anonymat. C’est une bonne entrée en matière et permet de revenir sur des notions de base comme celles de réseau, d’adresse IP, de système d’exploitation, de chiffrement … Lire la suite

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L'article Digital forensic evasion – Le guide de l’anonymat sur internet a été publié sur Révolte Numérique

Une petite vidéo sympa d’un certain Dave Null (qui est en fait sans images) pour toutes celles et ceux qui s’intéressent aux techniques d’anonymat.
C’est une bonne entrée en matière et permet de revenir sur des notions de base comme celles de réseau, d’adresse IP, de système d’exploitation, de chiffrement etc…
J’apprécie particulièrement l’accent mis sur l’importance de privilégier l’usage des logiciels libres, notamment pour des raisons de sécurité.

J’invite les débutants à ne pas se décourager devant certains termes qui ne sont pas compréhensibles dans un premier temps, mais qui peuvent aisément être réappropriés après quelques recherches rapides.

Cliquez sur l’image pour accéder à la vidéo

Note: La vidéo n’est pas intégrée dans cet article car la page dans laquelle elle se trouve comporte 5 web bugs. J’évite ainsi que ceux-ci aient accès aux informations concernant les visiteurs de Révolte Numérique.

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Surfer anonymement avec Tor https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/07/19/surfer-anonymement-avec-tor/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/07/19/surfer-anonymement-avec-tor/#comments Mon, 18 Jul 2011 23:35:29 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=325 L'article Surfer anonymement avec Tor a été publié sur Révolte Numérique

Comment aborder la question de l’anonymat sur internet sans parler de Tor? Le nom de ce logiciel libre ne fait pas référence au dieu du tonnerre scandinave mais il s’agit de l’acronyme de « The Onion Router » (le routage en oignon). Il s’agit probablement de l’initiative la plus aboutie pour les … Lire la suite

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L'article Surfer anonymement avec Tor a été publié sur Révolte Numérique

Comment aborder la question de l’anonymat sur internet sans parler de Tor?
Le nom de ce logiciel libre ne fait pas référence au dieu du tonnerre scandinave mais il s’agit de l’acronyme de « The Onion Router » (le routage en oignon).
Il s’agit probablement de l’initiative la plus aboutie pour les internautes qui souhaitent naviguer sereinement sur le web.

Attention (MAJ du 16/10/11) : Il est difficile de savoir dans quelle mesure le réseau Tor est fiable actuellement en raison d’une découverte de chercheurs français.

MAJ du 2/06/14: Pas de nouvelles, bonnes nouvelles, Tor resterait la solution la plus efficace pour garantir un niveau acceptable d’anonymat, de l’avœu même de la NSA cette année.

Tor est un logiciel libre proposant de procurer un niveau d’anonymat assez élevé aux internautes. Son utilisation concerne tant le surf sur le web que l’envoi de mails, l’utilisation de tchats etc.
La technologie qu’il utilise est issue de recherches militaires et continue aujourd’hui d’être utilisée par les autorités, comme cela fût le cas pour l’armée américaine pendant la guerre en Irak.
Journalistes, militants, particuliers, entreprises, militaires… etc. utilisent Tor pour limiter les possibilités d’être tracés.

Le fonctionnement du réseau

Tor repose donc sur un réseau d’ordinateurs. Chaque utilisateur peut s’il le souhaite, s’enregistrer, et faire de son poste un « nœud », un relais dans le réseau.

Fig 1. Image modifiée. Original issu du site du projet Tor

Lorsque vous vous connectez via Tor pour accéder à un site, le client Tor (le logiciel que vous avez installé), va télécharger sur un serveur la liste des « nœuds ». Ce premier transfert d’informations est chiffré.

Fig 2. Image modifiée. Original issu du site du projet Tor

C’est à partir de cette liste de nœuds que le client Tor va définir un chemin aléatoire vers le serveur du site web que vous souhaitez consulter.
Là encore, les informations qui passent par le réseau sont chiffrées. Il n’est pas possible de les connaître même pour le propriétaire d’un ordinateur faisant partie du réseau et du chemin emprunté (flèches vertes).
Entre le dernier nœud et le serveur du site que vous souhaitez consulter (ici représenté par le serveur de bob), les informations sont transmises en « clair » afin que la requête soit compréhensible.

 Fig 3. Image modifiée. Original issu du site du projet Tor

 Le chemin est automatiquement modifié par Tor lorsque vous accédez à d’autres pages web afin de limiter les possibilités de vous identifier par d’autres moyens.

Le système de chiffrement

Pour que tout cela soit efficace, il est nécessaire de chiffrer un certain nombre d’informations afin que l’on ne puisse pas retrouver l’origine de la requête (votre ordinateur).

Source: xmco.fr

Dans l’exemple ci-dessus, l’utilisateur Y souhaite se connecter au site xmcopartners.com par le biais du réseau Tor. Le premier paquet de données indiquant notamment le site à consulter, est représenté ici par le cylindre blanc « data ».

Les « nœuds » du réseau Tor B,C,F et A ont chacun une clé publique (dont le chiffrage est représenté respectivement par les couleurs orange, bleu turquoise, jaune et bleu).

Le client Tor de l’utilisateur Y va donc télécharger les clés publiques de chacun des nœuds du réseau et dans l’exemple présent, va chiffrer sa requête avec quatre couches différentes. La première couche de chiffrement correspond à la clé du dernier relais (A), la seconde à l’avant dernier (F), la troisième au relais C, et enfin la dernière au relais B.
Ainsi, lorsque les données seront transmises, le nœud B pourra déchiffrer la couche du dessus (orange) avec sa clé privée, le nœud C la suivanteet ainsi de suite jusqu’au dernier nœud A qui transmettra le paquet initial en « clair » avec la demande de la page xmcopartners.com au serveur web Z.

Pour le serveur Z, c’est le nœud A qui a émis la requête et non l’utilisateur Y.

Tout au long du trajet, il est en raison de ce système, impossible de connaître l’identité de l’utilisateur Y ainsi que la destination du paquet.
Par exemple, le nœud C sait uniquement que les données viennent du nœud B, et doivent être transmises au nœud F.
Le contenu ne peut pas être connu non plus puisqu’il est toujours chiffré avec des clés publiques qui ne sont pas en relation avec la clé privée de ce relais.

Ne pas foncer tête baissée!

Évidemment, il va falloir changer vos habitudes de navigation. Comme expliqué, les données restent transmises en clair entre le dernier nœud et le serveur du site. L’anonymat est ainsi garanti, mais pas la confidentialité. Si vous envoyez un mail et signez avec votre nom et votre prénom, vous ne serez évidemment pas anonyme! (simple, mais à préciser quand même. On ne sais jamais!). Idem pour les messages sur les forum etc. Toutes les données sont à la fin transmises exactement comme si vous ne passiez pas par Tor, à la différence près que l’on ne peut pas dire à priori que vous en êtes l’expéditeur.
Chiffrer les données au départ, avant même de passer par le réseau peut-être une solution pour augmenter la confidentialité.

Pour un plus haut degré d’anonymat, il n’est pas conseillé d’utiliser Tor pour aller sur les mêmes sites que vous consultez quotidiennement. Il serait possible à l’aide de données statistiques, de faire des recoupements et potentiellement de vous identifier.

Des mises à jour sont régulièrement proposées. Il est donc conseillé de les surveiller afin de garder un logiciel le plus sécurisé possible.
Bien que cela soit l’une des propositions les plus performantes, Tor n’en est toujours pas à sa version 1.0. Cela signifie, de l’aveu même de ses concepteurs, qu’il n’est pas infaillible. Ceux-ci mettent d’ailleurs en garde les personnes ayant besoin d’un niveau d’anonymat maximal.

Pour approfondir ses connaissances et limiter les risques, vous pouvez consulter les sites suivants:
http://free.korben.info/index.php/Discussion:TOR
https://www.torproject.org/download/download.html.fr#Warning

Comment utiliser Tor?

Pour justement limiter le nombre d’erreurs lors de la navigation, je vous conseille de télécharger Tor Browser.
Il s’agit certainement de la solution la plus simple et la plus sécurisée pour naviguer sur le web (seul le navigateur Firefox qui y est embarqué est configuré pour utiliser Tor, mais rien ne vous empêche de paramétrer d’autres logiciels, comme un client IRC par exemple). Il n’y a rien à installer et un mini navigateur Firefox est inclus dans le programme. Vous serez ainsi sûr de ne pas confondre les sessions « classiques » et sessions Tor ou de ne pas faire d’erreurs en configurant votre navigateur.

Le Firefox qui est fourni intègre déjà l’extension No script. Elle permet de bloquer en particulier le javascript qui peut être utilisé pour vous identifier. Étant très répandu notamment avec le web 2.0, ne soyez pas surpris si toutes les pages ne s’affichent pas forcément aussi bien que vous pourriez l’espérer.

Ce logiciel réserve encore bien des surprises mais ce sera peut-être l’objet d’un autre article!


Site du projet Tor: https://www.torproject.org/index.html.fr

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Comment chiffrer ses e-mails? https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/07/13/comment-chiffrer-ses-e-mails/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/07/13/comment-chiffrer-ses-e-mails/#comments Wed, 13 Jul 2011 21:23:38 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=208 L'article Comment chiffrer ses e-mails? a été publié sur Révolte Numérique

Non, cela n’est pas réservé à James Bond ou aux geeks convaincus de l’existence d’un complot extra-terrestre! Bien qu’étant une technologie issue du domaine militaire, la cryptographie s’est démocratisée et se trouve aujourd’hui à la portée de tous. C’est principalement avec l’outil PGP (Pretty Good Privacy) que les particuliers ont … Lire la suite

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L'article Comment chiffrer ses e-mails? a été publié sur Révolte Numérique

Non, cela n’est pas réservé à James Bond ou aux geeks convaincus de l’existence d’un complot extra-terrestre! Bien qu’étant une technologie issue du domaine militaire, la cryptographie s’est démocratisée et se trouve aujourd’hui à la portée de tous.

C’est principalement avec l’outil PGP (Pretty Good Privacy) que les particuliers ont pu s’en emparer dans les années 90. Illégale pendant longtemps, la cryptographie a été permise notamment grâce au développement du commerce en ligne. Afin de pouvoir garantir les conditions de sécurité indispensables, les sessions « chiffrées » (sécurisées) se sont imposées.
Beaucoup de données peuvent être chiffrées: e-mails, dossiers, disque dur, session internet etc.

Pourquoi chiffrer ses e-mails?

À quoi ça sert si on n’a rien à se reprocher diront certain-e-s. C’est un vaste débat qui anime aujourd’hui les acteurs d’internet. Mon point de vue est qu’il n’est pas besoin d’avoir quelque chose à se reprocher pour défendre le droit à la vie privée et à la confidentialité. Le chiffrage de ses mails est souvent comparé à l’utilisation de l’enveloppe pour le courrier « traditionnel ». Envoyer un simple mail reviendrait à envoyer tout son courrier par cartes postales.
En effet, l’intégralité de vos envois est par défaut en clair, et donc lisibles par le Fournisseur d’Accès à Internet (FAI). Il faut estimer qu’il y a au minimum quatre copies de chacun de vos mails qui sont créées suite à un envoi: une sur votre ordinateur, une sur celui de votre FAI, une autre sur le FAI de votre correspondant, et enfin une sur l’ordinateur de votre interlocuteur (le nombre de copies sur les serveurs des FAI peut être plus important). Il est important de savoir également que des lois comme la Loppsi II obligent les FAI à conserver ces données pendant un an.
De plus, il n’est pas très difficile pour une personne ayant réussi à s’introduire dans votre réseau, de récupérer le contenu de votre message si celui-ci n’est pas protégé.

Quels outils utiliser?

En ce qui concerne les e-mails, GnuPG (GNU Privacy Guard ou GPG) sera un bon outil, facile d’usage et qui plus est, libre. Nous verrons ici comment l’utiliser avec le client de messagerie libre Thunderbird.
Thunderbird permet de recevoir directement ses mails sur son ordinateur, sans passer par le navigateur web et le web mail.
Ce type de logiciels s’appelle client de messagerie ou client mail.
L’extension à Thunderbird, Enigmail, incorpore les fonctions de GPG à votre client mail.

Note: GnuPG n’est installé par défaut q’avec les distributions GNU/Linux. Pour Windows et Mac, il faudra le télécharger pour réussir ces opérations.

Comment l’installer?

Dans Thunderbird, aller dans l’onglet OpenPGP > Assistant de configuration pour commencer la procédure.

Allez hop! On y va!

 

Si vous avez plusieurs adresses mail, vous pouvez utiliser une clé pour chacune, une pour la totalité etc. À vous de choisir.

 

La signature permet à des correspondants de confirmer leur identité. Grâce à Enigmail, il vous sera possible de vous assurer de l’authenticité des messages que vous ouvrez.

 

Ici, il s’agit de choisir si vous voulez chiffrer tous vos messages. Je doute que tous vos correspondants utilisent Enigmail donc la deuxième solution est la plus adaptée. Petite précision au cas où: les deux correspondants doivent utiliser des logiciels de cryptographie compatibles pour que cela soit possible.

 

Si vous possédez déjà une clé de chiffrement, vous pouvez éventuellement la réutiliser pour vos autres comptes mail.

  Pour chiffrer et déchiffrer vos mails, il vous sera nécessaire de taper un mot de passe (ben oui sinon ça ne sert à rien!). Un bon mot de passe comporte normalement 8 caractères mélangeant si possible chiffres, lettres, majuscules et au moins un caractère spécial (#%* etc.). Si vous ne trouvez pas, il est très facile de trouver des générateurs de mots de passe sur le net. Mais bon, l’idéal est de le trouver soi même, dans sa tête, là où il n’y a aucune trace. 😉

Quelques principes de fonctionnement à connaître

Comme je l’ai dit, votre correspondant doit utiliser un logiciel de chiffrement pour que vos échanges soient protégés. À la fin de la procédure décrite ci-dessus, une clé privée et une clé publique ont été générées.

  • La première permet de déchiffrer les messages que vous recevez et doit donc rester secrète.
  • La seconde est à transmettre à votre correspondant pour qu’il puisse chiffrer les messages que l’on vous envoie.

C’est ce que l’on appelle la cryptographie asymétrique. Pour une sécurité maximum, il est préférable de donner cette clé en « main propre ». Sinon, vous pouvez attacher cette clé à l’un de vos messages par l’onglet OpenPGP > attacher ma clé publique.
Votre interlocuteur doit faire de même pour que vous puissiez également lui envoyer un message privé.

La signature d’un message est la confirmation que la personne qui envoie le message possède bien la clé privée correspondante au chiffrement ou à l’identité affichée. Lorsque vous êtes certain de l’origine d’un message chiffré, vous pouvez authentifier son auteur dans Détails > signer la clé de l’expéditeur.
Elle peut également avoir un intérêt dans le cadre d’échanges en clair.

Lors de la configuration, un certificat de révocation de clés a été créé. Il doit être mis en sécurité, si possible hors de votre ordinateur car il permettra comme son nom l’indique, de jeter votre trousseau de clés.

Raccourcis à l’écriture d’un message:
Pour chiffrer rapidement: Ctrl + M
Pour signer rapidement: Ctrl + S

Pour plus d’infos:
Site de GnuPG
Tutorial de Framasoft

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