Amesys – Révolte Numérique https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org Pour l'autodéfense numérique Sat, 25 Jul 2015 12:41:36 +0000 fr-FR hourly 1 Pas sage en Seine 2014: viendez parler vie privée et sécurité https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/24/pas-sage-en-seine-2014-viendez-parler-vie-privee-et-securite/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/24/pas-sage-en-seine-2014-viendez-parler-vie-privee-et-securite/#respond Tue, 24 Jun 2014 20:25:37 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4676 L'article Pas sage en Seine 2014: viendez parler vie privée et sécurité a été publié sur Révolte Numérique

J’ai déjà eu l’occasion de publier des vidéos des conférences de Pas Sage en Seine, et pour preuve, elles sont souvent de grande qualité. Cette année encore, plusieurs d’entre elles traiteront directement des sujets qui sont récurrents sur ce blog: la vie privée et l’usage des nouvelles technologies, la surveillance, … Lire la suite

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pses2014

J’ai déjà eu l’occasion de publier des vidéos des conférences de Pas Sage en Seine, et pour preuve, elles sont souvent de grande qualité. Cette année encore, plusieurs d’entre elles traiteront directement des sujets qui sont récurrents sur ce blog: la vie privée et l’usage des nouvelles technologies, la surveillance, la reprise en main de ses outils informatiques.

À partir de jeudi 26 juin à midi donc, vous pourrez vous rendre à Numa à Paris pour découvrir ou vous perfectionner sur ces thématiques, mais aussi participer à des ateliers, notamment sur la cryptographie:

Extraits:

Jeudi 12h: Make datalove not cyberwar par Okhin.

13h: De la surveillance de masse à la paranoïa généralisée par Manhack.

Vendredi 16h: Hygiène numérique – Applications pour protéger notre vie privée (sur les smartphones) par Zenzla.

Samedi 28 14h: Monde sous surveillance, les « pires » programmes de la NSA par Skhaen.

20h: Que sont devenus Amesys et Qosmos, vendeurs de solutions d’interception de masse à la Libye et la Syrie? Par Bluetouff, Kitetoa et Olivier Iteanu.


Voir sur une carte plus grande

Le programme complet est disponible sur le site de l’événement (sponsorisé notamment par Reflets.info et Médiapart s’il vous plaît). Je vous laisse juger par vous-même, et vous ferai sans nul doute un retour sur ces quatre jours dédiés à l’autodéfense numérique.

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Sur le hoax de la France comme « victime de la surveillance des USA » https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/11/27/sur-le-hoax-de-la-france-comme-victime-de-la-surveillance-des-usa/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/11/27/sur-le-hoax-de-la-france-comme-victime-de-la-surveillance-des-usa/#comments Wed, 27 Nov 2013 18:52:43 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4300 L'article Sur le hoax de la France comme « victime de la surveillance des USA » a été publié sur Révolte Numérique

Alors que plusieurs mois se sont écoulés depuis les révélations d’Edward Snowden sur la surveillance mondiale de la NSA, le silence médiatique sur le rôle de la France dans cette affaire, et la stratégie similaire qu’elle déploie de son côté, installe un malaise renforcé par le contraste observé entre ce … Lire la suite

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L'article Sur le hoax de la France comme « victime de la surveillance des USA » a été publié sur Révolte Numérique

ouinousscannons

Alors que plusieurs mois se sont écoulés depuis les révélations d’Edward Snowden sur la surveillance mondiale de la NSA, le silence médiatique sur le rôle de la France dans cette affaire, et la stratégie similaire qu’elle déploie de son côté, installe un malaise renforcé par le contraste observé entre ce mutisme et la gravité de la situation.

Surfer sur un certain anti-américanisme français

Que l’on ne me fasse pas dire ce qui n’a pas été prononcé, je ne prétends pas qu’il n’y ait pas une influence non négligeable et consentie des États-Unis sur la France à tous les niveaux, et qu’il n’y ait pas également une certaine admiration de ce qu’ils représentent ici. Cependant, cet amour vache repose aussi sur un anti-américanisme diffus chez beaucoup d’entre nous, et décliné en autant de versions qu’il peut y avoir de points de vues (ex: « l’Amérique impéraliste, ultra-libérale, arrogante »; jusqu’aux plus gignolesques « l’Amérique du complot, des maçons ou des juifs ».

Au-delà de la pertinence ou non de telles postures, il est évident qu’ajouté à une bonne dose de patriotisme bien de chez nous, l’argument de l’Amérique menaçante permet de présager un amalgame au niveau de la réception, et un alignement de toutes ces positions critiques derrière un chauvinisme hexagonal. Lorsque cela se révèle pratique en terme de communication, rien ne vaut un peu d’anti-américanisme, histoire de rappeler qu’on est quand même biens chez nous, et espérer convaincre tout à la fois les chauvins et les critiques progressistes de la domination réelle des États-Unis. Beaucoup de médias ne s’y sont pas trompés, et ont effectivement relayé ce hoax de la France blanche colombe.

not-meEt c’est un peu ce qu’il s’est joué ici lors du traitement de « l’affaire Snowden ». La France présentée comme une malheureuse victime du pouvoir tentaculaire de la NSA, s’en sont suivis des déclarations outrées de la presse jusqu’au plus haut niveau de l’État. Ainsi, nous étions censés nous réfugier dans un patriotisme protectionniste et espérer une réaction forte de la patrie des droits de l’Homme et de l’Europe pour dénoncer tout cela, développer nos propres infrastructures pour enfin sortir du joug des États-Unis, horribles pourfendeurs de la liberté d’expression et de la vie privée en ligne.

Certains discours ont même pu présenter cela comme une nécessité pour l’indépendance stratégique militaire (exit toute possibilité de critique de la légitimité de la France à continuer ses guerres néo-coloniales un peu partout dans le monde), ou économique (pleurons nos pauvres entreprises françayses qui vont à nouveau devoir bagarrer pour  être compétitives, productives et continuer leur marche vers la destruction des acquis sociaux des salariés. Lorsqu’il s’agit de défendre la nation, pas de place pour la controverse!

Et pourtant, le scandale n’a pas dû surprendre tout le monde

Premièrement, que les États-Unis espionnent le monde, on ne peut pas vraiment dire que ce soit un scoop, et je peine à croire que François Hollande et les journalistes des grands médias qui ont joué ce numéro d’effarouchés aient pu ignorer des programmes d’écoute massives des communications mondiales comme ECHELON. J’ai également des réticences à laisser ma naïveté prendre le dessus, et à considérer que le Patriot Act, lequel donne les pleins pouvoirs à l’État américain en terme de saisie des données de communication, ait pu être méconnu par ces personnes. En creusant ne serait-ce qu’un peu (pas trop), on aurait pu comprendre que non seulement les américains étaient potentiellement visés, mais également les utilisateurs des services américains en ligne, c’est à dire aussi des français (disons 90% rien que par Google via son moteur de recherche et Facebook).
Il aurait donc fallu avaler un « keuuwa?? On écoute les français? La surveillance d’État est complètement la norme aux États-Unis et ce depuis au moins le 11 septembre?? ».

Un scandale qui en fait rend plutôt mal à l’aise les co-responsables

Mais ce qui est le plus drôle dans cette histoire, c’est certainement la véritable nature de la relation France-USA dans cette histoire de surveillance (celle du complot judéo-islamo-illuminato-maçonnique gnark gnark 😉 ). Hum!

Un papier du Süddeutsche Zeitung allemand basé sur l’analyse des documents révélés par Snowden a ouvert la voie vers un autre type d’analyse de la question, nous dirigeant davantage vers une collaboration entre les deux pays, que vers un simple coup par derrière de nos « amis » yankees. En effet, un accord nommé LUSTRE aurait été passé depuis des années, et permettant un échange entre les services de renseignement de la France et des « Five Eyes »  (USA, Royaume-Uni, Nouvelle-Zélande, Canada, Australie).

François Hollande n’était donc aucunement surpris lorsqu’il affirme avoir passé un coup de fil à Barack Obama pour se plaindre de ces pratiques. Nicole Bricq nous l’a brillamment rappelé en précisant qu’un rapport avait été demandé à Claude Revel, déléguée interministérielle à l’intelligence économique dès le début du mandat d’Hollande, et remis en janvier 2013. La même Mme Bricq nous rappelait par la même occasion que nous étions biens cons d’être si naïfs sur le potentiel de surveillance de la France. Merci de rétablir cette vérité chère Ministre.

 

Alors certes la Ministre tente de préciser plusieurs fois qu’elle parle d’intelligence économique, ce qui diffère de la question surveillance de la population. Mais mis dans la balance avec l’affaire PRISME, on ne peut s’empêcher de penser que cette nuance entrecoupée d’hésitations constitue une garantie un peu légère au discours prétendant que la France n’observe pas les mêmes pratiques. Sinon, en quoi serait-ce une arme de défense face à la surveillance des États-Unis, qui elle concerne ouvertement l’ensemble des communications? De plus, en quoi la surveillance dans le cadre de l’intelligence économique serait-elle plus « morale »?

Lorsqu’on parle interception des communication, la politique néo-coloniale de la France en la matière la place de plus en position France Telecom ACE Karte PNGd’interlocuteur privilégiée. Le site Reflet.info souligne pour illustrer cela l’importance du réseau français dans la surveillance du continent africain, lequel échappe en grande partie à la celle des États-Unis. D’où l’intérêt pour ces derniers d’accords comme LUSTRE.

Une épidémie d’amnésie

Il semblerait de même que les esprits se soient bien vite accommodés de la perte du pouvoir de l’UMP. Quelques mois auparavant, certains (au PS aussi mais on ne peut pas dire qu’ils étaient légion), dénonçaient l’affaire Bull-Amesys, impliquant l’État au plus au niveau dans la vente de systèmes de surveillance à grande échelle, et ce à des pays pas toujours très très démocratiques.

Aujourd’hui, plus rien, bien que le business continue et implique toujours le pouvoir, même après l’alternance. Le site Reflets.info (encore eux), rappelle notamment la place de conseillère du roi Mohammed VI qu’occupait Najat Vallaud-Belkacem au Conseil de la Communauté Marocaine à l’Étranger. Et alors? Rappelons que le Maroc a lui aussi eu la joie de recevoir son système d’interception des communications made in France, et ce après que les révélations du scandale Bull-Amesys ait été publiées. Bien entendu, comme en Libye, le système ne sert qu’à traquer les pédophiles et non les opposants politiques.

Sur son propre territoire, l’État français n’est pas en reste non plus

Là encore, il serait fastidieux de lister tous les cas et dispositifs de surveillance de la population en France. Mais pour les derniers, citons par exemple PERGAM, une expérimentation de géolocalisation des téléphones complètement illégale et pourtant testée par l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC). Il aurait été utilisé par la police pendant 2 mois entre le 7 novembre 2012 et le 11 janvier 2013. Celui-ci a été débranché suite à la visite des locaux par Manuel Valls et Fleur Pellerin, car visiblement hors du contrôle de l’État. Mais combien d’autres expériences de ce type sont-elles encore menées? Combien finiront-elles par être légalisées?

En juillet, Le Monde parlait aussi de pratique similaires à celles de la NSA de la part de la DGSE, mais concernant les méta-données et non le contenu des communications. On notera que cela est présenté comme un complément des enquêtes de terrain. Ouf! Il y a surveillance mais on vérifie derrière! Pourtant, beaucoup s’accordent sur le fait que le contenu des communications n’est pas toujours plus important que ces fameuses métadonnées (qui parle avec qui, quand, à quelle fréquence), lorsqu’il s’agit de cartographier les réseaux de communication.

Déjà, le journal supposait un accès élargi ne concernant pas la seule surveillance des terroristes. Lien ou pas, la loi de programmation militaire qui est discutée ces jours-ci à l’assemblée nationale laisse envisager une législation plus permissive de l’écoute en temps réel des communication (et ce sans contrôle judiciaire), et une collaboration des fournisseurs d’accès à Internet et des producteurs de contenus, incluant ainsi les ministères de la défense, de l’intérieur, de l’économie et du budget. Motif:

“la sécurité nationale, la sauvegarde des éléments essentiels du potentiel scientifique et économique de la France, ou la prévention du terrorisme, de la criminalité et de la délinquance organisée (…)”

Il serait alors également possible d’obtenir des informations sur les personnes ayant en leur possession un système vulnérable (windosiens, unissez-vous):

« Art. L. 2321-3. – Pour les besoins de la sécurité des systèmes d’information de l’État et des opérateurs mentionnés aux articles L. 1332-1 et L. 1332-2, les agents de l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information, habilités par le Premier ministre et assermentés dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État, peuvent obtenir des opérateurs de communications électroniques, en application du III de l’article L. 34-1 du code des postes et des communications électroniques, l’identité, l’adresse postale et l’adresse électronique d’utilisateurs ou de détenteurs de systèmes d’information vulnérables, menacés ou attaqués. »

Enfin, cette loi permettrait de blanchir des écoutes illégales pendant 9 jours, comme le soulignait numérama. afin d’obtenir:

  • « l’identification des numéros d’abonnement ou de connexion à des services de communications électroniques » (numéro de téléphone, adresse IP…) ;

  • « le recensement de l’ensemble des numéros d’abonnement ou de connexion d’une personne désignée«  (historique des adresses IP utilisées par un abonné, différentes lignes téléphoniques d’un même abonné…) ;

  • « la localisation des équipements terminaux utilisés » (géolocalisation des smartphones) ;

  • « les communications d’un abonné portant sur la liste des numéros appelés et appelant, la durée et la date des communications« .

Un bien joli programme…

Et moi dans tout ça?

95963-rsf-france-sous-surveillance-internetPour répondre à l’argumentaire de ceux qui n’ont rien à se reprocher, car peu se sentent effectivement concernés par ces récits si grandiloquents qu’on croirait à un scénario de films d’espionnage, je préciserai qu’au Royaume-Uni, le blocage des sites pédopornographiques à été récemment élargi à celui des sites extrémistes.
Ici comme ailleurs, agiter les épouvantails du terrorisme, de la pédophilie, du viol, de la haine raciale et autres mœurs évidemment indéfendables, permet d’ouvrir certains sésames, lesquels ne se refermeront malheureusement que lorsqu’ils pourront concerner toute la population. Tel est le prix de l’apaisement de la paranoïa et de la volonté de contrôle des personnes qui ont le pouvoir.
L’exemple de l’élargissement concerné par le fichage ADN est un excellent exemple de cette technique d’intégration de la légitimité de la surveillance, du fichage, de la censure, et du contrôle des populations dans les mentalités.

Reporter a par ailleurs placé la France parmi les pays sous surveillance dans sa cartographie des pays ennemies d’Internet. Encore un signe?

Quoi qu’il en soit, non, la France n’est pas le pays des droits de l’Homme qu’elle prétend incarner face aux États-Unis, et nous gagnerions tous à nous saisir de cette thématique de la surveillance des États, laquelle pose en permanence la question de la nature de nos démocraties, et du sens que l’on voudra bien donner à ce système politique.

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Le DPI made in France par @Manhack, @Bluetouff et @Kitetoa https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/17/le-dpi-made-in-france-par-manhack-bluetouff-et-kitetoa/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/17/le-dpi-made-in-france-par-manhack-bluetouff-et-kitetoa/#comments Mon, 16 Jul 2012 23:58:13 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3704 L'article Le DPI made in France par @Manhack, @Bluetouff et @Kitetoa a été publié sur Révolte Numérique

Début juin, le CoHacking Space Pas sage en Seine a mis à l’honneur de nombreux sujets intéressants relatifs à la sécurité, la vie privée, la surveillance sur le net etc. Comme la teneur reste assez accessible et participe à la vulgarisation et au partage des connaissances sur des thématiques extrêmement importantes, … Lire la suite

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L'article Le DPI made in France par @Manhack, @Bluetouff et @Kitetoa a été publié sur Révolte Numérique

Début juin, le CoHacking Space Pas sage en Seine a mis à l’honneur de nombreux sujets intéressants relatifs à la sécurité, la vie privée, la surveillance sur le net etc. Comme la teneur reste assez accessible et participe à la vulgarisation et au partage des connaissances sur des thématiques extrêmement importantes, j’ai trouvé utile d’en relayer quelques unes. Vous trouverez en ligne des archives des conférences depuis 2010 sur le site de la Cantine).

Cette seconde vidéo est une conférence menée par Jean-Marc Manach, Bluetouff et Kitetoa, journalistes d’Owni et de Reflets.info. Pendant 1h20, les trois intervenants reviennent sur l’affaire Amesys, soit la vente par la France d’un système de surveillance des communications à la Lybie de Kadhafi. Toujours aussi intéressants, les trois hommes rappellent l’historique et les tenants et aboutissants de cette histoire ahurissante…

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Anonymous: la Tunisie toujours sous surveillance! https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/05/25/anonymous-la-tunisie-toujours-sous-surveillance/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/05/25/anonymous-la-tunisie-toujours-sous-surveillance/#comments Fri, 25 May 2012 00:10:45 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3479 L'article Anonymous: la Tunisie toujours sous surveillance! a été publié sur Révolte Numérique

La Tunisie est à « l’honneur » ces temps-ci! Après le passage décalé de Richard Stallman dans les locaux de Bull, c’est anonymous qui s’en prend aux censeurs du pays qui avait lancé le grand mouvement de révolte des pays « arabes » l’année passée. Selon le collectif de hackers, le même système qui … Lire la suite

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L'article Anonymous: la Tunisie toujours sous surveillance! a été publié sur Révolte Numérique

La Tunisie est à « l’honneur » ces temps-ci! Après le passage décalé de Richard Stallman dans les locaux de Bull, c’est anonymous qui s’en prend aux censeurs du pays qui avait lancé le grand mouvement de révolte des pays « arabes » l’année passée.

Selon le collectif de hackers, le même système qui espionnait les opposants sous Ben Ali, mais également en Libye et aujourd’hui encore au Maroc, serait toujours opérationnel.

Notons que début avril, nous apprenions par le gouvernement tunisien que l’Agence Tunisienne d’Internet, par ailleurs accusée d’avoir participé à la censure pendant la dictature, serait maintenue.
Autre annonce: la prise en charge de la « sécurisation » du Net par les experts du ministère de l’Intérieur.
Et oui, maintenant que la Tunisie est une démocratie, il faut adopter des justifications démocratiques à la censure et à la surveillance! Et pour ça, rien de mieux qu’une bonne menace « criminelle » (chez nous « terroriste » passe encore mieux), et ça plait à tout le monde!

Ceci étant fait, il devient beaucoup plus aisé de justifier le reste:

« Il s’agit seulement de surveiller les informations qui circulent pour empêcher la propagation des campagnes de diffamation et autres dangers virtuels »

« … pour empêcher la propagation des campagnes de diffamation »

Samir Dilou, ministre des droits de l’homme et de la Justice transitionnelle

Visiblement, les affaires ont bien vite repris dès que la colère populaire s’est apaisée!

Site d’Anonymous Tunisie: https://www.anonymous-tunisia.org/

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Richard Stallman exorcise Bull en Tunisie https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/05/05/richard-stallman-exorcise-bull-en-tunisie/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/05/05/richard-stallman-exorcise-bull-en-tunisie/#respond Sat, 05 May 2012 11:03:15 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3465 L'article Richard Stallman exorcise Bull en Tunisie a été publié sur Révolte Numérique

En tournée en Tunisie, Richard Stallman, l’une des grandes figures historiques du mouvement du logiciel libre, s’est dit qu’un petit passage par les locaux de Bull s’imposait. Pour rappel, Bull est l’entreprise française qui s’est illustrée par le biais de sa filliale Amesys, dans l’affaire de la vente à Kadhafi … Lire la suite

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L'article Richard Stallman exorcise Bull en Tunisie a été publié sur Révolte Numérique

En tournée en Tunisie, Richard Stallman, l’une des grandes figures historiques du mouvement du logiciel libre, s’est dit qu’un petit passage par les locaux de Bull s’imposait. Pour rappel, Bull est l’entreprise française qui s’est illustrée par le biais de sa filliale Amesys, dans l’affaire de la vente à Kadhafi d’armes numériques pour la surveillance massive des communications à l’échelle d’un pays.

Accompagné de militant-e-s, il revêt ses habits de St-Ignucius afin d’exorciser les locaux de Bull, truffés de logiciels privateurs et de machines servant à la surveillance des Tunisien-ne-s. #QuartDheureRigolade !

(Sous-titres français disponibles)

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« Au pays de Candy »: un e-book sur l’affaire Amesys https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/03/17/au-pays-de-candy-un-e-book-sur-laffaire-amesys/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/03/17/au-pays-de-candy-un-e-book-sur-laffaire-amesys/#respond Sat, 17 Mar 2012 18:01:27 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3224 L'article « Au pays de Candy »: un e-book sur l’affaire Amesys a été publié sur Révolte Numérique

Jean-Marc Manach a sorti hier « Au pays de Candy », un e-book sur le travail qu’il effectue notamment pour Owni sur l’affaire Amesys. Pour rappel, celle-ci mêle l’industrie de la surveillance numérique française et l’État à la Libye de Kadhafi, ainsi qu’à quelques unes des pires dictatures qui ont connu la … Lire la suite

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L'article « Au pays de Candy »: un e-book sur l’affaire Amesys a été publié sur Révolte Numérique

Jean-Marc Manach a sorti hier « Au pays de Candy », un e-book sur le travail qu’il effectue notamment pour Owni sur l’affaire Amesys. Pour rappel, celle-ci mêle l’industrie de la surveillance numérique française et l’État à la Libye de Kadhafi, ainsi qu’à quelques unes des pires dictatures qui ont connu la résistance dans le « monde Arabe » depuis un an.

Après la diffusion d’un reportage sur Canal + décortiquant la même affaire, beaucoup braquent à nouveau leur regard sur ce scandale politico-financier rendant la France soutien et complice des crimes commis par plusieurs dictateurs.

Nous apprenons d’ailleurs aujourd’hui l’arrestation de Abdallah Senoussi, terroriste, chef de la répression sous Kadhafi et… client d’Amesys pour le contrat passé avec la Libye. Une demande d’extradition de ce personnage (représentant une menace certaine pour les hauts responsables de notre belle « démocratie ») a rapidement été effectuée par la France.

Autre info de ces derniers jours: la plainte contre X déposée en septembre dernier par l’association de défense des droits de l’Homme Sherpa (visant Amesys), a été classée sans suite par le tribunal de Aix-en-Provence. Surprenant?

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« Traqués! » : de la surveillance française en Libye https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/03/16/traques-de-la-surveillance-en-libye/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/03/16/traques-de-la-surveillance-en-libye/#respond Thu, 15 Mar 2012 23:16:28 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3194 L'article « Traqués! » : de la surveillance française en Libye a été publié sur Révolte Numérique

Je l’ai évoqué dans le dernier article, un documentaire sur l’implication de la France dans la construction et la vente de systèmes d’interception des communications à grande échelle, est en ce moment diffusé sur Canal +. Réalisé par Paul Moreira, il semble être un excellent pas en avant dans la … Lire la suite

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L'article « Traqués! » : de la surveillance française en Libye a été publié sur Révolte Numérique

Je l’ai évoqué dans le dernier article, un documentaire sur l’implication de la France dans la construction et la vente de systèmes d’interception des communications à grande échelle, est en ce moment diffusé sur Canal +. Réalisé par Paul Moreira, il semble être un excellent pas en avant dans la diffusion d’une information encore honteusement occultée en France. Savoir que les personnes qui dirigent la France ont pu armer des dictatures, et que les outils utilisés étaient exportés dans le but de les tester (pour la France?), ne doit probablement pas être suffisamment vendeur pour la plupart des médias…

Plusieurs extraits longs sont mis à disposition pour celles et ceux qui n’auraient pas encore eu les moyens de visionner l’intégralité du document. C’est tout simplement glaçant, et une fois encore, les interventions révèlent l’extrême gravité de l’affaire et le cynisme des responsables économiques et politiques.






 


 


 

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Une vidéo sur la Libye censurée en France https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/03/15/une-video-sur-la-libye-censuree-en-france/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/03/15/une-video-sur-la-libye-censuree-en-france/#respond Thu, 15 Mar 2012 15:29:51 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3170 L'article Une vidéo sur la Libye censurée en France a été publié sur Révolte Numérique

Si vous avez suivi l’actualité ou mes « tweets » sur identi.ca, vous aurez noté que l’affaire Bull / Amesys refait surface. Bien que beaucoup se donnent du mal pour limiter la diffusion de l’information, notamment dans les grands médias télévisuels, un documentaire diffusé par Canal + relance la polémique autour de … Lire la suite

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L'article Une vidéo sur la Libye censurée en France a été publié sur Révolte Numérique

Si vous avez suivi l’actualité ou mes « tweets » sur identi.ca, vous aurez noté que l’affaire Bull / Amesys refait surface. Bien que beaucoup se donnent du mal pour limiter la diffusion de l’information, notamment dans les grands médias télévisuels, un documentaire diffusé par Canal + relance la polémique autour de l’implication d’entreprises françaises et de l’État, dans la vente d’un système de surveillance des communications à grande échelle. Quels en étaient les clients? Notre ami le colonel Kadhafi et son armée! (ouais ouais, les droits de l’homme, toussa toussa…)

Donc autant dire que ça siffle un peu dans les oreilles à Nicolas en ce moment!
Mais reflets.info a remarqué aujourd’hui qu’une vidéo humoristique de leurs confrères de Fhimt s’est retrouvée mystérieusement censurée sur Youtube, uniquement lorsque l’on se connecte avec une IP française:

Du coup, la question que je me pose suite à cette constatation, c’est: comment Google a t-il pu cautionner cette censure? Ne sont-ils pas d’ardents défenseurs de la liberté d’expression? On l’a bien vu avec la Chine: ils avaient refusé la censure sur demande de l’État non? (ok ils étaient pour si c’était de la part d’un tribunal chinois, mais faudrait pas non plus abuser hein! xD )

Si vous connaissez Reflets.info, vous n’êtes pas sans savoirs que ce sont des pénibles professionnels, et qu’ils ne cessent d’importuner de braves entreprises comme Amesys ou encore Qosmos, uniquement parce qu’ils ne sont pas très bons en politique étrangère, notamment en ce qui concerne la connaissance des dictatures africaines!

Ils nous proposent donc un lien vers la vidéo censurée en mp4, afin de l’uploader où vous chante. Vous pouvez également suivre la création des miroirs de cette vidéo sur le pad de Fhimt.

Voici l’objet du crime (notez le haut degré de sulfuritude interdisant tout autre réaction que la censure!):

 

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Contacté par une journaliste du site de débat Newsring (lancé sous la direction éditoriale de Frédéric Taddeï) pour participer à un sujet sur « Nouvelles technologies : peut-on échapper à l’emprise américaine ? », je me suis plié à l’exercice. C’est à partir de l’annonce du retrait de Dassault du projet de … Lire la suite

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L'article Nouvelles technologies: peut-on échapper à l’emprise américaine ? a été publié sur Révolte Numérique

Contacté par une journaliste du site de débat Newsring (lancé sous la direction éditoriale de Frédéric Taddeï) pour participer à un sujet sur « Nouvelles technologies : peut-on échapper à l’emprise américaine ? », je me suis plié à l’exercice.
C’est à partir de l’annonce du retrait de Dassault du projet de Cloud computing « à la française » que la journaliste s’est posé la question de la possibilité pour la France de développer son indépendance face à des services majoritairement américains.
Le débat et sa présentation sont disponibles à cette adresse.

Le point de vue développé ici s’attardera davantage à se demander s’il est possible d’échapper à l’emprise des États et des entreprises qui font fortune sur la surveillance des communications.

Il est coutume de dire qu’internet n’a pas de centre, et c’est vrai. En tant que réseau de réseaux décentralisé, il est en théorie conçu pour pouvoir fonctionner quelles qu’en soient les parties amputées. Mais il est aussi fréquent d’entendre que s’il devait y en avoir un, il serait aux États-Unis.

Avec le développement de la toile, de nombreuses entreprises américaines ont acquis un statut dominant voire quasi monopolistique dans certains domaines. Plus de neuf français sur dix utilisent des logiciels Microsoft et surfent sur le net grâce à Google, et près d’un sur trois a un profil Facebook.

Lorsque l’on parle de stockage des données en ligne (cloud computing), cela pose de façon évidente la question de la conservation et de la concentration des informations, et interroge sur le cadre juridique duquel elles dépendent.

Cette concentration pose problème dans plusieurs domaines :

La confidentialité des données

Concernant la confidentialité des données, et le respect à la vie privée, la constitution de supers bases de données contenant des quantités parfois astronomiques de détails sur nos habitudes de navigation, nos goûts, nos achats, nos symptômes, nos préoccupations, nos désirs etc., pose de sérieux problèmes.
Pour prendre le cas Google, il a été le premier groupe à dépasser le milliard de visiteurs uniques en mai dernier (selon comScore), et Youtube (appartenant à Google) annonce ce mois-ci les mille milliards de vidéos vues en 2011. Chacune de ces visites est l’occasion pour l’entreprise de peaufiner le profil des utilisateurs en fonction de leurs comportements.

La question du droit de l’information

À qui appartiennent les informations publiées par les internautes ? Dans le cas de Facebook par exemple, nous savons que les données « confiées » peuvent être réutilisées dans un cadre publicitaire notamment, et sont à la disposition de l’entreprise, même après suppression du compte (voir l’affaire de l’étudiant autrichien Max Schrems qui a reçu plus de 1200 pages d’informations sur sa personne après 3 ans d’utilisation du réseau et un compte soi disant supprimé).

Le rapport à la justice

C’est également vis à vis de la justice qu’il faut s’interroger, et plus particulièrement de l’État. C’est suite à des « révélations » de Gordon Frazer (directeur général de Microsoft) que la question du Patriot Act a refait surface sur le net. Rédigé suite aux attentats du 11 septembre 2001, le texte impose à toute entreprise américaine de fournir les renseignements dont elle dispose si l’État en fait la demande. Étant dans cette situation, Microsoft a, à l’occasion de la prise de parole de son responsable, avoué avoir déjà été en situation de répondre à cette exigence patriotique. C’est quasiment dans la foulée que le géant Google avait également confirmé avoir fait de même.

Il convient de préciser que le Patriot Act concerne toutes les entreprises américaines, qu’elles soient basées sur le sol américain ou non. Les serveurs de Google en Europe sont par exemple concernés, et toutes les données qu’ils renferment sont donc potentiellement réquisitionnables par les autorités d’outre-Atlantique.

C’est alors que se repose la question de la concentration des données. Avec 900 000 serveurs estimés dans le monde, une utilisation particulièrement élevée de son moteur de recherche en France, et une omniprésence de Google Analytics qui permet d’afficher des statistiques de fréquentation 1 2, Google prend l’allure d’une pieuvre menaçante tant pour la sécurité des internautes que pour celle des entreprises.

Le contrôle du réseau

L’intégrité du réseau ainsi que la garantie d’une circulation libre des contenus dépendent également, du fait de la main mise des entreprises américaines sur le web, du droit états-unien. L’actualité récente braque les projecteurs vers la chambre des représentants et le sénat américains, lesquels discutent deux projets de loi très similaires: Stop Online Piracy Act (SOPA) et Protect IP Act (PIPA). Ces deux Patriot Acts numériques visent à mettre en place des systèmes de contrôle et de censure d’internet dignes des plus grandes dictatures mondiales, et ce afin de préserver les seuls intérêts des ayants droit des industries culturelles américaines. Le passage de tels projets affecterait sans nul doute la totalité de la toile puisque qu’une grande partie des sites en ligne dépendront de ces textes.

Un cloud à la française ?

Cette situation de dépendance à l’égard du droit américain amène divers projets, dont Andromède, présenté comme un cloud à la française, à destination de l’e-administration, puis éventuellement des entreprises de l’hexagone.

Plutôt que de se concentrer directement sur l’administration et les entreprises, il me semble important d’aborder la question de façon plus large, dans le rapport à l’utilisateur en général.

En ce qui concerne la sécurité des données, il conviendrait de désigner clairement celui dont on souhaite se protéger. S’il s’agit de l’État, il n’y a nul doute pour dire que l’État Français ne se montre pas plus vertueux que son homologue américain, en témoignent l’adoption de la très répressive Loppsi II, la troisième position acquise par la France en tant que pays demandant à Google de dévoiler des informations sur ses utilisateurs (octobre 2011), ou encore son implication présumée dans l’affaire d’espionnage d’Amesys (voir ci-dessous).

Mais avec qui ?

Les partenaires associés au projet Andromède laissent perplexes les internautes qui auront rapidement mis le nez dans les questions de sécurité : Orange, Thales et Dassault (qui s’est retiré du projet en décembre).

France Télécom (qui possède la marque Orange), s’est illustré (bien que cela n’ait fait grand bruit), de façon indirecte dans l’affaire Amesys. En effet, l’entreprise possède de nombreuses actions chez Bull, dont Amesys est une filiale.
Cette dernière a été, suite à des révélation des sites Owni, Reflets.info, Wikileaks et le Wall Street Journal, accusée d’avoir vendu au régime de Kadhafi des armes numériques permettant la surveillance du réseau et des dissidents libyens , ainsi que des communications téléphoniques et satellites.

Thales a également été répertoriée par Wikileaks dans les Spy Files, comme étant l’une des entreprises françaises développant des outils de monitoring de masse sur les réseaux téléphoniques et internet.

Orange, c’est également l’annonce d’un bridage du net à 100 MO pour la fibre (et donc techniquement une remise en cause de l’illimité), ainsi que la volonté de développer le DPI (Deep Packet Inspection), la même technologie d’analyse des flux utilisée par Amesys en Libye, pour des usages courants. Parmi les dernières propositions, on notera la possibilité de faire analyser tout son trafic par Orange afin de pouvoir recevoir des publicités plus ciblées (c’est tout de même grandiose!).
Nombreux sont également ceux qui s’interrogent sur son respect de la neutralité du net, notamment en tant que propriétaire du portail Dailymotion. L’entreprise est en effet suspectée de brider le trafic à destination de son concurrent Youtube.

On ne présente plus non plus Dassault pour ce qui est de la construction et la vente d’armes et de matériel de guerre, pour ses relations commerciales avec Amesys, Thales ou d’autres, et sa complicité par la vente d’armes avec la dictature de Kadhafi.

Bref, on pourrait se demander ce qu’il y aurait à gagner à confier la gestion de nos données et leur sécurisation à de tels énergumènes.

Saucisson pinard ou autonomie ?

Parler de l’information sur le net, au-delà même du cloud (à la française ou non), pose donc un certain nombre de questions qui n’ont finalement pas toujours grand chose à voir avec des problématiques liées à la souveraineté nationale.
Il convient en effet de resituer les contextes d’énonciation : si l’État français peut chercher à gagner en indépendance grâce à Andromède, il n’en reste pas moins extrêmement conciliant (et d’avantage encore : voir l’inauguration des bureaux parisiens de Google par Nicolas Sarkozy) avec une entreprise comme Google, qui évite pourtant sciemment la fiscalité française en se basant en Irlande.
Son indépendance vis à vis de la juridiction américaine, notamment dans le domaine de la sécurité nationale ne semble représenter que peu d’intérêt pour l’internaute moyen, étant données les pratiques auxquelles il semble s’adonner sur son propre territoire ou dans les pays du Maghreb et du Moyen-Orient.

D’autre part, on va de ce fait observer une fuite des militants vers les États-Unis pour échapper à la surveillance et la censure française, comme ce fut le cas pour le site Copwatch Nord Île-de-France par exemple. Pour ces activistes, être « autonome » (hébergé) en France ne signifie pas pour autant liberté.

Héberger ses données à distance amène enfin à prendre en compte d’abord la question du chiffrement, afin de garantir une confidentialité à minima de ce qui est entreposé sur des serveurs tiers, mais aussi celle des outils secondaires qui peuvent être utilisés. Gardons en tête l’exemple de Google Analytics, lequel fait office de véritable cheval de Troie sondant pour le géant de Mountain View, une bonne partie des visites de sites sur la toile.

Finalement, ne serait-ce pas l’occasion de réhabiliter dans certains cas le principe l’auto-hébergement et l’hébergement coopératif, probablement l’une des pratiques la plus en phase avec l’écologie du net ?

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Conférence Deep Packet Inspection à l’Assemblée Nationale https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/23/conference-deep-packet-inspection-a-l%e2%80%99assemblee-nationale/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/23/conference-deep-packet-inspection-a-l%e2%80%99assemblee-nationale/#respond Fri, 23 Dec 2011 01:13:50 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2506 L'article Conférence Deep Packet Inspection à l’Assemblée Nationale a été publié sur Révolte Numérique

Pour celles et ceux qui ont un peu de temps, et qui souhaitent revenir sur l’affaire Amesys et celles qui y sont liées, cette rencontre à l’Assemblée Nationale avec Christian Paul (Député PS), Olivier Laurelli (Reflets.info), Jean-Marc Manach (Owni.fr), Antoine Champagne « Kitetoa » (Reflets.info), Jean-Marc Salmon (Owni.fr), Olivier Tesquet (Télérama), est … Lire la suite

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L'article Conférence Deep Packet Inspection à l’Assemblée Nationale a été publié sur Révolte Numérique

Pour celles et ceux qui ont un peu de temps, et qui souhaitent revenir sur l’affaire Amesys et celles qui y sont liées, cette rencontre à l’Assemblée Nationale avec Christian Paul (Député PS), Olivier Laurelli (Reflets.info), Jean-Marc Manach (Owni.fr), Antoine Champagne « Kitetoa » (Reflets.info), Jean-Marc Salmon (Owni.fr), Olivier Tesquet (Télérama), est faite pour vous!


Durée: 1h56

Transcription écrite
Conférence Deep Packet Inspection à l’Assemblée Nationale

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Affaire Amesys: l’État français botte en touche https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/21/affaire-amesys-letat-francais-botte-en-touche/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/21/affaire-amesys-letat-francais-botte-en-touche/#comments Wed, 21 Dec 2011 02:39:27 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2426 L'article Affaire Amesys: l’État français botte en touche a été publié sur Révolte Numérique

Les députés de l’opposition Christian Paul et Daniel Goldberg ont interrogé ce mardi à l’Assemblée Nationale, les ministres Gérard Longuet et Claude Guéant sur le rôle de l’État français dans la vente d’armes de surveillance massive de la population à la Libye. On le rappelle, depuis la chute du régime … Lire la suite

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L'article Affaire Amesys: l’État français botte en touche a été publié sur Révolte Numérique

Les députés de l’opposition Christian Paul et Daniel Goldberg ont interrogé ce mardi à l’Assemblée Nationale, les ministres Gérard Longuet et Claude Guéant sur le rôle de l’État français dans la vente d’armes de surveillance massive de la population à la Libye.

On le rappelle, depuis la chute du régime de Kadhafi, il est désormais avéré qu’un système nommé Eagle, permettant au dictateur de surveiller ses opposants notamment sur le net, a été vendu par l’entreprise française Amesys en 2007.

Ce type de transactions est bien évidemment soumis à autorisation: l’article 226 du code pénal stipule que « la fabrication, l’importation, la détention, l’exposition, l’offre, la location ou la vente » de systèmes « permettant de porter atteinte à l’intimité de la vie privée et au secret des correspondances »  sont « soumis à une autorisation délivrée par le Premier ministre »…

On pourra aussi noter, histoire de pimenter un peu tout ça, que  Tiphaine Hecketsweiler, directrice de la communication chez Bull (propriétaire de Amesys et en partie détenu par l’État), est aussi la fille de Gérard Longuet, le ministre de la défense… C’est pas la classe ça?

Je vous laisse apprécier ce bon nectar de mauvaise foi:

 

Se reporter au dossier pour aller plus loin

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Amesys: ne dites pas espionnage mais lutte contre la pédophilie! https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/10/amesys-ne-dites-pas-espionnage-mais-lutte-contre-la-pedophilie/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/10/amesys-ne-dites-pas-espionnage-mais-lutte-contre-la-pedophilie/#respond Fri, 09 Dec 2011 23:58:03 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2262 L'article Amesys: ne dites pas espionnage mais lutte contre la pédophilie! a été publié sur Révolte Numérique

En début de semaine, Bruno Samtmann, le directeur commercial de l’entreprise française Amesys, filiale de Bull, désormais célèbre pour avoir vendu à Kadhafi des systèmes de surveillance de la population, s’est enfin exprimé sur le sujet auprès de journalistes de France 2. On ne les avait pas encore entendus depuis … Lire la suite

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L'article Amesys: ne dites pas espionnage mais lutte contre la pédophilie! a été publié sur Révolte Numérique

En début de semaine, Bruno Samtmann, le directeur commercial de l’entreprise française Amesys, filiale de Bull, désormais célèbre pour avoir vendu à Kadhafi des systèmes de surveillance de la population, s’est enfin exprimé sur le sujet auprès de journalistes de France 2.

On ne les avait pas encore entendus depuis les premières fuites il y a 3 – 4 mois, mais il faut croire que les documents publiés par Wikileaks ont fait déborder le vase…

Nous apprenons donc enfin que Eagle, le système vendu à la dictature libyenne, était en fait destiné à la traque des pédophiles, des terroristes et des narco-trafiquants!

De plus, les listes d’opposants qui étaient à l’intérieur même des manuels d’utilisation ont été selon lui rajoutées par les libyens. Il ajoute que ce ne sont soi-disant pas des opposants qui ont été observés, mais des pédophiles… xD

Grosso modo, si on prend en compte qu’une bonne partie des personnes qui étaient exilées et sous surveillance, occupent aujourd’hui des fonctions officielles en Libye, on se dit que ça fait un beau gouvernement de pédophiles quand même! (et après ça y’en a qui critiquent encore l’église catholique!)

Leçon de mauvaise foi donc:

Cliquez pour visionner (lien Vimeo)

Pour celles et ceux qui apprécient particulièrement cet exercice de la langue, voir le collègue de chez Qosmo qui tient bien la route aussi!

 

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La France arme les dictatures pour la surveillance du net https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/03/comment-la-france-arme-t-elle-les-dictatures-pour-la-surveillance-dinternet/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/03/comment-la-france-arme-t-elle-les-dictatures-pour-la-surveillance-dinternet/#respond Sat, 03 Dec 2011 22:47:34 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2216 L'article La France arme les dictatures pour la surveillance du net a été publié sur Révolte Numérique

Suite aux révélations de Wikileaks cette semaine, mais également à l’excellent travail mené par Owni ou encore des sites comme reflet.info, j’ai pensé qu’il serait intéressant de reposter ces vidéos sur l’implication de la France dans cette affaire. La première revient avec un journaliste de Owni sur l’implication de Amesys, … Lire la suite

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L'article La France arme les dictatures pour la surveillance du net a été publié sur Révolte Numérique

Suite aux révélations de Wikileaks cette semaine, mais également à l’excellent travail mené par Owni ou encore des sites comme reflet.info, j’ai pensé qu’il serait intéressant de reposter ces vidéos sur l’implication de la France dans cette affaire.

La première revient avec un journaliste de Owni sur l’implication de Amesys, entreprise française, dans la surveillance du peuple libyen. Sont également évoquées, les questions qui se posent vis à vis de la responsabilité de l’État français dans cette affaire, qui lui même est actionnaire de Bull, l’entreprise mère, mais aussi de l’utilisation de ces technologies en France.

La seconde met en scène le patron de Qosmos, l’une des entreprises françaises pointées par Wikileaks comme développant des technologies de surveillance. Même si c’est un peu long, ça vaut le détour: il est pas très à l’aise pépère! 😀


Aller voir le site

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Wikileaks publie une carte du monde de la surveillance numérique https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/01/wikileaks-publie-une-carte-du-monde-de-la-surveillance-numerique/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/01/wikileaks-publie-une-carte-du-monde-de-la-surveillance-numerique/#comments Thu, 01 Dec 2011 18:23:34 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2030 L'article Wikileaks publie une carte du monde de la surveillance numérique a été publié sur Révolte Numérique

Wikileaks, OWNI et d’autres organismes de presse ont effectué un sérieux travail de recensement des entreprises participant à la surveillance du réseau au niveau mondial, et nous proposent une carte interactive. De nombreux documents originaux (près de 1100) sont une fois encore mis à disposition du grand public. Les outils … Lire la suite

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L'article Wikileaks publie une carte du monde de la surveillance numérique a été publié sur Révolte Numérique

Wikileaks, OWNI et d’autres organismes de presse ont effectué un sérieux travail de recensement des entreprises participant à la surveillance du réseau au niveau mondial, et nous proposent une carte interactive.
De nombreux documents originaux (près de 1100) sont une fois encore mis à disposition du grand public.

Les outils de surveillance utilisés par ces entreprises provenant en grande majorité de démocraties occidentales sont rangés en  5 catégories:

  • Les systèmes de surveillance d’Internet (Internet monitoring)
  • Les outils de pénétration ou chevaux de Troie (Trojan)
  • Les systèmes d’écoutes téléphoniques (Phone monitoring)
  • Les outils de captation et d’analyse de la voix (Speech analysis)
  • Les systèmes d’interception des SMS (SMS monitoring)
  • Les outils de géolocalisation (GPS Tracking).

On remarque une fois de plus que la France n’est pas en reste, notamment « grâce » au travail de l’entreprise Amesys, filiale de Bull dont l’État est actionnaire à 5%, et qui s’est largement illustrée de par sa collaboration avec le régime de Kadhafi.

Rappelons également que la France s’était équipée des mêmes outils de surveillance de masse pour son propre territoire, et que nous apprenions il y a peu que le Maroc fait également partie des clients de la boîte…

Lecture du dossier du site OWNI fortement conseillée!
– Internet massivement surveillé
– Des réfugiés sur écoute
– La carte d’un monde espionné
– Dossier de presse Scoop it

Cliquez pour accéder au site

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Espionnage en Libye: la France exporte son savoir-faire https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/09/10/espionnage-en-libye-la-france-exporte-son-savoir-faire/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/09/10/espionnage-en-libye-la-france-exporte-son-savoir-faire/#comments Sat, 10 Sep 2011 01:06:57 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=1149 L'article Espionnage en Libye: la France exporte son savoir-faire a été publié sur Révolte Numérique

Depuis quelques semaines, la polémique enfle. La victoire des rebelles libyens laisse se dévoiler peu à peu les secrets de l’ancien régime. L’un des derniers en date: la filiale Amesys du groupe informatique français Bull a aidé les services secrets de Kadhafi à développer son système de surveillance de la … Lire la suite

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Depuis quelques semaines, la polémique enfle. La victoire des rebelles libyens laisse se dévoiler peu à peu les secrets de l’ancien régime.
L’un des derniers en date: la filiale Amesys du groupe informatique français Bull a aidé les services secrets de Kadhafi à développer son système de surveillance de la population!
Le dossier est loin d’être clôturé, (voit-on un jour le bout de ce genre d’affaires?).
Mais il semblerait bien que l’État français ne soit pas totalement étranger à cette initiative.

Afin de nous aider à y voir plus clair, le site Hardabud a publié cette infographie sous licence creative commons (CC-by).
Vous pouvez, au cours de la lecture, cliquer sur les sources afin d’aller plus loin dans vos recherches. Profitons-en!

Pour y accéder, cliquer ici!

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