Mais aussi – Révolte Numérique https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org Pour l'autodéfense numérique Sat, 25 Jul 2015 12:41:36 +0000 fr-FR hourly 1 La censure d’Internet sans jugement, c’est maintenant https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/02/07/la-censure-dinternet-sans-jugement-cest-maintenant/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2015/02/07/la-censure-dinternet-sans-jugement-cest-maintenant/#comments Sat, 07 Feb 2015 14:21:59 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4735 L'article La censure d’Internet sans jugement, c’est maintenant a été publié sur Révolte Numérique

Aah ces fameux attentats de janvier! Tout le monde n’y aura pas perdu visiblement… Depuis ces événements, le gouvernement s’est refait un nom à coup d’unité nationale, de discours guerriers et de renforcement du contrôle de tous. Plan Vigipirate toujours à son niveau maximum, débats sur un Patriot Act à … Lire la suite

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L'article La censure d’Internet sans jugement, c’est maintenant a été publié sur Révolte Numérique

censure.fr

Aah ces fameux attentats de janvier! Tout le monde n’y aura pas perdu visiblement… Depuis ces événements, le gouvernement s’est refait un nom à coup d’unité nationale, de discours guerriers et de renforcement du contrôle de tous. Plan Vigipirate toujours à son niveau maximum, débats sur un Patriot Act à la française, contrôle des passagers aériens renforcé, débats sur la menace Internet, interpellations de mineurs supposés terroristes… Les idées fusent et les projets jugés anti-démocratiques il y a quelques mois sont aujourd’hui garants de notre salut. Tremblez jeunes gens! Nous sommes en guerre, et nous devons défendre nos libertés, quitte à se priver d’une partie d’entre elles.
Le 6 janvier 2015, la France faisait passer un décret autorisant la censure des sites présumés terroristes et pédophiles sans décision de justice. C’est le décret n° 2015-125 du 5 février 2015.

La censure administrative, un projet qui attendait depuis pas mal de temps

Pour celles et ceux qui suivent un peu l’actualité sur ces sujets, la censure sans consultation de la justice ressemble à un grand classique de la mesure inutile et pourtant dangereuse.

En 2011, la Loppsi 2 avait été votée par une droite particulièrement dure sur les questions du renforcement de la « sécurité » et de la restriction des libertés en ligne. C’est aussi l’année où l’on décida d’obliger les fournisseurs d’accès à Internet à conserver un bon paquet de traces relatives à notre navigation.

À l’époque, le parti socialiste semblait être très remonté face à cette politique. Au conseil constitutionnel, il estimait à propos du filtrage de la Loppsi 2:

« [que] ces dispositifs de filtrage de sites pédopornographiques sont absolument inefficaces, mais, qu’au contraire, ils contribuent à rendre encore plus difficile la répression de ce fléau, quand ils ne la découragent pas tout simplement »

 

Et pour montrer qu’ils avaient bien compris les dérives possibles du blocage par nom de domaine, les socialistes ajoutent:

« Or ce risque existe bien, […], puisque le blocage d’un contenu peut entraîner le blocage d’un site dans son ensemble »

 

En effet, cette technique qui ne retire pas les contenus mais en interdit seulement l’accès depuis une IP française, peut impacter tous les sites qui partagent le même nom de domaine.

À présent, le PS et François Hollande considèrent visiblement que leurs arguments contre la Loppsi 2 n’étaient que palabres gauchistes, et que c’est bien Nicolas Sarkozy qui adoptait la bonne stratégie concernant Internet. Intéressant…

Le plus « jouissif », c’est qu’à l’époque du blocage des sites pédopornographiques, l’UMP se défendait d’aller au-delà de ce type de contenus. Mais aujourd’hui, le PS ne semble pas s’encombrer de ces bonnes intentions, et envisage déjà de faire de même pour les « sites et messages de haine racistes ou antisémites » (discours de la ministre de la Justice Christiane Taubira à l’École Nationale de Magistrature).

Dans la circulaire du 12 janvier de Mme Taubira, une tentative de définition de l’apologie du terrorisme est proposée:

« [c’est un discours qui vise à] troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur »


NextImpact s’est amusé
à voir ce que cela pouvait englober, et ça risque d’être drôle!

« Cela concerne les atteintes volontaires à la vie, les atteintes volontaires à l’intégrité de la personne, l’enlèvement et la séquestration ainsi que le détournement d’avion, de navire ou de tout autre moyen de transport. S’y ajoutent les vols, les extorsions, les destructions, dégradations et détériorations, ainsi que le piratage informatique. On y range aussi les infractions en matière de groupes de combat et de mouvements dissous, les infractions en matière d’armes, de produits explosifs ou de matières nucléaires, le blanchiment ou certains délits d’initiés. »

 

Ce débat, loin d’être nouveau, avait pourtant déjà été entamé suite à la pénalisation de la consultation de sites terroristes par Nicolas Sarkozy après les assassinats de Toulouse et Montauban en 2012.

Des précédents et des conséquences peu engageants

Les dérives du filtrage ont déjà maintes fois été constatées, et pas uniquement par le blocage des DNS. En Angleterre, la volonté de censurer le porno avait réduit au silence un site d’aide aux femmes victimes de violences sexuelles. On pourrait encore se remémorer l’affaire Copwatch, ou observer le traitement ce mois-ci du site The Pirate Bay qui doit être lui aussi la cible d’un blocage, pour se faire une idée des adversaires couramment désignées par les pouvoirs publics.

Se rassurer en pensant que le procédé sera difficile à mettre en place sur des plateformes comme Facebook ou Twitter serait sans compter sur les volontés étatiques de substituer les lois nationales aux Conditions Générales d’Utilisation des entreprises. En effet, l’État envisage toutes les stratégies, notamment en les incitant à assurer ce rôle de censeur face aux « contenus incitant à la haine et à la terreur ».

À ceux qui considèrent que les luttes contre la pédopornographie et le terrorisme méritent bien quelques concessions, on ne pourra que rétorquer que la censure administrative ou privée ne s’est jamais cachée de viser bien plus loin que cela, et que c’est aussi contre le non respect du droit d’auteur que le filtrage d’Internet est bien souvent invoqué (voir notamment ACTA).

Quoi qu’il en soit, le contournement enfantin de ce type de blocage (avec un VPN, TOR, ou voir ici, ici, et là), ne pourra que complexifier les stratégies numériques des réels terroristes et renforcer leurs capacités à se développer discrètement.

Merci qui?

Édit du 15 mars: Le site islamic-news.info semble être le premier de la liste. Que la censure commence!

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Affaire Bluetouff et surveillance: interview de Me Iteanu https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/03/15/affaire-bluetouff-et-surveillance-interview-de-me-iteanu/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/03/15/affaire-bluetouff-et-surveillance-interview-de-me-iteanu/#respond Sat, 15 Mar 2014 13:43:41 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4387 L'article Affaire Bluetouff et surveillance: interview de Me Iteanu a été publié sur Révolte Numérique

Beaucoup d’entre vous en ont probablement entendu parler, l’affaire Bluetouff a quelque peu remué la blogosphère et même la presse internationale. Suite à une requête du type « filetype:pdf Confidentiel » sur Google (trad: je souhaite afficher des documents pdf comprenant le mot « confidentiel » dans mes résultats), le journaliste de Reflets.info est … Lire la suite

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L'article Affaire Bluetouff et surveillance: interview de Me Iteanu a été publié sur Révolte Numérique

google_hacking

Beaucoup d’entre vous en ont probablement entendu parler, l’affaire Bluetouff a quelque peu remué la blogosphère et même la presse internationale. Suite à une requête du type « filetype:pdf Confidentiel » sur Google (trad: je souhaite afficher des documents pdf comprenant le mot « confidentiel » dans mes résultats), le journaliste de Reflets.info est tombé sur des documents visiblement censés être stockés sur un intranet de l’ANSES (organisme national dans le domaine de la santé). Le hic, ceux-ci ont été involontairement laissés en libre accès. Celui-ci a donc été mis en accusation, et après avoir été relaxé, est passé en Appel.

Les retours de cet Appel ont souligné le surréalisme de la situation: lorsque Google se prononçait « gogleu », login « lojin », et que cliquer sur un lien dans le moteur de recherche Google pouvait avoir des conséquences sur les vies humaines. Les compétences de la cours ont visiblement été un poil en dessous de celui d’un élève de 6e, mais qu’importe, l’accusé se voit aujourd’hui obligé d’aller en Cassation pour éviter 2 ans de prison et 30 000€ d’amende.

Maître Iteanu, son avocat, revient sur l’affaire, mais également sur les affaires relatives à la surveillance qui se multiplient depuis un an. Ça cause donc de NSA, PRISM, Google et Facebook, mais aussi de la fameuse loi de programmation militaire  voté par le gouvernement « socialiste » il y a peu, déjà comparée au Patriot Act américain.

Source: Thinkerview

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Un spécial investigation sur le Big Data et la surveillance https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/02/08/un-special-investigation-sur-le-big-data-et-la-surveillance/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2014/02/08/un-special-investigation-sur-le-big-data-et-la-surveillance/#respond Sat, 08 Feb 2014 15:20:48 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4357 L'article Un spécial investigation sur le Big Data et la surveillance a été publié sur Révolte Numérique

L’émission de Canal + a récemment diffusé un reportage sur le Big Data (la collecte et l’analyse de données à grande échelle), et la surveillance privée et étatique. Pour toutes les personnes qui sont déjà un peu sensibilisées à la question et même celles qui n’en savent rien, je vous … Lire la suite

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L'article Un spécial investigation sur le Big Data et la surveillance a été publié sur Révolte Numérique

big_data

L’émission de Canal + a récemment diffusé un reportage sur le Big Data (la collecte et l’analyse de données à grande échelle), et la surveillance privée et étatique.

Pour toutes les personnes qui sont déjà un peu sensibilisées à la question et même celles qui n’en savent rien, je vous conseille de jeter un œil sur cet excellente émission.

Au menu sont abordés:

  • La collecte d’information par les géants du web dans une optique publicitaire, utilisant traces d’achats, géolocalisation et données sociales
  • La prédiction à l’aide des algorithmes et du Big Data dans le domaine du sport, de la politique, de la prévention du crime etc.
  • La vidéo surveillance
  • Le lien entre collecte à des fins publicitaires et l’utilisation étatique des données
  • …


Special Investigation Big Data Les Nouveaux… by chat21590

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Sur le hoax de la France comme « victime de la surveillance des USA » https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/11/27/sur-le-hoax-de-la-france-comme-victime-de-la-surveillance-des-usa/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2013/11/27/sur-le-hoax-de-la-france-comme-victime-de-la-surveillance-des-usa/#comments Wed, 27 Nov 2013 18:52:43 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=4300 L'article Sur le hoax de la France comme « victime de la surveillance des USA » a été publié sur Révolte Numérique

Alors que plusieurs mois se sont écoulés depuis les révélations d’Edward Snowden sur la surveillance mondiale de la NSA, le silence médiatique sur le rôle de la France dans cette affaire, et la stratégie similaire qu’elle déploie de son côté, installe un malaise renforcé par le contraste observé entre ce … Lire la suite

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L'article Sur le hoax de la France comme « victime de la surveillance des USA » a été publié sur Révolte Numérique

ouinousscannons

Alors que plusieurs mois se sont écoulés depuis les révélations d’Edward Snowden sur la surveillance mondiale de la NSA, le silence médiatique sur le rôle de la France dans cette affaire, et la stratégie similaire qu’elle déploie de son côté, installe un malaise renforcé par le contraste observé entre ce mutisme et la gravité de la situation.

Surfer sur un certain anti-américanisme français

Que l’on ne me fasse pas dire ce qui n’a pas été prononcé, je ne prétends pas qu’il n’y ait pas une influence non négligeable et consentie des États-Unis sur la France à tous les niveaux, et qu’il n’y ait pas également une certaine admiration de ce qu’ils représentent ici. Cependant, cet amour vache repose aussi sur un anti-américanisme diffus chez beaucoup d’entre nous, et décliné en autant de versions qu’il peut y avoir de points de vues (ex: « l’Amérique impéraliste, ultra-libérale, arrogante »; jusqu’aux plus gignolesques « l’Amérique du complot, des maçons ou des juifs ».

Au-delà de la pertinence ou non de telles postures, il est évident qu’ajouté à une bonne dose de patriotisme bien de chez nous, l’argument de l’Amérique menaçante permet de présager un amalgame au niveau de la réception, et un alignement de toutes ces positions critiques derrière un chauvinisme hexagonal. Lorsque cela se révèle pratique en terme de communication, rien ne vaut un peu d’anti-américanisme, histoire de rappeler qu’on est quand même biens chez nous, et espérer convaincre tout à la fois les chauvins et les critiques progressistes de la domination réelle des États-Unis. Beaucoup de médias ne s’y sont pas trompés, et ont effectivement relayé ce hoax de la France blanche colombe.

not-meEt c’est un peu ce qu’il s’est joué ici lors du traitement de « l’affaire Snowden ». La France présentée comme une malheureuse victime du pouvoir tentaculaire de la NSA, s’en sont suivis des déclarations outrées de la presse jusqu’au plus haut niveau de l’État. Ainsi, nous étions censés nous réfugier dans un patriotisme protectionniste et espérer une réaction forte de la patrie des droits de l’Homme et de l’Europe pour dénoncer tout cela, développer nos propres infrastructures pour enfin sortir du joug des États-Unis, horribles pourfendeurs de la liberté d’expression et de la vie privée en ligne.

Certains discours ont même pu présenter cela comme une nécessité pour l’indépendance stratégique militaire (exit toute possibilité de critique de la légitimité de la France à continuer ses guerres néo-coloniales un peu partout dans le monde), ou économique (pleurons nos pauvres entreprises françayses qui vont à nouveau devoir bagarrer pour  être compétitives, productives et continuer leur marche vers la destruction des acquis sociaux des salariés. Lorsqu’il s’agit de défendre la nation, pas de place pour la controverse!

Et pourtant, le scandale n’a pas dû surprendre tout le monde

Premièrement, que les États-Unis espionnent le monde, on ne peut pas vraiment dire que ce soit un scoop, et je peine à croire que François Hollande et les journalistes des grands médias qui ont joué ce numéro d’effarouchés aient pu ignorer des programmes d’écoute massives des communications mondiales comme ECHELON. J’ai également des réticences à laisser ma naïveté prendre le dessus, et à considérer que le Patriot Act, lequel donne les pleins pouvoirs à l’État américain en terme de saisie des données de communication, ait pu être méconnu par ces personnes. En creusant ne serait-ce qu’un peu (pas trop), on aurait pu comprendre que non seulement les américains étaient potentiellement visés, mais également les utilisateurs des services américains en ligne, c’est à dire aussi des français (disons 90% rien que par Google via son moteur de recherche et Facebook).
Il aurait donc fallu avaler un « keuuwa?? On écoute les français? La surveillance d’État est complètement la norme aux États-Unis et ce depuis au moins le 11 septembre?? ».

Un scandale qui en fait rend plutôt mal à l’aise les co-responsables

Mais ce qui est le plus drôle dans cette histoire, c’est certainement la véritable nature de la relation France-USA dans cette histoire de surveillance (celle du complot judéo-islamo-illuminato-maçonnique gnark gnark 😉 ). Hum!

Un papier du Süddeutsche Zeitung allemand basé sur l’analyse des documents révélés par Snowden a ouvert la voie vers un autre type d’analyse de la question, nous dirigeant davantage vers une collaboration entre les deux pays, que vers un simple coup par derrière de nos « amis » yankees. En effet, un accord nommé LUSTRE aurait été passé depuis des années, et permettant un échange entre les services de renseignement de la France et des « Five Eyes »  (USA, Royaume-Uni, Nouvelle-Zélande, Canada, Australie).

François Hollande n’était donc aucunement surpris lorsqu’il affirme avoir passé un coup de fil à Barack Obama pour se plaindre de ces pratiques. Nicole Bricq nous l’a brillamment rappelé en précisant qu’un rapport avait été demandé à Claude Revel, déléguée interministérielle à l’intelligence économique dès le début du mandat d’Hollande, et remis en janvier 2013. La même Mme Bricq nous rappelait par la même occasion que nous étions biens cons d’être si naïfs sur le potentiel de surveillance de la France. Merci de rétablir cette vérité chère Ministre.

 

Alors certes la Ministre tente de préciser plusieurs fois qu’elle parle d’intelligence économique, ce qui diffère de la question surveillance de la population. Mais mis dans la balance avec l’affaire PRISME, on ne peut s’empêcher de penser que cette nuance entrecoupée d’hésitations constitue une garantie un peu légère au discours prétendant que la France n’observe pas les mêmes pratiques. Sinon, en quoi serait-ce une arme de défense face à la surveillance des États-Unis, qui elle concerne ouvertement l’ensemble des communications? De plus, en quoi la surveillance dans le cadre de l’intelligence économique serait-elle plus « morale »?

Lorsqu’on parle interception des communication, la politique néo-coloniale de la France en la matière la place de plus en position France Telecom ACE Karte PNGd’interlocuteur privilégiée. Le site Reflet.info souligne pour illustrer cela l’importance du réseau français dans la surveillance du continent africain, lequel échappe en grande partie à la celle des États-Unis. D’où l’intérêt pour ces derniers d’accords comme LUSTRE.

Une épidémie d’amnésie

Il semblerait de même que les esprits se soient bien vite accommodés de la perte du pouvoir de l’UMP. Quelques mois auparavant, certains (au PS aussi mais on ne peut pas dire qu’ils étaient légion), dénonçaient l’affaire Bull-Amesys, impliquant l’État au plus au niveau dans la vente de systèmes de surveillance à grande échelle, et ce à des pays pas toujours très très démocratiques.

Aujourd’hui, plus rien, bien que le business continue et implique toujours le pouvoir, même après l’alternance. Le site Reflets.info (encore eux), rappelle notamment la place de conseillère du roi Mohammed VI qu’occupait Najat Vallaud-Belkacem au Conseil de la Communauté Marocaine à l’Étranger. Et alors? Rappelons que le Maroc a lui aussi eu la joie de recevoir son système d’interception des communications made in France, et ce après que les révélations du scandale Bull-Amesys ait été publiées. Bien entendu, comme en Libye, le système ne sert qu’à traquer les pédophiles et non les opposants politiques.

Sur son propre territoire, l’État français n’est pas en reste non plus

Là encore, il serait fastidieux de lister tous les cas et dispositifs de surveillance de la population en France. Mais pour les derniers, citons par exemple PERGAM, une expérimentation de géolocalisation des téléphones complètement illégale et pourtant testée par l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC). Il aurait été utilisé par la police pendant 2 mois entre le 7 novembre 2012 et le 11 janvier 2013. Celui-ci a été débranché suite à la visite des locaux par Manuel Valls et Fleur Pellerin, car visiblement hors du contrôle de l’État. Mais combien d’autres expériences de ce type sont-elles encore menées? Combien finiront-elles par être légalisées?

En juillet, Le Monde parlait aussi de pratique similaires à celles de la NSA de la part de la DGSE, mais concernant les méta-données et non le contenu des communications. On notera que cela est présenté comme un complément des enquêtes de terrain. Ouf! Il y a surveillance mais on vérifie derrière! Pourtant, beaucoup s’accordent sur le fait que le contenu des communications n’est pas toujours plus important que ces fameuses métadonnées (qui parle avec qui, quand, à quelle fréquence), lorsqu’il s’agit de cartographier les réseaux de communication.

Déjà, le journal supposait un accès élargi ne concernant pas la seule surveillance des terroristes. Lien ou pas, la loi de programmation militaire qui est discutée ces jours-ci à l’assemblée nationale laisse envisager une législation plus permissive de l’écoute en temps réel des communication (et ce sans contrôle judiciaire), et une collaboration des fournisseurs d’accès à Internet et des producteurs de contenus, incluant ainsi les ministères de la défense, de l’intérieur, de l’économie et du budget. Motif:

“la sécurité nationale, la sauvegarde des éléments essentiels du potentiel scientifique et économique de la France, ou la prévention du terrorisme, de la criminalité et de la délinquance organisée (…)”

Il serait alors également possible d’obtenir des informations sur les personnes ayant en leur possession un système vulnérable (windosiens, unissez-vous):

« Art. L. 2321-3. – Pour les besoins de la sécurité des systèmes d’information de l’État et des opérateurs mentionnés aux articles L. 1332-1 et L. 1332-2, les agents de l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information, habilités par le Premier ministre et assermentés dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État, peuvent obtenir des opérateurs de communications électroniques, en application du III de l’article L. 34-1 du code des postes et des communications électroniques, l’identité, l’adresse postale et l’adresse électronique d’utilisateurs ou de détenteurs de systèmes d’information vulnérables, menacés ou attaqués. »

Enfin, cette loi permettrait de blanchir des écoutes illégales pendant 9 jours, comme le soulignait numérama. afin d’obtenir:

  • « l’identification des numéros d’abonnement ou de connexion à des services de communications électroniques » (numéro de téléphone, adresse IP…) ;

  • « le recensement de l’ensemble des numéros d’abonnement ou de connexion d’une personne désignée«  (historique des adresses IP utilisées par un abonné, différentes lignes téléphoniques d’un même abonné…) ;

  • « la localisation des équipements terminaux utilisés » (géolocalisation des smartphones) ;

  • « les communications d’un abonné portant sur la liste des numéros appelés et appelant, la durée et la date des communications« .

Un bien joli programme…

Et moi dans tout ça?

95963-rsf-france-sous-surveillance-internetPour répondre à l’argumentaire de ceux qui n’ont rien à se reprocher, car peu se sentent effectivement concernés par ces récits si grandiloquents qu’on croirait à un scénario de films d’espionnage, je préciserai qu’au Royaume-Uni, le blocage des sites pédopornographiques à été récemment élargi à celui des sites extrémistes.
Ici comme ailleurs, agiter les épouvantails du terrorisme, de la pédophilie, du viol, de la haine raciale et autres mœurs évidemment indéfendables, permet d’ouvrir certains sésames, lesquels ne se refermeront malheureusement que lorsqu’ils pourront concerner toute la population. Tel est le prix de l’apaisement de la paranoïa et de la volonté de contrôle des personnes qui ont le pouvoir.
L’exemple de l’élargissement concerné par le fichage ADN est un excellent exemple de cette technique d’intégration de la légitimité de la surveillance, du fichage, de la censure, et du contrôle des populations dans les mentalités.

Reporter a par ailleurs placé la France parmi les pays sous surveillance dans sa cartographie des pays ennemies d’Internet. Encore un signe?

Quoi qu’il en soit, non, la France n’est pas le pays des droits de l’Homme qu’elle prétend incarner face aux États-Unis, et nous gagnerions tous à nous saisir de cette thématique de la surveillance des États, laquelle pose en permanence la question de la nature de nos démocraties, et du sens que l’on voudra bien donner à ce système politique.

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Manifestation mondiale contre Indect https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/10/18/manifestation-mondiale-contre-indect/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/10/18/manifestation-mondiale-contre-indect/#respond Thu, 18 Oct 2012 20:24:12 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3954 L'article Manifestation mondiale contre Indect a été publié sur Révolte Numérique

Vous vous en souvenez peut-être, le projet INDECT a fait grand bruit il y a quelque temps, notamment suite au grand mouvement victorieux contre ACTA. Je le rapportais sur ce même blog, INDECT est un énième projet de surveillance de la population à grande échelle. Lancé depuis 2009, il a … Lire la suite

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L'article Manifestation mondiale contre Indect a été publié sur Révolte Numérique

Vous vous en souvenez peut-être, le projet INDECT a fait grand bruit il y a quelque temps, notamment suite au grand mouvement victorieux contre ACTA. Je le rapportais sur ce même blog, INDECT est un énième projet de surveillance de la population à grande échelle.

Lancé depuis 2009, il a pour objectif de développer la surveillance des sites Internet, forums de discussion, réseaux sociaux, protocole FTP, P2P.

Ouvertement sécuritaire, il permettrait d’associer les données récoltées en ligne à celles captées par divers autres moyens comme le fichage policier ou encore par la vidéo surveillance.

Prévu pour 2014, il est encore temps de s’y opposer, comme ce fut le cas face à ACTA. C’est pourquoi des manifestations auront lieu ce samedi et dans plusieurs pays à travers le monde afin de dénoncer ce projet, ainsi que toutes les initiatives similaires qui ont pullulé ces derniers temps.

Pour savoir si ça se passe près de chez vous, une carte recense les lieux du crime:
https://maps.google.com/maps/ms?msid=200186625117421185333.0004c61615777b4f2813b&msa=0 (désolé c’est du Grogle 😉 ).

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INDECT: l’UE et anonymous s’interpellent sur le net https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/25/indect-lue-et-anonymous-sinterpellent-sur-le-net/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/07/25/indect-lue-et-anonymous-sinterpellent-sur-le-net/#comments Wed, 25 Jul 2012 16:59:55 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3824 L'article INDECT: l’UE et anonymous s’interpellent sur le net a été publié sur Révolte Numérique

À l’appel d’anonymous, des manifestations contre INDECT auront lieu samedi dans toute l’Europe. INDECT, c’est un projet de recherche de l’UE qui, s’il voit le jour, permettrait de déployer un véritable système de surveillance généralisée à grande échelle. Pas terrible en somme! Suite à cet appel à mobilisation, Marco Malacarne … Lire la suite

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L'article INDECT: l’UE et anonymous s’interpellent sur le net a été publié sur Révolte Numérique

À l’appel d’anonymous, des manifestations contre INDECT auront lieu samedi dans toute l’Europe. INDECT, c’est un projet de recherche de l’UE qui, s’il voit le jour, permettrait de déployer un véritable système de surveillance généralisée à grande échelle. Pas terrible en somme!

Suite à cet appel à mobilisation, Marco Malacarne (chef de l’unité recherche sur la sécurité et le développement de la Direction générale Entreprises et Industrie de la Commission européenne), leur répond par vidéo interposée. Grosso modo, on retrouve le même blabla tournant autour du pot qu’on peut lire sur le site d’INDECT, et avec pour seul argument le suivi du projet par une pseudo commission d’éthique. Je vous laisse en juger:


Édit: Traduction proposée par torrentnews.net:

Bonjour,

Nous avons été informés que des membres du mouvement anomymous ont exprimé leurs préoccupations concernant l’un de nos projets de recherche appelé INDECT

Anonymous a lancé un appel à manifester le 28 juillet dans un récent clip posté sur Youtube.

Nous souhaitons inviter des membres du groupe anonymous pour avoir une discussion sur ce projet. Nous voulons leur donner tous les éclaircissements qu’ils souhaiteraient avoir sur la façon dont ce projet sera dirigé par la commission européenne.

Tout d’abord, je souhaiterais préciser qu’il s’agit d’un projet de recherche. Ce n’est pas une activité opérationnelle cela n’a pas pour intention d’impliquer les événements publics. Aussi, la première clarification que je voudrais faire est que le projet Indect ne sera pas utilisé pendant les jeux olympiques ou dans quelque autre évènement public. Le projet de recherche InDect n’a pas été fait en secret. Des informations relatives à ce projet sont disponibles pour le public sur le site internet consacré à ce projet. De même que sur notre propre site.

Je voudrais aussi rappeler que indect est  un projet de recherche. Grâce à ce projet de recherche, beaucoup de choses peuvent être comprises sur la façon dont les technologies fonctionnent. En effet, les préoccupations que vous et moi partageons sur la vie privée ont été entièrement prises en compte dans la mise en oeuvre de ce projet.

Parmi d’autres choses je devrais mentionner le fait qu’une évaluation éthique de ce projet a été effectuée avant sa sélection et pendant la mise en oeuvre de ce projet lui-même. Les détails de cette évaluation éthique sont disponibles sur le site internet du programme FIMO(?) car c’est exactement la même procédure qui est appliquée.

Maintenant, je pense que les préoccupations du groupe anonymous et de la société européenne sont tout à fait valables, applicables et pertinentes . Je voudrais proposer une invitation pour un débat public. Dans ce but nous avons mis une adresse web spécifique où les personnes peuvent nous poser leurs questions, leurs observations et nous serons plus que ravis d’ouvrir un dialogue avec eux. Avec les anonymous aussi bien qu’avec d’autres membres du public en Europe.

Nous pourrions également organiser des réunions ici dans nos bureaux si vous voulez venir et nous parlez directementcela pourait aider à forcer un débat public. Pas seulement sur la sécurité mais aussi sur la vie privée des citoyens. Je pense que votre but aussi bien que le notre sera plus qu’un accomplissement. Merci beaucoup pour votre attention et j’espère vous voir un des ces jours.

Dans la foulée, Anonymous a répliqué par la publication d’un autre communiqué en réponse à ce message de Marco Malacarne.

Nous sommes Anonymous,

Pourquoi sommes-nous ici ? Nous voulons que les gouvernements de l’Union Européenne montrent ce qu’est réellement Indect.

En développant le projet Indect, l’UE quitte peu à peu la route suivie par la démocratie et impose aux populations un bond en avant vers un État de surveillance, un État tout puissant. C’est notre liberté collective qui est en jeu ! C’est pourquoi nous disons : STOP Indect !

Nous ne voulons pas être tributaires d’un système automatisé d’analyse de chaque mouvement du public. INDECT est avant tout une intelligence artificielle, pour en saisir l’essence, il faut comprendre le comportement des logiciels. Comment faire comprendre à un robot les subtilités du comportement humain ? Le personnel de la Stasi avait commencé la mise en place d’un système similaire, mais nous ne voulons pas d’une Stasi moderne ! Nous voulons le respect de notre liberté et notre vie privée !

Pour ce projet, l’UE a déjà dilapidé 11 millions d’Euros. Ce sont des fonds qui, issus de la poche du contribuable européen, auraient pu être investis pour le bien commun ! Au nom de la science et de la sécurité, les partenaires du projet développent des technologies permettant de doter les caméras de vidéosurveillance de capacités en matière de reconnaissance faciale biométrique. Leur action serait également combinée avec un outil intelligent de surveillance de nos téléphones fixes et mobiles et permettrait de les croiser avec des données issues d’Internet (sites web, blog, forums, réseaux sociaux) et de bases de données gouvernementales (fichiers d’empreinte, ADN…).

La police polonaise a déjà reculé et annoncé qu’elle n’aurait pas besoin d’Indect car il y avait suffisamment de lois existantes à appliquer. Bien qu’il ait été indiqué qu’Indect était testé uniquement sur des volontaires, Indect a été testé avec succès aux Championnats d’Europe de football cette année en secret ! Ce fait a été rapporté par les Anons Polonais de la Task Force Indect qui était sur place au Championnat d’Europe à «chasser» pour confirmer Indect.

Maintenant, bien sûr, beaucoup se demandent : quel est le comportement remarquable qui sera retenu par ce monstre informatique ? Permettez-nous de mentionner quelques exemples inspirés de ce qu’on peut trouver sur des documents officiels :

  • Mouvement dans le «mauvais» sens : juste en bas de la rue, tout à coup un changement de direction est suspect, alors que vous avez peut-être simplement oublié quelque chose !
  • Rencontre avec plus d’un certain nombre de personnes – donc pas de réunions de plus de X personnes dans un lieu public : allez dans un bar ou un restaurant, car, autrement, vous pourrez vous retrouver traqués par le système !
  •  Running – merci de ne pas aller trop vite !
  • Se baisser – peu importe ce que vous faites ! Ne pas tomber ! Un pied devant l’autre !
  • En public, soyez toujours doux et amical. Pas de mauvais mots !

Comme nous l’avons montré, dans les exemples ci-dessus, nous devrons tous, après le déploiement de Indect, et son introduction dans nos vies, être attentifs à comment nous comporter en public, de peur d’arriver trop innocent dans les rouages d’un système soi-disant intelligent. Car Indect sera partout, dans les rues de nos villes. Si on est repéré et pris pour cible parle système, nous verrons nos données personnelles présentes dans ces énormes bases de données automatiquement interrogées, et ce, sans qu’aucune intervention de la justice ne soit nécessaire. Que se passera-t-il si ces données tombent entre dans de mauvaises mains ? Comme l’indiquent des rapports récents relayés dans la presse, il existe également des fonctionnaires corrompus. Que dire des politiciens ?

Dans ce scandale, il y a également les recherches d’entreprises allemandes privées.

Par exemple, Innotec GmbH et PSI Transcom GmbH sont impliqués dans l’Université de Wuppertal. Quelle assurance aurons-nous qu’un projet comme INDECT ne défende pas les intérêts de ces entreprises privées. Des universités, des collèges et des entreprises de Pologne, Espagne, Bulgarie, Grande-Bretagne, République tchèque, Slovaquie, France et l’Autriche participent au projet. Ces organismes y participent pour l’argent, et contre tout sens moral…

Anonymous a récemment reçu un message vidéo de l’UE, avec en vedette Monsieur Marco Malacarne, le directeur par intérim de l’espace, de sécurité et de GEMS. Une vaine tentative de l’UE pour empêcher les protestations, dans laquelle il prétend qu’il n’a jamais été prévu que le système soit utilisé en UE, que le système n’avait pas été testé en public et encore une invitation à le rencontrer, alors nous pouvons finir de discuter, oui. Monsieur Malacarne, Anonymous ne croit pas à ces mensonges. Nous vous expliquons pourquoi !

Tout d’abord, il a été consacré à la recherche Indect près de 11 millions €. La recherche en UE n’est pas faisable sans une arrière-pensée.

Nous apprenons dans votre message, ce que nous ne croyons pas, que ce système serait développé dans le but de le vendre…

Nous combattons anonymement pour les droits non seulement localement, mais pour les droits des personnes à travers le monde.

Indect doit être arrêté immédiatement. Il n’a pas à être mis en place en UE ou dans tout autre pays au monde.

Il a déjà été trop fait d’argent avec la souffrance d’autrui, par exemple, comme la vente d’armes dans certains pays.

L’affirmation selon laquelle Indect n’a pas été testé, a déjà été réfutée par la Task Force.

Nous vous remercions pour vos mensonges, M. Malacarne.

L’UE a élaboré une surveillance totale des citoyens.

Voici un échantillon de ce que le gouvernement fédéral allemand et l’Union européenne ces dernières années ont organisé pour nous surveiller.

  • Conservation des données : Toutes les données de connexion téléphonique, l’Internet mobile et téléphonie fixe sont stockés pendant 6 mois dans des bases de données énormes. Il est sauvegardé avec qui, où et combien de temps vous avez téléphoné.
  • ACTA : L’ACTA, entre autres choses, exigeait que tous les fournisseurs internet enregistrent votre connexion de données consultables à partir d’autres pays
  • Indect: C’est pourquoi nous sommes ici aujourd’hui – une surveillance totale des citoyens en public, un système qui peut accéder à toutes les bases de données et stocke toutes les informations à votre sujet.
  • Mise en réseau des bases de données douanières : Ce n’est pas seulement le bureau d’enregistrement compétent qui récupérera les données stockées sur vous, mais chaque bureau d’inscription dans tous les autres pays.
  • GEZ 2013th (Allemagne) ce changement ne concerne pas seulement les autres frais. La  GEZ 2013 a également le droit de récupérer les données des organismes déclarants, par exemple, votre bailleur pourra vous interroger ou recueillir des données au sujet de votre crédit et votre santé. Les données sur le revenu et la santé sont d’ailleurs conservées pendant des années par la GEZ. Les personnes handicapées doivent présenter des preuves au sujet de leur handicap. Les entreprises ont besoin de spécifier combien d’employés ils ont. Une adaptation dans les autres pays d’Europe est tout à fait envisageable également.
  • Le passeport électronique : introduit depuis quelques années, les empreintes digitales sur le passeport, de sorte que les autorités associent votre empreinte à votre photo.
  • Le stockage des données des passagers est reconnu depuis un certain temps : qui vole quand et où…

Il existe beaucoup plus de points, mais nous ferions une liste très longue…

Ceux qui ne croient pas encore que l’UE œuvre en faveur du ciblage, d’un État policier et un contrôle total, il vous reste encore beaucoup à lire, notamment :

En 2006, l’Eurogendfor a été déclarée prête à l’emploi. L’Eurogenfor, police militaire européenne, a participé à la gestion de crise.

2009, le projet INDECT est lancé. En décembre 2009, le très controversé Traité de Lisbonne a été adopté, indiquant entre autres choses : Un meurtre n’est pas considéré comme une violation de cet article quand il est provoqué par une force qui est essentielle à une grève, émeute ou une insurrection légitime vers le bas,  c’est-à-dire ? S’il vient à y avoir un soulèvement du peuple contre le gouvernement, les forces de  sécurité peuvent utiliser des balles réelles pour les apaiser. Peu de temps après, en janvier 2010, les modifications apportées à la Loi sur Europol, prévoit que les données normalement “sensibles” puissent être partagées.

Revenons à la déclaration de M. Malacarne. Il affirme, entre autres choses, que le projet INDECT est complètement public et transparent. Un autre mensonge !

Certains politiciens ont exigé la transparence sur Indect, y compris le vice-président du Parlement européen.

Sur le site, le projet a, en effet, été identifié comme PU, c’est-à-dire public. Néanmoins, le projet est encore largement dans le secret et les entreprises concernées ont longtemps refusé toute interview et déclaration portant sur Indect.

Nous sommes Anonymous

Nous sommes Légion

Nous ne pardonnons pas

Nous n’oublions pas

Redoutez-nous

La bataille risque d’être longue!

Source: http://voxlemag.wordpress.com

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Du pénal pour la consultation de sites « terroristes » https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/03/25/du-penal-pour-la-consultation-de-sites-terroristes/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2012/03/25/du-penal-pour-la-consultation-de-sites-terroristes/#comments Sun, 25 Mar 2012 19:59:02 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=3281 L'article Du pénal pour la consultation de sites « terroristes » a été publié sur Révolte Numérique

Il fallait s’y attendre, les assassinats de Toulouse et Montauban servent déjà de prétexte pour renforcer une fois encore l’avancement de la société sécuritaire à laquelle pense Sarkozy quand il se rase le matin. Fidèle à sa technique habituelle: un fait isolé, une loi pour tous, il persiste et signe … Lire la suite

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L'article Du pénal pour la consultation de sites « terroristes » a été publié sur Révolte Numérique

Il fallait s’y attendre, les assassinats de Toulouse et Montauban servent déjà de prétexte pour renforcer une fois encore l’avancement de la société sécuritaire à laquelle pense Sarkozy quand il se rase le matin.

Fidèle à sa technique habituelle: un fait isolé, une loi pour tous, il persiste et signe malgré la quarantaine de lois sécuritaires déjà mises en place depuis 2002. Il s’agirait donc de punir de sanctions pénales les personnes ayant consulté des sites « terroristes ».

« Toute personne qui consultera de manière habituelle des sites Internet qui font l’apologie du terrorisme ou qui appellent à la haine sera punie pénalement. »

Soit. Comme avec la pédopornographie, le sujet risque peu de faire polémique au café du coin. Et pour cause, qui pourrait se sentir menacé par ce type de déclarations? (ben ouais, ça ne concerne que les terroristes! Parce quand on a rien à se reprocher…).

C’est kiki pose des bombes?

Mais pourtant, définir le terroriste ne me parait pas si aisé, surtout par les temps qui courent. Souvenez-vous l’affaire Tarnac! Les méchants terroristes éleveurs de chèvres, et tapis dans une ferme… Intervention du GIGN, perquisitions, arrestations, interrogatoires, détention provisoire, contrôle judiciaire: on a eu la totale! Et finalement? Rien. Mais aurait-il également fallu condamner toutes les personnes ayant lu L’insurrection qui vient? Ou peut-être celles qui auraient consulté leur blog?

Aux États-Unis, nous avons appris il y a peu que Bradley Manning, l’un des informateurs présumés de Wikileaks dans l’affaire des cables diplomatiques, est aujourd’hui accusé d’avoir aidé Al-Qaïda. Donc conclusion: Wikileaks = terroriste (ou tout au moins complice de terrorisme).
N’avez vous jamais fait un tour sur ce site de santé publique?

Une fois encore, l’expérience et la place laissée ici à l’arbitraire, nous permettent d’envisager toutes les dérives. Et nous n’abordons même pas la question des sites qui « appellent à la haine! »

Partie d’échecs

Des déclarations comme celle que vient de sortir notre bon président ne servent en réalité qu’à conforter la société sécuritaire, et à renforcer un peu plus le contrôle de l’État sur le réseau. Aujourd’hui, les cibles sont les pédophiles et les terroristes, mais demain? N’y a t-il pas qu’un petit pas pour intégrer aux blacklists des sites politiques un peu trop gênants (Copwatch?).

La menace qui plane réellement aujourd’hui est celle du DPI (Deep Packet Inspection), un système de surveillance généralisée très « populaire » en Iran, et au sujet duquel beaucoup se demandent encore s’il ne faudrait pas le considérer comme une arme. D’ailleurs, si la grossière manipulation consistant à imputer la responsabilité des meurtres de Toulouse à Internet peut paraître ubuesque, elle n’est pas si surprenante lorsque l’on connaît la dangerosité de notre président en matière de numérique.

Pour ne prendre que les dernières pierres apportées à l’édification d’un régime autoritaire, on pourra donc citer maintenant les tentatives désespérées d’imposer le fichage généralisé des « gens honnêtes », et la proposition aujourd’hui d’espionner la totalité des communications des internautes.

Pour rappel, le pays est déjà placé sous surveillance par Reporter Sans Frontières depuis deux années consécutives, précisément en raison de son traitement de la question numérique.

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Conférence Deep Packet Inspection à l’Assemblée Nationale https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/23/conference-deep-packet-inspection-a-l%e2%80%99assemblee-nationale/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/23/conference-deep-packet-inspection-a-l%e2%80%99assemblee-nationale/#respond Fri, 23 Dec 2011 01:13:50 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2506 L'article Conférence Deep Packet Inspection à l’Assemblée Nationale a été publié sur Révolte Numérique

Pour celles et ceux qui ont un peu de temps, et qui souhaitent revenir sur l’affaire Amesys et celles qui y sont liées, cette rencontre à l’Assemblée Nationale avec Christian Paul (Député PS), Olivier Laurelli (Reflets.info), Jean-Marc Manach (Owni.fr), Antoine Champagne « Kitetoa » (Reflets.info), Jean-Marc Salmon (Owni.fr), Olivier Tesquet (Télérama), est … Lire la suite

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L'article Conférence Deep Packet Inspection à l’Assemblée Nationale a été publié sur Révolte Numérique

Pour celles et ceux qui ont un peu de temps, et qui souhaitent revenir sur l’affaire Amesys et celles qui y sont liées, cette rencontre à l’Assemblée Nationale avec Christian Paul (Député PS), Olivier Laurelli (Reflets.info), Jean-Marc Manach (Owni.fr), Antoine Champagne « Kitetoa » (Reflets.info), Jean-Marc Salmon (Owni.fr), Olivier Tesquet (Télérama), est faite pour vous!


Durée: 1h56

Transcription écrite
Conférence Deep Packet Inspection à l’Assemblée Nationale

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Wikileaks publie une carte du monde de la surveillance numérique https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/01/wikileaks-publie-une-carte-du-monde-de-la-surveillance-numerique/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/12/01/wikileaks-publie-une-carte-du-monde-de-la-surveillance-numerique/#comments Thu, 01 Dec 2011 18:23:34 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=2030 L'article Wikileaks publie une carte du monde de la surveillance numérique a été publié sur Révolte Numérique

Wikileaks, OWNI et d’autres organismes de presse ont effectué un sérieux travail de recensement des entreprises participant à la surveillance du réseau au niveau mondial, et nous proposent une carte interactive. De nombreux documents originaux (près de 1100) sont une fois encore mis à disposition du grand public. Les outils … Lire la suite

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L'article Wikileaks publie une carte du monde de la surveillance numérique a été publié sur Révolte Numérique

Wikileaks, OWNI et d’autres organismes de presse ont effectué un sérieux travail de recensement des entreprises participant à la surveillance du réseau au niveau mondial, et nous proposent une carte interactive.
De nombreux documents originaux (près de 1100) sont une fois encore mis à disposition du grand public.

Les outils de surveillance utilisés par ces entreprises provenant en grande majorité de démocraties occidentales sont rangés en  5 catégories:

  • Les systèmes de surveillance d’Internet (Internet monitoring)
  • Les outils de pénétration ou chevaux de Troie (Trojan)
  • Les systèmes d’écoutes téléphoniques (Phone monitoring)
  • Les outils de captation et d’analyse de la voix (Speech analysis)
  • Les systèmes d’interception des SMS (SMS monitoring)
  • Les outils de géolocalisation (GPS Tracking).

On remarque une fois de plus que la France n’est pas en reste, notamment « grâce » au travail de l’entreprise Amesys, filiale de Bull dont l’État est actionnaire à 5%, et qui s’est largement illustrée de par sa collaboration avec le régime de Kadhafi.

Rappelons également que la France s’était équipée des mêmes outils de surveillance de masse pour son propre territoire, et que nous apprenions il y a peu que le Maroc fait également partie des clients de la boîte…

Lecture du dossier du site OWNI fortement conseillée!
– Internet massivement surveillé
– Des réfugiés sur écoute
– La carte d’un monde espionné
– Dossier de presse Scoop it

Cliquez pour accéder au site

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Les Droits de l’Homme sur internet rendent la France sceptique! https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/08/19/les-droits-de-lhomme-sur-internet-rendent-la-france-sceptique/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/08/19/les-droits-de-lhomme-sur-internet-rendent-la-france-sceptique/#comments Fri, 19 Aug 2011 01:43:15 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=853 L'article Les Droits de l’Homme sur internet rendent la France sceptique! a été publié sur Révolte Numérique

Pas de quoi faire cocorico ! Cela fait plus de 200 ans qu’on nous casse les pieds avec la Déclaration des Droits de l’Homme et sa prétendue patrie d’appartenance. Mais les temps changent et nos « représentants » ne prennent plus de pincettes: le ministère des affaires étrangères a refusé en juin de … Lire la suite

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L'article Les Droits de l’Homme sur internet rendent la France sceptique! a été publié sur Révolte Numérique

Pas de quoi faire cocorico ! Cela fait plus de 200 ans qu’on nous casse les pieds avec la Déclaration des Droits de l’Homme et sa prétendue patrie d’appartenance.

Mais les temps changent et nos « représentants » ne prennent plus de pincettes: le ministère des affaires étrangères a refusé en juin de signer un texte de l’ONU pour la défense des Droits de l’Homme sur internet. Nous apprenons aujourd’hui que c’est l’importance du volet sur la liberté d’expression qui pose problème.

Droits de l’Homme contre droits du porte-feuille

Nous l’avions constaté il y a deux mois, la France s’était illustrée en refusant de signer un texte de défense des libertés sur internet à l’ONU. Alors que 41 pays (dont les États-Unis) ont donné leur accord, la « patrie des Droits de l’Homme » explique qu’elle ne défendra la liberté d’expression sur la toile que lorsque ce droit sera reconnu équivalent à celui à la propriété intellectuelle. Cette dernière ne figure pourtant de mémoire ni dans la déclaration de 1789, ni dans celle de 1948.

Alors que la France se bat contre vents et marées pour faire accepter son Hadopi, les 41 pays ont décidé, au nom de la préservation de la liberté d’expression, de rejeter toute coupure d’internet, quels que soient les motifs.

Cette résolution est tout à fait incompatible avec la loi Hadopi qui au contraire, prône la « riposte graduée » contre les « pirates », jusqu’à… la privation de l’accès au réseau.

La défense de la propriété intellectuelle est pour la France une priorité sur la toile. Souvenons-nous de ce qu’était devenue, pendant les révolutions arabes, la proposition de Bernard Kouchner. Le grand débat sur les libertés numériques et le soutien aux cyber-militants des pays en dictature s’était alors transformé en e-G8 sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy.
Ce sommet fût l’occasion pour les puissants de parler entre initiés de censure du net, de sécurité et de défense des intérêts des grandes compagnies des industries « culturelles ».

Pour un internet « civilisé »

C’est ainsi que l’on envisage le réseau dans les hautes sphères du pouvoir : civilisé. Il est évident que la France montre à tous ces sauvages comment se comporter : Outre l’adoption de la loi Hadopi qui place ce pays à la pointe de la censure « démocratique » sur internet, de nombreux éléments nous montrent que l’argument de la non hiérarchie entre propriété intellectuelle et liberté d’expression est bidon, et que la France ne brille pas particulièrement dans le domaine des libertés numériques.

Sexe, mensonges et vidéos

-Les multiples mesures liberticides adoptées nous ont valu une mise sous surveillance de reporters sans frontières, comme potentiels ennemis d’internet, au même titre que la Russie ou la Lybie.

-Selon Google (qui n’est vraiment pas une référence dans le respect des libertés des internautes), la France figurerait parmi les pays qui ont le plus demandé à l’entreprise américaine de fournir des informations personnelles sur les utilisateurs de ses services.
Elle se retrouve 5e derrière le Royaume-Unis, L’inde, le Brésil et les États-unis.

-C’est également par des lois comme la loppsi II que la France s’est illustrée.

Ce Patriot Act à la française est l’une des lois relatives aux droits sur le net les plus liberticides qui existe au monde.

Alors que la version américaine avait été votée comme loi d’exception après le 11 septembre (puis évidemment reconduite par les gouvernement successifs), la loppsi n’a pas attendu d’attentats pour s’imposer.

Au programme :

  • Espionnage et intrusion dans les ordinateurs des particuliers (installation de chevaux de troie, étude de la tape au clavier, impression d’écran…) voire même installation « physique » de dispositifs de surveillance sur les machines, et cela à l’insu de leurs propriétaires.
  • Filtrage et censure du net. C’est commme d’habitude l’argument de la lutte contre la pédopornographie qui fait passer la pilule, mais il est désormais possible d’aller plus loin. Plus besoin de passer par un juge!
  • Obligation pour les fournisseurs d’accès à internet de conserver l’ensemble des données relatives à leurs clients (logs de connexion, mots de passe, pseudos, commentaires, site visités etc) afin de les rendre disponibles à la police.
  • Etc.

Alors, on signe?

La France est tout sauf une représentante légitime des Droits de l’Homme sur la toile. Ce refus de signer le texte de l’ONU n’est peut-être pas un mal finalement.
Au moins, les choses sont claires pour tout le monde, et personne ne pourra prétendre qu’il ne l’a pas vu venir!

Source : http://www.numerama.com/magazine/19589-la-france-pretend-defendre-les-libertes-sur-internet-mais.html

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Reconnaissance faciale par la vidéo surveillance: C’est arrivé près de chez vous… https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/08/12/reconnaissance-faciale-par-la-video-surveillance-cest-arrive-pres-de-chez-vous/ https://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/08/12/reconnaissance-faciale-par-la-video-surveillance-cest-arrive-pres-de-chez-vous/#respond Fri, 12 Aug 2011 19:03:55 +0000 http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/?p=748 L'article Reconnaissance faciale par la vidéo surveillance: C’est arrivé près de chez vous… a été publié sur Révolte Numérique

Peut-être est-ce pour faire comme Google images ou Facebook (ou encore pour lancer un reality show grandeur nature); l’État français travaille sur un projet de fichier de reconnaissance faciale. Prévu pour dans quelques mois, ce projet devrait utiliser les images des magnifiques caméras de surveillance (hum! pardon… De vidéo-protection) qui … Lire la suite

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L'article Reconnaissance faciale par la vidéo surveillance: C’est arrivé près de chez vous… a été publié sur Révolte Numérique

Peut-être est-ce pour faire comme Google images ou Facebook (ou encore pour lancer un reality show grandeur nature); l’État français travaille sur un projet de fichier de reconnaissance faciale.

Prévu pour dans quelques mois, ce projet devrait utiliser les images des magnifiques caméras de surveillance (hum! pardon… De vidéo-protection) qui fleurissent tous les ans dans nos rues. Le système mis en place devrait lors des enquêtes, proposer selon des critères morphologiques, des listes de suspects potentiels. Peut-être aurez-vous l’honneur d’y figurer! Qui sait? En tout cas, cela signifie clairement que tout le monde sera susceptible de se retrouver dans ces bases (hein? La présomption d’innocence?), et d’être éventuellement considéré comme suspect potentiel selon la taille du nez ou l’inclinaison des sourcils.

Ce nouvel outil complétera donc le FAED (fichier d’empreintes digitales) et le FNAEG (empreintes génétiques). Pour information, le site OWNI rapporte qu’il y aurait eut une augmentation de ce ces fichiers de 169% depuis 2002. Aux dernières nouvelles, nous n’avons toujours pas reçu de médaille pour cette performance.
Tout aussi préoccupant, Le Monde rappelait en avril que lors d’une étude effectuée en 2001, seuls 40 000 systèmes étaient déclarés sur 150 000 observés. Les 3/4 des installations étaient donc illégales.
La CNIL se prononcera sur le sujet mais il est fort à parier que comme à l’accoutumée, cela ne débouche pas sur de grandes restrictions. Les RFID ou plus récemment l’autorisation de l’étude sur l’identification par la tape au clavier (oui oui!) n’ont pas vraiment eut l’air de choquer notre chère Commission Nationale Informatique et Libertés.

Va-t-on voir se propager la mode de la capuche chez toutes celles et ceux qui vont au bistro en cachette?
Plus élégantes, les lunettes anti-paparazzi seront peut-être l’accessoire branché des prochains étés! 😀

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