SOPA – Révolte Numérique https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org Pour l'autodéfense numérique Sat, 25 Jul 2015 12:41:36 +0000 fr-FR hourly 1 SOPA Blackout: une grande journée de mobilisation! https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/19/blackout-sopa-une-grande-journee-de-mobilisation/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/19/blackout-sopa-une-grande-journee-de-mobilisation/#comments Thu, 19 Jan 2012 00:36:42 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2798 L'article SOPA Blackout: une grande journée de mobilisation! a été publié sur Révolte Numérique

Si vous étiez au courant de la journée de mobilisation internationale, et des blackout qui se sont déroulés sur la toile en opposition aux lois de censure de l’Internet: SOPA et PIPA, vous avez comme moi, certainement été faire un tour sur le web histoire de juger un peu de … Lire la suite

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L'article SOPA Blackout: une grande journée de mobilisation! a été publié sur Révolte Numérique

Si vous étiez au courant de la journée de mobilisation internationale, et des blackout qui se sont déroulés sur la toile en opposition aux lois de censure de l’Internet: SOPA et PIPA, vous avez comme moi, certainement été faire un tour sur le web histoire de juger un peu de l’ampleur de la mobilisation.

Sans surprises, le web américain a su se montrer à  la hauteur du défi, et de nombreux sites ont participé à l’effort de guerre. Sans surprises non plus: l' »action » de Google. Après avoir joué les gros bras et lancé parmi les premiers l’idée de blackout, ils se sont contentés de barrer leur logo d’un rectangle noir, uniquement pour la version américaine, et pendant une petite partie de la journée. Que de la gueule quoi!

Mis à part ça, beaucoup de « gros » ont tout de même participé aux États-Unis, comme Wikipédia, qui a bloqué la possibilité de faire des modifications sur les articles, Mozilla, WordPress, Minecraft, tumblr, l’EFF (Electronic Frontier Foundation), la FSF (Free Software Foundation) et beaucoup d’autres ont bloqué leur site pour la journée. Une liste des participants est toujours disponible à cette adresse.

Mais la France n’a pas été ridicule, loin de là! On a pu donc constater la participation de l’April, La quadrature du net, Framablog, LinuxFR, Internet sans frontières, GreenPeace, Forum Ubuntu, Korben, Indymedia Lille, Rebellyon, L’interassociation des bibliothécaires, archivistes et documentalistes français ^^… Révolte Numérique 😉 (et bien sûr beaucoup de bloggers qui ont comme moi apporté leur pierre à l’édifice, et ça fait bien plaisir!). Notons que certains ont également eu la bonne idée de lier cette journée au contexte français et européen en rappelant qu’une lutte est toujours engagée contre Hadopi et ACTA entre autres.

Petite rétrospective en images:

États-Unis

Mozilla et WordPress

Minecraft et la Free Software Foundation

Wikipédia et l’Electronic Frontier Foundation

Identi.ca et Boing Boing

DuckDuckGo et Google.com

Tor Project et Free Art and technology

En France

l’April et Framablog

La Quadrature du Net et le Forum Ubuntu

Korben et LinuxFR

Indymedia Lille et Rebellyon

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SOPA & PIPA: rejoignons le blackout du web le 18/01 ! https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/15/contre-la-censure-dinternet-rejoignons-le-blackout-du-web-le-1801/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/15/contre-la-censure-dinternet-rejoignons-le-blackout-du-web-le-1801/#comments Sun, 15 Jan 2012 21:48:57 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2783 L'article SOPA & PIPA: rejoignons le blackout du web le 18/01 ! a été publié sur Révolte Numérique

Le web est depuis plusieurs mois en lutte contre deux projets américains de censure du web mondial. SOPA (Stop Online Piracy Act) et PIPA (Protect IP Act) sont en passe d’être votés respectivement par la chambre des représentants et le sénat des États-Unis. Un blackout du web s’organise le 18/01 … Lire la suite

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L'article SOPA & PIPA: rejoignons le blackout du web le 18/01 ! a été publié sur Révolte Numérique

Le web est depuis plusieurs mois en lutte contre deux projets américains de censure du web mondial. SOPA (Stop Online Piracy Act) et PIPA (Protect IP Act) sont en passe d’être votés respectivement par la chambre des représentants et le sénat des États-Unis. Un blackout du web s’organise le 18/01 en signe de protestation.

Ces projets vont permettre aux lobbys des industries dites « culturelles » de censurer tout site considéré comme favorisant la diffusion de contenus protégés par des droits d’auteurs. Cette large définition permettrait en réalité de vouer aux limbes tout site hébergeant ce type de contenus (Youtube, Facebook ou n’importe quel site affichant une vidéo ou une image protégée par exemple).

Les méthodes préconisées par SOPA et PIPA sont dignes des systèmes mis en place par certains régimes dictatoriaux comme la Chine, l’Iran ou la Syrie.

Ainsi, il sera possible:

  • de bloquer l’accès au site au niveau des serveurs DNS (Domain Name System). Ces serveurs permettent de faire l’association entre une adresse URL et l’adresse IP du site. En tapant son adresse, nous ne pourrions donc plus y accéder.
    De plus ce type de blocage risque non pas de censurer un seul site, mais l’ensemble du domaine auquel il est rattaché.
  • d’obliger les moteurs de recherche à enlever de leurs résultats des sites proposant du contenu protégé par des droits d’auteurs.
  • d’obliger les fournisseurs d’accès à Internet à bloquer ces contenus.
  • d’obliger les sites proposant des liens vers ceux contre qui une plainte a été déposée à retirer ces liens.
  • d’asphyxier les sites visés en interdisant aux intermédiaires publicitaires et financiers (Paypal par exemple) de traiter avec ces sites.

Tout cela impliquera potentiellement une surveillance accrue des communications entre individuEs, même par leurs échanges privés par mail.

Les outils permettant aux activistes du monde entier de communiquer anonymement (comme Tor par exemple) pourraient eux aussi être menacés, tout comme les serveurs DNS alternatifs utilisés pour contourner ce type de censure.

SOPA et PIPA sont votés aux États-Unis mais concernent les internautes du monde entier! N’oublions pas qu’une grande partie des services que nous utilisons sur le net proviennent des États-Unis.

Rejoignons le blackout!

Révolte Numérique appelle donc toutes les personnes administrant un site internet à se joindre au blackout organisé aux États-Unis pour la journée du mercredi 18 janvier 2012 de 8h à 20h.
De nombreux sites comme Reddit, Mozilla US, Minecraft, FSF, EFF, identi.ca, Anonymous (via Twitter) etc. (et peut-être Wikipédia) se joindront à cette initiative.

Même si la maison blanche semble prendre position contre certains aspects de ces lois, nous ne devons pas relâcher la pression!

  • Si vous avez un site WordPress, des extensions sont disponibles afin de mettre votre site en maintenance en affichant un message de votre choix, ainsi que des extensions spécialement prévues pour l’événement.
    Vous pouvez également vous référer à cette méthode.
  • Si vous n’avez pas de site, modifiez votre avatar sur les réseaux sociaux et apposez-y un bandeau STOP SOPA ou STOP SOPA & PIPA.
  • Parlez-en autour de vous, faites monter la pression!

Liens utiles:
– Révolte Numérique sur identi.ca (vous pouvez vous abonner au flux RSS)
– Stop american censorship
– blackout SOPA

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Anonymous menace Sony pour son soutien à SOPA (vidéo) https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/03/sopa-anonymous-menace-sony-pour-son-soutien-au-projet-video/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/01/03/sopa-anonymous-menace-sony-pour-son-soutien-au-projet-video/#comments Mon, 02 Jan 2012 23:32:55 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2691 L'article Anonymous menace Sony pour son soutien à SOPA (vidéo) a été publié sur Révolte Numérique

Les festivités de fin d’année et le report de l’examen semblent ne pas affaiblir la mobilisation autour de SOPA (Stop Online Piracy Act), le projet de censure de l’internet américain. Pendant les vacances, nous apprenions que le célèbre hébergeur Go Daddy soutenait le projet, et même qu’il aurait participé à … Lire la suite

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L'article Anonymous menace Sony pour son soutien à SOPA (vidéo) a été publié sur Révolte Numérique

Les festivités de fin d’année et le report de l’examen semblent ne pas affaiblir la mobilisation autour de SOPA (Stop Online Piracy Act), le projet de censure de l’internet américain.

Pendant les vacances, nous apprenions que le célèbre hébergeur Go Daddy soutenait le projet, et même qu’il aurait participé à la rédaction de certains de ses passages. Très rapidement, 72 000 domaines auraient été retirés par des clients en signe de protestation. Presque aussi rapidement, Go Daddy a annoncé qu’il ne soutenait plus le projet, et même par la suite, qu’il s’y opposait ! (en fin de semaine dernière).
Comme quoi, avec un peu de bonne volonté!

Tout cela est parti de la publication des soutiens à SOPA, liste dans laquelle figurent encore de nombreuses entreprises reconnues, dont Sony, des vieux potes des hacktivistes de Anonymous. ^^
On imagine qu’en plus de pouvoir se défouler une fois de plus sur la firme nippone, les hackers à l’origine de cet appel envisagent peut-être de pouvoir faire plier à leur tour un autre soutien à SOPA…


Reflet.info a également pu interviewer un employé de Sony France sur le soutien de son entreprise à SOPA, et sur leur réception de cette annonce d’une attaque d’Anonymous.

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SOPA: la première bataille est gagnée! https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/21/sopa-la-premiere-bataille-est-gagnee/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/21/sopa-la-premiere-bataille-est-gagnee/#comments Wed, 21 Dec 2011 13:30:14 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2384 L'article SOPA: la première bataille est gagnée! a été publié sur Révolte Numérique

Vendredi dernier, l’examen du projet de loi SOPA, qui se déroule à la chambre des représentants américaine, a été reporté. Alors qu’il devait être réexaminé aujourd’hui, un nouveau report indéterminé a été annoncé. Avec les fêtes et les élections à venir, aux État-Unis aussi, la procédure pourrait se compliquer quelque … Lire la suite

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L'article SOPA: la première bataille est gagnée! a été publié sur Révolte Numérique

Vendredi dernier, l’examen du projet de loi SOPA, qui se déroule à la chambre des représentants américaine, a été reporté. Alors qu’il devait être réexaminé aujourd’hui, un nouveau report indéterminé a été annoncé. Avec les fêtes et les élections à venir, aux État-Unis aussi, la procédure pourrait se compliquer quelque peu…

Depuis plus d’un mois, la mobilisation s’était resserrée contre le projet de censure de l’internet mondial: les grandes entreprises du web (Google, Twitter, Facebook, Yahoo!, ebay…) s’étaient offusquées contre cette menace pour leur chiffre d’affaire. En effet, la suppression possible de tout site proposant du contenu copyrighté mettrait probablement Youtube ou Facebook sous les verrous. Plus récemment, Jimmy Wales, le fondateur de Wikipédia avait menacé de fermer son encyclopédie en signe de contestation, et plus de 80 pères fondateurs d’internet se sont exprimés dans une lettre ouverte appelant au rejet de ce texte.

Un projet anti-internet

C’était le point de vue de nombreux opposants à SOPA, mais visiblement, l’idée a fait son chemin. Le représentant Lamar Smith, l’auteur et le rapporteur du projet, aurait semble-t-il concédé la tenue d’une enquête sur les effets du filtrage DNS (mais il ne faut surtout pas rêver sur d’éventuels états d’âme d’un tel personnage).

De plus, celui-ci est sous le coup d’un scandale le mettant au cœur d’une affaire de pots de vin dans laquelle il aurait touché plus d’un demi million de dollars de lobbys des industries du cinéma et de la musique, au cours de ces dix dernières années. On comprend mieux d’où il tire son inspiration!

Renforcer la mobilisation

Quoi qu’il en soit, il est évident que la mobilisation mondiale sur la toile n’est pas pour rien dans ce revirement, et montre ainsi ses premiers effets. Cette expérience, bien que rien n’est encore gagné et que l’intervention des grandes entreprises du web apporte un poids considérable à notre action, aura montré que dans certains cas, il est encore possible de faire entendre notre voix sans avoir à sortir les tanks! 😉

Mais n’oublions pas qu’il ne s’agit pour l’instant que d’un contretemps, et que le cousin de SOPA est lui aussi toujours en attente d’être voté: le Protect IP Act (PIPA). Ce projet est exactement dans le même état d’esprit et traduit bien la stratégie actuelle des ayants droit et des états qui leur servent la soupe: censurer les réseaux de communication au nom de la propriété intellectuelle.

Plus ancien, ACTA risque lui aussi de faire parler de lui dans les mois à venir, puisque le traité va être ratifié par l’Europe…

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SOPA: Les pères de l’internet écrivent contre la censure https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/17/les-peres-de-linternet-ecrivent-contre-sopa/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/17/les-peres-de-linternet-ecrivent-contre-sopa/#comments Sat, 17 Dec 2011 14:20:50 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2323 L'article SOPA: Les pères de l’internet écrivent contre la censure a été publié sur Révolte Numérique

Depuis que le projet de censure du net SOPA est discuté par les sénateurs américains, la bataille fait rage sur le net, et de nouvelles voix ne cessent de s’élever. Alors que les représentants des ayants droit français ARP (société civile des auteurs-réalisateurs producteurs) et la SACD (Société des Auteurs … Lire la suite

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L'article SOPA: Les pères de l’internet écrivent contre la censure a été publié sur Révolte Numérique

Depuis que le projet de censure du net SOPA est discuté par les sénateurs américains, la bataille fait rage sur le net, et de nouvelles voix ne cessent de s’élever. Alors que les représentants des ayants droit français ARP (société civile des auteurs-réalisateurs producteurs) et la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques) ont affiché leur scandaleux soutien à ce projet digne des plus grandes dictatures, 83 fondateurs d’Internet ont écrit une lettre ouverte pour marquer leur opposition au projet. Rendez-vous du le site de l’EFF (Electronic Frontier Foundation) pour la version originale.

Nous soussignés (les rédacteurs), avons joué de multiples rôles dans la création d’un réseau nommé Internet. Nous avons conçu et débugué la couche logicielle, nous avons défini l’ensemble des standards et protocoles qui communiquent à travers ce réseau. Beaucoup d’entre nous en ont inventé des pans entiers. Et nous sommes assez fiers des retombées sociales et économiques que notre projet, l’Internet, a engendrées.

L’an dernier, beaucoup d’entre nous vous ont écrit à vous et à vos collègues pour vous mettre en garde contre les lois COICA (sur le droit d’auteur et la censure). Aujourd’hui, nous vous écrivons à nouveau afin de réaffirmer nos inquiétudes à propos des dérivées des lois SOPA et PIPA survenues avec le projet de loi de l’an dernier, sous la responsabilité de la Chambre des représentants et du Sénat. À bien des égards, ces propositions sont pires que celles dont la lecture nous avait alarmé par le passé.

Si ces lois sont votées, celles-ci vont provoquer un climat de peur et d’incertitude pour les innovations technologiques, ainsi que sérieusement entamer la crédibilité des États-Unis dans son rôle de superviseur des infrastructures clefs de l’Internet. Malgré les récents amendements de SOPA, ces deux projets risquent de fragmenter le système de nommage mondial de l’Internet (DNS) et avoir d’autres conséquences techniques imprévisibles. En contrepartie, une telle législation engendrera une censure qui, simultanément, sera contournable par ceux qui violent délibérément le droit d’auteur tout en entravant le droit et la capacité de la population à communiquer et s’exprimer en ligne.

Tous les projets de censure entravent la communication au-delà de la catégorie qu’ils étaient destinés à restreindre, mais ces lois sont particulièrement flagrantes à cet égard car elles causent la disparition de domaines entiers du Web, pas seulement des pages ou fichiers illégaux. Pire, un nombre incroyable de sites utiles et parfaitement respectueux des lois peuvent être mis sur liste noire par ces propositions. De fait, il semble que cela ait déjà commencé à se produire suite aux récentes procédures de saisie de nom de domaine (DHS/ICE).

La censure de l’infrastructure de l’Internet va inévitablement provoquer des erreurs réseau et des problèmes de sécurité. Cela est vrai en Chine, en Iran et dans les autres pays qui pratiquent déjà la censure. Ce sera tout aussi vrai pour la censure américaine. Ceci est également vrai que la censure soit appliquée au niveau des DNS, proxies, pare-feu ou toute autre méthode. Le genre d’erreurs réseaux et l’insécurité que nous combattons aujourd’hui vont se multiplier, et affecteront d’autres sites que ceux mis sur liste noire par le gouvernement américain.

Les présents projets de loi – SOPA de manière explicite et PIPA de manière implicite– menacent aussi les ingénieurs qui bâtissent des systèmes Internet ou offrent des services qui ne sont pas immédiatement et automatiquement compatibles avec les mesures de censure du gouvernement des États-Unis. Lorsque nous avons dessiné les lignes de ce que serait Internet, nos priorités étaient la fiabilité, la robustesse et la minimisation des points centraux, sujets à fragilité ou contrôle. Nous sommes alarmés de voir le Congrès si près d’imposer la compatibilité à la censure comme un prérequis pour les innovations de l’Internet. Ceci ne peut que porter atteinte à la sécurité du réseau et donner aux gouvernements autoritaires plus de pouvoirs sur ce que leurs citoyens peuvent lire et publier

Le gouvernement américain a régulièrement affirmé qu’il soutenait un Internet libre et ouvert, tant au niveau local qu’à l’étranger. Nous ne pouvons pas avoir un Internet libre et ouvert sans systèmes de nommage et de routage placés au-dessus des préoccupations politiciennes et des objectifs d’un gouvernement ou d’une industrie unique, quels qu’ils soient. À ce jour, le rôle de leader que les États-Unis ont joué dans cette infrastructure n’a pas été remis en cause car l’Amérique est perçue comme un arbitre de confiance et un bastion neutre de la liberté d’expression. Si les États-Unis commencent à utiliser leur position centrale dans le réseau pour mettre en place une censure servant leurs intérêts politiques et économiques, les conséquences seront d’une grande portée et destructrices.

Sénateurs, députés, nous croyons qu’Internet est trop important et trop précieux pour être menacé de cette façon, et vous implorons de mettre ces projets de loi de côté.

Signataires:

  • Vint Cerf, co-designer of TCP/IP, one of the « fathers of the Internet », signing as private citizen
  • Paul Vixie, author of BIND, the most widely-used DNS server software, and President of the Internet Systems Consortium
  • Tony Li, co-author of BGP (the protocol used to arrange Internet routing); chair of the IRTF’s Routing Research Group; a Cisco Fellow; and architect for many of the systems that have actually been used to build the Internet
  • Steven Bellovin, invented the DNS cache contamination attack; co-authored the first book on Internet security; recipient of the 2007 NIST/NSA National Computer Systems Security Award and member of the DHS Science and Technology Advisory Committee
  • Jim Gettys, editor of the HTTP/1.1 protocol standards, which we use to do everything on the Web
  • Dave Kristol, co-author, RFCs 2109, 2965 (Web cookies); contributor, RFC 2616 (HTTP/1.1)
  • Steve Deering, Ph.D., invented the IP multicast feature of the Internet; lead designer of IPv6 (version 6 of the Internet Protocol)
  • David Ulevitch, David Ulevitch, CEO of OpenDNS, which offers alternative DNS services for enhanced security.
  • Elizabeth Feinler, director of the Network Information Center (NIC) at SRI International, administered the Internet Name Space from 1970 until 1989 and developed the naming conventions for the internet top level domains (TLDs) of .mil, .gov, .com, .org, etc. under contracts to DoD
  • Robert W. Taylor, founded and funded the beginning of the ARPAnet; founded and managed the Xerox PARC Computer Science Lab which designed and built the first networked personal computer (Alto), the Ethernet, the first internet protocol and internet, and desktop publishing
  • Fred Baker, former IETF chair, has written about 50 RFCs and contributed to about 150 more, regarding widely used Internet technology
  • Dan Kaminsky, Chief Scientist, DKH
  • Esther Dyson, EDventure; founding chairman, ICANN; former chairman, EFF; active investor in many start-ups that support commerce, news and advertising on the Internet; director, Sunlight Foundation
  • Walt Daniels, IBM’s contributor to MIME, the mechanism used to add attachments to emails
  • Nathaniel Borenstein, Chief Scientist, Mimecast; one of the two authors of the MIME protocol, and has worked on many other software systems and protocols, mostly related to e-mail and payments
  • Simon Higgs, designed the role of the stealth DNS server that protects a.root-servers.net; worked on all versions of Draft Postel for creating new TLDs and addressed trademark issues with a complimentary Internet Draft; ran the shared-TLD mailing list back in 1995 which defined the domain name registry/registrar relationship; was a root server operator for the Open Root Server Consortium; founded coupons.com in 1994
  • John Bartas, was the technical lead on the first commercial IP/TCP software for IBM PCs in 1985-1987 at The Wollongong Group. As part of that work, developed the first tunneling RFC, rfc-1088
  • Nathan Eisenberg, Atlas Networks Senior System Administrator; manager of 25K sq. ft. of data centers which provide services to Starbucks, Oracle, and local state
  • Dave Crocker, author of Internet standards including email, DKIM anti-abuse, electronic data interchange and facsimile, developer of CSNet and MCI national email services, former IETF Area Director for network management, DNS and standards, recipient of IEEE Internet Award for contributions to email, and serial entrepreneur
  • Craig Partridge, architect of how email is routed through the Internet; designed the world’s fastest router in the mid 1990s
  • Doug Moeller, Chief Technology Officer at Autonet Mobile
  • John Todd, Lead Designer/Maintainer – Freenum Project (DNS-based, free telephony/chat pointer system), http://freenum.org/
  • Alia Atlas, designed software in a core router (Avici) and has various RFCs around resiliency, MPLS, and ICMP
  • Kelly Kane, shared web hosting network operator
  • Robert Rodgers, distinguished engineer, Juniper Networks, signing as a private citizen
  • Anthony Lauck, helped design and standardize routing protocols and local area network protocols and served on the Internet Architecture Board
  • Ramaswamy Aditya, built various networks and web/mail content and application hosting providers including AS10368 (DNAI) which is now part of AS6079 (RCN); did network engineering and peering for that provider; did network engineering for AS25 (UC Berkeley); currently does network engineering for AS177-179 and others (UMich)
  • Blake Pfankuch, Connecting Point of Greeley, Network Engineer
  • Jon Loeliger, has implemented OSPF, one of the main routing protocols used to determine IP packet delivery; at other companies, has helped design and build the actual computers used to implement core routers or storage delivery systems; at another company, installed network services (T-1 lines and ISP service) into Hotels and Airports across the country
  • Jim Deleskie, internetMCI Sr. Network Engineer, Teleglobe Principal Network Architect
  • David Barrett, Founder and CEO, Expensify
  • Mikki Barry, VP Engineering of InterCon Systems Corp., creators of the first commercial applications software for the Macintosh platform and the first commercial Internet Service Provider in Japan
  • Peter Rubenstein,helped to design and build the AOL backbone network, ATDN.
  • David Farber, distinguished Professor CMU; Principal in development of CSNET, NSFNET, NREN, GIGABIT TESTBED, and the first operational distributed computer system; EFF board member
  • Bradford Chatterjee, Network Engineer, helped design and operate the backbone network for a nationwide ISP serving about 450,000 users
  • Gary E. Miller Network Engineer specializing in eCommerce
  • Jon Callas, worked on a number of Internet security standards including OpenPGP, ZRTP, DKIM, Signed Syslog, SPKI, and others; also participated in other standards for applications and network routing
  • John Kemp, Principal Software Architect, Nokia; helped build the distributed authorization protocol OAuth and its predecessors; former member of the W3C Technical Architecture Group
  • Christian Huitema, worked on building the Internet in France and Europe in the 80’s, and authored many Internet standards related to IPv6, RTP, and SIP; a former member of the Internet Architecture Board
  • Steve Goldstein, Program Officer for International Networking Coordination at the National Science Foundation 1989-2003, initiated several projects that spread Internet and advanced Internet capabilities globally
  • David Newman, 20 years’ experience in performance testing of Internet
    infrastructure; author of three RFCs on measurement techniques (two on firewall performance, one on test traffic contents)
  • Justin Krejci, helped build and run the two biggest and most successful municipal wifi networks located in Minneapolis, MN and Riverside, CA; building and running a new FTTH network in Minneapolis
  • Christopher Liljenstolpe, was the chief architect for AS3561 (at the time about 30% of the Internet backbone by traffic), and AS1221 (Australia’s main Internet infrastructure)
  • Joe Hamelin, co-founder of Seattle Internet Exchange (http://www.seattleix.net) in 1997, and former peering engineer for Amazon in 2001
  • John Adams, operations engineer at Twitter, signing as a private citizen
  • David M. Miller, CTO / Exec VP for DNS Made Easy (IP Anycast Managed Enterprise DNS provider)
  • Seth Breidbart, helped build the Pluribus IMP/TIP for the ARPANET
  • Timothy McGinnis, co-chair of the African Network Information Center Policy Development Working Group, and active in various IETF Working Groups
  • Richard Kulawiec, 30 years designing/operating academic/commercial/ISP systems and networks
  • Larry Stewart, built the Etherphone at Xerox, the first telephone system working over a local area network; designed early e-commerce systems for the Internet at Open Market
  • John Pettitt, Internet commerce pioneer, online since 1983, CEO Free Range Content Inc.; founder/CTO CyberSource & Beyond.com; created online fraud protection software that processes over 2 billion transaction a year
  • Brandon Ross, Chief Network Architect and CEO of Network Utility Force LLC
  • Chris Boyd, runs a green hosting company and supports EFF-Austin as a board member
  • Dr. Richard Clayton, designer of Turnpike, widely used Windows-based Internet access suite; prominent Computer Security researcher at Cambridge University
  • Robert Bonomi, designed, built, and implemented, the Internet presence for a number of large corporations
  • Owen DeLong, member of the ARIN Advisory Council who has spent more than a decade developing better IP addressing policies for the internet in North America and around the world
  • Baudouin Schombe, blog design and content trainer
  • Lyndon Nerenberg, Creator of IMAP Binary extension (RFC 3516)
  • John Gilmore, co-designed BOOTP (RFC 951), which became DHCP, the way you get an IP address when you plug into an Ethernet or get on a WiFi access point; current EFF board member
  • John Bond, Systems Engineer at RIPE NCC maintaining AS25152 (k.root-servers.net.) and AS197000 (f.in-addr-servers.arpa. ,f.ip6-servers.arpa.); signing as a private citizen
  • Stephen Farrell, co-author on about 15 RFCs
  • Samuel Moats, senior systems engineer for the Department of Defense; helps build and defend the networks that deliver data to Defense Department users
  • John Vittal, created the first full email client and the email standards still in use today
  • Ryan Rawdon, built out and maintains the network infrastructure for a rapidly growing company in our country’s bustling advertising industry; was on the technical operations team for one of our country’s largest residential ISPs
  • Brian Haberman, has been involved in the design of IPv6, IGMP/MLD, and NTP within the IETF for nearly 15 years
  • Eric Tykwinski, Network Engineer working for a small ISP based in the Philadelphia region; currently maintains the network as well as the DNS and server infrastructure
  • Noel Chiappa, has been working on the lowest level stuff (the IP protocol level) since 1977; name on the ‘Birth of the Internet’ plaque at Stanford); actively helping to develop new ‘plumbing’ at that level
  • Robert M. Hinden, worked on the gateways in the early Internet, author of many of the core IPv6 specifications, active in the IETF since the first IETF meeting, author of 37 RFCs, and current Internet Society Board of Trustee member
  • Alexander McKenzie, former member of the Network Working Group and participated in the design of the first ARPAnet Host protocols; was the manager of the ARPAnet Network Operation Center that kept the network running in the early 1970s; was a charter member of the International Network Working Group that developed the ideas used in TCP and IP
  • Keith Moore, was on the Internet Engineering Steering Group from 1996-2000, as one of two Area Directors for applications; wrote or co-wrote technical specification RFCs associated with email, WWW, and IPv6 transition
  • Guy Almes, led the connection of universities in Texas to the NSFnet during the late 1980s; served as Chief Engineer of Internet2 in the late 1990s
  • David Mercer, formerly of The River Internet, provided service to more of Arizona than any local or national ISP
  • Paul Timmins, designed and runs the multi-state network of a medium sized telephone and internet company in the Midwest
  • Stephen L. Casner, led the working group that designed the Real-time Transport Protocol that carries the voice signals in VoIP systems
  • Tim Rutherford, DNS and network administrator at C4
  • Mike Alexander, helped implement (on the Michigan Terminal System at the University of Michigan) one of the first EMail systems to be connected to the Internet (and to its predecessors such as Bitnet, Mailnet, and UUCP); helped with the basic work to connect MTS to the Internet; implemented various IP related drivers on early Macintosh systems: one allowed TCP/IP connections over ISDN lines and another made a TCP connection look like a serial port
  • John Klensin, Ph.D., early and ongoing role in the design of Internet applications and coordination and administrative policies; former IAB Chair and former AT&T Internet Architecture VP
  • L. Jean Camp, former Senior Member of the Technical Staff at Sandia National Laboratories, focusing on computer security; eight years at Harvard’s Kennedy School; tenured Professor at Indiana Unviersity’s School of Informatics with research addressing security in society.
  • Louis Pouzin, designed and implemented the first computer network using datagrams (CYCLADES), from which TCP/IP was derived
  • Carl Page, helped found eGroups, the biggest social network
    of its day, 14 million users at the point of sale to Yahoo for around $430,000,000, at which point it became Yahoo Groups
  • Phil Lapsley, co-author of the Internet Network News Transfer Protocol (NNTP), RFC 977, and developer of the NNTP reference implementation
  • Jack Haverty (MSEE, BSEE MIT 1970), Principal Investigator for several DARPA projects including the first Internet development and operation; Corporate Network Architect for BBN; Founding member of the IAB/ICCB; Internet Architect and Corporate Founding Member of W3C for Oracle Corporation
  • Glenn Ricart, Managed the original (FIX) Internet interconnection point
  • Ben Laurie, Apache Software Foundation founder, OpenSSL core team member, security researcher. Over half the secure websites on the Internet are powered by his software.
  • Chris Wellens President & CEO InterWorking Labs
  • Chris Morrow Network Security Engineer at Google, and previously at UUNET. Involved in several IETF routing and security working groups.
  • Dave Shambley, entrepreneur and IEEE member
  • Bill Jennings, who was VP of Engineering at Cisco for 10 years and responsible for building much of the hardware and embedded software for Cisco’s core router products and high-end Ethernet switches
  • Bernie Cosell coauthored the original IMP code, Terminal-IMP [TIP] and monitoring code for the NOC.
  • Leonard Kleinrock, one of the « fathers of the Internet », created the mathematical theory of packet networks, ran the UCLA lab that served as the first node of the ARPANET, and supervised the transmission of its first message.
  • Rebecca Hargrave Malamud, helped advance many large-scale Internet projects, and have been working the web since its invention

Source: PCinpact

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https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/17/les-peres-de-linternet-ecrivent-contre-sopa/feed/ 2
SOPA n’est pas voté mais inspire déjà https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/11/26/sopa-nest-pas-vote-mais-inspire-deja/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/11/26/sopa-nest-pas-vote-mais-inspire-deja/#comments Sat, 26 Nov 2011 11:10:56 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=1918 L'article SOPA n’est pas voté mais inspire déjà a été publié sur Révolte Numérique

Proposé au vote au sénat des États-Unis depuis la semaine dernière, le projet SOPA (the Stop Online Piracy Act) tient Internet en alerte. Étant une véritable menace pour la liberté d’expression et la vie privée, il semble malgré tout bien dans l’air du temps lorsque l’on observe les mesures prises … Lire la suite

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L'article SOPA n’est pas voté mais inspire déjà a été publié sur Révolte Numérique

Proposé au vote au sénat des États-Unis depuis la semaine dernière, le projet SOPA (the Stop Online Piracy Act) tient Internet en alerte. Étant une véritable menace pour la liberté d’expression et la vie privée, il semble malgré tout bien dans l’air du temps lorsque l’on observe les mesures prises par Google cette semaine, ou encore le projet Hadopi 3.

Google: les rebelles de salon

Ne nous ayant que peu habitués aux positions militantes, les géants du web (Google, Facebook, Linkedin…) qui s’opposent à SOPA ont cependant été clairs dans leur lettre de contestation, en se proposant pour « fournir des outils supplémentaires pour lutter contre les sites Internet étrangers voyous voués à la contrefaçon ou à la violation de la propriété intellectuelle ».

Faisant feu de tout bois, de la censure comme du « piratage » (voir le projet Google Book), la firme de Mountain View s’est illustrée cette semaine en enlevant de sa liste de suggestions, plusieurs sites de téléchargement dont The pirate Bay, 4shared, IsoHunt, BTJunkie, FileSonic ou encore FileServe.

Ayant déjà effectué ce type de démarche en début d’année pour Megaupload notamment, il est intéressant de noter que ces petites censures (qui semble-t-il peuvent avoir une influence non négligeable sur l’accès effectif aux sites), s’accordent assez bien avec les attentes des mêmes sociétés qui défendent SOPA.
Rappelons-le, une liste de sites indésirables avait déjà été publiée par l’association américaine de l’industrie cinématographique (MPAA) il y a un an, comprenant ces mêmes sites.

La semaine du passage de la loi au sénat, la RIAA (Recording Industry Association of America) annonçait elle aussi sa liste noire des sites à bloquer. Sans grande surprise, on se rend compte une fois encore que cette liste comporte des similitudes avec celle que Google a utilisée pour amputer sa base de suggestions du moteur de recherche.

Même s’il ne s’agit pas encore du blocage pur et simple des sites comme cela est réclamé par SOPA, et que ces listes ne sont pas bien surprenantes étant donnée la réputation de ces sites, cet alignement de Google sur de simples demandes des lobbys en dit long sur son attachement à un web libre…

Hadopi 3: taper au porte-monnaie

L’intervention de Sarkozy au forum d’Avignon cette semaine, à l’occasion de  laquelle le président s’est une fois de plus illustré en cageolant les professionnels de la « culture », a sonné le départ des hostilités sur Hadopi 3.

Comme d’accoutumée, le discours démagogique et mensonger (le piratage aurait parait-il baissé de 35% depuis Hadopi), a donné lieu à la préparation d’une nouvelle loi.

Hadopi 3 serait censée s’occuper du streaming illégal, et repousser une fois de plus les fans de Desesperate Housewifes derrière la ligne Maginot.

Ainsi, l’Hadopi a dors et déjà annoncé dans une lettre: « l’ouverture d’un dialogue intensif avec les sites et plateformes concernés ainsi que tous les intermédiaires qui contribuent à leur fonctionnement, dont notamment les établissements bancaires, intermédiaires de paiement ou de micro-paiement, et régies publicitaires, afin d’évaluer la situation et les moyens qu’ils pourraient mettre en œuvre pour y remédier ».
Ça ne vous rappelle pas SOPA ça?

Après, quand on a la Loppsi II, ou des méthodes comme celles employées récemment pour le site Copwatch, rien ne dit que ce ne sont pas plutôt les États-Unis qui nous ont copié dessus!

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Censure d’internet: les industries « culturelles » auront-elles leur patriot act? https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/11/17/censure-dinternet-les-industries-culturelles-auront-elles-leur-patriot-act/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/11/17/censure-dinternet-les-industries-culturelles-auront-elles-leur-patriot-act/#comments Thu, 17 Nov 2011 19:02:35 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=1864 L'article Censure d’internet: les industries « culturelles » auront-elles leur patriot act? a été publié sur Révolte Numérique

Dans le cadre de la lutte contre le piratage et la contrefaçon de biens manufacturés, une loi est en passe d’être votée ces jours-ci au sénat américain. Pour faire plaisir aux industries culturelles, c’est peut-être Internet tout entier qui va être sacrifié sur l’autel du profit. L’idée ne date pas d’hier … Lire la suite

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L'article Censure d’internet: les industries « culturelles » auront-elles leur patriot act? a été publié sur Révolte Numérique

Dans le cadre de la lutte contre le piratage et la contrefaçon de biens manufacturés, une loi est en passe d’être votée ces jours-ci au sénat américain. Pour faire plaisir aux industries culturelles, c’est peut-être Internet tout entier qui va être sacrifié sur l’autel du profit.

L’idée ne date pas d’hier et ne surprend qu’à moitié. Depuis des années, la guerre des ayants droit contre la culture fait rage: ACTA, PIPA (Protect IP Act), E-Parasite Act (Enforcing and Protecting American Rights), COICA (Combating Online Infringement and Counterfeits Act) et aujourd’hui SOPA (The Stop Online Piracy Act)… Tous ces acronymes ne désignent en réalité qu’un seul et même projet: garantir les profits des industries de la propriété intellectuelle par le filtrage et la censure d’Internet.

Un bon travail de lobbying

L’action de pression sur les autorités américaines ne date pas d’hier. Il y a un an, l’association américaine de l’industrie cinématographique (MPAA) s’était déjà manifestée auprès des autorités américaines, brandissant une liste des sites à abattre.

Parmi les plus connus, on trouvait ThePirateBay.org (Suède / Pays-Bas), Megaupload.com (Hong Kong/USA), Megavideo.com (idem), RapidShare.com (Suisse/Chine) et bien d’autres.

Vous l’aurez remarqué, la liste ne comprend pas que des sites hébergés aux États-Unis, et c’est bien là tout l’enjeu de cette affaire.

Aujourd’hui, le même lobby du cinéma applaudit le projet de loi (surprenant non?).

Une stratégie guerrière

Le projet vise donc les sites américains, mais aussi basés à l’étranger. Afin de faire couler tous ces terroristes qui partagent (plus précisément, qui sont suspectés de partager la culture ou de faciliter le piratage ), la stratégie consistera à les assiéger:

  • blocage au niveau des FAI,
  • des registres DNS,
  • des moteurs de recherche,
  • des services de paiement (paypal, mastercard etc),
  • des annonceurs présents sur ces sites (ah! Voilà quelque chose de censé 😉 )
  • etc…

Ces mesures pourront de plus être prises de façon préventive, sans même la tenue d’un procès!

De nombreux effets collatéraux

Alors que traditionnellement, ce sont les contenus qui étaient visés, les sites dans leur totalité le sont aujourd’hui.

Pour  Trevor Timm de l’Electronic Frontier Foundation:

« Tandis que TOR est conçu pour la promotion de la libre expression, la protection de la vie privée et des droits de l’Homme (…), il peut être également utilisé pour masquer l’adresse IP lors d’un téléchargement de contenu copyrighté, comme de la musique. Les entreprises concernées par le téléchargement illégal de musique pourraient utiliser la loi SOPA pour forcer Visa et Mastercard à couper les donations à Torproject.org – bien que le but de Tor soit de faciliter l’activisme et non le piratage ».

Un autre effet collatéral désastreux sera aussi un renforcement de la surveillance au niveau des FAI, car si leur responsabilité est engagée, il est évident qu’ils se livreront à un espionnage des communications pour s’assurer qu’aucun contenu transitant n’est illégal.

Sommes-nous impuissant-e-s?

Une mobilisation internationale se met en ce moment même en place, et la réaction des Google, Facebook, Yahoo, eBay, AOL, Twitter, LinkedIn etc. ne s’est pas évidemment pas fait attendre: dans la présente logique, un portail comme Youtube, hébergeant sans accord de nombreuses vidéos sous droits, serait concerné.

De nombreuses associations civiles se mobilisent elles aussi comme L’EFF (Electronic Frontier Foundation) et dénoncent ce qui est désormais considéré comme étant l’équivalent de la grande muraille numérique de la Chine.

Plusieurs pétitions circulent actuellement sur le net:

Bien que les pétitions ne soient pas le moyen le plus contraignant pour ces adversaires puissants, n’hésitez pas à les signer (n’oubliez pas que les pseudos existent! 😉 ), et à diffuser au maximum l’information autour de vous!

Si nous sommes déjà concernés, il faut bien comprendre que comme pour ACTA, si le projet passe aux États-Unis, il ne tardera pas à arriver en Europe, et à servir de modèle de référence dans le monde entier…

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