Traçage commercial – Révolte Numérique https://revoltenumerique.herbesfolles.org Pour l'autodéfense numérique Sat, 25 Jul 2015 12:41:36 +0000 fr-FR hourly 1 Google récupère les photos de votre smartphone en douce https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/07/12/google-recupere-les-photos-de-votre-smartphone-en-douce/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/07/12/google-recupere-les-photos-de-votre-smartphone-en-douce/#comments Sun, 12 Jul 2015 20:23:28 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4969 L'article Google récupère les photos de votre smartphone en douce a été publié sur Révolte Numérique

Si vous aimez tester les nouvelles applications ou essayer les dernières innovations Google, vous feriez mieux de vous taper les 45 pages de conditions d’utilisation avant de faire votre choix. Car une fois encore, Google montre par le biais de son application Google Photos à quel point la récolte des … Lire la suite

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L'article Google récupère les photos de votre smartphone en douce a été publié sur Révolte Numérique

truman

Si vous aimez tester les nouvelles applications ou essayer les dernières innovations Google, vous feriez mieux de vous taper les 45 pages de conditions d’utilisation avant de faire votre choix. Car une fois encore, Google montre par le biais de son application Google Photos à quel point la récolte des données personnelles est plus importante que l’éthique.

David Arnott, un journaliste du Nashville Business Journal, en a fait l’amère expérience récemment. Ayant téléchargé Google Photos, une application qui centralise vos clichés en ligne et les trie selon leur contenu, il s’est rendu compte par hasard que même après désinstallation, des photos de sa famille étaient toujours synchronisées sur le portail dédié.

Dans une vidéo, le journaliste a refait l’expérience face caméra pour illustrer sa découverte. On l’y voit activer la synchronisation des fichiers, désinstaller Google Photo, puis photographier son mug. Quelques secondes plus tard, le cliché du mug apparaissait sur le portail de l’application.

La réponse mail de Google précise que le journaliste aurait dû régler à nouveau les paramètres de synchronisation dans le Google Play Services settings, car contrairement aux autres applications, les paramètres de Google Photos sont gérés à cet endroit.

Une belle petite astuce pour continuer à récupérer des informations personnelles quand bien même l’utilisateur aurait signifié le retrait de son accord par la désinstallation de l’application.

Ce type de magouilles est malheureusement monnaie courante et risque d’amplifier encore la méfiance qui se développe envers les smartphones et autres pompes à données. Si le réglage des paramètres est faisable, on ne conseillera tout de même jamais assez de désinstaller les applications Google de son appareil si le respect de la vie privée est quelque chose à quoi vous tenez.
Les alternatives sont là, n’hésitez-pas!

giphy« I need some privacy »

Pour changer d’air, voir notamment: CyanogenMod ou FDroid (mais des smartphones tournent aussi maintenant sur Firefox OS).

Source

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Direct Assurance lance une assurance voiture avec mouchard https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/05/13/direct-assurance-lance-une-assurance-voiture-avec-mouchard/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/05/13/direct-assurance-lance-une-assurance-voiture-avec-mouchard/#comments Wed, 13 May 2015 20:49:21 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4957 L'article Direct Assurance lance une assurance voiture avec mouchard a été publié sur Révolte Numérique

Selon la presse et certains chercheurs, l’Internet des objets est la prochaine grande révolution technologique. Si cela reste encore assez mystérieux pour beaucoup de Français, ce marché commence à se développer. Après le chèque cadeau d’Axa aux assurés qui font du sport, c’est aujourd’hui Direct Assurance qui s’y colle pour … Lire la suite

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L'article Direct Assurance lance une assurance voiture avec mouchard a été publié sur Révolte Numérique

surveillance_voitureSelon la presse et certains chercheurs, l’Internet des objets est la prochaine grande révolution technologique. Si cela reste encore assez mystérieux pour beaucoup de Français, ce marché commence à se développer. Après le chèque cadeau d’Axa aux assurés qui font du sport, c’est aujourd’hui Direct Assurance qui s’y colle pour cibler les conducteurs prudents.

La surveillance « contre les préjugés »

Visant visiblement les jeunes connectés et dans l’air du temps – probablement ces mêmes jeunes pour lesquels la vie privée ne vaudrait plus rien –  l’assurance propose un dispositif super swag reposant sur la « Drive box ». Ce véritable mouchard (gratuit quand même faut pas déconner), permettra à l’assureur de relever 4 indicateurs: l’accélération, le freinage, les virages, et l’allure.

En fonction de la conduite, chaque pigeon inscrit à ce test pour l’instant réservé à une centaine de personnes obtiendra un score. En fonction de cela et de la conduite, le prix de l’assurance sera ajusté tous les mois. Des réductions de près de moitié sont déjà annoncées. Direct Assurance précise également: avec « l’analyse jour après jour votre conduite », chacun pourra se doter d’un contrat « sans préjugés ». Rien que ça.

On nous avait déjà fait le coup de la surveillance contre le terrorisme, mais contre les discriminations c’est inédit, d’autant plus que les assureurs sont les uniques responsables des préjugés ayant cours dans le domaine.

Quoi qu’il en soit, le mouvement de multiplication des capteurs relevant nos faits et gestes est bien enclenché. À l’heure où l’État voudrait capter toutes les communications, on pourrait se demander s’il est bien judicieux de se jeter dans la gueule du loup en communiquant systématiquement ses coordonnées GPS aux entreprises.

« Monte sur la balance, tas de boulettes de viande! »

S’il ne s’agit pour l’instant que d’un ballon d’essai lancé par Direct Assurance, on peut envisager que demain, les mauvais élèves seront sanctionnés d’une façon ou d’une autre en raison de leur conduite.
Et pourquoi s’arrêter en si bon chemin? Pourquoi ne pas adapter l’assurance santé au régime alimentaire s’il y a bien des fourchettes connectées et des frigos connectés… Axa a déjà ouvert le bal en mesurant le nombre de pas de ses clients…
Des gadgets en tout genre sont déjà en vente, et annoncent des périodes assez sombres marquées parfois par des logiques pavloviennes de l’éducation. Ainsi, la fourchette connectée Carrot Fit propose même de se faire traiter de tas de boulettes de viande par ses couverts.

Bref, s’il y en a qui pensent pouvoir être plus malins que ces entreprises en contractant tout de même ces offres d’assurance, ils risquent d’avoir de grosses surprises. Parce que derrière, y’en a qui ont de la ressource… et du pognon.

Une fois encore, le débat public sur la récolte et l’analyse des données semble de plus en plus pressant. Il est encore temps de s’y mettre…

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Twitter empêche les nouveaux utilisateurs de se protéger avec Tor https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/03/03/twitter-empeche-les-nouveaux-utilisateurs-de-se-proteger-avec-tor/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/03/03/twitter-empeche-les-nouveaux-utilisateurs-de-se-proteger-avec-tor/#respond Tue, 03 Mar 2015 21:03:26 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4771 L'article Twitter empêche les nouveaux utilisateurs de se protéger avec Tor a été publié sur Révolte Numérique

La nouvelle circule petit à petit via les sites d’information et les réseaux sociaux: Twitter bloque dorénavant les  créations de comptes via Tor si  les utilisateurs ne renseignent pas leur numéro de téléphone. Une grave attaque contre un outil de protection de la vie privée utilisé par de nombreux dissidents … Lire la suite

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tor_rideau

La nouvelle circule petit à petit via les sites d’information et les réseaux sociaux: Twitter bloque dorénavant les  créations de comptes via Tor si  les utilisateurs ne renseignent pas leur numéro de téléphone. Une grave attaque contre un outil de protection de la vie privée utilisé par de nombreux dissidents politiques dans le monde.

Alors qu’il a longtemps bénéficié d’une image un peu plus préservée que Facebook question respect de la vie privée des internautes, le réseau Twitter continue depuis plusieurs années sa construction d’un modèle basé sur la récolte de données personnelles et la publicité. Après le « printemps arabe », la plateforme de microblogging avait pourtant la côte. On le présentait comme un modèle de journalisme citoyen et on en avait vanté les bienfaits face aux abus des pouvoirs et contre les tentatives de limitation de la liberté d’expression:

Vidéo de l’agence Marcel pour France 24 en 2011

Toujours en 2011, Amnesty.be titrait: « Aujourd’hui, les réseaux sociaux font mal aux dictatures ».

À cette époque, Twitter se targuait de faire de la résistance face aux demandes de communication des données relatives aux twittos.

Un étau qui se resserre autour des outils de communication

Mais ces dernières années, la pression se fait de plus en plus forte, et de nombreux gouvernements dont le notre, enjoignent le réseau à jouer le rôle de censeur lorsque les lois ne sont pas suffisamment efficaces face à certains problèmes. On l’a vu en France vis à vis de la propagande « islamiste » ou des propos racistes et discriminants.
Ainsi, du 1er juillet au 31 décembre 2014, la demande de retrait d’informations a quasiment augmenté de 84% (la France étant en 4e position).

Effet de la pression ou droite lignée du modèle anti-anonymat porté par Facebook? Quelles que soient les raisons motivant cette décision de forcer le dévoilement de l’identité des utilisateurs de Tor, ça n’est plus aux dictatures mais aux résistances que Twitter fait du mal.
Basé sur le principe d’un réseau décentralisé encapsulant nos communications dans plusieurs couches de chiffrement, l’anonymat du réseau Tor devient totalement illusoire lorsque l’on décide de communiquer des informations personnelles, surtout vers des serveurs qui sont soumis à la surveillance de la NSA comme c’est le cas de Twitter.

Espérons que peu nombreux seront ceux à fournir leur numéro de téléphone alors qu’ils cherchent la discrétion. Quoi qu’il en soit, l’alternative Diaspora* existe toujours, et n’attend que la notoriété pour dévoiler tout son potentiel.

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Google intègrera des informations médicales dans ses résultats https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/02/14/google-integrera-des-informations-medicales-dans-ses-resultats/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/02/14/google-integrera-des-informations-medicales-dans-ses-resultats/#respond Sat, 14 Feb 2015 12:34:39 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4756 L'article Google intègrera des informations médicales dans ses résultats a été publié sur Révolte Numérique

C’est probablement la prochaine étape majeure du développement des nouvelles technologies: la conquête des corps. Que ce soit par le Quantified Self et les appareils de mesures corporelles, par les services d’analyse ADN comme celui dont Google est un grand soutien ou par la consultation médicale en ligne, les géants … Lire la suite

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L'article Google intègrera des informations médicales dans ses résultats a été publié sur Révolte Numérique

doctor_google

C’est probablement la prochaine étape majeure du développement des nouvelles technologies: la conquête des corps. Que ce soit par le Quantified Self et les appareils de mesures corporelles, par les services d’analyse ADN comme celui dont Google est un grand soutien ou par la consultation médicale en ligne, les géants du net s’intéressent à notre santé.

Ils ne sont d’ailleurs pas les seuls, puisque ce sont aussi les assurances qui flairent le bon plan et entrevoient les contrats du futur en fonction de notre hygiène de vie.

D’ici peu, Google proposera donc aux américains des résultats relatifs aux pathologies à propos desquelles ils pourraient se poser des questions.

Un choix qui peut se révéler être lourd de conséquences…

C’est juste pour voir…

La consultation du web pour en savoir plus sur nos éventuels symptômes est une pratique déjà fort répandue. Les sites ne manquent pas, et leur succès n’est plus à prouver. Pour ne pas louper le coche, Google intégrera lui aussi des informations médicales lorsque nous utiliserons son moteur de recherche. Conscient des dérives possibles, la firme prévient:

« Nous vous montrerons les symptômes typiques et les traitements, ainsi que des détails sur les particularités de la maladie : est-ce qu’elle est grave, est-ce qu’elle contagieuse, quelle est la population la plus affectée et ainsi. Pour certains maux, vous verrez aussi des illustrations de haute qualité provenant des illustrateurs médicaux homologués »

 

C’est donc avec un grand culot que Google se déresponsabilise déjà des conséquences qu’aura cette décision. Quel internaute ne sait-il pas déjà qu’Internet ne peut remplacer un médecin mais s’entête pourtant à donner lui-même un nom à un symptôme supposé? La consommation de ce type de données est addictive et renforce bien souvent de petites tendances à « l’hypocondrie » ou crée des « psychoses ». Au moindre problème, certains se ruent sur ces sites, et partant d’une manifestation anodine de leur corps, ils tombent nez à nez avec un diagnostique alarmiste (cancer, SIDA etc.).
Ces personnes savent pourtant qu’un site ne remplace pas un médecin…

Alors quoi qu’il puisse en dire, quand Google affirme qu’il ne s’agit que de données sur les maladie mais précise tout de même que des médecins les ont vérifiées, il essaie objectivement d’en renforcer la légitimité en tant qu’outil de diagnostique. Mais on ne s’improvise pas docteur en médecine.

Humanisme ou stratégie commerciale?

On le répétera jamais assez: Google est une entreprise commerciale qui repose sur la collecte de données personnelles dans le but de les revendre à des annonceurs. Lorsque l’on parle de santé, les enjeux semblent encore plus dérangeants que d’accoutumée. À quoi ressemblera l’Internet de demain lorsque nos recherches d’informations sur des symptomes nous mettront directement en contact avec des laboratoires pharmaceutiques? Dors et déjà, les pharmacies peuvent acheter des mots-clés relatifs à des médicaments dans certains pays.

En parallèle, l’automédication a déjà gagné beaucoup de terrain à cause du déremboursement de nombreux médicaments d’usage courant. Ce sont aussi les supermarchés qui poussent à adopter le modèle américain qui permet la vente libre de nombreux produits.
Quel voie est-on en train d’emprunter? Sommes-nous bien certains de vouloir confier notre santé à des entreprises dont l’objectif est l’accumulation de profits sans limites, quand bien même cela signifierait fractionner nos corps en données monétisables? Serons-nous toujours propriétaires des données concernant notre corps? Quel secret médical pour demain? Quel contrôle des politiques de santé quand ce sont des entreprises plus fortunées que des États qui mènent la danse? Les interrogations persistent.

Mais pour les fondateurs de Google, si problème il y a, ce n’est pas au niveau de l’éthique, mais du côté de normes de régulation jugées excessives qu’il se situe:

« La santé est tout simplement tellement régulée que c’est un cauchemar que d’y faire des affaires. Ce n’est tout simplement pas là que j’ai envie de passer mon temps. Et même si nous avons quelques projets santé, nous les pousserons jusqu’à un certain stade. Mais je pense que les contraintes règlementaires aux Etats-Unis sont tellement importantes qu’elles dissuaderaient n’importe quel entrepreneur. » Sergey Brin

 

« je trouve vraiment très intéressante la possibilité d’améliorer la santé grâce aux données. Mais je suis d’accord avec ce que vient de dire Sergey. Ce business est tellement régulé qu’il en devient très compliqué. Je m’inquiète vraiment que ces régulations ne nous tiennent à l’écart de possibilités fantastiques. » Larry Page

 

Les technologies numériques peuvent amener de grandes avancées dans le domaine de la médecine lorsque des professionnels qualifiés et responsables s’en emparent. Mais si des entreprises comme Google, Apple ou IBM se lancent sur ce marché, nous ferions mieux de rester méfiants; car collecte de données, recherche du profit, et santé, ne font pas toujours bon ménage…

Pour creuser un peu le sujet: http://www.numerama.com/magazine/28489-la-medecine-personnalisee-ou-la-sante-confiee-a-google-et-apple.html

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Publicité dans Firefox: ça y est c’est fait https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/12/11/publicite-dans-firefox-ca-y-est-cest-fait/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/12/11/publicite-dans-firefox-ca-y-est-cest-fait/#comments Thu, 11 Dec 2014 20:44:06 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4719 L'article Publicité dans Firefox: ça y est c’est fait a été publié sur Révolte Numérique

J’avais abordé il a quelques mois un changement prévu par Mozilla dans le célèbre navigateur open source. Il s’agissait d’utiliser les tuiles (Directory Tiles) habituellement occupées par notre historique à l’ouverture d’un nouvel onglet. On sentait venir la chose lorsque certains évoquaient du contenu sponsorisé adapté aux utilisateurs. Ça sentait … Lire la suite

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L'article Publicité dans Firefox: ça y est c’est fait a été publié sur Révolte Numérique

Firefox-AdsJ’avais abordé il a quelques mois un changement prévu par Mozilla dans le célèbre navigateur open source. Il s’agissait d’utiliser les tuiles (Directory Tiles) habituellement occupées par notre historique à l’ouverture d’un nouvel onglet. On sentait venir la chose lorsque certains évoquaient du contenu sponsorisé adapté aux utilisateurs. Ça sentait gros le discours marketting habituellement fleuri d’arguments pro-ciblage faisant passer la publicité pour une chance donnée à l’utilisateur d’explorer un peu plus ses centres d’intérêts. On espérait juste que les responsables de Mozilla n’avaient pas fait leur ce discours manipulateur.

T’en veux de l’esprit du libre?

Depuis quelques semaines c’est donc fait, Firefox intègre des publicité dans ces vignettes. Alors qu’on nous promettait la mise en avant de partenaires de Firefox ou de tiers respectueux des principes de Mozilla, on se retrouve avec des Booking.com, et autres sociétés fleurons de l’esprit du libre.pub1Dashlane pour gérer vos mots de passe Je n’ai pas vu toutes les publicités proposées étant donné que je ne les croise qu’au boulot, mais ces deux-là sont déjà assez cocasses! Quand on pense que c’est Mozilla qui nous propose un logiciel soit disant orienté sécurité et propriétaire comme Dashlane, on touche le fond. Bonjour l’esprit du libre, et bonjour les leçons tirées de l’affaire Snowden!
Comme garantie actuellement: les données collectées concernent essentiellement les clics sur les annonces, et sont d’après la fondation anonymisées.

De plus, pour certains sites comme Amazon, relate le site du navigateur, au lieu d’avoir une capture d’écran, ce pourra être un logo qui sera affiché à la place. Rappelons que le rôle des logos publicitaires est de rester en mémoire, d’imprimer un cliché, lequel sera rangé parmi les images qui nous sont familières, en attendant la prochaine situation où il faudra faire un choix pour un achat. Les techniques publicitaires sont assez proches des méthodes de propagande, et c’est ce qui les rend dangereuses et non souhaitables, surtout dans un environnement libre.

Quoi qu’il en soit, Mozilla a les deux pieds dedans, et la fuite en avant est engagée. Firefox n’est dorénavant plus qu’un navigateur, mais également un prescripteur de sites d’achat.

La pé-da-go-gie (ou l’éducation pour ceux qui ont déjà appris)

Comme à l’accoutumée lorsqu’il s’agit de faire du fric, l’avis des utilisateurs n’est pas demandé par défaut. Il va falloir passer en mode classique en cliquant sur la petite roue en haut à gauche à l’ouverture d’un nouvel onglet. On peut déjà parier que de très nombreux utilisateurs ne se poseront pas la question et continueront leur chemin utilisant Google par défaut, avec les pubs intégrées dans Firefox par défaut elles aussi.
Une option un peu surprenante lorsque l’on écoute les positionnements pro éducation à la vie privée de Firefox, moins lorsque l’on aborde les méthodes des régies publicitaires en général.

La polémique est aujourd’hui bien engagée, et opposerait les sempiternels « pragmatiques » face aux « puristes ». Au-delà des postures, force est de constater que le web a de plus en plus de mal à s’envisager sans l’économie libérale et sans la publicité. Même si l’objectif annoncé est une libération de la tutelle de Google (toujours 85% des revenus), on est pas sûrs de gagner au change.
Si la centralisation de la firme de Mountain View est bien un problème démocratique, un morcellement des relations que nous avons avec les entreprises commerciales en ligne ne réglera pas forcément le problème des méthodes de captation de l’attention et des portes monnaie que nous subissons constamment.

Il semble bien loin le web sauvage des premiers temps, et c’est davantage à un centre commercial interactif que ressemble ce Frankeinstein qui a grandit sous nos yeux.
Alors? Vous préférez quoi? De la pub Google, ou de la pub sponso Mozilla? Les deux?

Ne touchez à rien…

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Le corps, ce nouveau champ de bataille de la surveillance https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/05/le-corps-ce-nouveau-champ-de-bataille-de-la-surveillance/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/06/05/le-corps-ce-nouveau-champ-de-bataille-de-la-surveillance/#respond Thu, 05 Jun 2014 18:09:23 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4598 L'article Le corps, ce nouveau champ de bataille de la surveillance a été publié sur Révolte Numérique

Une nouvelle pas si surprenante mais qui n’en reste pas moins très inquiétante vient de tomber: Axa, par le biais d’une offre/concours, propose à ses clients de s’équiper d’objets connectés en échange de chèques-cadeaux pour de la médecine douce. C’est le tracker Pulse 02 de Within qui a été choisi. … Lire la suite

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heartbeat

Une nouvelle pas si surprenante mais qui n’en reste pas moins très inquiétante vient de tomber: Axa, par le biais d’une offre/concours, propose à ses clients de s’équiper d’objets connectés en échange de chèques-cadeaux pour de la médecine douce. C’est le tracker Pulse 02 de Within qui a été choisi. Celui-ci peut récupérer des données concernant le rythme cardiaque, le taux d’oxygène dans le sang ou la qualité du sommeil.
Ainsi, les 1000 premiers souscripteurs de l’offre Modulango d’Axa Santé recevront des avantages financiers plus ou moins déguisés s’ils maintiennent une moyenne de 7000 pas par jour pendant un mois (50€ de chèque), ou de 1000 pas p/ jours pendant un mois (100€).

Cette annonce est un premier pas vers un possible modèle de contrats d’assurances basés sur une surveillance des données du Quantified Self. Certes, nous n’en sommes qu’à d’éventuelles prémisses et à une probable phase de test concernant la réception, mais l’argumentaire est déjà là:

« L’assurance maladie comme les assurances complémentaires ont intérêt à encourager les assurés à s’équiper, en offrant ou en subventionnant l’achat de telles solutions. Cela permet d’encourager les comportements vertueux »

Cédric Hutchings, directeur général de Withings

Dans les bureaux, on réfléchit déjà à cette opportunité de faire entrer d’avantage d’argent, tout en promouvant ces « comportements vertueux ».

« La révolution de notre quotidien par les objets connectés est en marche. De plus en plus intelligents, ils vont rapidement s’imposer dans tous les secteurs d’activités, dont l’assurance »

Minh Q. Tran, directeur du fonds d’investissement d’Axa dans les start-ups.

C’est pour notre bien. Et puis il faut l’avouer, certains abusent de ces bons samaritains. Pourquoi assurer au même prix un fumeur, un obèse, un mangeur de hamburgers, alors que d’autres ont su passer au bio et font leur footing matinal avant d’aller gentillement travailler?

Évidemment, ces questions « d’hygiène » de vie ne sont qu’une question de volonté, et les moyens financiers, la pénibilité du travail et le lot de souffrances psychologiques qui en découlent, la répartition des tâches ménagères etc., ne sont que blabla sociologique.

Et au delà de ces débats « d’un autre âge », qui pourrait renoncer à l’idée d’un esprit sain dans un corps sain? (je vous laisse le loisir de tirer tous les points Godwin qui vous plairont de cette petite expression).

Un scénario si paranoïaque que cela?

Le modèle de l’assurance en fonction des comportements est déjà développé notamment dans le domaine de l’automobile par le biais du principe pay as you drive.  Ainsi, certaines assurances aux États-Unis vont collecter des données concernant votre conduite (freinages brusques, accélérations, vitesse…), pour définir le taux de risque de votre profil.

De même dans le domaine bancaire, la start-up Jumiya propose des conditions de financement à l’utilisation d’appareils mesurant l’activité physique. Selon des études, santé financière et santé physique seraient liées.

Le marché des objets connectés et notamment ceux liés au Quantified Self se développe grandement ces derniers temps, et risque fort de prendre son envol dans les mois et les années à venir: on parle même déjà de nouvelle révolution technologique. Parmi les géants, Apple et Samsung ont déjà commencé à investir, et à constituer des bases de données alimentées par des données de santé de leurs utilisateurs. Si le débat est épineux et permet encore le maintien de certaines protections (les utilisateurs restent pour l’instant propriétaires de leur informations), les liens entre ces industriels et le monde de la santé existent déjà.

Les domaines d’application sont nombreux. Par exemple, on pourrait se demander ce que pourrait donner un partenariat entre une entreprise et des laboratoires pharmaceutiques, quand cette première collecte des données sur le sommeil, l’humeur, ou la prise de poids…

Dans le marketing, le moment de mise en contact avec le message publicitaire pourra être plus finement choisi, en fonction de la happy_pillsréceptivité maximale supposée suite à l’analyse de toutes ces données, enrichies parfois même par l’analyse prédictive. Des applications mobiles sollicitent par exemple les utilisateurs pour connaître leur humeur, et font entrer petit à petit dans les mœurs cette normalisation de la transparence totale à l’égard des marchands de vie privée.

Mais tout cela sera bien entendu au nom de la santé et du bien être.

Les données liées au corps et à la santé intéressent de plus en plus d’acteurs économiques

La question des données liées au corps est déjà largement envisagée outre-Atlantique. Ainsi, des entreprises, dont Google (par le biais de 23andMe, entreprise de l’épouse de Sergey Brin), travaillent à la récolte d’informations liées à l’ADN. Si cela reste encore cher, il ne faut pas être devin pour envisager que la gratuité soit atteinte, en échange d’un partage de ces données, notamment avec les acteurs économiques intéressés (assurances, mutuelles, laboratoire pharmaceutiques etc.), au même titre que pour le profilage comportemental qui est aujourd’hui le modèle de financement majoritaire sur le web. Les laboratoires pharmaceutiques ont déjà flairé le filon, et investissent dans le domaine. Ainsi, Johnson & Johnson avaient participé au financement de 23andMe, aux côtés de Google.

PruHealth, une compagnie d’assurance britannique, propose même des bracelets connectés à ses employés pour augmenter leur productivité et réduire les arrêts maladies. Une généralisation de ce type de pratiques pourrait laisser présager un avenir bien sombre dans lequel ultra-capitalisme et outils numériques seraient définitivement en symbiose.

Au pays de l’oncle Sam, les complémentaires santé reprennent ce modèle, et conditionnent fréquemment leurs offres à l’utilisation d’objets connectés contrôlant les pratiques physiques.
Le coup d’essai d’Axa est donc loin d’être innocent: c’est peut-être une nouvelle stratégie que l’entreprise est en train d’introduire en France.

Dans cette perspective, on pourra également envisager l’analyse prédictive liée aux données de la santé comme étant également une aubaine pour assurer les missions d’assurance:

Ainsi, le magazine Argus de l’Assurance consacré à l’innovation (n°7294, p.56) définit le métier d’assureur comme suit:

“Connaître les risques pour mieux les anticiper, les maîtriser et les tarifer au plus juste, tel est, ni plus ni moins, le coeur du métier de l’assurance.”.

Tout en douceur…

L’autre aspect intéressant qui est à observer est celui de l’adoption volontaire de ces outils par les utilisateurs. Se prendre en charge, consulter des statistiques, être productif… autant de nouvelles compétences perçues comme modernes et nécessaires, voire responsables, et qui nous transforment en entrepreneurs de notre corps. « Il faut faire remonter la courbe! » La logique productiviste pourra être appliquée à soi-même, son corps, son mental, son intimité.
Une belle victoire d’un certain modèle idéologique…

La pratique sportive introduit également ces outils subrepticement car ils s’accordent aisément avec la logique compétitive et rentabilisatrice de ce type d’activités.
Axa choisit le jeu pour faire accepter son modèle, mais nuls doutes qu’une certaine morale hygiéniste saura en cas de succès accompagner le mouvement afin de porter l’utilisation de ces mouchards au niveau de la nécessité morale. Bien heureusement, nous n’en sommes pas encore là.

Et à plus grande échelle?

Enfin, la question qui se pose encore et toujours est celle des concentrations de données provoquées par les monopoles. Des entreprise comme Google, Facebook ou encore Apple sauront certainement se montrer compétitives sur ce type de marchés, et croiseront ces données avec les innombrables autres informations déjà en leur possession. La personnalisation des messages publicitaires, toujours plus convaincants et perçus comme utiles, alimentera encore pour quelques temps les caisses des annonceurs, et interrogera d’autant plus profondément le concept de libre arbitre.

De même, nous serons en droit de nous demander quel pourra être l’usage fait par les États de telles bases des données, à l’heure où il paraît de plus en plus évident que collecte privée et surveillance étatique forment un tout solidaire dessinant les nouvelles sociétés panoptiques.

Il reste donc à attendre une évolution des législations favorable à notre protection et/ou une réaction des utilisateurs.
Mais dans un cas comme dans l’autre, le coup d’essai opéré par les géants du web concernant la collecte des intérêts personnels pour le profilage publicitaire nous montre que la pilule risque malheureusement de passer sans trop de soucis.

Et si demain vous aviez tout de même quelque chose à cacher: votre santé..?

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Facebook censure une photo d’un baiser entre filles https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/05/20/facebook-censure-une-photo-dun-baiser-entre-filles/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/05/20/facebook-censure-une-photo-dun-baiser-entre-filles/#comments Mon, 19 May 2014 22:04:33 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4556 L'article Facebook censure une photo d’un baiser entre filles a été publié sur Révolte Numérique

Ça n’est pas la première fois que la censure puritaine de Facebook opère. Rappelons-nous la suppression de la pochette de l’album Nevermind de Nirvana montrant un bébé nu dans une piscine, ou encore du tableau L’origine du monde de Courbet (1866 soit dit en passant), des photos de tétons féminins, … Lire la suite

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Ça n’est pas la première fois que la censure puritaine de Facebook opère. Rappelons-nous la suppression de la pochette de l’album Nevermind de Nirvana montrant un bébé nu dans une piscine, ou encore du tableau L’origine du monde de Courbet (1866 soit dit en passant), des photos de tétons féminins, de mères allaitant leur enfant, j’en passe et des meilleures…

Dans son combat crasse et moyenâgeux qui l’oppose à Apple, et qui décernera comme gagnant le plus réactionnaire des deux, Facebook remet le couvert et censure aujourd’hui une photographie de deux femmes qui s’embrassent. Notons ceci dit que les pages néo-nazies et les vidéos de décapitations ne craignent pas le même genre de décisions.

C’est donc une italienne de 28 ans qui s’est vue supprimer son compte après son refus de retirer une photo défendant les droits des homosexuels à l’occasion d’une journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie ce samedi.

Suite à la plainte d’une « bonne âme » auprès de Facebook, argumentant sur le dégoût que pouvait inspirer cette photo à son cerveau malade, et la protection des enfants qui paradoxalement semblait l’animer, le premier réseau social de la planète décida de demander le retrait de la photographie. Face au refus évident de la jeune femme, c’est le compte qui aura été supprimé, en vertu de l’interdiction de publier des contenus affichant nudité ou pornographie.

Celui-ci a depuis été réactivé, entraînant de nombreux messages de soutien en direction de cette femme honteusement discriminée.

Une fois encore, Facebook illustre son pouvoir de nuisance, en s’attaquant ici directement à des individu-e-s.

Des questions persistent cependant: l’événement est-il isolé? Quel message l’entreprise adresse t-elle aux homosexuels? Et surtout, quel impact psychologique laissent de tels bavures sur les personnes déjà marginalisée et maintenant réduites au silence par Facebook?

Quoi qu’il en soit, Mark Zuckerberg et son réseau remporteront peut-être un jour le prix de l’infréquentabilité, pour l’ensemble de leur œuvre. Espérons que cela ne tarde pas trop…

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Google Now va vous envoyer des pubs géolocalisées https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/05/07/google-now-va-vous-envoyer-des-pubs-geolocalisees/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/05/07/google-now-va-vous-envoyer-des-pubs-geolocalisees/#respond Wed, 07 May 2014 14:34:44 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4545 L'article Google Now va vous envoyer des pubs géolocalisées a été publié sur Révolte Numérique

Vous vous souvenez de cette scène dans Minority Report, au court de laquelle le héros entre dans un centre commercial, et que les écrans de publicité scannent son iris pour pouvoir adapter les contenus diffusés? Si nous sommes encore bien loin de ce type de procédés, le principe de la … Lire la suite

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L'article Google Now va vous envoyer des pubs géolocalisées a été publié sur Révolte Numérique

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Vous vous souvenez de cette scène dans Minority Report, au court de laquelle le héros entre dans un centre commercial, et que les écrans de publicité scannent son iris pour pouvoir adapter les contenus diffusés? Si nous sommes encore bien loin de ce type de procédés, le principe de la publicité personnalisée et géolocalisée commence à se développer depuis quelques temps. Dans sa dernière mise à jour, l’assitant multifonctions pour Android, Google Now, franchit un pas décisif en proposant ce type de service à tous ses utilisateurs.

Consulter c’est vouloir acheter

Le principe est assez simple: à partir de vos recherches effectuées avec Google search, l’application Google Now prendra l’initiative de vous envoyer des notifications signalant la présence d’un produit déjà consulté sur la toile, au passage devant une boutique censée le vendre. Pour l’instant, les questions de stocks ne sont pas prise en compte, mais le développement des puces RFID dans les marchandises permettrait à l’avenir d’affiner les informations proposées. Autre interrogation: nous ne savons pas jusqu’à quand ce traçage peut remonter dans les historiques de consultation.

D’ici peu, vous passerez donc devant un magasin, et Google vous rappellera aimablement que vous aviez consulté une page concernant un produit situé à proximité, et que c’est le moment d’aller assouvir vos pulsions consommatrices, que le bonheur est à portée de main.

En lisant quelques commentaires sur la question, je suis tombé sur des critiques sous-entendant que la faille de ce système résidait dans le fait qu’elle considère que consulter c’est vouloir acheter, ce qui est faux pour beaucoup d’entre nous.

Certes, le net s’est à tel point transformé en boutique géante que nous tombons très régulièrement sur des offres commerciales, volontairement ou non, et que nous ne souhaitons pas acquérir tout ce que nous voyons. Mais y voir une erreur de la part de Google me semble illusoire. Le principe est en fait plutôt traditionnel dans la pub, et consiste à créer un besoin qui n’existe peut-être pas encore, et à installer l’image de la marque dans nos esprits, dans le champ des options possible au moment de l’achat.

Pour Google, cette application a pour but de « vous rappeler que vous voulez ce produit ». Cette phrase est en fait à ranger dans les slogans assurant la promotion de l’application, et non au rang d’une quelconque analyse de son utilité. Car lorsque les dirigeants de l’entreprise se lâchent un peu, c’est un tout autre discours qui émerge, beaucoup plus proche de l’idée de création du besoin:

« Nous allons devenir de plus en plus forts au niveau de la personnalisation. L’objectif, c’est que les utilisateurs de Google puissent en venir à poser une question comme “ que dois-je faire à présent ?” ou encore “ quel job devrais-je prendre ? ».

Plus qu’un assitant, Google Now renforce donc un peu plus les stratégies des vendeurs de rêves, et les énormes capacités de la firme de Moutain View en tant que régie publicitaire.

Certes, tout cela peut paraître bien inoffensif.  Mais ces technologies se développant, il est tout à fait légitime de questionner la place qu’occupera demain le libre arbitre dans une société qui repose à ce point sur la suggestion et la prescription des comportements à tous les niveaux: ici celui des achats, mais parfois celui des interactions sociales (propositions d' »amis » sur les réseaux, et géolocalisation de ceux-ci), sur les des choix politiques (voir les campagnes 2.0 d’Obama et dans une moindre mesure de François Hollande), sur fonction des corps (normalisation, biométrie…) etc.

Ne perdons pas de vue non plus que les messages publicitaires sont en pleine mutation « grâce » au réseau, et que ceux-ci se font de plus en plus viraux (partagés volontairement sur les réseaux à l’occasion de buzz par exemple), incluant le consommateur à la source (leur contenu est orienté par la récolte des données privées, le succès ou non validé par le partage et les commentaires outrés ou approbateurs) etc.

Le format somme toute très classique de l’annonce identifiée comme telle que propose Google Now n’est sans aucun doute qu’une première étape d’un long processus en développement.

Reste la certitude enfouie en chacun de nous, que notre volonté ne craint pas de si grossières manipulations.
Fin avril, Google affichait pourtant une croissance de 19% de son chiffre d’affaires à 15,42 milliards de dollars…

Alors? Qui va gagner le pari?

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Pourquoi vous ne devriez pas utiliser Google Chrome https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/04/23/pourquoi-vous-ne-devriez-pas-utiliser-google-chrome/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/04/23/pourquoi-vous-ne-devriez-pas-utiliser-google-chrome/#comments Wed, 23 Apr 2014 21:17:57 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4512 L'article Pourquoi vous ne devriez pas utiliser Google Chrome a été publié sur Révolte Numérique

Il en a été question à mainte et mainte reprises ici, le modèle de l’entreprise Google repose quasi exclusivement sur la récolte de données personnelles en vue de personnaliser davantage les publicités et résultats affichés par le moteur de recherche et les sites traitants avec des partenaires. En clair, Google … Lire la suite

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chrome_oreille

Il en a été question à mainte et mainte reprises ici, le modèle de l’entreprise Google repose quasi exclusivement sur la récolte de données personnelles en vue de personnaliser davantage les publicités et résultats affichés par le moteur de recherche et les sites traitants avec des partenaires. En clair, Google est une régie publicitaire proposant des services qui ont pour fonction d’augmenter ses bases de données sur les utilisateurs et leurs centres d’intérêts.

Hégémonie et coups fourrés

Ses services sont très nombreux, et bien souvent les plus populaires. Le moteur de recherche est de loin le plus utilisé en France et dans de nombreux pays, Android est premier sur le marché des OS mobiles, Youtube draine des flux monstrueux de données, Gmail, Google Maps ou encore Google Drive, sont des références dans leurs domaines. Inutile de parler également des Chrome Books, lesquels ne laissent absolument aucune porte de sortie pour échapper aux serveurs du géant de Moutain View.

Il y a peu, le logiciel libre Firefox tenait le haut du pavé dans le domaine des navigateurs web. Les possibilités en terme de personnalisation offertes par l’ouverture du code ont incontestablement participé à la popularisation d’un web plus ouvert, et adaptés à nos besoins. Mais aujourd’hui, Google Chrome est devenu le premier navigateur, et renforce la domination de Google dans les technologies web.

Supposé plus simple et plus rapide, il n’inquiète que peu de gens, et s’installe parfois sans même prévenir. C’est le cas en particulier avec le très célèbre antivirus gratuit Avast. Notons que cette méthode d’installation liée à un autre logiciel fait irrésistiblement penser aux vieux adwares (programmes publicitaires) et sypwares (programmes espions) qui s’installent sournoisement sur notre machine, ajoutant telle ou telle barre de recherche envahissant notre navigateur, ou ces programmes dont on ignore la présence et qui communiquent bien des informations vers des serveurs dont on ne soupçonne l’existence à priori.

Pourquoi Google Chrome est-il un spyware?

À peine sorti en 2008, le navigateur avait déclenché les foudres de certains internautes, et était accusé de cacher des fonctionnalités malveillantes. La polémique s’était notamment orientée vers un petit programme au fonctionnement louche et qui aurait permis à Google de continuer à tracker les utilisateurs même après avoir desinstallé le navigateur.

Et lorsque l’on jette un œil sur la définition de logiciel espion sur Wikipédia, on tombe là-dessus:

Un logiciel espion (aussi appelé mouchard ou espiogiciel ; en anglais spyware) est un logiciel malveillant qui s’installe dans un ordinateur dans le but de collecter et transférer des informations sur l’environnement dans lequel il s’est installé, très souvent sans que l’utilisateur en ait connaissance. L’essor de ce type de logiciel est associé à celui d’Internet qui lui sert de moyen de transmission de données.

Voyons donc comment se comporte le navigateur de Google, et constatons à quel point cette définition lui sied bien.

Dans l’avis de confidentialité de Google Chrome, on trouve ceci:

Sur les informations récoltées:

« Lorsque vous utilisez un navigateur, y compris Chrome, pour contacter les serveurs Google, Google reçoit par défaut des informations de connexion standards comprenant l’adresse IP de votre système, ainsi qu’un ou plusieurs cookies. »

Chaque copie du navigateur est identifiable également par un numéro unique, facilitant sans nul doute la reconnaissance des utilisateurs en ligne. Des statistiques peuvent également être envoyées à Google concernant l’usage fait du logiciel à l’installation.

Mais Google est aussi partageur:

« Pour accéder à certains contenus, il est possible que le navigateur Chrome pour Windows, Chrome OS ou le Chromecast doive transmettre à divers partenaires de contenu et sites Web un identifiant unique stocké sur votre système, à l’aide d’Adobe Flash Access. »

 

« Les tiers auxquels votre identifiant unique est transmis peuvent l’associer aux informations personnelles que vous leur communiquez. L’utilisation par Google d’un identifiant unique dans le but de fournir des contenus depuis les serveurs Google est soumise aux règles de confidentialité Google. »

Mais à quoi peuvent-elles bien servir?

« Les informations envoyées à Google lorsque vous utilisez Chrome sont traitées en vue de l’exécution et de l’amélioration du navigateur et d’autres services Google. Les informations envoyées à d’autres opérateurs de sites Web sont soumises aux règles de confidentialité de ces sites. Chrome stocke des informations sur votre système dans le but d’améliorer ses performances, et de vous fournir des fonctionnalités et des services utiles. » [???]

Sur les recherches effectuées:

« Lorsque vous saisissez des URL ou des requêtes dans la barre d’adresse de Chrome (l’omnibox), ou dans le champ de recherche du lanceur d’applications, les premières lettres peuvent être transmises à votre moteur de recherche par défaut afin que des prédictions de termes ou d’URL vous soient automatiquement proposées. »

 

« De plus, pour les utilisateurs connectés, le texte que vous saisissez dans le champ de recherche du lanceur d’applications peut être envoyé à Google afin que des recommandations vous soient proposées pour vos contacts et les applications que vous recherchez éventuellement. »

Marque pages, Historique de navigation, Téléchargements, et sites consultés sont eux-aussi enregistrés analysés, et bien sûrs mis en relation avec votre compte si vous en avez un:

« Si vous vous connectez au navigateur Chrome, à Chrome OS ou à un appareil Android sur lequel Chrome a été préinstallé avec votre compte Google, la fonctionnalité de synchronisation est alors activée. Nous stockons certaines informations associées à votre compte Google sur nos serveurs, telles que les favoris, l’historique et d’autres paramètres. »

Mais Chrome vous aide à parler toutes les langues…

« Lorsque vous utilisez la fonctionnalité de traduction de Chrome, le contenu que vous saisissez est envoyé au moteur de recherche Google afin d’être traduit. »

… Et aussi à mieux maîtriser la votre…

« Lorsque vous utilisez la fonctionnalité de vérification orthographique de Chrome, qui est basée sur la même technologie que celle de la recherche Google pour détecter les fautes d’orthographe, le texte saisi est envoyé à Google pour vous proposer des suggestions de corrections orthographiques et grammaticales. »

Si vous utilisez des outils de reconnaissance vocale et que vous avez accepté l’envoi de statistiques, « d’autres informations sont envoyées à Google, y compris l’URL du site Web sur lequel vous utilisez la saisie vocale, la version de votre système d’exploitation, ainsi que le fabricant et la marque de l’appareil et du matériel audio que vous utilisez. »

Vous utilisez la fonction de géolocalisation intégrée au navigateur? Google sera heureux d’envoyer vers ses serveurs « certaines informations concernant votre réseau local aux services de géolocalisation de Google afin de déterminer votre position approximative. »

Cela peut comprendre:

« [Des] caractéristiques des routeurs Wi-Fi et les identifiants des antennes-relais les plus proches de vous, la puissance du signal de votre connexion Wi-Fi ou de votre mobile, ainsi que l’adresse IP actuellement attribuée à votre appareil. Nous utilisons ces informations pour déterminer votre position, ainsi que pour améliorer le fonctionnement et la qualité de Chrome et des services de géolocalisation de Google. »

 

« Dans le but d’aider à améliorer la fonctionnalité de navigation sécurisée, vous pouvez envoyer des données supplémentaires lorsque vous consultez un site qui semble contenir des logiciels malveillants.« 

Et en navigation privée?

« Le navigateur communique de plus régulièrement avec les serveurs de Google afin d’estimer à quels moments les personnes se connectent, pendant combien de temps etc. »

 Sous Android

N’oublions pas les terminaux mobiles, qui représentent une part grandissante des moyens d’accès au web. Installé par défaut, Chrome se montre assez gourmand en permissions. Jugez par vous-même:

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Parmi les spécificités mobile: si vous avez autorisé l’accès à la géolocalisation par les applications Google, Chrome pourra par exemple s’en servir pour vous présenter des résultats personnalisés. L’un des marchés émergeant développe en effet des propositions de publicités ciblées lorsque l’on passe devant un magasin par exemple.

En bref

Enfin, et quelque soit le type de terminal, n’oublions pas qu’en tant que logiciel privateur (non libre), il n’est possible de connaître le fonctionnement de Chrome que par ce que ses concepteurs veulent bien nous en dire. Seul le logiciel libre nous permet de connaître exactement la manière dont les programmes se comportent.

Firefox sera donc préférable à Chrome, mais il sera tout de même nécessaire d’apporter quelques modifications, car là encore, l’hégémonie de Google en a fait un relais à sa récolte de données personnelles.

Il existe également Chromium, qui est le projet libre sur lequel est basé Chrome.

Droit de réponse…

En droit de réponse et en guise de loyauté, laissons la parole à Éric Schmidt, président du Conseil d’Administration de Google et ancien PDG, lequel défend fort bien la philosophie de ses produits:

« C’est un futur où vous n’oubliez rien. Dans ce futur nouveau, vous n’êtes jamais perdu. Nous connaîtrons votre position au mètre près et bientôt au centimètre près. Vous n’êtes jamais seul, vous ne vous ennuyez jamais, les idées ne viennent jamais à vous manquer. »

 

« Google a pour règle d’aller jusqu’au bord de ce qui pourrait vous donner la chair de poule et de ne pas aller plus loin. Je dirais qu’implanter des choses dans votre cerveau franchit cette ligne rouge. Du moins pour l’instant, jusqu’à ce que la technologie s’améliore. »

 

« Nous allons devenir de plus en plus forts au niveau de la personnalisation. L’objectif, c’est que les utilisateurs de Google puissent en venir à poser une question comme “ que dois-je faire à présent ?” ou encore “ quel job devrais-je prendre ?” « .

Le meilleur des monde…

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Une backdoor dans les smartphones Samsung? https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/03/16/une-backdoor-dans-les-smartphones-samsung/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/03/16/une-backdoor-dans-les-smartphones-samsung/#respond Sun, 16 Mar 2014 16:14:28 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4398 L'article Une backdoor dans les smartphones Samsung? a été publié sur Révolte Numérique

Cette semaine, c’est la stupeur chez les utilisateurs de smartphones Samsung (en tout cas pour ceux qui se sentent concernés par leur vie privée en ligne). Le développeur Paul Kocialkowski, de chez Replicant, un système basé sur Android, alternatif et se voulant entièrement libre, a découvert ce qui est présenté … Lire la suite

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L'article Une backdoor dans les smartphones Samsung? a été publié sur Révolte Numérique

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Cette semaine, c’est la stupeur chez les utilisateurs de smartphones Samsung (en tout cas pour ceux qui se sentent concernés par leur vie privée en ligne). Le développeur Paul Kocialkowski, de chez Replicant, un système basé sur Android, alternatif et se voulant entièrement libre, a découvert ce qui est présenté comme une backdoor dans certains terminaux de la marque: Nexus, Nexus S, Galaxy S, S2, Note, ainsi que les tablettes Galaxy Tab 2 de 7 et 10,1 pouces et les Note 2 (détail).

Le problème se situerait au niveau du modem:

« Nous avons trouvé un programme propriétaire tournant sur les applications du processeur en charge du protocole de communication avec le modem. Il s’y trouve une backdoor qui autorise le modem à exécuter des opérations sur le système de fichier. Le programme est présent sur les terminaux Galaxy et il permet au modem de lire, d’écrire et de supprimer des fichiers sur le stockage du téléphone. Sur plusieurs modèles de téléphones, le programme dispose de suffisamment de droits pour accéder et modifier les informations personnelles de l’utilisateur »

Paul Kocialkowski

Autrement dit, ce sont carnets d’adresses, photos, fichiers et mots de passe qui sont concerné, mais aussi l’activation de la caméra ou du micro. Néanmoins, le programme ne se comporterait pas exactement de la même manière selon les appareils et les application installées.

Le débat est ouvert quant aux intentions de Samsung, ou même quant à sa connaissance du problème. Quoi qu’il en soit, nous savons aujourd’hui que l’Internet mobile constitue un élément central des stratégies de ciblage pour la publicité prédictive, mais aussi pour les agences comme la NSA. Volontaire ou non, cette ouverture dans la vie privée des utilisateurs s’avère très inquiétante, d’autant plus qu’elle concerne des terminaux très populaires.

Une fois encore, les technologies privatives prouvent leur incapacité à fonctionner de manière transparente et à assurer la sécurité des utilisateurs. S’il est évidemment possible d’insérer ce genre de fonctionnalité malveillante dans un logiciel libre, nous avons avec eux plus de chances de les repérer et d’y remédier.

La nouvelle n’est donc pas une grande surprise, mais elle a de quoi décourager et pose un certain nombre de questions. Pour Jeremy Zimmermann de la Quadrature du Net, l’un des grands enseignements de l’affaire PRISM est qu’on ne peut plus avoir une confiance aveugle en nos ordinateurs. Le débat sur le logiciel libre, s’il est loin d’être arrivé à son terme, aboutit petit à petit à des avancées. Mais l’urgence imposée par l’ampleur des révélations de cet été nous rappelle toute la complexité qu’entraîne la volonté de contrôler son informatique. Ainsi, les alternatives dans le hardware libre (le matériel), peinent à s’imposer et à rivaliser avec les produits grand public. On pourra jeter un œil ici pour s’en rendre compte.

Cette affaire pose donc pour l’instant plus de questions qu’elle n’apporte de réponses, car l’utilisation de ROM alternatives comme Replicant ou CyanogenMod ne permettraient pas nécessairement de se prémunir de la chose. De plus, il est raisonnable d’envisager que Paul Kocialkowski n’ait peut-être pas été le premier à remarquer la faille. Quel en a été l’usage? Par qui? Vouloir se protéger est-il illusoire? Une fois encore, les utilisateurs sont laissés à l’incertitude, et les nouveaux outils connectés se montrent encore un peu plus comme étant particulièrement sensibles et imprévisibles en matière de sécurité.

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Publicités dans Firefox: la trahison au logiciel libre https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/02/12/publicites-dans-firefox-la-trahison-au-logiciel-libre/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/02/12/publicites-dans-firefox-la-trahison-au-logiciel-libre/#comments Wed, 12 Feb 2014 13:25:58 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4375 L'article Publicités dans Firefox: la trahison au logiciel libre a été publié sur Révolte Numérique

Depuis des années, Firefox a sans aucun doute été un acteur majeur de la promotion du logiciel libre auprès du grand public. Ayant été le premier navigateur, il a démocratisé l’idée de logiciel gratuit et pourtant non commercial (en gros), à l’inverse des shareware que l’on pouvait utiliser auparavant, ou … Lire la suite

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Depuis des années, Firefox a sans aucun doute été un acteur majeur de la promotion du logiciel libre auprès du grand public. Ayant été le premier navigateur, il a démocratisé l’idée de logiciel gratuit et pourtant non commercial (en gros), à l’inverse des shareware que l’on pouvait utiliser auparavant, ou plus récemment des navigateurs comme Chrome qui ne sont que des spyware récoltant toutes nos données.

Mais dorénavant, nous devrons nous attendre à l’introduction de publicités dans le navigateur, comme l’a annoncé hier Mozilla.

Libres de communiquer nos données

Cependant, lorsqu’on y regarde de plus près, on se rend compte que si les visées n’étaient jusque là pas commerciales, l’utilisateur n’était pas pour autant protégé des logiques mercantiles. Le poids écrasant de Google dans le financement du projet (plus de 80%), ne s’est évidemment pas négocié sans contreparties. La présence du moteur de recherche par défaut ainsi que de très nombreux autres « petites » intrusions dans notre quotidien font de Firefox un outil pas si bienveillant que cela. De même, on peut être plus ou moins satisfait de trouver Google Analytics, l’outil de statistiques mouchard le plus répandu du web, sur le site permettant de télécharger de nouvelles extensions, alors que des alternatives libres et respectueuses de notre vie privée existent.

Bien qu’utilisant du libre, nous renforçons pourtant l’emprise de Google et remplissons ses bases de données (et son compte en banque), ainsi que celles de la NSA. Et l’ambiguïté de tout cela, c’est que c’est en utilisant des outils censés être respectueux de la vie privée. Mozilla ne manque pourtant pas de s’inscrire dans les mouvements de protestation comme ce fut le cas le 11 février pour la journée anti-NSA.

L’argument du pragmatisme

L’importance de Google en terme de financement pour Firefox pose pour tout le monde un problème d’indépendance du projet. Mais il semblerait que cette indépendance, et surtout la crainte d’une non reconduction du contrat, soit pour les décideurs dans la communauté ce qui prévale sur la nocivité des fonctionnalités intégrées par défaut. Parce que s’il est effectivement possible de tout désactiver, cela nécessite d’avoir la connaissance que problème il y a, mais aussi la capacité de le régler. Sur ce point, on ne peut pas dire que Mozilla fasse énormément de publicité aux nouveaux utilisateurs novices.

Pour les personnes qui voudront continuer à utiliser Firefox: cela sera probablement configurable en tapant about: config dans la barre d’URL, puis en mettant  browser.newtabpage.enabled à false.

Enfin, cet argument du pragmatisme fait irrésistiblement penser au basculement opéré dans ses premières années par Google, lorsque les visées pseudo-humanistes ont laissé peu à peu place au mercantilisme intrusif par l’introduction de publicités ciblées dans les résultats. Comment la fondation Mozilla peut croire qu’elle sera capable de résister à la pression de ce système? Est-ce bien sage de ne se donner comme choix que d’être financé soit par le premier espion de la planète, soit par l’utilisation des méthodes de ce dernier?

Il est d’autant plus décevant que le même verbiage mensonger promettant la mise au centre de l’utilisateur grâce à la consommation soit maintenant employé par Mozilla dans son article. « Être au centre… » Flatter l’égo des utilisateurs dans le seul but de faire passer la pilule les rendant non plus utilisateurs mais produits, est totalement mesquin de la part de personnes qui comprennent tout à fait le fonctionnement commercial du web actuel. Le dicton « si c’est gratuit, c’est que vous êtes le produit » prend une fois encore tout son sens, au détriment de l’esprit du libre.

Contrôle des données, transparence, vie privée

Le logiciel libre fait en général la promesse d’un plus grand contrôle des utilisateurs. Puisque le code est consultable et modifiable, la liberté de l’utilisateur grandit. Mais l’un des schismes qui a touché le mouvement nous a très vite appris que l’éthique n’était pas pour tous une donnée de premier ordre. L’Open Source a donc parallèlement diffusé l’idée de logiciels libres à visées tantôt commerciale, tantôt sans respect de la vie privée, voire les deux à la fois. Si dans le logiciel libre le contrôle est nécessaire, ce n’est pas que pour laisser le choix, mais aussi parce que les programmes trop curieux et les blocages au nom de la propriété intellectuelle proposés par défaut sont un problème. Le mouvement porte donc dans ses fondements l’idée de vie privée, et de liberté de partage.

Les publicités prétendument discrètes qui seront proposées par Firefox dans les « tuiles » visibles au démarrage trahissent totalement cet état d’esprit, et Mozilla adopte ainsi la rhétorique des Google et compagnie, promettant discression et personnalisation. Parce que si la publicité est vécue par beaucoup comme étant envahissante, on sait bien que le ciblage et une bonne dose d’intégration au contenu, de contextualisation, font augmenter les chiffres d’affaire. Elles sont de ce fait moins identifiées comme étant hétérogènes au contenu premièrement sélectionné par l’internaute.

Cette stratégie est loin d’être nouvelle, Google l’a adoptée depuis longtemps et c’est le visage de l’utilisateur-produit qui s’est aujourd’hui imposé sur internet.
Malheureusement, Mozilla avoue aujourd’hui vouloir en faire partie. Nous devons en faire le deuil.

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Un spécial investigation sur le Big Data et la surveillance https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/02/08/un-special-investigation-sur-le-big-data-et-la-surveillance/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/02/08/un-special-investigation-sur-le-big-data-et-la-surveillance/#respond Sat, 08 Feb 2014 15:20:48 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4357 L'article Un spécial investigation sur le Big Data et la surveillance a été publié sur Révolte Numérique

L’émission de Canal + a récemment diffusé un reportage sur le Big Data (la collecte et l’analyse de données à grande échelle), et la surveillance privée et étatique. Pour toutes les personnes qui sont déjà un peu sensibilisées à la question et même celles qui n’en savent rien, je vous … Lire la suite

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L'article Un spécial investigation sur le Big Data et la surveillance a été publié sur Révolte Numérique

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L’émission de Canal + a récemment diffusé un reportage sur le Big Data (la collecte et l’analyse de données à grande échelle), et la surveillance privée et étatique.

Pour toutes les personnes qui sont déjà un peu sensibilisées à la question et même celles qui n’en savent rien, je vous conseille de jeter un œil sur cet excellente émission.

Au menu sont abordés:

  • La collecte d’information par les géants du web dans une optique publicitaire, utilisant traces d’achats, géolocalisation et données sociales
  • La prédiction à l’aide des algorithmes et du Big Data dans le domaine du sport, de la politique, de la prévention du crime etc.
  • La vidéo surveillance
  • Le lien entre collecte à des fins publicitaires et l’utilisation étatique des données
  • …


Special Investigation Big Data Les Nouveaux… by chat21590

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WordPress joue les indics de Google grâce aux polices https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/01/22/wordpress-joue-les-indics-de-google-grace-aux-polices/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/01/22/wordpress-joue-les-indics-de-google-grace-aux-polices/#comments Wed, 22 Jan 2014 13:29:15 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4349 L'article WordPress joue les indics de Google grâce aux polices a été publié sur Révolte Numérique

Vouloir naviguer sur le web sans être capté par les serveurs de Google est devenu aujourd’hui une véritable galère. Utiliser le moteur de recherche ou les autres services de l’entreprise, le navigateur Chrome, consulter des sites qui intègrent un bouton Google+ ou une vidéo Youtube, l’outil d’analyse de trafic Google … Lire la suite

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Vouloir naviguer sur le web sans être capté par les serveurs de Google est devenu aujourd’hui une véritable galère. Utiliser le moteur de recherche ou les autres services de l’entreprise, le navigateur Chrome, consulter des sites qui intègrent un bouton Google+ ou une vidéo Youtube, l’outil d’analyse de trafic Google Analitycs etc. La liste des mouchards de Google est longue. Et pour ne rien arranger, se réfugier chez Firefox sans mettre un peu le nez dans le moteur n’arrangera pas les choses non plus. Vous le devinez, il ne fait pas bon être fâché avec la firme de Moutain View, tant son champ de vision est tentaculaire.

Tout cela pose de gros problèmes question vie privée et surveillance de nos habitudes par les entreprises, mais aussi par les États, puisque nous savons désormais que la collecte privée permet notamment à la NSA de se servir allègrement dans les gigantesques bases de données stockant nos faits et gestes.

Une mise à jour de WordPress… Et des bases de données de Google

Au cours de pérégrinations sur les réseaux sociaux, je suis tombé sur un article traitant des Google fonts, des polices d’écriture utilisées sur de nombreux blogs, notamment WordPress. Je n’y avais pas vraiment pris garde, mais depuis la mise à jours à la version 3.8, ces fameuses polices ont été intégrées par défaut. On les trouve en particulier dans l’interface admin ainsi que dans le nouveau thème Twenty 12. On pourrait se dire « et alors? Ce ne sont que des polices! ». Certes, mais fidèle à ses habitudes, Google investi le moindre de ses outils pour faire passer les internautes par ses serveurs afin d’engranger des informations comportementales. Là encore, ils n’ont pas raté le coche.
Un développeur de Wordress a par ailleurs lui-même concédé que cela pourrait poser des problèmes de vie privée…

Par l’intégration de Google Fonts, WordPress permet donc à Google de savoir qui administre tel ou tel site et qui consulte des sites qui en sont dotés, par le recueil des headers et des cookies Google qui auraient pu être déposés à la consultation d’un autre site incluant les services Google cités plus haut.

Les activistes tenant un site (notamment les américains), seront heureux d’apprendre que potentiellement, WordPress les balance dorénavant indirectement à la NSA (car qui communique avec Google, communique avec la NSA, la chose n’est plus à prouver depuis les révélations de Snowden cet été).

Heureusement, la légion des anti-Google s’élargit, et une extension nommée Disable Google Fonts est disponible par le biais de l’installateur d’extensions WordPress.

Inutile de préciser l’importance de l’installer sur son blog… Pour vous, pour vos lecteurs.

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Google écarte CyanogenMod Installer du Playstore https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/11/28/google-ecarte-cyanogenmod-installer-du-playstore/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/11/28/google-ecarte-cyanogenmod-installer-du-playstore/#comments Thu, 28 Nov 2013 18:01:34 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4316 L'article Google écarte CyanogenMod Installer du Playstore a été publié sur Révolte Numérique

C’est l’équipe de Cyanogemod qui l’a annoncé hier soir sur son blog, leur application permettant d’installer plus facilement le système CyanogenMod n’est plus la bienvenue sur le PlayStore de Google. Après avoir été contactée il y a peu par un Google menaçant de se charger lui-même du retrait de l’application, … Lire la suite

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cyanolove

C’est l’équipe de Cyanogemod qui l’a annoncé hier soir sur son blog, leur application permettant d’installer plus facilement le système CyanogenMod n’est plus la bienvenue sur le PlayStore de Google.

Après avoir été contactée il y a peu par un Google menaçant de se charger lui-même du retrait de l’application, l’équipe de Cyanogen a préféré prendre les devant.

Très populaire chez les amateurs de personnalisation et les libristes, CyanogenMond (CM) est basé sur Android. Hormis le fait que c’est un logiciel libre, CM présente l’avantage d’être par défaut vierge des applications Google, et d’offrir plus de contrôle sur leur smartphone aux utilisateurs. CyanogenMod constitue ainsi une véritable alternative à l’Android bourré d’applications non désinstallables, bien que nocives pour la vie privée des utilisateurs.

Le motif officiel invoqué pour cette mise à l’écart concerne la perte de garantie possible lorsque l’on installe ce système alternatif. En effet, afin de ne pas laisser aux utilisateurs trop de possibilités de trifouiller dans leur machine, on leur revend en général un téléphone verrouillé de toutes parts, prêt à l’usage et surtout au traçage commercial. Pour intimider les envieux de liberté, la plupart des constructeurs considèrent que le fait de rooter son smartphone met fin à la garantie.

À la vue du motif présenté par Google, on aurait pu croire à une blague étant donné les centaines d’applications spyware et autres programmes-prétextes à la publicité qui circulent sur le PlayStore, mais non, Google se permet d’écarter une application respectant pourtant de leur propre aveux les conditions d’utilisation.

Même si la position d’Android sur le marché n’est pas menacée par CM, faciliter son installation pourrait encourager davantage de personnes à tenter l’expérience, et pourquoi pas à terme remettre un peu en question Android tel que nous le connaissons.
Jusqu’à présent, la manœuvre pour installer CyanogenMod n’était pas extrêmement complexe, mais suffisamment pour décourager les moins à l’aise avec la bidouille.

La nouvelle de ce comportement une fois de plus abusif de Google ne viendra par embellir l’image de la firme de Moutain View, et montre ses dérives monopolistiques rappelant la politique d’un Apple, maître absolu sur son AppStore.

Bien sûr, on pourra toujours trouver cette application sur le site de CynaogenMod, alors faîtes-vous plaisir!

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Google dépose un brevet pour censurer automatiquement la vidéoconférence https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/11/22/google-depose-un-brevet-pour-censurer-automatiquement-la-videoconference/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/11/22/google-depose-un-brevet-pour-censurer-automatiquement-la-videoconference/#respond Fri, 22 Nov 2013 19:22:41 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4267 L'article Google dépose un brevet pour censurer automatiquement la vidéoconférence a été publié sur Révolte Numérique

À quel moment deviendra t-il évident pour tous que Google et ses services constituent de dangereux outils pour nos libertés les plus fondamentales? Encore une fois, qu’ils collaborent avec la NSA ou non, leurs produits dessinent les contours d’une société totalitaire basée sur le contrôle des individus par le monopole … Lire la suite

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À quel moment deviendra t-il évident pour tous que Google et ses services constituent de dangereux outils pour nos libertés les plus fondamentales? Encore une fois, qu’ils collaborent avec la NSA ou non, leurs produits dessinent les contours d’une société totalitaire basée sur le contrôle des individus par le monopole et la suggestion (au sens quasi paranormal du terme). Je lis souvent que les « pas contents » ne sont pas obligés de s’en servir, ce qui se discute lorsqu’on voit l’omniprésence de la firme sur le net et même dans certains logiciels largement utilisés comme Firefox, et cela parfois sans crier gare.

J’ai par exemple voulu mettre une incrustation du brevet dans l’article, mais comme par magie on se retrouve une fois de plus avec un Google analytics dans la page, les API et tout le tintoin.
Passons également sur les fortes « incitations » que l’on pourra rencontrer dans le monde professionnel lorsqu’il s’agit de travailler en collaboration. Mais sinon, éviter Google est un jeu d’enfant…

La dernière trouvaille du monstre de Mountain View donc, c’est un brevet permettant d’automatiser la censure de conversations en vidéoconférence à l’utilisation de leur service Google Hangounts. L’argument hilarant qui a été avancé est le suivant:

« Lorsque des utilisateurs diffusent des contenus médias à d’autres utilisateurs à travers l’infrastructure réseau fournie par un fournisseur de serveur/hébergeur, le fournisseur de service a souvent un contrôle limité sur le contenu qui est diffusé mais pourrait être tenu responsable des violations commises par les utilisateurs »

Qu’y a t-il de si drôle me demanderont certains? Cette soi-disant frousse de franchir les limites de la loi. De qui se moque t-on? Depuis quand cette entreprise se la joue t-elle première de la classe question respect des législations? N’est-ce pas cette même entreprise qui collabore à la surveillance mondiale de la NSA? Et qui a sondé les points wifi privés de centaines voire de milliers de personnes avec les Google Cars? Qui aujourd’hui préfère payer 17 millions de dollars à 38 États américains dans le cadre de l’affaire des mouchards placés chez les utilisateurs du navigateur Apple Safari, plutôt que de reconnaître ses tords devant un tribunal? Qui surveille le monde entier pour augmenter ses bénéfice par le ciblage publicitaire, véritable propagande personnalisée, et déclare ensuite par le biais de son ancien PDG Éric Schmidt, une espèce d’Étienne Mougeotte du Web:

« Nous allons devenir de plus en plus forts au niveau de la personnalisation. L’objectif, c’est que les utilisateurs de Google puissent en venir à poser une question comme “ que dois-je faire à présent ?” ou encore “ quel job devrais-je prendre? ».

« La technologie du ciblage individuel sera si performante qu’il sera vraiment dur pour les gens de regarder ou consommer quelque chose qui n’a pas été d’une manière ou d’une autre taillé pour eux. »

Mais de qui se moque t-on? L’argument est d’autant plus lamentable qu’aucune législation aux États-Unis n’encadre ce type de communication.

Soyez courtois gentilhomme!

Ce brevet prévoit donc de systématiser la censure de paroles, de situations, ou d’attitudes jugées contraires au règlement de Google. Cela ira de la nudité à la violence, en passant par le standing du vocabulaire (injures, grossièretés etc.), jusqu’au sacro-saint respect de la propriété intellectuelle. Interdits donc les échanges vidéo avec un cd qui tourne dernière, et c’est encore pire si vous dansez devant (on est dans l’exploitation illégale de l’œuvre, vous tournez un clip d’une chanson qui n’est pas la votre 😉 ).

Visiblement, ce procédé aurait comme objectif de garantir aux annonceurs des situations dans lesquelles ils pourraient apparaître sans craindre d’être associés à des contenus illégaux. Parce que comme d’habitude, annonceurs il y aura, en fonction de ce qui sera prononcé, mais ça, c’est le ba-ba du fonctionnement made in Google.

Allez, vivement les premières applications de ce brevet!

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Facebook clarifie sa volonté d’utiliser toutes les données personnelles pour la pub https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/11/20/facebook-clarifie-sa-volonte-dutiliser-toutes-les-donnees-personnelles-pour-la-pub/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/11/20/facebook-clarifie-sa-volonte-dutiliser-toutes-les-donnees-personnelles-pour-la-pub/#respond Wed, 20 Nov 2013 12:03:02 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4261 L'article Facebook clarifie sa volonté d’utiliser toutes les données personnelles pour la pub a été publié sur Révolte Numérique

Ce n’est pas une grande nouveauté mais le principe de Facebook, c’est de récupérer des informations sur les utilisateurs pour établir leur profil et les orienter vers des services commerciaux, ou d’utiliser directement ces données pour les refiler à des boîtes de pub qui s’en donneront à cœur joie. Rien … Lire la suite

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facebook_money

Ce n’est pas une grande nouveauté mais le principe de Facebook, c’est de récupérer des informations sur les utilisateurs pour établir leur profil et les orienter vers des services commerciaux, ou d’utiliser directement ces données pour les refiler à des boîtes de pub qui s’en donneront à cœur joie. Rien de nouveau sous le soleil donc, sauf que le réseau a décidé de retoucher un peu le texte qui régit ses droits et responsabilités en la matière.

T’es pas content c’est la même

Le texte a donc été revu pour être explicité, mais surtout pour laisser un peu plus de marge à l’utilisation des données personnelles.

Avant, c’était ça:

« Vous pouvez utiliser vos paramètres de confidentialité pour limiter la façon dont votre nom et votre photo de profil peuvent être associés à du contenu commercial, du contenu sponsorisé ou d’autres contenus (tels qu’une marque que vous indiquez aimer) que nous diffusons. Vous nous donnez la permission d’utiliser votre nom et votre photo de profil en association avec ce contenu, conformément aux limites que vous avez établies« .

Et maintenant que c’est trop super mieux c’est comme ça:

« Vous nous autorisez à utiliser vos nom, photo de profil, contenu et informations dans le cadre d’un contenu commercial, sponsorisé ou associé (par exemple une marque que vous aimez) que nous diffusons ou améliorons« . […]

Cela implique, par exemple, que vous autorisez une entreprise ou une autre entité à nous rémunérer pour afficher votre nom et/ou la photo de votre profil avec votre contenu ou vos informations sans vous verser de dédommagement« .

C’est pas beau? Heureusement, ils précisent que les données ne sont pas transmises sans votre accord (cf: le clic sur le bouton « oui je m’inscris et je renonce à tout droit, Facebook peut faire ce qu’il veut de mon corps »). Quoi? Vous ne l’aviez pas vu ce bouton? 😉

Reste à savoir ce qu’il adviendra des contenus des profils dits « privés », si l’utilisation sera la même mais éventuellement en direction des « amis » de la personne dépouillée des ses informations.

On pourra se dire mais à quoi bon se casser la tête avec tout ça quand on sait que de toute façon les tuyaux sont branchés sur la NSA, ce qui est bien pire, mais jusqu’à présent, la NSA se situe sur le terrain de la surveillance, alors que Facebook évolue sur celui de l’influence sur les comportements (de consommateurs). NSA ou pas, préservons nos cerveaux de la dangereuse propagande que constitue la publicité contextualisée.

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Un brevet Google pour surveiller et prévenir les infractions https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/05/08/un-brevet-google-pour-surveiller-et-prevenir-les-infractions/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/05/08/un-brevet-google-pour-surveiller-et-prevenir-les-infractions/#comments Wed, 08 May 2013 14:07:48 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4201 L'article Un brevet Google pour surveiller et prévenir les infractions a été publié sur Révolte Numérique

On va dire que je fais une fixation sur Google (et ce n’est pas faux non plus), mais il y a des moments où on se demande jusqu’où ils vont bien pouvoir repousser les limites de cette espèce de démocratie totalitaire en construction. Avons-nous encore notre mot à dire? Le … Lire la suite

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On va dire que je fais une fixation sur Google (et ce n’est pas faux non plus), mais il y a des moments où on se demande jusqu’où ils vont bien pouvoir repousser les limites de cette espèce de démocratie totalitaire en construction.

Avons-nous encore notre mot à dire?

Le terme totalitaire est fort c’est vrai. Exagéré, je ne sais pas. Mais demandez-vous par exemple quels étaient les moyens employés dans l’ancienne RDA soviétique tant décriée (avec raison) pour ses penchants liberticides. Si la répression est bien entendu incomparable dans nos pays occidentaux, les outils de surveillance sont aujourd’hui bien plus nombreux et précis qu’ils ne pouvaient l’être à l’époque. Autre différence: les états ne sont plus les seuls sur le marché, les entreprises privées s’y donnent aujourd’hui aussi à cœur joie.

Je ne souhaite pas verser dans l’alarmisme en criant au fascisme à tout bout de champ car nous n’en sommes heureusement pas là. Mais il me semble que la thématique de la surveillance est à prendre avec le plus grand sérieux, et que ses développements actuels sont de nature à poser la question du choix de la forme de démocratie de nos sociétés.

Faut-il enseigner l’entreprenariat l’autocensure de la 6e à la terminale?

Jean a de longues moustaches

« Jean a de longues moustaches »

Le 2 mai, Google a donc déposé un brevet permettant de lire les conversations électroniques, et de prévenir automatiquement l’utilisateur si ses propos contreviennent à telle ou telle règle (la loi, un règlement intérieur etc.).
Dans l’entreprise, vous pourriez être prévenus que vos positions sont contraires aux intérêts de la boîte, que manifestement vous tournez un peu syndicaliste et qu’il va falloir se calmer rapidos…
En société, je ne prendrais même pas la peine d’argumenter, je vous renvoie vers les nombreuses affaires d’écoutes de journalistes de Médiapart, du Monde et autres, vers l’affaire Tarnac… N’oublions pas non plus les projets délirants mis en place ou envisagés au non de la propriété intellectuelle, de la lutte contre le terrorisme (INDECT, SOPA, CISPA, Hadopi, ACTA…) etc.

Vie privée, présomption d’innocence… C’est has been tout ça

Mais le problème ne s’arrête pas là. En plus de prévenir l’utilisateur qu’il est en train d’enfreindre telle ou telle règle, le système pourra prévenir directement l’autorité de référence (le patron, pourquoi pas la justice ou les RG dans un futur sombre), et cela avant même que le mail ne soit envoyé, et donc avant même que la potentielle infraction ne soit commise. Ça ne vous rappelle pas un certain film d’anticipation adapté d’un roman de Philip K. Dick ça? Pour les plus sceptiques, rappelons que de telles expériences sont déjà tentées par la police, notamment aux États-Unis, pour la prédiction de crimes.

Comment sera utilisé ce brevet? Le programme sera t-il implanté dans les smartphones? Qui s’en saisira? Ces technologies seront-elle vendues à des dictatures comme cela a été fait avec l’affaire Amesys? Beaucoup d’interrogations se présentent à la lecture de cette nouvelle, et il devient urgent qu’un débat publique soit engagé sur la direction que nous donnons à la recherche technologique.

Cela constitue désormais une question de projet de société.

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Twitter lance le ciblage publicitaire par mots-clés https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/04/18/twitter-lance-le-ciblage-publicitaire-par-mots-cles/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/04/18/twitter-lance-le-ciblage-publicitaire-par-mots-cles/#respond Thu, 18 Apr 2013 13:21:32 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4176 L'article Twitter lance le ciblage publicitaire par mots-clés a été publié sur Révolte Numérique

Malgré l’image un peu plus respectable dont jouit encore Twitter, il ne doit pas y avoir méprise: le réseau fonctionne comme beaucoup sur le principe de « si c’est gratuit c’est que vous êtes le produit ». Depuis le 17 avril, le réseau permet aux annonceurs de cibler leurs annonces en fonction … Lire la suite

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Malgré l’image un peu plus respectable dont jouit encore Twitter, il ne doit pas y avoir méprise: le réseau fonctionne comme beaucoup sur le principe de « si c’est gratuit c’est que vous êtes le produit ». Depuis le 17 avril, le réseau permet aux annonceurs de cibler leurs annonces en fonction des mots-clés utilisés par les abonnés. De nouvelles perspectives de traçage sont à prévoir.

L’épicerie du coin

Jusqu’à présent, ce sont les centres d’intérêt des utilisateurs qui servaient à « proposer » des messages sponsorisés. Désormais, les mots-clés utilisés permettront d’aller encore un peu plus loin. L’argumentaire proposé par le réseau est d’ailleurs bien rodé. En effet, grâce à cela, les amateurs de musique pourront profiter d’informations locales (l’annonce d’un concert par exemple) et se verront ainsi mis au courant de quelque chose qui les intéresse, près de chez eux. Dans ce contexte, le côté « local » passe presque pour du commerce de proximité, un label genre « producteur du coin ». C’est assez cocasse et bien amené.

« J’irai où tu iras » (Céline Dion)

Le véritable « avantage » dans cette affaire c’est d’augmenter la proximité géographique ET temporelle des annonces. Grâce aux dispositifs nomades (smartphones, tablettes…), il va être possible d’associer localisation de l’internaute et profil établi. Par exemple, vous pourrez recevoir une publicité pour un magasin de vêtements se trouvant à proximité si cela est jugé pertinent par rapport à l’analyse du contenu de vos tweet. Ce modèle est sans nul doute l’avenir proche pour l’ensemble du modèle de traçage publicitaire en ligne (il se pratique déjà dans certaines régions).

« Non, Non, rien a changé » (Les Poppys)

Évidemment Twitter jure sur la vie de sa grand-mère qu’il n’y aura pas plus de publicité proposée. Quoi qu’il en soit, un nouveau cap a été franchi et il convient de toujours garder en tête que ce réseau social comme d’autres, n’a pour objectif que d’augmenter ses profits en établissant des profils des utilisateurs pour les annonceurs publicitaires. Selon le cabinet spécialisé eMarketer, Twitter viserait le milliard de recettes pour 2014.

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Google censure les bloqueurs de pub du Play Store https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/03/18/google-censure-les-bloqueurs-de-pub-du-play-store/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/03/18/google-censure-les-bloqueurs-de-pub-du-play-store/#respond Mon, 18 Mar 2013 19:31:28 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4160 L'article Google censure les bloqueurs de pub du Play Store a été publié sur Révolte Numérique

Merci ô grand Google de me donner des sujets d’articles aussi faciles! Non pas que je sois en manque d’inspiration, mais bon; ça prend toujours du temps et il faut savoir se fixer des priorités… Heureusement, il y a des mains tendues, donc merci! La dernière trouvaille de notre meilleur … Lire la suite

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googleopoly

Merci ô grand Google de me donner des sujets d’articles aussi faciles! Non pas que je sois en manque d’inspiration, mais bon; ça prend toujours du temps et il faut savoir se fixer des priorités… Heureusement, il y a des mains tendues, donc merci!
La dernière trouvaille de notre meilleur ennemi, c’est donc de carrément éradiquer du Play Store Android toutes les applications permettant de bloquer les pubs.

Je sais, on pourra une fois de plus rétorquer qu’on a signé et que telles sont les conditions pour jouir des innombrables « bienfaits des services de Google ». Mais cela n’enlève cette fois encore rien à la nécessité de pointer du doigt de telles dérives. Pour une grande majorité des internautes, Google reste cet ami bienveillant proposant un espace accueillant et des outils pratiques et performants, et qui ne souffrent bien souvent d’aucune comparaison avec la concurrence.
C’est notamment pour cela qu’informer reste encore une nécessité pour celles et ceux qui aspirent à un changement des pratiques en ligne.

Faire circuler l’information

Nous sommes ici dans un cas classique de conflit d’intérêts. Vous le savez, Google œuvre pour le partage de la connaissance et la diffusion de l’information à l’échelle planétaire. C’est un digne héritier de Gutemberg, une sorte de fusion à la Dragon Ball Z entre Paul Otlet et Jésus. Hum! Mais il faut tout de même l’avouer, cette information, elle rapporte pas mal! Je ne parle bien sûr pas de l’information de terrain révélant la situation des résistants en Syrie ni même du dernier article du CERN sur le boson de Higgs, mais plutôt de la publicité. Entre 2010 et 2012, le revenu généré par Google grâce à la publicité est passé de 28,2 milliards à 43,6 milliards de dollars! On comprend mieux la radicalité du procédé, et l’importance qu’il peut y avoir à enlever ces épines dans le pied que sont les bloqueurs de pubs. En réalité, si diffusion d’information il y a, c’est bien de celle de nos données personnelles, et de la publicité en retour. Un grand projet civilisationnel quoi.

Protéger un internet pur…

C’est un peu le discours porté par Google en fin de compte. La justification à leur coup de force se trouve à nouveau dans le contrat signé par les utilisateurs: « [Une application ne doit exercer] aucune activité via l’Android Market (y compris le développement ou la distribution de Produits) qui entrave, interrompt, endommage ou implique un accès non autorisé à des appareils, serveurs, réseaux ou autres propriétés appartenant à un tiers, y compris, sans s’y limiter, les utilisateurs d’Android, de Google ou de tout opérateur de réseau mobile ».

Ne pas vouloir de pollution visuelle, refuser la manipulation proposée par Google et ses amis publicitaires serait donc une entrave au bon fonctionnement du service. « Acceptez la propagande ou partez! » en somme.

De plus en plus, la publicité devient un véritable fléau pour les internautes. La personnalisation des annonces, basée sur le traçage de nos habitudes, leur placement dans des espaces perçus à priori comme intéressants et positifs pour le lecteur, sont quelques unes des méthodes couramment employées aujourd’hui. En refusant toute contestation de cette politique, Google réaffirme ici haut et fort son attachement à ce modèle prétendument gratuit, et pointe du doigt ceux qui s’y opposent.

À suivre?

La gradation imposée par Google amène toujours à se poser la question de la prochaine « bourde » qu’ils commettront. Supprimeront-ils les applications de moteurs de recherches concurrents? Celles qui protègent l’anonymat? Les navigateurs qui refusent les cookies tiers par défaut?

Espérons que petit à petit, cette attitude permette à un plus grand nombre de personnes d’envisager des alternatives, poussé par la nécessité et non plus seulement par l’éthique.
Une fois encore, je suis donc obligé de citer le dépôt alternatif Fdroid si vous souhaitez installer des applications comme AdAway et vous débarrasser des pubs que cela plaise à Google ou non.

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Google installe une application sur Android sans permission https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/02/28/google-installe-des-apps-sur-android-sans-permission/ https://revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/02/28/google-installe-des-apps-sur-android-sans-permission/#comments Thu, 28 Feb 2013 02:05:24 +0000 http://revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4132 L'article Google installe une application sur Android sans permission a été publié sur Révolte Numérique

Édit: il ne s’agit pas à strictement parler d’une application mais d’un module (voir le premier commentaire). Le problème reste cependant le même de mon point de vue. En faisant mon p’tit tour des news de la journée, je tombe sur la nouvelle suivante: Google aurait installé une application (« Paramètres … Lire la suite

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Édit: il ne s’agit pas à strictement parler d’une application mais d’un module (voir le premier commentaire). Le problème reste cependant le même de mon point de vue.
En faisant mon p’tit tour des news de la journée, je tombe sur la nouvelle suivante: Google aurait installé une application (« Paramètres Google ») sur l’ensemble des terminaux fonctionnant sous Android, et sans l’autorisation de leur propriétaire!
Pour avoir une idée de l’impact d’une telle mesure, on estime à près de 800 millions, le nombre de smartphones sous Android activés pour fin 2013. Je regarde dans mes apps. Bingo! J’suis touché aussi!
Grrrrrr!

Une intrusion sans casse

Ce n’est pas la première fois que Google joue à ce petit jeu. En 2011, l’entreprise avait déjà désinstallé Over the Air (à distance), plusieurs applications jugées malveillantes. Cette fois, elle se permet même d’en installer une nouvelle.
Peut-être certains n’y verront pas de problème, mais pour ma part, c’est tout à fait inacceptable. C’est un peu le propriétaire qui vient inspecter l’état de l’apart’ derrière le dos de ses locataires. Une intrusion. De plus, Google a en faisant cela utilisé MA connexion, sur le forfait que JE paie, et bouffe de l’espace sur MA carte SD (c’est négligeable je le concède, mais les faits sont là).

Pour les libristes et ceux qui se sont mis en tête de garder le contrôle de leur téléphone, ça ne sera pas une si grande surprise, mais une sacrée claque tout de même en le constatant, surtout quand on tourne sous CyanogenMod. Et oui, Google fait ce qu’il veut de notre smartphone, cet appareil dans lequel se trouvent nos sms, nos contacts, nos mails, notre agenda, nos photos, nos vidéos etc. Mais ce n’est pas si invraisemblable de la part d’une entreprise dont les milliards reposent sur la collecte de données personnelles et le profiling comportemental…

Quelle sera la prochaine découverte?

Déjà, Google prend ses aises. Outre les deux faits mentionnés, on peut constater que la consultation des mises à jour des applications du Play Store s’opère de manière transparente (en arrière plan). Et elle se fait même si l’on utilise des applications comme LBE Privacy Guard et LBE Security Guard, configurées pour  interdire au Play Store d’utiliser la connexion sans autorisation!

Mais l’autre question qui se pose, beaucoup plus grave, est la suivante: que peut bien faire Google sans que l’on ne s’en aperçoive? Toute modification n’est pas aussi visible que l’ajout d’une application… Aspire t-il tous nos contenus? Installe t-il des mouchards comme cela est permis par la Loppsi? Et demain? Facilitera t-il la mise en place de solutions de filtrage contre le téléchargement illégal comme on y pense chez Hadopi?

Ironie du sort: une application qui simplifie le contrôle de son compte Google

C’est peut-être le plus drôle: l’application « Paramètres Google » centralise les fonctionnalités de contrôle des données récoltées par Google:Screenshot_2013-02-28-00-09-28

  • Lien entre les applications et Google +
  • Gestion de la géolocalisation
  • Autorisation de la personnalisation des publicités
  • Réglages pour toute autre application Google installée…

Pas de nouvelles fonctionnalités, mais il faut le dire, une meilleure visibilité pour les utilisateurs qui ne traînent pas dans les recoins des paramètres de leur smartphone.
Ce n’est certainement pas innocent, la pilule passera certainement mieux si c’est pour le bien des gentils zutilisateurs!
Allez! C’est quoi la prochaine?

Quelles solutions?

Pour ce qui est de l’appli en elle-même, elle n’apparaît nulle part dans les gestionnaires d’applications, mais semble dépendre des Service Google Play.

Sur le fond, à priori il ne faut y aller par 4 chemins: virer tout ce qui porte l’estampille Google sera le plus sain. Faut enlever Android aussi alors? Euuh… Espérons qu’il y a un autre moyen.

Pour les uns, il sera préférable d’opter pour une custom ROM Android* (version modifiée). CyanogenMod est l’une des plus connues, et elle ne propose pas d’applications Google par défaut (les Gapps). Selon les témoignages, le problème viendrait essentiellement de là.
On attend également avec impatience les Firefox OS et Ubuntu Phone, qui seront certainement moins autoritaires.

Pour les autres, ceux qui souhaitent rester sur le système d’origine, la suppression du compte Google devrait suffire. Attention: désactiver la synchronisation du compte Google dans les paramètres n’y changera rien.

Oubliez évidemment les Gmail, Google+, Google Maps, Play Store et autres cochonneries si vous vous sentez concernés. Vous pourrez jeter un œil du côté d’OpenStreetMap (Osmand) ou de Fdroid pour remplacer ces deux dernières.

Allez, je donne la parole à Éric Schmidt pour conclure ce petit coup de gueule:

« Nous savons en gros qui vous êtes, ce qui a de l’importance pour vous et qui sont vos amis. »

« Je pense que les gens […] veulent que Google leur dise ce qu’ils doivent faire »

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