Google (analyses) – Révolte Numérique https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org Pour l'autodéfense numérique Sat, 25 Jul 2015 12:41:36 +0000 fr-FR hourly 1 Google récupère les photos de votre smartphone en douce https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/07/12/google-recupere-les-photos-de-votre-smartphone-en-douce/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/07/12/google-recupere-les-photos-de-votre-smartphone-en-douce/#comments Sun, 12 Jul 2015 20:23:28 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4969 L'article Google récupère les photos de votre smartphone en douce a été publié sur Révolte Numérique

Si vous aimez tester les nouvelles applications ou essayer les dernières innovations Google, vous feriez mieux de vous taper les 45 pages de conditions d’utilisation avant de faire votre choix. Car une fois encore, Google montre par le biais de son application Google Photos à quel point la récolte des … Lire la suite

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L'article Google récupère les photos de votre smartphone en douce a été publié sur Révolte Numérique

truman

Si vous aimez tester les nouvelles applications ou essayer les dernières innovations Google, vous feriez mieux de vous taper les 45 pages de conditions d’utilisation avant de faire votre choix. Car une fois encore, Google montre par le biais de son application Google Photos à quel point la récolte des données personnelles est plus importante que l’éthique.

David Arnott, un journaliste du Nashville Business Journal, en a fait l’amère expérience récemment. Ayant téléchargé Google Photos, une application qui centralise vos clichés en ligne et les trie selon leur contenu, il s’est rendu compte par hasard que même après désinstallation, des photos de sa famille étaient toujours synchronisées sur le portail dédié.

Dans une vidéo, le journaliste a refait l’expérience face caméra pour illustrer sa découverte. On l’y voit activer la synchronisation des fichiers, désinstaller Google Photo, puis photographier son mug. Quelques secondes plus tard, le cliché du mug apparaissait sur le portail de l’application.

La réponse mail de Google précise que le journaliste aurait dû régler à nouveau les paramètres de synchronisation dans le Google Play Services settings, car contrairement aux autres applications, les paramètres de Google Photos sont gérés à cet endroit.

Une belle petite astuce pour continuer à récupérer des informations personnelles quand bien même l’utilisateur aurait signifié le retrait de son accord par la désinstallation de l’application.

Ce type de magouilles est malheureusement monnaie courante et risque d’amplifier encore la méfiance qui se développe envers les smartphones et autres pompes à données. Si le réglage des paramètres est faisable, on ne conseillera tout de même jamais assez de désinstaller les applications Google de son appareil si le respect de la vie privée est quelque chose à quoi vous tenez.
Les alternatives sont là, n’hésitez-pas!

giphy« I need some privacy »

Pour changer d’air, voir notamment: CyanogenMod ou FDroid (mais des smartphones tournent aussi maintenant sur Firefox OS).

Source

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Google intègrera des informations médicales dans ses résultats https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/02/14/google-integrera-des-informations-medicales-dans-ses-resultats/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/02/14/google-integrera-des-informations-medicales-dans-ses-resultats/#respond Sat, 14 Feb 2015 12:34:39 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4756 L'article Google intègrera des informations médicales dans ses résultats a été publié sur Révolte Numérique

C’est probablement la prochaine étape majeure du développement des nouvelles technologies: la conquête des corps. Que ce soit par le Quantified Self et les appareils de mesures corporelles, par les services d’analyse ADN comme celui dont Google est un grand soutien ou par la consultation médicale en ligne, les géants … Lire la suite

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doctor_google

C’est probablement la prochaine étape majeure du développement des nouvelles technologies: la conquête des corps. Que ce soit par le Quantified Self et les appareils de mesures corporelles, par les services d’analyse ADN comme celui dont Google est un grand soutien ou par la consultation médicale en ligne, les géants du net s’intéressent à notre santé.

Ils ne sont d’ailleurs pas les seuls, puisque ce sont aussi les assurances qui flairent le bon plan et entrevoient les contrats du futur en fonction de notre hygiène de vie.

D’ici peu, Google proposera donc aux américains des résultats relatifs aux pathologies à propos desquelles ils pourraient se poser des questions.

Un choix qui peut se révéler être lourd de conséquences…

C’est juste pour voir…

La consultation du web pour en savoir plus sur nos éventuels symptômes est une pratique déjà fort répandue. Les sites ne manquent pas, et leur succès n’est plus à prouver. Pour ne pas louper le coche, Google intégrera lui aussi des informations médicales lorsque nous utiliserons son moteur de recherche. Conscient des dérives possibles, la firme prévient:

« Nous vous montrerons les symptômes typiques et les traitements, ainsi que des détails sur les particularités de la maladie : est-ce qu’elle est grave, est-ce qu’elle contagieuse, quelle est la population la plus affectée et ainsi. Pour certains maux, vous verrez aussi des illustrations de haute qualité provenant des illustrateurs médicaux homologués »

 

C’est donc avec un grand culot que Google se déresponsabilise déjà des conséquences qu’aura cette décision. Quel internaute ne sait-il pas déjà qu’Internet ne peut remplacer un médecin mais s’entête pourtant à donner lui-même un nom à un symptôme supposé? La consommation de ce type de données est addictive et renforce bien souvent de petites tendances à « l’hypocondrie » ou crée des « psychoses ». Au moindre problème, certains se ruent sur ces sites, et partant d’une manifestation anodine de leur corps, ils tombent nez à nez avec un diagnostique alarmiste (cancer, SIDA etc.).
Ces personnes savent pourtant qu’un site ne remplace pas un médecin…

Alors quoi qu’il puisse en dire, quand Google affirme qu’il ne s’agit que de données sur les maladie mais précise tout de même que des médecins les ont vérifiées, il essaie objectivement d’en renforcer la légitimité en tant qu’outil de diagnostique. Mais on ne s’improvise pas docteur en médecine.

Humanisme ou stratégie commerciale?

On le répétera jamais assez: Google est une entreprise commerciale qui repose sur la collecte de données personnelles dans le but de les revendre à des annonceurs. Lorsque l’on parle de santé, les enjeux semblent encore plus dérangeants que d’accoutumée. À quoi ressemblera l’Internet de demain lorsque nos recherches d’informations sur des symptomes nous mettront directement en contact avec des laboratoires pharmaceutiques? Dors et déjà, les pharmacies peuvent acheter des mots-clés relatifs à des médicaments dans certains pays.

En parallèle, l’automédication a déjà gagné beaucoup de terrain à cause du déremboursement de nombreux médicaments d’usage courant. Ce sont aussi les supermarchés qui poussent à adopter le modèle américain qui permet la vente libre de nombreux produits.
Quel voie est-on en train d’emprunter? Sommes-nous bien certains de vouloir confier notre santé à des entreprises dont l’objectif est l’accumulation de profits sans limites, quand bien même cela signifierait fractionner nos corps en données monétisables? Serons-nous toujours propriétaires des données concernant notre corps? Quel secret médical pour demain? Quel contrôle des politiques de santé quand ce sont des entreprises plus fortunées que des États qui mènent la danse? Les interrogations persistent.

Mais pour les fondateurs de Google, si problème il y a, ce n’est pas au niveau de l’éthique, mais du côté de normes de régulation jugées excessives qu’il se situe:

« La santé est tout simplement tellement régulée que c’est un cauchemar que d’y faire des affaires. Ce n’est tout simplement pas là que j’ai envie de passer mon temps. Et même si nous avons quelques projets santé, nous les pousserons jusqu’à un certain stade. Mais je pense que les contraintes règlementaires aux Etats-Unis sont tellement importantes qu’elles dissuaderaient n’importe quel entrepreneur. » Sergey Brin

 

« je trouve vraiment très intéressante la possibilité d’améliorer la santé grâce aux données. Mais je suis d’accord avec ce que vient de dire Sergey. Ce business est tellement régulé qu’il en devient très compliqué. Je m’inquiète vraiment que ces régulations ne nous tiennent à l’écart de possibilités fantastiques. » Larry Page

 

Les technologies numériques peuvent amener de grandes avancées dans le domaine de la médecine lorsque des professionnels qualifiés et responsables s’en emparent. Mais si des entreprises comme Google, Apple ou IBM se lancent sur ce marché, nous ferions mieux de rester méfiants; car collecte de données, recherche du profit, et santé, ne font pas toujours bon ménage…

Pour creuser un peu le sujet: http://www.numerama.com/magazine/28489-la-medecine-personnalisee-ou-la-sante-confiee-a-google-et-apple.html

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Google Now va vous envoyer des pubs géolocalisées https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/05/07/google-now-va-vous-envoyer-des-pubs-geolocalisees/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/05/07/google-now-va-vous-envoyer-des-pubs-geolocalisees/#respond Wed, 07 May 2014 14:34:44 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4545 L'article Google Now va vous envoyer des pubs géolocalisées a été publié sur Révolte Numérique

Vous vous souvenez de cette scène dans Minority Report, au court de laquelle le héros entre dans un centre commercial, et que les écrans de publicité scannent son iris pour pouvoir adapter les contenus diffusés? Si nous sommes encore bien loin de ce type de procédés, le principe de la … Lire la suite

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L'article Google Now va vous envoyer des pubs géolocalisées a été publié sur Révolte Numérique

lave_pub

Vous vous souvenez de cette scène dans Minority Report, au court de laquelle le héros entre dans un centre commercial, et que les écrans de publicité scannent son iris pour pouvoir adapter les contenus diffusés? Si nous sommes encore bien loin de ce type de procédés, le principe de la publicité personnalisée et géolocalisée commence à se développer depuis quelques temps. Dans sa dernière mise à jour, l’assitant multifonctions pour Android, Google Now, franchit un pas décisif en proposant ce type de service à tous ses utilisateurs.

Consulter c’est vouloir acheter

Le principe est assez simple: à partir de vos recherches effectuées avec Google search, l’application Google Now prendra l’initiative de vous envoyer des notifications signalant la présence d’un produit déjà consulté sur la toile, au passage devant une boutique censée le vendre. Pour l’instant, les questions de stocks ne sont pas prise en compte, mais le développement des puces RFID dans les marchandises permettrait à l’avenir d’affiner les informations proposées. Autre interrogation: nous ne savons pas jusqu’à quand ce traçage peut remonter dans les historiques de consultation.

D’ici peu, vous passerez donc devant un magasin, et Google vous rappellera aimablement que vous aviez consulté une page concernant un produit situé à proximité, et que c’est le moment d’aller assouvir vos pulsions consommatrices, que le bonheur est à portée de main.

En lisant quelques commentaires sur la question, je suis tombé sur des critiques sous-entendant que la faille de ce système résidait dans le fait qu’elle considère que consulter c’est vouloir acheter, ce qui est faux pour beaucoup d’entre nous.

Certes, le net s’est à tel point transformé en boutique géante que nous tombons très régulièrement sur des offres commerciales, volontairement ou non, et que nous ne souhaitons pas acquérir tout ce que nous voyons. Mais y voir une erreur de la part de Google me semble illusoire. Le principe est en fait plutôt traditionnel dans la pub, et consiste à créer un besoin qui n’existe peut-être pas encore, et à installer l’image de la marque dans nos esprits, dans le champ des options possible au moment de l’achat.

Pour Google, cette application a pour but de « vous rappeler que vous voulez ce produit ». Cette phrase est en fait à ranger dans les slogans assurant la promotion de l’application, et non au rang d’une quelconque analyse de son utilité. Car lorsque les dirigeants de l’entreprise se lâchent un peu, c’est un tout autre discours qui émerge, beaucoup plus proche de l’idée de création du besoin:

« Nous allons devenir de plus en plus forts au niveau de la personnalisation. L’objectif, c’est que les utilisateurs de Google puissent en venir à poser une question comme “ que dois-je faire à présent ?” ou encore “ quel job devrais-je prendre ? ».

Plus qu’un assitant, Google Now renforce donc un peu plus les stratégies des vendeurs de rêves, et les énormes capacités de la firme de Moutain View en tant que régie publicitaire.

Certes, tout cela peut paraître bien inoffensif.  Mais ces technologies se développant, il est tout à fait légitime de questionner la place qu’occupera demain le libre arbitre dans une société qui repose à ce point sur la suggestion et la prescription des comportements à tous les niveaux: ici celui des achats, mais parfois celui des interactions sociales (propositions d' »amis » sur les réseaux, et géolocalisation de ceux-ci), sur les des choix politiques (voir les campagnes 2.0 d’Obama et dans une moindre mesure de François Hollande), sur fonction des corps (normalisation, biométrie…) etc.

Ne perdons pas de vue non plus que les messages publicitaires sont en pleine mutation « grâce » au réseau, et que ceux-ci se font de plus en plus viraux (partagés volontairement sur les réseaux à l’occasion de buzz par exemple), incluant le consommateur à la source (leur contenu est orienté par la récolte des données privées, le succès ou non validé par le partage et les commentaires outrés ou approbateurs) etc.

Le format somme toute très classique de l’annonce identifiée comme telle que propose Google Now n’est sans aucun doute qu’une première étape d’un long processus en développement.

Reste la certitude enfouie en chacun de nous, que notre volonté ne craint pas de si grossières manipulations.
Fin avril, Google affichait pourtant une croissance de 19% de son chiffre d’affaires à 15,42 milliards de dollars…

Alors? Qui va gagner le pari?

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Pourquoi vous ne devriez pas utiliser Google Chrome https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/04/23/pourquoi-vous-ne-devriez-pas-utiliser-google-chrome/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/04/23/pourquoi-vous-ne-devriez-pas-utiliser-google-chrome/#comments Wed, 23 Apr 2014 21:17:57 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4512 L'article Pourquoi vous ne devriez pas utiliser Google Chrome a été publié sur Révolte Numérique

Il en a été question à mainte et mainte reprises ici, le modèle de l’entreprise Google repose quasi exclusivement sur la récolte de données personnelles en vue de personnaliser davantage les publicités et résultats affichés par le moteur de recherche et les sites traitants avec des partenaires. En clair, Google … Lire la suite

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chrome_oreille

Il en a été question à mainte et mainte reprises ici, le modèle de l’entreprise Google repose quasi exclusivement sur la récolte de données personnelles en vue de personnaliser davantage les publicités et résultats affichés par le moteur de recherche et les sites traitants avec des partenaires. En clair, Google est une régie publicitaire proposant des services qui ont pour fonction d’augmenter ses bases de données sur les utilisateurs et leurs centres d’intérêts.

Hégémonie et coups fourrés

Ses services sont très nombreux, et bien souvent les plus populaires. Le moteur de recherche est de loin le plus utilisé en France et dans de nombreux pays, Android est premier sur le marché des OS mobiles, Youtube draine des flux monstrueux de données, Gmail, Google Maps ou encore Google Drive, sont des références dans leurs domaines. Inutile de parler également des Chrome Books, lesquels ne laissent absolument aucune porte de sortie pour échapper aux serveurs du géant de Moutain View.

Il y a peu, le logiciel libre Firefox tenait le haut du pavé dans le domaine des navigateurs web. Les possibilités en terme de personnalisation offertes par l’ouverture du code ont incontestablement participé à la popularisation d’un web plus ouvert, et adaptés à nos besoins. Mais aujourd’hui, Google Chrome est devenu le premier navigateur, et renforce la domination de Google dans les technologies web.

Supposé plus simple et plus rapide, il n’inquiète que peu de gens, et s’installe parfois sans même prévenir. C’est le cas en particulier avec le très célèbre antivirus gratuit Avast. Notons que cette méthode d’installation liée à un autre logiciel fait irrésistiblement penser aux vieux adwares (programmes publicitaires) et sypwares (programmes espions) qui s’installent sournoisement sur notre machine, ajoutant telle ou telle barre de recherche envahissant notre navigateur, ou ces programmes dont on ignore la présence et qui communiquent bien des informations vers des serveurs dont on ne soupçonne l’existence à priori.

Pourquoi Google Chrome est-il un spyware?

À peine sorti en 2008, le navigateur avait déclenché les foudres de certains internautes, et était accusé de cacher des fonctionnalités malveillantes. La polémique s’était notamment orientée vers un petit programme au fonctionnement louche et qui aurait permis à Google de continuer à tracker les utilisateurs même après avoir desinstallé le navigateur.

Et lorsque l’on jette un œil sur la définition de logiciel espion sur Wikipédia, on tombe là-dessus:

Un logiciel espion (aussi appelé mouchard ou espiogiciel ; en anglais spyware) est un logiciel malveillant qui s’installe dans un ordinateur dans le but de collecter et transférer des informations sur l’environnement dans lequel il s’est installé, très souvent sans que l’utilisateur en ait connaissance. L’essor de ce type de logiciel est associé à celui d’Internet qui lui sert de moyen de transmission de données.

Voyons donc comment se comporte le navigateur de Google, et constatons à quel point cette définition lui sied bien.

Dans l’avis de confidentialité de Google Chrome, on trouve ceci:

Sur les informations récoltées:

« Lorsque vous utilisez un navigateur, y compris Chrome, pour contacter les serveurs Google, Google reçoit par défaut des informations de connexion standards comprenant l’adresse IP de votre système, ainsi qu’un ou plusieurs cookies. »

Chaque copie du navigateur est identifiable également par un numéro unique, facilitant sans nul doute la reconnaissance des utilisateurs en ligne. Des statistiques peuvent également être envoyées à Google concernant l’usage fait du logiciel à l’installation.

Mais Google est aussi partageur:

« Pour accéder à certains contenus, il est possible que le navigateur Chrome pour Windows, Chrome OS ou le Chromecast doive transmettre à divers partenaires de contenu et sites Web un identifiant unique stocké sur votre système, à l’aide d’Adobe Flash Access. »

 

« Les tiers auxquels votre identifiant unique est transmis peuvent l’associer aux informations personnelles que vous leur communiquez. L’utilisation par Google d’un identifiant unique dans le but de fournir des contenus depuis les serveurs Google est soumise aux règles de confidentialité Google. »

Mais à quoi peuvent-elles bien servir?

« Les informations envoyées à Google lorsque vous utilisez Chrome sont traitées en vue de l’exécution et de l’amélioration du navigateur et d’autres services Google. Les informations envoyées à d’autres opérateurs de sites Web sont soumises aux règles de confidentialité de ces sites. Chrome stocke des informations sur votre système dans le but d’améliorer ses performances, et de vous fournir des fonctionnalités et des services utiles. » [???]

Sur les recherches effectuées:

« Lorsque vous saisissez des URL ou des requêtes dans la barre d’adresse de Chrome (l’omnibox), ou dans le champ de recherche du lanceur d’applications, les premières lettres peuvent être transmises à votre moteur de recherche par défaut afin que des prédictions de termes ou d’URL vous soient automatiquement proposées. »

 

« De plus, pour les utilisateurs connectés, le texte que vous saisissez dans le champ de recherche du lanceur d’applications peut être envoyé à Google afin que des recommandations vous soient proposées pour vos contacts et les applications que vous recherchez éventuellement. »

Marque pages, Historique de navigation, Téléchargements, et sites consultés sont eux-aussi enregistrés analysés, et bien sûrs mis en relation avec votre compte si vous en avez un:

« Si vous vous connectez au navigateur Chrome, à Chrome OS ou à un appareil Android sur lequel Chrome a été préinstallé avec votre compte Google, la fonctionnalité de synchronisation est alors activée. Nous stockons certaines informations associées à votre compte Google sur nos serveurs, telles que les favoris, l’historique et d’autres paramètres. »

Mais Chrome vous aide à parler toutes les langues…

« Lorsque vous utilisez la fonctionnalité de traduction de Chrome, le contenu que vous saisissez est envoyé au moteur de recherche Google afin d’être traduit. »

… Et aussi à mieux maîtriser la votre…

« Lorsque vous utilisez la fonctionnalité de vérification orthographique de Chrome, qui est basée sur la même technologie que celle de la recherche Google pour détecter les fautes d’orthographe, le texte saisi est envoyé à Google pour vous proposer des suggestions de corrections orthographiques et grammaticales. »

Si vous utilisez des outils de reconnaissance vocale et que vous avez accepté l’envoi de statistiques, « d’autres informations sont envoyées à Google, y compris l’URL du site Web sur lequel vous utilisez la saisie vocale, la version de votre système d’exploitation, ainsi que le fabricant et la marque de l’appareil et du matériel audio que vous utilisez. »

Vous utilisez la fonction de géolocalisation intégrée au navigateur? Google sera heureux d’envoyer vers ses serveurs « certaines informations concernant votre réseau local aux services de géolocalisation de Google afin de déterminer votre position approximative. »

Cela peut comprendre:

« [Des] caractéristiques des routeurs Wi-Fi et les identifiants des antennes-relais les plus proches de vous, la puissance du signal de votre connexion Wi-Fi ou de votre mobile, ainsi que l’adresse IP actuellement attribuée à votre appareil. Nous utilisons ces informations pour déterminer votre position, ainsi que pour améliorer le fonctionnement et la qualité de Chrome et des services de géolocalisation de Google. »

 

« Dans le but d’aider à améliorer la fonctionnalité de navigation sécurisée, vous pouvez envoyer des données supplémentaires lorsque vous consultez un site qui semble contenir des logiciels malveillants.« 

Et en navigation privée?

« Le navigateur communique de plus régulièrement avec les serveurs de Google afin d’estimer à quels moments les personnes se connectent, pendant combien de temps etc. »

 Sous Android

N’oublions pas les terminaux mobiles, qui représentent une part grandissante des moyens d’accès au web. Installé par défaut, Chrome se montre assez gourmand en permissions. Jugez par vous-même:

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Parmi les spécificités mobile: si vous avez autorisé l’accès à la géolocalisation par les applications Google, Chrome pourra par exemple s’en servir pour vous présenter des résultats personnalisés. L’un des marchés émergeant développe en effet des propositions de publicités ciblées lorsque l’on passe devant un magasin par exemple.

En bref

Enfin, et quelque soit le type de terminal, n’oublions pas qu’en tant que logiciel privateur (non libre), il n’est possible de connaître le fonctionnement de Chrome que par ce que ses concepteurs veulent bien nous en dire. Seul le logiciel libre nous permet de connaître exactement la manière dont les programmes se comportent.

Firefox sera donc préférable à Chrome, mais il sera tout de même nécessaire d’apporter quelques modifications, car là encore, l’hégémonie de Google en a fait un relais à sa récolte de données personnelles.

Il existe également Chromium, qui est le projet libre sur lequel est basé Chrome.

Droit de réponse…

En droit de réponse et en guise de loyauté, laissons la parole à Éric Schmidt, président du Conseil d’Administration de Google et ancien PDG, lequel défend fort bien la philosophie de ses produits:

« C’est un futur où vous n’oubliez rien. Dans ce futur nouveau, vous n’êtes jamais perdu. Nous connaîtrons votre position au mètre près et bientôt au centimètre près. Vous n’êtes jamais seul, vous ne vous ennuyez jamais, les idées ne viennent jamais à vous manquer. »

 

« Google a pour règle d’aller jusqu’au bord de ce qui pourrait vous donner la chair de poule et de ne pas aller plus loin. Je dirais qu’implanter des choses dans votre cerveau franchit cette ligne rouge. Du moins pour l’instant, jusqu’à ce que la technologie s’améliore. »

 

« Nous allons devenir de plus en plus forts au niveau de la personnalisation. L’objectif, c’est que les utilisateurs de Google puissent en venir à poser une question comme “ que dois-je faire à présent ?” ou encore “ quel job devrais-je prendre ?” « .

Le meilleur des monde…

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Publicités dans Firefox: la trahison au logiciel libre https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/02/12/publicites-dans-firefox-la-trahison-au-logiciel-libre/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/02/12/publicites-dans-firefox-la-trahison-au-logiciel-libre/#comments Wed, 12 Feb 2014 13:25:58 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4375 L'article Publicités dans Firefox: la trahison au logiciel libre a été publié sur Révolte Numérique

Depuis des années, Firefox a sans aucun doute été un acteur majeur de la promotion du logiciel libre auprès du grand public. Ayant été le premier navigateur, il a démocratisé l’idée de logiciel gratuit et pourtant non commercial (en gros), à l’inverse des shareware que l’on pouvait utiliser auparavant, ou … Lire la suite

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firefox_spy

Depuis des années, Firefox a sans aucun doute été un acteur majeur de la promotion du logiciel libre auprès du grand public. Ayant été le premier navigateur, il a démocratisé l’idée de logiciel gratuit et pourtant non commercial (en gros), à l’inverse des shareware que l’on pouvait utiliser auparavant, ou plus récemment des navigateurs comme Chrome qui ne sont que des spyware récoltant toutes nos données.

Mais dorénavant, nous devrons nous attendre à l’introduction de publicités dans le navigateur, comme l’a annoncé hier Mozilla.

Libres de communiquer nos données

Cependant, lorsqu’on y regarde de plus près, on se rend compte que si les visées n’étaient jusque là pas commerciales, l’utilisateur n’était pas pour autant protégé des logiques mercantiles. Le poids écrasant de Google dans le financement du projet (plus de 80%), ne s’est évidemment pas négocié sans contreparties. La présence du moteur de recherche par défaut ainsi que de très nombreux autres « petites » intrusions dans notre quotidien font de Firefox un outil pas si bienveillant que cela. De même, on peut être plus ou moins satisfait de trouver Google Analytics, l’outil de statistiques mouchard le plus répandu du web, sur le site permettant de télécharger de nouvelles extensions, alors que des alternatives libres et respectueuses de notre vie privée existent.

Bien qu’utilisant du libre, nous renforçons pourtant l’emprise de Google et remplissons ses bases de données (et son compte en banque), ainsi que celles de la NSA. Et l’ambiguïté de tout cela, c’est que c’est en utilisant des outils censés être respectueux de la vie privée. Mozilla ne manque pourtant pas de s’inscrire dans les mouvements de protestation comme ce fut le cas le 11 février pour la journée anti-NSA.

L’argument du pragmatisme

L’importance de Google en terme de financement pour Firefox pose pour tout le monde un problème d’indépendance du projet. Mais il semblerait que cette indépendance, et surtout la crainte d’une non reconduction du contrat, soit pour les décideurs dans la communauté ce qui prévale sur la nocivité des fonctionnalités intégrées par défaut. Parce que s’il est effectivement possible de tout désactiver, cela nécessite d’avoir la connaissance que problème il y a, mais aussi la capacité de le régler. Sur ce point, on ne peut pas dire que Mozilla fasse énormément de publicité aux nouveaux utilisateurs novices.

Pour les personnes qui voudront continuer à utiliser Firefox: cela sera probablement configurable en tapant about: config dans la barre d’URL, puis en mettant  browser.newtabpage.enabled à false.

Enfin, cet argument du pragmatisme fait irrésistiblement penser au basculement opéré dans ses premières années par Google, lorsque les visées pseudo-humanistes ont laissé peu à peu place au mercantilisme intrusif par l’introduction de publicités ciblées dans les résultats. Comment la fondation Mozilla peut croire qu’elle sera capable de résister à la pression de ce système? Est-ce bien sage de ne se donner comme choix que d’être financé soit par le premier espion de la planète, soit par l’utilisation des méthodes de ce dernier?

Il est d’autant plus décevant que le même verbiage mensonger promettant la mise au centre de l’utilisateur grâce à la consommation soit maintenant employé par Mozilla dans son article. « Être au centre… » Flatter l’égo des utilisateurs dans le seul but de faire passer la pilule les rendant non plus utilisateurs mais produits, est totalement mesquin de la part de personnes qui comprennent tout à fait le fonctionnement commercial du web actuel. Le dicton « si c’est gratuit, c’est que vous êtes le produit » prend une fois encore tout son sens, au détriment de l’esprit du libre.

Contrôle des données, transparence, vie privée

Le logiciel libre fait en général la promesse d’un plus grand contrôle des utilisateurs. Puisque le code est consultable et modifiable, la liberté de l’utilisateur grandit. Mais l’un des schismes qui a touché le mouvement nous a très vite appris que l’éthique n’était pas pour tous une donnée de premier ordre. L’Open Source a donc parallèlement diffusé l’idée de logiciels libres à visées tantôt commerciale, tantôt sans respect de la vie privée, voire les deux à la fois. Si dans le logiciel libre le contrôle est nécessaire, ce n’est pas que pour laisser le choix, mais aussi parce que les programmes trop curieux et les blocages au nom de la propriété intellectuelle proposés par défaut sont un problème. Le mouvement porte donc dans ses fondements l’idée de vie privée, et de liberté de partage.

Les publicités prétendument discrètes qui seront proposées par Firefox dans les « tuiles » visibles au démarrage trahissent totalement cet état d’esprit, et Mozilla adopte ainsi la rhétorique des Google et compagnie, promettant discression et personnalisation. Parce que si la publicité est vécue par beaucoup comme étant envahissante, on sait bien que le ciblage et une bonne dose d’intégration au contenu, de contextualisation, font augmenter les chiffres d’affaire. Elles sont de ce fait moins identifiées comme étant hétérogènes au contenu premièrement sélectionné par l’internaute.

Cette stratégie est loin d’être nouvelle, Google l’a adoptée depuis longtemps et c’est le visage de l’utilisateur-produit qui s’est aujourd’hui imposé sur internet.
Malheureusement, Mozilla avoue aujourd’hui vouloir en faire partie. Nous devons en faire le deuil.

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WordPress joue les indics de Google grâce aux polices https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/01/22/wordpress-joue-les-indics-de-google-grace-aux-polices/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/01/22/wordpress-joue-les-indics-de-google-grace-aux-polices/#comments Wed, 22 Jan 2014 13:29:15 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4349 L'article WordPress joue les indics de Google grâce aux polices a été publié sur Révolte Numérique

Vouloir naviguer sur le web sans être capté par les serveurs de Google est devenu aujourd’hui une véritable galère. Utiliser le moteur de recherche ou les autres services de l’entreprise, le navigateur Chrome, consulter des sites qui intègrent un bouton Google+ ou une vidéo Youtube, l’outil d’analyse de trafic Google … Lire la suite

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google_scream

Vouloir naviguer sur le web sans être capté par les serveurs de Google est devenu aujourd’hui une véritable galère. Utiliser le moteur de recherche ou les autres services de l’entreprise, le navigateur Chrome, consulter des sites qui intègrent un bouton Google+ ou une vidéo Youtube, l’outil d’analyse de trafic Google Analitycs etc. La liste des mouchards de Google est longue. Et pour ne rien arranger, se réfugier chez Firefox sans mettre un peu le nez dans le moteur n’arrangera pas les choses non plus. Vous le devinez, il ne fait pas bon être fâché avec la firme de Moutain View, tant son champ de vision est tentaculaire.

Tout cela pose de gros problèmes question vie privée et surveillance de nos habitudes par les entreprises, mais aussi par les États, puisque nous savons désormais que la collecte privée permet notamment à la NSA de se servir allègrement dans les gigantesques bases de données stockant nos faits et gestes.

Une mise à jour de WordPress… Et des bases de données de Google

Au cours de pérégrinations sur les réseaux sociaux, je suis tombé sur un article traitant des Google fonts, des polices d’écriture utilisées sur de nombreux blogs, notamment WordPress. Je n’y avais pas vraiment pris garde, mais depuis la mise à jours à la version 3.8, ces fameuses polices ont été intégrées par défaut. On les trouve en particulier dans l’interface admin ainsi que dans le nouveau thème Twenty 12. On pourrait se dire « et alors? Ce ne sont que des polices! ». Certes, mais fidèle à ses habitudes, Google investi le moindre de ses outils pour faire passer les internautes par ses serveurs afin d’engranger des informations comportementales. Là encore, ils n’ont pas raté le coche.
Un développeur de Wordress a par ailleurs lui-même concédé que cela pourrait poser des problèmes de vie privée…

Par l’intégration de Google Fonts, WordPress permet donc à Google de savoir qui administre tel ou tel site et qui consulte des sites qui en sont dotés, par le recueil des headers et des cookies Google qui auraient pu être déposés à la consultation d’un autre site incluant les services Google cités plus haut.

Les activistes tenant un site (notamment les américains), seront heureux d’apprendre que potentiellement, WordPress les balance dorénavant indirectement à la NSA (car qui communique avec Google, communique avec la NSA, la chose n’est plus à prouver depuis les révélations de Snowden cet été).

Heureusement, la légion des anti-Google s’élargit, et une extension nommée Disable Google Fonts est disponible par le biais de l’installateur d’extensions WordPress.

Inutile de préciser l’importance de l’installer sur son blog… Pour vous, pour vos lecteurs.

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Google écarte CyanogenMod Installer du Playstore https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/11/28/google-ecarte-cyanogenmod-installer-du-playstore/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/11/28/google-ecarte-cyanogenmod-installer-du-playstore/#comments Thu, 28 Nov 2013 18:01:34 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4316 L'article Google écarte CyanogenMod Installer du Playstore a été publié sur Révolte Numérique

C’est l’équipe de Cyanogemod qui l’a annoncé hier soir sur son blog, leur application permettant d’installer plus facilement le système CyanogenMod n’est plus la bienvenue sur le PlayStore de Google. Après avoir été contactée il y a peu par un Google menaçant de se charger lui-même du retrait de l’application, … Lire la suite

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cyanolove

C’est l’équipe de Cyanogemod qui l’a annoncé hier soir sur son blog, leur application permettant d’installer plus facilement le système CyanogenMod n’est plus la bienvenue sur le PlayStore de Google.

Après avoir été contactée il y a peu par un Google menaçant de se charger lui-même du retrait de l’application, l’équipe de Cyanogen a préféré prendre les devant.

Très populaire chez les amateurs de personnalisation et les libristes, CyanogenMond (CM) est basé sur Android. Hormis le fait que c’est un logiciel libre, CM présente l’avantage d’être par défaut vierge des applications Google, et d’offrir plus de contrôle sur leur smartphone aux utilisateurs. CyanogenMod constitue ainsi une véritable alternative à l’Android bourré d’applications non désinstallables, bien que nocives pour la vie privée des utilisateurs.

Le motif officiel invoqué pour cette mise à l’écart concerne la perte de garantie possible lorsque l’on installe ce système alternatif. En effet, afin de ne pas laisser aux utilisateurs trop de possibilités de trifouiller dans leur machine, on leur revend en général un téléphone verrouillé de toutes parts, prêt à l’usage et surtout au traçage commercial. Pour intimider les envieux de liberté, la plupart des constructeurs considèrent que le fait de rooter son smartphone met fin à la garantie.

À la vue du motif présenté par Google, on aurait pu croire à une blague étant donné les centaines d’applications spyware et autres programmes-prétextes à la publicité qui circulent sur le PlayStore, mais non, Google se permet d’écarter une application respectant pourtant de leur propre aveux les conditions d’utilisation.

Même si la position d’Android sur le marché n’est pas menacée par CM, faciliter son installation pourrait encourager davantage de personnes à tenter l’expérience, et pourquoi pas à terme remettre un peu en question Android tel que nous le connaissons.
Jusqu’à présent, la manœuvre pour installer CyanogenMod n’était pas extrêmement complexe, mais suffisamment pour décourager les moins à l’aise avec la bidouille.

La nouvelle de ce comportement une fois de plus abusif de Google ne viendra par embellir l’image de la firme de Moutain View, et montre ses dérives monopolistiques rappelant la politique d’un Apple, maître absolu sur son AppStore.

Bien sûr, on pourra toujours trouver cette application sur le site de CynaogenMod, alors faîtes-vous plaisir!

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Google dépose un brevet pour censurer automatiquement la vidéoconférence https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/11/22/google-depose-un-brevet-pour-censurer-automatiquement-la-videoconference/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/11/22/google-depose-un-brevet-pour-censurer-automatiquement-la-videoconference/#respond Fri, 22 Nov 2013 19:22:41 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4267 L'article Google dépose un brevet pour censurer automatiquement la vidéoconférence a été publié sur Révolte Numérique

À quel moment deviendra t-il évident pour tous que Google et ses services constituent de dangereux outils pour nos libertés les plus fondamentales? Encore une fois, qu’ils collaborent avec la NSA ou non, leurs produits dessinent les contours d’une société totalitaire basée sur le contrôle des individus par le monopole … Lire la suite

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telecran

À quel moment deviendra t-il évident pour tous que Google et ses services constituent de dangereux outils pour nos libertés les plus fondamentales? Encore une fois, qu’ils collaborent avec la NSA ou non, leurs produits dessinent les contours d’une société totalitaire basée sur le contrôle des individus par le monopole et la suggestion (au sens quasi paranormal du terme). Je lis souvent que les « pas contents » ne sont pas obligés de s’en servir, ce qui se discute lorsqu’on voit l’omniprésence de la firme sur le net et même dans certains logiciels largement utilisés comme Firefox, et cela parfois sans crier gare.

J’ai par exemple voulu mettre une incrustation du brevet dans l’article, mais comme par magie on se retrouve une fois de plus avec un Google analytics dans la page, les API et tout le tintoin.
Passons également sur les fortes « incitations » que l’on pourra rencontrer dans le monde professionnel lorsqu’il s’agit de travailler en collaboration. Mais sinon, éviter Google est un jeu d’enfant…

La dernière trouvaille du monstre de Mountain View donc, c’est un brevet permettant d’automatiser la censure de conversations en vidéoconférence à l’utilisation de leur service Google Hangounts. L’argument hilarant qui a été avancé est le suivant:

« Lorsque des utilisateurs diffusent des contenus médias à d’autres utilisateurs à travers l’infrastructure réseau fournie par un fournisseur de serveur/hébergeur, le fournisseur de service a souvent un contrôle limité sur le contenu qui est diffusé mais pourrait être tenu responsable des violations commises par les utilisateurs »

Qu’y a t-il de si drôle me demanderont certains? Cette soi-disant frousse de franchir les limites de la loi. De qui se moque t-on? Depuis quand cette entreprise se la joue t-elle première de la classe question respect des législations? N’est-ce pas cette même entreprise qui collabore à la surveillance mondiale de la NSA? Et qui a sondé les points wifi privés de centaines voire de milliers de personnes avec les Google Cars? Qui aujourd’hui préfère payer 17 millions de dollars à 38 États américains dans le cadre de l’affaire des mouchards placés chez les utilisateurs du navigateur Apple Safari, plutôt que de reconnaître ses tords devant un tribunal? Qui surveille le monde entier pour augmenter ses bénéfice par le ciblage publicitaire, véritable propagande personnalisée, et déclare ensuite par le biais de son ancien PDG Éric Schmidt, une espèce d’Étienne Mougeotte du Web:

« Nous allons devenir de plus en plus forts au niveau de la personnalisation. L’objectif, c’est que les utilisateurs de Google puissent en venir à poser une question comme “ que dois-je faire à présent ?” ou encore “ quel job devrais-je prendre? ».

« La technologie du ciblage individuel sera si performante qu’il sera vraiment dur pour les gens de regarder ou consommer quelque chose qui n’a pas été d’une manière ou d’une autre taillé pour eux. »

Mais de qui se moque t-on? L’argument est d’autant plus lamentable qu’aucune législation aux États-Unis n’encadre ce type de communication.

Soyez courtois gentilhomme!

Ce brevet prévoit donc de systématiser la censure de paroles, de situations, ou d’attitudes jugées contraires au règlement de Google. Cela ira de la nudité à la violence, en passant par le standing du vocabulaire (injures, grossièretés etc.), jusqu’au sacro-saint respect de la propriété intellectuelle. Interdits donc les échanges vidéo avec un cd qui tourne dernière, et c’est encore pire si vous dansez devant (on est dans l’exploitation illégale de l’œuvre, vous tournez un clip d’une chanson qui n’est pas la votre 😉 ).

Visiblement, ce procédé aurait comme objectif de garantir aux annonceurs des situations dans lesquelles ils pourraient apparaître sans craindre d’être associés à des contenus illégaux. Parce que comme d’habitude, annonceurs il y aura, en fonction de ce qui sera prononcé, mais ça, c’est le ba-ba du fonctionnement made in Google.

Allez, vivement les premières applications de ce brevet!

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Un brevet Google pour surveiller et prévenir les infractions https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/05/08/un-brevet-google-pour-surveiller-et-prevenir-les-infractions/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/05/08/un-brevet-google-pour-surveiller-et-prevenir-les-infractions/#comments Wed, 08 May 2013 14:07:48 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4201 L'article Un brevet Google pour surveiller et prévenir les infractions a été publié sur Révolte Numérique

On va dire que je fais une fixation sur Google (et ce n’est pas faux non plus), mais il y a des moments où on se demande jusqu’où ils vont bien pouvoir repousser les limites de cette espèce de démocratie totalitaire en construction. Avons-nous encore notre mot à dire? Le … Lire la suite

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L'article Un brevet Google pour surveiller et prévenir les infractions a été publié sur Révolte Numérique

minority_report

On va dire que je fais une fixation sur Google (et ce n’est pas faux non plus), mais il y a des moments où on se demande jusqu’où ils vont bien pouvoir repousser les limites de cette espèce de démocratie totalitaire en construction.

Avons-nous encore notre mot à dire?

Le terme totalitaire est fort c’est vrai. Exagéré, je ne sais pas. Mais demandez-vous par exemple quels étaient les moyens employés dans l’ancienne RDA soviétique tant décriée (avec raison) pour ses penchants liberticides. Si la répression est bien entendu incomparable dans nos pays occidentaux, les outils de surveillance sont aujourd’hui bien plus nombreux et précis qu’ils ne pouvaient l’être à l’époque. Autre différence: les états ne sont plus les seuls sur le marché, les entreprises privées s’y donnent aujourd’hui aussi à cœur joie.

Je ne souhaite pas verser dans l’alarmisme en criant au fascisme à tout bout de champ car nous n’en sommes heureusement pas là. Mais il me semble que la thématique de la surveillance est à prendre avec le plus grand sérieux, et que ses développements actuels sont de nature à poser la question du choix de la forme de démocratie de nos sociétés.

Faut-il enseigner l’entreprenariat l’autocensure de la 6e à la terminale?

Jean a de longues moustaches

« Jean a de longues moustaches »

Le 2 mai, Google a donc déposé un brevet permettant de lire les conversations électroniques, et de prévenir automatiquement l’utilisateur si ses propos contreviennent à telle ou telle règle (la loi, un règlement intérieur etc.).
Dans l’entreprise, vous pourriez être prévenus que vos positions sont contraires aux intérêts de la boîte, que manifestement vous tournez un peu syndicaliste et qu’il va falloir se calmer rapidos…
En société, je ne prendrais même pas la peine d’argumenter, je vous renvoie vers les nombreuses affaires d’écoutes de journalistes de Médiapart, du Monde et autres, vers l’affaire Tarnac… N’oublions pas non plus les projets délirants mis en place ou envisagés au non de la propriété intellectuelle, de la lutte contre le terrorisme (INDECT, SOPA, CISPA, Hadopi, ACTA…) etc.

Vie privée, présomption d’innocence… C’est has been tout ça

Mais le problème ne s’arrête pas là. En plus de prévenir l’utilisateur qu’il est en train d’enfreindre telle ou telle règle, le système pourra prévenir directement l’autorité de référence (le patron, pourquoi pas la justice ou les RG dans un futur sombre), et cela avant même que le mail ne soit envoyé, et donc avant même que la potentielle infraction ne soit commise. Ça ne vous rappelle pas un certain film d’anticipation adapté d’un roman de Philip K. Dick ça? Pour les plus sceptiques, rappelons que de telles expériences sont déjà tentées par la police, notamment aux États-Unis, pour la prédiction de crimes.

Comment sera utilisé ce brevet? Le programme sera t-il implanté dans les smartphones? Qui s’en saisira? Ces technologies seront-elle vendues à des dictatures comme cela a été fait avec l’affaire Amesys? Beaucoup d’interrogations se présentent à la lecture de cette nouvelle, et il devient urgent qu’un débat publique soit engagé sur la direction que nous donnons à la recherche technologique.

Cela constitue désormais une question de projet de société.

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Google censure les bloqueurs de pub du Play Store https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/03/18/google-censure-les-bloqueurs-de-pub-du-play-store/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/03/18/google-censure-les-bloqueurs-de-pub-du-play-store/#respond Mon, 18 Mar 2013 19:31:28 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4160 L'article Google censure les bloqueurs de pub du Play Store a été publié sur Révolte Numérique

Merci ô grand Google de me donner des sujets d’articles aussi faciles! Non pas que je sois en manque d’inspiration, mais bon; ça prend toujours du temps et il faut savoir se fixer des priorités… Heureusement, il y a des mains tendues, donc merci! La dernière trouvaille de notre meilleur … Lire la suite

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L'article Google censure les bloqueurs de pub du Play Store a été publié sur Révolte Numérique

googleopoly

Merci ô grand Google de me donner des sujets d’articles aussi faciles! Non pas que je sois en manque d’inspiration, mais bon; ça prend toujours du temps et il faut savoir se fixer des priorités… Heureusement, il y a des mains tendues, donc merci!
La dernière trouvaille de notre meilleur ennemi, c’est donc de carrément éradiquer du Play Store Android toutes les applications permettant de bloquer les pubs.

Je sais, on pourra une fois de plus rétorquer qu’on a signé et que telles sont les conditions pour jouir des innombrables « bienfaits des services de Google ». Mais cela n’enlève cette fois encore rien à la nécessité de pointer du doigt de telles dérives. Pour une grande majorité des internautes, Google reste cet ami bienveillant proposant un espace accueillant et des outils pratiques et performants, et qui ne souffrent bien souvent d’aucune comparaison avec la concurrence.
C’est notamment pour cela qu’informer reste encore une nécessité pour celles et ceux qui aspirent à un changement des pratiques en ligne.

Faire circuler l’information

Nous sommes ici dans un cas classique de conflit d’intérêts. Vous le savez, Google œuvre pour le partage de la connaissance et la diffusion de l’information à l’échelle planétaire. C’est un digne héritier de Gutemberg, une sorte de fusion à la Dragon Ball Z entre Paul Otlet et Jésus. Hum! Mais il faut tout de même l’avouer, cette information, elle rapporte pas mal! Je ne parle bien sûr pas de l’information de terrain révélant la situation des résistants en Syrie ni même du dernier article du CERN sur le boson de Higgs, mais plutôt de la publicité. Entre 2010 et 2012, le revenu généré par Google grâce à la publicité est passé de 28,2 milliards à 43,6 milliards de dollars! On comprend mieux la radicalité du procédé, et l’importance qu’il peut y avoir à enlever ces épines dans le pied que sont les bloqueurs de pubs. En réalité, si diffusion d’information il y a, c’est bien de celle de nos données personnelles, et de la publicité en retour. Un grand projet civilisationnel quoi.

Protéger un internet pur…

C’est un peu le discours porté par Google en fin de compte. La justification à leur coup de force se trouve à nouveau dans le contrat signé par les utilisateurs: « [Une application ne doit exercer] aucune activité via l’Android Market (y compris le développement ou la distribution de Produits) qui entrave, interrompt, endommage ou implique un accès non autorisé à des appareils, serveurs, réseaux ou autres propriétés appartenant à un tiers, y compris, sans s’y limiter, les utilisateurs d’Android, de Google ou de tout opérateur de réseau mobile ».

Ne pas vouloir de pollution visuelle, refuser la manipulation proposée par Google et ses amis publicitaires serait donc une entrave au bon fonctionnement du service. « Acceptez la propagande ou partez! » en somme.

De plus en plus, la publicité devient un véritable fléau pour les internautes. La personnalisation des annonces, basée sur le traçage de nos habitudes, leur placement dans des espaces perçus à priori comme intéressants et positifs pour le lecteur, sont quelques unes des méthodes couramment employées aujourd’hui. En refusant toute contestation de cette politique, Google réaffirme ici haut et fort son attachement à ce modèle prétendument gratuit, et pointe du doigt ceux qui s’y opposent.

À suivre?

La gradation imposée par Google amène toujours à se poser la question de la prochaine « bourde » qu’ils commettront. Supprimeront-ils les applications de moteurs de recherches concurrents? Celles qui protègent l’anonymat? Les navigateurs qui refusent les cookies tiers par défaut?

Espérons que petit à petit, cette attitude permette à un plus grand nombre de personnes d’envisager des alternatives, poussé par la nécessité et non plus seulement par l’éthique.
Une fois encore, je suis donc obligé de citer le dépôt alternatif Fdroid si vous souhaitez installer des applications comme AdAway et vous débarrasser des pubs que cela plaise à Google ou non.

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Google installe une application sur Android sans permission https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/02/28/google-installe-des-apps-sur-android-sans-permission/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/02/28/google-installe-des-apps-sur-android-sans-permission/#comments Thu, 28 Feb 2013 02:05:24 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4132 L'article Google installe une application sur Android sans permission a été publié sur Révolte Numérique

Édit: il ne s’agit pas à strictement parler d’une application mais d’un module (voir le premier commentaire). Le problème reste cependant le même de mon point de vue. En faisant mon p’tit tour des news de la journée, je tombe sur la nouvelle suivante: Google aurait installé une application (« Paramètres … Lire la suite

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L'article Google installe une application sur Android sans permission a été publié sur Révolte Numérique

google_evil

Édit: il ne s’agit pas à strictement parler d’une application mais d’un module (voir le premier commentaire). Le problème reste cependant le même de mon point de vue.
En faisant mon p’tit tour des news de la journée, je tombe sur la nouvelle suivante: Google aurait installé une application (« Paramètres Google ») sur l’ensemble des terminaux fonctionnant sous Android, et sans l’autorisation de leur propriétaire!
Pour avoir une idée de l’impact d’une telle mesure, on estime à près de 800 millions, le nombre de smartphones sous Android activés pour fin 2013. Je regarde dans mes apps. Bingo! J’suis touché aussi!
Grrrrrr!

Une intrusion sans casse

Ce n’est pas la première fois que Google joue à ce petit jeu. En 2011, l’entreprise avait déjà désinstallé Over the Air (à distance), plusieurs applications jugées malveillantes. Cette fois, elle se permet même d’en installer une nouvelle.
Peut-être certains n’y verront pas de problème, mais pour ma part, c’est tout à fait inacceptable. C’est un peu le propriétaire qui vient inspecter l’état de l’apart’ derrière le dos de ses locataires. Une intrusion. De plus, Google a en faisant cela utilisé MA connexion, sur le forfait que JE paie, et bouffe de l’espace sur MA carte SD (c’est négligeable je le concède, mais les faits sont là).

Pour les libristes et ceux qui se sont mis en tête de garder le contrôle de leur téléphone, ça ne sera pas une si grande surprise, mais une sacrée claque tout de même en le constatant, surtout quand on tourne sous CyanogenMod. Et oui, Google fait ce qu’il veut de notre smartphone, cet appareil dans lequel se trouvent nos sms, nos contacts, nos mails, notre agenda, nos photos, nos vidéos etc. Mais ce n’est pas si invraisemblable de la part d’une entreprise dont les milliards reposent sur la collecte de données personnelles et le profiling comportemental…

Quelle sera la prochaine découverte?

Déjà, Google prend ses aises. Outre les deux faits mentionnés, on peut constater que la consultation des mises à jour des applications du Play Store s’opère de manière transparente (en arrière plan). Et elle se fait même si l’on utilise des applications comme LBE Privacy Guard et LBE Security Guard, configurées pour  interdire au Play Store d’utiliser la connexion sans autorisation!

Mais l’autre question qui se pose, beaucoup plus grave, est la suivante: que peut bien faire Google sans que l’on ne s’en aperçoive? Toute modification n’est pas aussi visible que l’ajout d’une application… Aspire t-il tous nos contenus? Installe t-il des mouchards comme cela est permis par la Loppsi? Et demain? Facilitera t-il la mise en place de solutions de filtrage contre le téléchargement illégal comme on y pense chez Hadopi?

Ironie du sort: une application qui simplifie le contrôle de son compte Google

C’est peut-être le plus drôle: l’application « Paramètres Google » centralise les fonctionnalités de contrôle des données récoltées par Google:Screenshot_2013-02-28-00-09-28

  • Lien entre les applications et Google +
  • Gestion de la géolocalisation
  • Autorisation de la personnalisation des publicités
  • Réglages pour toute autre application Google installée…

Pas de nouvelles fonctionnalités, mais il faut le dire, une meilleure visibilité pour les utilisateurs qui ne traînent pas dans les recoins des paramètres de leur smartphone.
Ce n’est certainement pas innocent, la pilule passera certainement mieux si c’est pour le bien des gentils zutilisateurs!
Allez! C’est quoi la prochaine?

Quelles solutions?

Pour ce qui est de l’appli en elle-même, elle n’apparaît nulle part dans les gestionnaires d’applications, mais semble dépendre des Service Google Play.

Sur le fond, à priori il ne faut y aller par 4 chemins: virer tout ce qui porte l’estampille Google sera le plus sain. Faut enlever Android aussi alors? Euuh… Espérons qu’il y a un autre moyen.

Pour les uns, il sera préférable d’opter pour une custom ROM Android* (version modifiée). CyanogenMod est l’une des plus connues, et elle ne propose pas d’applications Google par défaut (les Gapps). Selon les témoignages, le problème viendrait essentiellement de là.
On attend également avec impatience les Firefox OS et Ubuntu Phone, qui seront certainement moins autoritaires.

Pour les autres, ceux qui souhaitent rester sur le système d’origine, la suppression du compte Google devrait suffire. Attention: désactiver la synchronisation du compte Google dans les paramètres n’y changera rien.

Oubliez évidemment les Gmail, Google+, Google Maps, Play Store et autres cochonneries si vous vous sentez concernés. Vous pourrez jeter un œil du côté d’OpenStreetMap (Osmand) ou de Fdroid pour remplacer ces deux dernières.

Allez, je donne la parole à Éric Schmidt pour conclure ce petit coup de gueule:

« Nous savons en gros qui vous êtes, ce qui a de l’importance pour vous et qui sont vos amis. »

« Je pense que les gens […] veulent que Google leur dise ce qu’ils doivent faire »

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Google s’attaque à l’anonymat sur YouTube https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/26/google-sattaque-a-lanonymat-sur-youtube/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/26/google-sattaque-a-lanonymat-sur-youtube/#comments Thu, 26 Jul 2012 02:26:00 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3822 L'article Google s’attaque à l’anonymat sur YouTube a été publié sur Révolte Numérique

Il n’y a pas que Facebook qui mériterait des claques dans le domaine du respect de la vie privée en ligne. Oh non! Alors que l’entreprise de Zuckerberg fait ses choux gras sur le mythe du « connecting the world », d’autres comme Google, se la jouent Che Guevara. Dernier exemple en … Lire la suite

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L'article Google s’attaque à l’anonymat sur YouTube a été publié sur Révolte Numérique

Il n’y a pas que Facebook qui mériterait des claques dans le domaine du respect de la vie privée en ligne. Oh non! Alors que l’entreprise de Zuckerberg fait ses choux gras sur le mythe du « connecting the world », d’autres comme Google, se la jouent Che Guevara. Dernier exemple en date, la possibilité de flouter les visages sur YouTube. On pense de suite à un outil plutôt pratique pour les militant-e-s, et notamment dans les pays où publier des vidéos constitue l’un des rares moyens de communiquer avec l’extérieur, comme en Syrie.

Chouette pourrait-on donc se dire! Ça nous change de Facebook qui automatise le fichage biométrique par la photo! Mouais. Sauf qu’à peine quelques jours après, des premiers retours d’internautes inscrits sur Google + témoignent d’un fait nouveau. Pour rappel, au lancement du réseau social, Google avait fait la guerre aux pseudos, et beaucoup y sont donc présent-e-s sous leur véritable nom. Vous le savez également, tous les services Google sont connectés entre eux, il suffit d’une simple adresse gmail pour y accéder. Pas cons à Google, ils se sont dit: « puisqu’on les a bien fait chier sur G+ (et que ça marche en plus), ya plus qu’à attaquer sur YouTube! ». Hé ben c’est parti. Dorénavant, les personnes connectées à leur compte G+ qui posteront quelque chose sur le portail de vidéo avec un pseudonyme, seront sommées d’inscrire leur véritable nom.

Une fois l’accord donné, il semblerait qu’il s’applique alors à toutes les publications passées et futures de l’internaute.

Illustration tirée de l’article de Numerama sur le sujet.

À quoi joue Google? Et bien moi je dirais au con, comme d’habitude! D’un côté on fait le beau avec le floutage vidéo, ça mange pas de pain, ça fait résistant face aux méchantes dictatures qui menacent les États-Unis; et de l’autre, on impose un bon gros fichage à la Facebook avec harcèlement automatisé en prime pour les personnes qui n’auraient pas compris les règles du jeu. De plus, ça leur permet juste de reprendre la main et de revenir sur la mini concession opérée pour Google + en autorisant partiellement les pseudos.

Mais après tout, je ne sais même pas pourquoi j’emmerde le monde avec ces conneries car comme Éric Schmidt le dit: « seuls les criminels se soucient de protéger leurs données personnelles ». Tout est dit.

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L’utilisation des données par les réseaux sociaux https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/21/comment-les-reseaux-sociaux-utilisent-nos-donnees-infographie/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/21/comment-les-reseaux-sociaux-utilisent-nos-donnees-infographie/#comments Sat, 21 Jul 2012 15:47:02 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3752 L'article L’utilisation des données par les réseaux sociaux a été publié sur Révolte Numérique

Alors que l’enquête de Médiamétrie révélait hier que 3/4 des Français fréquenteraient les réseaux sociaux, on peut sans prendre trop de risques, affirmer qu’une bonne partie de ces personnes ignore (volontairement ou non), l’implication de ces usages sur la préservation de leur vie privée. Dans ce domaine, il faut bien … Lire la suite

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L'article L’utilisation des données par les réseaux sociaux a été publié sur Révolte Numérique

Alors que l’enquête de Médiamétrie révélait hier que 3/4 des Français fréquenteraient les réseaux sociaux, on peut sans prendre trop de risques, affirmer qu’une bonne partie de ces personnes ignore (volontairement ou non), l’implication de ces usages sur la préservation de leur vie privée.

Dans ce domaine, il faut bien comprendre que la gratuité apparente de ces services n’est en fait qu’une façade, masquant la réalité d’un nouveau modèle économique dans lequel la matière première est constituée par les données des utilisateurs (données volontairement renseignées et récoltées en fonction des usages). Sur les réseaux, on dit généralement que le véritable produit c’est VOUS. Mais d’un certain point de vue, on peut aussi affirmer que les usagers sont les producteurs de ce système, puisqu’ils fournissent les informations, les classent, les organisent, les font circuler etc. Et ce service que LES USAGERS fournissent GRATUITEMENT, ça vaut des millions, voire des milliards! Une machine bien huilée en somme!

Une infographie publiée par l’éditeur de logiciel Baynote propose une synthèse exposant la manière dont les données sont récoltées sur six grands sites populaires, ainsi que les objectifs de cette récolte.

Cependant, si j’ai trouvé ça utile pour une comparaison entre les réseaux, c’est pour moi assez illisible pour ce qui est de comprendre ce que chaque site récupère (et je ne serais peut-être pas le seul dans ce cas ^^). C’est pourquoi je vous propose en complément une simple liste pour chacun d’eux.
Note: Selon les cas, d’autres méthodes que celles décrites ici peuvent être employées.

Google +

150 millions d’utilisateurs; $36,38 milliards de recettes publicitaires par an.

Récolte des données sur:
Le navigateur, l’heure et la date, l’adresse IP, les requêtes de recherche, l’adresse e-mail, le numéro de téléphone, des informations spécifiques à la machine, les clics sur les publicités, la localisation, les  informations de profil, les informations de routage sms.

Récolte des données par:
Les cookies, les requêtes de recherche, des tierces parties, les informations de profil, des dispositifs de traçage, Doubleclick et Adsense.

Récolte des données pour:
La publicité ciblée, localiser, des notifications, intégrer plusieurs comptes.

Facebook

901 millions d’utilisateurs; $3,7 milliards de recettes publicitaires par an.

Récolte des données sur:
Le navigateur, l’heure et la date, l’adresse IP, les requêtes de recherche, l’adresse e-mail, le numéro de téléphone, les clics sur les publicités, la localisation, le système d’exploitation, la connexion à des tierces parties, les  informations de profil.

Récolte des données par:
Les cookies, les requêtes de recherche, des tierces parties, les informations de profil, dispositifs de traçage.

Récolte des données pour:
La publicité ciblée, localiser, des notifications.

Twitter

140 millions d’utilisateurs; $140 millions de recettes publicitaires par an.

Récolte des données sur:
Le navigateur, l’heure et la date, l’adresse IP, les requêtes de recherche, l’adresse e-mail, le numéro de téléphone, la localisation, le système d’exploitation, la connexion à des tierces parties, les  informations de profil.

Récolte des données par:
Les cookies, les requêtes de recherche, des tierces parties, les informations de profil, les données de log, dispositifs de traçage.

Récolte des données pour:
La publicité ciblée, des notifications, intégrer plusieurs comptes.

Linkedin

161 millions d’utilisateurs; $226 millions de recettes publicitaires par an.

Récolte des données sur:
Le navigateur, l’adresse IP, les requêtes de recherche, l’adresse e-mail, le numéro de téléphone, des informations spécifiques à la machine, la localisation, le système d’exploitation, la connexion à des tierces parties, les informations de profil.

Récolte des données par:
Les cookies, les requêtes de recherche, des tierces parties, les informations de profil, dispositifs de traçage.

Récolte des données pour:
La publicité ciblée, des notifications, intégrer plusieurs comptes.

Pandora

52 millions d’utilisateurs; $70,6 millions de recettes publicitaires par an.

Récolte des données sur:
Les requêtes de recherche, l’adresse e-mail, le numéro de téléphone, les clics sur les publicités, la localisation, la connexion à des tierces parties, les  informations de profil.

Récolte des données par:
Les cookies, les requêtes de recherche, des tierces parties, les informations de profil, dispositifs de traçage.

Récolte des données pour:
La publicité ciblée, des notifications, les vendre aux agences marketing, intégrer plusieurs comptes.

Pinterest

10,4 millions d’utilisateurs; pas de recettes publicitaires.

Récolte des données sur:
Le navigateur, les requêtes de recherche, l’adresse e-mail, le numéro de téléphone, des informations spécifiques à la machine, le système d’exploitation, la connexion à des tierces parties, les  informations de profil.

Récolte des données par:
Les cookies, les requêtes de recherche, des tierces parties, les informations de profil, les données de log, dispositifs de traçage.

Récolte des données pour:
Des notifications, intégrer plusieurs comptes.

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Project Glass: Google Mécanique https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/04/07/project-glass-google-mecanique/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/04/07/project-glass-google-mecanique/#respond Sat, 07 Apr 2012 21:15:09 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3337 L'article Project Glass: Google Mécanique a été publié sur Révolte Numérique

Certain-e-s auront peut-être déjà entendu parler du nouveau projet de Google: Project Glass. Bien qu’encore loin d’être abouti, il s’agit de développer des lunettes à réalité augmentée. Connectées au réseau et à l’aide de la géolocalisation, elles permettraient d’interagir directement avec l’environnement du porteur, et d’insérer dans le champ de … Lire la suite

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L'article Project Glass: Google Mécanique a été publié sur Révolte Numérique

Certain-e-s auront peut-être déjà entendu parler du nouveau projet de Google: Project Glass. Bien qu’encore loin d’être abouti, il s’agit de développer des lunettes à réalité augmentée. Connectées au réseau et à l’aide de la géolocalisation, elles permettraient d’interagir directement avec l’environnement du porteur, et d’insérer dans le champ de vision des informations « pertinentes » pour lui (ex: le nom d’un bâtiment devant lequel vous passez).

On pourrait se dire chouette (ou brrr!) mais heureusement un petit trouble fête (Rebellious Pixels) est passé avant cela, et a très justement intégré à la vidéo de « démonstration » présentée par la firme de Mountain View l’élément principal qui constitue l’identité Google: la pub!
Il le rappelle: « avouons-le, Google est au fond juste une agence de publicité ».

Un petit détournement bien sympa!

 

Tout cela a donné lieu à pas mal d’autres parodies dont voici un aperçu:

Fais gaffe à ton nez:

Les lunettes Windows:

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Android: la reconnaissance faciale se débloque avec une photo https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/11/12/android-la-reconnaissance-faciale-se-debloque-avec-une-photo/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/11/12/android-la-reconnaissance-faciale-se-debloque-avec-une-photo/#comments Sat, 12 Nov 2011 17:28:36 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=1821 L'article Android: la reconnaissance faciale se débloque avec une photo a été publié sur Révolte Numérique

Qui fait le malin tombe dans le ravin… Nous ferions mieux de nous rappeler cette maxime! De plus en plus nous voyons apparaître des systèmes de déblocage, ou de lancement d’applications pour ordinateurs (au sens large), et qui utilisent la biométrie: empreintes digitales, reconnaissance faciale, reconnaissance vocale etc… Dans le … Lire la suite

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L'article Android: la reconnaissance faciale se débloque avec une photo a été publié sur Révolte Numérique

Qui fait le malin tombe dans le ravin… Nous ferions mieux de nous rappeler cette maxime!
De plus en plus nous voyons apparaître des systèmes de déblocage, ou de lancement d’applications pour ordinateurs (au sens large), et qui utilisent la biométrie: empreintes digitales, reconnaissance faciale, reconnaissance vocale etc…

Dans le cas présent, le système de déblocage du dernier système Android « Ice Cream Sandwitch », utilise justement la reconnaissance faciale. Je vous laisse voir par vous même ce que ça apporte d’un point de vue sécurité!

Donc mis à part se faire plaisir en ayant le dernier gadget inutile ou en se prenant pour James Bond, quel intérêt à un tel dispositif, qui de l’aveu même de ses concepteurs, n’est que très peu sécuritaire?
Notons que le téléphone lui même n’est pas ce qui se fait de mieux en terme de sécurité des données, nous avons pu le constater avec l’iPhone dont le fonctionnement est assez similaire aux terminaux Android.

Quel intérêt donc, à intégrer la biométrie dans le quotidien, en faisant croire au gens que l’usage de ces technologies pour le « civil » est une affaire de confort?

Quel intérêt à développer ces systèmes informatisés et de plus en plus utilisés pour la surveillance, s’il faut toujours une personne à côté pour vérifier qu’il n’y a pas fraude au niveau de l’utilisation?

Je vous pose la question, et vous invite à lire l’article de Jean-Marc Manach Plus de fichiers = plus de fuites  sur le piratage des données personnelles de quelques élus UMP.
Bien que le sujet ne soit pas exactement le même, il y a certainement là quelques outils pour une réflexion sur la frénésie des bases de données.

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Le Patriot Act menace tous les internautes! https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/08/16/le-patriot-act-menace-tous-les-internautes/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/08/16/le-patriot-act-menace-tous-les-internautes/#comments Tue, 16 Aug 2011 00:22:55 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=786 L'article Le Patriot Act menace tous les internautes! a été publié sur Révolte Numérique

En fin de semaine dernière, Google confirmait ce dont beaucoup se doutaient: conformément au Patriot Act, l’entreprise fournirait des données sur ses utilisateurs aux autorités américaines. Tout le monde est suspect Suite aux attentats du 11 septembre 2001, le gouvernement américain fait passer une loi d’exception: le Patriot Act. Il … Lire la suite

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L'article Le Patriot Act menace tous les internautes! a été publié sur Révolte Numérique


En fin de semaine dernière, Google confirmait ce dont beaucoup se doutaient: conformément au Patriot Act, l’entreprise fournirait des données sur ses utilisateurs aux autorités américaines.

Tout le monde est suspect

Suite aux attentats du 11 septembre 2001, le gouvernement américain fait passer une loi d’exception: le Patriot Act. Il s’agit de surfer sur la terreur qui gagnait le pays pour renforcer le pouvoir de l’armée, de la NSA, du FBI et de la CIA.

L’argument de la menace terroriste n’a pas seulement justifié les interventions armées à l’extérieur du pays. En effet, cela a également servi de prétexte à un renforcement significatif des pratiques de surveillance à l’intérieur des frontières étasuniennes. Afin de maîtriser un potentiel ennemi intérieur, les pratiques d’écoute et de perquisition de données concernant les citoyens américains se sont amplifiées au détriment des condations d’organisations de défense des droits de l’Homme.

Microsoft, Google et tous les autres

C’est Gordon Frazer, le directeur général de Microsoft qui nous a confirmé fin juin que Microsoft, en tant qu’entreprise américaine, est soumise à cette loi et s’aquite donc de ses obligations de renseignement. Cette nouvelle n’est pas sans conséquences lorsque l’on connait la taille de l’empire monté par Bill Gates. La quasi totalité des possesseurs d’ordinateur sont donc concernés (Windows occupe une part de marché d’environ 90%).

C’est suite à cette « révélation » que Google a également confirmé qu’elle était dans le même cas.
Le moteur de recherche de la firme de Mountain View est lui aussi utilisé par presque tous les internautes dans le monde. L’implantation dans l’univers de la téléphonie mobile par le biais du système d’exploitation Android (majoritaire) et le rachat aujourd’hui de Motorola Mobile étend un peu plus l’emprise de Google sur nos pratiques numériques.

Oui mais nous ne sommes pas aux États-unis!

Certes, mais le point le plus inquiétant de ces révélations est que le Patriot Act concerne également les entreprises américaines implantées à l’étranger! Comme c’est le cas pour Google… Avec ses 900 000 serveurs estimés qui parsèment le monde, l’entreprise est donc susceptible de fournir des informations au gouvernement américain sur des milliards de personnes.

Par extension, tous les sites qui utilisent le service de statistiques de fréquentation de sites, Google Analytics, y sont également soumis (soit une majorité là aussi). Plutôt glaçant!

Plus encore, le Patriot Act concerne toutes les autres entreprises américaines et donc tous les sites et services hébergés aux États-Unis ou par des américains.
Alors que se développe également le phénomène du cloud computing (stockage de données en ligne), je vous laisse apprécier l’étendue des dégâts!

Surprise?

Pas tellement en réalité. Le programme Échelon monté notamment par la NSA était déjà connu ainsi que les tentatives de surveillance de la population mondiale par les agences de renseignement américaines.

No future?

On pourrait se dire qu’il n’y a rien à faire contre de telles puissances. Que Google, Microsoft, Facebook, Apple et tous les autres sont déjà partout.
Même s’il n’y a probablement pas de solution clé en main pour se prémunir contre ces graves atteintes à la vie privée et aux droits de l’Homme, il serait probablement salutaire de s’approprier les nombreuses alternatives disponibles.

Il s’agit de l’un des objectifs de ce site: fournir des outils permettant de développer d’autres pratiques numériques, plus respectueuses de nos droits fondamentaux.

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Le modèle Google https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/07/01/le-modele-google/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/07/01/le-modele-google/#comments Fri, 01 Jul 2011 00:16:58 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=112 L'article Le modèle Google a été publié sur Révolte Numérique

Fondé en 1998 par Larry Page et Sergey Brin, Google est aujourd’hui le premier moteur de recherche au monde. Plus de 90% des internautes français l’utilisent pour surfer sur le web. Simple, efficace, gratuit, il semble être le plus proche compagnon de nos virées numériques. Les plus de 150 services … Lire la suite

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L'article Le modèle Google a été publié sur Révolte Numérique

Fondé en 1998 par Larry Page et Sergey Brin, Google est aujourd’hui le premier moteur de recherche au monde. Plus de 90% des internautes français l’utilisent pour surfer sur le web. Simple, efficace, gratuit, il semble être le plus proche compagnon de nos virées numériques. Les plus de 150 services proposés par l’entreprise de Mountain View (Californie) lui ont assuré il y a peu, le milliard de visiteurs uniques. Environ une personne sur six dans le monde a donc eu des contacts avec un service Google.
Au premier trimestre 2011, l’entreprise a engrangé 6,54 milliards de dollars, soit une hausse de 29% par rapport à la même période une année auparavant. En ces temps de crise, Google fait office de modèle économique dans le monde entier, et le net n’est plus son unique domaine de compétences : chaque jours, un demi million de téléphone sous androïd sont activés !

La firme est également reconnue pour les conditions de travail qu’elle fournie à ses employés de Googleplex (le siège social) : repas gratuits, ambiance de détente, salles de sport, jeux… Les salariés disposent également 20%  de temps alloués au développement de leur projets personnels. L’innovation est au cœur de la politique de Google.

L’entreprise finance et promeut les logiciels libres. Par exemple, elle soutien financièrement le navigateur web Firefox à 80% et a elle même lancé son propre browser open source: Chrome (pour être plus précis, c’est Chromium qui lui sert de base qui est open source).
Récemment, l’un des projets développé par l’un de ses salariés pendant ces fameux 20% de temps libre a donné naissance à Swiffy, un service permettant de convertir les fichiers Flash en HTML 5 ce qui, sans rentrer dans le détail est également une avancée pour les utilisateurs de logiciels libres.

Google serait-il donc le bien incarné? Pas si sûr…

« Don’t be evil »

Le modèle mis en place est bien d’un nouvel âge, mais ses ambitions vieilles comme le monde. La vocation première de Google est de faire du profit. La gratuité ne nourrissant pas son homme, les deux créateurs de la firme ont dû trouver un autre moyen: la publicité. Ainsi, tous les services proposés ont cet unique objectif: donner du « temps de cerveau disponible » aux les annonceurs. La stratégie n’est ici pas comparable à celle des patrons de TF1 à l’origine de cette « philosophie ». On endors plus avec des programmes de seconde zone, on endors avec le meilleurs de la technologie!  Ainsi, les produits proposés sont bien souvent les plus performants, les plus accessibles, les plus simples, les plus chouettes… Comment pourrait-on critiquer cela?

La méthode principale utilisée par Google est le profilage. L’ensemble de ses services lui garantissent le développement d’une base de donnée gigantesque sur les habitudes, les envies, les préoccupations, les symptomes (voir Google Health) etc… des internautes. Tout est stocké, conservé, analysé, catégorisé pour créer les profils les plus proches des utilisateurs. Le mot d’ordre est personnalisation: personnalisation des applications, mais aussi des publicités.
Google Adsense et Google Analytics sont quelques uns des outils déployés pour sonder le web et répertorier les habitudes de chacun. Le premier sert à gérer cette masse d’informations pour la confronter directement avec les publicités en relation (cette dernière est faite par le service Adwords qui grosso modo consiste a vendre des mots clés publicitaires). Le second s’appuie sur des web bugs pour analyser le plus finement possible les comportements des internautes sur les différents site de la toile. Ces deux services sont des piliers du fonctionnement de Google.

La multitude d’autres applications assurera le développement des usages et donc de la récolte d’informations:

  • Moteur de recherche: toutes les requêtes sont enregistrées, des cookies dont la durée de vie va jusqu’en 2038 sont déposés sur les ordinateurs…
  • La recherche photo ouvre depuis depuis peu la porte à la reconnaissance faciale: glissez une photo dans la barre de recherche, vous verrez!
  • Gmail: permet d’analyser le contenu de vos échanges, conversations etc…
  • Google Street Views: prises de vue de la quasi totalité du globe. Où étiez-vous hier soir vers 22h?
  • Youtube: plateforme d’hébergement de vidéos.
  • Chrome: un navigateur web qui transmet tous vos faits et gestes d’internautes sur les serveurs de Google.
  • Chrome OS: système d’exploitation fonctionnant entièrement sur des services Google en ligne. Le lundi c’est Google, le mardi c’est Google…
  • Google Docs: Traitement de texte collaboratif en ligne.
  • Google Books: Numérisation de livre. Ce que vous lisez nous intéresse aussi!
  • Google +: Nouveau réseau social. Pour l’instant, Facebook détient le marché de la récolte de données privées dans ce domaine. Jusqu’à quand?
  • Une voiture pilote automatique est en cours de commercialisation (nan nan c’est pas une connerie!)
  • etc…

De plus en plus de services voient le jour et étendent les possibilités de ficher les internautes, nous aurons le temps de nous y pencher. Les prétentions à posséder l’ensemble des savoirs de la planète, à proposer toujours le produit le plus performant, le plus attrayant, ne doivent pas nous aveugler sur les réelles visées de l’entreprise. Des outils alternatifs sont heureusement à notre disposition pour entamer une nécessaire cure de désintoxication des produits Google, car l’overdose ne criera pas gare…

Et je laisse le mot de la fin à Éric Schmidt, haut responsable et ancien PDG de 2001 à 2011:

« La plus en plus « interconnectivité » des technologies de l’information signifie que de plus en plus de données vont être enregistrées. Sur ce point, il n’y a pas de réponse philosophique parfaite, il n’y a que des compromis pragmatiques  » (2011 dans le London Evening Standard).

« Si je connais suffisamment de vos messages et des endroits où vous vous trouvez, je peux en utilisant une intelligence artificielle prédire où vous allez aller. Montrez nous 14 photos de vous et nous pouvons vous identifier. Vous pensez qu’il n’y a pas 14 images de vous sur l’Internet ? » (2009 lors de la conférence Technonomy).

« Nous savons en gros qui vous êtes, ce qui a de l’importance pour vous et qui sont vos amis. » (2010)

« Seuls ceux qui ont des choses à cacher posent la question de la confidentialité des services Google » (2011, lors d’une émission de télé).

 

Alors? Vous n’avez vraiment rien à cacher?

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